Introduction au rapport annuel du l’UII 2018-2019

Rodney Ghali, Secrétaire adjoint du Cabinet Unité de l’impact et de l’innovation, Bureau du Conseil privé

J’ai le plaisir de vous présenter le rapport annuel de l’Unité de l’impact et de l’innovation 2018-2019. Nous avons eu une année occupée et productive. Ce billet de blogue ainsi que le rapport renferment certains des éléments clés des travaux de l’UII.

L’Unité de l’impact et de l’innovation est composée de fonctionnaires très compétents et dévoués qui visent à offrir les meilleurs programmes et politiques possible en adoptant une approche « axée sur la mission » en matière de transformation du gouvernement. L’hypothèse au cœur de notre travail est qu’un accent continu sur les méthodes fondées sur les résultats et le travail horizontal à l’échelle du gouvernement et des secteurs nous permet d’obtenir des résultats améliorés et mesurables pour la population. Ceux qui travaillent avec le gouvernement et au sein de celui-ci savent que ce n’est pas toujours ainsi que nous travaillons.

Nous comprenons que nous gérons les fonds publics et devons assumer les responsabilités que cela sous-entend. Ainsi, il nous appartient de moderniser nos approches relatives aux politiques et aux programmes afin qu’ils soient axés sur l’atteinte de résultats collectifs, et montrent une valeur ajoutée et une incidence significative. C’est pourquoi nous avons continué de jouer un rôle actif dans le mouvement mondial des gouvernements qui s’efforcent d’intégrer des méthodes courantes telles que les prix et défis, l’introspection comportementale, ainsi que les modèles de financement de paiement rémunération au rendement et de paiement à la réussite. La promesse de ces méthodes est qu’elles concentrent les efforts non pas sur le processus ou les extrants d’un programme, mais plutôt sur la définition claire du résultat recherché et sur l’adoption d’une approche multisectorielle pour y parvenir.

Ces approches exigent de nouveaux modèles de partenariat où le gouvernement, les organismes sans but lucratif et le secteur privé doivent travailler très différemment ensemble. Nous croyons fermement qu’un engagement solide, ainsi qu’une conception et une élaboration conjointes, constitue le meilleur moyen d’y parvenir.

L’exercice 2018-2019 a été notre première année complète avec Impact Canada, notre principale plateforme pour réaliser ce travail. Avec l’aide de partenaires nationaux et internationaux, nous avons passé de nombreuses heures à élaborer et à parfaire les méthodes afin de faire en sorte que les approches que nous adoptons sont saines, fondées sur les faits probants et rigoureuses dès leur conception. 

Sans surprise, le gouvernement dans son ensemble n’est pas prêt à adopter cette façon de faire, mais nous avons observé de grandes parties qui le sont. Le changement est difficile et peut déstabiliser certaines personnes. Notre perception du risque collectif n’est pas calibrée comme il se doit. Nous ne devons pas faire d’amalgame entre la nouveauté et le risque. Nous devons plutôt toujours remettre en question le statu quo, comprendre les risques inhérents à celui-ci, et reconnaître quand nous devons, de façon responsable, mettre à l’essai quelque chose de nouveau pour atteindre l’objectif stratégique désiré. Ultimement, nous devons adopter une approche plus itérative en matière de conception et d’exécution de politiques et de programmes.

Nous continuons de travailler fort pour passer du concept à la mise en œuvre, et pour illustrer les possibilités et faire accepter ces méthodes à plus grande échelle.

Nous sommes encore aux premières étapes et nous ne pouvons pas faire état de suffisamment de résultats concrets, mais de grandes améliorations ont été apportées aux processus. Les intervenants externes nous ont fait part de commentaires positifs à propos de ce nouvel aspect du gouvernement. De plus, nous avons reçu des indications selon lesquelles nos méthodes attirent des intervenants non traditionnels, attraction fondée sur la prémisse que les nouveaux joueurs peuvent nous mener à de meilleures solutions qui n’ont pas encore été envisagées.

Ces méthodes ne constituent pas une solution miracle ni la réponse à toutes les difficultés en matière de politiques publiques. Nous avons mûrement réfléchi au choix des projets pour couvrir les secteurs des politiques sociales, économiques et environnementales, grandes et petites, afin qu’au moment de passer à l’évaluation des impacts, nous disposions d’une compréhension accrue des mesures (efficacité, public cible et circonstances connexes). Voilà pourquoi nous mettons également au point des méthodologies de mesure des impacts pour évaluer les progrès, afin que nous soyons à même de tirer des leçons et de nous améliorer de façon continue.

L’année dernière a été remplie d’excitation, de promesses et de grands efforts. C’est pourquoi j’aimerais personnellement remercier mon équipe et mes collègues du Bureau du Conseil privé, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, du Service correctionnel du Canada, de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, d’Emploi et Développement social Canada, de Finances Canada, de Pêches et Océans Canada, de Santé Canada, de Patrimoine canadien, de Services aux Autochtones Canada, d’Infrastructure Canada, de Ressources naturelles Canada, de Sécurité publique Canada et du Secrétariat du Conseil du Trésor. Je tiens à offrir un grand merci également à notre comité consultatif et à tous nos partenaires externes qui ont collaboré avec nous et ont contribué à orienter notre travail.

Nous nous attendons à une autre année excellente et productive, alors que nous continuons tous à travailler pour améliorer la vie des Canadiennes et des Canadiens.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :