Contexte opérationnel : facteurs ayant une incidence sur notre travail

Titre officiel : Plan ministériel de 2017-2018 d'EDSC

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Appuyer le programme en matière de politiques du gouvernement du Canada

EDSC mène ses activités dans un environnement en constante évolution caractérisé par des changements démographiques importants et une conjoncture économique internationale et nationale difficile qui a une incidence sur les possibilités socioéconomiques des Canadiens. Le programme en matière de politiques du gouvernement du Canada, tel qu’il est annoncé dans les lettres de mandat, répond de diverses façons à ces pressions. Plus particulièrement, la volonté du gouvernement d’aider et de renforcer la classe moyenne a des répercussions sur EDSC, puisque ses programmes offrent une foule de mécanismes pour s’attaquer aux défis rencontrés par la classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie. Pour tenir cet engagement, EDSC utilisera les données comme une ressource permettant de prendre des décisions fondées sur des données probantes et adoptera une approche en matière de gouvernement ouvert en permettant un meilleur accès à ses données. À l’externe, voici les tendances importantes ayant une incidence sur les activités d’EDSC, ainsi que la manière dont les activités et les engagements du Ministère permettront de composer avec ces pressions.

Tendances et enjeux Réponses
Pauvreté

Près de 3 millions de Canadiens vivent dans la pauvreté et environ 746 000 Canadiens vivent dans un ménage où le principal soutien économique est considéré comme un « travailleur pauvre ». Bien que la pauvreté infantile ait diminué depuis le milieu des années 1990, plus de 500 000 enfants canadiens sont issus d’une famille à revenu faible et, selon le Bilan-Faim 2016, des 863 492 personnes qui ont reçu de l’aide au moyen des banques d’alimentation en mars 2016, 36 % étaient des enfants et des jeunes (plus de 300 000). Le taux de pauvreté chez les aînés est passé d’environ 30 % à 4 % depuis le milieu des années 1970, mais il demeure élevé chez les aînés vivant seuls, dont la majorité sont des femmes.

Neuf familles sur dix reçoivent un soutien accru grâce à la mise en œuvre de l’Allocation canadienne pour enfants; celle-ci permettrait également de sortir environ 300 000 enfants de la pauvreté, ce qui représente une diminution d’environ 40 % du nombre d’enfants touchés par la pauvreté.

De plus, l’augmentation du Supplément de revenu garanti (SRG) pour les aînés à faible revenu a permis de sortir environ 13 000 aînés de la pauvreté, et d’aider davantage environ 900 000 aînés; et la décision de faire passer l’âge de l’admissibilité à la SV de 65 à 67 ans a été annulée.

Pour faire avancer les travaux relatifs à la réduction de la pauvreté, le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées a entrepris une étude et a lancé des consultations plus vastes qui permettront d’orienter l’élaboration d’une stratégie de réduction de la pauvreté.

Familles et garde d’enfants

Le coût des biens nécessaires pour élever une famille ne cesse d’augmenter. Parallèlement, les dépenses publiques liées à la garde d’enfants sont inférieures à la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), alors que la participation des deux parents au marché du travail augmente de manière constante.

Au Canada, le taux d’emploi chez les femmes élevant seules des enfants de moins de 3 ans est passé de 27,6 % en 1976 à 45,9 % en 2009; le taux d’emploi chez les femmes en couple ayant de jeunes enfants a augmenté d’autant plus, passant d’un peu moins de 28 % à 66,5 %. Cette augmentation de la participation au marché du travail stimule la demande pour des services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants.

L’accès à des services de garde d’enfants, et la capacité de les payer, varie énormément d’une famille à l’autre et d’une province à l’autre. Il y a de la place en garderie pour environ le quart des enfants d’âge préscolaire, ce qui est bien en deçà de la proportion enregistrée dans les pays de l’OCDE qui affichent le meilleur rendement (dont le taux dépasse 50 %). L’accès à des mesures de soutien culturellement adaptées pour les enfants des Premières Nations, les enfants inuits et les enfants métis est d’autant plus limité. La capacité de payer ces services demeure également un sujet de préoccupation pour de nombreuses familles (les frais moyens annuels pour les parents peuvent atteindre 20 000 $ à Toronto). Ces réalités témoignent de la nécessité d’accroître les investissements réalisés pour les quelque 2,3 millions d’enfants âgés de moins de 6 ans, et d’encourager la participation des parents au marché du travail.

