Vous aider à épargner pour les études postsecondaires de votre enfant

16 novembre 2021

Par la ministre de l’Emploi, du Développement de la main‑d’œuvre et de l’Inclusion des personnes handicapées, Carla Qualtrough

Quand la pandémie de COVID‑19 s’est déclarée en mars 2020, nos vies ont été bouleversées. Je peux dire qu’il était parfois accablant pour moi de tenter de concilier les besoins de mes enfants et de ma famille avec ma carrière professionnelle et mon inquiétude pour le bien‑être de tous les Canadiens.

Aujourd’hui, je suis plus optimiste. Alors que les taux de vaccination augmentent, j’ai hâte au jour où nous pourrons mener nos vies sans subir le poids du stress et de l’incertitude causés par la pandémie.

En même temps, je suis consciente que tous les Canadiens n’ont pas eu la même expérience de la pandémie. Certains ont perdu leur emploi ou leur entreprise, d’autres, leur réseau de soutien, leur santé ou même un proche. Pour certains Canadiens, la voie vers un avenir brillant peut sembler difficile.

Le gouvernement du Canada reconnaît les difficultés auxquelles plusieurs d’entre eux ont dû faire face et, dans certains cas, doivent toujours faire face. C’est pourquoi la relance économique est au premier plan de notre programme. Depuis le début de la pandémie, nous avons fait en sorte d’offrir une vaste gamme de mesures de soutien ciblées aux personnes dans le besoin, et nous continuons de le faire. Aider ceux qui ont le plus souffert sera bénéfique pour nous tous à long terme.

En tant que parent, je m’inquiète souvent des répercussions de la pandémie sur nos enfants. Plusieurs étudiants canadiens font face à des défis. Mais je veux qu’ils soient optimistes et pleins d’espoir pour l’avenir, et je veux les aider à tracer une voie claire vers leurs objectifs et le futur qu’ils souhaitent. Cela implique en partie de mettre de l’argent de côté pour leurs études postsecondaires.

Pour de nombreux Canadiens, la perspective d’épargner en vue des études d’un enfant peut sembler un engagement considérable dans la situation actuelle. Cependant, alors que nous travaillons à mettre la pandémie derrière nous, il est important de continuer à regarder vers l’avenir.

Quand nos enfants chercheront leur premier emploi après l’obtention de leur diplôme, ils auront probablement besoin de suivre une formation, que ce soit dans une école de métiers ou d’apprentis, ou dans un collège, une université ou un cégep. C’est pourquoi il est si important d’épargner en vue de leurs études. Les études postsecondaires sont le fondement sur lequel s’appuient les bonnes carrières et permettent à nos enfants d’acquérir une grande partie des compétences dont ils ont besoin pour réussir dans la vie. Heureusement, des programmes gouvernementaux sont en place pour aider les parents et les tuteurs à se préparer financièrement pour assurer l’avenir d’un enfant.

Dans cette perspective, voici cinq choses que vous devriez savoir sur l’épargne‑études.

1) Commencez tôt

Plus vous commencez tôt, plus vous aurez de temps pour faire fructifier des épargnes pour un enfant. En mettant de côté un petit montant chaque mois, on peut accumuler des épargnes rapidement. De plus, lorsque vous ouvrez un régime enregistré d’épargne‑études (REEE), le gouvernement du Canada verse un montant correspondant à une partie de vos cotisations. 

Au fil du temps, l’argent versé dans un REEE, y compris les cotisations du gouvernement, produira des intérêts qui feront augmenter vos épargnes plus rapidement. Par exemple, si vous mettez 1 000 $ dans un REEE pour 10 ans, en supposant des gains moyens de 5 % par année, votre placement vaudra plus de 1 600 $ au moment où votre enfant sera prêt à faire des études postsecondaires.  

Épargner pour les études de votre enfant pourrait également l’aider à avoir un point de vue plus optimiste sur son avenir. Selon les données, le fait d’épargner en vue d’études futures peut avoir un effet motivant et les étudiants sont alors plus susceptibles de chercher des possibilités d’études postsecondaires.

2) Profitez des incitatifs gouvernementaux

Quelle que soit votre situation financière, le gouvernement peut vous aider à préparer l’avenir de votre enfant. En raison de contraintes financières, de nombreuses familles ne sont pas en mesure d’épargner pour les études postsecondaires de leur enfant. C’est particulièrement vrai durant la pandémie. C’est pourquoi le gouvernement du Canada offre divers incitatifs à l’épargne‑études, comme le Bon d’études canadien (BEC) et la Subvention canadienne pour l’épargne‑études (SCEE). 

Le BEC prévoit jusqu’à 2 000 $ pour le REEE d’un enfant admissible de 15 ans ou moins, et vous n’avez aucune cotisation à verser pour recevoir ce montant. L’admissibilité au BEC est fondée sur le revenu familial.

De plus, dans le cadre de la SCEE, lorsque vous placez de l’argent dans le REEE d’un enfant, le gouvernement versera un montant correspondant à 20 % de la première tranche de 2 500 $ de cotisations annuelles, et, selon le revenu familial, vous pourriez recevoir un montant supplémentaire de 10 % ou 20 % sur la première tranche de 500 $ de cotisations annuelles. Le montant que vous recevrez dépendra de votre revenu familial et du montant de vos cotisations. La SCEE est offerte jusqu’à l’année civile au cours de laquelle l’enfant atteint l’âge de 17 ans, pour un montant maximal à vie de 7 200 $.

Comment présenter une demande

Pour profiter de la SCEE ou du BEC, vous devez d’abord ouvrir un REEE. C’est facile à faire : 

Étape 1 – Obtenez un numéro d’assurance sociale (NAS) pour vous et votre enfant. C’est gratuit.

