Examen de la Loi sur les conflits d’intérêts - 19 novembre 2025

Déclaration d'ouverture

Introduction

Les démocraties du monde subissent des pressions de nombreuses sources. Les réseaux sociaux, la désinformation, la polarisation, et toute une gamme de crises sanitaires et financières – chacune contribuent à cette pression.

Cela dit, selon des organismes comme l’OCDE et Freedom House, le Canada s’en sort mieux que le reste du monde.

Pourquoi? En partie, du moins, parce que le Canada a une culture profondément enracinée d’intégrité – l’intégrité des titulaires de charge publique et de la fonction publique. Cette culture d’intégrité est la base sur laquelle les démocraties solides sont construites. C’est le Canada.

Bien que la culture soit difficile à mesurer, nous en voyons des preuves concrètes partout. Dans nos règles, nos lois et nos processus, tous les fonctionnaires canadiens sont assujettis à un code de valeurs et d’éthique rigoureux.

Et la plus pertinente aujourd’hui : la Loi sur les conflits d’intérêts. Cette loi joue un rôle important dans le renforcement de notre culture d’intégrité.

Le travail de ce comité joue un rôle important. Il s’agit pour le Parlement de veiller à ce que la Loi sur les conflits d’intérêts est efficace pour garantir la transparence et la responsabilisation qui contribuent à la démocratie canadienne.

Le filtre du Premier ministre

Comme tout autre titulaire de charge publique depuis 2007, le premier ministre est assujetti aux exigences de la Loi sur les conflits d’intérêts.

De plus, le premier ministre et le commissaire à l’éthique ont convenu et publié une déclaration publique des mesures d’observation convenues, ce qui comprend un filtre et une fiducie sans droit de regard.

Comme vous l’a dit la commissaire à l’éthique, un filtre et une fiducie sans droit de regard sont en place pour promouvoir la transparence et la confiance du public dans la prise de décision.

Au Canada, des filtres sont en place depuis de nombreuses années dans des institutions publiques et privées et sous des gouvernements de différentes allégeances politiques.

N’oubliez pas : La Loi sur les conflits d’intérêts et des outils tels que le filtre anti-conflits d’intérêts sont en place pour permettre au gouvernement d’attirer des gens de divers horizons – y compris du secteur privé – tout en assurant l’intégrité du processus décisionnel.

Comment ça fonctionne

Nous avons mis en place un processus rigoureux pour mettre en œuvre le filtre – validé auprès du commissaire à l’éthique.

Premièrement, les décisions stratégiques susceptibles de déclencher le filtre sont cernées et communiquées à la haute direction des ministères et organismes au fur et à mesure qu’elles se présentent.

Ensuite, les ministères et le Bureau du Conseil privé font preuve de diligence raisonnable rigoureuse au cas par cas.

À ce stade, s’il semble y avoir une possibilité même lointaine que le filtre puisse être nécessaire, il est immédiatement mis en place. Pourquoi ? Pécher toujours par excès de prudence.

Pour nous assurer que les principes qui sous-tendent le filtre sont appliqués de manière uniforme, nous avons élaboré un outil d’évaluation exhaustif qui fournit un cadre pour faciliter l’analyse. Je suis heureux de présenter l’outil au Comité.

Les fonctionnaires reçoivent une formation rigoureuse dans l’ensemble de la fonction publique, en particulier dans les ministères concernés.

L’outil d’évaluation et le matériel de formation ont été examinés en détail et validés auprès du commissaire à l’éthique.

La sous-secrétaire de la Gouvernance du BCP formule ensuite une recommandation concernant l’application du filtre.

En tant qu’administrateur du filtre, j’examine la recommandation et je prends une décision.

Je transmets à tous les conseils de la fonction publique sur toute une gamme de questions intéressant le premier ministre – une perspective globale qui est essentielle dans mon rôle d’administrateur. Je considère ce rôle comme un devoir – un devoir important.

Enfin, les décisions sont communiquées au chef de cabinet du premier ministre – le deuxième administrateur – pour approbation et mise en œuvre immédiate.

Dossiers

Bien que la Loi sur les conflits d’intérêts ne demande pas de divulguer comment le filtre est appliqué, je veux partager autant d’information que possible avec les membres du comité et les Canadiens.

Il y a 13 dossiers pour lesquels nous avons décidé si le filtre devrait être appliqué.

Chacun des 13 dossiers – sans exception – a été validé par le Commissaire à l’éthique.

Pour sept dossiers, le filtre n’était pas applicable – selon les principes dans l’outil d’évaluation validé par le Commissaire à l’éthique.

5 n’avaient pas d’interaction directe avec les entreprises du filtre. Et deux étaient des mesures fiscales d’application générale.

Pour six dossiers, le filtre était applicable. Pour ces dossiers, le Commissaire à l’éthique a été clair : le premier ministre ne doit pas être au courant du dossier avant qu’une décision soit finale et publique.

Sinon, ça mine l’objectif du filtre lui-même. C’est le cas avec quatre des six dossiers dans lesquels le filtre s’applique. Deux dossiers sont maintenant publics ou une décision finale a été prise.

Je suis certain que vous allez avoir des questions sur ces dossiers. Je vais être heureux d’en parler et de parler du processus en plus de détails.

Conclusion

Nous avons bâti un système rigoureux.

Il est appliqué avec beaucoup d’attention et de prudence.

La fonction publique est très consciente de notre responsabilité de toujours assurer l’intégrité de l’institution de la charge du premier ministre.

Au plaisir d’entendre vos questions et plus tard, de prendre connaissance de vos recommandations.

Aperçu de l'examen de la Loi sur les conflits d'intérêts par ETHI

Le Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique procède actuellement à un examen de la Loi sur les conflits d'intérêts. Des témoins, dont le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, des commissaires à l'éthique d'autres administrations, des universitaires, des journalistes et de hauts fonctionnaires, ont été interrogés sur l'efficacité de la législation actuelle et des codes connexes pour lutter contre les conflits d'intérêts, sur les améliorations possibles de la Loi et sur la mise en œuvre du filtre éthique du premier ministre. Plusieurs thèmes sont ressortis des questions.

1. Modifications à la Loi concernant les conflits d'intérêts apparents

Les membres du Comité ont interrogé les témoins au sujet de la distinction entre les conflits d'intérêts apparents des conflits d'intérêts réels et demandent si la Loi sur les conflits d'intérêts devrait interdire explicitement les deux. Leurs questions portaient sur la façon dont l'apparence de conflit est traitée dans d'autres administrations, quelle définition opérationnelle pourrait s'appliquer et si l'interdiction des conflits apparents risque une subjectivité excessive.

On a demandé aux témoins comment la perception du public à l'égard des comportements inappropriés pourrait être mieux reflétée dans la loi sans pénaliser injustement les comportements légitimes. Certains ont pressé les témoins de clarifier si une norme telle que celle qu'une personne raisonnable pourrait percevoir pourrait être appliquée dans la loi. Ils ont également demandé si la différence entre les obligations morales et juridiques pourrait être codifiée par des directives plus strictes, plutôt que laissée à l'interprétation du commissaire. Bien que les points de vue aient été nuancés, les témoins appuient généralement la recommandation du commissaire de modifier la loi, de façon à aborder les conflits apparents.

2. Indépendance et impartialité de la surveillance

Les membres ont sondé le degré d'indépendance des organes de surveillance de l'éthique. Dans leurs questions, on demandait aux témoins de relever des faiblesses dans la façon dont le commissaire à l'éthique est nommé. Les témoins ont fait remarquer que les exigences de nomination sont généralement plus strictes que pour d'autres postes similaires afin de s'assurer que le commissaire jouit de la confiance de toutes les parties.

Les membres du Comité ont aussi demandé des exemples de la manière dont d'autres administrations structurent la surveillance indépendante. Par exemple, ils ont demandé si le Royaume-Uni ou certaines provinces offrent des garanties législatives selon lesquelles les décisions du commissaire à l'éthique ne peuvent pas être annulées ou influencées par les ministres.

Certaines questions portaient sur l'impartialité et se demandaient si le double rôle de conseiller et d'exécutant du commissaire risquait de nuire à la neutralité. D'autres se sont demandé si une séparation des fonctions de consultation et d'enquête produirait des résultats plus équitables.

