Bâtir un Canada inclusif : Un sommet national pour les personnes en situation de handicap, les 9 et 10 mai 2019. Ce que nous avons appris

De : Emploi et Développement social Canada

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Message de la ministre

En tant que première ministre responsable des personnes en situation de handicap, j’ai le plaisir de présenter le rapport sur ce que nous avons appris pendant l’événement Bâtir un Canada inclusif : Sommet national pour les personnes en situation de handicap. Ce sommet de deux jours s’est déroulé dans la capitale nationale en mai 2019. Le rapport résume le travail effectué et les expériences et renseignements recueillis, mais plus important encore, il énonce les domaines clés où d’autres mesures sont nécessaires pour édifier un Canada réellement accessible.

L’accessibilité consiste à faire en sorte que tous les Canadiens, y compris les personnes en situation de handicap, ont des chances égales de réussir. Comme je l’ai souvent dit, nous passons de l’accommodement à l’inclusion. Nous passons du « Rien à propos de nous sans nous » au « Rien sans nous », parce que tout est à propos de nous.

Le sommet s’est révélé un grand forum qui a permis aux intervenants de divers secteurs, partenaires, chefs de file et personnes en situation de handicap, de combiner leur expertise afin de créer un solide réseau collaboratif qui permettra de tirer le meilleur parti des occasions d’accroître l’accessibilité, car un Canada inclusif est un Canada plus fort.

La Loi canadienne sur l’accessibilité du gouvernement fédéral est entrée en vigueur le 11 juillet 2019. Elle n’est que la naissance d’une nouvelle ère d’inclusion pour tous les Canadiens, y compris les personnes en situation de handicap. Elle nous permettra d’édifier un Canada accessible et inclusif pour tous. Nous avons réalisé de grands progrès, mais c’est loin d’être terminé. Nous avons tous un rôle à jouer pour rendre le Canada exempt d’obstacles pour les personnes en situation de handicap.

Je tiens à remercier tous les participants, présentateurs et experts qui défendent les droits des personnes en situation de handicap depuis des décennies et qui ont eu la générosité de nous faire profiter de leur point de vue au cours de ce sommet. Apprendre les uns des autres et collaborer pour élaborer de bonnes stratégies sur l’accessibilité et l’inclusion ont été les concepts clés qui ont fait le succès du sommet.

Ensemble, nous bâtirons un Canada pleinement accessible et inclusif.

L’honorable Carla Qualtrough
Ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de l’Accessibilité

Sommaire

Les 9 et 10 mai 2019, le gouvernement du Canada a été l’hôte à Ottawa du tout premier Sommet national pour les personnes en situation de handicap. Le thème du sommet était : « Bâtir un Canada inclusif ». Environ 200 personnes y ont assisté, y compris des personnes en situation de handicap, des universitaires et des experts internationaux ainsi que des représentants et des représentantes du gouvernement et du secteur privé.

Le but du Sommet était de discuter :

Il y a eu des panels de discussion, des présentations principales et des séances de discussion en petits groupes (voir l’ordre du jour à l’annexe A). Les 3 panels ont examiné les questions suivantes :

  1. Créer une culture d’inclusion
  2. Faire le point
  3. La réflexion perturbatrice

Pendant le reste du Sommet, il y a eu des discours thématiques et des séances de discussion en petits groupes sur les questions suivantes :

À la fin du Sommet, on a demandé aux participants et aux participantes de réfléchir à ce qu’ils pourraient faire, individuellement et collectivement, pour faire du Canada un pays plus inclusif.

Les discours et les discussions ont été documentés de plusieurs façons:

Le présent rapport est un résumé de toutes ces notes.

Idées et principales constatations

Discussion en panels

Panel : Créer une culture d’inclusion

Les panélistes ont cité des exemples concrets d’obstacles que les personnes en situation de handicap doivent surmonter chaque jour et de l’efficacité avec laquelle le Canada s’y prend pour éliminer ces obstacles. Les panélistes ont reconnu que des progrès ont été faits, mais qu’il y a encore des défis.

