Rapport de contrôle et d’évaluation de l’assurance-emploi pour l’exercice financier commençant le 1er avril 2016 et se terminant le 31 mars 2017
Chapitre III - Incidence et efficacité des prestations d'emploi et mesures de soutien (PEMS – Partie II de la Loi sur l'assurance-emploi)

De : Emploi et Développement social Canada

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Les activités réalisées en vertu de la partie II de la Loi sur l'assurance-emploi (a.-e.) aident les chômeurs canadiens à se préparer au travail, ainsi qu'à trouver et à conserver un emploi convenable. Sous l'égide des prestations d'emploi et mesures de soutien (PEMS), ces activités comprennent les programmes offerts par les provinces et les territoires en vertu des Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT), de même que les programmes pancanadiens du gouvernement du Canada et les fonctions du Service national de placement (SNP).

Ce chapitre présente les résultats obtenus pour les PEMS, en vertu de la partie II de la Loi sur l'a.-e. au cours de l'exercice financier commençant le 1er avril 2016 et prenant fin le 31 mars 2017 (EF1617). La section I du présent chapitre, intitulée Aperçu pour l'ensemble du pays, offre une vue d'ensemble des programmes semblables aux PEMS qui sont offerts au pays, conformément aux EDMT et par les signataires des ententes relatives à la Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones (SFCEA). La section II, appelée Sommaire des provinces et des territoires, présente les activités liées aux programmes d'emploi des provinces et territoires, de même qu'une description des priorités relatives au marché du travail et à l'emploi pour chaque juridiction au pays. La section III présente les conclusions et les constats consolidés découlant du deuxième cycle d'évaluations des EDMT, qui a eu lieu entre 2012 et 2017, de même qu'un aperçu des effets des EDMT sur le mieux-être des prestataires d'a.-e. actifs participant à l'un des programmes offerts en vertu de la partie II. La section IV traite des résultats de la prestation des activités pancanadiennes par Emploi et Développement social Canada (EDSC) et de l'administration des certaines fonctions du SNP.

Notes à l'intention des lecteurs

  1. Les données qui ont servi à l'analyse des activités liées aux PEMS ont été recueillies auprès des provinces, des territoires, et des signataires des ententes de la SFCEA. Les gouvernements continuent d'améliorer la qualité et le mode de collecte des données pour garantir l'exactitude, la fiabilité et la cohérence de l'information. Bien que tous les ensembles de données soient vérifiés avant leur publication, les changements apportés aux systèmes et aux modalités opérationnelles peuvent avoir une incidence sur la comparabilité des données d'une année à l'autre.
  2. Tout au long de ce chapitre, le cadre de référence en ce qui concerne le niveau moyen d'activité, ainsi que les sommets et les creux atteints est la période de 10 ans allant de l'EF0607 à l'EF1617.
  3. La source des données sur le marché du travail, qui sont présentées dans ce rapport, est l'Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada. Les données pour le Canada et les provinces correspondent aux moyennes établies pour l'exercice financier à l'aide de données non corrigées, alors que les données mensuelles ont été désaisonnalisées. Dans le cas des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut, les données ont été calculées à partir des données désaisonnalisées de la moyenne mobile sur trois mois. Dans les analyses portant sur les tendances relatives à l'emploi selon le secteur d'activité, les titres normalisés sont ceux du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN).
  4. Les données du PIB réel et les autres indicateurs macroéconomiques non tirés de l'EPA proviennent des Comptes économiques canadiens de Statistique Canada. Les prévisions se fondent sur les analyses publiées par la Banque du Canada, le Conference Board du Canada, les banques canadiennes, l'OCDE et Statistique Canada, ainsi que sur une analyse interne réalisée à l'aide de données disponibles en date de février 2018.

1. Aperçu pour l'ensemble du pays

1.1 Situation économique et du marché du travail

Au cours de l'EF1617, la population active du Canada a progressé de 0,8 % pour un total de 19,6 millions, comparativement à l'EF1516. Pendant cette même période, l'emploi total a crû à un rythme plus rapide (+1,0 %), comptant 174 000 travailleurs de plus que l'année précédante, pour un total de 18,15 millions. Les femmes ont compté pour près des deux tiers des hausses d'emploi, principalement dans le travail à temps plein. Chez les hommes, l'emploi à temps partiel a augmenté de 6,6 %, et l'emploi à temps plein a reculé de 0,2 %.

2016-2017 Faits saillants relatifs aux PEMS

Clients servis : 751 872
Prestataires de l'a.-e. actifs et anciens (EDMT) Clients non assurés (EDMT) Pancanadienne1
429 382this arrow represents a decrease 304 927this arrow represents an increase 17 563this arrow represents an increase
Actifs Anciens Non assurés
46,7 %this arrow represents a decrease 12,7 %this arrow represents an increase 40,6 %this arrow represents an increase
Jeunes
(15–24)2
Âge moyen
(25–54)2
Travailleurs âgés
(55+)2
20,4 %this arrow represents a decrease 66,7 %this arrow represents a decrease 12,9 %this arrow represents an increase
Interventions : 1 178 642
EF1617 Variation annuelle
Prestations d'emploi 147 054 +0,4 %this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 999 844 +1,0 %this arrow represents an increase
Programmes Pancanadienne 31 744 +0,8 %this arrow represents an increase
Proportion relative
EF1617 Variation annuelle (p.p.)
Prestations d'emploi 12,8 % 0,1this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 87,2 % 0,1this arrow represents an increase
Dépenses3
  EF1617
(milliers $)
Variation annuelle
Prestations d'emploi 1 071 $ -4,9this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 714,5 $ +22,3 %this arrow represents an increase
PMT et R et I 282,4 $ +21,9 %this arrow represents an increase
Programmes Pancanadienne 114,1 $ +1,4 %this arrow represents an increase
Dépenses totales4 2 181 $.7 +6,2 %this arrow represents an increase
Gestion axée sur les résultats
Indicateur Total Variation annuelle
Prestataires actifs servis 351 362 -1,5 %this arrow represents a decrease
Retours au travail 187 172 +4,8 %this arrow represents an increase
Prestations non versées (milliers $) 1 345,00 $ +16,6 %this arrow represents an increase
  • 1 Dans le contexte des activités pancanadiennes de la partie II de l'assurance-emploi, les services aux particuliers sont offerts par le biais de la Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones.
  • 2 La somme des pourcentages correspondant à la répartition selon l'âge n'est pas égale à 100 %, car la catégorie « âge inconnu  » n'est pas incluse. La date de naissance n'est pas recueillie auprès des clients du volet apprentis du DC et des services de groupe.
  • 3 Pour ce qui est des chiffres arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Pendant l'EF1617, le taux de chômage du Canada se chiffrait à 6,9 %, soit une baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à l'année précédante. Chez les jeunes (âgés de 15 à 24 ans), le taux de chômage se chiffrait à 13 %, ce qui est nettement plus élevé que celui des travailleurs du principal groupe d'âge (25 à 54 ans) et celui des travailleurs de 55 ans et plus qui étaient, respectivement, de 5,8 % et de 6,0 %.

Le taux d'activité du Canada pour l'EF1617 était de 65,7 %, un repli de 0,2 point de pourcentage comparativement à l'EF1516. Dans le contexte d'une population vieillissante, ce taux a diminué de façon stable au cours des dix dernières années, alors que moins de nouveaux travailleurs prennent la relève de ceux partant à la retraite.

Selon l'Enquête sur la rémunération auprès des entreprises (ERE) de Statistique Canada, les entreprises canadiennes ont rapporté une moyenne de 218 000 emplois vacants pendant l'EF1617, une baisse de 2,6 % comparativement à l'exercice précédantNote de bas de page 1. Le nombre de travailleurs en chômage à l'échelle du Canada a chuté, pour atteindre 1,35 million de dollars (-0,3 %) pendant l'année, comparativement à 1,36 million pour ce qui est de l'EF1516Note de bas de page 2. Le resserrement du marché du travail est souvent évalué à l'aide du ratio chômeurs-postes vacants (soit le nombre de chômeurs pour chaque poste vacant). Au cours de l'EF1617, pour chaque poste vacant, 6,2 personnes cherchaient du travail comparativement à 6,1 personnes l'année précédante, ce qui porte à croire que, d'une année à l'autre, le resserrement du marché du travail est demeuré inchangé.

En 2016, le PIB réel du Canada a progressé de 1,4 %, alors que la majorité des régions ont affiché une croissance. De fortes croissances, observées au Yukon (+8,0 %), en Colombie-Britannique (+3,5 %), en Ontario (+2,6 %), à l'Île-du-Prince-Édouard (+2,3 %) et au Manitoba (+2,2 %), ont été neutralisées par le déclin du PIB réel de l'Alberta (-3,7 %) et de la Saskatchewan (-0,5 %), où les faibles prix du pétrole et des produits de bases ont continué d'influencer négativement leur économie.

En 2017, la croissance du PIB réel du Canada est évaluée à 3,0 %, principalement en raison de l'augmentation de la consommation et des investissements fixes des entreprisesNote de bas de page 3. L'OCDE estime d'ailleurs que la croissance du PIB réel du Canada en 2017 fut la plus importante des pays du G7.

1.2 Principaux résultatsNote de bas de page 4

Augmentation du nombre de clients et d'interventionsNote de bas de page 5.

En vertu des Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT), les provinces et les territoires ont servi 734 309 clients, en hausse de 2,3 % comparativement à l'année précédante. Parallèlement à l'augmentation du nombre de clients servis, un total de 1 146 898 interventions relatives aux EDMT ont été réalisées, en légère hausse de 0,9 % en glissement annuel. Dans l'ensemble, les interventions liées aux prestations d'emploi sont demeurées relativement stables (+0,4 %), tandis que les interventions liées aux mesures de soutien ont augmenté de 1,0 % d'une année à l'autre. Dans le contexte de l'amélioration de la conjoncture économique et du marché du travail, les 125 millions de dollars supplémentaires de l'EDMT pour l'EF1617 (voir la section 3.1.6 sur les détails des dépenses) ont permis aux provinces et aux territoires d'offrir davantage de programmes aux clients.

Guide de terminologie

Un client est une personne qui a participé à des programmes ou des services financés par les EDMT ou par des organisations autochtones. Voir la section 3.1.3 pour plus de détails sur les types de clients.

Une intervention est un programme ou un service distinct auquel un client participe. Voir la section 3.1.4 pour le type d'interventions disponibles pour les clients.

Toute référence aux participants dans ce chapitre est égale au nombre d'interventions, particulièrement à la section 3.1.3 où l'information sur les groupes désignés est recueillie seulement au niveau de l'intervention.

En raison du financement supplémentaire pour les EDMT et de la croissance de l'économie nationale, les provinces et les territoires ont été capables d'améliorer leurs résultats pour les clients, alors que le nombre de clients de l'assurance-emploi (a.-e.)Note de bas de page 6 de retour au travail, après une participation (187 172), a augmenté de 4,8 % d'une année à l'autre. Un nombre plus important de retours au travail a contribué à la somme plus élevée de prestations non versées au titre de la partie I de l'a.-e. (1,345 milliard de dollars), qui a augmenté de 16,6 % sur 12 mois.

Lorsque jumelés aux programmes relatifs au marché du travail offerts par les organisations autochtones (voir les renseignements ci-dessous), 751 872 clients des PEMS ont été servis (+2,4 %), et 1 178 642 interventions liées aux PEMS (+0,9 %) ont été offertes au cours de l'EF1617.

Les programmes destinés aux clients autochtones continuent de croître.

Au cours de l'EF1617, les organisations autochtones ont servi 17 563 clients dans le cadre de programmes pancanadiens, comparativement à 16 228 clients l'année précédante, ce qui représente une augmentation de 8,2 %. Le nombre d'interventions a aussi augmenté, affichant une légère hausse de 0,8 % d'une année à l'autre, pour un total de 31 744.

Au cours des dix dernières années, le nombre de clients servis par les organisations autochtones a augmenté de 9,5 %, et le nombre d'interventions offertes a bondi de façon marquée de 74,1 %. Comparativement à l'EF0607, l'augmentation du nombre d'interventions, jumelée à la plus lente croissance du nombre de clients, porte à croire que les clients autochtones reçoivent davantage des interventions à long terme, généralement par l'entremise de services de formation et d'interventions diverses. Pour chaque client servi au cours de l'EF1617, il y a eu 1,80 intervention comparativement à 1,1 intervention il y a dix ans.

Les ententes sur le développement du marché du travail en un coup d'œil
Dépenses et durée des interventions (2016 à 2017)
Les ententes sur le développement du marché du travail en un coup d'œil Dépenses et durée des interventions (2016 à 2017)
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  • Prestations d'emploi et mesures de soutien semblables
    • Prestations d'emploi*
      Interventions offertes aux clients assurés de l'a.-e.
      (1,1 G$)
      • Développement des compétences
        Offre un soutien financier aux personnes afin qu'elles prennent leurs propres dispositions pour acquérir des compétences liées à l'emploi
        Durée moyenne de l'intervention: 115 jours
      • Subventions salariales ciblées
        Emcouragent les employeurs à embaucher des personnes qu'ils n'embaucheraient pas en temps normal
        Durée moyenne de l'intervention: 149 jours
      • Aide au travail indépendant
        Aide les personnes à démarrer leur propre entreprise
        Durée moyenne de l'intervention: 230 jours
      • Partenariats pour la création d'emplois
        Offrent aux personnes des occasions d'acquérir une expérience de travail menant à un emploi permanent
        Durée moyenne de l'intervention: 116 jours
    • Mesures de soutien
      Interventions offertes à tous les chômeurs (720 M$)
      • Services d'aide à l'emploi
        Offrent à tous les chômeurs des services (counseling, méthode de recherche d'emploi) pour soutenir l'intégration ou la réinsertion professionnelle
        Typiquement un jour
  • Autres mesures de soutien (277 M$)
    • Partenariats du marché du travail
      Aident les employeurs, les associations et les collectivités à élaborer des stratégies d'adaptation au marché du travail
    • Recherche et innovation
      Appuie les activités visant à trouver des moyens pour aider les personnes à se préparer pour un emploi et à le conserver

1.3 Profil des clients et participation

Type de clients

Les prestataires actifs de l'assurance-emploi ont diminué, tandis que les anciens prestataires et clients non assurés ont augmenté au cours de l'EF1617

Le nombre total de clients a augmenté au cours de l'EF1617, les anciens prestataires et les clients non assurés ayant progressé respectivement de 3,1 % et de 7,1 %. Durant la même période, le nombre de prestataires actifs a diminué de 1,5 %.

Les prestataires actifs sont ceux dont la demande de prestations régulières, relevant de la partie I de l'a.-e., est active au moment où ils demandent de l'aide en vertu de la partie II de la Loi sur l'a.-e. Ils ont généralement des liens récents et solides à l'emploi. Ils sont plus aptes à retourner rapidement au travail que les personnes ayant été peu occupées sur le marché du travail. Les prestataires actifs, qui sont considérés comme prêts à retourner au travail d'un point de vue analytique, cherchent souvent des interventions de courte durée relevant de la partie II de l'a.-e., afin de trouver leur prochain emploi. D'autres clients ont besoin de prestations d'emploi de plus longue durée, afin de mettre à jour leurs compétences, d'obtenir une certification ou de peaufiner leur stratégie de recherche d'emploi.

Pendant l'EF1617, le nombre de clients actifs servis par les provinces, les territoires et les organisations autochtones a chuté de 1,5 % pour un total de 351 362. Les prestataires actifs représentent 46,7 % de tous les clients, comparativement à 48,6 % durant l'EF1516.

Les anciens prestataires sont ceux qui, au moment de demander de l'aide en vertu de la partie II, comptaient une période de prestations d'a.-e. ayant pris fin au cours des trois dernières annéesNote de bas de page 7 ou qui ont commencé à recevoir des prestations parentales ou de maternité au cours des cinq dernières années. Ils n'ont plus droit aux prestations versées au titre de la partie I, mais ils sont toutefois admissibles à la partie II s'ils satisfont à certains critèresNote de bas de page 8. Les anciens prestataires ne reçoivent aucun soutien du revenu relevant de la partie I de la Loi sur l'a.-e. pendant la durée de leur intervention liée aux prestations d'emploi; ils peuvent cependant bénéficier d'une aide en vertu de la partie II pendant qu'ils achèvent leur plan d'action pour le retour au travail.

Au cours de l'EF1617, le nombre de clients non assurés a fortement augmenté de 7,1 %, pour atteindre un total de 304 927, comparativement à 284 607 l'année précédante. De son côté, la part des clients non assurés s'est accrue, passant de 38,8 % à 40,6 % pour l'année en cours.

Les clients non assurés sont des chômeurs qui ne sont ni des prestataires actifs, ni d'anciens prestataires de l'a.-e. Les clients non assurés n'ont habituellement aucun attachement récent à l'emploi. Ce groupe comprend les nouveaux venus sur le marché du travail et d'anciens travailleurs indépendants sans revenu d'emploi rémunéré. Bien que ces clients n'aient pas droit aux prestations d'emploi en vertu de la partie II de l'a.-e., ils peuvent avoir accès à des interventions semblables aux services d'aide à l'emploi (SAE).

Le nombre total de clients non assurés a augmenté au cours des dix dernières années.

Dans l'ensemble, les provinces, les territoires et les organisations autochtones ont servi davantage de clients (+21,6 %) depuis l'EF0607, et une croissance marquée du nombre de clients non assurés (+72,4 %) fut observée, alors que le nombre de prestataires d'a.-e. actifs (+0,4 %) et celui des anciens prestataires d'a.-e. (+4,5 %) a augmenté plus lentement.

Graphique 1 - Volumes selon le type de clients des PEMS, Canada (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 1 - Volumes selon le type de clients des PEMS, Canada (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Clients non assurés Ancients prestataires
2006-2007 349 865 176 879 91 458
2007-2008 337 148 186 159 89 315
2008-2009 388 714 209 871 95 468
2009-2010 463 158 209 020 104 972
2010-2011 372 340 269 350 114 356
2011-2012 326 892 214 587 104 816
2012-2013 319 904 241 834 100 522
2013-2014 348 909 264 716 97 417
2014-2015 339 795 257 665 91 999
2015-2016 356 828 284 607 92 689
2016-2017 351 362 304 927 95 583

De son côté, le nombre total croissant de clients non assurés servis par les provinces, les territoires et les organisations autochtones signifient que leur part de tous les types de clients des PEMS a bondi, passant de 28,6 % pour l'EF0607 à 40,6 % pour l'année en cours. Les prestataires actifs, qui représentaient 56,6 % de tous les clients il y a dix ans, comptaient pour 46,7 % de tous les clients au cours de l'EF1617.