3. Efficacité des filtres éthiques et des fiducies sans droit de regard

Les membres du Comité se sont penchés sur le fonctionnement pratique des filtres éthiques et des fiducies sans droit de regard, en cherchant à savoir si ces outils préviennent efficacement les conflits. Ils se demandaient également si les règles actuelles étaient adéquates compte tenu de l'étendue du filtre du premier ministre et de sa rémunération différée.

Les témoins ont été interrogés sur la mise en place de filtres et leur utilisation, l'administration et la surveillance des filtres, la transparence et les recours possibles en cas de défaillance d'un filtre ou si celui-ci ne se déclenche pas, alors qu'il devrait l'être.

La commissaire de l'Ontario, Cathryn Motherwell, a noté que les écrans sont habituellement disposés sur l'avis de son bureau et mis en œuvre par le Bureau du Conseil des ministres, qui supervise les récusations lorsque des problèmes surviennent. Les membres du Comité demandent si un tel arrangement laisse trop de place à l'autorégulation, étant donné que le Bureau du commissaire ne vérifie pas la conformité après la mise en place. Bien que l'utilisation de filtres comme outils de prévention des conflits d'intérêts ait été appuyée, en particulier de la part des organismes de réglementation, certains témoins et membres du comité des partis d'opposition ont suggéré que les filtres étaient sujets à des abus et qu'il ne fallait pas s'y fier. De plus, certains ont remis en question les administrateurs indépendants qui veillent à ce que le filtre soit correctement appliqué pendant qu'ils exercent leurs fonctions au bon vouloir du titulaire de charge publique principale qui est assujetti au même filtre.

En ce qui concerne les fiducies sans droit de regard, les membres se demandent dans quelle mesure elles sont efficaces pour isoler les titulaires de charge publique de la connaissance de leurs investissements, beaucoup faisant remarquer que peu de changements sont généralement apportés aux avoirs après la création de la fiducie. Ils ont demandé si une fiducie empêche vraiment l'influence si le détenteur tient compte des catégories générales d'actifs, et si des structures de propriété complexes peuvent rendre le mécanisme de fiducie inefficace. Les membres du comité des partis de l'opposition interrogent un certain nombre de témoins sur l'opportunité d'un dessaisissement complet dès l'entrée en fonction. Bien que certains témoins, comme Duff Conacher, aient appuyé cette proposition, insistant sur le fait qu'elle contribuait à la transparence et à la simplification de l'application, d'autres ont remis en question la nécessité d'une telle mesure et ont fait remarquer qu'une exigence pourrait décourager les gens de se porter candidats, ce qui est contraire aux objectifs de la Loi.

Les questions dans ce domaine ont porté sur l'élaboration de mesures de protection, comme des déclencheurs écrits pour les filtres et des vérifications périodiques des accords fiduciaires, afin d'éviter de se fier aux assurances personnelles.

4. Réglementation fondée sur des principes et des règles

Les membres posent des questions sur les mérites de la réglementation fondée sur des principes par rapport à la réglementation fondée sur des règles. Ils ont demandé à des témoins, dont le commissaire parlementaire aux normes du Royaume-Uni, Daniel Greenberg, d'expliquer comment un système guidé principalement par des principes éthiques généraux peut être appliqué de manière cohérente sans règles statutaires.

Les membres s'interrogent sur la façon dont le pouvoir discrétionnaire est exercé dans le modèle britannique : qui détermine si un principe a été violé, quels précédents existent et comment l'équité est maintenue lorsqu'il y a moins de définitions formelles. Ils ont également demandé si le cadre plus détaillé et lourd de règles du Canada encourage le « raisonnement à cocher des cases » plutôt que le raisonnement moral, et si un système hybride pourrait être conçu.

Par ces questions, les députés ont cherché à savoir si la Loi canadienne pouvait intégrer des principes éthiques souples sans sacrifier la prévisibilité ou l'équité procédurale.

5. Transparence, confiance du public et responsabilité politique

Les questions des membres portaient fréquemment sur le lien entre la transparence et la confiance du public dans le régime d'éthique. Ils ont demandé aux témoins de préciser quels types de divulgation devraient être rendus publics pour démontrer que la Loi fonctionne comme prévu.

Plusieurs membres du Comité demandent comment les obligations en matière de transparence pourraient être élargies sans porter atteinte à la protection de la vie privée ou de la confidentialité, et si d'autres législatures publient des avis consultatifs ou des avis de récusation anonymes. La question récurrente était de savoir comment rassurer les Canadiens sur le fait que les règles d'éthique sont appliquées de manière cohérente.

Durant la discussion sur le filtre éthique du premier ministre, les membres ont également posé des questions sur sa mise en œuvre : Qui détermine quand un filtre est déclenché ? Quelle est la documentation créée ? Comment le Parlement peut-il vérifier qu'il y a eu récusation ? Les membres de l'opposition et certains témoins critiquaient généralement l'utilisation des filtres. Les témoins ayant de l'expérience dans l'administration de filtres étaient favorables à leur utilisation, mais ont noté leurs limites.

Des membres de l'opposition et plusieurs témoins ont vivement critiqué les dispositions d'« application générale » qui permettent à un titulaire de charge publique principale de participer à des décisions qui s'appliquent à une vaste catégorie de personnes, affirmant qu'il s'agissait d'une « échappatoire » dans la loi. Duff Conacher a affirmé à plusieurs reprises que cette disposition avait été utilisée pour contourner les dispositions de la Loi dans 99 % des cas, bien qu'aucune preuve n'ait été fournie.

6. Application de la loi et sanctions

Les membres remettent en question la pertinence des peines et des mécanismes d'application de la Loi, notamment la mesure dans laquelle les amendes, les pouvoirs d'enquête et les obligations de rapport au Canada se mesurent à ceux qui sont en place dans les systèmes provinciaux ou internationaux. Guy Giorno, ancien chef de cabinet d'un Premier ministre, s'est montré particulièrement critique, notant : « Vous pouvez rendre les sanctions pour les infractions mineures 6 000 fois plus lourdes, mais tant que les titulaires de charge publique peuvent s'en tirer en enfreignant les 40 règles les plus importantes, jouer avec les règles mineures aggrave en fait les choses » parce que « cela envoie le message que les grandes règles ne sont pas prises au sérieux et peuvent être ignorées ».

On a demandé aux témoins, en particulier ceux qui exercent une fonction réglementaire, si les amendes existantes ont un effet dissuasif compte tenu du salaire des hauts fonctionnaires, et si des mesures de rechange, comme la suspension, la perte de privilèges ou des peines progressives, pourraient mieux harmoniser la responsabilité et la reddition de comptes. Ils ont également posé des questions sur l'indépendance de l'application de la loi : qui décide s'il convient d'intenter des poursuites ou de renvoyer des cas, et si le pouvoir limité du commissaire d'imposer des sanctions affaiblit la conformité.

Les questions ont révélé un soutien à l'augmentation des sanctions pour rendre l'application crédible, en veillant à ce que les violations de l'éthique entraînent des conséquences tangibles plutôt que des coûts uniquement pour la réputation. En ce qui concerne les sanctions, l'ancien greffier du Conseil privé, Michael Wernick, a suggéré que le Comité « voudrait peut-être examiner la gamme et l'échelle des sanctions disponibles ». La commissaire à l'éthique du Québec, qui a le pouvoir de recommander des sanctions à l'Assemblée législative pouvant aller jusqu'à la destitution, a utilisé le régime de sa province pour illustrer les options qui pourraient être incluses dans une telle structure.

7. Complexité et besoins de modernisation

Une série constante de questions portait sur la façon dont les structures financières et corporatives modernes remettent en question l'application de la Loi. Les députés ont demandé aux témoins d'expliquer comment les avoirs dans des filiales étrangères, des fiducies à l'étranger ou des fonds d'investissement communs peuvent masquer les intérêts bénéficiaires d'un titulaire de charge publique.

Les membres demandent si l'adoption de concepts de la Loi de l'impôt sur le revenu permettrait de mieux tenir compte de la propriété indirecte. Ils ont demandé des exemples de structures réelles qui permettraient d'échapper aux exigences actuelles en matière de divulgation et quelles définitions législatives permettraient de combler ces lacunes.

