Document d'information -  Le gouvernement du Canada annonce des investissements dans des organisations féminines du Québec 

Document d'information

Ministère des Femmes et de l’Égalité des genres — Programme de promotion de la femme

L’une des méthodes qu’emploie le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres pour promouvoir l’égalité des genres au Canada est d’accorder des fonds à des organismes admissibles dans le cadre du Programme de promotion de la femme. Les projets sont choisis par l’entremise d’appels de propositions sur des thèmes précis, ainsi que dans le cadre d’un processus de demande continu qui permet au Programme de promotion de la femme de régler des enjeux nouveaux à mesure qu’ils surviennent.                                                  

Le Programme de promotion de la femme finance des projets qui visent à éliminer les obstacles systémiques à l’égalité des femmes dans trois domaines prioritaires, soit l’élimination de la violence faite aux femmes et aux filles, l’amélioration de la sécurité et la prospérité économiques des femmes et des filles et leur accès aux postes de responsabilité.

Appel de propositions visant le renforcement des capacités

En octobre 2018, la ministre Monsef a annoncé le lancement d’un appel de propositions dans le cadre du Fonds de renforcement des capacités du Programme de promotion de la femme. Les projets locaux, provinciaux et nationaux étaient admissibles à différents montants de financement, en fonction de leurs besoins internes précis et de leur portée.

Le 8 mars 2019, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la ministre Monsef a annoncé que plus de 250 organisations de femmes de partout au pays recevraient du financement provenant du Fonds de renforcement des capacités.

L’objectif consiste à financer les propositions qui renforceront les capacités d’organismes de femmes et d’organismes autochtones au service des femmes qui sont admissibles et dont les initiatives contribuent à un mouvement de femmes viable au Canada qui promeut l’égalité des genres. Les organisations se serviront du financement pour renforcer leur capacité de prendre de l’expansion, de répondre aux demandes de services de plus en plus importantes et de continuer de travailler en collaboration pour aborder les enjeux d’égalité des genres. Le financement résulte de l’annonce, dans le Budget de 2018, d’un financement de 100 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir un mouvement de femmes viable et durable partout au Canada.

Projets au Québec

L’annonce d’aujourd’hui porte sur neuf projets de groupements du Québec retenus par le Fonds de renforcement des capacités :

CALACS-ABITIBI

Nom du projet : Renforcement des partenariats et de la cohésion des pratiques de lutte contre la violence fondée sur le genre dans le Nord du Québec.
Montant de la contribution : 255 295 dollars

Le CALACS-ABITIBI créera un réseau de pratique dans la région de la Baie-James pour améliorer l’échange de connaissances sur les enjeux relatifs à la violence fondée sur le genre et pour améliorer l’efficacité des services offerts aux femmes et aux filles. Les groupes disposeront des capacités et des compétences requises pour assurer le partage et l’apprentissage mutuel.

Le CALACS-ABITIBI a été fondé en 2001. Il vise à offrir des compétences locales aux femmes autochtones et non autochtones qui ont besoin d’aide et de services sociaux du fait de problèmes ou d’incidents violents fondés sur le genre.

« Grâce à ce nouvel investissement du gouvernement fédéral, le chemin de l’avenir se dessine plus clairement. Nous sommes impatientes de générer un changement positif et durable pour les personnes survivantes de la violence sexuelle en région éloignée. Nous pouvons maintenant entreprendre nos projets visant à améliorer les liens entre les régions de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, en particulier par la collaboration et le réseautage des intervenantes et intervenants qui côtoient au quotidien les personnes survivantes. » 

Lynda Flynn, présidente
CALACS-ABITIBI

CALACS Maison ISA

Nom du projet : Habilitation organisationnelle de La Maison ISA : Renforcement de la capacité d’intervention contre la violence fondée sur le genre dans la région du Saguenay et dans la MRC du Fjord-de-Saguenay.
Montant de la contribution : 274 016 dollars

La Maison ISA du CALACS procédera à un examen exhaustif et à une revitalisation de sa structure de gouvernance, comprenant entre autres un examen de ses politiques des ressources humaines pour encourager le maintien en poste et améliorer l’intégration des nouveaux bénévoles et de la relève. En consultation avec d’autres organismes féminins, la Maison ISA élaborera des pratiques et des stratégies d’intervention féministes et intersectorielles conformes aux besoins et à la culture de la collectivité.

Depuis 1983, la Maison ISA du CALACS lutte contre la violence fondée sur le sexe et le genre dans le Nord-du-Québec. Elle offre gratuitement de l’aide et des services confidentiels sans discrimination aux femmes et aux filles de 14 ans et plus ayant subi des violences en raison de leur genre. La Maison ISA est membre du Regroupement Québécois des CALACS, un collectif de centres de lutte contre les agressions sexuelles desservant tout le Nord du Québec.