Dans certains segments de la population, la nécessité d’offrir un soutien relatif à l’apprentissage et à la garde de jeunes enfants est particulièrement urgente.

La population autochtone, par exemple, est jeune : les enfants autochtones âgés de 14 ans et moins représentent 28 % de la population autochtone totale, et 7 % de tous les enfants au Canada.

Tous les enfants canadiens méritent une chance égale de réussir et le meilleur départ possible dans la vie. Reconnaissant la nécessité de mieux soutenir les familles canadiennes, le gouvernement a lancé, dans le cadre du budget de 2016, l’Allocation canadienne pour enfants. Celle-ci a permis au gouvernement de donner aux familles canadiennes plus d’argent pour les aider à payer les frais importants qu’elles doivent débourser pour élever leurs enfants.

Le gouvernement reconnaît également qu’il est important d’offrir un accès à des services de garde des jeunes enfants abordables et de qualité, ainsi qu’à des services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants culturellement adaptés aux familles autochtones afin de les aider durant les premières années.

Grâce à l’Allocation canadienne pour enfants, le gouvernement prend des mesures afin de mieux répondre aux besoins en matière d’apprentissage et de garde des jeunes enfants des familles canadiennes.

Le premier ministre a demandé au ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, et à la ministre des Affaires autochtones et du Nord Canada, de collaborer avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires afin d’élaborer un cadre national pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants, ce qui marque une première étape vers la prestation de services de garde abordables, de grande qualité, souples et entièrement inclusifs.

Par conséquent, nous continuerons de collaborer avec les provinces et les territoires pour créer un nouveau cadre pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants. Comme annoncé dans le budget de 2016, un investissement de 400 millions de dollars a été consacré à cette initiative pour 2017-2018.

En tenant compte des besoins et des priorités uniques des Premières Nations, des Inuits et des Métis, un cadre destiné aux autochtones est en cours d’élaboration. Par ailleurs, on a prévu un investissement supplémentaire de 100 millions de dollars pour 2017-2018 afin de financer les programmes fédéraux d’apprentissage et de garde des jeunes enfants destinés aux Autochtones; et on tient des consultations auprès des Autochtones afin d’orienter l’élaboration du cadre pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones.

Le gouvernement reconnaît également les autres pressions liées à la prestation de soins auxquelles sont confrontées les familles canadiennes. Il continuera de déployer des efforts en vue d’offrir aux Canadiens un accès à des prestations parentales et de proches aidants souples grâce au régime d’assurance-emploi, et de favoriser l’établissement de conditions de travail plus souples.

Jeunesse

Entre 2005 et 2015, la proportion de Canadiens âgés de 25 à 34 ans titulaires d’un diplôme d’études supérieures (collège, université et autres types d’études postsecondaires) a augmenté de 5 points de pourcentage (de 54 % à 59 %).

Bien que la participation aux études postsecondaires soit influencée par un ensemble complexe de facteurs, le coût est un facteur qui détermine en grande partie l’abandon des études postsecondaires. En effet, environ 60 % des étudiants de niveau postsecondaire sont issus de familles à revenu élevé, tandis que 40 % sont issus de familles à revenu faible ou moyen. En outre, plus de 46 % des personnes titulaires d’un diplôme ont des prêts d’études et une dette d’étude moyenne de 22 000 $.

Entre 2005 et 2015, le taux d’emploi est demeuré plus élevé chez les personnes titulaires d’un diplôme d’études supérieures, comparativement aux personnes qui ne possèdent pas de diplôme d’études supérieures.

Bien que certains signes positifs indiquent que le taux de chômage chez les jeunes diminue, la proportion de Canadiens âgés de 15 à 29 ans qui sont sans emploi ou qui n’ont pas d’études ou de formation est passée de 12 % en 2008 à 13 % en 2012. Ce pourcentage est inférieur à la moyenne de l’OCDE, qui est demeurée la même, soit 17 %, entre 2008 et 2012.

Le budget de 2016 prévoyait une augmentation du montant des bourses canadiennes et l’ajustement des conditions de remboursement des prêts d’études canadiens. Grâce à l’augmentation du montant des bourses canadiennes, environ 247 000 étudiants issus de familles à faible revenu, et 100 000 étudiants issus de familles à revenu moyen recevront une aide financière accrue chaque année pour couvrir les frais de leurs études postsecondaires.