Les tendances relatives aux travailleurs canadiens évoluent parallèlement aux changements sociaux et économiques

Selon le recensement de 2016, la période allant de 2005 à 2015 a enregistré un changement de l'emploi à temps plein pendant toute l'année vers l'emploi à temps partiel ou pour une partie de l'année. Cette transition est liée à différents changements sociaux et économiques, dont la crise financière de 2008-2009 et les technologies d'automatisation.

De 2006 à 2016, le taux d'emploi a chuté, passant de 62,6 % à 60,2 %.

Désormais, moins d'hommes âgés de 25 à 54 ans travaillent à temps plein pendant toute l'année. En 2015, 56,2 % des hommes âgés de 25 à 54 ans ont travaillé à temps plein pendant toute l'année, ce qui représente une diminution comparativement à 63,3 % dix ans auparavant. La proportion enregistrée en 2015 est la plus faible depuis 1980. La proportion de femmes pour ce même groupe d'âge, qui ont travaillé à temps plein pendant toute l'année, a aussi chuté, passant de 46,4 % en 2005 à 43,7 % en 2015.

Source : Le travail au Canada : faits saillants du Recensement de 2016

Au cours des années qui ont précédé la récession de 2008-2009, le nombre de chômeurs canadiens et de clients actifs de l'a.-e., servis par les provinces et les territoires, ont suivi des tendances semblables. À la suite de la récession, les provinces et les territoires ont déployé des efforts accrus pour rejoindre tous les chômeurs, ce qui a entraîné une hausse du nombre de clients non assurés (voir le Graphique 2). À l'issue de la récession, ces personnes étaient probablement moins susceptibles d'avoir droit aux prestations régulières d'a.-e. et ont pris part aux programmes des EDMT en tant que clients non assurés. Depuis, le nombre de clients non assurés n'a cessé de croître, tandis que le nombre de clients actifs a chuté. Dans le contexte du financement statique de l'EDMT au fil des ans jusqu'à l'EF1516, les provinces et les territoires se sont tournés vers les clients non assurés, un groupe qui n'est admissible qu'aux services d'aide à l'emploi. Ces interventions sont moins coûteuses et visent à maximiser les retours au travail.

Le nombre croissant de clients non assurés reflète l'évolution des conditions du marché du travail, où les emplois temporaires, atypiques et à temps partiel sont désormais plus répandus (voir l'encadré pour de plus amples renseignements). Ces tendances évolutives de l'emploi influencent les types de clients servis par les provinces et les territoires, comme en témoigne la croissance du nombre de clients non assurés.

Graphique 2 - Types de clients de l'EDMT par rapport au nombre de chômeurs, Canada (2003-2004 à 2016-2017)
Graphique  2 - Types de clients de l'EDMT  par rapport au nombre de chômeurs, Canada (2003-2004 à 2016-2017)
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Clients non assurés Prestataires actifs servis en vertu des EDMT Nombre de chômeurs
2003-2004 159 112 416 426 1 283 400
2004-2005 153 987 385 213 1 217 300
2005-2006 170 714 353 542 1 149 100
2006-2007 176 879 342 145 1 099 400
2007-2008 186 159 329 127 1 071 000
2008-2009 209 871 380 181 1 205 400
2009-2010 209 020 453 781 1 544 400
2010-2011 269 350 365 978 1 463 000
2011-2012 214 587 320 006 1 387 400
2012-2013 241 834 312 553 1 362 400
2013-2014 264 716 341 358 1 343 300
2014-2015 257 665 332 099 1 312 700
2015-2016 284 607 348 392 1 357 300
2016-2017 304 927 341 262 1 338 500
Répartition selon l'âgeNote de bas de page 9

La majorité (66,7 %) des clients des PEMS pour l'EF1617 étaient des travailleurs d'âge moyen (soit de 25 à 54 ans), pour un total de 440 176 personnes au sein de ce groupe d'âge. La part des travailleurs d'âge moyen par rapport à tous les groupes d'âge a légèrement diminué, malgré la hausse de 17 127 clients (+4,0 %) dans ce groupe d'âge. Sur dix ans, la proportion des travailleurs d'âge moyen a chuté de 6,3 points de pourcentage, car leur croissance a ralenti, tout particulièrement après l'EF1213.

Au cours de l'EF1617, environ un client des PEMS sur cinq (20,4 %) faisait partie des jeunes (âgés de 15 à 24 ans), pour un total de 134 465, en hausse de 3,0% par rapport à l'EF1516. Leur recours aux programmes de PEMS a crû de 42.2% au cours des dix dernières années. D'un point de vue historique, les jeunes affichent des taux de chômage plus élevés que ceux des travailleurs d'âge moyen et des travailleurs âgés. Les jeunes ont été davantage touchés par la récession de 2008-2009 et ont connu une reprise plus lente par la suite. Ce recours accru aux PEMS pourrait s'expliquer par le fait que les provinces et les territoires ont placé un accent plus important sur les programmes actifs du marché du travail destinés aux jeunes.

Pendant l'EF1617, comparativement à l'année précédante, le nombre de clients des PEMS âgés de plus de 55 ans a augmenté de 8,1 % pour un total de 85 056. Ce groupe a compté pour 12,9 % de tous les participants aux PEMS. À l'instar des jeunes Canadiens, davantage de travailleurs âgés ont pris part aux programmes et services actifs relatifs au marché du travail au cours des dix dernières années, bondissant de 124,8 %. Cette hausse correspond au nombre croissant de travailleurs âgés au sein de la population active, qui a augmenté de 60,6 % depuis l'EF0607. Cette croissance a d'ailleurs stimulé la demande de services relatifs au marché du travail pour ce groupe d'âge.

Graphique 3 - Répartition selon l'âge des clients (%), par province, territoire, et organisation autochtone (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 3 - Répartition selon l'âge des clients (%), par province, territoire, et organisation autochtone (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 12,0 % 73,0 % 7,3 %
2007-2008 18,3 % 72,4 % 7,8 %
2008-2009 17,8 % 71,5 % 8,3 %
2009-2010 17,9 % 71,8 % 8,8 %
2010-2011 19,3 % 69,9 % 9,5 %
2011-2012 19,3 % 69,9 % 9,5 %
2012-2013 19,4 % 69,5 % 11,0 %
2013-2014 19,4 % 69,0 % 11,6 %
2014-2015 19,4 % 68,1 % 12,5 %
2015-2016 20,6 % 66,9 % 12,4 %
2016-2017 20,4 % 66,7 % 12,9 %
  • Remarque: Le groupe d'âge "inconnu" n'est pas affiché.
Groupes désignésNote de bas de page 10

Pour veiller à l'application des principes d'équité en matière d'emploi, EDSC recueille de l'information au sujet de la participation aux PEMS des femmes, des Autochtones, des membres des minorités visibles et des personnes handicapées. Les participantsNote de bas de page 11 indiquent volontairement leur appartenance à un groupe et, par conséquent, les variations observées d'une année à l'autre peuvent être causées par des changements au niveau de cette déclaration facultative.

  • Les femmes ont pris part à 494 054 interventions liées aux PEMS au cours de l'EF1617, ce qui représente une hausse de 1,3 % en glissement annuel (43,3 % de toutes les interventions offertes aux Canadiens). À titre informatif, les femmes représentaient 42,6 % des chômeurs pendant l'EF1617. Elles ont pris part aux interventions liées aux SAE (92,1 %) de façon plus importante que les hommes (82,7 %). Dans l'ensemble, 50,5 % des clientes étaient non assurées, comparativement à 38,8 % pour les hommes. (Consulter l'encadré portant sur la participation des femmes aux PEMS.)
  • En tout, pendant l'EF1617, 138 328 participants ont déclaré être une personne handicapée, ce qui représente une augmentation de 9,4 % en glissement annuel. Sur dix ans, la proportion de participants handicapés a augmenté de 191,5 %. Parmi plusieurs facteurs, cette hausse peut être expliquée par le fait que le risque d'avoir une incapacité augmente au fur et à mesure que l'âge moyen de ce groupe s'accroîtNote de bas de page 12. Les personnes handicapées ont pris part à 12,2 % de toutes les interventions réalisées au cours de l'EF1617. La plupart (94,2 %) ont participé à des interventions seulement liées aux SAE, comparativement à 5,8 % qui ont pris part aux prestations d'emploi. La majorité d'entre eux étaient des clients non assurés (55,6 %) et ce, même si une légère baisse d'un point de pourcentage a été enregistrée par rapport à l'EF1516.
  • Les Autochtones ont pris part à 86 726 interventions au cours de l'EF1617, une légère augmentation de 2,1 % en glissement annuel. Ils ont participé à 7,6 % de toutes les interventions liées aux PEMS, y compris les programmes offerts en vertu de la Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones. Les prestations d'emploi offertes aux Autochtones ont chuté, passant de 4,1 % à 3,9 % d'une année à l'autre, et les SAE seulement ont compté pour les 96,1 % restants. Au cours des dix dernières années, le recours aux SAE par les Autochtones a augmenté de 30,9 %, alors que l'utilisation des prestations d'emploi a chuté de 42,9 %.
  • Les membres des minorités visibles ont pris part à 70 649 interventions pendant l'EF1617, une hausse de 35,4 % par rapport à il y a un an. Ainsi, leur part du nombre total d'interventions a augmenté, passant de 4,6 % à 6,2 % comparativement aux résultats de l'EF1516. La majorité des interventions (95,3 %) ont été des SAE seulement, comparativement à 4,7 % pour les prestations d'emploi. Au cours des dix dernières années, le nombre d'interventions réalisées auprès des membres des minorités visibles a diminué de 0,8 %.

Participation des femmes dans les PEMS

Le nombre d'interventions liées aux PEMS, auxquelles les femmes ont pris part, a augmenté, passant de 446 824 durant l'EF0607 à 494 054 pour l'EF1617, soit une hausse de 10,6 %. Pendant ces dix années, la part des femmes relativement à l'ensemble des interventions est passée de 49,4 % à 42,7 %.

Pendant les dix dernières années, les femmes ont fait relativement meilleure figure que les hommes pour ce qui est de plusieurs indicateurs du marché du travail. Par exemple, la croissance de l'emploi chez les femmes fut supérieure (+11,4 %) à celle des hommes (+8,9 %). De plus, la proportion de femmes au sein des chômeurs canadiens n'a cessé de diminuer, passant de 44,8 % durant l'EF0607 à 42,6 % pour l'EF1617. Plus particulièrement, la récession de 2008-2009 et la période de relance subséquente furent moins dures pour les femmes que pour les hommes, car les industries qui ont été les plus durement touchées par des pertes d'emploi pendant cette période sont traditionnellement masculines. Les femmes sont toutefois plus susceptibles de travailler dans les industries de services comme les soins de santé, l'enseignement et l'assistance sociale, où la progression de l'emploi s'est maintenue. Ainsi, au cours des dernières années, la demande pour des programmes actifs relatifs au marché du travail fut moins prononcée chez les femmes que chez les hommes.

Graphique 4 - Participation des femmes aux interventions des PEMS (%), Indicateurs relatifs du marché du travail des femmes, Canada (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 4 - Participation des femmes aux interventions des PEMS (%), Indicateurs relatifs du marché du travail des femmes, Canada (2006-2007 à 2016-2017)
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Proportion des femmes en pourcentage de toutes les interventions liées aux PEMS Les femmes en % de tous les chômeurs
2006-2007 49,4 % 44,8 %
2007-2008 48,2 % 44,1 %
2008-2009 48,0 % 41,9 %
2009-2010 47,3 % 40,0 %
2010-2011 46,8 % 43,3 %
2011-2012 46,7 % 44,6 %
2012-2013 45,4 % 44,5 %
2013-2014 44,5 % 43,9 %
2014-2015 44,1 % 43,6 %
2015-2016 43,5 % 42,5 %
2016-2017 43,3 % 42,6 %

Langues officielles

EDSC soutient l'engagement du gouvernement du Canada de promouvoir la pleine reconnaissance et l'utilisation du français et de l'anglais dans la société canadienne, en veillant à ce que les services et les programmes relatifs au marché du travail soient offerts dans les deux langues officielles. Dans ce contexte, toutes les EDMT renferment des engagements des provinces et des territoires pour la prestation dans les deux langues officielles des programmes et des services, dans les régions où la demande le justifie.

1.4 Interventions : prestations d'emploi

D'un point de vue historique, les prestations d'emploi sont des interventions à long terme, visant à offrir aux participants la possibilité d'accroître leurs compétences ou de bénéficier d'une expérience professionnelle et ce, dans le but de décrocher un emploi. En vertu des EDMT, les provinces et territoires offrent des prestations d'emploi semblables aux six types de prestations suivants : les volets régulier et apprentis du développement des compétences (DC), les subventions salariales ciblées (SSC), l'aide au travail indépendant (ATI), les partenariats pour la création d'emplois (PCE) et les suppléments de rémunération ciblés (SRC)Note de bas de page 13.

Diminution des interventions liées aux prestations d'emploi et des dépenses au cours de l'EF1617.

Au cours de l'EF1617, un total de 147 054 interventions liées aux prestations d'emploi a été offert, ce qui est relativement stable (+0,4 %) par rapport à l'année précédante. Cette stabilité peut être expliquée en grande partie par la diminution du nombre de prestataires actifs, qui sont généralement les principaux bénéficiaires de ces types d'interventions. La durée moyenne de ces interventions a augmenté, passant de 111 jours pendant l'EF1516 à 117 jours pour l'année à l'étude, ce qui porte à croire que les provinces et les territoires ont offert des mesures de soutien pendant de plus longues périodes et de façon plus intensive et ce, grâce en partie au financement supplémentaire annoncé dans le budget de 2016 (voir la section 1.6 pour le détail des dépenses). Dans un contexte de resserrement du marché du travail, où moins de gens dépendent des mesures de soutien et des services provinciaux et territoriaux, les investissements ont été axés davantage sur le recyclage et le perfectionnement des clients existants, en vue d'obtenir de meilleurs résultats sur le plan professionnel. Pour l'EF1617, cette situation fut illustrée par le nombre accru de retours sur le marché du travail observés suite aux prestations d'emploi, qui sont passés de 72 788 à 76 593 (+5,3 %) d'une année à l'autre. Toutefois, les dépenses totales ont baissé de presque 56,0 millions de dollars en glissement annuel (-4,9 %), pour un total de 1,07 milliard de dollars.

Tableau 1 - Canada: Prestations d'emploi de 2015-2016 à 2016-2017, selon la province ou le territoire
Prestations d'emploi Interventions Part dans les prestations d'emploi Variation annuelle Dépenses (milliers $) Coût estimé par intervention
Développement des compétences – régulier 52 627 35,8 % +1,0 % 855 300 7 053 $
Développement des compétences – apprentis 68 633 46,7 % -3,1 %
Subventions salariales ciblées 16 404 11,2 % +11,6 % 120 768 7 281 $
Aide au travail indépendant 6 137 4,2 % -2,2 % 59 752 9 736 $
Partenariats pour la création d'emplois 3 253 2,2 % +26,2 % 34 827 10 706 $
Canada 147 054 100 % +0,4 % 1 070 176 7 281 $

Les interventions liées au volet régulier du DC ont augmenté légèrement (+1,0 %), pour atteindre un total de 52 627, tandis que le volet apprentis du DC a quant à lui chuté de 3,1 %, pour un total de 68 633 au cours de l'EF1617. Regroupées, les interventions liées au DC représentaient 82,5 % de toutes les prestations d'emploi. Les dépenses relatives aux programmes du DC totalisaient 855,3 millions de dollars, ce qui est inférieur au total de 887,8 millions de dollars dépensés au cours de l'EF1516. Cette situation s'explique principalement par le déclin de la formation en apprentissage observé pendant l'EF1617, malgré l'ajout de 125 millions de dollars au financement des EDMT pour ce même exercice.

Au cours de l'EF1617, le nombre d'interventions liées aux SSC a augmenté de 11,2 % en glissement annuel, pour un total de 16 404. La proportion des SSC par rapport à l'ensemble des interventions liées aux prestations d'emploi s'élevait à 11,6 %. Les dépenses rattachées aux programmes de SSC totalisaient 120,8 millions de dollars, soit une augmentation de 9 millions de dollars par rapport à l'exercice précédant. Les provinces de l'Atlantique et le Québec sont les principaux utilisateurs des programmes relatifs aux SSC, alors qu'ils comptent pour presque 90 % des dépenses totales au Canada.

Le nombre d'interventions liées à l'ATI réalisées a chuté de 2,2 % pour un total de 6 137, et leur proportion par rapport à l'ensemble des prestations d'emploi s'élevait à 4,2 %. Parallèlement à cette baisse des interventions, il y a eu un important resserrement des dépenses liées à l'ATI au cours de l'EF1617, qui sont passées de 99 millions de dollars pour l'EF1516 à 59,8 millions de dollars pour l'année de déclaration en cours. Cette baisse marquée s'explique principalement par le fait que l'Ontario a progressivement mis fin à son programme d'ATI au cours de l'EF1516, ce qui a contribué significativement un déclin général au pays.

Parmi les prestations d'emploi, le nombre de PCE a bondi pour atteindre un total de 3 255 interventions réalisées au Canada, soit une augmentation de 26,2 % comparativement aux résultats de l'EF1516. Ainsi, la proportion des PCE par rapport à l'ensemble des prestations d'emploi a augmenté, passant de 1,8 % à 2,2 % en glissement annuel. Témoignant de cette hausse, les dépenses liées aux PCE ont grimpé à 34,8 millions de dollars comparativement à 28 millions de dollars l'année dernière. Cette croissance est principalement attribuable à la Colombie-Britannique où les programmes relatifs aux PCE ont été élargis de façon importante (hausse de +63 % du nombre d'interventions) et où les dépenses ont gonflé de 4,6 millions de dollars en glissement annuel.