« Fournir des services aux victimes de violence sexuelle dans notre région pose des défis particuliers et des problèmes de financement. Ce nouvel investissement du gouvernement fédéral nous permettra de renouveler notre approche pour pouvoir accomplir notre mission. La mise en relation des femmes de la région du Saguenay est au cœur de notre travail et nous sommes ravies de ce financement et de l’occasion qu’il nous est donnée d’aller de l’avant en employant des méthodes plus modernes et plus efficaces pour réaliser nos objectifs. »

Geneviève Larouche, facilitatrice
CALACS Maison ISA

Centre des femmes du Témiscouata

Nom du projet : Développent et mise en œuvre d’un plan stratégique et renforcement de la gouvernance du conseil d’administration.
Montant de la contribution : 171 030 dollars

Le Centre des femmes du Témiscouata se dotera d’un plan stratégique pour évaluer les besoins de son conseil d’administration en marge du renouvellement de sa mission et de la préparation de son 40e anniversaire, en 2021. Il effectuera une collecte et une analyse de données dans le but d’améliorer l’information au public, élaborer un programme de formation sur le leadership féminin et contribuer à la mise à jour de la formation, de la mobilisation et du travail sur le terrain.

Fondé par et pour des femmes en1981, le Centre des femmes du Témiscouata œuvre à l’amélioration des conditions de vie des femmes par des interventions favorisant le changement et par la collaboration avec d’autres groupes communautaires d’un réseau de soutien et de collaboration. Il adopte une approche féministe holistique de promotion de la santé physique et mentale des femmes, de leurs droits, de leur sécurité économique et d’encouragement des femmes à s’engager politiquement et à faire preuve de leadership.

Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD)

Nom du projet : Comprendre, s’outiller et agir pour la parité
Montant de la contribution : 652 993 dollars

Le GFPD souhaite renforcer sa capacité organisationnelle par la formation, des ateliers avec des experts et la mise en œuvre d’un plan d’action. Parmi les activités figurent l’établissement de nouveaux partenariats, le renouvellement de l’approche en matière de réseautage et de collaboration et l’établissement d’une nouvelle stratégie de sensibilisation. Il vise à accroître sa capacité à promouvoir l’égalité des genres et à mobiliser les décideurs politiques et les agents de changement social municipaux et ceux de l’Assemblée nationale.

Créé en 1999, le GFPD est un organisme autonome à but non lucratif d’information du public indépendant de toute allégeance politique ou de tout autre groupe de pression. Son travail actuel vise à accroître la participation des femmes à la vie politique et à soutenir pour tous l’exercice plein et entier de la citoyenneté.

« Les femmes et les filles du Québec s’intéressent de plus en plus à la politique, et nous croyons que cette tendance se poursuivra. Elles veulent faire partie des institutions démocratiques et des gouvernements élus, et elles s’impliquent davantage dans le processus décisionnel, contribuant ainsi à une plus grande égalité entre les femmes et les hommes. Nous remercions le gouvernement du Canada de son investissement dans notre mission et nous nous réjouissons d’avoir les fonds nécessaires au renforcement de nos capacités pour que nous puissions continuer à influencer et à améliorer la politique et la démocratie dans l’ensemble du Québec. »

Esther Lapointe, directrice exécutive
Groupe Femmes, Politique et Démocratie

Maison pour femmes immigrantes

Nom du projet : Prendre des dispositions pour promouvoir l’innovation et pour préserver le développement organisationnel de La Maison pour femmes immigrantes à court, à moyen et à long termes. 
Montant de la contribution : 249 750 dollars

La Maison pour femmes immigrantes appliquera un nouveau modèle de gestion de ses ressources humaines. Elle redoublera d’efforts pour offrir un milieu de travail équitable, juste et sain. Elle souhaite également se doter d’une planification stratégique et rédiger un nouveau guide des pratiques exemplaires et une trousse d’outils, inspirés des résultats de ses propres activités de développement.

La Maison pour femmes immigrantes est un organisme communautaire féministe à but non lucratif qui existe depuis 1986, créé pour répondre aux besoins des femmes immigrantes et québécoises et de leurs enfants victimes de violence conjugale. Elle applique une approche interculturelle pour dispenser des services adaptés aux besoins de la population desservie.

