Comité permanent des comptes publics (PACP) - le 25 février 2026 - Classeur du ministre

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Mot d'ouverture du ministre

Monsieur le Président, merci pour cette invitation. Je suis heureux de comparaître devant le comité aujourd’hui.

Le 2 septembre dernier, le secrétaire d’État Wayne Long et moi avons demandé à l’Agence du revenu du Canada, ou l’Agence, de mettre en œuvre, sans délai, un Plan d’amélioration des services de 100 jours conçu pour renforcer les services, améliorer l’accès et réduire les délais dans ses centres de contact.

Dès le départ, il importe de souligner que ce Plan de 100 jours, mené du 2 septembre au 11 décembre 2025, a généré des résultats tangibles.

L’Agence s’est mobilisée avec une rigueur exceptionnelle et a fait preuve d’un sens remarquable de l’innovation, de la collaboration et de la rapidité d’exécution.

Premièrement, l’Agence a doublé sa capacité à répondre aux appels. Pour y parvenir, elle a augmenté le nombre de représentants de service de ses centres de contact, passant de 1 500 à 2 750. Elle a dépassé son objectif en faisant passer le taux de réponse aux appelants uniques de 35 % au début de juillet à plus de 70 % au début de septembre.

En parallèle, l’Agence a accéléré le traitement de dossiers latents notamment grâce à l’automatisation robotisée de ses processus opérationnels et au redéploiement stratégique de ses équipes.

Cela permettra notamment de traiter automatiquement jusqu’à 115 000 demandes simples de redressement fiscal additionnelles par année, la plupart liées au Crédit d’impôt pour les personnes handicapées.

L’un des volets les plus importants du Plan de 100 jours est le déploiement accéléré des services numériques. Ces services offrent aux contribuables une gamme d’outils modernes, sécurisés et accessibles en libre-service et libèrent les lignes téléphoniques pour les cas complexes nécessitant l’expertise d’un représentant.

Avec plus de 32 millions d’appels par année — soit une moyenne de 300 000 par jour durant la période des déclarations d’impôts — la demande envers les services de l’Agence est immense.

Savoir quand appeler et quand utiliser les outils en ligne est donc essentiel pour améliorer l’expérience de tous.

Parmi ces nouvelles options numériques, l’Agence offre maintenant aux contribuables un système téléphonique repensé qui dirige automatiquement les appels vers les experts appropriés. Par exemple, le système redirige désormais les questions liées aux paiements directement aux agents des recouvrements, ce qui pourrait réduire d’environ 95 000 le volume annuel d’appels aux centres de contact.

Je dois également mentionner le nouveau service Gérer le solde. Les contribuables ayant une dette de 1 000 dollars ou plus disposent maintenant d’options simplifiées pour payer en entier, établir des ententes de paiement, communiquer avec un agent des recouvrements ou demander un rappel. Le tout par l’entremise de services numériques sécurisés et conviviaux qui encouragent le règlement rapide des dettes.

Depuis son lancement, 362 millions de dollars en paiements ou en ententes de paiement sont attribuables au service Gérer le solde. Plus de deux millions de contribuables ayant une dette de plus de 1 000 dollars ont été dirigés vers ce service.

Les services de rappel prioritaire, y compris la fonction « Cliquez pour parler », ont aidé près de 80 000 Canadiennes et Canadiens depuis leur expansion dans le cadre du Plan de 100 jours

Le Service de Vérification de Documents accélère l’inscription aux comptes grâce à l’utilisation de l’IA — notamment la reconnaissance faciale — combinée à des mesures de sécurité robustes. Cette innovation devrait réduire considérablement les centaines de milliers d’appels annuels liés aux comptes verrouillés.

Pour renforcer davantage ces efforts, une nouvelle fonction de récupération des justificatifs d’identité en libre-service permet désormais aux utilisateurs ayant oublié leurs renseignements de connexion de retrouver l’accès à leur compte de manière autonome.

L’inscription des entreprises pour obtenir un nouveau numéro d’entreprise et s’inscrire à la panoplie de programmes, comme la TPS/TVH et les retenues sur la paie, se fait désormais uniquement en ligne. À lui seul, ce service aux entreprises pourrait éliminer jusqu’à 200 000 appels simples par année permettant aux représentants du service d’offrir une assistance plus rapide aux personnes ayant des demandes plus complexes.

L’expansion du robot conversationnel d’IA générative constitue également un progrès important. Le robot fournit maintenant des réponses tirées de plus de 14 000 pages Web — plus du double de sa portée précédente. L’exactitude des réponses générées par l’IA est d’ailleurs maintenant testée conformément à la méthodologie décrite dans le plus récent rapport de la vérificatrice générale du Canada.

Je rappelle d’ailleurs l’importance que l’Agence accorde à l’exactitude des réponses fournies aux contribuables. Selon le Programme national de surveillance de la qualité — qui analyse plus de 100 000 appels par an — plus de 90 % des réponses sont exactes et professionnelles.

Pour maintenir et renforcer cette performance, l’Agence a intensifié son coaching et consolidé son cadre d’assurance de la qualité.

Enfin, je tiens également à souligner le travail des équipes qui s’emploient avec diligence à accélérer la mise en œuvre du nouveau système téléphonique de pointe, dont la livraison est maintenant prévue pour l’été 2026.

En collaboration avec IBM et Bell Canada, les experts de l’Agence veillent à ce que cette technologie infonuagique intègre de nouvelles fonctionnalités propres au contexte fiscal canadien — y compris des capacités d’IA — afin d’améliorer la qualité du service.

La manière dont l’Agence a relevé les défis du Plan de 100 jours met en lumière une réalité essentielle : grâce à une main-d’œuvre appuyée par la technologie, l’Agence est une administration fiscale et de prestations de calibre mondial. Elle demeure résolue à maintenir des services fiscaux solides, modernes et adaptés aux besoins évolutifs de la population canadienne.

Le secrétaire d’État Long et moi sommes convaincus que l’Agence maintiendra cet élan, guidée par une vision claire axée sur l’amélioration continue de la performance des services afin d’offrir aux Canadiennes et Canadiens des services toujours plus efficaces.

Les améliorations évoquées ne représentent qu’une partie des mesures mises en place par l’Agence dans le cadre du Plan de 100 jours. Depuis, de nombreuses autres initiatives ont été déployées, notamment pour préparer la période actuelle de production des déclarations de revenus qui vient tout juste de s’amorcer.

Je serai heureux de répondre à vos questions.

Merci.

Notes sur les enjeux

Points liés au rapport du BVG

Rapport du BVG (dans son ensemble)

ENJEU : L’ARC appuie-t-elle le rapport du Bureau du vérificateur général (BVG) et ses recommandations?

FAITS PRINCIPAUX

Rapport du BVG (évaluation du rendement)

ENJEU : L’ARC accorde-t-elle une importance excessive à l’horaire et aux pauses, au lieu de mettre l’accent sur l’exactitude, dans l’évaluation de ses représentants de service des centres de contact?

FAITS PRINCIPAUX

Rapport du BVG (robot conversationnel)

ENJEU : L’ARC est-elle consciente des limites de son robot conversationnel? Quels sont les projets de l’ARC pour améliorer ce robot conversationnel?

FAITS PRINCIPAUX

Rapport du BVG (formation)

ENJEU : L’Agence offre-t-elle une formation suffisante à ses représentants de service des centres de contact?

FAITS PRINCIPAUX

Rapport du BVG (amélioration de l’exactitude)

ENJEU : Comment l’ARC améliore-t-elle l’exactitude dans ses centres de contact?

FAITS PRINCIPAUX

Rapport du BVG (contrats des centres de contact)

ENJEU : Quelles mesures l’Agence prend-elle pour améliorer la reddition de comptes en ce qui concerne les contrats des centres de contact?

FAITS PRINCIPAUX

Rapport du BVG (rôle de SPC)

ENJEU : Quel est le rôle de SPC dans les contrats visant les centres de contact de l’Agence? Quel rôle l’Agence y joue-t-elle?

FAITS PRINCIPAUX

CONTEXTE

Points liés au plan de 100 jours

Après le plan de 100 jours

ENJEU : Que se passera-t-il après la mise en œuvre du projet? S’agit-il d’une solution permanente?

FAITS PRINCIPAUX

Plan de 100 jours (aperçu général)

ENJEU : Quel était le Plan de 100 jours de l’ARC (« le Plan »)?

FAITS PRINCIPAUX
Principales réalisations du Plan de 100 jours

Pilier 1 : Accroître la capacité à répondre aux appels

ENJEU : Comment l’ARC répondra-t-elle à un plus grand nombre d’appels?

FAITS PRINCIPAUX

Pilier 2 : Élargir les options de libre-service numérique

ENJEU : Comment l’ARC élargit-elle ses options numériques et de libre-service?

FAITS PRINCIPAUX
EXEMPLES PRÉCIS

Pilier 3 : Traitement des causes fondamentales des enjeux liés au service

ENJEU : Comment l’ARC traite-t-elle les causes profondes du volume élevé d’appels et d’autres enjeux liés au service?

FAITS PRINCIPAUX

Amélioration de la prestation pour les charges de travail à forte demande (pilier 3)

ENJEU : Comment l’ARC s’attaque-t-elle aux domaines où la demande est fréquente et élevée?

FAITS PRINCIPAUX
EXEMPLES PRÉCIS :

Pilier 4 : Accélération de la modernisation des services

ENJEU : Comment l’ARC accélère-t-elle la modernisation des services?

FAITS PRINCIPAUX

Demande de rappel (pilier 4)

ENJEU : Comment fonctionne la fonction de rappel à l’ARC?

FAITS PRINCIPAUX

Problèmes de rendement

Qualité et exactitude des centres d’appels de l’ARC

ENJEU : Les représentants de service de l’ARC fournissent-ils des réponses précises aux Canadiens?

FAITS PRINCIPAUX

Augmentation de la durée des appels

ENJEU : Pourquoi les appels aux représentants de service de l’ARC sont-ils plus longs récemment?

FAITS PRINCIPAUX
  1. Augmentation du nombre de déclarants et de prestations
    • L’augmentation du nombre de contribuables et la disponibilité de prestations et de crédits supplémentaires ont fait augmenter la demande pour les services de l’ARC
  2. Questions plus complexes
    • De nombreuses tâches simples sont désormais résolues en ligne grâce à des options en libre-service, ce qui permet aux représentants de service de se concentrer sur des problèmes plus complexes
  3. Plusieurs sujets en un seul appel
    • Les appelants abordent souvent plusieurs questions lors d’un même appel, ce qui oblige les représentants de service à consulter plusieurs sources pour fournir des réponses exactes
  4. Mesures de prévention de la fraude
    • Avec l’augmentation des tentatives de fraude et des vols d’identité, une vigilance supplémentaire est nécessaire lors des appels pour vérifier les renseignements et pour protéger les renseignements du contribuable
  5. Besoins de soutien numérique
    • Certains appels, comme ceux concernant les verrouillages de comptes de l’ARC, exigent que les représentants de service guident les appelants étape par étape pendant les processus
    • Beaucoup de Canadiens préfèrent l’assistance en temps réel pour s’assurer d’accomplir correctement leurs tâches, ce qui peut allonger la durée des appels

L’ARC s’efforce d’améliorer les outils et les processus afin que les représentants de service puissent aider les Canadiens plus efficacement et réduire la durée des appels

Exemple d’améliorations :

Utilisation des outils d’intelligence artificielle

ENJEU : Comment l’ARC utilise-t-elle l’intelligence artificielle pour mieux servir les Canadiens?