Dans l'ensemble, les interventions relatives aux prestations d'emploi ont chuté au cours des dix dernières années, alors que la formation en apprentissage a crû.

Depuis l'EF0607, le nombre total de prestations d'emploi offertes par les provinces et les territoires a chuté de plus de 21 %. Toutefois, les programmes découlant du volet apprentis du DC représentent la seule prestation d'emploi ayant enregistré une augmentation, avec une croissance de 25,8 % au cours de cette période. Dans plusieurs provinces et territoires, la formation en apprentissage est utilisée pour résoudre les pénuries de compétences et offrir des formations liées aux occupations à forte demande. Ces dix dernières années, les provinces et les territoires ont réalisé plus de 700 000 interventions liées à la formation en apprentissage auprès des Canadiens, alors que tous les autres types d'interventions ont chuté : le volet régulier (-40,1 %), SSC (-13,6 %), l'ATI (-45,9 %) et les PCE (-50,2 %). Cette situation a contribué au déclin général du nombre d'interventions liées aux prestations d'emploi réalisées au Canada.

1.5 Interventions : Mesures de soutien

La partie II de la Loi sur l'a.-e. prévoit trois mesures de soutien : les SAE, les partenariats du marché du travail (PMT) et le programme Recherche et Innovation (R et I). En vertu des EDMT, les provinces et les territoires sont chargés de l'exécution de ces mesures à l'échelle locale et régionale. Pour leur part, les activités pancanadiennes liées aux PMT et à la R et I demeurent la responsabilité d'EDSC (voir la section 4 : activités pancanadiennes et service national de placement). Tous les chômeurs canadiens, y compris les clients non assurés, peuvent se prévaloir des mesures de soutien, bien que les PMT et la R et I ne soient généralement pas rattachés aux services offerts directement aux clients et qu'ils n'impliquent par le fait même aucun participant ni intervention. Offerte par les provinces et territoires, la composante des SAE des mesures de soutien fournit une gamme complète de services autogérés et assistés, dont la détermination des objectifs de carrière grâce au counseling d'emploi, l'amélioration des techniques de recherche d'emploi, l'établissement d'un plan d'action pour le retour au travail et l'accès à l'information sur le marché du travail pour éclairer les choix de carrière.

Services d'aide à l'emploi

Les interventions liées aux SAE ont chuté au cours de l'EF1617

Les provinces et territoires conçoivent et offrent des interventions semblables aux SAE dont peuvent se prévaloir tous les chômeurs canadiens. En plus d'aider les clients assurés de l'a.-e., les interventions des SAE constituent une aide essentielle pour les personnes qui se sont absentées du marché du travail pendant une période prolongée ou qui ont une faible participation au marché du travail. Les SAE peuvent aussi venir en aide aux nouveaux immigrants et aux jeunes qui font leur entrée sur le marché du travail canadien. Ces interventions s'inscrivent dans l'une des trois catégories suivantes : services d'emploi, services de groupe et counseling individuel. Au total, au cours de l'EF1617, 999 884 interventions liées aux SAE ont été réalisées, ce qui représente une hausse de 1,0 % en glissement annuel. L'augmentation de l'utilisation des SAE a coïncidé avec l'augmentation du nombre de clients non assurés desservis. Grâce à un financement additionnel pour les EDMT, le coût moyen d'une intervention de SAE est passé de 590 $ durant l'EF1516 à 715 $ au cours de la période de référence actuelle.

Les interventions semblables aux services d'emploi étaient toujours le type d'interventions des SAE le plus commun, comptant pour 60,1 % de toutes les interventions des SAE pour l'EF1617. En tout, 601 159 interventions des services d'emploi ont été réalisées auprès des chômeurs canadiens, ce qui représente une baisse de 3,6 % en glissement annuel. Depuis l'EF0607, le nombre d'interventions liées aux SAE a augmenté de 42,6 %, en raison de l'accent plus important placé sur la prestation d'interventions de courte durée pour favoriser un retour au travail plus rapide chez les chômeurs canadiens.

En tout, au cours de l'EF1617, 25 279 interventions de services de groupe ont été réalisées, ce qui représente une baisse de 29,9 %. Parallèlement, la proportion des services de groupe par rapport à l'ensemble des interventions de type SAE a chuté, pour atteindre 2,5 % comparativement à 3,6 % l'année précédante.

Tableau 2 - Mesures de soutien de 2015-2016 à 2016-2017, selon la province ou le territoire
Mesures de soutien * Interventions Part dans les mesures de soutien Variation annuelle Dépenses (milliers $) Coût estimé par intervention
Services d'emploi 601 59 60,1 % -3,6 %    
Services de groupe 25 279 2,5 % -29,9 %    
Counselling individuel 373 406 37,3 % +12,9 %    
Total Services d'emploi 999 884 100 % -1,0 % 714 544 $ 715 $
Autres mesures de soutien          
Partenariats du marché du travail - - - 165 886 -
Recherche et Innovation - - - 116 533 -
Canada 999 884 100 % +1,0 % 996 963 $ 715 $

En plus de constituer l'intervention initiale pour l'établissement d'un plan d'action et l'accès potentiel aux prestations d'emploi, le counseling individuel peut s'avérer une mesure importante pour les clients faisant face à de multiples obstacles à l'emploi. En tout, 373 406 interventions ont été réalisées au cours de l'EF1617 (une augmentation de 12,9 % d'une année à l'autre). Le counseling individuel a compté pour 37,3 % de toutes les interventions liées des SAE.

Autres mesures de soutien

Les PMT favorisent la collaboration des employeurs, des associations d'employeurs et d'employés, des groupes communautaires et des collectivités dans le but d'élaborer des solutions pour les déséquilibres relatifs à la population active comme un chômage élevé continu ou des pénuries de compétences. Au cours de l'EF1617, les dépenses liées aux PMT s'élevaient à 165,9 millions de dollars, ce qui représente une augmentation de 8,3 % d'une année à l'autre.

R et I en Colombie-Britannique

Depuis le lancement de son programme de R et I en 2014, la Colombie-Britannique (C.-B.) a récemment remanié et amélioré la prestation de son volet de financement, afin de mettre davantage l'accent sur les possibilités permettant aux clients d'acquérir de l'expérience et une participation touchant les emplois en demande. La province a aussi mis en place un volet visant l'innovation sociale dans son programme de R et I, afin d'élargir la portée de son programme Community and Employer Partnerships et de soutenir des projets novateurs se penchant sur les enjeux sociaux hors du spectre de l'emploi.

La C.-B. a utilisé son financement pour la R et I pour investir dans son Centre for Employment Excellence (CfEE). Ce centre constitue un point de coordination pour la recherche, les communications, la formation et l'emploi dans la province. Ce centre est le premier en son genre en ce qui a trait aux services d'emploi au Canada. Les ressources en ligne du Centre, ainsi que ses séries de webinaires populaires, représentent une mine de renseignements et d'idées dont les praticiens, les employeurs et les décideurs peuvent s'inspirer pour améliorer la performance sur le marché du travail des chercheurs d'emploi de la province. Pour de plus amples renseignements, consulter le site Web du centre (en anglais seulement) : www.cfeebc.org.

Les initiatives de R et I aident à trouver de meilleures façons d'aider les gens à se préparer au travail, à reprendre un emploi ou à le conserver, de même qu'à devenir plus productifs au sein de la population active. Pendant l'EF1617, les dépenses liées à la R et I ont augmenté, pour atteindre 116,5 millions de dollars, ce qui est 48,5 % plus élevé que l'année précédante.

1.6 Dépenses

Accroissement des dépenses pour les SAE, les PMT et la recherche et l'innovation

Graphique 5 - Dépenses engagées au titre des PEMS, 2016-2017, Canada (millions $)
Graphique 5 - Dépenses engagées au titre des PEMS, 2016-2017, Canada (millions $)
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Tableau des dépenses, 2006-2007 Valeurs
Prestations d'emploi 1 070 647
Services d'aide à l'emploi 714 544
PMT et R-I 282 419
Activités pancanadiennes 114 063

Les dépenses totales relevant de la partie II de la Loi sur l'a.-e. s'élevaient à 2,18 milliards de dollars au cours de l'EF1617, ce qui inclut les programmes des PEMS, les PMT et la R et I, ainsi que les activités pancanadiennes. Conformément au budget de 2016, une somme supplémentaire de 125 millions de dollars a été ajoutée au financement des EDMT, ce qui a mené à une augmentation de 6,2 % des dépenses des provinces et des territoires (voir l'encadré pour obtenir des exemples d'investissements réalisés en vertu du nouveau financement).

Dans le cadre des EDMT, les prestations d'emploi constituent toujours le plus important investissement, soit 1,071 milliards de dollars, correspondant à environ la moitié des dépenses totales des provinces et des territoires. Comparativement à l'EF1615, les dépenses liées aux prestations d'emploi ont chuté de près de 56 millions de dollars (-4,9 %). Cette diminution s'explique par la baisse des interventions causée par l'amélioration de l'économie et que les provinces et les territoires ont servi moins de prestataires actifs. Les dépenses des SAE ont bondi de 22,3 % en glissement annuel alors qu'elles sont passées de 584,3 millions de dollars pour l'EF1516 à 714,5 millions de dollars pour l'EF1617. Les dépenses liées aux SAE ont compté pour 35 % des dépenses totales relevant des EDMT. Pour ce qui est des PMT et de la R et I, les dépenses ont aussi augmenté, passant de 231,7 millions de dollars pour l'EF1516 à 282,4 millions de dollars pour l'EF1617 (+21,9 %). Les nouvelles dépenses de l'Ontario en R et I, qui s'élevaient à 44 millions de dollars, étaient en grande partie responsables de cette hausse. En Alberta ainsi qu'à Terre-Neuve-et-Labrador, les dépenses liées aux PMT et à la R et I ont augmenté de près de 300 % et de 154 %, respectivement, ce qui a aussi contribué à l'importante croissance des investissements globaux dans les PMT et la R et I au Canada.

Les dépenses pancanadiennes ont augmenté de 1,4 %, passant de 112,5 millions de dollars lors de l'EF1516, à 114,1 millions de dollars pour l'EF1617. Consultez la section 4 du présent chapitre pour de plus amples renseignements sur les activités pancanadiennes.

Financement supplémentaire des EDMT pour l'EF1617 provenant du budget de 2016

Dans le budget de 2016, 125 millions de dollars supplémentaires ont été consacrés aux EDMT pour l'EF1617, donnant aux provinces et aux territoires une souplesse accrue pour soutenir l'accès des Canadiens à la formation et aux services d'emploi. Par exemple :

  • L'Alberta a accru sa capacité d'offrir des services d'information sur les carrières et l'emploi aux personnes ayant subi des impacts négatifs causés par le ralentissement économique. Ces services incluaient des événements visant à ce que les Albertains rencontrent de possibles employeurs, ainsi que des séances d'information régulières destinés aux chercheurs d'emploi portant sur les stratégies de recherche d'emploi, la planification de carrière et le réseautage. Afin de faire en sorte que les personnes retournant sur le marché du travail aient de meilleures chances de réussite, l'offre de services de placement a été agrandie, en vue d'inclure les Albertains vivant en milieu rural -- l'accent ayant été placé sur l'aide individuelle. La province a aussi augmenté ses investissements dans 25 collectivités, au moyen de ses programmes d'aide à l'emploi et de formation en milieu de travail (SSC). De nouveaux programmes de formation intégrée (PCE) ont été mis en place, afin de répondre à la demande du marché du travail local pour de la formation professionnelle, notamment en agriculture, en commerce, en camionnage et en développement de l'enfance.
  • Le Nouveau-Brunswick a investi dans son programme Formation et Perfectionnement professionnel et dans son Programme d'emploi et d'apprentissage expérientiel, ce qui aide les clients de l'assistance sociale à accéder à la formation en classe et en cours d'emploi grâce à des placements en emploi.
  • La Colombie-Britannique s'est concentrée sur le soutien aux nouveaux clients, en raison des changements apportés au régime d'a.-e. (élimination des dispositions touchant les personnes qui deviennent ou redeviennent membres de la population active et élargissement de la ré admissibilité des anciens prestataires). La province a aussi accordé du financement pour les mesures de soutien pour les participants au DC relativement aux coûts de la formation. Les projets de partenariats entre la collectivité et les employeurs (Community and Employer Partnership) ont aussi été élargis, pour mettre l'accent sur les clients prioritaires comme les personnes handicapées, les Autochtones, les jeunes et les immigrants.
  • L'Île-du-Prince-Édouard a élargi ses critères d'admissibilité aux programmes de formation parrainée par l'employeur, comme Î.-P.-É. Au Travail et le Programme de mentorat des diplômés, afin d'inclure les organismes à but non lucratif, les municipalités et les établissements d'enseignement. La province a aidé davantage de Prince-Édouardiens sans emploi à se trouver un emploi et les employeurs à trouver des travailleurs possédant le bon ensemble de compétences.
  • Le Manitoba a modifié la politique de son programme de DC afin d'augmenter les soutiens financiers destinés aux Manitobains vivant dans les régions rurales et éloignées. De plus, les PMT ont été utilisés pour faciliter l'adaptation de la main-d'œuvre après la fermeture d'entreprises.
  • Terre-Neuve-et-Labrador a utilisé les fonds supplémentaires pour répondre à la demande accrue pour le programme de DC, permettant d'offrir du soutien à plus de personnes grâce aux prestations d'aide au travail indépendant de la province. Elle a aussi mis en place des mesures de soutien à la R et I pour tester de nouvelles façons d'aider les gens à se trouver un emploi.
  • La Saskatchewan a soutenu la demande accrue pour les services offerts par les équipes d'interventions rapides, qui sont destinés aux entreprises et aux personnes touchés par des mises à pied ou des ralentissements.
  • Les Territoires du Nord-Ouest ont mis l'accent sur la création d'outils, afin de cerner les clients de l'a.-e. plus rapidement au cours de leur période de prestations pour leur offrir de participer à des programmes pertinents. Le gouvernement territorial a travaillé avec des partenaires régionaux pour trouver des moyens d'améliorer les possibilités d'emploi pour les clients admissibles de l'a.-e.

1.7 Principaux indicateurs de rendementNote de bas de page 14

EDSC surveille les résultats des programmes semblables aux PEMS, qu'offrent les provinces et les territoires, à l'aide de trois indicateurs de rendement clé :

  • le nombre de prestataires actifs de l'a.-e. qui ont reçu des servicesNote de bas de page 15;
  • le nombre de clients de l'a.-e. qui sont retournés au travail à la suite d'une interventionNote de bas de page 16;
  • le montant des prestations d'a.-e. non versées au titre de la partie I de la loi sur l'a.-e. en raison des retours au travail.
Graphique 6 - Indicateurs de rendement clés, Canada (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique  6 - Indicateurs de rendement clés, Canada (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 203 692 342 145 602 157 852,90 $
2007-2008 196 498 329 127 595 910 866,90 $
2008-2009 207 927 380 181 676 842 1 056,74 $
2009-2010 222 524 453 781 758 761 1 540,25 $
2010-2011 243 452 365 978 742 907 1 430,35 $
2011-2012 185 029 320 006 631 522 1 002,86 $
2012-2013 161 992 312 553 647 127 985 44 $
2013-2014 171 956 341 358 695 745 1 061,50 $
2014-2015 173 593 332 099 674 081 1 121,98 $
2015-2016  178 556 348 392 717 896 1 153,37 $
2016-2017 187 172 341 262 734 309 1 344,97 $
  • Important : En réponse à la récession de 2008-2009, le gouvernement du Canada a investi en tout 1,0 milliard de dollars sur deux ans, soit 2009-2010 et 2010-2011, dans la prestation des programmes de la partie II de l'assurance-emploi.

Nombre moindre de prestataires d'a.-e. actifs, qui sont retournés au travail, et augmentation des prestations d'a.-e. non versées

Dans le contexte de l'amélioration des conditions du marché du travail et de l'économie, ayant eu lieu pendant l'EF1617 dans la majorité des régions du Canada, le nombre de prestataires d'a.-e. actifs servis (351 362) a chuté de 1,5 % en glissement annuel. Ce contexte d'amélioration a fait croître le nombre de retours au travail de 4,8 % d'une année à l'autre et, en tout, 187 172 clients ont trouvé du travail après leurs interventions. Parallèlement, il y a eu une augmentation des 16,6 % des prestations non versées au titre de la partie I de l'a.-e., soit 1,34 milliard de dollars.

Comparativement à l'EF0607, les prestations non versées au titre de la partie I de l'a.-e. ont augmenté de près de 500 millions de dollars (+57,1 %). S'il est vrai que plusieurs facteurs peuvent influencer le montant de ces prestations non versées, plusieurs provinces et territoires communiquent désormais plus tôt avec les prestataires au cours de leur période de prestations et ce, dans le but d'accroître leur connaissance de la façon dont les programmes et les services relevant des EDMT peuvent les aider avec leurs besoins liés à la formation et à la recherche d'emploi. Rejoindre les clients plus tôt, ce qui peut favoriser un retour sur le marché du travail plus rapide, fait en sorte que les participants aux EMDT cessent plus rapidement de recevoir des prestations que ce qui aurait normalement été le cas.

De récentes évaluations des EDMT ont montré que d'offrir les SAE dans les quatre premières semaines d'une demande de prestations facilite des retours plus rapides au travail et mène à une augmentation des revenus après la participationNote de bas de page 17. Ces données probantes incitent un certain nombre de provinces et de territoires à cibler les prestataires d'a.-e. plus rapidement, pour les orienter vers les programmes des EDMT. Par exemple, plusieurs provinces et territoires utilisent déjà le système Repérage, référence et rétroaction (RRR), afin de cibler les demandeurs de prestations d'a.-e. dans le but de les orienter vers des possibilités d'emploi pertinentes ou des programmes et services appropriés. En vertu des EDMT modifiées, le gouvernement fédéral travaillera avec les provinces et les territoires qui n'ont toujours pas de système RRR, afin que ce soit chose faite d'ici mars 2020

Le Tableau 3 présente des indicateurs de rendement supplémentaires portant sur les échelles nationale, provinciale et territoriale, mis en contexte avec les indicateurs du marché du travail. Étant donné que de nombreux facteurs peuvent influencer les résultats individuels, provinciaux, territoriaux et nationaux, l'évolution de ces indicateurs ne peut pas être attribué uniquement aux EDMT.