Panel : Faire le point

Les panélistes ont discuté des données, des grandes étapes et des tendances les plus récentes en ce qui concerne le handicap et l’inclusion au Canada.

Panel : La réflexion perturbatrice

Les panélistes ont examiné les possibilités futures en matière d’inclusion et les risques connexes. La discussion a porté sur le rôle de l’intelligence artificielle, de la technologie, des arts et des sports dans la promotion de l’accessibilité et de l’inclusion.

« Les entreprises doivent concevoir des produits et des solutions qui tiennent compte des personnes en situation de handicap et elles peuvent le faire facilement en embauchant tout simplement plus de personnes en situation de handicap. »

par Ricardo Wagner, responsable de l’accessibilité, Microsoft Canada

Présentations principales

La ministre Carla Qualtrough

La Ministre a témoigné de sa propre expérience en tant que personne vivant avec un handicap et de la façon dont les mesures d’adaptation ont contribué à son intégration quand elle était enfant. Grâce au sport, elle a appris qu’il y avait moyen de rendre les systèmes inclusifs pour que les personnes en situation de handicap n’aient pas besoin de demander des mesures d’adaptation. C’est là l’intention de la Loi canadienne sur l’accessibilité, se concentrer sur l’élimination des barrières. Il y aura toujours certains rajustements individuels à apporter, mais l’avenir doit être systématiquement inclusif dès sa conception.

A la fin de son exposé, la Ministre a mis les participants et les participantes au défi de remplacer l’expression « Rien à propos de nous sans nous » par « Rien sans nous, parce que tout nous concerne ».

Charlotte McClain-Nhlapo

Charlotte McClain-Nhlapo, conseillère mondiale auprès de la Banque mondiale pour les personnes handicapées, a félicité le leadership du Canada dans le domaine de l’intersectionnalité. Elle a dit que l’intersectionnalité est sous‑explorée et que d’autres pays se tournent vers le Canada comme chef de file dans ce domaine.

Elle a parlé de l’importance d’avoir un cadre juridique solide pour renforcer l’idée selon laquelle le handicap est une question de droits de la personne. Par exemple, la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées est un élément fondamental global pour définir les droits des personnes en situation de handicap. Elle a été convertie en graphiques et traduite en plusieurs langues, y compris en langues des signes et en plusieurs langues locales, et elle a influencé les objectifs mondiaux du développement durable.

Elle a mis l’accent sur le pouvoir des partenariats et sur l’importance d’établir une base d’éléments de preuves. La collectivité des personne en situation de handicap elle‑même doit veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, y compris les personnes ayant un handicap intellectuel, épisodique ou invisible.

« Le moment est venu – nous sommes à un tournant de l’histoire où nous pouvons vraiment faire une différence! »

par Charlotte McClain-Nhlapo, conseillère mondiale auprès de la Banque mondiale pour les personnes handicapées

Séances en petits groupes

1. Économie inclusive et marché du travail

« Chaque fois que nous échouons à jumeler une travailleuse ou un travailleur instruit et qualifié à un emploi vacant, c’est une perte pour notre économie et pour le Canada. Nous voyons nous échapper de grandes idées, des employés dévoués et des occasions que nous aurions pu saisir. »

par la sous-ministre Chantal Maheu, Emploi et Développement social Canada

Maureen Haan, présidente et chef de la direction au Conseil canadien de la réadaptation et du travail, a parlé de moyens d’accélérer le changement culturel et d’accroître les possibilités d’emploi à l’intention des personnes en situation de handicap. Elle a dit que les chefs d’entreprise ont besoin d’aide pour voir comment s’amorce l’avenir et de quels types de talents ils ont besoin pour atteindre leurs buts. Les employeurs ont également besoin d’outils pour analyser les pénuries de compétences et communiquer avec des bassins de talents non traditionnels. Ce qu’il faut pour réussir en emploi, ce sont des stages et des mentorats pour les personnes en situation de handicap; la reconnaissance des talents et du soutien à l’avancement professionnel; et de la formation pour les professionnels des ressources humaines sur les questions liées au handicap dans les domaines des aménagements et de l’accessibilité. Un changement de mentalité chez les employeurs s’impose.