FAITS PRINCIPAUX

Plan de mise en œuvre de l’intelligence artificielle de l’ARC

Outils d’intelligence artificielle utilisés actuellement à l’ARC

Service de vérification de documents de l’ARC

Options en libre-service

ENJEU : Comment l’ARC offre-t-elle ou promeut-elle des options de libre-service?

FAITS PRINCIPAUX

Dispositions d’allègement pour les contribuables

ENJEU : L’ARC renonce-t-elle aux pénalités et aux intérêts s’ils résultent d’une mauvaise réponse d’un représentant du centre de contact de l’ARC?

FAITS PRINCIPAUX
CONTEXTE

L’ARC applique la mesure législative, communément appelée dispositions d’allègement pour les contribuables, qui lui donne le pouvoir discrétionnaire d’annuler des pénalités ou des intérêts, ou d’y renoncer, lorsqu’un contribuable est incapable de respecter ses obligations fiscales en raison de circonstances indépendantes de sa volonté

Cela peut comprendre :

Les mesures de l’ARC peuvent comprendre :

Les contribuables ou leur représentant autorisé peuvent faire une demande d’annulation des pénalités et des intérêts en ligne à l’aide du service Mon dossier, Mon dossier d’entreprise ou Représenter un client de l’Agence en cliquant sur « Demande d’allègement des pénalités et des intérêts »

L’ARC dispose d’un outil en ligne conçu pour aider les Canadiens à déterminer s’ils devraient demander des pénalités et des allègements des intérêts. L’outil d’auto-évaluation et d’apprentissage (OAEA) de l’ARC est une ressource précieuse pour aider les contribuables et les représentants à comprendre comment appuyer leur demande d’allègement

Programme de rétroaction sur le service – Service de résolution de problèmes

ENJEU : Y a-t-il eu des retards dans le service de résolution de problèmes utilisé par les députés?

FAITS PRINCIPAUX
CONTEXTE
Les volumes de cas récemment fermés pour les deux services du Programme de rétroaction sur le service sont présentés ci-dessous :
Année Service de solution de problèmes Plaintes liées au service Total
2022-2023 27 298 10 808 38 106
2023-2024 33 832 14 900 48 732
2024-2025 39 967 19 702 59 669

Programme de rétroaction sur le service – Plaintes liées au service

ENJEU : La charge de travail des plaintes liées au service ne respecte pas sa norme de service externe et présente une accumulation d’arriérés

FAITS PRINCIPAUX
CONTEXTE

Le Programme de rétroaction sur le service de l’ARC comprend :

Les volumes de cas récemment fermés pour les deux charges de travail sont présentés ci-dessous :
Année Plaintes liées au service Service de solution de problèmes Total
2022/2023 10 808 27 298 38 106
2023/2024 14 900 33 832 48 732
2024/2025 19 702 39 967 59 669

Populations difficiles à joindre ou vulnérables

ENJEU : Comment l’ARC améliore-t-elle la sensibilisation auprès des populations vulnérables?

FAITS PRINCIPAUX

Production automatique de déclarations de revenus

ENJEU : Quel est le statut du plan de déclaration automatique de revenus?

FAITS PRINCIPAUX

Déclarations de revenus préremplies

Production réputée

Services Déclarer simplement

Enjeux liés à la dotation

Effectif de l’ARC

ENJEU : L’ARC va-t-elle quand même licencier des employés malgré le plan?

FAITS PRINCIPAUX

Employés nommés pour une période déterminée des centres de contact

ENJEU : Pourquoi l’ARC ne renouvelle-t-elle pas certains contrats d’emploi pour une durée déterminée pour les représentants de service?

FAITS PRINCIPAUX

Examen exhaustif des dépenses

ENJEU : Comment l’ARC sera-t-elle touchée par l’examen exhaustif des dépenses (comme annoncé dans le budget de 2025)?

FAITS PRINCIPAUX

Enjeux supplémentaires

Retards de traitement des redressements T1

ENJEU : Le traitement des demandes de redressement T1 subit des retards en raison d’un manque de ressources pour le traitement, ce qui a créé des arriérés.

FAITS PRINCIPAUX
CONTEXTE

Problème concernant le crédit d’impôt pour personnes handicapées et les redressements T1

ENJEU : Les retards de traitement pour la détermination du crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) et les redressements T1 qui s’y rattachent ont nui au service offert aux contribuables.

FAITS PRINCIPAUX
CONTEXTE

Fraude fiscale de type carrousel (dans l’ensemble)

Messages clés :

Fraude fiscale de type carrousel (Quels investissements l’ARC a-t-elle effectués pour mieux détecter ces arrangements abusifs en matière de TPS/TVH?)

Messages clés :

Fraude fiscale de type carrousel (Comment l’ARC s’attaque-t-elle ces stratagèmes une fois qu’ils ont été cernés?)

Messages clés :

Renseignements parlementaires

Profils des membres du PACP

Comité permanent des comptes publics (PACP) Biographies des membres du comité

À propos du Comité

Minutage

Conformément à une motion adoptée le 16 juin 2025, le PACP tient ses réunions selon les modalités suivantes en ce qui concerne le minutage :

Membres

John Williamson (Président du PACP (depuis mars 2022)

Conservateur – Saint John—St. Croix (Nouveau-Brunswick)
Première élection au Parlement : de 2011 à 2015, de 2019 à aujourd’hui
Mandat au PACP : de janvier 2013 à septembre 2013; de février 2022 à aujourd’hui

John Williamson

Biographie

Avant son élection à la Chambre des communes en 2011, M. Williamson a travaillé comme directeur des communications de Stephen Harper au Cabinet du premier ministre. Avant d’être élu, M. Williamson a fondé Canadians for Affordable Energy et a occupé des postes de direction à la Fédération canadienne des contribuables, à l’Atlantic Institute for Market Studies et au Manning Centre for Building Democracy. Il a été éditorialiste au National Post lors de sa création en 1998 et membre fondateur du comité de rédaction du journal.

Pendant sa carrière de parlementaire, M. Williamson a également siégé au comité de la Chambre des communes enquêtant sur tous les aspects de la relation Canada-Chine.

M. Williamson détient une maîtrise en histoire économique de la London School of Economics et un baccalauréat de l’Université McGill.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Ned Kuruc

Conservateur – Hamilton East—Stoney Creek (Ontario)
Première élection au Parlement : de 2025 à aujourd’hui
Mandat au PACP : de juin 2025 à aujourd’hui

Ned Kuruc

Biographie

M. Kuruc est un entrepreneur local et un ancien cadre du divertissement sportif mondial. Ned a vécu toute sa vie dans la circonscription Hamilton-Est-Stoney Creek, avec sa femme Lisa et leurs trois enfants, Vonn, Ilija et Ivanna.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Stephanie Kusie (Porte-parole du PCC en ce qui concerne les questions touchant le Conseil du Trésor et le Conseil privé du Roi)

Conservateur – Calgary Midnapore (Alberta)
Première élection au Parlement : de 2017 à aujourd’hui
Mandat au PACP : de juin 2025 à aujourd’hui

Stephanie Kusie

Biographie

Mme Kusie est née et a grandi dans la communauté de Calgary Midnapore et a obtenu un diplôme en sciences politiques de l’Université de Calgary. Mme Kusie a ensuite obtenu sa maîtrise en administration des affaires à l’Université Rutgers.

En tant que diplomate pour le gouvernement fédéral du Canada, Mme Kusie a servi en Argentine en 2006; a été chargée d’affaires et consule pour le Canada au Salvador de 2006 à 2008; et consule pour le Canada au consulat de Dallas, au Texas, de 2010 à 2013. Elle a également été conseillère en politiques du ministre d’État aux Affaires étrangères pour les Amériques en 2009. En 2018, Mme Kusie a été élue au comité exécutif de la Section canadienne de l’association interparlementaire ParlAmericas. En mars 2023, Mme Kusie s’est jointe à la section canadienne du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le Fonds monétaire international à titre de membre exécutif. Mme Kusie parle couramment l’anglais, le français et l’espagnol.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Gérard Deltell (Porte-parole du PCC en matière de revenu national)

Conservateur – Louis-Saint-Laurent—Akiawenhrahk (Québec)
Première élection au Parlement : 2015
Mandat au PACP : de septembre 2017 à septembre 2018; de juin 2025 à aujourd’hui

Gérard Deltell

Biographie

M. Deltell est né et a grandi à Québec. Il était membre du Parti progressiste-conservateur du Canada dans les années 1980. M. Deltell a étudié les sciences sociales au Cégep de Sainte-Foy, où il a obtenu son diplôme en 1984. Il a étudié l’histoire à l’Université Laval et en est diplômé en 1989. Il a également reçu une formation d’annonceur au Collège des annonceurs radio télévision en 1982 et à l’École de radio et de télévision Promédia en 1993. Il a obtenu une licence de pilote d’aéronef ultra léger en 2005.

Avant sa carrière en politique, M. Deltell a travaillé comme correspondant télé pour TQS. Il a aussi travaillé pour les stations de télévision TVA et Radio-Canada à Québec, ainsi que pour la station de radio CIRO-FM en tant qu’animateur de radio. Dans l’ensemble, il a travaillé comme journaliste pendant plus de 20 ans.

Avant de se lancer en politique fédérale, il a représenté la circonscription de Chauveau à l’Assemblée nationale du Québec de 2008 à 2015 et a été chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ) de 2009 jusqu’à la fusion du parti avec la Coalition Avenir Québec (CAQ) en 2012.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Sébastien Lemire (Vice-président du PACP, Porte-parole du Bloc québécois en matière de comptes publics, de sports et d’affaires autochtones et du Nord Canada)

Bloc Québécois – Abitibi—Témiscamingue (Québec)
Première élection au Parlement : 2019
Mandat au PACP : de juin 2025 à aujourd’hui

Sébastien Lemire

Biographie

Titulaire de diplômes en communication politique, leadership public et gouvernance d’entreprise, Sébastien Lemire est spécialiste des relations publiques et de la participation citoyenne. Avant d’être élu en 2019, il a travaillé à la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue, dans l’arrondissement Mercier—Hochelaga-Maisonneuve de Montréal, à la Clinique juridique Juripop, à Octane Stratégies et au Forum jeunesse de l’Île de Montréal de la Conférence régionale des élus de Montréal.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Jean Yip (Vice-présidente du PACP)

Parti libéral – Scarborough—Agincourt (Ontario)
Première élection au Parlement : 2017
Mandat au PACP : de janvier 2018 à aujourd’hui

Jean Yip

Biographie

Mme Yip est née à Scarborough, a grandi à Azincourt et a de profondes racines dans la communauté. Après avoir obtenu son diplôme à l’Université de Toronto, Mme Yip a fait carrière dans le domaine de l’assurance et de la souscription, devenant une cheffe d’équipe dans son domaine. Mme Yip détient le titre de Fellow, Professionnel d’assurance agréé.

Avant de devenir députée, Mme Yip se concentrait sur sa collectivité et sa famille tout en travaillant de façon acharnée pour servir Scarborough — Agincourt. Elle enseigne l’école du dimanche dans son église depuis plus de 13 ans et est impliquée dans le conseil d’administration de STEM Fellowship, qui promeut la culture informatique et la capacité de programmation chez les jeunes.