À l'échelle nationale, près de 57 % des participants actifs aux EDMT ont entrepris leur première intervention financée en vertu de ces ententes dans les 12 semaines suivant le début de la période où commençaient les prestations. Le Québec dépassait la moyenne nationale (72,6 %), car la province a depuis longtemps mis en place un système de RRR, qui aide Emploi-Québec à répertorier les prestataires d'a.-e. présentant un risque de chômage prolongé, afin de les orienter vers les mesures actives de soutien à l'emploi. Les autres provinces et territoires se situaient sous la moyenne nationale, affichant des taux de participants aux EDMT actifs, qui entreprennent un programme relevant de la partie II de l'a.-e. dans les 12 semaines suivant le début de la période où commençaient les prestations, variant entre 19 % et 50 %.

En termes de retours au travail, en proportion des clients desservis par les EDMT, la moyenne nationale était de 25,5 % au cours de l'EF1617. Huit provinces et territoires ont dépassé la moyenne nationale, allant de 26,6 % au Québec à 55 % au Yukon, tandis que l'Ontario, le Manitoba, l'Alberta, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut étaient sous la moyenne nationale.

Au cours de l'EF1617, au pays, le nombre de retours au travail à la suite d'une intervention liée au PEMS chez les clients actifs, lorsqu'exprimé en pourcentage de la population active canadienne, fut de 1,0 %, et huit provinces et territoires ont affiché un taux supérieur à la moyenne nationale. Les prestations régulières d'a.-e. non versées découlant d'un retour au travail, lorsqu'exprimées en pourcentage du montant total des prestations régulières d'a.-e. versées, s'élevaient à 10,6 %. Le Québec, le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta, la Colombie-Britannique et les Territoires du Nord-Ouest ont affiché des pourcentages supérieurs à la moyenne nationale.

Qui plus est, le Québec, le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta se situaient au-dessus de la moyenne nationale pour ces deux taux. Cette situation porte à croire qu'il existe un équilibre efficace et efficient entre assurer un retour dès que possible des clients au travail et veiller à ce qu'ils obtiennent les services d'emploi actifs, pour assurer la réussite sur le marché du travail à moyen ou long terme.

Tableau 3: Indicateurs de rendement clé pour provinces, territoires et Canada, EF1617
Variation de l'emploi et taux de chômage
(EF1617)
Taux de postes vacants
(EF1617)
Pourcentage de participants actifs de l'assurance-emploi commençant la partie II de l'assurance-emploi dans les 12 semaines suivant le début de la période de prestations.
(EF1617)
Nombre de retours au travail en proportion des clients de l'EDMT desservis.
(EF1617)
Retours au travail chez les clients actifs de l'a.-e. à la suite d'interventions liées aux PEMS, proportion parmi la population active
(EF1617)
Montant estimé des prestations régulières non versées en raison des interventions des PEMS, en tant que proportion des prestations versées au titre de la partie I de l'a.-e.
(EF1617)
Terre-Neuve-et-Labrador -3 500 (-1,5 %)
13,7 %
0,8 19,2 % 29,9 % 1,4 % 2,8 %
Île-du-Prince-Édouard -800 (-1,1 %)
8,4 %
1,4 41,2 % 38,5 % 2,6 % 4,4 %
Nouvelle-Écosse -300 (-0,1 %)
8,1 %
1,2 33,7 % 31,2 % 1,1 % 4,0 %
Nouveau-Brunswick +2 600 (+0,7 %)
9,2 %
1,3 49,4 % 36,7 % 2,1 % 4,2 %
Québec +55 100 (+1,3 %)
6,8 %
1,3 72,6 % 26,5 % 1,5 % 11,0 %
Ontario +79 200 (+1,1 %)
6,4 %
1,4 42,5 % 19,4 % 0,5 % 8,6 %
Manitoba +400 (+0,1 %)
6,1 %
1,4 47,4 % 25,3 % 1,0 % 13,7 %
Saskatchewan -4 400 (-0,8 %)
6,4 %
1,4 35,9 % 43,8 % 1,1 % 17,0 %
Alberta -32 600 (-1,4 %)
8,3 %
1,4 39,5 % 25,1 % 1,2 % 17,2 %
Colombie-Britannique +78 500 (+3,4 %)
5,7 %
1,9 36,0 % 28,0 % 0,8 % 12,6 %
Territoires du Nord-Ouest Inchangée
7,1 %
1,8 38,0 % 17,1 % 0,8 % 10,8 %
Yukon +1 000 (+5,5 %)
5,4 %
1,6 31,1 % 55,0 % 0,6 % 7,9 %
Nunavut +1 000 (+6,6 %)
14,5 %
1,3 28,9 % 8,9 % 0,5 % 10,1 %
Canada +174 300 (+1,0 %)
6,9 %
1,4 56,7 % 25,5 % 1,0 % 10,6 %

1.8 Financement supplémentaire des EDMT et admissibilité élargie aux programmes et aux services

Dans le budget de 2017, une somme supplémentaire de 1,8 milliard de dollars a été investie en vue de soutenir les programmes financés par l'entremise des EDMT, et des modifications ont été apportées à la Loi sur l'a.-e., afin d'élargir l'admissibilité des travailleurs aux programmes et aux services relevant des EDMT. Ainsi, davantage de Canadiens, y compris les membres des groupes sous-représentés, auront désormais accès aux formations axées sur les compétences et aux mesures de soutien à l'emploi financées par l'a.-e., notamment :

  • Élargir l'admissibilité aux prestations d'emploi pour les chômeurs qui ont versé un montant minimum de cotisations d'a.-e. (soit un montant supérieur au seuil de réduction des cotisations) lors de cinq des dix années précédantes;
  • Élargir l'admissibilité aux SAE dans le cadre des mesures de soutien (par exemple, le counseling d'emploi et l'aide à la recherche d'un emploi) actuellement offertes aux chômeurs canadiens, afin d'inclure les travailleurs canadiens;
  • Élargir l'admissibilité aux mesures de soutien, particulièrement dans le but d'assouplir les modalités en vigueur, afin de favoriser la formation parrainée par l'employeur, dans le cadre des partenariats sur le marché du travail, de manière à inclure les employeurs dont les employés doivent parfaire leurs compétences ou suivre une nouvelle formation pour que leur emploi soit maintenu (par exemple, pour s'adapter au fil des changements technologiques ou structurels à l'intérieur de l'économie).

Ces changements seront en vigueur dès le 1er avril 2018.

2. Activités provinciales et territoriales relatives aux prestations d'emploi et mesures de soutien (PEMS)

Cette section présente une analyse de l'environnement économique et des activités semblables aux PEMS des provinces et des territoires pour l'EF1617, en établissant un lien entre les tendances sur le plan des clients servis, des interventions, des dépenses et la situation des marchés du travail locaux, de même que sur les priorités en matière de programmes d'emploi.

2.1 Contexte

En vertu des Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT), les provinces et territoires reçoivent des fonds, qui leur permettent de soutenir la prestation de programmes et de services semblables aux PEMS relevant de la partie II de la LoiNote de bas de page 18 sur l'assurance-emploi (a.-e.). Afin de résoudre les difficultés auxquelles sont confrontés leurs marchés du travail respectifs, les provinces et territoires offrent des programmes d'emploi en vertu de l'EDMT que chaque administration a négocié avec le gouvernement du Canada. Les provinces et territoires conçoivent et exécutent pratiquement tous les programmes d'emploi financés par l'a.-e., à l'exception des activités pancanadiennes, dont il sera question à la section IV de ce chapitre.

Les dépenses pour les activités semblables aux PEMS ont augmenté dans toutes les provinces, de même que dans un des et dans un des territoires, entre l'EF1516 et l'EF1617, soutenues par l'investissement de 125 millions de dollars supplémentaires, qui a été annoncé dans le budget de 2016. Ces fonds supplémentaires permettent d'offrir un soutien accru aux chômeurs canadiens, pour qu'ils aient accès aux services et aux prestations d'emploi misant sur le développement des compétences (DC) et l'expérience professionnelle. Comparativement à l'année précédante, la plupart des provinces et des territoires ont servi davantage de clients et ont offert davantage d'interventions semblables aux PEMS, tandis que le nombre de clients qui sont retournés au travail a augmenté dans toutes les juridictions sauf deux.

Dans l'ensemble, l'économie et le marché du travail du Canada se sont solidifiés au cours de l'EF1617. En moyenne, les régions comme le centre du Canada, les territoires et la Colombie-Britannique ont profité de meilleures conditions économiques et du marché du travail que les Prairies et l'est du Canada. Malgré des résultats économiques et relatifs au marché du travail variés, l'ensemble des provinces et des territoires ont priorisé l'amélioration de la participation du marché du travail des membres de groupes sous-représentés comme les personnes handicapées, les Autochtones, les nouveaux arrivants, les jeunes et les travailleurs âgés. Ils ont aussi souhaité veiller à ce que les employeurs puissent facilement avoir accès à une main-d'œuvre compétente. Afin d'atteindre ces objectifs et de trouver une solution aux impacts des nouvelles technologies sur les types d'emploi et les compétences, les provinces et les territoires ont mobilisé de nombreux intervenants, dont les employeurs, pour veiller à ce que les programmes de formation demeurent pertinents dans le contexte d'une main-d'œuvre vieillissante et du paysage changeant du marché du travail.

Des exemples de succès dans les provinces et territoires sont présentés dans la section Gestion fondée sur les résultats. Ces approches comprennent :

  • la mobilisation des employeurs dans la conception des programmes et la détermination des priorités de ceux-ci;
  • des stratégies visant à offrir des mesures actives de soutien à l'emploi plus rapidement aux prestataires d'a.-e.; et
  • les approches utilisées pour la mesure de soutien Recherche et Innovation (R et I) dans certaines provinces et dans certains territoires.

2.2 Terre-Neuve-et-LabradorNote de bas de page 19

En 2016, le PIB réel de Terre-Neuve-et-Labrador a enregistré une croissance de 1,9 % après deux années de déclin causé par la faiblesse des prix du pétrole. La province a profité de l'accroissement de la production et de l'exportation du pétrole entre 2015 et 2016. Toutefois, la croissance du PIB réel devrait se resserrer de nouveau en 2017, car les dépenses des ménages fléchiront en raison de l'affaiblissement des conditions du marché du travail et des dépenses gouvernementales limitées.

Terre-Neuve-et-Labrador : Faits saillants relatifs aux PEMS

Clients servis : 12 352
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
11 120this arrow represents an increase 1 232this arrow represents a decrease
Interventions totales : 26 438
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 8 512 6,1 %this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 17 926 4,4 %this arrow represents an increase
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 32,2 % 0,4this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 67,8 % 0,4this arrow represents a decrease
Affectation totale : 130,5 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 117,0 $ 3,4 %this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 6,3 $ 18,8 %this arrow represents an increase
PMT et R et I 3,2 $ 153,5 %this arrow represents an increase
Dépenses totales1 126,4 $ 5,6 %this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
22,25 $ 23,23 $ 4,4 %this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

En phase avec la morosité du contexte économique provinciale des dernières années, la situation du marché du travail de Terre-Neuve-et-Labrador a continué de se détériorer au cours de l'EF1617. L'emploi total a chuté pour une quatrième année consécutive, enregistrant une baisse de 3 500 (-1,5 %). Ces pertes ont uniquement touché l'emploi à temps plein. Par conséquent, le taux de chômage a augmenté pour atteindre 13,7 %, soit le deuxième plus élevé au pays après le Nunavut (14,3 %). Des pertes d'emploi ont été enregistrées dans :

  • l'industrie de la foresterie, de la pêche, de l'exploitation minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz (-2 000; -12,8 %);
  • la fabrication (-2 000; -17,4 %);
  • l'industrie de la finance, de l'assurance, des services immobiliers et de la location (-1 100; -12,4 %).

Les pertes ont été partiellement neutralisées par des gains dans les soins de santé et l'assistance sociale (+1 600; +4,3 %).

Les principaux défis relatifs au marché du travail pour la province sont de nature démographique, soit une population vieillissante, la diminution de la population d'âge actif et l'exode des jeunes. Ainsi, la province a établi un certain nombre de priorités pour le marché du travail pour l'EF1617, afin d'assurer une offre de main-d'œuvre suffisante pour les employeurs et d'accroître leur compétitivité économique. Pour y parvenir, des programmes relatifs au marché du travail adaptables, pertinents et souples ont été offerts pour aider les personnes touchées par les changements au sein du paysage local de l'emploi, tout particulièrement les membres des groupes sous-représentés comme les jeunes, les personnes handicapées et les travailleurs âgés. En plus, la province a favorisé le développement d'une main-d'œuvre polyvalente en investissant dans la formation axée sur l'emploi et les compétences. En partenariat avec les employeurs et d'autres intervenants, les besoins de la main-d'œuvre seront cernés en établissant un champ d'action pertinent et productif axé sur les besoins en ressources humaines.

Gestion fondée sur les résultats

Au cours de l'EF1617, le ministère de l'Enseignement supérieur, des Compétences et du Travail a organisé dans la province sept tables rondes sur les ententes de transfert relatives au marché du travail auxquelles plus de 130 personnes ont participé. Ces tables rondes provinciales ont été l'occasion pour des résidents, des employeurs, des universitaires, des chercheurs, des syndicats, des organismes à but non lucratif et des organismes communautaires de présenter leur point de vue sur les quatre ententes de transfert relatives au marché du travail. Plus particulièrement, grâce à ces tables rondes, les membres du public ont pu présenter des idées sur la façon dont les programmes d'emploi et de formation axée sur les compétences peuvent être plus pertinents, souples et adaptés.

Certains des principaux thèmes soulevés lors des tables rondes incluent :

  • le besoin d'une information sur le marché du travail (IMT) exacte et opportune pour aider les gouvernements dans leur planification à court et à long terme;
  • la mobilisation des intervenants pour améliorer le partage de renseignements
  • une souplesse accrue du régime pour les personnes qui sont ou qui ne sont pas admissibles à l'a.-e.
  • l'accroissement du financement pour la recherche axée sur les possibilités permettant de créer des emplois et sur les pratiques prometteuses visant l'amélioration des résultats sur le marché du travail; et
  • des mesures de soutien accrues pour les personnes vivant la transition vers l'emploi, tout particulièrement les membres des groupes sous-représentés.

Clients, interventions et dépenses

Au cours de l'EF1617, le nombre total de clients servis par Terre-Neuve-et-Labrador est demeuré stable, s'élevant à 12 352 (+0,2 %). Les types de clients ont toutefois suivi des trajectoires différentes pendant cette période :

  • Les prestataires actifs ont enregistré une croissance de 4,1 % pour atteindre 9 308
  • Il y a eu diminution de 13,5 % du nombre d'anciens prestataires pour un total de 1 812
  • Les clients non assurés ont affiché une diminution de 5,0 % pour un total de 1 232

Témoignant de ces variations, les proportions de clients ont imité les changements survenus chez les différents types :

  • La part des clients actifs (75,4 %) représentait la plus importante proportion de l'ensemble des clients servis, soit une augmentation de 2,9 points de pourcentage en glissement annuel
  • La part des anciens prestataires a chuté de 2,3 points de pourcentage, passant de 17,0 % à 14,7 %
  • La part des clients non assurés a enregistré une légère baisse de 0,5 point de pourcentage, passant de 10,5 % à 10,0 %

Terre-Neuve-et-Labrador a réalisé 26 438 interventions au cours de l'EF1617, une augmentation de 5,0 % par rapport à l'année précédante. Le nombre total d'interventions réalisées par la province est demeuré relativement stable, et la part des prestations d'emploi s'élevait à 32,2 % et celle des services d'aide à l'emploi (SAE) à 67,8 %. Le montant des prestations non versées a augmenté de 4,4 % pour se chiffrer à 23,23 millions de dollars. Les dépenses totales des PEMS furent de 126,4 millions de dollars, une augmentation de 5,6 % d'une année à l'autre. Des 6,8 millions de dollars supplémentaires dépensés pour les PEMS au cours de l'EF1617, 4,5 millions de dollars provenaient de la part de la province de l'investissement de 125 millions de dollars additionnels dans les EDMT qui a été annoncé dans le budget de 2016.