Dans le budget de 2016, le gouvernement a également annoncé des investissements supplémentaires dans le cadre de la Stratégie emploi jeunesse. Ces fonds sont utilisés pour créer des emplois verts destinés aux jeunes, augmenter le nombre de jeunes qui ont accès au programme Connexion compétences, appuyer la création d’emplois dans le secteur du patrimoine et augmenter le nombre d’emplois offerts dans le cadre du programme Emplois d’été Canada.

De plus, le Groupe d’experts sur l’emploi chez les jeunes a été mis sur pied à l’automne 2016 afin d’étudier des idées pour améliorer les résultats sur le marché du travail pour les jeunes – y compris les jeunes vulnérables. Les constatations du Groupe d’experts devraient être publiées en mars 2017. Elles permettront d’orienter les investissements futurs dans ce domaine pour les jeunes, y compris dans le cadre de la Stratégie emploi jeunesse. D’autres initiatives favoriseront l’engagement des jeunes dans leur collectivité et dans la société.

Emploi, compétences et formation

L’insécurité liée à l’emploi augmente, ce qui fait en sorte qu’il est de plus en plus difficile d’entrer dans la classe moyenne et d’y rester. Par conséquent, il devient plus compliqué de profiter des possibilités créées par la croissance de l’emploi (c’est-à-dire que la croissance n’est pas inclusive). En effet, tous les types d’emploi exigent des études plus poussées et les frais de scolarité augmentent. Et bien qu’un degré de scolarité de plus en plus élevé soit nécessaire pour obtenir un emploi, une part relativement importante d’adultes canadiens possèdent des compétences limitées au chapitre de l’alphabétisation (17 %) et des mathématiques (23 %).

Dans une économie mondiale de plus en plus intégrée, la mobilité du capital et des travailleurs hautement qualifiés augmente. Les nouvelles technologies changent également les types d’emplois offerts et les compétences requises pour chaque emploi. De plus, l’automatisation continue d’influencer les emplois peu spécialisés et de routine, mais également les emplois spécialisés et diversifiés. Les travailleurs doivent constamment suivre des formations et se perfectionner pour suivre le rythme de l’évolution des besoins et des exigences au chapitre de l’emploi.

Les obstacles persistants auxquels font face les groupes désavantagés font en sorte que ceux-ci risquent de perdre du terrain. Le taux de chômage chez la population autochtone du Canada établie à l’extérieur des réserves (à l’exception des territoires) est demeuré stable entre 2015 et 2016 (12,4 %), mais ce taux est deux fois plus élevé que le taux de chômage national (6,5 %). De plus, selon l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, le taux d’emploi chez les Autochtones établis sur les réserves est plus faible (36 %) que celui chez les Autochtones établis à l’extérieur des réserves (57 %) et chez leurs homologues non autochtones (61 %).

Les améliorations apportées au régime d’assurance-emploi en 2016-2017 ont permis au gouvernement d’accroître l’aide apportée aux travailleurs canadiens de la manière suivante : prolonger temporairement la durée des accords de travail partagé, éliminer les conditions d’admissibilité au régime d’assurance-emploi qui limitent l’accès à l’assurance-emploi pour les personnes qui deviennent ou redeviennent membres de la population active, simplifier les responsabilités liées à la recherche d’emplois pour les prestataires de l’assurance-emploi, prolonger temporairement la durée des prestations régulières d’assurance-emploi dans les régions les plus durement touchées par le ralentissement économique, mettre en place un projet pilote Travail pendant une période de prestations afin d’aider les prestataires de l’assurance-emploi à demeurer sur le marché du travail, réduire le taux des cotisations à l’assurance-emploi pour les travailleurs et les employeurs, et réduire la période de carence de deux semaines à une semaine.

Des travaux sont en cours avec les provinces et les territoires pour moderniser les ententes de transfert relatives au marché du travail, d’une valeur de près de 3 milliards de dollars par année, afin de s’assurer que l’aide financière du gouvernement fédéral au chapitre de la formation professionnelle soit adaptée aux besoins des Canadiens et à l’économie en constante évolution. Dans un premier temps, le gouvernement du Canada s’est engagé dans le budget de 2016 à verser un financement supplémentaire de 125 millions de dollars dans le cadre des ententes sur le développement du marché du travail et de 50 millions de dollars dans le cadre des ententes sur le Fonds canadien pour l’emploi aux provinces et aux territoires en 2016­2017. Ces investissements ont pour but de veiller à ce que les Canadiens sans emploi aient accès à la formation et à l’aide dont ils ont besoin pour perfectionner leurs compétences, et de saisir de nouvelles occasions. Nous avons également entrepris des consultations à grande échelle avec les provinces et les intervenants en 2016-2017 afin de trouver des moyens d’améliorer ces ententes. Cela nous permettra d’orienter les investissements futurs visant à renforcer les programmes liés au marché du travail.