D'autres questions portaient sur la manière d'équilibrer la faisabilité administrative et l'exhaustivité : si chaque intérêt financier complexe doit être déclaré, quels mécanismes pourraient simplifier le respect sans affaiblir la transparence ? Ces questions techniques visaient à s'assurer que les propositions de modernisation étaient à la fois juridiquement solides et applicables dans la pratique à l'ère de la finance mondiale.

8. Éducation, orientation et culture de l'éthique

Les députés ont demandé aux témoins de donner plus de détails sur le rôle de l'éducation et de la mobilisation régulière pour favoriser une conduite éthique. Ils voulaient savoir si les rencontres annuelles obligatoires entre les députés et le commissaire à l'éthique, une pratique courante dans plusieurs provinces, mènent à un meilleur respect des règles.

Les questions exploraient également la façon dont les commissaires devaient donner les directives : les conseils devraient-ils être formulés officiellement par écrit ou demeurer confidentiels et contextuels ? Faut-il publier des avis consultatifs anonymes pour créer un précédent ? Les membres cherchent des moyens de rendre les directives en matière d'éthique plus cohérentes, proactives et transparentes sans nuire à la consultation ouverte.

Ces enquêtes reflétaient un intérêt commun pour la prévention par l'éducation, en veillant à ce que la sensibilisation éthique soit continue et non réactive.

9. Équilibre entre les secteurs public et privé

Les questions des membres portaient souvent sur la façon dont la Loi affecte le recrutement et la participation à une charge publique. Ils ont demandé aux témoins de préciser si des règles strictes en matière de conflits d'intérêts découragent les personnes qualifiées, en particulier celles qui ont de l'expérience dans le secteur privé, d'entrer au service du gouvernement.

À l'inverse, les députés ont également demandé comment éviter que l'expérience du secteur privé ne se traduise par une influence indue une fois au pouvoir. Ils ont cherché à savoir si les exigences en matière de dessaisissement, de récusation ou de fiducie suffisent à gérer ces risques. Certaines questions portaient sur des modèles pour assurer l'équité : des renonciations temporaires, la validation d'une confiance sans droit de regard ou des périodes de réflexion structurées pourraient-elles constituer le bon équilibre ?

Le thème des questions a mis en lumière le défi plus vaste du Parlement, soit de savoir comment préserver la confiance du public sans décourager les professionnels compétents d'exercer fonction publique.

Processus de CI du PM – comment mettre en œuvre le filtre

1. Le filtre anti-conflits d'intérêts du PM et son objectif

A. Qu’est-ce que c’est?

Le filtre fait partie des mesures de conformité convenues par le commissaire et le premier ministre. Ces mesures ont été rendus publics le 10 juillet 2025.

Le commissaire a déterminé qu'un filtre anti-conflits d'intérêts (filtre) était une mesure de conformité préventive appropriée pour prévenir les conflits d'intérêts.

Le PM et la commissaire ont convenu de mettre en place un filtre afin d'empêcher toute possibilité de favoriser les intérêts du PM ou de favoriser indûment ceux de Brookfield Asset Management, de Brookfield Corporation et de Stripe Inc, ainsi que de toute société qu'ils possèdent ou contrôlent, et dont le PM a connaissance, comme il est indiqué dans une annexe du filtre (annexe Declaration Sommaire).

Le filtre a été négocié par l'avocat privé du premier ministre et le commissaire.

Le filtre s'applique à tout engagement direct des entreprises avec le gouvernement du Canada, y compris les réunions avec les entreprises, les décisions concernant une subvention ou une contribution financière aux entreprises et les contrats avec les entreprises.

Le filtre est mis en œuvre conjointement par le greffier et le chef de cabinet du premier ministre. Les administrateurs sont secondés par le sous-secrétaire du Cabinet (Gouvernance).

2. Mise en œuvre du filtre

A. Qu’est-ce que c’est?

Le filtre est géré au jour le jour au sein du secteur de la gouvernance du BCP.

La préparation, au sein d'un ministère ou d'un organisme, d'une note, d'une initiative stratégique, d'une proposition, d'une mise à jour ou d'un autre document semblable, à l'intention du CPM ou du PM, peut déclencher l'application du filtre.

Une demande de rencontre avec le PM peut également déclencher l'application du filtre.

Les ministères et organismes utilisent un outil d'évaluation pour déterminer si le filtre s'applique. La haute direction du ministère effectue un examen avant que tout document ne soit fourni au BCP (gouvernance).

Il dispose de ressources qui fournissent des conseils aux analystes qui gèrent des projets et qui tiennent à jour une base de données indiquant quand et comment le filtre a été examiné.

Il fournit une mise à jour au secteur de la gouvernance du BCP toutes les 2 semaines et pose régulièrement des questions.

Les ministères fournissent au secteur de la gouvernance du BCP un gabarit complété et des renseignements au sujet du contexte.

L'équipe du secteur de gouvernance du BCP exerce et effectue une vérification préalable quant à l'application éventuelle du filtre.

L'équipe du secteur de gouvernance du BCP examine les documents fournis, soulève des questions, demande des renseignements supplémentaires, des clarifications et des documents au besoin, et peut effectuer des recherches supplémentaires en ligne.

Le secteur de gouvernance du BCP prépare ensuite une recommandation à l'intention du greffier.

La sous-secrétaire de la Gouvernance examine la recommandation et fait preuve de diligence raisonnable avant d'approuver la recommandation.

Les recommandations sont transmises au greffier pour examen et approbation.

Si aucun renseignement supplémentaire n'est requis, le bureau du greffier transmet la décision du greffier au chef de cabinet du PM pour examen et approbation.

Une fois examiné et approuvé par le chef de cabinet du premier ministre, le document est renvoyé à l'équipe du secteur de gouvernance du BCP pour mise en œuvre ultérieure.

Les décisions au sujet du filtre sont communiquées aux ministères et organismes pour prendre les mesures nécessaires en fonction de la décision prise :

Les ministères et le BCP sont tenus de tenir un dossier documentaire robuste pour toutes les recommandations.

L'équipe du secteur de gouvernance du BCP tient à jour une base de données de ses activités. Cela comprend un outil de suivi évolutif de la gestion des cas et des documents clés relatifs à chaque cas, de la réception à la décision finale.

Pour les recommandations positives :

Il est important de noter que c'est le commissaire qui décide en dernier ressort s'il y a un conflit réel ou potentiel.

Rôles et responsabilités des principaux intervenants

Le commissaire et son cabinet

L'honorable Konrad W. von Finckenstein, C.M., C.R., a été nommé commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique (commissaire) le 5 mars 2024 pour un mandat de sept ans. Il a occupé le poste de commissaire à titre intérimaire pendant six mois, d'août 2023 à février 2024.

Avant sa nomination, il a occupé les postes de sous-ministre adjoint, Droit des affaires, au gouvernement, de juge de la Cour fédérale, de commissaire de la concurrence et de président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

Le commissaire est un agent indépendant de la Chambre des communes. Il est indépendant du gouvernement en place et non partisan. Il n'est responsable que devant le Parlement, et non devant le gouvernement ou un ministre en particulier. Son bureau appartient au Parlement lui-même.

Il est nommé en vertu de la Loi sur le Parlement du Canada par le gouverneur en conseil après consultation du chef de chacun des partis reconnus à la Chambre des communes.

Le commissaire rend compte au Parlement par l'intermédiaire du secrétaire du Conseil du Trésor. Les modifications aux politiques seraient dirigées par le Conseil du Trésor.

Le commissaire est nommé pour un mandat renouvelable de sept ans et ne peut être destitué pour un motif valable que par le gouverneur en conseil sur adresse de la Chambre des communes.

Le commissaire administre la Loi sur les conflits d'intérêts des titulaires de charge publique et des titulaires de charge publique principaux et le Code régissant les conflits d'intérêts des députés.

Il a pour mission d'aider les élus et les fonctionnaires nommés à éviter les conflits d'intérêts.

Son bureau informe les titulaires de charge publique et les députés de ce qu'ils doivent faire pour se conformer aux régimes, au moyen de communications directes et d'un éventail d'activités d'éducation et de sensibilisation.

Son bureau guide les titulaires de charge publique et les membres principaux à travers les processus de conformité.

Son bureau et lui donnent des conseils et des directives confidentiels adaptés aux situations individuelles. Les députés et les titulaires de charge publique demandent souvent au Commissariat des conseils sur la manière d'organiser leurs affaires afin de se conformer à la Loi et au Code, et sur la façon de faire face à diverses situations, notamment s'ils peuvent accepter certains cadeaux.