Graphique 7 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 7 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Montrer le tableau de données
Prestataires actifs Clients non assurés Ancients prestataires
2006-2007 14 279 3 060 1 871
2007-2008 12 648 2 616 2 200
2008-2009 12 325 2 204 2 561
2009-2010 13 466 3 114 2 302
2010-2011 11 215 2 748 2 171
2011-2012 10 027 2 405 2 031
2012-2013 9 124 1 992 2 046
2013-2014 8 831 1 928 1 980
2014-2015 8 850 2 513 1 126
2015-2016 8 941 2 095 1 297
2016-2017 9 308 1 812 1 232
Graphique 8 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 8 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Montrer le tableau de données
Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 3 853 12 320 1 602
2007-2008 3 796 10 751 1 348
2008-2009 3 927 9 970 1 116
2009-2010 4 061 10 957 1 341
2010-2011 3 541 9 154 1 178
2011-2012 3 055 8 066 1 124
2012-2013 2 846 6 942 1 145
2013-2014 2 325 7 699 376
2014-2015 1 627 3 814 665
2015-2016 1 700 4 021 676
2016-2017 1 545 4 217 769
Graphique 9 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 9 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 8 275 14 279 19 210 24,10 $
2007-2008 8 856 12 648 17 464 24,00 $
2008-2009 7 995 12 325 17 090 26,83 $
2009-2010 6 526 13 466 18 882 32,94 $
2010-2011 6 857 11 215 16 134 31,20 $
2011-2012 6 335 10 027 14 463 26,71 $
2012-2013 6 114 9 124 13 162 30,42 $
2013-2014 5 918 8 831 12 739 25,69 $
2014-2015 3 298 8 850 12 489 25,35 $
2015-2016  3 306 8 941 12 333 22,25 $
2016-2017 3 696 9 308 12 352 23,23 $
Tableau 4 - Terre-Neuve-et-Labrador: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Prestations non versées (millions $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Développement des compétences à Terre-Neuve-et-Labrador 3 206 -2,4 % 95 211
DC (apprentis) Développement des compétences à Terre-Neuve-et-Labrador 2 734 14,2 %
SSC Subventions salariales à Terre-Neuve-et-Labrador 812 -9,4 % 5 804
ATI Support au travail indépendant à Terre-Neuve-et-Labrador 236 -2,9 % 6 186
PCE Développement des compétences à Terre-Neuve-et-Labrador 1 524 +26,8 % 9 734
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi à Terre-Neuve-et-Labrador 17 926 +4,4 % 6 252
PMT Partenariats du marché du travail à Terre-Neuve-et-Labrador s.o. s.o. 2 924
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 298

Tina a obtenu un poste saisonnier grâce à sa participation à un PCE

Tina vit dans une petite collectivité rurale terre-neuvienne où le taux de chômage est élevé et où les possibilités d'emploi sont peu nombreuses. Dans le cadre du programme de PCE, un organisme communautaire de la région a obtenu l'autorisation d'embaucher un coordonnateur et directeur des loisirs pour créer, coordonner et exécuter un programme de loisirs communautaires offrant des activités structurés pour les enfants et les jeunes du coin. Le commanditaire a embauché Tina qui, pendant les 20 semaines du programme, a acquis des compétences utiles en travaillant pour l'organisme. Le projet fut couronné d'un tel succès que Tina a conservé son emploi pendant les 20 semaines qui ont suivi la fin du programme de PCE et l'organisme a décidé de la réembaucher à un poste saisonnier à temps plein.

Prestations d'emploi

Terre-Neuve-et-Labrador a réalisé 8 512 interventions liées aux prestations d'emploi au cours de l'EF1617, ce qui représente une augmentation de 6,1 % sur douze mois.

  • Les partenariats pour la création d'emplois (PCE) ont augmenté de 26,8 % pour un total de 1 524 interventions.
  • Le volet apprentis du DC a crû de 14,2 % pour un total de 2 734 interventions;
  • L'ATI a chuté de 2,9 % pour un total de 236 interventions.
  • Les subventions salariales ciblées (SSC) ont chuté de 9,4 % pour un total de 812 interventions.
  • Le volet régulier du DC a chuté de 2,4 % pour un total de 3 206 interventions.

Les dépenses liées aux prestations d'emploi ont atteint 117,0 millions de dollars (+3,4 %). La province a utilisé une partie de sa part de l'investissement supplémentaire dans les EDMT découlant du budget de 2016 pour augmenter les dépenses liées au DC et à l'ATI dans le but de soutenir la demande croissante des personnes participant à ces deux types de prestations.

Mesures de soutien : SAE

Au cours de l'EF1617, le nombre d'interventions liées aux SAE a augmenté de 4,4 % portant le total de la province à 17 926. S'il est vrai que le counselling d'emploi a enregistré une importante croissance de 70,1 % pour un total de 6 006, les services d'emploi ont quant à eux chuté de 2,3 % pour un total de 8 014 et les services de groupes ont diminué de 28,1 % pour un total de 3 906. Les dépenses totales pour les SAE ont augmenté pour une troisième année consécutive, affichant une hausse de 18,8 % pour l'EF1617 et se chiffrant à 6,3 millions de dollars.

Autres mesures de soutien

Comparativement à l'EF1516, les dépenses liées aux PMT ont augmenté considérablement au cours de l'EF1617, affichant une hausse de 130,1 % pour un total de 2,9 millions de dollars. Cela était attribuable à un effort accru de Terre-Neuve-et-Labrador pour établir des partenariats dans la mise en œuvre de stratégies et d'activités relatives au marché du travail pour l'adaptation de la main-d'œuvre et les besoins en ressources humaines.

Des interventions de R et I furent réalisées pour la première fois dans la province grâce au fonds de démarrage de 300 000 $ pour l'établissement d'un nouveau centre d'innovation relative au marché du travail au campus Corner Brooks du Collège North Atlantic. Le centre appuiera et financera des activités, des recherches ainsi que la création de projets novateurs visant à cerner des méthodes permettant de mieux aider les gens à se préparer à l'emploi, à trouver du travail, à retourner sur le marché du travail ou à conserver un emploi durable.

2.3 Île-du-Prince-Édouard

Le PIB réel de l'Île-du-Prince-Édouard a augmenté de 2,3 % en 2016, soutenu par des gains dans la construction, la fabrication, l'immobilier, les soins de santé et l'assistance sociale ainsi que le commerce de détail. Le PIB réel de la province devrait progresser à un rythme semblable en 2017.

Île-du-Prince-Édouard : Faits saillants relatifs aux PEMS

Clients servis : 5  400
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
3 507this arrow represents a decrease 1 893this arrow represents an increase
Interventions totales : 8 494
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 2 435 14,3 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 6 059 3,4 % this arrow represents a decrease
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 28,7 % 3,3 this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 71,3 % 3,3 this arrow represents a decrease
Affectation totales : 26,1 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (million $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 21,1 $ 12,4 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 3,5 $ 19,8 % this arrow represents a decrease
PMT et R et I 1,5 $ 32,0 %this arrow represents a decrease
Dépenses totales1 26,1 $ 3,1 %this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
6,99 $ 7,14 $ 2,1 % this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

À l'Île-du-Prince-Édouard, les conditions relativement faibles du marché du travail observées au cours des dernières années vont à l'encontre de son économie résiliente. Au cours de l'EF1617, le niveau d'emploi de la province a chuté de 800 (-1,1 %), et ces pertes ont principalement touché l'emploi à temps plein. Le taux de chômage est demeuré inchangé, s'élevant à 10,5 %, le deuxième plus élevé parmi toutes les provinces.

La province se penche sur la question de sa population croissante de travailleurs âgés dans le but de veiller à ce que ses résidents possèdent les compétences nécessaires pour répondre aux besoins d'une économie de plus en plus fondée sur le savoir. Par conséquent, la province fournit des programmes pertinents de formation et d'expérience de travail afin de préparer sa main-d'œuvre aux nouveaux débouchés créés par les changements du paysage du marché du travail. De plus, la province développe des stratégies visant à contrer l'exode des jeunes et à favoriser l'intégration des immigrants hautement qualifiés. Elle continuera d'encourager l'entrepreneuriat au moyen de soutiens à l'investissement pour les chômeurs qui souhaitent lancer une entreprise.

Gestion fondée sur les résultats

L'Île-du-Prince-Édouard mobilise et consulte les employeurs, les associations industrielles, les établissements d'enseignement et d'autres importants partenaires de façon continue afin d'obtenir leur point de vue sur des questions liées aux programmes actifs relatifs au marché du travail. Ce processus de mobilisation assure la concordance entre les priorités stratégiques et les besoins de développement de la main-d'œuvre de la province. En juillet 2016, l'Île-du-Prince-Édouard a organisé une table ronde avec environ 50 intervenants au sujet des ETMT. De plus, au moyen du Partenariat pour la main-d'œuvre de l'Atlantique, les quatre provinces de l'Est se sont réunies et ont organisé 10 séances, essentiellement des discussions sous forme de tables rondes et d'ateliers, auxquelles ont participé 275 personnes provenant de 198 organisations de partout dans les Maritimes.

Clients, interventions et dépenses

Au cours de l'EF1617, l'Île-du-Prince-Édouard a servi 5 400 clients (+3,6 %), comparativement à 5 214 pour l'EF1516.

  • Le nombre de prestataires actifs a chuté de 2,7 % pour un total de 2 798 clients;
  • Le nombre d'anciens prestataires a augmenté de 7,9 % pour un total de 709 clients;
  • Le nombre de clients non assurés a augmenté de 12,6 % pour un total de 1 893 clients.

Les proportions ont suivi des trajectoires similaires à celles des nombres absolus.

  • La part des prestataires actifs a chuté de 3,3 points de pourcentage pour se situer à 51,8 %;
  • La part des anciens prestataires a légèrement augmenté de 0,5 point de pourcentage pour s'établir à 13,1 %;
  • La part des clients non assurés a augmenté de 2,8 points de pourcentage pour atteindre 35,0 %.

Pour une troisième année consécutive, la province a réalisé un nombre croissant d'interventions, soit 8 494 (+1,1 % en glissement annuel) au cours de l'EF1617. Les interventions liées aux prestations d'emploi ont compté pour 28,7 % de toutes les interventions semblables aux PEMS, et celles liées aux SAE ont compté pour 71,3 %. Le montant des prestations non versées a bondi de 2,1 % pour un total de 7,14 millions de dollars. En tout, 2 081 clients (+4,2 %) occupaient un emploi après leur participation au programme. Les dépenses totales pour les programmes semblables aux PEMS ont augmenté passant de 25,3 millions de dollars lors de l'année dernière à 26,1 millions de dollars pour l'EF1617, ce qui représente une hausse de 3,1 % en glissement annuel. Environ 1,2 million de dollars des dépenses totales correspondent à la part prince-édouardienne de l'investissement de 125 millions de dollars supplémentaires destinés aux EDMT annoncé dans le budget de 2016. La majorité de ce financement supplémentaire a été investie dans les prestations d'emploi.

Graphique 10 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 10  - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 2 846 560 868
2007-2008 2 898 557 918
2008-2009 3 035 512 1 072
2009-2010 2 740 487 885
2010-2011 2 882 572 1 071
2011-2012 2 921 574 1 340
2012-2013 3 032 708 1 316
2013-2014 2 963 703 1 285
2014-2015 2 709 621 1 470
2015-2016 2 876 657 1 681
2016-2017 2 799 709 1 893
Graphique 11 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 11 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 1 080 2 543 274
2007-2008 1 003 2 645 323
2008-2009 1 060 2 784 323
2009-2010 950 2 504 275
2010-2011 1 124 2 705 312
2011-2012 1 202 2 937 364
2012-2013 1 265 3 023 446
2013-2014 1 259 2 920 463
2014-2015 1 276 2 776 438
2015-2016 1 456 2 954 508
2016-2017 1 542 3 138 458
Graphique 12 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 12 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 2 033 2 846 4 274 5,80 $
2007-2008 2 148 2 898 4 373 7,10 $
2008-2009 2 186 3 035 4 619 7,69 $
2009-2010 1 839 2 740 4 112 8,92 $
2010-2011 2 159 2 882 4 525 9,07 $
2011-2012 2 034 2 921 4 835 8,16 $
2012-2013 1 939 3 032 5 056 7,53 $
2013-2014 2 194 2 963 4 951 7,19 $
2014-2015 1 934 2 709 4 800 6,52 $
2015-2016  1 997 2 876 5 214 6,99 $
2016-2017 2 081 2 799 5 401 7,14 $
Tableau 5 - Île-du-Prince-Édouard : Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Formation à l'Î.-P.-É. - individuelle 1 070 -3,1 % 14 479
DC (apprentis) Formation à l'Ï.-P.-É. – apprentis 295 -4,8 %
SSC Mesures d'emploi de l'Î. P. É. 832 +49,6 % 4 060
ATI Aide au travail indépendant à l'Î. P. É. 170 +23,2 % 2 008
PCE Expérience de travail à l'Î. P. É. 68 +209,1 % 601
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi 6 059 -3,4 % 3 461
PMT Partenariats du marché du travail s.o. s.o. 1 344
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 124

Prestations d'emploi

Comparativement à la période de déclaration précédante, les prestations d'emploi ont crû de 14,3 % pour un total de 2 435 interventions réalisées au cours de l'EF1617. Des changements ont touché la participation à tous les types d'intervention, notamment :

  • le volet régulier du DC a ralenti de 3,2 % pour un total de 1 070 interventions;
  • le volet apprentis du DC a chuté de 4,8 % pour un total de 295 interventions;
  • les SSC ont crû de 49,6 % pour un total de 832 interventions;
  • l'ATI a augmenté de 23,2 % pour un total de 170 interventions; et
  • les PCE ont monté en flèche, augmentant de 209,1 % pour un total de 68 interventions.

L'Île-du-Prince-Édouard a dépensé 21,1 millions de dollars (+12,4 %) dans les prestations d'emploi, et les SSC ont obtenu la majorité de la part provinciale du financement supplémentaire pour les EDMT annoncé dans le budget de 2016. L'augmentation des interventions et des dépenses liées aux SSC vient répondre à la demande accrue de formations parrainées par l'employeur, comme le programme Î.-P.-É. Au Travail et le Programme de mentorat des diplômés.

Le cheminement de Jenna vers un emploi durable

Jenna souhaitait explorer de nouveaux choix de carrière dans le commerce et développer ses compétences relatives à l'emploi. Elle a été en mesure de trouver son emploi de rêve en cheminant vers un emploi durable selon les étapes suivantes :

  1. l'exploration de carrière grâce au programme offert par le Women's Network PEI;
  2. une formation visant à perfectionner les compétences nécessaires pour avoir du succès sur le marché du travail en réussissant le programme de charpenterie Heritage Retrofit Carpentry;
  3. une occasion de faire le pont entre la formation et l'expérience de travail grâce au Programme de mentorat des diplômés.

Jenna, en faisant preuve de beaucoup de persévérance et avec l'aide de la province, a acquis de nouvelles compétences et habiletés qui contribueront à la réussite du projet de rénovation de l'historique Province House à Charlottetown.

Mesures de soutien : SAE

Le nombre total d'interventions liées aux SAE a chuté, passant de 6 271 à l'EF1516 à 6 059 à l'EF1617, ce qui représente une baisse de 3,4 % d'une année à l'autre. Cette situation s'explique par la diminution de 23,6 % des interventions de counselling individuel. En revanche, les services d'emploi ont affiché une croissance de 3,1 % pour un total de 4 897 interventions, et les dépenses liées aux SAE s'élevaient 3,5 millions de dollars, soit une baisse de 19,8 %.

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Au cours de l'EF1617, le financement des PMT et de la R et I a chuté pour une deuxième année consécutive, affichant une baisse de 32,0 %, pour un total de 1,5 million de dollars. Le financement des PMT (1,3 million de dollars) et de la R et I (124 000 $) a chuté de 31,3 % et de 39,2 %, respectivement.

2.4 Nouvelle-Écosse

Le PIB réel de la Nouvelle-Écosse a augmenté de 0,8 % en 2016, ce qui est inférieur à la croissance de 1,4 % de 2015. Cette progression soutenue est appuyée par des gains dans l'immobilier, la construction et la fabrication. La croissance du PIB réel devrait se renforcer modérément en 2017, soutenue par une augmentation des mises en chantier, le tourisme et les exportations hors énergie. Toutefois, la croissance prévue demeure nettement en deçà la moyenne nationale attendue de 3,0 %.

Comparé à l'EF1516, l'emploi est demeuré relativement stable (-300; -0,1 %) durant l'EF1617; le déclin de l'emploi à temps plein (-5 600; -1,5 %) fut toutefois le plus important enregistré depuis l'EF9293. Des gains dans le secteur des services (+2 500; +0,7 %) ont été largement neutralisés par des pertes dans le secteur de la production de biens (-2 700; -3,3 %). Les industries suivantes ont été à la tête de la croissance de l'emploi :

  • le commerce a affiché une croissance de 4,0 % (+2 800)
  • les soins de santé et l'assistance sociale ont enregistré une hausse de 2,8 % (+2 100)

La diminution de 0,5 point de pourcentage du taux de chômage (de 8,6 % à l'EF1516 à 8,1 % à l'EF1617) dans la province s'explique principalement par un nombre accru de personnes quittant la population active. Le taux d'activité a chuté de 62,3 % à l'EF1516 à 61,6 % à l'EF1617, soit l'avant-dernier rang parmi l'ensemble des provinces.

Nouvelle-Écosse : Faits saillants relatifs aux PEMS

Clients servis : 16 059
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
11 792this arrow represents an increase 4 717this arrow represents an increase
Interventions totales : 33 068
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 4 450 7,8 %this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 28 618 2,1 %this arrow represents an increase
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 13,5 % 0,6this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 86,5 % 0,6this arrow represents a decrease
Affectation totale : 83,3 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 ($million) Variation annuelle
Prestations d'emploi 48,3 $ 2,7 %this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 32,1 $ 19,2 %this arrow represents an increase
PMT et R et I 2,9 $ 44,0 %this arrow represents an increase
Dépenses totales1 83,3 $ 6,0 %this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
23,39 $ 24,02 $ 2,7 %this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

En raison du vieillissement de la population active et de l'environnement économique instable, la demande est de plus en plus grande pour une main-d'œuvre flexible et bien formée. Les priorités du marché du travail de la Nouvelle-Écosse veillent à ce que la main-d'œuvre actuelle et les nouveaux entrants aient les bonnes compétences pour satisfaire aux attentes des employeurs. Afin d'atténuer les impacts du rétrécissement soutenu de la population active et d'accroître la productivité au travail, la province mettra l'accent sur l'augmentation de l'activité des membres des groupes prioritaires se heurtant à de nombreux obstacles importants, notamment les travailleurs âgés, les Autochtones, les Néo-Écossais d'origine africaine, les personnes handicapées et les Acadiens de la Nouvelle-Écosse. La province mettra en place la Nova Scotia Research and Innovation Measure (mesure portant sur la recherche et l'innovation de la Nouvelle-Écosse) afin de trouver de nouvelles façons novatrices pour offrir aux Néo-Écossais des programmes et des services relatifs au marché du travail. En juillet 2016, la province a mis en œuvre le programme Nouvelle-Écosse au travail, transformant l'ancien programme Careers Nova Scotia (Services d'aide à l'emploi) afin de mieux respecter les objectifs d'économie de coûts et d'atteinte des objectifs de prestation de services.