Elle est également coprésidente du caucus libéral pour les aînés. Mme Yip est également membre des caucus sur l’immigration et la santé mentale du Parti libéral, ainsi que des caucus des femmes et de Scarborough, où elle attire l’attention sur les problèmes auxquels font face les gens de Scarborough — Agincourt. Mme Yip est membre de l’Association législative Canada-Chine ainsi que du Groupe d’amitié parlementaire Canada-Arménie, du Groupe d’amitié parlementaire Canada-Philippines et de l’Association parlementaire du Commonwealth.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Ron McKinnon

Parti libéral – Coquitlam—Port Coquitlam (Colombie-Britannique)
Première élection au Parlement : 2015
Mandat au PACP : de janvier 2026 à aujourd’hui

Ron McKinnon

Biographie

Résident de longue date de Port Coquitlam, M. McKinnon est un fier défenseur de la communauté, qu'il s'agisse de siéger au conseil d'administration du Centre culturel Evergreen ou de travailler avec Amnistie internationale.

Dans le cadre de son programme annuel de champions communautaires, il rend hommage aux leaders de sa circonscription qui contribuent à bâtir et à améliorer Coquitlam-Port Coquitlam.

Reconnaissant que la Colombie-Britannique est aux prises avec une crise des opioïdes, il a présenté un projet de loi d'initiative parlementaire, la Loi sur les bons samaritains. Son projet de loi est devenu loi en mai 2017 après avoir reçu l'appui unanime de tous les partis à la Chambre des communes et au Sénat.

Avant d'être élu, il était un propriétaire d'entreprise et un analyste de systèmes informatiques prospère pour de grandes entreprises au Canada, aux États-Unis et à l'étranger. Dans les années 1970, il a travaillé comme technicien météorologique pour le Service de l'environnement atmosphérique d'Environnement Canada.

M. McKinnon est titulaire d'un baccalauréat en sciences de l'Université de l'Alberta et d'un diplôme honorifique en technologie informatique du Southern Alberta Institute of Technology.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Tom Osborne (Parliamentary Secretary to the President of the Treasury Board)

Parti libéral – Cape Spear (Terre-Neuve-et-Labrador)
Première élection au Parlement : 2025
Mandat au PACP : de juin 2025 à aujourd’hui

Tom Osborne

Biographie

Avant d’être élu, M. Osborne était directeur général de Dairy Farmers of Newfoundland and Labrador (DFNL).

Avant d’être directeur général de DFNL, M. Osborne était député de l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador.

M. Osborne s’est distingué en étant le député ayant siégé le plus longtemps à l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador dans l’histoire de la province. Il a occupé plusieurs postes au sein du Cabinet au cours de sa carrière politique provinciale, notamment ceux de ministre de l’Environnement, de ministre du Travail, de ministre de la Santé, de ministre de la Justice, de ministre des Finances et président du Conseil du Trésor, de ministre responsable du Secrétariat des ressources humaines, de la Commission de la fonction publique, du Bureau du dirigeant principal de l’information, de ministre de l’Éducation et de ministre de Service Terre-Neuve-et-Labrador. M. Osborne a également été élu président de l’Assemblé législative.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Kristina Tesser Derksen

Parti libéral – Milton East—Halton Hills South (Ontario)
Première élection au Parlement : 2025
Mandat au PACP : de juin 2025 à aujourd’hui

Kristina Tesser Derksen

Biographie

Mme Tesser Derksen est une dirigeante communautaire dévouée avec un parcours impressionnant de service communautaire. Conseillère municipale élue pour deux mandats, avocate locale, épouse, mère et membre engagée de la communauté, Mme Tesser Derksen a démontré sa détermination à améliorer la vie des familles dans la communauté.

Mme Tesser Derksen consacre bénévolement son temps à plusieurs organisations, ayant siégé comme administratrice aux conseils d’administration de la Townsend Smith Foundation, de Conservation Halton, de la Chambre de commerce de Milton, de la Downtown Milton Business Improvement Area et de la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités (FCFDU). Elle est également membre du comité consultatif communautaire de Nassagaweya et du comité consultatif communautaire de la carrière Milton.

Mme Tesser Derksen a toujours travaillé dans la prestation de services : après plusieurs années dans le domaine des services funéraires à s’occuper de familles à Georgetown et à Milton, Kristina a étudié le droit à l’Université de Toronto et dirige son propre cabinet sur la rue Main au centre-ville de Milton.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement

Récapitulations des réunions pertinentes du PACP

Jeudi 23 octobre 2025

Sujet de la réunion :
  • Rapport sur les centres de communication de l’Agence du revenu du Canada;
  • rapports d’automne 2025 sur les travaux du vérificateur général du Canada et du Comité
Membres participants :
  • PLC : Jean Yip, Anthony Housefather, Tom Osborne, Kristina Tesser Derksen
  • PCC : John Williamson (président), Ned Kuruc, Gérard Deltell, Stephanie Kusie
  • BQ : Sébastien Lemire
Témoins :

Agence du revenu du Canada

  • Bob Hamilton, commissaire du Revenu et premier dirigeant
  • Maxime Guénette, sous-commissaire, Direction générale du service, de l’innovation et de l’intégration (par vidéoconférence)
  • Hugo Pagé, sous-commissaire et administrateur supérieur des affaires financières, Direction générale des finances et de l’administration
  • Melanie Serjak, sous-commissaire, Direction générale de cotisation, de prestation et de service