De plus, la confidentialité s'étend à d'autres aspects du travail du commissaire. Le Commissariat procède à des examens de plaintes en privé, prépare des rapports pour le Parlement sans renseignements confidentiels et ni le commissaire ni ses employés ne sont des témoins contraignables dans une procédure.

Les décisions du commissaire sont définitives, sauf en ce qui concerne un contrôle judiciaire limité fondé sur des motifs de compétence. Il n'est pas lié par les décisions antérieures du commissaire.

Il y a un conseiller en éthique depuis 1994 et un commissaire depuis 2004.

C'est le commissaire qui décide s'il y a un conflit d'intérêts réel ou potentiel.

Administrateurs

Vous occupez les deux postes les plus élevés au sein de la fonction publique et du CPM, et par conséquent, vous êtes aux commandes des deux.

Toutes les questions devant être traitées par le PM sont examinées par au moins l'un d'entre vous en tenant compte de ses fonctions.

Vous avez une perspective globale sur l'ensemble des priorités, de la planification, des initiatives et des enjeux du gouvernement et, par conséquent, la capacité de signaler les questions qui peuvent nécessiter l'application du filtre du PM.

En votre absence, vos sous-greffiers et votre chef de cabinet adjoint devraient être informés et pourront assurer la liaison avec l'équipe de gouvernance du BCP.

Vous êtes conjointement responsable de veiller à ce que des processus raisonnables soient mis en place pour déterminer si le filtre s'applique.

En fonction des renseignements qui vous ont été fournis, vous décidez si le filtre s'applique.

Votre décision peut être révisée par le commissaire, au besoin.

Bien que le filtre du PM soit quelque peu unique en raison de sa portée, le gouvernement, et en particulier le BCP, possède une vaste expérience de la fourniture de conseils et de l'aide aux ministres et à leur cabinet pour l'administration de leurs filtres. Le filtre du PM n'a rien de nouveau. Plusieurs ministres ont des filtres actifs en place.

Sous-secrétaire du Cabinet – Gouvernance

En tant que sous-secrétaire, Mala Khanna est responsable de la gestion quotidienne du filtre.

Elle est chargée de :

Administrateurs généraux

Les administrateurs généraux doivent veiller à ce que des processus raisonnables soient mis en place au sein de leurs ministères et organismes respectifs pour déterminer si le filtre s'applique.

Introduction à la Loi sur les conflits d'intérêts

Aperçu

  1. La Loi sur les conflits d'intérêts (la Loi)
  2. Comment le filtre est-il lié à la Loi ?
  3. Qu'est-ce qu'un conflit d'intérêts ?
  4. Les règles
  5. Les mesures de conformité
  6. Administration et application de la loi

1. La Loi sur les conflits d'intérêts

La Loi est un régime législatif unique dans un contexte hautement politique. Dans la Loi, le Parlement a confié au commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique (le commissaire), en tant qu'agent du Parlement, la tâche d'examiner si des titulaires de charge publique ont contrevenu aux règles sur les conflits d'intérêts et de faire rapport au premier ministre, aux parlementaires et au public.

La Loi joue un rôle important en favorisant la responsabilisation et la confiance dans les institutions démocratiques du Canada. Le commissaire est un agent indépendant du Parlement qui a pour mandat de déterminer les mesures nécessaires pour éviter les conflits d'intérêts et d'examiner les contraventions présumées aux obligations éthiques fondamentales de la LCI.

Histoire

La Loi a été introduite en 2006 dans le cadre de la Loi fédérale sur la responsabilité afin d'accroître la confiance du public dans le gouvernement.

La Loi a été adoptée après de multiples tentatives, des années 1970 aux années 1990, d'introduire une loi sur l'éthique au Parlement.

À partir de 1994, un conseiller en éthique a été embauché principalement pour ce qui est des lignes directrices en matière d'éthique à l'intention des ministres du Cabinet de l'époque et du Code régissant la conduite des titulaires de charge publique en ce qui concerne les conflits d'intérêts et l'après-mandat (Code des titulaires de charge publique).

En 2004, le commissaire a remplacé le conseiller en éthique et s'est vu confier la tâche d'administrer le Code des titulaires de charge publique et le Code régissant les conflits d'intérêts des députés (le Code des députés), alors nouvellement créé.

Avec l'entrée en vigueur de la Loi fédérale sur la responsabilité en 2007, le rôle du commissaire s'est élargi pour inclure à la fois le Code des députés et les dispositions de la Loi relatives aux titulaires de charge publique. Bien que la Loi ait été fondée sur les règles et principes d'éthique adoptés dans le Code des titulaires de charge publique, l'adoption de la Loi a créé, pour la première fois, un régime législatif régissant la conduite éthique des titulaires de charge publique.

Définitions clés

La loi comporte quatre parties

2. Comment le filtre est-il lié à la Loi ?

L'article 29 de la Loi confère au commissaire le pouvoir de déterminer les mesures appropriées par lesquelles un titulaire de charge publique doit se conformer à la Loi et de tenter de parvenir à une entente avec le titulaire de charge publique.

Le commissaire et le premier ministre ont fait une déclaration publique sur les mesures de conformité convenues.

Le filtre fait partie des mesures de conformité convenues.

Le commissaire a déterminé que le filtre était une mesure de conformité préventive appropriée.

Le filtre favorise l'objectif de la Loi, tel qu'il est énoncé à l'article 3 :

Le filtre contribue à préserver la confiance du public dans la prise de décisions par les titulaires de charge publique et favorise la transparence.

3. Qu'est-ce qu'un conflit d'intérêts ? (article 4)

Le concept de conflit d'intérêts est au cœur du régime.

L'article 4 de la Loi sur les conflits d'intérêts définit un conflit d'intérêts comme suit :

La définition de conflit d'intérêts à l'article 4 comprend les conflits d'intérêts réels et potentiels. Il ne comprend pas les conflits d'intérêts apparents.

4. Les règles (articles 6 à 19)

Aux termes de l'article 5, tout titulaire de charge publique est tenu de gérer ses affaires personnelles de manière à éviter de se trouver en situation de conflit d'intérêts.

Les articles 6 à 19 énoncent les règles qui s'appliquent. Les règles portent sur la prise de décisions, l'abstention de voter, le traitement de faveur, les renseignements d'initiés, l'influence, les emplois extérieurs, les cadeaux, les voyages, les contrats, les activités interdites, les campagnes de financement, le dessaisissement de biens contrôlés et l'emploi.

Les sections suivantes revêtent une importance particulière pour le filtre du PM :

5. Les mesures de conformité

L'article 21 exige que le titulaire d'une charge publique doit se récuser concernant une discussion, une décision, un débat ou un vote, à l’égard de toute question qui pourrait le placer en situation de conflit d’intérêts.

L'article 25 précise que le titulaire de charge publique principal qui s'est récusé pour éviter un conflit d'intérêts doit, dans les 60 jours suivant la récusation, faire une déclaration publique dans laquelle il fournit des détails suffisants pour exposer le conflit d’intérêts évité.

L'article 27 exige qu'un titulaire de charge publique principal de dessaisir de ses biens contrôlés dans les 120 jours suivant sa nomination et énonce les obligations relatives aux fiducies sans droit de regard.

L'article 29 accorde au commissaire le pouvoir de déterminer les mesures appropriées par lesquelles un titulaire de charge publique doit se conformer à la Loi et de tenter de parvenir à une entente avec le titulaire de charge publique.

L'article 30 précise que le commissaire peut ordonner au titulaire de charge publique, à l’égard de toute affaire, de prendre toute mesure d'observation, y compris le dessaisissement ou la récusation, qu'il estime nécessaire pour se conformer à la présente loi.

6. Administration et application de la loi

a. Direction de l'administration

b. Application de la loi

Outil d’évaluation de l’application du filtre anti-conflits d’intérêts du Premier ministre

Cet outil d’évaluation fournit un cadre et un modèle destinés à aider les analystes du BCP et des ministères à déterminer si une discussion particulière avec le premier ministre ou une décision prise par celui-ci justifie le recours au filtre anti-conflits d’intérêts du premier ministre. L’analyse donnerait lieu à une recommandation d’appliquer ou non le filtre et serait communiquée au greffier du Conseil privé et au chef de cabinet du premier ministre, à titre d’administrateurs du filtre. Enfin, il énonce les responsabilités des fonctionnaires du BCP.