Selon l’Enquête canadienne sur l’incapacité de 2017, parmi les personnes en situation de handicap de 25 à 64 ans qui n’avaient pas d’emploi et qui n’allaient pas à l’école, 645 000 pourraient avoir un emploi rémunéré dans un marché du travail inclusif.

Les participants et les participantes ont souligné les points clés suivants dans leurs discussions en petits groupes :

Changer les attitudes

La discrimination de la part des employeurs demeure l’un des principaux obstacles à l’emploi. Des campagnes médiatiques ou la nomination de champions dans les entreprises devraient être explorées pour aider les employeurs canadiens à afficher des attitudes plus ouvertes envers les personnes en situation de handicap.

La série documentaire primé de l’AMI et de TVO intitulée Employable Me a été citée comme exemple de pratique prometteuse. Des récits convaincants de personnes talentueuses qu’un handicap n’a pas empêchées de décrocher un emploi peuvent sensibiliser des employeurs potentiels.

Changer les systèmes

Les participants et les participantes ont discuté de la façon dont les politiques adoptées dans le secteur gouvernemental et dans le privé peuvent accroître le nombre de personnes en situation de handicap qui trouvent et qui conservent un emploi. Parmi les suggestions, mentionnons :

Investir pour accroître l’emploi 

Les participants et les participantes ont discuté de façons dont de nouveaux investissements pourraient permettre de créer des débouchés, notamment :

Concevoir une stratégie nationale de l’emploi

Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux devraient jouer un rôle actif de chef de file et travailler ensemble à l’élaboration d’une stratégie visant à améliorer les possibilités d’emploi pour les personnes en situation de handicap. Une telle stratégie pourrait inclure les éléments suivants :

« Nous devons trouver un moyen d’intégrer les mesures d’adaptation individuelles à des politiques organisationnelles plus vastes. »
par un(e) participant(e)

2. Sécurité financière

Al Etmanski, du Planned Lifetime Advocacy Network, a parlé du régime enregistré d’épargne-invalidité et de l’importance de la sécurité financière pour l’inclusion des personnes en situation de handicap. Un grand nombre de Canadiens et de Canadiennes en situation de handicap sont des travailleurs pauvres et vivent souvent seuls, ce qui les expose au risque de décrocher du marché du travail. Il peut être très compliqué et difficile d’obtenir des prestations de sécurité du revenu, compte tenu des critères d’admissibilité, du montant des prestations et des limites des biens que les demandeurs peuvent posséder, qui varient entre les provinces et les territoires. M. Etmanski est d’avis qu’il serait possible de concevoir un programme national efficace pour mettre fin à la pauvreté des personnes en situation de handicap qui s’apparente au Supplément de revenu garanti pour les personnes âgées au Canada. Il a cerné un certain nombre de facteurs à prendre en considération, notamment :

« Les personnes en situation de handicap devraient se sentir financièrement en sécurité et encouragées lorsqu’elles cherchent des occasions de participer pleinement à la vie en société. »

par un(e) participant(e)

Les participants et les participantes ont souligné l’urgence qu’il y a à améliorer la sécurité financière des personnes en situation de handicap au Canada. Ils ont proposé des idées pour aider les groupes les plus vulnérables à se sortir de la pauvreté et pour réduire la discrimination sur le plan de l’emploi.