Bureau du vérificateur général

  • Karen Hogan, vérificatrice générale du Canada
  • Andrew Hayes, sous-vérificateur général
  • Mathieu Lequain, directeur
Résumé :
  • À la suite d’une motion adoptée par le Comité permanent des comptes publics (Comité) le 22 octobre 2025, le Comité a entamé son étude du rapport « Les centres de communication de l’Agence du revenu du Canada », publié par le BVG en octobre 2025. Le Comité a seulement entendu les déclarations de l’Agence du revenu du Canada (ARC) et du Bureau du vérificateur général du Canada (BVG). L’autre entité visée dans le rapport, soit Services partagés Canada, n’a pas été invitée à la réunion initiale (conformément à la motion), mais devrait être appelée à comparaître devant le Comité à une date ultérieure.
Déclaration d’ouverture :
  • Dans sa déclaration d’ouverture, le BVP souligne qu’il craint que, même si le nouveau système de téléphonie de l’ARC est en place et que d’autres améliorations ont été apportées, les Canadiens attendent encore trop longtemps pour obtenir des réponses à leurs questions fiscales. Le BVG explique que la performance de l’ARC à l’égard du respect de sa propre norme de service liée au traitement des appels était nettement en dessous de la cible (et que les appelants ne recevaient pas de mises à jour en temps réel concernant leur position dans la file, ce qui limitait leur capacité à déterminer s’il était préférable d’attendre, d’avoir recours aux options en libre-service ou de mettre fin à l’appel). Le BVG ajoute qu’il a effectué des appels aux centres de communication et a posé des questions générales relatives à l’impôt et aux prestations. Il a ainsi constaté que les réponses aux questions liées à l’impôt des particuliers étaient seulement exactes dans 17 % des cas, alors que celles concernant l’impôt ou les prestations des entreprises étaient seulement exactes dans un peu plus de la moitié des cas. En revanche, le BVG constate une exactitude beaucoup plus élevée lorsque les questions portaient sur des comptes en particulier. Le BVG conclut en affirmant que, dans son évaluation du rendement des agentes et agents des centres de communication, il constate que l’ARC accordait plus d’importance au respect des horaires de travail et des pauses, et moins à l’exactitude et à l’exhaustivité des renseignements fournis aux appelants. Il ajoute que cela « n’encourage pas un fort engagement envers un service de qualité ».
  • Dans la déclaration d’ouverture de l’ARC (prononcée par le Commissaire), il est noté que l’ARC accepte les constatations de l’audit, et le porte-parole mentionne que le Plan d’amélioration des services de 100 jours (« le Plan ») de l’ARC aide à donner suite aux recommandations de l’audit. L’ARC précise aussi les améliorations apportées jusqu’à présent grâce au Plan (comme un soutien prolongé par le clavardage en direct, des moyens plus faciles pour récupérer l’accès à des comptes déverrouillés, une version améliorée du robot conversationnel alimenté par l’intelligence artificielle générative, etc.). Bien que l’ARC souligne encore une fois son acceptation des recommandations du BVG, elle met toutefois en lumière certaines nuances, notamment : l’ARC avait mis en place en 2018 un nouveau système de téléphonie avec enregistrement d’appels, un programme d’assurance de la qualité, une formation ciblée et des outils de supervision axés sur la technologie. Elle souligne également que, lors du dernier exercice financier, le Programme d’assurance de la qualité de l’ARC a évalué plus de 100 000 appels – dont 80 % concernaient des dossiers de contribuables précis. Il est ensuite noté que les résultats de l’ARC ont révélé que ces appels atteignaient un taux d’exactitude de 94 %, comme l’a confirmé le BVG. Cependant, l’ARC reconnaît que des améliorations s’avèrent nécessaires pour les 20 % des appels restants concernant les demandes de renseignements généraux. L’ARC décrit ensuite les étapes prises pour apporter ces améliorations (p. ex. réorienter son Programme d’assurance de la qualité). Enfin, l’ARC parle des façons dont elle cherche à soutenir des améliorations à plus long terme, au-delà du Plan (p. ex. régler les causes profondes des problèmes liés aux services, et adopter sa stratégie de modernisation à long terme).
Période de questions et réponses :
  • Gérard Deltell, membre conservateur du Comité, exprime sa vive déception envers l’ARC, notant qu’il n’a jamais vu un rapport aussi dévastateur. Il souligne que le piètre service de l’ARC nuit aux aînés et aux Canadiens à faible revenu, et que des renseignements inexacts ont de graves répercussions négatives. Deltell demande si l’ARC a honte de son rendement. L’ARC se dit être désappointée de son récent rendement, et elle ajoute qu’elle s’efforce d’améliorer la situation. L’ARC fait mention des efforts déployés pour améliorer les renseignements offerts aux Canadiens, au-delà de ses centres d’appels (comme les renseignements disponibles en ligne). Elle rappelle aussi au Comité qu’elle a obtenu un meilleur rendement pour les appels concernant des comptes précis. Deltell interroge au sujet des erreurs qui ont été commises par des contribuables après avoir reçu des renseignements inexacts de la part d’agents aux centres d’appels de l’ARC. Il demande aussi quelles étaient les options offertes aux contribuables pour corriger ces erreurs. L’ARC répond que, de façon générale, elle a des procédures en place pour régler de telles situations.
  • Jean Yip, membre libérale du Comité, demande pourquoi l’ARC a autant de problèmes avec ses centres d’appels. Le BVG fait mention du nombre changeant d’agents aux centres d’appels et des outils qui sont à leur disposition (30 % de la durée de l’appel était le temps d’attente pendant que l’agent cherchait la bonne information), ainsi que le temps requis pour faire la vérification de l’appelant. Yip demande si le Plan de l’ARC aide à aborder les constatations du BVG. L’ARC note que le Plan, qui a été mis en place en septembre et prendra fin au début décembre, devrait aider à donner suite à plusieurs des constatations du BVG. L’ARC reconnaît qu’il serait avantageux d’avoir plus d’agents pour réduire les temps d’attente (plus il y a d’agents, plus d’appels seront traités), mais elle souligne qu’il serait tout aussi essentiel d’avoir de meilleurs outils pour assurer un accès plus rapide à l’information requise pour répondre aux appelants. L’ARC énumère des améliorations apportées jusqu’à présent grâce au Plan, notamment un taux de réponse de plus de 70 % des appels, ainsi que la mise en place de nouveaux outils pour les agents et les contribuables (p. ex. des méthodes plus faciles pour régler les problèmes de verrouillage des comptes Mon dossier). L’ARC ajoute qu’elle publiait en ligne les résultats sur les progrès du Plan chaque semaine.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, se demande pourquoi l’évaluation de l’ARC à l’égard du rendement des agents des centres de communication accorde une si grande importance aux horaires de travail et aux pauses, et non à l’exactitude. L’ARC est d’accord que certaines failles doivent être corrigées. L’ARC indique que son programme d’évaluation accorde une pondération de 45 % à l’exactitude des renseignements transmis lors des appels, et qu’un nombre important d’appels fait l’objet d’une surveillance chaque mois. L’ARC décrit ensuite la formation approfondie que doivent suivre les agents. Lemire fait la remarque que l’évaluation semble s’intéresser plus au traitement rapide des appels qu’à l’exactitude des renseignements fournis. Il demande si cet enjeu sera abordé et si toute révision au processus sera fournie au Comité. L’ARC précise que la vérification des appelants fait partie intégrale du rendement des agents, mais que l’exactitude des renseignements fournis est également un élément clé de l’évaluation. Lemire demande pourquoi le robot conversationnel de l’ARC obtient de moins bons résultats que les autres robots conversationnels alimentés par l’intelligence artificielle. Il veut aussi savoir comment l’ARC prévoit remédier à cela. L’ARC souligne que son robot conversationnel ne fait pas partie de l’audit du BVG, mais explique tout de même que ce robot en est seulement à une étape pilote, limitant ainsi les réponses qu’il pouvait fournir. L’ARC ajoute que, en novembre 2025, son robot conversationnel sera élargi pour répondre à davantage de questions liées aux entreprises.
  • Stephanie Kusie, membre conservatrice du Comité, demande si l’ARC a lancé son Plan avant ou après avoir été informée des constatations du BVG. L’ARC affirme être consciente depuis longtemps de ces enjeux (p. ex. elle a tenu des consultations à l’automne 2024 en vue d’améliorer les services). Le Plan aborde les problèmes observés au cours des derniers mois. Kusie dit qu’il est pitoyable que l’ARC ait seulement abordé ce problème récemment, alors qu’il était présent depuis des années. Kusie s’interroge ensuite au sujet du contrat conclut entre Services partagés Canada et IBM. Il veut savoir pourquoi il y a eu autant d’augmentations. Le BVG indique que les augmentations étaient en partie attribuables à la forte hausse des appels concernant les prestations liées à la COVID-19. Cependant, il ajoute qu’il devra mener un audit plus approfondi en 2026 pour aborder d’autres points préoccupants afin de veiller à ce que le nouveau contrat soit mieux géré.
  • Kristina Tesser Derksen, membre libérale du Comité, demande au BVG s’il a appliqué une échelle de complexité aux cas traités par les agents. Le BVG indique qu’il a classé les appels dans trois catégories : impôt des particuliers, impôt des entreprises, et prestations. Le BVG précise qu’il a fait preuve de rigueur pour déterminer la taille de l’échantillon des appels, laquelle il juge suffisante pour être en mesure de présenter ses résultats aux Canadiens en toute confiance. Le BVG procède ensuite à expliquer en détail comment il assure l’intégrité des données. Il explique aussi comment il a évalué un échantillon d’appels enregistrés pour appuyer ses constatations.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, déclare que le nombre d’agents a chuté considérablement au cours des dernières années, malgré une hausse vertigineuse de la population canadienne. L’ARC admet d’emblée qu’elle pourrait traiter plus d’appels si elle avait plus d’agents, mais elle est tenue d’exercer ses opérations en fonction de son budget. Elle indique qu’elle travaille à améliorer les outils disponibles aux Canadiens, ce qui réduirait le nombre d’appels qu’elle reçoit. Lemire se demande où ont été dépensés tous les fonds supplémentaires reçus par l’ARC au cours des dernières années. L’ARC note que des ressources additionnelles étaient nécessaires au cours de la période touchée par la COVID-19, mais que, après cette période, il a fallu procéder à des redressements fiscaux.
  • Ned Kuruc, membre conservateur du Comité, réitère la constatation du BVG, à savoir que l’ARG s’intéresse plus au respect des horaires de travail et aux pauses qu’a l’exactitude et à l’exhaustivité des renseignements que les agents fournissent aux appelants (affirmant que l’ARC met trop l’accent sur l’horodatage, plutôt que sur la qualité et le service). Il demande aussi combien d’agents additionnels l’ARC cherche à embaucher. L’ARC précise qu’il est essentiel de surveiller le temps exact de travail de ces agents, ainsi que la qualité et l’exactitude de ce travail. Elle indique chercher un équilibre entre ces deux composantes du rendement. L’ARC souligne également que la solution n’est pas d’embaucher plus d’agents, mais plutôt de mieux utiliser la technologie et de réduire le nombre d’appelants en leur offrant de meilleurs renseignements en ligne. L’ARC défend également la formation de ses agents, faisant remarquer que ses agents doivent suivre une formation approfondie, laquelle a été améliorée après un audit antérieur du BVG en 2017 concernant ses centres de communication.
  • Anthony Housefather, membre libéral du Comité, demande si l’équipe de direction de l’ARC est responsable de ses opérations quotidiennes et si elle veut contester les constatations accablantes du rapport du BVG. L’ARC reconnaît qu’elle est responsable de ses opérations quotidiennes, et non le ministre. Elle dit également ne pas douter les constatations. L’ARC ajoute toutefois être étonnée par les résultats du rapport du BVG à l’égard de l’exactitude des renseignements fournis lors d’appels généraux, et elle précise qu’elle veillera à remédier à cette situation. Housefather demande quels efforts ont été déployés après l’audit du BVG de 2017. L’ARC décrit les mesures considérables qu’elle a prises, y compris une nouvelle plateforme pour les centres d’appels qui permet l’enregistrement des appels. Housefather veut savoir pourquoi le robot conversationnel de l’ARC (même s’il s’agit d’une version pilote) a été mis à la disposition du public si l’ARC savait qu’il fournirait des renseignements si inexacts. L’ARC précise que le robot conversationnel indiquait clairement ses limites. Elle ajoute qu’une version améliorée sera lancée en novembre 2025. Housefather demande au BVG s’il était conscient des limites du robot conversationnel lorsqu’il a posé ses questions. Le BVG note que le robot était effectivement limité à certains domaines (mais les réponses étaient seulement correctes dans le domaine des prestations).