Gestion fondée sur les résultats

Dans le but de normaliser les services d'emploi offerts aux Néo-Écossais à l'échelle du territoire et afin d'accroître la part du financement affectée aux mesures de soutien directes aux clients, la province a adopté le système de services de Nouvelle-Écosse au travail. Remplaçant les Careers Nova Scotia Centres, la plateforme Nouvelle-Écosse au travail a été lancée au cours de l'EF1617 dans le but d'offrir des services d'emploi liés aux SAE uniformes aux Néo-Écossais de façon novatrice et efficiente. À l'aide de la rétroaction des fournisseurs de services, une approche plus structurée a été créée afin d'évaluer les besoins de services des clients et de les orienter vers un plan de services adéquat. Le processus du Client Pathway utilise des outils communs d'évaluation afin de déterminer l'employabilité en cernant les obstacles à l'emploi et en orientant les clients vers le volet de services le plus approprié. Les premiers résultats sur le rendement de la nouvelle plateforme de prestation des services montrent une augmentation du nombre de clients servis, de clients occupés, de clients ayant un emploi à temps plein et de clients occupant un emploi dans leur domaine de choix. Nouvelle-Écosse au travail permet aussi d'améliorer la collaboration avec la communauté des employeurs grâce aux nouveaux postes de spécialiste de la mobilisation des employeurs dont les titulaires travaillent avec tous les fournisseurs de services associés à Nouvelle-Écosse au travail.

Clients, interventions et dépenses

Le nombre de clients servis dans la province a augmenté, passant de 16 329 à l'EF1516 à 16 509 à l'EF1617, ce qui représente une augmentation de 1,1 % d'une année à l'autre. Il y a eu des variations au sein des trois types de clients :

  • les clients actifs ont affiché une hausse de 0,8 % pour un total de 9 651 prestataires
  • les anciens clients ont affiché une hausse de 0,3 % pour un total de 2 141 prestataires
  • les clients non assurés ont affiché une baisse de 2,1 % pour un total de 4 717 prestataires

La part de chaque type de clients est demeurée relativement stable comparativement à l'année précédante :

  • la part des clients actifs a chuté de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 58,5 %
  • la part des anciens prestataires a diminué de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 13,0 %
  • la part des clients non assurés a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour s'établir à 28,6 %

La Nouvelle-Écosse a réalisé 33 068 interventions semblables aux PEMS au cours de l'EF1617, soit une augmentation de 2,9 % par rapport à l'EF1516. Il y a eu augmentation du nombre de prestations d'emploi qui ont compté pour 13,5 % de toutes les interventions alors que les SAE ont chuté pour s'établir à 86,5 %. En tout, 5 133 clients sont retournés sur le marché du travail après une participation à un programme semblable aux PEMS, comparativement à 5 100 clients l'année précédante. Le montant des prestations non versées totalisait 24,02 millions de dollars (+2,7 %), et les dépenses totales liées aux PEMS ont atteint 83,3 millions de dollars (+6,0 %). Ce montant inclut la part de la Nouvelle-Écosse (4,9 millions de dollars) des 125 millions de dollars supplémentaires investis dans les EDMT qui ont été annoncés dans le budget de 2016.

Graphique 13 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 13  - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 9 027 2 281 3 503
2007-2008 9 386 2 395 3 649
2008-2009 10 348 2 526 4 101
2009-2010 12 313 3 218 4 155
2010-2011 11 437 3 407 4 429
2011-2012 10 250 3 089 4 247
2012-2013 10 080 3 399 4 410
2013-2014 9 313 2 779 4 545
2014-2015 9 360 2 202 4 397
2015-2016 9 575 2 134 4 620
2016-2017 9 651,1 2 142,0 4 717,0
Graphique 14 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 14 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 2 858 9 549 806
2007-2008 3 034 9 794 943
2008-2009 3 356 10 492 1 105
2009-2010 3 720 12 536 1 405
2010-2011 3 614 12 134 1 446
2011-2012 3 281 11 154 1 388
2012-2013 3 059 10 386 1 436
2013-2014 2 963 9 848 1 548
2014-2015 2 618 8 667 1 401
2015-2016 2 590 8 792 1 589
2016-2017 2 422,0 8 993,0 1 735,0
Graphique 15 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 15 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 5 323 8 329 13 557 16,60 $
2007-2008 6 105 9 386 15 430 21,10 $
2008-2009 6 100 10 348 16 975 24,71 $
2009-2010 5 908 12 313 19 686 30,09 $
2010-2011 6 942 11 437 19 273 33,28 $
2011-2012 6 734 10 250 17 586 25,38 $
2012-2013 5 259 10 080 17 889 25,75 $
2013-2014 5 680 9 313 16 637 28,60 $
2014-2015 5 608 9 360 15 959 28,00 $
2015-2016  5 100 9 575 16 329 23,39 $
2016-2017 5 153 9 652 16 511 24,02 $
Tableau 6 - Nouvelle-Écosse : Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Développement des compétences en Nouvelle-Écosse 1 432 -4,9 % 37 409
DC (apprentis) Développement des compétences en Nouvelle-Écosse 1 477 -2,2 %
SSC Programme Tremplin 827 +76,3 % 3 999
ATI Prestations pour le travail indépendant en Nouvelle-Écosse 568 +10,5 % 5 518
PCE Partenariats pour la création d'emplois en Nouvelle-Écosse 146 +13,2 % 1 404
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi de la Nouvelle-Écosse 28 618 +2,1 % 32 070
PMT Partenariats du marché du travail de la Nouvelle-Écosse s.o. s.o. 1 987
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 894

Prestations d'emploi

Après le déclin observé l'année dernière, les interventions liées aux prestations d'emploi de la Nouvelle-Écosse ont augmenté au cours de l'EF1617 pour un total de 4 450 (+7,8 %). La ventilation des interventions montre que :

  • les SSC ont augmenté de 76,3 % pour un total de 827 interventions
  • l'ATI a augmenté de 10,5 % pour un total de 568 interventions
  • les PCE ont augmenté de 13,2 % pour un total de 146 interventions
  • le volet régulier du DC a chuté de 4,9 % pour un total de 1 432 interventions
  • le volet apprentis du DC a chuté de 2,2 % pour un total de 1 477 interventions

Terry jette l'ancre à Cap-Breton grâce au Programme Tremplin

Terry jette l'ancre à Cap-Breton grâce au Programme Tremplin Depuis 2015, Terry est un client du YMCA de Cap-Breton qui est associé au centre de services d'emploi de Nouvelle-Écosse au travail situé à Sydney. Dans ses efforts soutenus pour trouver du travail, Terry a eu l'aide d'un conseiller en orientation qui lui a donné un coup de main pour rédiger son CV et mener ses recherches d'emploi. Lors de l'une de ses visites au centre, Terry a remarqué une publicité pour une occasion de formation à Sydney pour le métier de carrossier de véhicule automobile. Il a participé à la session, a passé une entrevue et fut accepté dans le programme de formation intensive de six semaines au Campus Marconi du Nova Scotia Community College situé à Sydney. Après avoir réussi la formation, Terry a été embauché dans le cadre du Programme Tremplin afin de travailler avec l'un des partenaires locaux du projet associé au métier de carrossier de véhicule automobile. À la fin de sa participation au Programme Tremplin, Terry a décroché un emploi à temps plein chez ce partenaire en tant qu'apprenti carrossier de véhicule automobile et travaille maintenant en vue d'obtenir sa mention Sceau rouge. Grâce à cette occasion de formation, Terry a pu se trouver une carrière localement sans avoir à déménager ailleurs au Canada.

Les dépenses relatives aux prestations d'emploi totalisaient 48,3 millions de dollars, ce qui correspond à une diminution de 2,7 % d'une année à l'autre. Une partie de la part de la Nouvelle-Écosse du financement supplémentaire annoncé dans le budget de 2016 a été investie afin d'améliorer l'accès des membres des groupes sous-représentés au programme de formation en apprentissage, ce qui comprend une mesure destinée aux employeurs pour encourager la diversité et un projet destiné aux femmes dans les métiers spécialisés.

Mesures de soutien : SAE

Au cours de l'EF1617, en Nouvelle-Écosse, le nombre d'interventions liées aux SAE réalisées a augmenté de 2,1 % pour un total de 28 618. La ventilation des interventions comprend :

  • les services d'emploi qui ont crû de 5,2 % pour un total de 22 532 interventions
  • les services de groupe qui ont crû de 3,3 % pour un total de 2 077 interventions
  • le counselling individuel qui a diminué de 12,7 % pour un total de 40 009 interventions

Représentant 78,7 % de toutes les interventions de SAE réalisées, les services d'emploi demeurent les des mesures de soutien les plus utilisées. Les dépenses liées aux SAE ont bondi de 19,2 % pour un total de 32,1 millions de dollars principalement en raison des 4,9 millions de dollars obtenus grâce au financement supplémentaire annoncé dans le budget de 2016.

Autres mesures de soutien : PMT

La Nouvelle-Écosse a dépensé 2,9 millions de dollars pour les PMT et la R et I, ce qui représente une augmentation de 44,0 % par rapport à l'année précédante. Les dépenses liées aux PMT ont diminué de 0,7 %, tandis que les interventions de R et I, qui étaient offertes pour la première fois dans la province au cours de l'EF1617, ont coûté 894 369 $. Le projet clé relevant de la R et I est un nouveau partenariat avec l'Université St. Francis Xavier visant à créer et à mettre en œuvre un centre d'innovation en emploi en Nouvelle-Écosse. Ce projet repose sur quatre piliers : la recherche et l'innovation; la collaboration et la mobilisation; le développement des capacités et la formation, et la gouvernance et le leadership. Le centre travaille de concert avec le ministère du Travail et de l'Enseignement supérieur, la Nova Scotia Career Development Association, les fournisseurs de services de type SAE de la province et les organismes communautaires. L'objectif est d'offrir un leadership coordonné pour des approches novatrices fondées sur des données probantes, d'assurer une prestation et un cheminement inclusif pour les services d'emploi et d'accroître la capacité et les compétences de tous les fournisseurs de services.

2.5 Nouveau-Brunswick

Le PIB réel du Nouveau-Brunswick a augmenté de 1,2 % en 2016, comparativement à 2,4 % en 2015. Cette croissance plus lente était en partie attribuable aux contractions de l'industrie minière et des carrières, qui ont vu la mine de potasse de Piccadilly fermer en début d'année. La croissance économique de la province devrait légèrement se raffermir en 2017, en raison de la hausse du commerce du détail et des mises en chantier. Cependant, le taux de croissance du PIB devrait être plus modéré en 2018, car l'activité de construction au Nouveau-Brunswick pourrait être affectée par l'incertitude entourant la politique commerciale des États-Unis. Les exportations vers les États-Unis, lorsqu'exprimées en pourcentage du PIB total d'une province, comptent pour 40 % du PIB du Nouveau-Brunswick. Ce taux est de loin le plus élevé observé au pays.

Nouveau-Brunswick : Faits saillants relatifs aux PEMS

Clients servis : 22 592
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
14 245this arrow represents an increase 8 347this arrow represents an increase
Interventions totales : 44 801
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 11 117 19,9 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 33 684 5,4 % this arrow represents an increase
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 24,8 % 2,3 this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 75,2 % 2,3 this arrow represents a decrease
Affectation totale : 94,9 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 75,3 $ 5,9 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 10,1 $ 3,8 % this arrow represents a decrease
PMT et R et I 9,5 $ 15,7 %this arrow represents an increase
Dépenses totales1 94,9 $ 5,7 %this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
31,02 $ 30,01 $ 3,3 % this arrow represents a decrease
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Après deux années de déclin, l'emploi au Nouveau-Brunswick a augmenté de 0,7 % (+2 600) au cours de l'EF1617. Cet exercice est seulement le deuxième à afficher une croissance de l'emploi depuis le sommet enregistré avant la récession au cours de l'EF0809. Le secteur des services, qui a crû de 0,8 % (+2 300), explique en grande partie cette croissance, plusieurs secteurs ayant notamment connu une croissance importante de l'emploi :

  • l'industrie de la finance, des assurances, de l'immobilier et de la location a crû de 17,4 % (+2 600)
  • le commerce a progressé de 4,6 % (+2 500)
  • les soins de santé et l'assistance sociale ont affiché une croissance de 3,7 % (+2 000)

Cependant, ces gains ont été contrebalancés par les resserrements observés dans le secteur des services, principalement :

  • l'industrie des services aux entreprises, des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien qui a chuté de 12,3 % (-2 200)
  • l'industrie des services d'hébergement et de restauration qui a chuté de 7,0 % (-1 700)
  • l'industrie de transport et l'entreposage qui a chuté de 6,4 % (-1 300)

L'emploi dans le secteur de la production de biens est demeuré relativement stable (+300; +0,4 %). Dans l'industrie de l'agriculture, l'emploi a progressé de 31,3 % (+1 300) alors que dans l'industrie de la fabrication, il a crû de 2,9 % (+900). Ces gains ont toutefois été neutralisés par des pertes dans l'industrie de la foresterie, de la pêche, des mines, de l'exploitation en carrière et de l'exploitation de pétrole et de gaz qui a reculé de 13,5 % (-1 500) et dans la construction qui a enregistré un repli de 3,1 % (-800). Entre l'EF1516 et l'EF1617, le taux de chômage a chuté de 0,6 point de pourcentage pour se situer à 9,2 %, et le nombre de chômeurs a diminué de 2 200 (-5,7 %).

De façon semblable aux autres provinces de l'Atlantique, les enjeux touchant l'économie et le marché du travail au Nouveau-Brunswick comprennent des taux de chômage élevés, une faible croissance démographique, une population active vieillissante et un exode des jeunes et des travailleurs spécialisés. Dans le but d'alléger ces problèmes, la province met l'accent sur les activités visant à attirer, à maintenir en poste ou à former une main-d'œuvre hautement spécialisée qui saura répondre aux besoins des employeurs. Pour ce faire, elle mobilisera les jeunes pour les encourager à faire des études postsecondaires dans la région, fera la promotion des occasions de perfectionnement auprès des travailleurs et des personnes qui ne sont pas encore entrées sur le marché du travail, et elle investira dans les programmes et les services novateurs. Ces initiatives devraient aider à faire en sorte que la province soit en mesure de s'adapter aux défis touchant le marché du travail.

Gestion fondée sur les résultats

Le Nouveau-Brunswick reconnaît qu'une IMT valide et à jour aidera ses citoyens à acquérir les compétences requises pour obtenir et conserver un emploi. Afin de mettre en place des initiatives concrètes pour résoudre les enjeux liés à la main-d'œuvre, la province a établi des équipes d'action sur la main-d'œuvre dans trois importants centres dans le but de mettre en commun les ressources et de partager l'IMT. Dans le cadre de cette initiative, le Nouveau-Brunswick a créé des outils utiles d'IMT, dont la section « Carrières en demande  » qui présente les compétences les plus souvent recherchées par les employeurs. La province a étudié de nouvelles approches pour soutenir les personnes ayant besoin de plus d'interventions afin de veiller à ce qu'elles soient prêtes à entrer sur le marché du travail. Un exemple de nouveau concept de programme offert est le Programme d'emploi et d'apprentissage expérientiel qui ciblera 400 clients de l'assistance sociale sur trois ans dans le but de les aider à améliorer leurs résultats sur le plan professionnel. Ce programme d'une durée de neuf mois comprend des services d'initiation au travail, des volets axés sur les connaissances et les compétences liées à la préparation à l'emploi, de la formation sur les compétences essentielles pour le milieu du travail et des occasions d'acquisition d'expérience professionnelle.

Clients, interventions et dépenses

Le Nouveau-Brunswick a servi 22 592 clients au cours de l'EF1617, ce qui représente une augmentation de 14,9 % par rapport à ce qui avait été enregistré pendant l'EF1516.

  • Le nombre d'anciens prestataires servi a diminué de 0,9 % pour un total de 2 859
  • Le nombre de clients actifs a augmenté de 9,4 % pour un total de 11 386
  • Le nombre de clients non assurés a augmenté de 31,1 % pour un total de 8 347

Pour ce qui est de leur part respective du total de clients servis, la majorité était des prestataires actifs (50,4 %), suivi des prestataires non assurés (36,9 %) et des anciens prestataires (12,7 %).

Pour une quatrième année consécutive, le nombre total d'interventions semblables aux PEMS réalisées au Nouveau-Brunswick au cours de l'EF1617 a augmenté, affichant une hausse de 8,7 % et atteignant 44 801. Les prestations d'emploi représentaient 24,8 % de tous les programmes de PEMS, ce qui correspond à une hausse de 2,3 points de pourcentage d'une année à l'autre. En conséquence, la part des SAE a chuté, passant de 77,5 % au cours de l'exercice précédant à 75,2 % pour l'EF1617. En tout, 8 300 clients (+1,5 %) sont retournés sur le marché du travail après une intervention. De plus, le montant des prestations non versées a baissé de 3,3 % pour un total de 30,01 millions de dollars. Les dépenses totales liées aux PEMS s'élevaient à 94,9 millions de dollars (+5,7 %), ce qui inclut les 5,1 millions de dollars provenant de la somme supplémentaire de 125 millions de dollars destinée aux EDMT qui a été annoncée dans le budget de 2016.