1. Le cadre à utiliser

A. Le filtre

Par souci de commodité, les sections pertinentes du filtre du premier ministre sont les suivantes :

B. Comment effectuer l’analyse

Pour effectuer l’analyse, des renseignements contextuels sur les sociétés qui sont assujetties au filtre et les secteurs de l’économie canadienne qui méritent une attention particulière sont présentés ci-dessous. Ils sont suivis d’une liste de questions destinées à orienter l’analyse visant à déterminer si le filtre doit être appliqué.

(i) partie A : Éléments qui doivent être visés par le filtre

Toute interaction directe de Brookfield Corporation, Brookfield Asset Management ou Stripe et des entreprises figurant à l’annexe A du filtre anti-conflits d’intérêts du premier ministre (collectivement les « Sociétés »), ou toute personne ou entité agissant en leur nom, avec le gouvernement du Canada (p. ex. la passation de marchés pour des biens ou des services, ou des demandes de financement) doit habituellement et automatiquement être visée par le filtre et ne doit pas faire l’objet d’une discussion avec le titulaire d’une charge publique ni transmise à celui-ci. Le filtre s’applique aussi : i) aux réunions avec des filiales connues des Sociétés; ii) aux décisions concernant des subventions aux contributions aux filiales connues des Sociétés; iii) aux contrats avec des filiales connues des Sociétés.

(ii) partie B : Éléments nécessitant une évaluation

Les intérêts privés des Sociétés visées par le filtre anti-conflits d’intérêts du premier ministre sont principalement concentrés dans un petit nombre de secteurs. Si le premier ministre ou le Cabinet sont appelés à discuter ou à prendre des décisions dans ces domaines, que ce soit en rapport avec l’élaboration ou la révision de politiques gouvernementales ou de nouvelles initiatives du gouvernement du Canada, une évaluation est requise au cas par cas.

En revanche, une telle évaluation n’est pas nécessaire si les décisions sont prises uniquement sous l’autorité d’un ministre donné et ne sont pas abordées au Cabinet (p. ex. les décisions relatives à des partenariats dans le cadre de projets précis ou à la conclusion d’accords de subventions et de contributions cibles).

Les secteurs qui méritent une attention particulière sont les suivants :

Les modifications apportées à la politique fiscale sont généralement considérées comme ayant une portée générale et/ou bénéficiant à une catégorie de personnes. La majorité des modifications fiscales éventuelles ne devraient pas faire l’objet d’un examen, sauf si elles bénéficient à une catégorie de personnes et confèrent un avantage disproportionné aux Sociétés.

(iii) Réalisation de l’analyse

Les questions suivantes orientent l’analyse requise, qui doit être documentée dans le modèle élaboré à cet effet.

Question préliminaire

1. Quel est le rôle du premier ministre / Quelle décision est sollicitée de la part du premier ministre / Sur quel sujet est-il invité à discuter ou à intervenir?

Le premier ministre doit être personnellement impliqué, ou la question soumise à un forum dont le premier ministre fera notamment partie. Une description détaillée de l’implication du premier ministre et de la question ou du problème en cause est nécessaire, car elle jette les bases d’une analyse complète.

Partie A : Éléments qui doivent être visés par le filtre

2. La décision ou la discussion implique-t-elle une interaction directe entre Brookfield Asset Management, Brookfield Corporation, Stripe ou l’une des sociétés énumérées à l’annexe A et le gouvernement du Canada (p. ex. la passation de marchés pour des biens ou des services, des demandes de financement, des réunions)?

Si la réponse est affirmative, ce type d’interaction directe entraîne automatiquement l’application du filtre. Aucune analyse supplémentaire n’est nécessaire.

Si la réponse est négative, passer à la partie B.

Partie B : Éléments nécessitant une évaluation

3. Les intérêts de l’une des Sociétés sont-ils mis en cause dans la décision ou la discussion, et si oui, de quelle manière?

Les intérêts de l’une des Sociétés doivent être directement mis en cause (p. ex. les décisions ou discussions relatives aux politiques, aux dépenses ou aux investissements concernent une Société et l’un des six secteurs; des avantages financiers découleront d’une décision entraînant de nouveaux débouchés).

Si la réponse est négative, c’est-à-dire si les intérêts des Sociétés ne sont pas en jeu, il n’est pas nécessaire de recourir au filtre et aucune analyse supplémentaire n’est requise.

Si la réponse est affirmative, c’est-à-dire si les intérêts d’au moins une des Sociétés sont en jeu, veuillez passer à la question suivante.

4. La décision ou discussion porte-t-elle sur une question ayant une portée générale?

Si la réponse est affirmative, c’est-à-dire si la question est de portée générale, il n’est pas nécessaire de recourir au filtre et aucune analyse supplémentaire n’est requise.  

Si la réponse est négative, c’est-à-dire si la question n’est pas de portée générale, passer à la question suivante.

5. La décision ou discussion touche-t-elle les intérêts d’au moins une des Sociétés en tant que membres d’une vaste catégorie de personnes ou d’entités?

Si la réponse est affirmative et que la question s’applique à une vaste catégorie, le filtre ne devra être appliqué que s’il existe un intérêt ou un avantage disproportionné pour l’une des Sociétés. Passer à la question suivante.

Si la réponse est négative et que la question ne s’applique pas à une vaste catégorie, passer à la question 7.

6. Si la décision ou discussion s’applique à une vaste catégorie, l’intérêt/l’avantage d’au moins une des Sociétés est-il disproportionné par rapport à celui des autres membres?

Si la réponse est négative et que les intérêts ne sont pas disproportionnés par rapport aux autres, alors il n’est pas nécessaire de recourir au filtre et aucune analyse supplémentaire n’est requise.

Si la réponse est affirmative et que les intérêts sont disproportionnés par rapport aux autres, passer à la question 7.

7. Si la décision ou discussion (1) n’est pas de portée générale et ne s’applique pas à une vaste catégorie ou (2) présente un intérêt/avantage disproportionné malgré le fait d'appartenir à une vaste catégorie, existe-t-il un lien direct entre la participation du premier ministre et la possibilité de promouvoir l’un des intérêts de la Société?

Si la réponse est affirmative, ce type d’interaction directe entraîne automatiquement l’application du filtre. Le filtre anti-conflits d’intérêts devrait être activé si le premier ministre sait, ou devrait raisonnablement savoir, au moment où une décision est prise, que cette dernière créerait la possibilité de favoriser les intérêts des Sociétés.

Si la réponse est négative, c’est-à-dire en l’absence de lien direct, alors il n’est pas nécessaire de recourir au filtre et aucune analyse supplémentaire n’est requise.

Exemples pour faciliter l’évaluation requise dans la partie B du filtre.

Portée générale : Aide à déterminer si une décision ou une discussion est de portée générale.

Vaste catégorie : Aide à déterminer si une décision ou une discussion s’applique à une vaste catégorie.

2. Modèle

Le modèle figurant à la page suivante doit être utilisé pour consigner les résultats de l’analyse.

[Classification]

Filtre anti-conflits d’intérêts du premier ministre
(si le filtre s’applique - ajouter au titre la mention « à ne pas montrer au premier ministre - soumis au filtre anti-conflits d’intérêts »)

[Titre]

Aperçu (un paragraphe max.)

Analyse (2 pages max.)

Démontrer en quoi le filtre s’applique à la question en s’appuyant sur le cadre analytique

Décision

Êtes-vous d’accord pour dire que cette question [nécessite/ne nécessite pas] l’application du filtre anti-conflits d’intérêts du premier ministre?

Votre décision est requise d’ici le Cliquer ou appuyer pour entrer une date.

Dans le cas des recommandations positives, nous avons appliqué le filtre par mesure de précaution, en attendant la décision finale.

Oui, Non, De plus amples renseignements sont nécessaire

Michael Sabia, Greffier du Conseil privé

Date

Oui, Non, De plus amples renseignements sont nécessaire

Marc-André Blanchard, Chef de Cabinet du Premier ministre

Date

3. Responsabilités des fonctionnaires du BCP

A. Partie A - Éléments qui doivent être visés par le filtre

Les sous-secrétaires du BCP repèrent les dossiers auxquels le filtre s’applique probablement automatiquement et prennent les mesures suivantes :

B. Partie B – Éléments nécessitant une évaluation

Si le dossier relève de l’un des secteurs visés, le sous-secrétaire responsable doit évaluer, avec l’aide d’experts ministériels et de juristes au besoin, si l’application de le filtre peut être justifiée à l’aide du cadre et du modèle.