  • William Stevenson, membre conservateur du Comité, demande combien d’agents travaillent à domicile. L’ARC répond qu’elle fournira l’information par écrit. Stevenson note que l’affirmation de l’ARC sur la formation « approfondie » des agents semble contredire ce que déclare le rapport du BVG (« moins de 30 minutes par année »). L’ARC affirme que le rapport du BVG ne reflète pas l’ensemble des formations offertes aux agents, et elle propose de fournir une explication détaillée par écrit. Stevenson se plaint que les appels déviés de l’ARC ne sont pas inclus dans les données. Il se demande à quel moment l’ARC décide d’avoir recours aux mesures de déviation. L’ARC explique qu’elle s’est engagée à veiller à ce que les Canadiens évitent les longs temps d’attente. Si le temps d’attente dépasse 30 minutes, l’ARC demande aux Canadiens d’utiliser les options de libre-service en ligne. L’ARC indique qu’elle améliorera son processus de déviation d’appels, ce qui pourrait inclure des options automatisées.
  • Tom Osborne, membre libéral du Comité, demande à l’ARC d’expliquer comment elle a déterminé le temps et les ressources nécessaires pour mettre en place ses processus de contrôle de la qualité et de perfectionnement des agents. L’ARC explique qu’elle a reconnu avoir besoin d’une pondération adéquate pour l’évaluation de la qualité et de l’exactitude du travail de ses agents, et qu’elle examine actuellement cette pondération. L’ARC ajoute également qu’elle constate une hausse de la durée des appels depuis 2020, notant que les agents prennent plus de temps à faire la vérification de l’appelant. L’ARC ajoute qu’elle traite 130 000 appels par année, dont 94 % sont jugés avoir obtenu des réponses exactes. L’ARC indique qu’elle examinera tout de même son programme d’évaluation de la qualité dans le cadre du Plan. Osborne dit que le taux d’exactitude de 17 % pour les appels de renseignements généraux est inquiétant. L’ARC est d’accord que ce taux est inquiétant et qu’il faut régler ce problème, mais note que ce type d’appels ne représente qu’un faible pourcentage du volume total des appels traités par l’ARC. L’ARC ajoute qu’une analyse des erreurs commises aiderait à aborder les problèmes à résoudre, surtout en veillant à ce que les agents aient accès plus rapidement à des connaissances et à des renseignements plus efficaces. L’ARC déclare aussi que le régime fiscal devient « de plus en plus compliqué », faisant en sorte qu’il est très difficile de traiter les appels dans un tel environnement.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, fait mention de Service Canada et de son incapacité à répondre aux questions fiscales. L’ARC indique qu’elle entretient une bonne relation avec EDSC/Service Canada pour joindre les Canadiens vulnérables, notamment pour accroître la sensibilisation à l’égard de la production de déclarations de revenus et des prestations. Lemire dit que les aînés ont de nombreuses difficultés à accéder aux services de l’ARC, affirmant qu’ils auraient besoin d’une ligne dédiée aux services spécialisés. L’ARC décrit les travaux qu’elle réalise pour aider les aînés vulnérables, plus particulièrement ses efforts de sensibilisation, son Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt (PCBMI) et son programme Déclarer simplement (qui profite à bon nombre d’aînés). En ce qui concerne une ligne dédiée aux aînés, l’ARC précise que toutes les options seront prises en considération.
  • Gérard Deltell, membre conservateur du Comité, insiste encore sur le fait que le rapport du BVG était inquiétant et que les Canadiens attendaient trop longtemps, malgré le récent financement accordé à l’ARC. L’ARC est également d’avis que les temps d’attente ont été trop longs récemment, mais elle indique que le Plan a démontré des améliorations. Elle ajoute qu’elle travaillera sans relâche pour s’assurer que ces améliorations se maintiennent pour la prochaine période de production grâce à des changements qui réduiront les volumes d’appels (p. ex. meilleurs renseignements en ligne et options de libre-service). Deltell demande comment la culture de l’ARC serait adaptée pour être davantage axée sur l’exactitude et la qualité. L’ARC indique qu’elle examinera son processus d’évaluation pour déterminer la pondération adéquate à accorder à l’exactitude et à la qualité par rapport aux autres facteurs. Deltell souligne que, sans le rapport du BVG, il aurait été peu probable que l’ARC ait pris des mesures pour améliorer la situation (malgré les innombrables appels que reçoivent les députés à ce sujet depuis des années). L’ARC souligne qu’elle a confiance que ses efforts amélioreront les services aux Canadiens.
  • Jean Yip, membre libérale du Comité, reconnaît aussi que les députés reçoivent de nombreux appels concernant les arriérés et les temps d’attente de l’ARC, et elle demande combien de temps il faudra avant que les améliorations soient perceptibles au sein de l’ARC. L’ARC dit qu’elle cherche à traiter les arriérés dans le cadre de son plan et, par la suite, à aborder les causes fondamentales afin de réduire le nombre d’appels reçus. L’ARC indique que, en raison de la récente croissance démographique et de la complexité accrue du régime fiscal et des prestations, elle reçoit plus de demandes (p. ex. plus de demandes de crédit d’impôt pour personnes handicapées, qui permettent d’avoir accès aux nouvelles prestations d’invalidité fédérales). Elle précise qu’elle pourra réduire le nombre d’appels reçus à cet égard si elle aborde tôt les causes fondamentales des enjeux. Yip se demande pourquoi les temps d’attente réels pour les petites entreprises sont plus longs que ceux affichés en ligne par l’ARC. Le BVG a indiqué que les temps d’attente affichés en ligne par l’ARC sont souvent inexacts, ce qui limite la capacité des petites entreprises à déterminer le moment idéal pour appeler l’ARC. Le BVG ajoute que le taux d’exactitude des renseignements fournis lors des appels portant sur l’impôt des entreprises se situait juste au-dessus du seuil des 50 %; une meilleure exactitude devrait être attendue.
  • Stephanie Kusie, membre conservatrice du Comité, pose une question concernant les problèmes contractuels liés au contrat des centres de communication. Le BVG réaffirme qu’il faudra continuer l’examen du contrat, à la lumière des enjeux signalés dans le présent audit, afin de faire le point sur cette situation dans le prochain audit de 2026. Kusie demande si le contrôle trop souple du contrat était un problème plus large dans l’ensemble du gouvernement. Le BVG dit que c’est une question qui hante tous les auditeurs. Cependant, il précise que, dans cette situation, Services partagés Canada n’a pas examiné attentivement les factures étant donné l’ambiguïté des responsabilités. Kusie fait ensuite mention des commentaires négatifs faits par les électeurs concernant leurs interactions avec les agents de l’ARC, et elle demande à l’ARC comment elle va procéder pour améliorer un service à la clientèle de si piètre qualité. L’ARC admet également entendre de tels commentaires négatifs à l’occasion, et partage le même avis, à savoir que les Canadiens ne devraient pas vivre de telles expériences. Elle ajoute qu’elle va travailler à comprendre ce qui pose problème afin d’être en mesure de remédier à la situation. L’ARC met cependant la situation en contexte : puisqu’elle reçoit 30 millions d’appels par année, elle ne pourra jamais garantir qu’elle éradiquera toute interaction négative.
  • Kristina Tesser Derksen, membre libérale du Comité, souligne que la Loi de l’impôt sur le revenu est complexe et ne cesse de se compliquer. Elle demande à l’ARC comment elle prépare ses agents dans un tel environnement pour favoriser leur réussite. L’ARC admet que le régime fiscal est compliqué et qu’il n’a pas été simplifié au cours des dernières années. Elle précise qu’une meilleure utilisation de la technologie et de l’IA pourrait aider les agents à trouver des façons d’expliquer le régime fiscal. L’ARC dit qu’elle peut aussi adapter la formation pour mieux aborder les questions fiscales complexes. L’ARC précise aussi que, pendant une période d’immigration accélérée, de nombreux nouveaux arrivants ne connaissent pas bien le régime fiscal et nécessitent encore plus d’aide. L’ARC souligne qu’il s’agit d’une quête sans fin. Derksen demande quelles autres administrations pourraient être envisagées pour améliorer les services. L’ARC précise qu’elle discute avec d’autres administrations pour trouver des façons d’améliorer les services, y compris des façons de simplifier le régime fiscal, en particulier des options de production automatique qui remplissent au préalable les déclarations (ce qui pourrait simplifier l’ensemble du processus). Derksen veut savoir pourquoi l’ARC n’a pas mis en place un module de gestion de l’effectif dans son système de téléphonie. Elle demande aussi quels sont les plans futurs de l’ARC. L’ARC offre de fournir ces renseignements par écrit. Elle explique que certains éléments de l’ancien système ne satisfaisaient pas aux fonctions opérationnelles de l’ARC, mais que son nouveau système de téléphonie répondra mieux à ses besoins.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, s’interroge au sujet des coûts des services professionnels et des coûts contractuels des centres de communication de l’ARC. Il demande aussi de recevoir des renseignements sur les lignes directrices de l’ARC à l’égard des primes pour les cadres. L’ARC dit qu’elle a un système robuste en place pour assurer le bon rendement de tous ses employés, et précise qu’elle fournira plus de renseignements par écrit.
  • Le président demande si l’ARC a éprouvé des difficultés à gérer les agents qui travaillent à domicile, y compris un accès limité à certains types de renseignements lorsqu’ils travaillent à domicile. L’ARC dit qu’il s’agit plutôt d’une question de veiller à ce que les agents soient disponibles pour traiter les appels, enjeu présent même avant l’option du travail à domicile. L’ARC propose de fournir plus de renseignements par écrit à l’égard de l’accès aux renseignements lorsque les agents travaillent à domicile.
  • Ned Kuruc, membre conservateur du Comité, raconte des problèmes que les électeurs ont eus après avoir reçu des renseignements inexacts de l’ARC, puis il demande si l’ARC va rembourser les Canadiens qui se sont fiés aux renseignements inexacts fournis par les agents (intérêts, etc.). L’ARC explique que les contribuables peuvent avoir recours à des dispositions d’allègement pour les contribuables.
  • Anthony Housefather, membre libéral du Comité, demande pourquoi on ne peut pas informer immédiatement les Canadiens si les temps d’attente dépassent 30 minutes. L’ARC note que, aussitôt qu’elle sait que les temps d’attente sont 30 minutes ou plus, les appels sont déviés à une option de libre-service. Elle offre tout de même de fournir plus de renseignements par écrit pour clarifier. Housefather dit que des électeurs lui ont dit que Revenu Québec offre un meilleur service que l’ARC, surtout en ce qui concerne l’acheminement des appels à des agents plus expérimentés. L’ARC explique les efforts qu’elle déploie pour diriger les appelants vers le bon échelon pour répondre à leur question. Enfin, Housefather demande à l’ARC d’accorder une cote à son propre service à la clientèle. L’ARC s’accorde une cote entre B et C en précisant que, même si elle déploie de véritables efforts dans un environnement complexe, elle reconnaît tout de même qu’il y a des préoccupations à l’égard de l’exactitude, de la qualité et des longs temps d’attente. L’ARC reconnaît qu’elle se trouve maintenant dans un monde où elle ne possède pas les ressources qui lui permettraient d’obtenir la cote A, mais elle envisagera les outils qui sont nécessaires pour se rapprocher de cette cote. Le BVG fait la remarque que le rendement de l’ARC est loin d’une cote de passage.
Travaux du Comité :
  • Kristina Tesser Derksen, membre libérale du Comité, propose la motion suivante : « Étant donné que le ministre des Finances et du Revenu national et le secrétaire d’État à l’Agence du revenu du Canada et aux Institutions financières ont écrit au Comité permanent des finances le 2 septembre pour proposer de se présenter devant le Comité dès que possible afin de discuter du plan de 100 jours de l’ARC visant à remédier aux retards dans les services et aux difficultés d’accès; dans le cadre de son étude du rapport du vérificateur général sur les centres de communication de l’ARC, le Comité permanent des comptes publics invite le ministre des Finances et du Revenu national et le secrétaire d’État à l’Agence du revenu du Canada et aux Institutions financières à comparaître devant le comité afin de faire le point sur les progrès réalisés à ce jour dans le cadre du Plan. » La motion a été adoptée à l’unanimité, sans débat.