Récemment, les signataires d’une entente conclue dans le cadre de la Stratégie de formation pour les compétences et l’emploi destinée aux Autochtones (SFCEA) ont bénéficié d’une augmentation du financement de 3 %. Tel qu’il a été annoncé dans le budget de 2016, le gouvernement fera un investissement supplémentaire de 15 millions de dollars pour 2016-2017 et 2017-2018 pour financer des projets qui permettent d’adapter la formation aux besoins des collectivités dans des domaines comme la construction de maisons, le traitement des eaux, la garde d’enfants et l’administration locale. Cela témoigne de la volonté du gouvernement fédéral d’améliorer les résultats en matière d’emploi des Autochtones.

Des efforts ont été déployés pour renouveler la SFCEA et en élargir la portée, comme il a été annoncé dans le budget de 2016. Ces efforts consistent à discuter avec des partenaires autochtones de partout au Canada de l’avenir des programmes liés au marché du travail destinés aux Autochtones.

Itinérance

La lutte contre l’itinérance constitue un défi dans toutes les régions du Canada. En effet, de 2010 à 2014, environ 450 000 Canadiens ont eu recours à des refuges d’urgence pour les sans-abri au moins une fois dans leur vie. Le manque de logements abordables influe sur le nombre de ménages et de personnes à risque imminent d’itinérance.

Le gouvernement a annoncé dans le budget de 2016 son intention de réaliser un investissement supplémentaire de 111,8 millions de dollars sur deux ans dans le cadre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI). Ce nouvel investissement considérable s’ajoute à l’investissement existant de près de 600 millions de dollars en cinq ans (2014-2019).

Des consultations à propos d’une stratégie nationale en matière de logement ont été menées, et les résultats contribueront à l’orientation future des programmes fédéraux sur l’itinérance.

Au printemps 2017, EDSC mettra en place un comité consultatif composé d’experts et d’intervenants dans le domaine de l’itinérance, pour appuyer le renouvellement de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance. Le comité sera chargé d’explorer en profondeur les recommandations et les enjeux entendus dans le cadre du processus de consultation relatif à la future stratégie nationale sur le logement; d’entreprendre une consultation ciblée auprès d’experts du domaine de l’itinérance, de collectivités et d’autres intervenants clés de diverses régions du Canada; de valider l’analyse des données, des renseignements et des tendances sur l’itinérance; d’analyser certaines options relatives au renouvellement du programme; et présenter les principales constatations au ministre.

Changements démographiques

Puisque la proportion d’aînés passera de 14 % à 24 % d’ici 2036, la proportion de Canadiens en âge de travailler diminuera à court et à moyen terme.

La proportion d’aînés augmente au Canada, tout comme la demande en travailleurs spécialisés, ce qui aura une incidence sur les pénuries de main-d’œuvre au cours des prochaines années. Près des deux tiers de l’augmentation de la population canadienne, de 2011 à 2016, sont attribuables à l’augmentation du nombre d’immigrants. Cette tendance devrait se poursuivre en raison du faible taux de fertilité et du vieillissement de la population.

Par ailleurs, économiser pour la retraite est de plus en plus difficile, et de moins en moins d’employeurs offrent un régime à prestations déterminées. De nombreuses familles (24 %) qui approchent de la retraite risquent de ne pas économiser suffisamment pour bénéficier d’un remplacement du revenu adéquat.

Les programmes et les services offerts par le Ministère donnent suite aux changements démographiques de différentes manières.

De nombreux programmes axés sur le marché du travail d’EDSC permettent de veiller à ce que la main-d’œuvre soit souple, et qu’elle puisse s’adapter aux conditions changeantes de l’offre et de la demande. Les programmes comme le Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers et le PTET, et les initiatives visant à répondre à la nécessité de donner de l’information sur le marché du travail à jour, permettent aux employeurs, aux travailleurs canadiens et aux immigrants de s’adapter de manière efficace à ces changements.

En ce qui concerne la hausse de la proportion d’aînés et les difficultés rencontrées par la population pour économiser en vue de la retraite, les ententes avec les administrations provinciales pour améliorer le RPC devraient réduire de 25 % le nombre de familles qui risquent de ne pas économiser suffisamment pour leur retraite.