« Notre nouveau projet améliorera la vie des femmes immigrant au Québec et aidera notre organisme à atteindre son objectif de réaliser l’égalité des genres et de bâtir une société exempte de violence conjugale et familiale. Nous sommes très heureuses que le gouvernement fédéral ait créé un programme s’adressant à des groupes de femmes comme le nôtre, qui fera une vraie différence dans de nombreuses vies et collectivités. »

Claire Marien, présidente
Maison pour femmes immigrantes

Regroupement des femmes de la Côte-Nord (RFCN)

Nom du projet : Projet sans nom 
Montant de la contribution : 166 722 dollars

Le RFCN procédera à une analyse complète du rendement, de ses principales forces et faiblesses pour contribuer à l’élaboration d’un plan stratégique de croissance et d’amélioration de la collectivité. Une fois mis au point, le plan sera mis en œuvre par les membres du regroupement, en même temps que sera lancée une démarche pour diversifier les adhésions et les rendre plus représentatives du territoire de la Côte-Nord en vue de parvenir à l’égalité de toutes les femmes.

Le Regroupement des femmes de la Côte-Nord (RFCN) existe depuis 1984, à l’origine un réseau de soutien et d’affirmation des droits des Nord-Côtières francophones. L’organisme a grandi et peu à peu intégré les groupes et les femmes anglophones dans un réseau de partage des connaissances et d’amélioration des conditions de vie des femmes de la Côte-Nord.

« Nous avons toujours cru en la diversité en tant que force fondamentale et avons démontré à maintes reprises par l’entremise de notre réseau de membres que nous sommes plus fortes quand nous travaillons ensemble. Cet investissement du gouvernement fédéral a répondu à nos besoins récents en financement et nous poursuivrons nos projets d’accroissement de nos services et du nombre de nos membres afin d’apporter des changements positifs et d’améliorer les conditions de vie de toutes les femmes vivant sur la Côte‑Nord. »

Martine Michel, présidente
Regroupement des femmes de la Côte-Nord

Regroupement des groupes de femmes de la Capitale-Nationale (RGF-CN)

Nom du projet : Renforcement et positionnement stratégique du RGF-CN pour plus d’égalité dans la Capitale nationale 
Montant de la contribution : 233 094 dollars

Le RGF-CN procédera à un examen et au renouvellement de son fonctionnement actuel en appliquant un plan stratégique. Les objectifs de ces activités d’habilitation sont d’asseoir une présence plus importante dans l’espace public et de mieux faire progresser les enjeux d’intérêt particulier pour les femmes de la région. Il élaborera des plateformes distinctes sur la mise en œuvre d’un nouveau plan de communication, de promotion et de renforcement de ses compétences d’analyse, d’intervention et de gestion féministe intersectorielle.

Créé en 1990 sous l’appellation Regroupement des groupes de femmes de la Rive-Nord de Québec, l’organisme a été constitué en société en 1995 et renommé en 2008. Il a pour mission de trouver des réponses à divers problèmes que connaissent les femmes de la région de la Capitale nationale et de partager ses compétences à l’échelle locale, régionale, nationale et internationale.

« La nécessité de s’agrandir et de croître est essentielle à notre mission si nous voulons réussir  à améliorer les conditions de vie des femmes de notre collectivité. Nous reconnaissons le  soutien du gouvernement du Canada à  renforcer la capacité des organismes de femmes. Notre projet nous  permettra de mieux structurer nos interventions, d’apporter des changements positifs dans la région et de continuer notre travail pour défendre les droits des femmes dans la région de la capitale nationale. »

Nancy Beauseigle, directrice exécutive
Regroupement des groupes de femmes de la Capitale-Nationale

Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA)

Nom du projet : Vers un réseau renforcé pour parvenir à l’égalité des genres
Montant de la contribution : 223 936 dollars

Le RGFCA solidifiera sa structure organisationnelle pour contribuer à l’établissement de l’égalité entre les sexes dans la région de Chaudière-Appalaches. Le projet permettra d’effectuer une analyse comparative avancée entre les sexes et une évaluation détaillée de ses besoins en matière de gouvernance, de santé financière, de collaboration et de partenariats, de gestion des ressources humaines et de promotion. Les résultats devraient apporter un changement positif dans la société de la région Chaudière-Appalaches et renforcer les mouvements féministes locaux.

En1991, une réunion de 49 groupes féministes distincts de la région Chaudière-Appalaches a décidé de se doter d’un organisme représentatif régional. Avec l’appui du Conseil du statut de la femme, le RGFCA a vu le jour. L’organisme est devenu un partenaire du développement régional en 1992 et a accédé au conseil d’administration du Conseil régional de consultation et de développement. 