Mardi 28 octobre 2025

Sujet de la réunion :
  • Rapport sur les centres de communication de l’Agence du revenu du Canada;
  • rapports d’automne 2025 sur les travaux du vérificateur général du Canada et du Comité
Membres participants :
  • LPC: Jean Yip, Anthony Housefather, Tom Osborne, Kristina Tesser Derksen
  • CPC: John Williamson (Chair), Ned Kuruc, Gérard Deltell, Stephanie Kusie
  • BQ: Sébastien Lemire
Témoins :

Agence du revenu du Canada

  • Hugo Pagé, sous-commissaire et administrateur supérieur des affaires financières, Direction générale des finances et de l’administration
  • Melanie Serjak, sous-commissaire, Direction générale de cotisation, de prestation et de service
  • Denis Skinner, sous-commissaire adjoint, Direction générale de l’informatique

Bureau du vérificateur général (BVG)

  • Andrew Hayes, sous-vérificateur général
  • Lucie Després, directrice

Services partagés Canada (SPC)

  • Scott Davis, sous-ministre adjoint, directeur principal des finances
  • Kristin Brunner, sous-ministre adjointe, Services numériques
  • Scott Jones, président
Résumé :
  • À la suite d’une motion adoptée à la réunion du Comité le 21 octobre 2025, le Comité a poursuivi son examen du rapport « Les centres de communication de l’Agence du revenu du Canada », publié par le BVG en octobre 2025 (la première réunion a eu lieu le 31 octobre 2025, où les seuls témoins étaient des représentants de l’ARC et du BVG). À la réunion d’aujourd’hui, des représentants de SPC, de l’ARC et du BVG sont présents. À la suite d’une motion adoptée lors de la réunion du 23 octobre 2025, le ministre des Finances et du Revenu national ainsi que le secrétaire d’État à l’Agence du revenu du Canada sont également invités à comparaître devant le Comité dans le cadre de cette étude.
Déclaration d’ouverture :
  • Dans sa déclaration d’ouverture, SPC accueille favorablement les constatations du BVG et accepte les recommandations. SPC explique qu’il fournit des solutions technologiques à environ 220 centres de communication de partenaires dans l’ensemble du gouvernement, ce qui comprend l’administration des contrats et la fourniture de l’infrastructure informatique aux centres de contact (les partenaires décident des fonctionnalités à activer, ce qui entraîne des coûts plus élevés). SPC fait une mise en garde que le BVG a examiné un contrat qui a été attribué il y a plus de dix ans, soit en 2015, bien avant l’arrivée des services infonuagiques. De plus, il fait valoir que la valeur minimale de 50 millions de dollars n’est pas, et n’a jamais été, une valeur estimative du contrat. Cette interprétation est erronée et donne une fausse impression. Un engagement minimum permet aux fournisseurs de garantir qu’ils pourront récupérer leur investissement initial. SPC précise ensuite que le contrat respecte le budget : en date de juin 2025, le coût total pour les dix premières années du contrat s’élevait à 190 millions de dollars. Les pouvoirs d’achat totaux de SPC pour ce contrat s’élèvent à 300 millions de dollars. De plus, SPC précise que les dépenses sont examinées régulièrement et surveillées à l’interne et par les ministères. SPC explique que les modifications apportées au contrat qui ont entraîné des hausses contractuelles reflètent une utilisation accrue par l’ARC, l’ajout de fonctions pour appuyer les agents et d’autres exigences opérationnelles des partenaires. SPC assure au Comité que le gouvernement en a eu pour son argent, et il accueille favorablement un audit plus approfondi par le BVG. Enfin, SPC explique qu’il collabore activement avec des représentants de l’industrie et des partenaires, y compris l’ARC, pour que les leçons apprises soient appliquées dans le contrat de remplacement en juillet 2025. Cela inclut une surveillance financière plus stricte et des rôles clairement définis pour SPC et l’ARC, ainsi qu’un contrat distinct pour l’ARC (ce qui permettra à l’ARC d’assurer un meilleur suivi de son utilisation et de ses coûts). L’ARC aura aussi accès à la gamme complète de fonctions commerciales actuelles et à venir offertes par le fournisseur, et elle bénéficiera d’une plus grande autonomie pour mettre en œuvre et gérer les fonctions à mesure que ses besoins évoluent, sans avoir à renégocier le contrat.
  • Dans la déclaration d’ouverture de l’ARC (prononcée par le sous-commissaire et administrateur supérieur des affaires financières, Direction générale des finances et de l’administration), le porte-parole décrit les étapes prises, en collaboration avec SPC, pour renforcer la gouvernance, clarifier les responsabilités et assurer une surveillance financière robuste. Il précise que, dans le contrat existant concernant les Services de centre de contacts hébergés (SCCH), SPC agit à la fois comme autorité contractante et autorité technique, tandis que l’ARC gère les opérations quotidiennes des centres de contact (et définit les exigences opérationnelles). L’ARC souligne qu’elle est d’accord avec les recommandations du BVG à l’égard de la surveillance du contrat et de la responsabilisation, et elle décrit les étapes qu’elle prendra pour aider SPC à appliquer ces recommandations, notamment préparer une entente sur la structure d’opérations et de partenariats contractuels, appliquer les leçons apprises au processus d’approvisionnement pour la nouvelle solution du centre de contact en tant que service (CCaS). L’ARC fait aussi remarquer que, dans le cadre du nouveau contrat d’approvisionnement, elle assumera le rôle d’autorité technique, ce qui lui permettra d’assurer une meilleure surveillance du rendement des services, de la prestation technique et de la facturation.
Période de questions et réponses :
  • Stephanie Kusie, membre conservatrice du Comité, demande comment les modifications au contrat d’IBM ont été communiquées au ministre et approuvées par ce dernier. SPC explique le processus de passation de marchés et la façon dont les modifications ont été apportées, y compris le plafond établi à 300 millions de dollars pour l’autorisation de dépenser (même si, en 2017, on prévoyait que la valeur du contrat atteigne 190 millions de dollars; Kusie demande à SPC de fournir les documents qui appuient cet énoncé). Kusie demande pourquoi des pénalités de rendement ne s’appliquaient pas à IBM. SPC dit qu’il a tiré une leçon de cette situation, car le contrat n’avait aucune modalité commerciale à cet égard. Kusie demande pourquoi les contrats et les factures n’étaient pas correctement examinés ou audités. SPC assure qu’il dispose de points de contrôle pour valider le travail.
  • Tom Osborne, membre libéral du Comité, demande de nouveau comment la valeur du contrat est passée de 50 millions de dollars à 190 millions de dollars. SPC explique que le montant de 50 millions de dollars était la valeur minimale requise pour que IBM puisse couvrir ses dépenses. La valeur de 190 millions de dollars englobait les commandes liées à l’utilisation du service (la valeur du contrat étant plafonnée à 300 millions de dollars). Osborne demande à SPC et à l’ARC d’expliquer les leçons tirées du contrat. SPC indique qu’il s’en tiendra dorénavant aux modalités d’un contrat commercial, abandonnant ainsi les demandes de services personnalisés qui ne sont pas déjà disponibles sur le marché. Il exigera aussi que les factures soient ventilées par entité. L’ARC ajoute que, en étant l’unique client du contrat, elle aura une plus grande souplesse pour adapter les services à ses besoins. De plus, la facturation simplifiée (« une seule facture ») facilitera la certification et clarifiera les rôles avec SPC.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, demande si une commission d’enquête est requise pour examiner davantage ce contrat. SPC souligne de nouveau que la valeur contractuelle se situe toujours dans la limite de la marge établie initialement. Il précise tout de même que cela posait problème lorsque le gouvernement demandait de recevoir des services uniques non disponibles sur le marché. Lemire interroge SPC au sujet des divers contrats (principalement celui conclu avec IBM) et lui demande s’il a eu recours à des processus d’appel d’offres – y compris une liste des dix plus grands fournisseurs utilisés. SPC offre de fournir cette information par écrit. Lemire demande les raisons pour lesquelles SPC fait appel à des entrepreneurs externes pour de tels projets. SPC explique que certains services/systèmes ne peuvent pas être conçus à l’interne.
  • Gérard Deltell, membre conservateur du Comité, fait référence à des reportages médiatiques sur l’affaire impliquant Distribution Carflex Inc. et le manque de vérification des remboursements versés par l’ARC. L’ARC dit comprendre les préoccupations soulevées et affirme qu’elle prend la sécurité au sérieux, ayant en place des contrôles de sécurité pour atténuer les risques entourant les transactions suspectes. Deltell demande quel est le seuil à partir duquel les remboursements sont automatiquement assujettis à un examen par un humain (remboursements supérieurs à 5 millions de dollars?). L’ARC ne peut pas fournir un chiffre précis en vue d’assurer l’intégrité de l’audit. Deltell demande combien d’autres cas semblables à celui de Distribution Carflex Inc. se trouvent devant les tribunaux. L’ARC affirme que, à sa connaissance, il n’y a aucun autre cas. Deltell demande si l’ARC a modifié son seuil après cet incident. L’ARC précise encore une fois ne pas pouvoir divulguer cette information, mais insiste sur le fait qu’elle travaille en étroite collaboration avec les institutions financières pour détecter et prévenir la fraude (Deltell exprime de la frustration à l’égard du fait que l’ARC a seulement pris connaissance du cas à la suite de l’intervention de la Banque TD).
  • Jean Yip, membre libérale du Comité, demande ce que fait SPC pour aider à assurer la surveillance et la prévention des pannes. SPC indique qu’il travaille avec le fournisseur pour régler les problèmes liés aux pannes. Yip demande si IBM a demandé des crédits de service en raison des pannes. SPC répète avoir tiré une leçon de cette situation et que, dorénavant, il établira des modalités commerciales. Yip demande aussi si les services auraient pu être fournis à l’interne. SPC souligne que l’utilisation de systèmes déjà disponibles sur le marché est plus efficace en raison des avancements technologiques rapides. Ces systèmes permettent aussi de répondre à la demande de l’ARC et des autres ministères.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, demande pourquoi l’ARC ne peut pas mieux détecter et prévenir la fraude dans les déclarations fiscales et les remboursements. L’ARC indique avoir mis en place de meilleurs contrôles pour détecter et prévenir de telles transactions frauduleuses. Lemire demande ensuite ce que fera l’ARC pour garantir que son robot conversationnel fournit des réponses fiables et exactes. L’ARC précise que sa plateforme actuelle est une version bêta qui fait l’objet d’essais et d’une surveillance. Dès que les essais confirmeront l’atteinte d’un certain niveau de fiabilité, le robot conversationnel pourra se défaire de son statut bêta.
  • Ned Kuruc, membre conservateur du Comité, répète ses préoccupations à l’égard du manque de validation des factures dans le cadre du contrat. L’ARC précise qu’elle n’approuve pas et n’examine pas les factures détaillées d’IBM, mais elle passe en revue les factures de SPC pour s’assurer que les montants sont raisonnables et respectent les dépenses prévues de l’ARC. SPC affirme avoir reçu une facture détaillée d’IBM et avoir utilisé son cadre de contrôle pour la valider. Kuruc souligne que les Canadiens ont été très mécontents des services atroces et de piètre qualité offerts par l’ARC en vertu du contrat d’IBM. Il demande aussi comment ces services vont être améliorés. L’ARC souligne que le contrat conclu avec IBM permettait d’ajouter de nouvelles fonctions, comme l’enregistrement et le routage des appels, et que l’ARC a également ajouté d’autres fonctions au contrat. L’ARC précise que le nouveau contrat conclu avec Bell permettra à l’ARC de mieux se concentrer sur les résultats.