Changer les attitudes

Il faut considérer les personnes en situation de handicap comme des personnes qui apportent une importante contribution au tissu social, économique et culturel du Canada. Il faut recadrer les attitudes et cesser d’envisager les enjeux reliés au handicap dans l’optique déficit, fardeau et charité. Les perceptions pourraient être modifiées à l’aide d’initiatives qui mettent l’accent sur les capacités, notamment :

Éliminer les obstacles à l’intérieur des programmes existants

Quand les gouvernements passent en revue leurs programmes de prestations et de soutien du revenu destinés aux personnes en situation de handicap, ils devraient :

Encourager des discussions fédérales-provinciales-territoriales portant sur la pauvreté chez les personnes en situation de handicap au Canada

Les participants et les participantes ont souligné l’importance de la collaboration entre les gouvernements pour réduire la pauvreté chez les personnes en situation de handicap, par exemple, par l’entremise d’un plan d’action national pour améliorer la coordination des prestations et du soutien du revenu. Ils ont également discuté de la nécessité de tenir compte des populations négligées, comme les personnes autochtones en situation de handicap.

Mobiliser la collectivité des personnes en situation de handicap

Les participants et les participantes ont discuté du rôle que jouent les groupes consultatifs lorsqu’il s’agit de consulter la collectivité des personnes en situation de handicap au sujet des lacunes et des politiques qui pourraient être mises en place pour les combler. Par exemple, le Comité consultatif des personnes handicapées, qui conseille l’Agence du revenu du Canada, fait connaître les points de vue des personnes en situation de handicap au sujet des améliorations à apporter au programme du crédit d’impôt pour personnes handicapées.

3. Droits de la personne et Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées

Steven Estey, du Conseil des Canadiens avec déficiences, est chercheur principal à l’Université de Syracuse. Il a parlé de sa mobilisation dès les débuts du mouvement international de promotion des droits des personnes en situation de handicap ainsi que de la rédaction et de la ratification de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). M. Estey se réjouit de l’adoption de la Loi canadienne sur l’accessibilité, qui constitue un premier pas important, tout en soulignant qu’il reste de nombreux obstacles à l’inclusion intégrale dans les cadres juridiques existants et émergents et dans l’ensemble de la société canadienne.

M. Estey a également souligné que les cadres juridiques sont importants, mais qu’ils ne suffiront pas à eux seuls à transformer la société. La communauté des personnes en situation de handicap doit participer à l’élaboration des politiques et des lois.

« C’est le moment – notre moment – de cerner et d’explorer des stratégies concertées qui pourraient s’appuyer sur les possibilités offertes par la Loi canadienne sur l’accessibilité et la CDPH. »

par un(e) participant(e)

La discussion a porté sur les défis dans les domaines du transport, de la langue, des communications, de l’emploi et de la capacité juridique. Les participants et les participantes se sont concentrés sur des stratégies clés pour faire progresser l’inclusion et les droits des personnes en situation de handicap, notamment les suivantes :

Communication au sujet de la Loi canadienne sur l’accessibilité

Les participants et les participantes s’entendent pour dire qu’il faut tabler sur l’élan suscité par la Loi pour opérer un changement plus général dans la culture afin qu’aucun Canadien, qu’aucune Canadienne ne soit laissé pour compte. Un plan de communication a été recommandé pour mieux faire connaître la Loi et donner la parole aux personnes en situation de handicap dans sa mise en œuvre.

Réponse à la CDPH

Les participants et les participantes recommandent de répondre à l’appel international à l’action pour regarder au‑delà de l’aide sociale lorsqu’il s’agit d’améliorer l’autonomie et l’inclusion des personnes en situation de handicap en prenant les mesures suivantes :

Les participants et les participantes ont souligné que tous les cadres juridiques devraient tenir compte des obstacles supplémentaires qui se présentent si la personne en situation de handicap se heurte à des conditions comme la pauvreté, le racisme, le sexisme ou des obstacles culturels et historiques.

4. Inclusion sociale et intersectionnalité

Bonnie Brayton, du Réseau d’action des femmes handicapées (RAFH) Canada, et Neil Belanger, de la BC Aboriginal Network on Disability Society, ont fait un exposé conjoint sur l’intégration de l’intersectionnalité dans les questions touchant les personnes en situation de handicap. L’identité unique de chaque personne en situation de handicap doit être prise en considération, ce qui signifie de prendre en considération, entre autres choses, leur genre, leur race, leur culture et leur religion.