Pour obtenir plus de renseignements, consultez canada.ca/numero-assurance-sociale ou visitez un Centre Service Canada près de chez vous.

Étape 2 – Trouvez un promoteur de REEE qui offre la SCEE et le BEC.

Le promoteur de REEE pourrait vous demander de le payer pour ses services ou imposer des conditions au REEE. Posez les bonnes questions et obtenez les faits dont vous avez besoin pour trouver un promoteur de REEE qui vous convient.

  • Offre‑t‑il la SCEE et le BEC?
  • Quels types de REEE offre‑t‑il?
  • Quels sont les avantages et les risques de chaque option?
  • Y a‑t‑il des frais administratifs et des pénalités?

Étape 3 – Ouvrez un REEE et demandez la SCEE et le BEC. Le promoteur du REEE peut vous aider à le faire.

3) Toute personne peut ouvrir un REEE

Vous serez peut‑être surpris d’apprendre que toute personne peut ouvrir un REEE pour un enfant – un parent, un tuteur, un grand‑parent, un autre membre de la parenté ou même un ami.

Vous n’avez besoin que du NAS de l’enfant pour ouvrir le compte et l’enregistrer au nom de l’enfant.

4) Il n’est jamais trop tard pour commencer à épargner

Il est vrai que le fait de commencer tôt rend l’épargne‑études plus facile, mais il n’est jamais trop tard pour commencer. 

Lorsque vous ouvrez un REEE, vous pouvez recevoir la SCEE et le BEC rétroactivement. Donc, lorsque vous ouvrez un REEE pour un enfant plus âgé ou un adolescent, assurez‑vous de demander au promoteur comment vous pouvez recevoir les incitatifs des années précédentes.

Même si vous êtes un étudiant qui entreprend des études postsecondaires sans épargne‑études, il n’est pas trop tard. Si vous êtes né en 2004 ou plus tard et que vos parents n’ont jamais présenté une demande pour recevoir le BEC lorsque vous étiez enfant, vous pourrez facilement présenter une demande vous‑même pour le recevoir lorsque vous aurez 18 ans. Vous aurez jusqu’à la veille de vos 21 ans pour présenter cette demande. Vous devrez d’abord trouver un promoteur de REEE qui offre le BEC. Le promoteur pourra vous aider à ouvrir un REEE et à présenter une demande pour recevoir le BEC.  

En raison de la pandémie de COVID‑19, les étudiants de niveau postsecondaire pourraient avoir besoin d’un soutien financier supplémentaire. C’est pourquoi, dans le cadre du nouveau Programme canadien d’aide financière aux étudiants, le gouvernement du Canada a doublé les montants des bourses canadiennes pour étudiants (BCE) jusqu’en juillet 2023. En tant qu’étudiant de niveau postsecondaire à temps plein, vous pourriez être admissible à recevoir une bourse canadienne pour étudiants de jusqu’à 6 000 $. C’est de l’argent que vous n’avez pas à rembourser. Des montants supplémentaires sont également disponibles si vous avez un handicap ou des personnes à charge.

Des mesures d’aide financière vous sont également offertes si vous choisissez d’obtenir la reconnaissance professionnelle dans un métier spécialisé. Les emplois dans les métiers spécialisés sont bien rémunérés et sont en demande partout au pays. La SCEE ou les BCE peuvent servir à payer une formation d’apprenti dans les établissements de formation professionnelle. De plus, le gouvernement du Canada offre des subventions pour soutenir les apprentis pendant leur formation :

  • Subvention incitative aux apprentis : une subvention en espèces imposable de 1 000 $ par année ou par niveau pour les apprentis inscrits, pour un maximum à vie de 2 000 $ par personne.
  • Subvention incitative aux apprentis pour les femmes : une subvention en espèces imposable de 3 000 $ par année ou par niveau, jusqu’à concurrence de 6 000 $ par personne.
  • Subvention à l’achèvement de la formation d’apprenti : une subvention en espèces imposable de 2 000 $ par personne pour les apprentis inscrits qui achèvent leur formation et obtiennent un certificat de compagnon.

5) L’apprentissage dure toute la vie

Lorsqu’il est question d’épargne‑études, on pense souvent à la préparation de l’avenir de son enfant. Toutefois, dans le marché du travail en constante évolution d’aujourd’hui, de nombreux adultes retourneront aux études à un moment ou à un autre de leur vie, afin d’améliorer leurs compétences ou de changer complètement de carrière. La perspective d’un retour aux études peut paraître intimidante sur le plan financier. Heureusement, si vous décidez de retourner aux études, des mesures de soutien sont en place pour vous aider à assumer les coûts.

  • Dans le cadre du Régime d’encouragement à l’éducation permanente, vous pouvez retirer jusqu’à 10 000 $ par année civile de votre régime enregistré d’épargne‑retraite (REER) pour payer des études ou une formation à temps plein pour vous‑même ou votre époux ou conjoint de fait.
  • Si vous retournez aux études après au moins 10 ans sur le marché du travail, vous pourriez être admissible au supplément de financement Action Compétences, qui prévoit un montant supplémentaire de 1 600 $ au titre des bourses canadiennes pour étudiants.
  • Si vous retournez aux études après avoir perdu votre emploi, vous pourriez être admissible aux prestations d’assurance‑emploi pendant des études à temps plein dans un établissement d’enseignement approuvé.

La Semaine de l’épargne‑études est un bon rappel qu’il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour commencer à planifier l’avenir. Ce gouvernement veut s’assurer que tous les Canadiens ont accès aux outils dont ils ont besoin pour réussir. Les études postsecondaires font partie du parcours vers la réussite.

Apprenez‑en davantage sur l’épargne‑études et les avantages d’épargner pour demain, dès aujourd’hui.

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