  • Kristina Tesser Derksen, membre libérale du Comité, demande d’obtenir plus de renseignements sur l’incidence qu’aura le nouveau projet pilote de planification des appels de l’ARC sur les niveaux de service. L’ARC dit que ce service permettra aux Canadiens de planifier un rappel pour les questions liées au CIPH et aux paiements dus à l’ARC (MyBalance) (ce service a été très populaire depuis son lancement la semaine dernière). L’ARC dit qu’elle surveille l’utilisation de cette fonction pour voir si elle peut l’étendre à d’autres services. Tesser Derksen demande combien de rappels sont effectués et dans quel délai. L’ARC indique que, pour le CIPH, la norme de service est un rappel dans les deux jours ouvrables (elle précise que la fonction a été utilisée environ 1 000 fois depuis son lancement en septembre 2025). L’ARC souligne toutefois que, pour certains clients, cette fonction ne résoudra pas leurs problèmes liés au CIPH. L’ARC ajoute qu’elle a aussi lancé récemment un service de validation de l’identité numérique afin de réduire le besoin pour les Canadiens de demander ou de recevoir un code par la poste. Ce service a aussi été élargi pour traiter les problèmes liés aux comptes verrouillés (elle précise que le service a été utilisé 5 550 fois depuis son lancement la semaine dernière). Tesser Derksen demande comment l’ARC préviendra la fraude au moyen de ces outils de vérification numériques. L’ARC souligne être consciente de la menace de fraude, ce qui explique les essais approfondis et les contrôles rigoureux.
  • William Stevenson, membre conservateur du Comité, demande pourquoi l’ARC n’a pas utilisé auparavant une fonction de rappel pour les demandes de renseignements généraux. L’ARC précise qu’une fonction de rappel a déjà été mise en place auparavant pour les demandes de renseignements généraux. Stevenson demande alors comment l’ARC a déterminé le nombre d’agents requis pour les niveaux de service demandé. SPC dit qu’il était responsable de s’assurer que le service de base est disponible, mais que l’ARC était responsable de la dotation. Stevenson demande à SPC et à l’ARC de fournir une explication écrite des améliorations apportées dans le nouveau contrat. L’ARC et SPC acceptent de fournir cette information. Stevenson demande dans quelle mesure l’ARC a pris en considération les spécialistes en déclaration de revenus lorsqu’elle a apporté des changements à ses services et systèmes pour renforcer la prévention de la fraude. L’ARC reconnaît que certains changements apportés pour prévenir la fraude ont créé des frictions avec les spécialistes en déclaration de revenus, mais elle travaille en étroite collaboration avec les intervenants pour communiquer ces changements et harmoniser les efforts.
  • Anthony Housefather, membre libéral du Comité, s’informe au sujet de la valeur minimale du contrat (50 millions de dollars) et demande ce que cela signifie, en pratique, pour la récupération de l’investissement en capital d’IBM. SPC convient que cela n’était jamais une estimation contractuelle, mais plutôt une valeur minimale pour offrir une garantie financière au fournisseur. Housefather demande ensuite une explication de la façon dont la valeur des éléments a été déterminée dans le contrat. SPC indique que la valeur a été établie par élément/usage facturé par mois. Housefather demande quelle a été l’erreur de SPC lorsqu’il a fixé les pénalités sous les mesures de contrôle. SPC dit qu’il n’avait aucun équivalent commercial, car le gouvernement définissait sa propre terminologie et exigeait que certains services gouvernementaux soient utilisés (ce qui retirait la responsabilité d’IBM). SPC précise rectifier la situation dans le contrat actuel en utilisant une terminologie commerciale standard (non la terminologie ambiguë du gouvernement).
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, demande une liste des contrats conclus entre SPC et IBM depuis 2015 (et les dépassements budgétaires de ces contrats), ainsi que d’autres enjeux contractuels. SPC accepte de fournir ces renseignements
  • Gérard Deltell, membre conservateur du Comité, se plaint que les agents de l’ARC sont mal formés, ce qui est un problème découlant de la gestion. Deltell demande de nouveau quel était le seuil pour déterminer si l’audit est fait automatiquement par une machine ou s’il est fait par un humain. Encore une fois, l’ARC ne peut pas fournir une réponse. Deltell est déçu que l’ARC ne puisse pas lui répondre. L’ARC explique que le seuil est rajusté selon le niveau de risque. Deltell indique que l’ARC devrait lancer une enquête externe sur cet enjeu, étant donné l’absence de réponses aujourd’hui à l’égard du seuil utilisé pour déterminer si un remboursement est assujetti à un audit/examen humain ou s’il fera l’objet d’un examen automatisé. L’ARC explique que son logiciel est très sophistiqué lorsqu’il effectue ses examens. Deltell est étonné que l’ARC appelle ses systèmes « très sophistiqués » compte tenu de l’ampleur de la fraude impliquée dans le cas de Distribution Carflex Inc. L’ARC souligne que son système examine plusieurs variables.
  • Tom Osborne, membre libéral du Comité, demande à l’ARC quels sont ses plans pour améliorer l’exactitude des réponses fournies par les agents. L’ARC explique que les agents suivent une formation approfondie. Elle envisage aussi l’utilisation d’outils d’IA pour améliorer les réponses fournies par les agents (y compris la plateforme de Bell dans le cadre du nouveau contrat). Osborne demande comment l’ARC mesure l’exactitude des agents. L’ARC présume que sa propre évaluation de l’exactitude démontre un taux de 90 % pour les appels liés à un compte. L’ARC ajoute qu’elle améliorera la formation et l’encadrement des agents, en plus de mettre en place des processus automatisés d’examen de la qualité. L’ARC précise que ces améliorations feront partie des mesures prises pour répondre aux recommandations du BVG. Osborne demande comment les outils en libre-service sont surveillés pour garantir l’exactitude. L’ARC dit qu’elle surveille régulièrement ses outils pour assurer la qualité et la précision (y compris les essais de son robot conversationnel). L’ARC ajoute ensuite que ses centres d’appels traiteront les cas de plus en plus complexes, alors que les options en libre-service serviront à répondre aux questions plus simples.
  • Stephanie Kusie, membre conservatrice du Comité, demande combien de dépenses liées au contrat n’ont pas été vérifiées. SPC répond qu’un processus de vérification est en place et qu’il sera heureux d’en faire part au BVG pour son audit du contrat en 2026. Kusie demande au BVG pourquoi SPC et l’ARC n’ont pas fourni de documents attestant qu’ils ont vérifié les factures, et demande s’il est possible d’obtenir de tels documents. Le BVG dit n’avoir trouvé aucune preuve de validation de factures chez l’ARC (surtout en ce qui a trait à l’usage); SPC et l’ARC doivent montrer exactement ce que paient les Canadiens. SPC affirme qu’il appliquera les leçons tirées de cet audit au nouveau contrat conclu avec Bell Canada, y compris une meilleure transparence et un plus grand contrôle sur l’usage des fonctions précises par l’ARC. Il convient de fournir au BVG tous les documents demandés, car ils existent et auraient dû être fournis auparavant.
  • Jean Yip, membre libérale du Comité, demande si les retards liés au service de résolution de problèmes ont été résolus. L’ARC déclare que les normes de service sont revenues à des niveaux appropriés. Yip demande ensuite si les services de l’ARC pourront traiter la hausse des appels liés à la future initiative du gouvernement concernant la production automatique des déclarations de revenus. L’ARC explique qu’elle préparera sûrement des communications à l’intention des utilisateurs pour les communautés ciblées, et qu’elle veillera à ce que ses centres de contact puissent traiter les appels liés à cette initiative. Yip demande combien d’appels l’ARC examine pour évaluer l’exactitude et quels étaient les résultats pour les particuliers et les entreprises. L’ARC explique qu’elle examine plus de 100 000 appels par année et obtient un taux d’exactitude de plus de 90 % pour les questions propres à un compte (l’ARC offre de fournir d’autres renseignements, divisés entre « appels d’entreprise » et « appels de particuliers »). Yip demande si la formation des agents est continue. L’ARC déclare que, en effet, la formation est continue et elle est adaptée aux flux de travail à venir et aux nouvelles mesures fiscales.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, demande pourquoi le seuil lié à la production des déclarations de la TPS/TVH pour petites entreprises n’a pas été indexé depuis les années 1990. L’ARC offre de fournir une réponse par écrit, mais souligne que cela sera probablement une question pour le ministère des Finances. Lemire demande si l’ARC a toujours la capacité d’accepter et de produire des documents papier. L’ARC répond qu’elle a toujours cette capacité et qu’elle accepte encore les déclarations de revenus produites par voie papier.
  • Ned Kuruc, membre conservateur du Comité, repose la question pour savoir quel est le seuil actuel pour que l’évaluation soit faite par un humain. L’ARC explique qu’il y a plusieurs secteurs d’activité (impôt des entreprises, impôt des particuliers, taxes d’accise) et que les risques sont évalués pour chacun de ces secteurs (le seuil étant ajusté en conséquence). L’ARC souligne encore une fois qu’elle ne peut pas fournir de détails, car cela signalerait des failles aux fraudeurs qui cherchent à déjouer le système. Kuruc se plaint du fait que les reportages médiatiques indiquent que les déclarations de revenus sont régulièrement traitées sans examen par un humain, même lorsqu’il s’agit de montants élevés. Il demande au BVG s’il est nécessaire d’effectuer un examen externe des pratiques de l’ARC à cet égard. Le BVG déclare qu’il examine l’ARC régulièrement. La question qui se pose est plutôt de savoir dans quelle mesure les contrôles de l’ARC sont efficaces et s’il faut les rajustés. Le BVG précise aussi que le Comité devrait envisager d’autres moyens de reddition de compte pour l’ARC si cette dernière est réticente de fournir des renseignements publiquement pour des raisons de sécurité.
  • William Stevenson, membre conservateur du Comité, demande comment l’ARC corrige les erreurs commises par ses contrôles automatisés. L’ARC explique que, lorsque de telles erreurs se produisent, elle examine les leçons qu’elle peut en tirer. Stevenson demande pourquoi les améliorations de l’ARC se sont produites soudainement après le lancement du plan de 100 jours. L’ARC affirme qu’elle avait déjà pris diverses étapes avant le plan, mais qu’elle accorde maintenant toute son attention à cet enjeu depuis le lancement du plan. Elle ajoute que l’automne est aussi une période creuse où les volumes d’appels sont forcément plus faibles.
  • Kristina Tesser Derksen, membre libérale du Comité, demande quelle pondération devrait être accordée à l’exactitude dans l’évaluation des agents, étant donné que le taux actuel est 9 %. Le BVG affirme que le taux actuel ne reflète pas un fort engagement au service, mais que cela est un enjeu que l’ARC doit elle-même aborder. Il précise tout de même que l’exactitude devrait avoir une cote plus élevée.
  • Anthony Housefather, membre libéral du Comité, s’interroge également sur la question des seuils utilisés par l’ARC, et il demande si l’ARC a tiré des leçons du cas de Distribution Carflex Inc., y compris l’utilisation de seuils standard pour déclencher un examen humain. L’Agence explique qu’elle ajuste ses pratiques en fonction de la fraude signalée, mais qu’elle ne peut pas fournir plus de détails. Housefather exprime sa frustration à l’égard du fait que l’ARC refuse de répondre à cette question. Il demande encore une fois si des seuils standard seraient utilisés, peu importe le risque. L’ARC offre de fournir une réponse par écrit.
  • Le président demande au BVG de fournir une déclaration de clôture et ses réflexions sur le fait que l’ARC et SPC semblent miner les constatations du BVG avec leur évaluation excessivement positive de la situation, surtout que tous les députés entendent depuis longtemps des plaintes à l’égard de l’ARC. Le BVG souligne de nouveau qu’il examinera le contrat lors d’un audit futur en 2026. Le BVG ajoute qu’il a de la difficulté à comprendre que l’ARC et SPC seraient en désaccord avec ses constatations étant donné qu’ils ont fourni la majorité des renseignements et ont confirmé leur accord avec les faits et les constatations. Le BVG indique que les commentaires de l’ARC visant à réfuter les constatations sont douteux, car l’ARC a reçu de mauvais résultats en 2017, et les résultats fournis par l’ARC à l’égard des demandes de renseignements généraux étaient également mauvais. Le BVG indique qu’il faudrait examiner les affirmations de l’ARC à l’égard du taux élevé d’exactitude, car ce taux n’inclut pas les personnes qui n’ont pas été en mesure de joindre un agent et représente seulement 2 % des appelants, et ce, pour une période où il y avait de plus en plus de plaintes à l’égard de l’ARC. Le BVG demande aussi pourquoi l’ARC fait autant d’erreurs liées aux transactions (p. ex. le service Mon dossier). Le BVG indique que les résultats du plan de 100 jours sont prometteurs, mais il tient à préciser qu’il s’agit d’une période où le volume d’appels est faible. Il demande si ces résultats vont se maintenir pendant la période de production des déclarations de revenus.