Graphique 16 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 16 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 11 812 2 592 3 381
2007-2008 11 508 2 552 3 476
2008-2009 11 315 2 303 3 512
2009-2010 13 895 3 064 5 679
2010-2011 12 076 2 741 5 001
2011-2012 10 459 2 365 4 217
2012-2013 9 365 2 334 3 844
2013-2014 9 070 2 592 4 876
2014-2015 8 596 2 393 4 838
2015-2016 10 411 2 885 6 365
2016-2017 11 386 2 860 8 347
Graphique 17 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 17 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 3 462 10 562 1 013
2007-2008 3 442 10 489 1 101
2008-2009 3 361 9 994 1 120
2009-2010 6 321 12 130 1 432
2010-2011 5 537 10 323 1 271
2011-2012 4 837 8 429 1 086
2012-2013 4 709 8 558 1 199
2013-2014 5 287 9 297 1 257
2014-2015 5 466 8 870 1 116
2015-2016 7 383 10 583 1 427
2016-2017 10 132 10 782 1 475
Graphique 18 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 18 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 9 776 11 812 17 785 32,50 $
2007-2008 9 680 11 508 17 536 32,30 $
2008-2009 9 422 11 315 17 130 33,95 $
2009-2010 9 367 13 895 22 638 43,73 $
2010-2011 10 193 12 076 19 818 41,33 $
2011-2012 9 017 10 459 17 041 30,85 $
2012-2013 8 015 9 365 15 543 27,65 $
2013-2014 7 927 9 070 16 538 28,67 $
2014-2015 7 471 8 596 15 827 27,25 $
2015-2016  8 179 10 411 19 661 31,02 $
2016-2017 8 300 11 386 22 593 30,01 $
Tableau 7 - Nouveau-Brunswick: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Programme de formation et de développement des compétences 6 300 +50,3 % 57 319
DC (apprentis) Programme de formation et de développement des compétences 1 994 -14,2 %
SSC Accroissement de l'emploi – subventions salariales versées à l'employeur 2 461 +0,7 % 12 818
ATI Accroissement de l'emploi – prestations pour travailleurs autonomes 362 +14,9 % 5 153
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi 33 684 +5,4 % 10 131
PMT Services d'adaptation s.o. s.o. 8 685
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 832

Prestations d'emploi

Pour une troisième année consécutive, les interventions liées aux prestations d'emploi ont augmenté au Nouveau-Brunswick, atteignant 11 117 au cours de l'EF1617, ce qui représente une hausse de 19,9 % en glissement annuel. Le volet régulier du DC (6 300; +50,3 %) fut la principale source de cette croissance qui a été possible grâce au soutien du financement supplémentaire accordé dans le budget de 2016. Les SSC, qui ont progressé de 0,7 % pour un total de 2 461, et l'ATI, qui a crû de 14,9 % pour un total de 362, ont aussi contribué à cette croissance. En revanche, le volet apprentis du DC a chuté de 14,2 % pour un total de 1 994. Les dépenses liées aux prestations d'emploi ont augmenté de 5,9 % et s'élevaient à 75,3 millions de dollars. Cette situation s'explique presque uniquement par les 5,3 millions de dollars supplémentaires investis dans le DC au moyen du programme Formation et perfectionnement professionnel.

Mesures de soutien : SAE

Le nombre total d'interventions liées aux SAE réalisées au Nouveau-Brunswick a augmenté de 5,4 % en glissement annuel, passant de 31 954 pendant l'EF1516 à 33 684 au cours de l'EF1617. Le counselling individuel (2 106) a crû modérément de 10,0 %, ce qui représente une cinquième année consécutive de croissance pour ce type de SAE. Toutefois, les services d'emploi ont chuté de 3,5 % pour s'établir à 10 428 au cours de l'EF1617. Les dépenses totales liées aux SAE ont chuté de 3,8 % pour un total de 10,1 millions de dollars.

Todd a obtenu un emploi grâce à un ensemble de prestations d'emploi

Après avoir obtenu en 2013 son diplôme d'études secondaire par le Programme Compétences essentielles au travail, Todd souhaitait acquérir des compétences supplémentaires qui lui permettraient de trouver un emploi dans un domaine correspondent de très près à sa passion de toujours : les voitures.

En septembre 2015, il a reçu des fonds du programme Formation et perfectionnement professionnel pour l'aider à entreprendre un programme de formation en débosselage et peinture de carrosserie au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) de Bathurst. Todd a réussi la formation et obtenu son diplôme du CCNB en juin 2016. Il a ensuite obtenu en emploi chez un employeur local qui était financé dans le cadre du programme Bonification salariale à l'employeur - Accroissement de l'emploi en octobre 2016.

Grâce à ce travail, Todd a obtenu l'expérience dont il avait besoin pour continuer son cheminement professionnel et conserver un emploi dans un domaine qu'il aime.

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Au Nouveau-Brunswick, au cours de l'EF1617, les dépenses liées aux PMT ont augmenté de 18,9 % pour un total de 8,7 millions de dollars tandis que celles liées à la R et I ont diminué de 9,2 % et totalisaient 832 000 $. Plus de la moitié des dépenses liées à la R et I a été utilisée pour tester de nouvelles méthodes de prestations des services pour les personnes handicapées. Regroupées, les dépenses des PMT et de la R et I ont compté pour 10,0 % des dépenses totales liées aux PEMS.  

2.6 Québec

En 2016, le PIB réel du Québec s'est accru de 1,4 %, après une hausse de 1,0 % en 2015. Pour 2017, les banques à charte canadiennes tablent sur une accélération de la croissance du Québec à hauteur de 2,5 %.

Par rapport à l'EF1516, la progression de la population active du Québec est demeurée relativement stable, pour s'établir à 4 459 400 (+0,4 %). Au total, 55 100 (+1,3 %) emplois ont été créés dans la province sur une base nette. Ceci est dû essentiellement à la progression (+1,6 %) de l'emploi à temps plein; l'emploi à temps partiel étant resté stable (+0,2 %). Un taux de chômage (6,8 %) en recul de 0,8 points de pourcentage a été enregistré au cours de l'EF1617, alors que le taux d'activité (64,6 %) a quelque peu régressé (-0,2 point de pourcentage).

Québec : Faits saillants relatifs aux PEMS

Clients servis : 250 343
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
165 627this arrow represents a decrease 84 716 this arrow represents an increase
Interventions totales : 317 787
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 34 464 3,7 %this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 283 322 0,5 %this arrow represents an increase
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 10,8 % 0,3this arrow represents an increase
Support Measures: EAS 89,2 % 0,3this arrow represents a decrease
Affectation totale : 612,5 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 343,5 $ 1,5 %this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 156,4 $ 26,0 %this arrow represents an increase
PMT et R et I 112,5 $ 2,3 % this arrow represents a decrease
Dépenses totales1 612,5 $ 6,0 % this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
332,31 $ 334,28 $ 0,6 %this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Durant l'EF1617, l'emploi a augmenté de 6 700 (+0,8 %) dans les industries productrices de biens sur une base nette. Cette amélioration est due essentiellement à des gains enregistrés par les secteurs suivants : construction (+7 100 ou +3,1 %); foresterie, pêche, mines, pétrole et gaz (+1 400 ou +4,5 %); et Agriculture (+1 100 ou +2,0 %), alors que l'emploi s'est légèrement contracté dans le secteur manufacturier (-1 400 ou -0,3 %), et dans les secteurs publics (-1 500 ou -5,2 %). Quant aux services, ils ont vu la création de 48 300 (+1,5 %) emplois sur une base nette, avec de fortes croissances provenant des secteurs de services éducatifs (+11 200 ou +4,1 %); de l'information, de la culture et des loisirs (+10 000 ou +5,8 %); des affaires, bâtiments et autres services de soutien (+9 000 ou +5,2 %); de la finance, des assurances, de l'immobilier et de la location (+8 500 ou +4,0 %); des autres services (+8 500 ou +5,2 %); de même que de l'administration publique (+4 100 ou +1,7 %). Seuls les secteurs de la santé et de l'assistance sociale (-2 800), de même que des services professionnels, scientifiques et techniques (-5 400) ont enregistré des baisses de 0,5 % et 1,7 % respectivement.

Le marché du travail québécois n'est pas à l'épreuve du vieillissement de la population. Ce qui a pour conséquence la diminution à plus long terme du taux d'activité. Pour l'EF1617, Emploi-Québec a mis essentiellement l'accent sur l'adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail. Cette priorité est en conformité avec les initiatives gouvernementales annoncées dans les budgets successifs des EF1516 et EF1617. Ces initiatives entendaient accroître le taux d'acitivité afin de répondre de manière efficace aux besoins de main-d'œuvre des entreprises. Elles visaient également à hausser le nombre de travailleuses et travailleurs disponibles par le biais d'une meilleure intégration des personnes sous-représentées sur le marché du travail. Durant l'EF1617, Emploi-Québec ambitionnait d'incorporer 282 500 nouveaux participants dans ses mesures d'emploi, et d'assurer l'intégration en emploi de 142 600 personnes suite à une participation à ses activités. Le Québec entendait atteindre ses objectifs grâce à la mise en œuvre rapide des orientations et stratégies suivantes : L'insertion des personnes prêtes à intégrer le marché du travail; l'intégration en emploi des clients des programmes d'assistance sociale et des individus issus des groupes sous-représentés sur le marché du travail; la gestion efficace des ressources humaines dans les entreprises; et l'amélioration des compétences de la main-d'œuvre.

Gestion fondée sur les résultats

Emploi-Québec intervient de façon proactive auprès des demandeurs de prestations régulières d'a.-e. et ce, grâce au système de repérage, référence et rétroaction (RRR). Ce dispositif, mis en place en étroite collaboration avec Service Canada, permet de cibler les prestataires, en les repérant et en les référant à Emploi-Québec aussitôt leur dépôt de leur demande d'a.-e. Il vise à offrir une intervention rapide à ceux qui peuvent travailler dans une profession en demande, ainsi qu'à ceux qui sont susceptibles de connaître des périodes de chômage de longue durée. En fonction de leurs besoins, des mesures spécifiques, comme l'aide à la recherche d'emploi, la rédaction d'un CV, les activités de formation sont offertes aux candidats. À cette fin, les prestataires peuvent se faire accorder ces services en faisant appel à une partie tierce spécialisée en développement de l'employabilité, et disposant d'une entente avec Emploi-Québec ou les bureaux de Services Québec de leur région.

L'application RRR constitue également un canal par l'entremise duquel Emploi-Québec informe en retour Service Canada sur la situation des candidats, surtout en cas de retour rapide au travail. Au vu de son efficacité démontrée depuis des années, le système RRR a été adopté (Colombie-Britannique et Alberta) ou le sera par d'autres provinces.

Clients, interventions et dépenses

Au cours de l'EF1617, au total 250 343 clients du Québec ont participé aux programmes semblables financés par les EDMT; un nombre similaire à celui des clients servis durant l'EF1516 (253 119; -1.1 %). Ce qui représente un sommet historique en termes de personnes atteintes en un an. La composition de la clientèle évolue pour répondre le plus possible aux besoins du marché du travail, comme le montre la figure 19. D'une année à l'autre, le nombre de prestataires actifs (138 682) a chuté de 5,2 %, tandis que celui des anciens prestataires (26 945) est resté stable.

Le nombre de clients non assurés a augmenté à 84 716 (+6,1 %) au cours de l'EF1617. À 55,4%, les prestataires actifs représentent toujours la majorité des clients servis, mais leur part a diminué pour la troisième année consécutive (-2,4 points de pourcentage au cours de l'EF1617). Les parts des anciens prestataires (10,8 %) et des clients non assurés (33,8 %) ont augmenté respectivement de 0,1 et 2,3 points de pourcentage.

Les clients ont eu accès à un nombre total de 317 786 interventions (+0,8 %). Après six années consécutives de baisse, la proportion des prestations d'emploi, dans toutes les interventions liées aux PEMS, s'est stabilisée durant l'EF1617 à 10,8 %. Celle des SAE s'est maintenue à 89,2 %.

En tout, 66 468 clients (+2,7 %) sont retournés au travail après avoir participé aux programmes financés par les EDMT. Ce chiffre est à la hausse pour la quatrième année consécutive. Le montant total des prestations non versées (334,3 millions de dollars) provenant du Compte des opérations de l'a.-e. est demeuré relativement stable (+0,6 %). Les dépenses liées aux PEMS se sont chiffrées en tout à 612,5 millions de dollars, soit une augmentation de 6,0 % (+34,8 millions de dollars) d'une année à l'autre. Elles incluent un montant supplémentaire de 35,6 millions de dollars que le gouvernement fédéral a alloué au Québec dans le cadre de l'Entente Canada-Québec relative au marché du travail.

Graphique 19 - Répartition des clients selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 19 - Répartition des clients selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 113 117 22 797 31 247
2007-2008 111 026 23 582 32 212
2008-2009 127 027 23 893 37 408
2009-2010 138 274 24 970 42 167
2010-2011 130 782 23 288 37 859
2011-2012 121 089 25 099 47 049
2012-2013 119 771 25 081 54 519
2013-2014 147 396 26 779 63 162
2014-2015 140 026 24 986 64 769
2015-2016 146 359 26 946 79 814
2016-2017 138 685 26 945 84 731
Graphique 20 - Répartition des clients selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 20  - Répartition des clients selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 20 284 96 376 10 275
2007-2008 21 394 99 350 11 961
2008-2009 24 367 111 260 14 953
2009-2010 26 342 119 448 16 728
2010-2011 22 385 102 720 16 279
2011-2012 25 408 109 185 18 669
2012-2013 28 285 117 427 20 752
2013-2014 31 409 133 491 26 454
2014-2015 32 259 134 939 30 334
2015-2016 45 785 146 872 32 370
2016-2017 45 402 150 695 35 540
Graphique 21 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 21 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 50 486 113 417 167 461 183,30 $
2007-2008 47 313 111 026 166 820 162,80 $
2008-2009 51 383 127 027 188 328 188,26 $
2009-2010 53 081 138 274 205 411 285,80 $
2010-2011 54 239 130 782 191 929 307,80 $
2011-2012 52 872 121 089 193 237 219,42 $
2012-2013 49 757 119 771 199 371 230,49 $
2013-2014 55 043 147 396 237 337 252,38 $
2014-2015 59 949 140 026 229 781 290,84 $
2015-2016  64 697 146 359 253 119 332,31 $
2016-2017 66 502 138 685 250 361 334,28 $
Tableau 8 - Québec: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
SSC Mesure de formation de la main-d'œuvre
Projets de préparation à l'emploi
6 657 +17,8 % 81 153
ATI Subventions salariales 1 774 -2,0 % 24 536
TES Mesure de soutien au travail indépendant - - -
SD Supplément de retour au travail 26 033 +1,0 % 237 845
Mesures de soutien
SAE Information sur le marché du travail
Service de placement
Services d'aide et de recherche d'emploi
283 322 +0,5 % 156 429
PMT Mesure Concertation pour l'emploi
Mesure de formation de la main-d'œuvre à l'intention des entreprises
s.o. s.o. 111 704
R et I Stratégie de recherche et d'innovation s.o. s.o. 797

Prestations d'emploi

Durant l'EF1617, le nombre d'interventions liées aux prestations d'emploi s'est accru de 3,7 %, pour s'établir à 34 464. Cette hausse est attribuable au volet régulier du DC (26 033), ainsi qu'aux SSC (6 657), qui ont tous deux augmenté de 1,0 % et 17,7 % respectivement et ce, grâce notamment au montant additionnel accordé par le gouvernement fédéral dans le cadre du Budget de 2016 (125 millions de dollars pour l'ensemble du Canada). Par contre, le nombre d'interventions par le biais de l'Aide au travail indépendant (ATI) (1 774) a chuté de 2,0 %. Le Québec a dépensé en tout 343,5 millions de dollars (+1,5 %) pour les prestations d'emploi.

Mesures de soutien : SAE

Durant l'EF1617, le nombre d'interventions liées aux SAE s'est accru, pour s'établir à 283 323 (+0,5 %), afin de répondre aux besoins de ceux qui sont prêts à retourner au travail et qui n'ont pas d'obstacles à l'emploi. Les services d'emploi (196 739) et le counseling individuel (68 202) ont progressé respectivement de 3,1 % et 7,8 %, tandis que le service de groupe (18 382) a chuté de 34,0 %. Les dépenses accordées aux SAE ont augmenté de 124,1 millions de dollars durant l'EF1516 à 156,4 millions de dollars durant l'EF1617, soit une progression de 26,0 % d'une année à l'autre. L'apport du montant supplémentaire de 125 millions pour l'ensemble des provinces et territoires, en provenance du gouvernement fédéral, a donc permis au Québec d'accroître significativement l'aide aux québécois qui n'étaient pas admissibles à la Partie I de l'a.-e. durant l'EF1516.

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Par rapport à l'année dernière, les dépenses totales accordées aux PMT et à la R et I par le Québec au cours de l'EF1617 se sont chiffrées à 112,5 millions de dollars, desquels 111,7 millions de dollars ont été affectés aux PMT. La proportion du financement total des PMT représentait 18,2 % des dépenses totales des PEMS, ce qui illustre l'importance accordée à la formation des travailleurs et à l'amélioration des fonctions de gestion des ressources humaines. Ce montant est semblable aux 113,9 millions de dollars de l'EF1516. Les 797 000 $ investis dans des projets de R et I ont permis d'explorer de nouvelles façons d'améliorer les résultats.

Audrey bénéficie du nouveau service spécialisé pour les jeunes (SAE)

Audrey a abandonné ses études secondaires à la suite d'un déménagement dans une autre région, où elle a eu de la difficulté à s'intégrer à son nouvel environnement scolaire (victime de préjugé, problèmes d'apprentissage, anxiété, etc.). Elle a pris la décision, en discutant avec une agente de son centre local d'emploi, d'aller rencontrer une intervenante d'un carrefour jeunesse-emploi (CJE). Elles ont alors convenu de réaliser un processus d'orientation pour l'aider à se fixer un objectif professionnel, et à avoir une meilleure connaissance des perspectives d'emplois dans sa nouvelle région. Pour la soutenir dans son nouveau départ, Audrey a aussi participé à différentes activités de bénévolats qui l'ont aidé à se faire confiance, tout en ayant l'occasion de découvrir concrètement le milieu agroalimentaire, par un stage non rémunéré. Comme elle détenait les préalables requis en formation générale, elle a débuté, avec le soutien d'Emploi-Québec, une formation professionnelle en transformation des aliments. Elle continue de recevoir l'accompagnement nécessaire de son intervenante du CJE.

2.7 Ontario

Le PIB réel de l'Ontario a augmenté de 2,6 % en 2016, portant la période de croissance économique continue de la province à sept ans. Les industries de la finance et des assurances, des services immobiliers, de l'information et des communications, et du commerce étaient les principaux contributeurs. Le PIB réel de la province devrait s'accroître de plus de 2,0 % en 2017 et en 2018.

