Un élément de base de la recherche en littératie financière au Canada : l’importance de la confiance

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Le 3 mai

Par : Jane Rooney, chef du développement de la littératie financière au Canada

Lorsqu’il s’agit de la littératie financière, la confiance compte pour beaucoup. C’est le message principal du billet d’aujourd’hui dans lequel je soulignerai un certain nombre des constatations intéressantes présentées dans le Rapport d’avancement : Plan national de recherche du Canada sur la littératie financière 2016-2018 que nous avons publié la semaine dernière.

Tout d’abord, voici quelques renseignements contextuels. Le rapport décrit plusieurs études qui ont utilisé les données recueillies au moyen de l’Enquête canadienne sur les capacités financières de 2014 pour examiner certains facteurs psychosociaux liés à la prise des décisions financières. Cette enquête, qui a été menée la première fois en 2009, dresse un portrait des connaissances, des compétences et des comportements des Canadiens en ce qui concerne la gestion des finances personnelles. L’Enquête a lieu tous les cinq ans et elle sera réalisée de nouveau en 2019. Ainsi, nous continuerons à obtenir des renseignements de base importants qui nous permettront d’évaluer la littératie financière de la population canadienne au fil du temps.

Les études en question nous ont permis, notamment, de constater que la confiance à l’égard des questions financières joue un rôle important dans la prise des décisions financières. Les auteurs de la première étude, intitulée La littératie financière et le bien-être financier à la retraite au Canada : Une analyse des résultats de l’Enquête canadienne sur les capacités financières de 2014, ont trouvé que la confiance en soi en matière de finances, ainsi que la capacité de mettre en pratique les conseils sur les produits financiers, étaient particulièrement importantes. Les personnes à la retraite qui avaient le sentiment d’être bien informés et en mesure de gérer leurs finances (p. ex. de joindre les deux bouts ou de choisir des produits financiers) étaient plus susceptibles de déclarer avoir un meilleur niveau de vie. De la même manière, les quasi-retraités ayant un niveau élevé de confiance en soi en matière financière étaient plus susceptibles de se trouver dans une bonne situation financière. En ce qui concerne l’application pratique de ces résultats, les auteurs de l’étude laissent entendre que les retraités et quasi-retraités pourraient tirer profit de méthodes d’apprentissage par l’expérience ayant pour objet d’accroître la confiance en soi en matière de finances.

Selon une autre étude de ce groupe, intitulée Le lien entre la confiance en matière de finances et les résultats au plan financier chez les Canadiens en âge de travailler (PDF, 241 Ko), la confiance en matière financière serait plus importante que les connaissances financières lorsqu’il s’agit de la gestion quotidienne de l’argent et des dettes. Les auteurs de cette étude ont toutefois constaté que la confiance, ainsi que les connaissances en matière financière, sont importantes lorsqu’il est question de la planification à long terme et des comportements liés aux épargnes.

Une troisième étude connexe, intitulée Le rôle de la littératie financière dans la prise de décisions financières et la préparation à la retraite chez les aînés et les personnes qui approchent de l’âge de la retraite (PDF, 242 Ko), indique que les personnes à la retraite ayant une trop grande confiance en matière financière courent un risque élevé de se trouver dans une mauvaise situation financière à long terme. Autrement dit, les comportements liés à la planification à long terme des personnes à la retraite qui avaient un niveau élevé de confiance en matière financière et un faible niveau de connaissances financières n’étaient pas aussi bons que ceux des retraités ayant des niveaux élevés de confiance et de connaissances financières. 

Les constatations présentées dans l’ensemble de ces études nous permettent de tirer des leçons en ce qui concerne la planification des programmes de littératie financière. Dans un tout premier temps, les programmes en question devraient cibler les besoins des personnes ayant un faible niveau de confiance en soi en matière financière, ainsi que les processus de prise des décisions fondés sur ce manque de confiance en soi. L’apprentissage par l’expérience est essentiel à l’amélioration des connaissances et de la confiance en matière financière. C’est en faisant qu’on apprend.

Les résultats de ces études soulignent également l’importance de bien concevoir les mesures que nous prenons pour améliorer la littératie financière et d’évaluer ces mesures pour déterminer, le cas échéant, leurs incidences sur la prise des décisions financières.

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’introspection comportementale, qui est un autre domaine de recherche clé présenté dans notre rapport sur les progrès.   

À suivre!

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