Jeudi 4 décembre 2025

Sujet de la réunion :
  • Rapport sur les centres de communication de l’Agence du revenu du Canada;
  • rapports d’automne 2025 sur les travaux du vérificateur général du Canada et du Comité
Membres participants :
  • PLC : Jean Yip, Anthony Housefather, Tom Osborne, Kristina Tesser Derksen
  • PCC : John Williamson (président), Ned Kuruc, Gérard Deltell, William Stevenson
  • BQ : Sébastien Lemire
Témoins :
  • L’honorable Wayne Long, secrétaire d’État (Agence du revenu du Canada et institutions financières)
  • Agence du revenu du Canada (Jean-François Fortin, commissaire délégué)
Résumé :
  • À la suite d’une motion adoptée à la réunion du Comité le 21 octobre 2025, le Comité a poursuivi son examen du rapport « Les centres de communication de l’Agence du revenu du Canada », publié par le BVG en octobre 2025. Il s’agit de la troisième réunion du Comité sur la question, les réunions antérieures ayant eu lieu les 23 octobre 2025 et 28 octobre 2025. Le secrétaire d’État a été expressément invité à comparaître devant le Comité, à la suite d’une motion adoptée à la réunion du 23 octobre 2025.
Déclaration d’ouverture :
  • Le Secrétaire d’État (« le Secrétaire ») prononce une brève déclaration d’ouverture dans laquelle il reconnaît que tous les députés et lui-même ont entendu les préoccupations plus tôt cette année à l’égard des difficultés à communiquer avec l’ARC, surtout les longs temps d’attente. Le Secrétaire explique que, après son entrée en fonction en mai 2025, il a été informé des problèmes avec le service de résolution de problèmes et les temps d’attente extrêmement longs. Il s’est vite mis à l’œuvre pour remédier à la situation, notamment en ajoutant entre 50 et 60 agents au service, ce qui a aidé à réduire les temps d’attente à des niveaux qui respectent les normes de service (5 jours pour l’obtention d’une réponse et 15 jours pour la résolution). Le Secrétaire déclare que cela lui a démontré que l’ARC peut connaître du succès si elle définit clairement le problème, y porte toute son attention et attribue les ressources adéquates pour corriger la situation. Il note que cet examen a levé le voile sur de plus grands problèmes à l’ARC, ce qui l’a poussé à insister sur la mise en place du Plan d’amélioration des services de 100 jours de l’ARC (« le Plan »). Il parle brièvement des différents piliers du Plan, notamment offrir plus de renseignements en ligne pour aider à réduire les volumes d’appels, aborder en amont les facteurs générateurs d’appels et accélérer la modernisation du service. Il précise que, dans le cadre du Plan, l’ARC donnait déjà suite aux constatations et recommandations formulées dans le rapport du BVG. Il souligne que, maintenant, l’accent est mis sur la mise en place d’un plan à long terme (sur cinq ans) pour veiller à ce que l’ARC offre dorénavant le service que les Canadiens exigent et méritent. Enfin, le Secrétaire insiste sur le fait que, désormais, il sera responsable du rendement de l’ARC.
Période de questions et réponses :
  • Gérard Deltell, membre conservateur du Comité, note que le Parti libéral est au pouvoir depuis plus d’une décennie, période au cours de laquelle la qualité du service de l’ARC a détériorée. Le Secrétaire souligne qu’il est entré en fonction en mai 2025 et qu’il concentre ses efforts sur la résolution de problèmes à venir, et non sur ce qui est déjà dans le passé. Il explique que le Plan montre des progrès remarquables, ce qui témoigne du fait que l’ARC se concentre davantage sur les résultats obtenus. La priorité est maintenant de faire la transition des solutions temporaires à court terme du Plan vers des solutions à long terme. Deltell se plaint que les anciens ministres libéraux du Revenu national n’ont rien fait pour améliorer la situation après l’audit du BVG menée en 2017, lequel révélait des problèmes semblables avec les centres d’appels de l’ARC. Le Secrétaire défend le rendement des anciens ministres. Deltell demande ensuite au Secrétaire s’il a assisté aux réunions du Cabinet et s’il avait des pouvoirs décisionnels. Le Secrétaire confirme qu’il a bel et bien assisté aux réunions du Cabinet et qu’il exerçait des pouvoirs décisionnels. Enfin, Deltell demande pourquoi l’ARC a permis à Brookfield de ne pas payer tout l’impôt dû au Canada. Le Secrétaire note qu’il ne peut pas se prononcer sur des cas fiscaux individuels.
  • Anthony Housefather, membre libéral du Comité, félicite le Secrétaire d’avoir utilisé des perspectives d’affaires pour régler les problèmes de l’ARC. Il ajoute qu’il a souvent été étonné d’entendre à quel point le service de l’ARC est médiocre comparativement à celui de Revenu Québec. Housefather demande ensuite au Secrétaire le type de ton qu’il adopte pour régler les problèmes à l’ARC. Le Secrétaire précise que le ton est donné par la haute direction. De plus, il n’est pas une personne qui se contente du statu quo. Bien que, dans l’ensemble, il accepte les constatations du BVG, il affirme toutefois que l’ARC a un taux de rendement très élevé en matière d’exactitude pour les 80 % des appels qu’elle reçoit qui portent sur un compte précis (le BVG a même admis que ces types d’appels atteignaient des taux d’exactitude de 90 %). Il minimise également les constatations du BVG à l’égard de la faible exactitude des appels pour les demandes de renseignements généraux, soulignant que le BVG s’est fondé sur un petit échantillon (160 appels), alors que l’échantillon beaucoup plus grand utilisé par l’ARC a démontré un taux d’exactitude nettement plus élevé. Le Secrétaire insiste sur le fait qu’il veut que les Canadiens comprennent que l’ARC offre un service de classe mondiale et des renseignements exacts. Housefather demande ensuite à l’ARC quels sont ses plans pour offrir une meilleure formation et des renseignements plus justes aux agents. Le Secrétaire mentionne que l’ARC travaille à mettre ses agents sur la voie du succès grâce à son Plan (p. ex. elle prolonge des contrats et attribue un financement accru aux zones sensibles), efforts ayant déjà réalisé des progrès remarquables.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, se plaint brièvement que le ministre des Finances et du Revenu national n’est pas présent. Il demande ensuite pourquoi l’ARC privilégiait les contrats à court terme par le passé, ce qui ne permet pas d’offrir une formation adéquate aux agents et pourrait contribuer aux faibles taux d’exactitude. Le Secrétaire note, encore une fois, ne pas pouvoir se prononcer sur les décisions antérieures, mais il précise que, dorénavant, l’ARC travaillera à réaffecter les ressources aux bons secteurs, tel qu’il est démontré par la prolongation des contrats de 770 agents pour appuyer le Plan. Il explique aussi que, à l’approche de la période de production des déclarations de revenus, l’ARC s’assurera que nous disposions des ressources adéquates pour réduire les obstacles et assurer un déroulement plus harmonieux. Il ajoute que le plan quinquennal à long terme de l’ARC veillera à ce que l’ARC devienne la norme de référence pour les pays du G7, surtout avec le nouveau système de téléphonie de Bell Canada. Lemire demande à l’ARC de confirmer si elle prévoit faire d’autres coupures, comme il a eu lieu au cours des dernières années. Le Secrétaire répond que l’ARC avait eu la tâche de mettre en place divers programmes au cours de la pandémie de COVID-19, après quoi elle a dû réduire ses effectifs à mesure que ces programmes ont pris fin. L’ARC s’efforce maintenant de cerner les zones sensibles pour déterminer si la réaffectation de ressources est nécessaire. Il mentionne aussi le travail visant à inciter davantage de Canadiens à utiliser les outils numériques, surtout en ce qui a trait aux problèmes liés au déverrouillage de comptes de l’ARC.
  • Ned Kuruc, membre conservateur du Comité revient sur des commentaires antérieurs formulés par le Secrétaire au sujet des services de l’ARC étant pire que jamais. Il se demande pourquoi le Secrétaire semble maintenant contester le rapport du BVG. Il demande ensuite si le Secrétaire est d’accord avec le rapport du BVG. Le Secrétaire explique que, même s’il accepte le rapport du BVG, il n’est pas forcément d’accord avec toutes les constatations liées aux taux d’exactitude. Kuruc se renseigne au sujet des retards de traitement des demandes de CIPH. Le Secrétaire reconnaît que le traitement de ces demandes prend maintenant dix semaines, au lieu de la norme de service de huit semaines.
  • Jean Yip, membre libéral du Comité, demande d’obtenir des détails sur le Plan. Le Secrétaire précise que le Plan vise à mieux cibler le travail au sein de l’ARC afin d’offrir un meilleur service aux Canadiens, et ce, grâce à des initiatives qui permettent entre autres de prolonger les contrats des agents, d’accroître les options de services numériques pour que les personnes puissent faire davantage de tâches en ligne (déverrouiller des comptes, effectuer des paiements, etc.). Le Secrétaire ajoute qu’il est un fervent partisan du projet pilote de planification des appels de l’ARC, car cet outil s’annonce fort prometteur. Il le décrit comme étant un développement important et précise que le projet pilote actuel axé sur le CIPH obtient des commentaires positifs et de bons résultats. Enfin, il parle brièvement des efforts déployés pour réduire les facteurs générateurs d’appels et pour moderniser le service (précisant que la transition du système de téléphonie d’IBM vers celui de Bell Canada aura lieu en 2026, ce qui est plus tôt que prévu, et que cela permettra d’offrir des systèmes plus modernes alimentés par l’IA). Yip demande ensuite si les temps d’attente pour les appels provenant des entreprises se sont améliorés grâce au Plan. Le Secrétaire clarifie que les appels provenant des entreprises affichent des temps d’attente différents de ce qui est déclaré dans le Plan.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, demande au Secrétaire de préciser exactement ce qu’il rejette du rapport du BVG. Le Secrétaire explique que la faille du rapport du BVG est le petit échantillon de 160 appels utilisé pour déterminer que, dans l’ensemble, l’ARC fournit de mauvais renseignements. Cela pourrait inciter les gens à ne pas appeler l’ARC. Il promet tout de même que l’ARC va donner suite aux constatations du rapport pour tenter d’améliorer ses services.
  • William Stevenson, membre conservateur du Comité, demande si le Secrétaire accepte les recommandations du BVP. Le Secrétaire dit qu’il accepte des recommandations précises du BVG. Stevenson demande ensuite si le Secrétaire est responsable des décisions prises par l’ARC. Le Secrétaire souligne que le rôle de l’ARC diffère du rôle du ministre/Secrétaire. L’ARC exerce ses activités sans lien de dépendance (il note toutefois avoir une excellente relation avec le Commissaire et d’autres représentants de l’ARC). Stevenson demande ensuite si l’ARC a accru la formation offerte aux agents à la suite de la publication du rapport du BVG. Le responsable de l’ARC explique que la formation des agents est un processus continu et que l’ARC cherche toujours à l’améliorer. Enfin, Stevenson cherche à obtenir une assurance que l’ARC continuera d’aider les aînés et les autres personnes sans accès à un ordinateur qui produisent leurs déclarations en format papier. Le Secrétaire promet que l’ARC aura toujours des centres d’appels sains et bien dotés en personnel pour répondre aux appels des Canadiens.
  • Tom Osborne, membre libéral du Comité, pose une question générale sur les améliorations apportées à l’ARC dans le cadre du Plan. Le Secrétaire mentionne de nouveau qu’il est entré en fonction en mai 2025 et que ces premières tâches consistaient à régler les enjeux liés au service de résolution de problèmes, ce qui a mené à la création du Plan. Il insiste sur le fait que l’ARC dispose maintenant d’une orientation claire, ce qu’elle n’avait pas depuis longtemps, et qu’elle prend des mesures essentielles pour régler les enjeux. Il ajoute qu’il va inciter l’ARC à cerner d’autres zones sensibles, comme des enjeux avec les comptes de l’ARC verrouillés et d’autres problèmes, dans le but de réduire le nombre d’appels. Il ajoute que, même si le Plan a été un succès, il est maintenant temps d’envisager un plan à long terme.
  • Gérard Deltell, membre conservateur du Comité, se plaint de nouveau de l’ancienne ministre du Revenu sous le gouvernement libéral. Il se demande pourquoi quelqu’un essayerait de défendre ce qui est indéfendable. Le Secrétaire salue les travaux antérieurs effectués par la ministre. Deltell est d’avis qu’il est étonnant que le Secrétaire ne soit pas d’accord avec le rapport du BVG, étant donné les commentaires antérieurs qu’il a formulés concernant les services de l’ARC étant pires que jamais. Le Secrétaire explique que la période visée par le rapport du BVG précédait son entrée en fonction. Il est d’accord que les services n’étaient pas bons à ce moment précis, et précise qu’il n’accepte le rapport du BVG que dans ce contexte. Il insiste encore une fois à accorder son attention à l’avenir.
  • Sébastien Lemire, membre du BQ du Comité, demande pourquoi les évaluations de rendement des agents sont plutôt axées sur l’horaire de travail et les pauses que sur l’exactitude. Il demande ensuite si la pondération va être modifiée. Le représentant de l’ARC assure que l’Agence examine des façons pour améliorer l’exactitude (p. ex. en accordant une plus grande pondération à l’exactitude dans les évaluations).
  • Kristina Tesser Derksen, membre libérale du Comité, demande d’obtenir plus de renseignements sur les travaux de l’ARC au-delà du Plan, y compris les travaux avec d’autres ministères. Le Secrétaire fait part de son enthousiasme à l’égard du nouveau robot conversationnel alimenté par l’IA de l’ARC, car ce nouveau robot conversationnel devrait réduire les volumes d’appels en fournissant aux Canadiens des renseignements plus opportuns.

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2026-06-22