Vidéo : Laboratoire de l'innovation - Économie comportementale

Transcription de la vidéo : Laboratoire de l'innovation - Économie comportementale

EDSC est l’un des principaux ministères qui exécutent des programmes destinés aux Canadiens, et nous communiquons avec eux par divers moyens : en personne aux Centres Service Canada, par nos centres d’appel au 1 800 O-Canada et sur nos sites Web. Nous exécutons une variété de programmes et nous constatons que les Canadiens doivent prendre beaucoup de décisions pour déterminer à quels programmes adhérer, en plus d’examiner les diverses options qui s’offrent à eux. Nous avons donc pensé que l’économie du comportement serait une bonne façon de les aider dans ce processus décisionnel.

L’une de nos grandes plateformes en ligne est le service Guichet-Emplois. Ce service comporte un service spécial appelé Jumelage Travailleurs-Emplois, qui est essentiellement un site Web où employeurs et chercheurs d’emploi se retrouvent. Un algorithme spécial les jumelle pour qu’un employeur sache qu’une telle personne possède les compétences qu’il recherche et qu’un chercheur d’emploi sache qu’un tel poste requiert les compétences qu’il possède. Mais pour ça, l’employeur et le chercheur d’emploi doivent d’abord s’inscrire et fournir de l’information pour que l’algorithme puisse les jumeler. Et ce que nous avons remarqué après le lancement du service de jumelage, c’est que beaucoup de personnes, les employeurs, devaient fournir ces renseignements. Mais les chercheurs d’emploi n’étaient pas tenus de le faire. Nous avons constaté qu’ils commençaient à s’inscrire mais abandonnaient en cours de route. Alors en voyant ça nous avons pensé que c’était en raison d’obstacles comportementaux. Parce qu’ils manifestaient un intérêt, mais qu’en voyant que ça prenait du temps et qu’il y avait beaucoup de champs à remplir, ils abandonnaient. Alors nous avons eu une idée. Nous avons pensé que s’ils manifestaient un intérêt à s’inscrire au service de jumelage mais ne finissaient pas de remplir leur demande, nous pouvions leur envoyer un courriel pour les inciter à la remplir. C’est ce que nous avons fait. Nous avons réuni les adresses électroniques des personnes qui avaient commencé à s’inscrire au service de jumelage mais qui avaient abandonné en cours de route puis nous les avons réparties au hasard en cinq groupes. Un groupe pour le courriel de contrôle qui était envoyé avant le début du projet, et quatre groupes pour différents courriels d’encouragement. Un courriel visait l’encadrement, un autre était un courriel initial, un autre visait à créer un sentiment d’engagement et le dernier visait la normalisation sociale. Nous avons ensuite fait des tests à l’aide de Google Analytics, d’un logiciel de gestion interne et de jeux de données pour déterminer combien de personnes cliquaient sur chaque courriel et combien de comptes étaient créés grâce à ces courriels, ce qui est l’objectif visé, parce que s’ils ne créent pas de compte, ils ne peuvent pas tirer parti du service de jumelage qui les aidera à trouver des emplois correspondant à leur profil. Nous avons constaté que les courriels inspirés de l’économie du comportement étaient bien plus efficaces pour amener les gens à cliquer, mais également à finir de remplir leur demande de jumelage.

Alors à la fin de l’essai, en fait nous avons fait deux essais, à la fin des deux essais, nous avons décidé d’utiliser le meilleur courriel, celui qui a amené le plus de gens à cliquer et à créer un compte, comme courriel générique qui est envoyé automatiquement aux Canadiens qui commencent à s’inscrire au service de jumelage mais ne vont pas jusqu’au bout du processus.

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