Table de concertation du mouvement des femmes Centre-du-Québec (TCMFCQ)

Nom du projet : Projet agir en prévision de l’avenir
Montant de la contribution : 147 136 dollars

La TCMFCQ vise à mieux gérer sa croissance et à maintenir ses capacités de services tout en élargissant et renouvelant sa structure de gouvernance et ses stratégies de gestion interne. Elle mettra l’accent sur la gestion des ressources humaines, comprenant des employés et des bénévoles et élaborera une nouvelle stratégie de promotion pour mieux sensibiliser la collectivité et stimuler la collaboration et les partenariats.

La TCMFCQ a été constituée à Victoriaville en 1998, fruit d’un désir commun des groupes féministes du Centre-du-Québec de se doter d’une voix plus forte dans les processus décisionnels et dans le discours public. La promotion de l’égalité des genres et l’amélioration des conditions de vie des femmes de la collectivité sont ses objectifs prioritaires.

« Nous nous réjouissons de recevoir ces fonds du gouvernement du Canada. Il s’agit du type de financement dont nous avons besoin pour croître et pour gérer nos ressources alors que nous nous impliquons davantage dans la promotion de l’égalité des genres et le bien-être des femmes au  Centre-du-Québec. »

Lise Setlakwe, présidente
Table de concertation du mouvement des femmes Centre-du-Québec

Programme de financement de la lutte contre la violence fondée sur le sexe du ministère des Femmes et de l’Égalité des genres

Faisant suite à l’annonce, au mois de juin 2017, d’Il est temps : La stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres (anciennement Condition féminine Canada) a lancé, en janvier 2018, le Programme de financement de la lutte contre la violence fondée sur le sexe.

Le Programme de financement de la lutte contre la violence fondée sur le sexe (VFS) complète le Programme de promotion de la femme ; il aide les organismes qui œuvrent contre la VFS à élaborer et à mettre en œuvre des pratiques prometteuses pour combler les lacunes dans le soutien aux personnes survivantes et à leur famille.

Bien que la violence touche les personnes de tous sexes, âges, cultures, ethnicités, régions géographiques et milieux socioéconomiques, certaines populations sont plus à risque et se heurtent à des obstacles supplémentaires lorsqu’elles tentent d’accéder aux services. Le programme de lutte contre la VFS répond à ce besoin en fournissant des fonds aux organismes admissibles au niveau local, régional et national pour des projets qui comblent les lacunes dans le soutien de groupes particuliers de personnes survivantes, notamment les femmes autochtones ainsi que d’autres segments de la population qui sont mal desservies, comme les enfants et les jeunes, les personnes de la diversité sexuelle, les femmes qui sont sans statut, réfugiées ou immigrantes, les ainées, les femmes vivant dans des communautés de langue officielle en situation minoritaire, les femmes habitant dans les collectivités nordiques, rurales ou éloignées, et les femmes handicapées.

L’annonce d’aujourd’hui souligne également un projet mené dans la ville de Québec et qui sera financé par le Programme de financement de la lutte contre la violence fondée sur le genre :

La Maison de Marthe

Nom du projet : Pratiques prometteuses pour les femmes qui abandonnent la prostitution
Montant de la contribution : 950 000 dollars

Depuis 2000, La Maison de Marthe travaille avec les survivantes de la prostitution et avec celles qui tentent d’y échapper. Elle aide ces femmes à toutes les étapes du processus et œuvre pour répondre à leurs besoins complexes. La Maison de Marthe croit à la valeur intrinsèque de chaque être humain et à son droit à une vie pleine et entière.

Par son travail, La Maison de Marthe a acquis de grandes connaissances sur les nombreux facteurs et problèmes intervenant dans la conception et la prestation de services et de programmes d’aide aux femmes dans le besoin. Ce financement lui permettra d’élargir la gamme de services à sa clientèle, dont les besoins sont complexes. La Maison de Marthe élaborera et mettra à l’épreuve des pratiques prometteuses en partie en consolidant son modèle d’intervention et également en offrant un abri temporaire aux femmes désirant se sortir de la prostitution. Les modèles les plus prometteurs seront développés en méthodes exemplaires qui seront intégrées aux politiques et aux processus actuels. 

« Les femmes qui désirent sortir de la prostitution ont des besoins urgents et complexes. Grâce au financement du gouvernement du Canada, nous continuerons à soutenir et accompagner adéquatement les femmes et leurs enfants survivants de la violence fondée sur le sexe. Tout en enrichissant notre modèle d’intervention, nous expérimenterons, durant le projet, un nouveau service d’hébergement sécuritaire, de longue durée, adapté aux  besoins des femmes en sortie de prostitution, situé dans la Ville de Québec.»

Ginette Massé, directrice
La maison de Marthe


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