« En essayant de définir et de comprendre le rôle d’autres éléments, vous pourriez être en mesure de vous engager plus efficacement et d’établir un vrai plan. »

par un(e) participant(e)

Les participants et les participantes ont convenu qu’il faut trouver des moyens de soutenir les personnes en situation de handicap dans toute leur diversité. Voici quelques suggestions de la part des participants et des participantes :

Livrer des témoignages vécus au sujet des personnes en situation de handicap

Pour faire de la sensibilisation, modifier les attitudes et encourager l’action, trouver des façons novatrices de partager des récits sur des personnes en situation de handicap d’origines diverses et sur les obstacles qu’elles doivent surmonter.

Faire comprendre l’inclusion et l’intersectionnalité

Les gouvernements, les organismes de personnes en situation de handicap et d’autres institutions devraient clarifier ce qu’est l’intersectionnalité dans la pratique en collaborant avec des groupes diversifiés de personnes en situation de handicap et en les faisant participer à l’élaboration de stratégies et d’outils. Les participants et les participantes ont souligné qu’il fallait que des groupes diversifiés participent de façon plus significative aux activités des conseils d’administration et des comités ainsi qu’aux réunions.

Ventiler les données

Pour que les politiques soient mieux adaptées, il conviendrait que les gouvernements et les organismes ventilent l’information afin de créer une image plus représentative des défis auxquels font face les divers groupes de personnes en situation de handicap. L’Enquête canadienne sur l’incapacité pourrait être élargie de façon à faire ressortir l’intersection de la race, de la classe sociale et du genre avec la situation de handicap et pour inclure les Autochtones dans les réserves et les personnes vivant en logement collectif.

5. Mobiliser les partenaires

Kory Earle, de Personnes d’abord du Canada, et Lenore MacAdam, du Conseil consultatif national sur l’inclusion de Deloitte Canada, ont expliqué comment les organismes auxquels ils appartiennent sont devenus des leaders de la défense des droits des personnes en situation de handicap dans le secteur public comme dans le secteur privé. Ils ont fait remarquer que même si c’est un défi de trouver et de mobiliser des partenaires, ce n’est pas impossible.

« Pour aller vite, on peut y aller seul; mais pour aller loin, il faut y aller ensemble. »

par Charlotte McClain-Nhlapo, conseillère mondiale auprès de la Banque mondiale pour les personnes handicapées

Les participants et les participantes ont parlé de réussites lorsqu’il a fallu aller au‑delà des lignes de démarcation entre divers secteurs de compétence, y compris des percées dans le secteur de l’édition et dans celui des transports, et la participation de la communauté à l’élaboration de la Loi canadienne sur l’accessibilité. Les principaux domaines mentionnés par les participants et les participantes sont les suivants :

Améliorer la technologie

Des améliorations doivent être apportées au chapitre de la technologie pour que les personnes en situation de handicap puissent communiquer et accéder à l’information. Des produits comme l’écran Microsoft Surface et la commande vocale d’Apple ont soulevé l’enthousiasme des participants et des participantes. Ces produits vont faciliter les interactions et la création de partenariats à l’extérieur de la communauté des personnes en situation de handicap. Les progrès en matière de conception de produits seraient plus rapides si un plus grand nombre de personnes en situation de handicap participaient à la conception et à l’essai des produits.

Promouvoir la participation inclusive

L’inclusion passe par la participation dans les domaines de l’éducation et de l’emploi et dans les processus décisionnels, entre les particuliers et les groupes qui s’intéressent aux enjeux concernant les personnes en situation de handicap. L’Alliance pour une loi fédérale sur l’accessibilité est un exemple prometteur de progrès au chapitre de la collaboration. Elle inclut un large éventail d’organisations nationales et régionales de personnes en situation de handicap dans le processus décisionnel. Mais les participants et les participantes ont souligné la nécessité d’aller plus loin.

