Faire la différence : Résultats du Plan national de recherche

Le 26 avril 2018

Par Jane Rooney, chef du développement de la littératie financière au Canada

Il y a deux ans, un groupe important d’experts en recherche a été nommé pour faire partie du premier sous-comité de la recherche de l’ACFC. Leur tâche était de travailler en collaboration avec d’autres intervenants sur des sujets de recherche, tout en me conseillant, ainsi que mon Comité directeur national. 

Je suis très fière du travail effectué par ce sous-comité afin de faire progresser les efforts de recherche dans le domaine de la littératie financière. Alors que son mandat tire à sa fin, j’ai voulu utiliser cet espace pour vous informer des progrès phénoménaux réalisés par ses membres afin d’atteindre les objectifs du Plan national de recherche sur la littératie financière 2016 2018. Ce plan compte trois objectifs :  

Avec la publication, aujourd’hui, du rapport d’étape sur le Plan national de recherche sur la littératie financière 2016-2018  je suis heureuse de dire que, non seulement avons-nous atteint ces objectifs, mais nous les avons dépassés.   

Dès le début de sa formation, le Sous comité de la recherche a déterminé que le fait d’axer les efforts du milieu de la recherche sur un ensemble limité de questions de recherche essentielles permettrait aux programmes et aux interventions de littératie financière de devenir plus intelligents, plus ciblés et plus efficaces. Son point de départ était l’importance d’élaborer des interventions de littératie financière « plus intelligentes ». Plus simplement, cela signifie éclairer l’évolution des interventions en littératie financière au moyen de données empiriques. Par exemple, nous savons que nous ne pouvons pas simplement nous concentrer sur l’acquisition de connaissances. Nous devons plutôt tenir compte des nombreux facteurs qui contribuent à la prise de décisions financières, du meilleur moment pour les interventions et des moyens les plus efficaces pour les mettre en œuvre. 

Les données nous indiquent que les connaissances financières sont importantes. Toutefois, en soi, les connaissances ne sont pas suffisantes pour mener à l’adoption des comportements financièrement souhaitables. La confiance financière est un facteur complémentaire et important lié à la prise de décisions financières.

L’apprentissage par l’expérience – ou par la pratique - est une approche prometteuse à explorer plus avant. Cette approche semble être la plus efficace, parce qu’elle permet aux consommateurs d’acquérir une expérience directe des produits financiers et des compétences pertinentes à leur situation personnelle. 

Une deuxième réalisation importante du Plan national de recherche sur la littératie financière 2016 2018 est l’exploration du domaine passionnant de l’économie comportementale comme complément aux interventions en littératie financière. Comprendre pourquoi et comment les consommateurs se comportent d’une façon particulière est un élément clé pour améliorer la prise de décisions financières. Les études décrites dans le présent rapport démontrent que les programmes et les outils de littératie financière peuvent être améliorés par l’application de connaissances comportementales (comme l’architecture des choix, l’ancrage, la messagerie juste à temps et les avatars).

Le troisième résultat des travaux du sous comité de la recherche porte sur la façon de mieux axer les efforts de littératie financière vers des populations particulières. Le rapport souligne plus particulièrement l’importance des programmes qui reconnaissent les besoins financiers uniques des peuples autochtones et qui y répondent. Les Autochtones voient le bien-être financier d’un point de vue différent que les autres Canadiens. De plus, il existe un certain nombre d’obstacles systémiques qui ont une influence sur la prise de décisions par les Autochtones. Il est donc important d’avoir une définition culturellement pertinente dans les outils de mesure pour bien comprendre les besoins financiers de cette population. Mon Comité directeur national a récemment formé un groupe de travail pour la littératie financière des Autochtones.

Le rapport met également l’accent sur le fait que le milieu de travail est un endroit idéal pour rejoindre les adultes canadiens au moyen d’interventions. Plus de la moitié des adultes canadiens aimeraient avoir accès à de l’éducation financière au travail. Notre recherche nous a démontré que les programmes les plus populaires sont ceux qui enseignent comment planifier et économiser. Nous nous penchons donc sur ces résultats par l’entremise du groupe de travail sur la littératie financière en milieu de travail.

Le rapport d’étape comprend également de l’information sur les bons résultats qu’ont obtenus les jeunes et les adultes canadiens au sujet de la littératie financière et sur l’importance d’obtenir une définition complète de l’expression « littératie financière ». On s’entend de plus en plus pour dire que la mesure ultime du succès devrait être l’amélioration du bien être financier individuel. La recherche montre également que le contrôle des finances et l’atteinte des objectifs financiers sont importants pour le bien être général des individus.  

Je soulignerai certains des principaux résultats dans mes prochains blogues. Restez à l’écoute. Ces résultats sont importants pour les intervenants de partout au Canada alors que nous travaillons ensemble pour une mise en œuvre réussie de la Stratégie nationale et pour renforcer la littératie financière des Canadiens. 

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