Le sous-secrétaire doit présenter sa recommandation quant à l’applicabilité du filtre et sa justification au sous-secrétaire (Gouvernance), afin qu’il en discute avec les administrateurs du filtre aux fins de validation finale. Le sous-secrétaire (Gouvernance) peut consulter le commissaire au nom des administrateurs du filtre, en veillant à ne pas divulguer les renseignements confidentiels du Cabinet. Le filtre peut être appliqué à titre préventif, en attendant la décision des administrateurs. Si les administrateurs du filtre sont d’accord, celui-ci peut être appliqué.

Le sous-secrétaire doit s’assurer que tous les produits de travail liés au dossier présentent la mention appropriée pour indiquer que le filtre s’applique. Il doit ensuite en informer le sous-secrétaire (Opérations) pour veiller à ce que les documents du Cabinet portent aussi la mention appropriée.

Le sous-secrétaire responsable collabore avec les administrateurs du filtre par l’intermédiaire du sous-secrétaire (Gouvernance) afin de renvoyer la question au décideur remplaçant, le cas échéant. (Voir la section « décideur remplaçant » ci-dessous).

C. Déterminer l’approbation du remplaçant

Lorsque le filtre est appliqué à un élément nécessitant l’approbation du seul premier ministre, l’élément sera présenté à un autre ministre inscrit dans un procès-verbal des ministres suppléants.

Lorsque le filtre est appliqué à un élément présenté aux fins de discussion ou de décision au Cabinet, le procès-verbal des ministres suppléants s’appliquera. Dans le cas d’un comité du Cabinet présidé par le premier ministre, le vice-président agira comme président pour tout élément couvert par le filtre. En cas d’absence du vice-président, le rôle de président sera assumé par un ministre figurant dans le procès-verbal des ministres suppléants. Une récusation au titre de la Loi sur les conflits d’intérêts fait en sorte que le premier ministre doit quitter, physiquement ou virtuellement, la réunion ou la discussion dans le cadre de laquelle on aborde le sujet, autrement sa seule présence pour être jugée comme influençant la décision d’autres titulaires d’une charge publique.

Logistique du Comité

Aménagement de la salle

Aménagement de la salle du Comité
Version texte

Montre l’aménagement détaillé d’une salle de comité du gouvernement, avec des rangées de sièges et des étiquettes indiquant qui occupe chaque zone :

  • L’aire réservée à l'agent des délibêrations et des vérifications est située dans le coin supérieur gauche du diagramme, avec un bureau et une chaise.
  • En haut et en bas de la salle, il y a une section intitulée Personnel des députés, qui comprend plusieurs bureaux et chaises placés sur deux rangées.
  • Le coin salon principal se compose d’une grande table de forme ovale au centre, entourée de chaises. Il est étiqueté comme suit :
    • Députés de l’opposition : Situé dans la section supérieure de la table.
    • Greffier : Situé du côté gauche de la table ovale.
    • Président : Placé au centre, près de la section du greffier.
    • Analystes : Situé à gauche de la table ovale centrale.
    • Députés du gouvernement : Situés dans la partie inférieure de la table.
    • Témoins : Ils sont situés du côté droit de la table.
  • Dans le coin inférieur gauche du diagramme, il y a une section étiquetée pour la Réception et messagers et les interprètes, toutes deux contenant de petits bureaux et des sièges.
  • À l’extrême droite du diagramme, il y a des sièges pour les journalistes et le grand public, tandis que la section grand public comprend plusieurs colonnes de chaises faisant face à la zone ovale centrale.
 
Photograph of a Committee Room
Version texte

Il s’agit d’une photographie d’une salle de comité.

  • La salle est équipée d’une longue table de forme ovale au centre entourée de chaises de bureau.
  • Le mur est orné de panneaux de bois, et un drapeau canadien est visible à l’arrière, à gauche.
  • Au-dessus de la tête, il y a des projecteurs installés et un éclairage encastré, qui éclairent la pièce.
  • Les microphones et les moniteurs sont placés sur la table centrale.
  • Des sièges supplémentaires pour les participants sont placés le long des murs de la salle.

Contexte au sein du comité

Sommaire

Les comités sont des organes parlementaires composés de députés. Ils traitent des questions renvoyées par la Chambre ou relevant de leur mandat. Il y a des comités permanents, législatifs, spéciaux et mixtes.

Ils ont pour mandat d’examiner les lois, les activités des ministères, les dépenses et les politiques, et de mener des études dans le cadre de leur mandat spécifique. La Chambre leur renvoie fréquemment des questions telles que les projets de loi, les rapports, les budgets des dépenses et les nominations par décret.

La composition des comités reflète la répartition des partis à la Chambre. Les membres des comités peuvent interroger les témoins et voter. Les présidents, élus par les membres, président les réunions. Les comités sont appuyés par des greffiers, qui offrent des conseils procéduraux et organisent les réunions, ainsi que par des analystes, qui préparent des documents, des notes et des rapports. Les témoins qui comparaissent devant les comités présentent leurs points de vue et répondent aux questions.

Les comités organisent leurs travaux de manière indépendante et présentent leurs conclusions et leurs recommandations à la Chambre dans des rapports. Ces rapports peuvent demander une réponse du gouvernement et inclure des opinions supplémentaires ou dissidentes.

Introduction

Un comité est composé de députés, ou de députés et de sénateurs dans le cas de comités mixtes, choisis pour étudier toute question renvoyée par la Chambre ou toute question reliée à son mandat. Il existe différents types de comités : permanents, législatifs, spéciaux et mixtes. La plupart sont des comités permanents.

Les comités permanents sont établis par le Règlement de la Chambre des communes. Ils sont dits permanents car ils sont recréés automatiquement à chaque session parlementaire.

Le Règlement établit 25 comités permanents et deux comités mixtes permanents. On y retrouve également leurs mandats.

Mandats des comités

La plupart des comités permanents sont chargés de surveiller un ou des ministères. Ils ont pour tâche d'examiner les textes législatifs qui lui sont référés par la Chambre, les activités et les dépenses des ministères et l'efficacité de leurs politiques et programmes.

Les comités sont libres d'initier toute étude dans le cadre de l'exercice de leur mandat. La Chambre peut également leur demander, par voie d'ordre de renvoi, d’étudier une question.

La Chambre renvoie presque systématiquement les sujets suivants aux comités permanents :

Composition, dirigeants et personnel des comités

Le nombre de membres des comités permanents est fixé dans le Règlement. Des motions peuvent toutefois être adoptées pour modifier le Règlement au sujet de la composition des comités pour la durée d’une législature. La composition des comités est proportionnelle à la représentation des partis reconnus à la Chambre. La composition de chaque comité est disponible sur le site Web des comités.

Diagramme hiérarchique des rôles des membres des comités permanents.

Composition des comités permanents
Version texte
  • Président(e)
    • 1er vice-président(e)
    • 2e vice-président(e)
      • Autres membres du comités

Plusieurs acteurs clés permettent aux comités d’accomplir leurs travaux. Parmi eux se trouvent :

Organisation des travaux

Les comités ont beaucoup de liberté dans l’organisation de leurs travaux. Ils déterminent leur calendrier selon les demandes de la Chambre et les intérêts de leurs membres. Un comité peut travailler sur plusieurs études à la fois.

Pour chaque étude, le comité peut décider de la durée de l'audition des témoins, du nombre de témoins qu'il souhaite entendre et des témoins qui comparaîtront devant lui. Le comité peut également décider de demander à des organismes et à des individus qui ne peuvent témoigner en personne (ou par vidéoconférence) de lui soumettre un mémoire.

Avant le début des travaux d'un comité, les membres du comité doivent élire un président. Cela a lieu au cours de la première réunion du comité, appelée la « réunion d'organisation ». Lors de cette réunion, il est fréquent que le comité procède à l'élection des vice-présidents et à l’adoption de règles de procédure pour la durée d'une session parlementaire.

