Protocole d’entente Intergouvernemental entre le Gouvernement du Canada et le Gouvernement de la Province de la Colombie-Britannique sur une économie forte axée sur le secteur primaire

Contexte

Le gouvernement du Canada et celui de la province de la Colombie-Britannique se sont engagés à travailler de concert dans un esprit de partenariat sur les enjeux d’importance nationale qui sont liés au marché du travail.

Le secteur primaire est un catalyseur économique important dans les régions rurales et éloignées. Ce secteur, qui devient de plus en plus important pour l’économie de la Colombie-Britannique, est d’importance stratégique pour l’avenir économique du Canada. En outre, le développement responsable des ressources joue un rôle important dans le bien être économique et social de centaines de collectivités autochtones du Canada, notamment en Colombie-Britannique.

Beaucoup de projets de ressources potentiels sont situés dans les collectivités autochtones et les territoires des Premières Nations ou à proximité, ou encore les traversent. Pour assurer le succès de bon nombre de projets d’exploitation des ressources naturelles, Il est essentiel de faire en sorte que les peuples autochtones puissent saisir les nouvelles occasions qui se présentent dans ce secteur et en profiter.

Les deux ordres de gouvernement se sont engagés à travailler de concert avec les employeurs et les syndicats du secteur primaire ainsi que les collectivités (y compris les collectivités des Premières Nations, le milieu de d’enseignement et le secteur de la formation, et d’autres partenaires nationaux et internationaux), afin de perfectionner la main d'œuvre dont le secteur primaire aura besoin d’ici 2020 et au-delà. Ils offriront notamment des mesures de soutien pour éliminer plusieurs des obstacles à la participation au marché du travail auxquels se heurtent les Autochtones, et ils encourageront les employeurs à participer davantage à formation axée sur les compétences et à y engager des investissements plus importants.

Le Canada, y compris la Colombie-Britannique, a une occasion unique et limitée dans le temps de développer son industrie d’exportation de l’énergie, qui attirera des milliards de dollars d’investissements et permettra de créer des milliers d’emplois et de renforcer la réputation mondiale du Canada en tant que chef de file de l’industrie énergétique. La demande mondiale croissante pour des sources d’énergie nouvelles et élargies, y compris le gaz naturel liquéfié (GNL), a créé un environnement mondial très compétitif, obligeant le Canada et la Colombie-Britannique à agir rapidement et de manière responsable pour veiller à ce que l’industrie énergétique du Canada soit prête à exporter. D’autres industries du secteur primaire canadien, comme l’exploitation minière et forestière, poursuivent leur développement et offrent aussi des possibilités économiques intéressantes.

Ce partenariat stratégique permettra de donner aux collectivités et aux investisseurs la confiance voulue pour réaliser des projets de développement énergétique, y compris ceux qui sont liés au GNL. Le nouveau Fonds pour l’emploi Canada–Colombie-Britannique compte parmi les nombreuses mesures novatrices qui sont au cœur de la stratégie Canada–Colombie-Britannique touchant la main d’œuvre dans le secteur primaire. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de notre entente de collaboration visant à créer, de concert, une main-d’œuvre compétente et capable de s’adapter pour répondre aux besoins du secteur primaire de la Colombie-Britannique.

Objectifs globaux

Grâce à ce nouveau partenariat stratégique, le Canada et la Colombie-Britannique miseront sur une coopération fructueuse en matière de développement du marché du travail pour veiller à ce que les habitants de la Colombie-Britannique et les autres Canadiens, y compris les Autochtones, jouissent d’un accès prioritaire aux possibilités d’emploi dans le secteur primaire en plein essor de la Colombie-Britannique.

Cette nouvelle approche de partenariat pour le perfectionnement de la main d’œuvre exigera des efforts de coordination ainsi que l’utilisation créative d’outils dans les domaines de responsabilité respectifs de chaque gouvernement en vue :

  1. de recueillir les renseignements les plus précis sur la main d’œuvre afin de prévoir et de surveiller efficacement les besoins à cet égard;
  2. d’exploiter la capacité actuelle du milieu de l’enseignement et de la formation ainsi que de la communauté des employeurs pour accroître le nombre de travailleurs spécialisés et de professionnels formés pour travailler dans le secteur primaire;
  3. d’accroître les possibilités de formation et d’emploi pour les Autochtones et les groupes sous-représentés sur le marché du travail;
  4. d’assurer la compatibilité des investissements en formation avec les besoins des employeurs;
  5. de réduire les obstacles à la mobilité de la main d’œuvre et à la reconnaissance des titres de compétences étrangers pour les travailleurs qui choisissent de déménager afin de profiter des emplois dans le secteur primaire.

Domaines de collaboration

  1. Recueillir les renseignements les plus précis sur la main d’œuvre afin de prévoir et de surveiller efficacement les besoins à cet égard

    Recueillir, analyser et mettre en commun les données les plus précises sur la main d’œuvre communautaire, régionale, provinciale et nationale, y compris les données administratives de chaque administration, afin de prévoir et de surveiller efficacement les besoins à cet égard

    Il s'agira notamment de travailler de concert avec l’industrie pour miser sur les travaux déjà en cours et, au besoin, pour lancer de nouveaux travaux afin de comprendre les besoins actuels et futurs de l’industrie en matière de main-d'œuvre et de déterminer dans quelle mesure les initiatives de formation axée sur les compétences répondent aux besoins en travailleurs qualifiés de l’industrie.