Reconnaître et récompenser le succès de la collaboration

Les participants et les participantes ont mentionné qu’il faut trouver des façons de reconnaître les leaders et les organisations qui facilitent les partenariats et l’inclusion, par exemple en travaillant avec des chambres de commerce.

Conformément au Traité de Marrakech, le gouvernement du Canada a travaillé avec d’autres secteurs pour élargir l’offre de livres en formats accessibles – comme les livres en braille et les livres audio. Les participants et les participantes ont cité cette collaboration comme étant une pratique exemplaire pour mobiliser des partenaires.

Ce que nous pouvons faire maintenant

À la fin du Sommet, on a demandé aux participants et aux participantes ce qui pourrait être fait pour améliorer les choses dès maintenant. Voici certaines des mesures immédiates dont la mise en œuvre a été proposée :

Économie inclusive

Sécurité financière

Les parties prenantes, y compris tous les ordres de gouvernement, doivent travailler ensemble pour explorer des moyens d’améliorer la sécurité financière des personnes en situation de handicap.

Droits de la personne et CDPH

Donner des occasions aux organisations de personnes en situation de handicap et à d’autres groupes de défense des droits de la personne de communiquer virtuellement ou en personne pour échanger des renseignements, des pratiques exemplaires et des idées en vue de l’intégration complète des personnes en situation de handicap dans tous les secteurs, et de coordonner les efforts de défense de leurs intérêts.

Inclusion sociale et intersectionnalité

Créer un carrefour d’information qui soit d’accès et de navigation faciles pour échanger de l’information et mieux comprendre les programmes disponibles, les modèles émergents et les réussites en matière d’inclusion sociale.

Mobilisation des partenaires

Fournir des fonds de démarrage et des mesures de soutien pour que le milieu universitaire, le secteur privé, les gouvernements, les organisations de personnes en situation de handicap et d’autres organismes puissent échanger des idées et des analyses. Créer des canaux à cette fin – par exemple Facebook, GCCollab, Alliance pour une loi fédérale sur l’accessibilité, carrefour d’information et sites Web.

Conclusion

Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes profitent d’un Canada plus inclusif et tout le monde a un rôle à jouer pour le façonner. Les participants et les participantes se sont dits déterminés à tabler sur l’élan actuel et à saisir les occasions qui se présentent pour éliminer les obstacles auxquels se heurtent les personnes en situation de handicap, pour faire en sorte que les personnes en situation de handicap ont une place à la table, et pour bâtir un Canada pleinement inclusif.

Annexe : Ordre du jour du Sommet national pour les personnes en situation de handicap

Jour 1 : Le jeudi 9 mai 2019, de 8 h à 17 h

8 h à 9 h : Inscription et déjeuner continental
9 h à 9 h 45 : Mot de bienvenue et établissement du contexte

9 h 45 à 10 h 30 : Panel: Créer une culture d’inclusion

10 h 30 à 11 h : Pause
11 h à 12 h : Panel : Faire le point

12 h à 13 h : Dîner
13 h à 13 h 30 : Conférencier principal : Passage de l’accommodement à l’inclusion

13 h 30 à 13 h 50 : Introduction aux séances en petits groupes
13 h 50 à 15 h 05 :

15 h 05 à 15 h 35 : Pause
15 h 35 à 17 h :

17 h : Levée de séance

Jour 2 : Le vendredi 10 mai 2019, de 8 h 30 à 15 h

8 h à 8 h 30 : Déjeuner continental offert
8 h 30 à 9 h 15 : Examen de l’ordre du jour et compte rendu des séances en petits groupes
9 h 15 à 10 h 15 : Panel : Réflexion perturbatrice

10 h 15 à 10 h 45 : Pause
10 h 45 à 12 h : Séances en petits groupes 3: La mobilisation de partenaires de tous les secteurs

12 h à 13 h : Dîner
13 h à 13h 30: Conférencier principal

13 h 30 à 14 h : Discussion : Les prochaines étapes

14 h à 14 h 30 : Mot de la fin

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