Le chemin que nous avons parcouru jusqu’à présent et nos prochaines étapes : une entrevue avec Dilip Soman

Le 24 mai 2018

Par Jane Rooney, chef du développement de la littératie financière au Canada

À l’occasion de ce dernier billet de blogue sur les progrès réalisés par rapport à notre Plan national de recherche sur la littératie financière, j’aimerais prendre le temps de remercier les tout premiers membres du Sous-comité de la recherche, qui ont terminé leur mandat de deux ans en février 2018. Leurs efforts nous ont aidés à élaborer une importante feuille de route pour la recherche en littératie financière!

Dans ce texte, je vous fais part d’une conversation que j’ai eue avec un membre du Sous-comité, Dilip Soman, qui a récemment été nommé titulaire de la chaire de recherche du Canada en science du comportement et en économie. Je lui ai demandé d’évaluer les progrès du Comité jusqu’à maintenant et de nous donner une idée des étapes qu’il reste à franchir.

Voici notre conversation :

***

Vous êtes membre du Sous-comité de la recherche depuis 2016. Quels sont, d’après vous, les plus importants points à retenir des progrès que le Sous‑comité a réalisés jusqu’à maintenant?

Je dirais qu’il y a deux principaux points à retenir. Le premier est que l’éducation financière ne suffit pas à elle seule. Elle est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante pour changer des comportements. En plus de l’éducation, nous devons penser à d’autres interventions qui aident les Canadiens et les Canadiennes à prendre de meilleures décisions dans un contexte financier de plus en plus complexe. Le deuxième plus important point à retenir est qu’un modèle universel ne convient pas à tous. Les stratégies et les programmes que nous élaborons doivent être personnalisés en fonction des contextes uniques dans lesquels les différents segments de la population de notre pays se trouvent.

À votre avis, quelles études sont particulièrement importantes pour ce qui est d’améliorer le mieux-être financier des Canadiens?

Bien entendu, l'Enquête canadienne sur les capacités financières (ECCF) est toujours utile puisqu’elle donne un aperçu de ce que pensent et font les Canadiens. Toutefois, un certain nombre d’études récentes nous ont donné des renseignements très précis sur le moment où il faut commencer à établir la capacité financière et sur la façon de le faire. Par exemple, un excellent rapport d’étude publié en 2014 par le centre de recherche du Colorado sur les décisions en matière financière des consommateurs présente une méta-analyse des programmes de littératie financière et indique quand les programmes sont efficaces et quand ils ne le sont pas.

L’ECCF a été qualifiée de point de référence pour l’étude de la littératie financière au Canada. Elle sera tenue de nouveau en 2019 (l’année prochaine). Pouvez-vous résumer l’importance des conclusions qui en ont découlé à ce jour et expliquer rapidement les renseignements que vous souhaitez obtenir à titre de chercheur dans le cadre du prochain cycle?

L’ECCF est d’une valeur inestimable puisqu’elle fournit une feuille de route aux chercheurs et aux décideurs. Elle donne un instantané des questions, de la situation financière des Canadiens et des secteurs prioritaires à aborder. Elle est particulièrement utile aux chercheurs puisqu’elle nous permet de bien cibler nos efforts.

Vous demeurerez membre du Sous-comité de la recherche de 2018 à 2020. Pouvez-vous nous donner un aperçu des sujets qu’examinera le Sous‑comité durant les deux années à venir? Reste-t-il des choses à accomplir (possiblement à la suite des travaux menés durant les deux dernières années, mais pas nécessairement)?

Il faut intégrer nos activités de recherche à celles du dernier kilomètre, c’est-à-dire celles des gens dans les collectivités qui présentent les programmes de littératie financière. Nous devons également continuer d’établir une culture axée sur la preuve parmi ces gens. Ils doivent remettre en question les pratiques et reconnaître que les besoins en littératie financière changent au fil du temps et entre divers segments de la population et que la collecte fréquente de renseignements sur ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas leur permettra de mieux adapter la présentation des programmes.

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