Voici l’ordre habituel des travaux pour une étude de comité aboutissant à un rapport :

Ordre habituel des travaux pour une étude de comité aboutissant à un rapport
Version texte

Ordre usuel des travaux d’un comité dans le cadre d’une étude menant à un rapport :

  1. Détermination de l’étude à réaliser
    • La première étape consiste à déterminer quelle étude sera effectuée par le comité.
  2. Établissement d’un plan de travail, d’un calendrier et d’une liste de témoins
    • Une fois l’étude définie, le comité établit un plan détaillé comprenant un calendrier et la liste des témoins nécessaires.
  3. Tenue de séances d’information pour les membres
    • Des séances d’information sont organisées pour mieux préparer les membres du comité à la réalisation de l’étude.
  4. Audition de témoins et collecte d’avis et d’opinions
    • Les témoins sont entendus et leurs perspectives, recommandations, ou données sont recueillies dans le cadre de l’étude.
  5. Délibérations en vue de la production d’un rapport
    • Les membres du comité délibèrent en analysant les informations et témoignages collectés pour rédiger l’ébauche d’un rapport.
  6. Examen, modification et adoption du rapport
    • Le rapport est examiné, modifié, et soumis pour adoption finale par le comité.
  7. Présentation du rapport à la Chambre
    • Une fois finalisé, le rapport est présenté devant la Chambre.
    • Si le comité a demandé une réponse officielle, le gouvernement fournit ses commentaires ou réponses formelles.

Notes additionelles :

  • S’il le juge nécessaire, le comité peut également décider de reprendre l’étude à la lumière de la réponse obtenue.
  • La rétroaction peut être intégrée au processus du comité à différentes étapes.

Cadre physique, types et déroulement des réunions

Les réunions se tiennent habituellement dans l'une des salles de réunion désignées qui sont situées dans les édifices du Parlement. Ces salles sont munies d'équipement électronique spécial pour l'enregistrement, la diffusion, la participation à distance et l'interprétation simultanée des délibérations.

Voici un exemple de la disposition d'une salle de réunion typique :

Plan de disposition des sièges dans une salle de réunion de comité, avec des sections étiquetées pour les membres, le personnel, les témoins et le public
Version texte

Montre l’aménagement détaillé d’une salle de comité du gouvernement, avec des rangées de sièges et des étiquettes indiquant qui occupe chaque zone :

  • L’aire réservée à l'agent des délibêrations et des vérifications est située dans le coin supérieur gauche du diagramme, avec un bureau et une chaise.
  • En haut et en bas de la salle, il y a une section intitulée Personnel des députés, qui comprend plusieurs bureaux et chaises placés sur deux rangées.
  • Le coin salon principal se compose d’une grande table de forme ovale au centre, entourée de chaises. Il est étiqueté comme suit :
    • Députés de l’opposition : Situé dans la section supérieure de la table.
    • Greffier : Situé du côté gauche de la table ovale.
    • Président : Placé au centre, près de la section du greffier.
    • Analystes : Situé à gauche de la table ovale centrale.
    • Députés du gouvernement : Situés dans la partie inférieure de la table.
    • Témoins : Ils sont situés du côté droit de la table.
  • Dans le coin inférieur gauche du diagramme, il y a une section étiquetée pour la Réception et messagers et les interprètes, toutes deux contenant de petits bureaux et des sièges.
  • À l’extrême droite du diagramme, il y a des sièges pour les journalistes et le grand public, tandis que la section grand public comprend plusieurs colonnes de chaises faisant face à la zone ovale centrale.

Lors d’une réunion :

La majorité des réunions sont publiques, mais les comités siègent habituellement à huis clos (en privé) pour examiner les projets de rapports ou discuter des travaux futurs.

Les députés qui participent à une réunion peuvent le faire en personne ou à distance, en autant que ces derniers le fassent à partir du Canada. Tous comptent aux fins du quorum. Seul le député qui préside une réunion est tenu de participer en personne.

De temps à autre, les comités se déplacent en dehors de la Cité parlementaire pour recueillir des témoignages, tenir des consultations ou visiter des sites dans le cadre de leurs études. Pour se déplacer, ils doivent obtenir l'autorisation de la Chambre et l'approbation du Comité de liaison, qui autorise les fonds nécessaires. Les députés doivent participer en personne aux réunions lorsqu’un comité est en déplacement.

Compte rendu des activités et travaux

Avis de convocation

Les membres d'un comité et le public sont informés, par voie d'un avis de convocation, de l'intention du président de tenir une réunion. Cet avis est envoyé par courriel à chaque membre du comité ainsi qu'au personnel de celui-ci et est également publié sur le site Web du comité. L'avis indique l'objet, le lieu, la date et l'heure de la réunion ainsi que la liste des témoins, s'il y a lieu, et l'ordre du jour non officiel.

Diffusion des délibérations des comités

Toutes les réunions des comités, sauf les réunions à huis clos, sont diffusées en direct sur Internet dans les deux langues officielles sur ParlVu, le service de webdiffusion de la Chambre des communes. Les réunions télévisées sont aussi diffusées sur la chaîne d'affaires publiques par câble (CPAC) et sur le canal de télévision interne de la Chambre des communes.

Témoignages

Une transcription non officielle des propos tenus (communément appelée « les bleus ») est accessible aux membres et au personnel du comité peu de temps après la fin de chaque réunion de comité. Cette transcription non éditée est présentée dans la langue utilisée par les interlocuteurs présents à la réunion. La transcription officielle (version traduite et éditée) des Témoignages est publiée sur le site Web du comité, aussitôt que possible après la réunion, mais normalement dans les 10 jours qui suivent.

Procès-verbal

Le procès-verbal est le compte rendu officiel des décisions prises par le comité pendant la réunion. Le greffier du comité rédige le procès-verbal et le publie sur le site Web aussitôt que possible après la fin de la réunion.

Rapports

C'est en présentant un rapport à la Chambre des communes qu'un comité rend publiques ses conclusions et recommandations sur un sujet particulier. Le rapport est également affiché sur le site Web.

Le comité peut demander au gouvernement de déposer une réponse à ses recommandations dans les 120 jours civils qui suivent son dépôt. De plus, les opinions dissidentes ou complémentaires (c'est-à-dire un court texte contenant des commentaires additionnels) peuvent être annexées aux rapports portant sur une question particulière.

Site Web et médias sociaux

Les comités diffusent des informations sur un site Web et sur X. Visitez régulièrement noscommunes.ca et suivez-les @CdcComités.

Disposition des sièges d’une salle de réunion de comité avec des sections étiquetées pour les députés, le personnel, les témoins et le public
Version texte

Représente une salle de réunion pour la Chambre des communes du Canada. Il affiche les détails suivants :

  • Disposition semi-circulaire de bureaux en bois avec plaques signalétiques et microphones de bureau pour chaque position assise.
  • Des chaises de bureau noires sont placées à chaque siège autour de la table.
  • Deux moniteurs centraux affichent l’écusson de la Chambre des communes avec le texte « House of Commons, Chambre des communes, Canada ».
  • Le drapeau canadien est visible en arrière-plan.
  • Des chaises et des bureaux supplémentaires sont disposés le long du mur du fond de la salle, et un écran de projection est fixé au mur.

Cette configuration de salle de réunion est typique pour les discussions des comités parlementaires.

Pour plus de détails :

Pour des questions au sujet de la procédure parlementaire, communiquez avec la Direction des recherches pour le Bureau :

Liens:

Déroulement de la réunion

Mandat du Comité

Le Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique étudie les questions qui lui sont renvoyées par la Chambre des communes ou les sujets que le Comité lui-même choisit d’examiner dans le cadre de son mandat. Il s’agit d’un comité permanent constitué conformément au Règlement de la Chambre des communes. Les projets de loi, les activités et les dépenses du Ministère et d’autres questions ayant trait à l’objet général du Comité peuvent lui être renvoyés.

