Fonctions mentales nécessaires aux activités de la vie courante

Une personne est considérée comme ayant une limitation marquée dans sa capacité d'effectuer les fonctions mentales nécessaires aux activités de la vie courante (décrites ci-dessous) si, même à l'aide de soins thérapeutiques, d'appareils (par exemple, aide-mémoires, technologie adaptée, thérapie cognitive du comportement) et de médicaments appropriés, elle remplit les deux critères suivants :

Les fonctions mentales nécessaires aux activités de la vie courante comprennent :

Une déficience concernant la résolution de problèmes, l'atteinte d'objectifs ou le jugement qui limite de façon marquée l'apprentissage fonctionnel à l'autonomie, toujours ou presque toujours (au moins 90 % du temps), serait admissible.

Il est important de mentionner ce qui se produit à la maison et en collectivité, et pas seulement ce qui ce produit en milieu de travail ou scolaire.

Exemples pour les fonctions mentales nécessaires aux activités de la vie courante

Exemples 

Exemple 1

Agnès est incapable de se conformer aux traitements prescrits.

Exemple 2

Gérald vit de façon autonome dans plusieurs domaines de sa vie. Toutefois, même en prenant des médicaments et en suivant une thérapie, il doit recevoir quotidiennement du soutien et de la supervision, parce qu'il ne peut pas exactement interpréter son environnement.

Exemple 3

Pascal ne peut pas faire une transaction quotidienne simple, tel un achat à l'épicerie, sans l'aide d'une autre personne.

Exemple 4

Lucie éprouve des épisodes psychotiques à de nombreuses reprises dans l'année. Étant donné l'imprévisibilité de ses épisodes psychotiques et les autres symptômes de sa déficience (par exemple, manque d'initiative ou de motivation, comportement et langage désorganisés), elle a continuellement besoin de surveillance quotidienne.

Exemple 5

Richard est incapable d'exprimer ses besoins ou d'anticiper les conséquences de son comportement lors de ses interactions avec les autres.

 
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Transcription

Formats de remplacement : MPG4, WEBM

Pour certaines personnes, effectuer les fonctions mentales nécessaires aux activités de la vie courante peut poser un défi.

Dans le premier exemple, une personne se présente à son troisième rendez-vous de suivi chez le médecin concernant la dépression clinique dont elle souffre depuis les trois derniers mois.

Le médecin : « Depuis votre dernière visite, le médicament que je vous ai prescrit a-t-il changé quelque chose? »

Le patient : « Je me sens maintenant un peu plus stable sur le plan émotif et je pleure moins qu'avant. Toutefois, j'éprouve encore des difficultés importantes à dormir. Pendant la journée, j'ai encore de la difficulté à me concentrer. J'ai aussi de la difficulté à me rappeler de faire les tâches quotidiennes essentielles. Quand je sors de chez moi, je me sens mal. »

Le médecin : « Habitez-vous encore seul? »

Le patient: « Oui, mais un membre de la famille et plusieurs amis viennent me visiter ou m'appellent quelques fois par semaine. »

Le médecin: « Avez-vous ressenti des effets secondaires inacceptables à la suite de la prise du médicament? »

Le patient: « Non. »

Le médecin: « Bon. Continuez à prendre le médicament et revenez me voir dans environ un mois. Bien entendu, si un des symptômes empire, revenez me voir plus tôt. »

Bien que cette personne ait évidemment de la difficulté avec certaines fonctions mentales, elle parvient tout de même à vivre seule et ne peut pas en ce moment être considérée comme ayant une limitation marquée. La condition médicale n'est pas encore prolongée, c'est-à-dire qu'elle ne dure pas depuis une période continue d'au moins 12 mois et il n'est pas prévu que ce sera le cas. Par conséquent, cette personne ne serait pas admissible au crédit d'impôt pour personnes handicapées.

Dans le deuxième exemple, un parent et un jeune enfant sont à un rendez-vous de suivi chez le médecin pour discuter des problèmes comportementaux continus de l'enfant.

L'enfant est agité et regarde autour de lui tout au long de la consultation.

Le médecin: « Ça fait près de deux mois que je vous ai vus vous et votre enfant. Je crois que c'était à la fin de l'année scolaire. Le médicament et la thérapie que j'ai prescrits ont-ils changé quelque chose dans le comportement de votre enfant? »

Le parent: « Bien, il y a eu un peu moins de problèmes à l'école, mais la plus grande différence est à la maison. »

Le médecin : « Comment vas-tu? »

L'enfant ne porte pas attention, il regarde les différentes affiches contre le mur.

L'enfant : « Désolé, qu'est-ce que vous avez dit? »

Le médecin: « Comment vas-tu? »

L'enfant: « Assez bien, je crois. »

Le médecin: « Profites-tu de tes vacances d'été? Joues-tu avec les autres enfants? »

L'enfant regarde le parent pour obtenir son approbation et quand ce dernier fait un signe de la tête, il dit : « Oui, j'aime beaucoup aller au parc et jouer au baseball avec les autres enfants. »

Le médecin : « Bien, continuez à prendre le médicament et à suivre la thérapie. Revenez me voir dans quelques mois. »

Le médecin met à jour le dossier.

Bien que l'état de l'enfant persiste depuis plus d'un an et persistera sans doute dans un avenir prochain, son état s'améliore en raison du médicament et de soins thérapeutiques. Étant donné qu'il y a clairement une différence entre l'école et la maison, la déficience ne peut pas être considérée comme étant toujours ou presque toujours présente. Par conséquent, cet enfant ne serait pas admissible au crédit d'impôt pour personnes handicapées.

Dans le troisième exemple, un patient qui souffre de diabète de Type 1 est accompagné d'un ami lors d'une visite de suivi chez le médecin au cours de l'hiver.

Le médecin: « Ça fait environ un mois depuis que je vous ai vu la dernière fois. Comment allez-vous aujourd'hui? »

Le patient: « Bien, merci. Je viens de jouer au golf.»

Le médecin (un peu étonné) demande au patient : « Jouiez-vous à un des terrains d'exercice de golf intérieurs? »

Le patient: « Non, j'ai joué 18 trous au nouveau terrain de golf de l'autre côté de la ville.»

Le médecin regarde l'ami du patient pour vérifier ses dires. L'ami fait signe que non de la tête à deux reprises. Le médecin fait une note au dossier et demande : « Puis-je voir le carnet que vous utilisez pour enregistrer vos niveaux de glucose et l'utilisation de votre insuline? »

Le patient regarde son ami.

L'ami: « J'ai dû faire les tests, tenir le journal et donner les injections. »

Le médecin : « Vos résultats sont élevés le matin depuis quelques jours. Que mangez-vous ordinairement pour le petit-déjeuner? »

Le patient: « Je n'ai pas mangé depuis hier. »

L'ami intervient et dit au médecin : « Aujourd'hui, je lui ai servi un petit verre de jus d'orange, un petit bol de gruau, une rôtie et une tasse de thé. »

Le médecin demande à l'ami : « Avez-vous remarqué une amélioration de la perte de mémoire à court terme de votre ami depuis qu'il a commencé à prendre le médicament? »

L'ami: « Non, pas vraiment. »

Le médecin met à jour le dossier.

Dans le troisième exemple, le patient souffre d'une déficience sévère et prolongée qui touche son fonctionnement adaptif et sa mémoire toujours ou presque toujours. En outre, il ne peut pas vivre seul. Par conséquent, le patient serait admissible au crédit d'impôt pour personnes handicapées.

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