    Les données serviront également à éclairer les choix de carrière des étudiants et à soutenir les partenariats de travail entre les employeurs et les demandeurs d’emploi du secteur.

  2. Exploiter la capacité actuelle du milieu de l’enseignement et de la formation, ainsi que de la communauté des employeurs pour accroître le nombre de travailleurs spécialisés et de professionnels formés pour travailler dans le secteur primaire

    Il s’agira notamment de mener des activités visant à sensibiliser davantage les étudiants aux études axées sur les carrières dans le secteur primaire, de travailler de façon multilatérale avec les autres provinces et les territoires en vue d’harmoniser la formation en apprentissage, de tirer parti des investissements dans la formation axée sur les compétences dans le cadre du nouveau Fonds pour l’emploi Canada–Colombie-Britannique, et de réorienter l'Entente Canada–Colombie-Britannique sur le développement du marché du travail en fonction des besoins du marché du travail.

    Il faudra également travailler avec les employeurs, les organismes de réglementation et d’autres intervenants pour améliorer les voies de qualification dans les métiers spécialisés et faciliter les partenariats employeurs-milieu de l’enseignement en vue d’établir de meilleures voies d’accès vers l’emploi pour les étudiants, et d’encourager les employeurs à participer davantage à la formation axée sur les compétences et à y engager des investissements plus importants.

  3. Accroître les possibilités de formation et d’emploi pour les Autochtones et les groupes sous-représentés sur le marché du travail

    Travailler en partenariat avec les employeurs, les fournisseurs de services d’emploi et les collectivités autochtones afin d’accroître les possibilités d’emploi dans le secteur primaire pour les groupes sous représentés, notamment les Autochtones, les personnes handicapées et les femmes.

    Entre autres, il faudrait mettre sur pied des initiatives ciblées visant la formation pour que ces groupes puissent profiter des possibilités d’emploi dans le secteur primaire, en misant sur une participation importante des employeurs, des fournisseurs de services d'emploi et d’autres intervenants clés. Il pourrait également s’agir d’une entente réorientée sur le marché du travail pour les personnes handicapées qui viserait à accroître les possibilités d'emploi en répondant mieux aux besoins des employeurs.

    Il s’agira également de mettre en place des programmes de transition et des mesures de soutien liés directement à des emplois dans les collectivités autochtones et à proximité, des programmes adaptés aux différences culturelles visant à préparer les Autochtones à la vie active et à l’emploi, et, en collaboration avec les employeurs, des mesures de soutien adaptées aux différences culturelles pour les employés autochtones dans le milieu de travail. Dans la mesure du possible, les pratiques exemplaires existantes seront modélisées et mises à l’échelle.

  4. Assurer la compatibilité des investissements en formation avec les besoins des employeurs

    Tisser des liens plus solides entre les employeurs du secteur primaire et le milieu de l’enseignement et de la formation de la Colombie-Britannique, et accroître le rôle des employeurs dans le perfectionnement de la main d’œuvre.

    Il s’agira notamment de travailler directement avec les employeurs pour accroître le parrainage des apprentis dans les métiers spécialisés, en accordant une attention particulière au perfectionnement des compétences des travailleurs, afin que la main d’œuvre actuelle acquière les compétences nécessaires pour occuper les nouveaux emplois dans le secteur primaire.

  5. Réduire les obstacles à la mobilité de la main-d’œuvre et à la reconnaissance des titres de compétences étrangers pour les travailleurs qui choisissent de déménager afin de profiter des emplois dans le secteur primaire

    Réduire les obstacles à la mobilité de la main-d’œuvre et à la reconnaissance des titres de compétences étrangers pour les travailleurs qui choisissent de déménager afin de profiter des emplois dans le secteur primaire.

    Il s’agira notamment de poursuivre les efforts en vue d’harmoniser la formation en apprentissage et les exigences en matière de qualification entre les administrations et d’accélérer les efforts visant à améliorer la reconnaissance des titres de compétences des travailleurs formés à l’étranger dans le secteur primaire.

    Les emplois disponibles devraient toujours être offerts tout d’abord aux Canadiens et aux résidents permanents. Toutefois, lorsqu’ils peuvent démontrer clairement que des travailleurs canadiens ne sont pas disponibles, les employeurs pourront embaucher des travailleurs étrangers temporaires, mais ils devront mettre en place un plan de transition vers une main d’œuvre canadienne.

Mise en œuvre

Le présent protocole n’est pas un contrat et ne crée aucune obligation juridique ou financière liant le Canada et la Colombie-Britannique.

Les gouvernements résoudront les différends résultant du présent protocole d’entente, y compris toutes les questions relatives à son interprétation ou son application, par la consultation et l’obtention d’un consensus.

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