En vertu de l’alinéa 108(3)h) du Règlement, le mandat du Comité est d’étudier les questions liées aux rapports des entités suivantes :

Procédures de fonctionnement du comité

Déclarations d’ouverture des témoins : 5 minutes

Premier tour de questions
  1. Conservateur : 6 minutes
  2. Libéral : 6 minutes
  3. Bloc Québécois: 6 minutes
Deuxième tour de questions (et tours suivants)
  1. Conservateur : 5 minutes
  2. Libéral : 5 minutes
  3. Bloc Québécois: 2.5 minutes
  4. Conservateur : 5 minutes
  5. Libéral : 5 minutes

Activités liées au SCT - 45e législature

Biographies des membres du comité

Membres du comité

Nom Rôle Parti Circonscription Membre depuis
John Brassard Président Conservateur Barrie-Sud—Innisfil Juin 2025
Aussi membre de décembre 2021 à février 2022 à janvier 2025 et du décembre 2021 à Février 2022
Linda Lapointe Vice-présidente Libéral Rivière-des-Mille-Îles Juin 2025
Luc Thériault Vice-président Bloc Québécois Montcalm Juin 2025
Michael Barrett Membre Conservateur Leeds—Grenville—Thousand Islands—Rideau Lakes Juin 2025
Aussi membre de octobre 2022 à janvier 2025 et du février 2020 à août 2021
Michael Cooper Membre Conservateur St. Albert—Sturgeon River Juin 2025
Aussi membre de septembre 2024 to janvier 2025
Gabriel Hardy Membre Conservateur Montmorency—Charlevoix Juin 2025
Leslie Church Membre Libéral Toronto—St. Paul's Juin 2025
Gurbux Saini Membre Libéral Fleetwood—Port Kells Juin 2025
Abdelhaq Sari Membre Libéral Bourassa Juin 2025

Portrait des membres du comité

Président
John Brassard (Barrie South - Innisfil, ON) - Conservateur
Portrait de John Brassard
  • Élu député de Barrie-Innisfil en 2015, réélu en 2019, 2021 et 2025.
  • A siégé à de nombreux comités par le passé, notamment le comité d'examen des règlements, le comité des anciens combattants et de la procédure et le comité des affaires de la Chambre.
  • A déjà été membre du Bureau de la régie interne et leader parlementaire de l'opposition officielle au cours de la 44e législature et whip adjoint au cours des 42e et 43e législatures.
  • Avant son élection en 2015, M. Brassard était pompier et conseiller municipal de la ville de Barrie.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • Transparence et responsabilité
    • Approvisionnement et passation de marchés
1er vice-présidente
Linda Lapointe (Rivière-des-Mille-Îles, QC) - Libéral
Portrait de Linda Lapointe
  • Élu député de Rivière-des-Mille-Îles en 2015, elle a perdu les élections de 2019 et 2021 et a été réélu en 2025.
  • A déjà siégé au Comité des langues officielles et de la procédure et au Comité des affaires de la Chambre.
  • Siège également au Comité du commerce international.
  • Avant son élection, elle était membre de l'Action démocratique du Québec et a siégé à l'Assemblée nationale de 2007 à 2008.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • La langue française et le renforcement de la Loi sur les langues officielles
2e vice-président
Luc Thériault (Montcalm, QC) - Bloc Québécois
Portrait de Luc Thériault
  • Élu député de Montcalm en 2015, réélu en 2019, 2021 et 2025.
  • A déjà siégé aux comités de la santé et de l'aide médicale à mourir.
  • Il a étudié à l'Université du Québec à Montréal, où il a obtenu un baccalauréat en philosophie et une maîtrise en philosophie politique.
  • Avant la politique, il a enseigné la philosophie au Collège de Maisonneuve de 1985 à 2003.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • Compétence fédérale/provinciale
    • Accès à l'information
    • Langues officielles
Membres
Michael Barrett (Leeds—Grenville—Thousand Islands—Rideau Lakes, ON) Conservateur
Portrait de Michael Barrett
  • Élu député de Leeds-Grenville-Thousand Islands et Rideau Lakes en 2018, réélu en 2019 et 2021.
  • Ministre fantôme conservateur de l'éthique et du gouvernement responsable.
  • Avant son élection, M. Barrett a servi dans l'armée canadienne et a travaillé comme gestionnaire des ressources humaines.
  • A également été conseiller municipal dans la circonscription d'Edwardsburgh/Cardinal de 2014 à 2018.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • Transparence et responsabilité
    • Comportement des parlementaires
    • Conflit d'intérêts (fonction publique)
Michael Cooper (St. Albert—Sturgeon River, AB) - Conservateur
Portrait de Michael Cooper
  • Michael Cooper est le député conservateur de St. Albert-Edmonton. Élu pour la première fois en 2015, Michael a été réélu en 2019, 2021 puis en 2025.
  • Michael occupe le poste de ministre fantôme de la réforme démocratique.
  • Michael est titulaire d'un baccalauréat ès arts et d'un baccalauréat en droit de l'Université de l'Alberta.
  • Il siège à l'ETHI et au PROC, dont il est le vice-président.
  • Avant son élection, il était procureur adjoint de la Couronne pour Brantford.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • Approvisionnement et passation de marchés
    • Transparence et responsabilité
Gabriel Hardy (Montmorency—Charlevoix, QC) - Conservateur
Portrait de Gabriel Hardy
  • Élu député de Montmorency-Charlevoix en 2025.
  • Diplômé en kinésiologie du Département de médecine préventive de l'Université Laval.
  • Avant son élection, il était propriétaire et directeur général de Gym Le Chalet et de Tonic Gym & CrossFit.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • Approvisionnement et passation de marchés
Leslie Church (Toronto—St. Paul's, ON) - Libéral
Portrait de Leslie Church
  • Élue députée de Milton East-Halton Hills South en 2025.
  • Elle est secrétaire parlementaire des secrétaires d'État au Travail, aux Personnes âgées et à l'Enfance et à la Jeunesse, ainsi que du ministre de l'Emploi et de la Famille (Personnes handicapées).
  • Elle a étudié à l'université de Toronto où elle a obtenu un diplôme de droit.
  • Avant d'être élue, elle était avocate et a fait partie du personnel de plusieurs anciens ministres fédéraux.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • s/o
Gurbux Saini (Fleetwood—Port Kells, CB) - Libéral
Portrait de Gurbux Saini
  • Élu député en 2015 pour Mount Royal, réélu en 2019, 2021 et 2025.
  • Avant son élection, il était propriétaire d'une entreprise et a été conseiller municipal à Williams Lake pendant 14 ans.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • s/o
Abdelhaq Sari (Bourassa, QC) - Libéral
Portrait de Abdelhaq Sari
  • Élu député de Bourassa en 2025.
  • Avant son élection, il a été conseiller municipal à Montréal de 2017 à 2025 et a cofondé plusieurs organismes à but non lucratif soutenant les communautés immigrées et les jeunes vulnérables.
  • Intérêt dans le portefeuille du SCT :
    • L’intégrité dans l'administration publique

Accès à l’information, protection des renseignement personnels et l’éthique – Structure du débat - 45e Parlement

Structure du débat - 45e Parlement
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Premier tour

  1. Fenêtre de questions du PCC
    • Durée : 6 minutes
  2. Fenêtre de questions du PLC
    • Durée : 6 minutes
  3. Fenêtre de questions du BQ
    • Durée : 6 minutes

Tours suivants

  1. Fenêtre de questions du PCC
    • Durée : 5 minutes
  2. Fenêtre de questions du PLC
    • Durée : 5 minutes
  3. Fenêtre de questions du BQ
    • Durée : 2.5 minutes
  4. Fenêtre de questions du PCC
    • Durée : 5 minutes
  5. Fenêtre de questions du PLC
    • Durée : 5 minutes

Membres du comité

Michael Barrett (PCC):

  • Intérêts :
    • Transparence et responsabilité
    • Comportement des parlementaires
    • Conflit d'intérêts (fonction publique)

Leslie Church (PLC):

  • Intérêts :
    • s.o.

John Brassard (PCC, Président):

  • Intérêts :
    • Transparence et responsabilité
    • Approvisionnement et passation de marchés

Linda Lapointe (PLC, Vice-Présidente):

  • Intérêts :
    • La langue française et le renforcement de la Loi sur les langues officielles

Michael Cooper (PCC):

  • Intérêts :
    • Approvisionnement et passation de marchés
    • Transparence et responsabilité

Gurbux Saini (PLC):

  • Intérêts :
    • s.o.

Gabriel Hardy (PCC):

  • Intérêts :
    • Approvisionnement et passation de marchés

Abdelhaq Sari (PLC):

  • Intérêts :
    • L’intégrité dans l'administration publique

Luc Thériault (BQ, Vice-président):

  • Intérêts :
    • Compétence fédérale/provinciale
    • Accès à l’information
    • Langues officielles

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2026-04-13