En outre, le RPC offre aux Canadiens des prestations sûres et prévisibles pendant toute leur vie; si nous améliorons le RPC, nous aidons les Canadiens à moins s’inquiéter d’épuiser leur épargne de leur vivant ou de voir leur épargne touchée par des bouleversements externes, le ralentissement du marché ou l’inflation.

Garantir l’excellence en matière de services

Chaque jour, le gouvernement du Canada interagit avec des millions de Canadiens en leur fournissant des services qui sont importants pour eux. Les Canadiens s’attendent à obtenir des services de grande qualité, faciles d’accès, simples et sécurisés qui sont adaptés à leurs besoins, que ces services soient offerts en personne, dans les centres d’appels, en ligne ou par courriel, et ce, dans la langue officielle de leur choix. Grâce à la Stratégie de service d’EDSC, le Ministère prévoit adopter des modèles de prestation de services de calibre mondial faisant appel à des technologies modernes pour fournir un plus grand nombre de services en ligne et pour offrir des services qui répondent aux besoins actuels et futurs de sa clientèle. EDSC collabore avec ses partenaires à l’interne, dans l’ensemble du gouvernement fédéral ainsi qu’avec les administrations provinciales et territoriales en vue de transformer la façon dont il procède pour mieux comprendre les Canadiens et ainsi offrir des services qui répondent à leurs besoins. Voici les tendances et les enjeux importants ayant une incidence sur la capacité du Ministère d’offrir des services adaptés aux Canadiens ainsi que des pistes de réponse.

Tendances et enjeux Réponses
Attentes grandissantes des Canadiens

Les Canadiens s’attendent à ce que l’expérience de service que leur offre le gouvernement soit équivalente à celle que leur offre le secteur privé. Ils veulent des services faciles d’accès et offerts au moment qui leur convient, ainsi qu’une aide rapide lorsqu’ils en ont besoin. Ils s’attendent à ce que leurs renseignements personnels soient conservés de manière sécurisée et que leurs prestations soient exactes et versées en temps opportun. Ces attentes, combinées à une augmentation du nombre de bénéficiaires, et à des changements technologiques, sociaux et économiques importants, poussent le gouvernement du Canada à améliorer son mode de prestation de services aux Canadiens.

Pour répondre aux besoins et aux attentes des Canadiens en matière de prestation de services, EDSC transforme actuellement son mode de prestation de services aux clients, aux employeurs, aux collectivités et aux organismes. Le Ministère appliquera le principe de base selon lequel les services sont « axés sur les clients », ce qui lui permettra de veiller à ce que les services offerts soient adaptés aux besoins actuels et futurs des clients. Des initiatives, comme l’examen des normes de service et la mise en place d’une nouvelle technologie et de nouveaux processus dans les centres d’appels, tiendront compte des résultats des consultations et des activités d’engagement. D’autres initiatives, comme la modernisation du versement des prestations, consisteront en une stratégie pluriannuelle et multidirectionnelle visant à accroître les fonctions de libre-service et d’automatisation offertes aux clients, à simplifier les processus opérationnels et à gérer les risques associés à la technologie de l’information vieillissante.

Services numériques

EDSC exécute de nombreux programmes fédéraux essentiels destinés aux Canadiens au sein d’un environnement de prestation de services qui change rapidement, et dont les attentes en matière de services numériques ne cessent d’augmenter. Par ailleurs, le Canada est en train de perdre du terrain face aux gouvernements internationaux au chapitre de la prestation de services numériques. En effet, selon l’E-Government Survey des Nations Unies, réalisé auprès de 193 pays, le Canada est passé du 3e au 14e rang de 2010 à 2016 en ce qui a trait au volet « gouvernement numérique ».

Dans le cadre de ses activités de transformation des services, le Ministère s’activera pour offrir des services numériques améliorés en proposant aux Canadiens une solution en ligne conviviale leur permettant d’accéder à divers services, tant aux étapes de demande de renseignements et de demande de services qu’à l’étape de prise de décision au sujet de leur dossier. La technologie numérique présente des avantages inégalables. En effet, grâce à elle, les clients peuvent accéder à leurs dossiers en ligne et les faire progresser, partout et en tout temps.

