Allocution de la ministre Monsef à l’occasion de l’annonce du financement versé au Centre de planning des naissances d'Ottawa 

Discours

Le 6 mars 2017 - Ottawa (Ontario)

La version prononcée fait foi

Avant de commencer, j’aimerais rendre hommage à la nation algonquine puisque nous sommes rassemblés sur son territoire traditionnel.

Je suis ravie d’être avec vous aujourd’hui. Mon annonce concerne un projet important qui va changer la vie de femmes et de famille dans cette ville.

Je tiens d’abord à remercier nos hôtes, l’équipe de Planning des naissances d’Ottawa — son personnel, ses bénévoles, de même que ses partisanes et partisans.

Au service de la collectivité depuis 1964, Planning des naissances a contribué à faire d’Ottawa une ville où il fait bon vivre.

Par ses services d’éducation, de counseling et d’information, l’organisme continue d’appuyer la santé sexuelle et reproductive de nombreuses personnes dans la collectivité.

Comme chacune et chacun de nous le sait fort bien, la santé et les droits sexuels et reproductifs sont fondamentaux.

Mais pour que les femmes puissent exercer pleinement ces droits, elles doivent pouvoir vivre à l’abri de toute forme de violence.

Il nous faut mettre fin à la pratique de la coercition en matière de sexualité et de santé reproductive dans les relations.

Voilà pourquoi je suis heureuse d’annoncer que le gouvernement du Canada versera à Planning des naissances d’Ottawa 285 000 $ pour la réalisation d’un nouveau projet dans la région d’Ottawa.

D’une durée de trois ans, le projet vise à améliorer les services offerts aux femmes qui ont été victimes d’une violence fondée sur le sexe niant leurs droits en matière de reproduction.

Le projet luttera tout particulièrement contre la coercition sexuelle ou reproductive.

Il repose sur deux principes auxquels nous croyons : 

  • Personne ne devrait forcer autrui à avoir des pratiques sexuelles malsaines ou l’empêcher d’exercer ses droits génésiques;
  • Aucune femme ne devrait être forcée d’avoir un enfant, de se faire avorter ou d’adopter des pratiques sexuelles malsaines.

Dans le cadre de projet, on s’efforcera d’améliorer la collaboration entre les principaux intervenants locaux, y compris une gamme de prestataires de services qui œuvrent pour mettre fin à la violence faite aux femmes et à leurs problèmes de santé.

Le projet vise à élaborer et mettre en œuvre un protocole et des lignes directrices communes en matière de dépistage et d’intervention, pour aider les femmes victimes d’une telle violence dans la région d’Ottawa à reprendre le contrôle sur leur santé sexuelle et reproductive.

Une communauté de pratique sera créée dans le but d’assurer un échange constant de connaissances entre les prestataires de services.

Le projet prévoit également l’élaboration d’une stratégie nationale pour assurer la diffusion de l’information, du matériel et des ressources au sein de collectivités ciblées au Canada.

La raison qui nous motive à agir de la sorte aujourd’hui est bien simple.

Si une femme ou une fille n’est pas en sécurité dans son domicile, son milieu de travail ou sa ville, il lui est impossible de réaliser son plein potentiel.

Pour sa famille, les conséquences peuvent être tout aussi désastreuses.

Si nous n’agissons pas, les effets pourraient se répercuter sur plusieurs générations.

La violence fondée sur le sexe demeure, pour plusieurs raisons, l’un des principaux obstacles à l’égalité entre les sexes.

Nous avons le pouvoir et le devoir d’en faire davantage pour assurer aux femmes un avenir prometteur, et ce, tant aux premières lignes, comme bon nombre d’entre vous qui êtes engagées dans la prestation de services, qu’au Parlement et dans l’administration publique, comme je le fais.

Le projet que nous annonçons aujourd’hui nous permet de conjuguer nos efforts.

Il s’inscrit dans la démarche pluridimensionnelle adoptée par le gouvernement du Canada pour contrer la violence fondée sur le sexe, qui touche encore beaucoup trop de femmes dans nos collectivités.

Le gouvernement fédéral a respecté sa promesse de mettre sur pied une commission d’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

La commission se penchera sur les causes systémiques de la violence faite aux femmes et aux filles autochtones et tâchera d’expliquer leur plus grande vulnérabilité à l’égard de cette violence en examinant les tendances et facteurs sous-jacents. Elle déposera ensuite un rapport.

Par l’entremise de Condition féminine Canada, nous investissons dans un projet du Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes qui examine les multiples rôles que joue le secteur dans le soutien aux victimes.

Dans le budget de 2016, le gouvernement s’est engagé à consacrer d’importantes ressources à l’amélioration de l’accès aux refuges et aux maisons de transition pour les femmes qui fuient la violence et leur famille.

Enfin, l’une des priorités du gouvernement est l’élaboration d’une stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe, stratégie que nous prévoyons publier au cours des prochaines semaines.

Quel résultat attendons-nous de nos efforts collectifs?

Nous espérons créer un pays où le féminisme n’est pas tabou, qui travaille à changer la culture patriarcale où elle persiste, où l’on n’impose pas de rôles sexués et où on ne tolère aucune violence fondée sur le sexe.

La remise en question du statu quo n’a jamais été facile.

Il y a presque toujours de la résistance.

Mais heureusement, notre histoire regorge d’exemples de femmes déterminées qui ont défendu des causes importantes afin de pouvoir avancer et ouvrir la voie pour leurs filles et petites-filles.

Et nous continuons de pouvoir compter sur des femmes et des hommes qui sont prêts à relever des défis — des femmes et des hommes comme vous qui améliorez la santé et les droits des femmes en matière de sexualité et de reproduction.

J’ai bon espoir que le projet que nous entreprenons aujourd’hui sous la direction de Planning des naissances d’Ottawa apportera de réels changements dans la vie des femmes de cette collectivité et de leur famille.

Il en résultera une ville d’Ottawa plus sûre et un Canada plus égalitaire.

Je vous souhaite un franc succès.

Thank you. Merci

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