Les stratégies d’amélioration des services de l’assurance-emploi, du RPC et de la SV permettront d’enrichir l’expérience du client en améliorant les services électroniques grâce à une série de modifications propres aux programmes. Les travaux en cours concernent ce qui suit :

  • La mise en place d’une fonction permettant aux clients de l’assurance-emploi de vérifier l’état de leur demande, et l’introduction de la fonction « messages d’alerte », qui permet d’aviser les clients que de nouveaux renseignements concernant leur demande peuvent être consultés (devrait être terminée en 2017-2018). Cela représente les principaux composants de base pour créer un espace sécurisé réservé aux communications bilatérales permettant de consulter les clients.
  • L’adoption d’une approche « Une fois suffit! » pour le transfert des données des clients entre les modes de prestation de services, de sorte que les clients n’ont qu’à fournir une seule fois leurs renseignements pour mettre à jour leur dossier dans de nombreux programmes et services. L’Initiative d’échange de renseignements sur l’adresse et le dépôt direct permettra aux clients de mettre à jour leurs renseignements sur l’adresse et le dépôt direct à partir de n’importe quel mode de prestation de services d’un programme ou d’une organisation vers une autre organisation, s’ils sont inscrits à un programme. Une fois la mise en œuvre de cette initiative achevée, les Canadiens pourront fournir ou mettre à jour leurs renseignements sur l’adresse et le dépôt direct auprès d’un ministère, et sauront que le ou les autres ministères recevront également les mêmes renseignements. Cela permettra aux Canadiens de consacrer moins de temps et d’efforts à la mise à jour de leurs renseignements dans chaque ministère. À compter de novembre 2017, les particuliers pourront donner leur consentement relativement à la communication de leurs renseignements entre l’ARC et le RPC d’EDSC.

Dans le cadre de son engagement à améliorer les services offerts aux Canadiens, le gouvernement a lancé l’examen de la qualité des services de l’assurance-emploi afin de recueillir auprès d’intervenants et de Canadiens de partout au pays des commentaires sur la manière dont Service Canada pourrait améliorer la qualité des services de l’assurance-emploi. L’examen de la qualité des services a été rendu public le 1er février 2017. Il contient les recommandations visant à améliorer la qualité des services de l’assurance-emploi, organisées en cinq domaines prioritaires : services axés sur les citoyens, engagement des employés, processus, technologie et politique.

En ce qui concerne la technologie, on recommande dans le rapport sur l’examen de la qualité des services de remplacer les systèmes technologiques désuets par des technologies de pointe et des services de téléphonie modernes dans les centres d’appel, au moyen d’une approche progressive. L’organisation pourra ainsi utiliser la technologie afin de répondre aux besoins, aux priorités et aux attentes des citoyens.

L’expansion des services en ligne relatifs aux subventions et aux contributions fait partie des nombreuses initiatives qu’entreprend le Ministère pour satisfaire aux attentes en matière de services numériques élargis.

Occasions de collaboration pour répondre aux besoins des citoyens

À l’échelle nationale, les partenaires provinciaux et territoriaux comptent sur le gouvernement fédéral pour leur donner l’occasion de collaborer et d’intégrer la prestation de services. En avril 2016, les greffiers et les secrétaires de cabinets fédéraux, provinciaux et territoriaux, ont demandé que les ministères accélèrent la collaboration dans les secteurs prioritaires, comme les services regroupés ainsi que les actes et avis de décès. De plus, les partenaires provinciaux et territoriaux souhaitent mettre en place des réseaux en personne durables grâce au regroupement des services et à la prestation de services intégrés.

EDSC joue un rôle de chef de file dans l’élaboration de ces plans d’accélération avec les provinces et les territoires, et dans la création de possibilités de tirer parti des pratiques exemplaires de l’ensemble des administrations. Les partenariats conclus avec d’autres ministères, comme l’ARC (simplifier l’accès aux prestations et aux services offerts aux clients), IRCC (offrir une fonction de validation électronique de l’identité) et les provinces et les territoires pour des projets comme la géocartographie, afin d’établir une base de référence relative aux points de services fédéraux, provinciaux et territoriaux et de trouver des possibilités de collaboration en personne, ont pour objectif de simplifier la manière dont les citoyens communiquent avec le gouvernement. D’autres initiatives visant à soutenir ces types de partenariats sont mentionnées dans le présent document à la section « Initiatives horizontales : service sécurisé et accès facilité pour les clients ».

En raison de ces tendances et du contexte évolutif de la prestation de services, EDSC met en œuvre un programme de transformation visant à moderniser et à améliorer la conception et l’exécution de services et de programmes auxquels les Canadiens ont droit, tout en assurant la protection des renseignements personnels. Ces améliorations permettront au Ministère de remplir efficacement les engagements pris par le gouvernement dans le cadre de son mandat.

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