Ontario : Faits saillants relatifs aux PEMS

Clients servis : 190 537
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
87 135this arrow represents an increase 103 402this arrow represents an increase
Total interventions: 213,686
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 25 615 8,4 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 188 071 23,4 % this arrow represents an increase
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 12,0 % 3,5 this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 88,0 % 3,5 this arrow represents an increase
Affectation totale : 620,6 million
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 797,000 $ 25,2 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 336,0 $ 19,0 % this arrow represents an increase
PMT et R et I 113,7 $ 77,1 %this arrow represents an increase
Dépenses totales1 620,6 $ 8,0 %this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
236,05 $ 262,66 $ 11,3 % this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Les conditions du marché du travail de l'Ontario se sont améliorées au cours de l'EF1617 par rapport à l'exercice précédant puisque l'emploi a augmenté de 79 100 (+1,1 %) et que le taux de chômage a diminué à 6,4 %, ce qui est similaire aux taux enregistrés avant la récession de 2008-2009. Toutefois, le taux d'emploi et le taux d'activité ont poursuivi leur déclin à long terme puisque la croissance de l'emploi et de la population active n'ont pas suivi le rythme de la croissance de la population en âge de travailler. La croissance de l'emploi était presque entièrement attribuable au secteur des services, qui a affiché une croissance de 75 800 (+1,4 %), notamment grâce à des gains dans :

  • les soins de santé et l'assistance sociale (+31 200; +3,8 %)
  • les administrations publiques (+18 000; +5,3 %)
  • hébergement et restauration (+13 900; +3.1 %)

Les pertes les plus importantes dans le secteur des services ont été enregistrées dans :

  • les services d'enseignement (-11 700; -2,3 %); et
  • les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien (-9 000; -2,7 %)

Dans le secteur de la production des biens, l'emploi a augmenté de 3 300 (+0,2 %). Les gains dans la construction (+14 700; +3,0 %) et les services publics (+1 300; +2,6 %) ont été partiellement contrebalancés par un déclin dans la foresterie, la pêche, les mines, l'exploitation en carrière et l'extraction de pétrole et de gaz (-9 600; -21,8 %) et l'agriculture (-3 200; -4,1 %). La croissance globale de l'emploi en Ontario devrait se renforcer au cours de l'EF1718

Les priorités de l'Ontario en matière d'emploi et de formation des compétences reflètent les besoins d'une économie en croissance et s'assurent d'offrir des opportunités de formation, de main-d'œuvre et de collectivités, notamment en:

  • maintenant un nombre suffisant de travailleurs hautement qualifiés pour répondre aux besoins d'une économie en croissance et aux emplois de l'avenir; et
  • en accroîssant la participation des groupes sous-représentés (par exemple, les peuples autochtones et les personnes handicapées) à la formation et dans les milieux de travail et pour répondre aux besoins du marché du travail et réduire les écarts.

La province a utilisé son financement additionnel de l'EDMT pour tester de nouvelles approches pour créer une main-d'œuvre hautement qualifiée, notamment par la mise en œuvre des recommandations du Comité d'experts de la première ministre pour le développement d'une main-d'œuvre hautement qualifiée, ainsi que d'autres initiatives visant à transformer les services d'emploi et de formation de l'Ontario afin de mieux répondre aux besoins des Ontariens. Ces efforts comprennent l'augmentation des partenariats entre les employeurs, le secteur de l'éducation et les gouvernements, pour soutenir le développement des compétences et les possibilités d'apprentissage intégré en milieu de travail, notamment pour ceux qui sont éloignés du marché du travail (peuples autochtones, personnes handicapées et nouveaux arrivants).

Gestion fondée sur les résultats

En 2016, le gouvernement de l'Ontario a publié un rapport comprenant des recommandations formulées par le Comité d'experts de la première ministre pour le développement d'une main-d'œuvre hautement qualifiée. Le but de ce comité d'experts est d'élaborer une stratégie permettant à la population active actuelle et future de la province de répondre aux exigences d'une économie axée sur le savoir technologique. Le gouvernement a accepté les recommandations et a chargé le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle (MESFP) de diriger leur mise en œuvre.

Dans le cadre des améliorations permanentes et continues apportées aux programmes de la province, l'Ontario travaille en collaboration avec un éventail d'intervenants. Par exemple, en mars et en avril 2016, le MESFP a entrepris une série de séances de mobilisation sur les programmes d'apprentissage de l'Ontario et les mesures de soutien financier offertes aux employeurs qui embauchent des apprentis. Les séances étaient dirigées par des consultants externes, en partenariat avec des intervenants. Les résultats des séances de mobilisation ont été utilisés pour orienter l'élaboration d'une stratégie visant à moderniser le système d'apprentissage de l'Ontario.

Aussi, en juin 2016, l'Ontario a organisé huit tables rondes afin de mobiliser les intervenants, notamment les employeurs, pour améliorer les ETMT. Conjuguées aux consultations pancanadiennes, ces tables rondes ont informé les négociations de 2017-2018 sur une EDMT plus souple et répondant mieux à l'évolution du marché du travail.

Clients, interventions et dépenses

Au cours de l'EF1617, l'Ontario a servi 190 537 clients, soit 17,9 % de plus que lors de l'EF1516. Tous les types de clients ont augmenté :

  • le nombre de clients actifs a augmenté de 3,1 % pour un total de 62 339 clients;
  • le nombre d'anciens clients a augmenté de 33,2 % pour un total de 24 796 clients; et
  • le nombre de clients non assurés a augmenté de 25,4 % pour un total de 103 402 clients.

Pour ce qui est de leurs proportions, la part des clients non assurés a augmenté de 3,2 point de pourcentage pour atteindre 54,3 %, suivie par celle des anciens clients (13,0 %), qui a légèrement progressé de 1,5 point de pourcentage. La part des clients actifs a diminué de 4,7 point de pourcentage pour atteindre 32,7 %.

Au cours de l'EF1617, la province a réalisé un total de 213 686 (+18,5 %) interventions, comparativement à 180 343 au cours de l'EF1516. Alors que la proportion des SAE représentait 88,0 % de toutes les interventions, celle des prestations d'emploi totalisait 12,0 %. En Ontario, 37 044 clients ont trouvé un emploi après leur participation à des programmes semblables aux PEMS. Le montant des prestations non versées a augmenté pour atteindre 262,66 millions de dollars (+11,3 %). Les dépenses liées aux PEMS se sont chiffrées à 620,6 millions de dollars, comprenant 43,4 millions de dollars de l'investissement de 125 millions de dollars supplémentaires destiné au financement des EDMT annoncé dans le budget de 2016.

Graphique 22 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 22 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 89 353 18 044 39 898
2007-2008 82 927 17 595 39 346
2008-2009 102 406 19 278 37 923
2009-2010 118 782 21 693 27 682
2010-2011 70 901 28 703 92 788
2011-2012 63 780 22 074 46 170
2012-2013 66 748 20 707 66 703
2013-2014 64 689 20 145 74 533
2014-2015 63 061 19 734 71 278
2015-2016 60 489 18 611 82 458
2016-2017 62 339 24 796 103 402
Graphique 23 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 23 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 16 047 99 235 9 770
2007-2008 14 519 95 493 9 972
2008-2009 15 839 110 172 11 915
2009-2010 15 380 116 697 14 193
2010-2011 14 227 72 003 9 623
2011-2012 21 203 82 505 11 847
2012-2013 27 407 95 367 14 848
2013-2014 31 648 96 636 15 477
2014-2015 30 738 91 792 15 687
2015-2016 33 271 95 902 16 775
2016-2017 37 909 116 420 20 205
Graphique 24 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 24 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 54 541 89 353 147 295 211,40 $
2007-2008 53 962 82 927 139 868 217,10 $
2008-2009 56 562 102 406 159 607 264,44 $
2009-2010 58 333 118 782 168 157 408,52 $
2010-2011 73 855 70 901 192 392 315,75 $
2011-2012 33 347 63 780 132 024 221,48 $
2012-2013 36 111 66 748 154 158 227,71 $
2013-2014 36 018 64 689 159 367 237,59 $
2014-2015 36 166 63 061 154 073 240,22 $
2015-2016  35 625 60 489 161 558 236,05 $
2016-2017 37 044 62 339 190 537 262,66 $
Tableau 9 - Ontario: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Deuxième carrière 6 337 -21,1 % 165 709
DC (apprentis) Développement des compétences – apprentis 16 394 +1,3 %
SSC Services s'emploi - Placement avec mesures incitatives 2 652 -0,9 % 2 654
ATI Prestations pour travail indépendant en Ontario 0 -100,0 % 39
PCE Partenariats pour la création d'emplois en Ontario 232 -4,1 % 2 422
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi de l'Ontario – Services d'emploi 188 071 +23,4 % 336 002
PMT Partenariats du marché du travail de l'Ontario s.o. s.o. 18 024
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 95 708

Prestations d'emploi

Au cours de l'EF1617, le nombre d'interventions liées aux prestations d'emploi a diminué, atteignant 25 615 (-8,4 % d'une année à l'autre). Tous les types de prestations d'emploi ont chuté, à l'exception du volet apprentis du DC (16 394) qui a augmenté de 1,3 % :

  • Le volet régulier du DC a chuté de 21,2 % pour un total de 6 337 interventions
  • Les SSC ont chuté de 0,9 % pour un total de 2 652 interventions
  • Les PCE ont chuté de 4,1 % pour un total de 232 interventions

Aucune intervention liée à l'ATI n'a été réalisée au cours de l'EF1617 à la suite de la décision prise par la province de commencer à mettre fin à l'aide aux Prestations d'aide au travail indépendant de l'Ontario au cours de l'EF1516. Dans le cadre de l'engagement de l'Ontario à intégrer les services d'emploi et de formation, la province a éliminé les Prestations d'aide au travail indépendant de l'Ontario (PATIO) pour, en partie, financer les coûts de la Subvention Canada-Ontario pour l'emploi. Les dépenses pour le programme PATIO au cours de l'EF1617 représentent des activités résiduelles / de clôture pour les clients de PATIO qui ont commencé au cours de l'EF1516. À la suite de l'élimination de PATIO, la responsabilité de la formation en entrepreneuriat a été confiée au Ministère du développement économique et de la croissance de l'Ontario (MDEC). Le financement des programmes du MDEC n'est pas réclamé en vertu de l'EDMT.

Situées à 88,7 %, les proportions combinées du volet apprentis et du volet régulier du DC continuaient de représenter la plus grande proportion des interventions liées aux prestations d'emploi dans la province.

Mesures de soutien : SAE

En Ontario, le nombre total d'interventions liées aux SAE est passé de 152 387 au cours de l'EF1516 à 188 071 au cours de l'EF1617, soit une hausse de 23,4 %. Le counseling individuel est demeuré le seul type d'intervention liée aux SAE réalisée. La province a dépensé 336,0 millions de dollars (+19,0 %) pour les interventions liées aux SAE.

Autres mesures de soutien

Au cours de l'EF1617, une importante part des 43,4 millions de dollars supplémentaires en financement des EDMT annoncés dans le budget de 2016 a été dépensée dans les mesures liées aux PMT (18,0 millions de dollars; +39,8 %) et à la R et I (95,7 millions de dollars; +86,5 % par rapport à l'EF1516).

En février 2016, le Centre ontarien Innovation-Emploi (COIE) a été lancé pour stimuler l'innovation et la prestation de services fondés sur des données probantes à l'échelle de la province. L'Université Ryerson exploite le Centre, avec un consortium de partenaires. Le Centre teste en ce moment de nouvelles approches en matière de prestation de services au sein du réseau Emploi Ontario.

Dans le cadre des nouvelles stratégies et approches élaborées par la province pour l'utilisation de la R et I, l'Ontario investit aussi dans le Fonds ontarien de recherche et d'innovation en matière de capital humain (FORICH). L'objectif du FORICH est de soutenir des projets de R et I visant à trouver de meilleurs moyens d'aider les personnes à se préparer à l'emploi, à en trouver un ou à le conserver et à devenir des participants productifs à la population active. Au cours de l'EF1617, le MESFP a lancé un appel de propositions pour des projets liés aux priorités en matière de recherche suivantes : les compétences et le rendement du capital investi, les politiques de soutien des études postsecondaires et de la formation, ainsi que les programmes, les politiques et la prestation de services relatifs au marché du travail. L'un des projets financés s'est penché sur les résultats sur le marché du travail des programmes d'éducation coopérative.

Un programme de formation en apprentissage en classe voit sa première compagne dans le métier d'installateur ou installatrice de systèmes de protection contre les incendies.

En prévision de l'entrée en vigueur de l'accréditation obligatoire pour ce métier en février 2017, le nombre d'inscriptions pour les formations en classe a augmenté. Il y a eu un nombre suffisant de classes pour soutenir la hausse du nombre d'inscriptions et la croissance continue du métier. Kathryn était l'une des personnes ayant profité de la formation en classe. Grâce à sa formation en classe, elle était bien préparée pour son examen visant à obtenir son certificat professionnel et a réussi du premier coup. Kathryn est devenue la première femme en Ontario à obtenir un certificat professionnel pour le métier 427A – Installateur ou installatrice de systèmes de protection contre les incendies. La réussite de Kathryn a été soulignée par ses camarades de classe et elle est devenue une source d'inspiration pour les autres femmes dans les métiers.

2.8 Manitoba

En 2016, le PIB réel du Manitoba s'est accru de 2,2 %, soit une croissance supérieure à la moyenne nationale de 1,4 % pour une deuxième année consécutive. Cette hausse s'explique par les dépenses des ménages et la construction. La croissance du PIB réel en 2017 devrait suivre des tendances semblables, grâce à un rebondissement marqué des mises en chantier et des activités dans l'industrie de la fabrication. La croissance économique de la province devrait s'approcher de 2,0 % en 2018.

Après un début plutôt lent, les conditions du marché du travail se sont améliorées au Manitoba vers la fin de l'EF1617. Le niveau d'emploi de la province est demeuré relativement inchangé entre l'EF1516 et l'EF1617, puisque les pertes enregistrées en 2016 ont été compensées par un excellent départ en 2017. Les gains dans le secteur de la production des biens (+3 800; +2,6 %) ont été partiellement contrebalancés par des pertes dans le secteur des services (-3 500; -0,7 %). Les gains les plus importants ont été enregistrés dans la finance, les assurances, les services immobiliers et de location (+3 000; +9,4 %); et dans les services professionnels, scientifiques et techniques (+1 800; +6,8 %). Le nombre de chômeurs s'est accru de 2 400 (+6,3 %), faisant passer le taux de chômage de la province à 6,1 %, soit son niveau le plus élevé depuis l'EF9798.

Manitoba : Faits saillants sur les PEMS

Clients servis : 25 915
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
12 952this arrow represents a decrease 12 963this arrow represents a decrease
Interventions totales : 58 343
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 6 473 0,5 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 51 870 3,2 % this arrow represents a decrease
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 11,1 % 0,4 this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 88,9 % 0,4 this arrow represents a decrease
Affectation totale : 46,2 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 28,3 $ 2,8 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 11,6 $ 45,5 % this arrow represents an increase
PMT et R et I 6,4 $ 16,4 %this arrow represents a decrease
Dépenses totales1 46,2 $ 7,3 %this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
44,14 $ 46,59 $ 5,6 % this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Afin de maintenir un environnement de croissance économique et du marché du travail stable, la priorité du Manitoba est de répondre aux besoins du petit bassin de personnes prêtes à travailler qui cherchent un emploi. Pour ce faire, la province continuera de déployer des efforts pour aider sa population jeune et croissante à acquérir des compétences adaptées aux besoins des employeurs et pour accroître la participation des personnes qui sont les plus éloignées des emplois convenables, notamment les Autochtones, les personnes handicapées, les nouveaux arrivants, et ceux qui risquent de dépendre de l'aide sociale à long terme.

Gestion fondée sur les résultats

Au cours de l'été 2016, le gouvernement du Manitoba a organisé des consultations auprès des intervenants sur les formations relatives au marché du travail dans le cadre des consultations pancanadiennes dirigées par le Forum des ministres du marché du travail. Le but était de recueillir des renseignements auprès d'une vaste gamme d'intervenants afin de s'assurer que les programmes d'emploi et de formation du Manitoba continuent d'être pertinents et adaptés aux besoins et aux priorités actuels et futurs du marché du travail. La rétroaction comprenait la nécessité : d'offrir davantage de souplesse relativement à l'admissibilité aux programmes; de reconnaître les besoins uniques de la population active diverse du Manitoba; de prioriser les investissements dans la formation en matière de compétences essentielles pour les Autochtones; d'améliorer la coordination à l'échelle des secteurs afin de rendre les programmes plus adaptés et efficaces; et de fournir de l'IMT fiable, facile d'accès et en temps opportun. Les consultations ont permis de trouver des façons d'améliorer les programmes relatifs au marché du travail au Manitoba et d'orienter les investissements futurs.

Clients, interventions et dépenses

Au Manitoba, le nombre de clients servis au cours de l'EF1617 a diminué pour une deuxième année consécutive, chutant de 5,7 % pour atteindre 25 915. Tous les types de clients ont affiché une baisse d'une année à l'autre :

  • Le nombre de prestataires actifs a diminué de 1,9 %, passant de 10 132 à 9 941
  • Le nombre d'anciens prestataires a diminué de 8,5 %, passant de 3 292 à 3 011
  • Le nombre de clients non assurés a diminué de 7,8 %, passant de 14 056 à 12 963

En ce qui concerne leur distribution, la part des prestataires actifs (38,4 %) a augmenté de 1,5 point de pourcentage d'une année à l'autre, tandis que la part des anciens prestataires (11,6 %) a diminué de 0,4 point de pourcentage et la part des clients non assurés (50,0 %) a diminué de 1,1 point de pourcentage.

Le Manitoba a réalisé 6 473 interventions au cours de l'EF1617, ce qui représente une hausse de 0,5 % par rapport aux 6 443 interventions réalisées au cours de l'EF1516. Bien que les prestations d'emploi aient représenté une part croissante du nombre total d'interventions semblables aux PEMS (11,1 %), le nombre de prestataires ayant obtenu un emploi après leur participation au programme a diminué de 5,6 % d'une année à l'autre pour atteindre 6 565 prestataires. De plus, le montant des prestations non versées était de 46,59 millions de dollars, soit une augmentation de 5,6 % d'une année à l'autre. La province a versé 46,2 millions de dollars (+7,3 %) pour les dépenses liées aux PEMS au cours de l'EF1617, y compris 3,4 millions de dollars tirés de l'investissement de 125 millions de dollars supplémentaires destinés aux EDMT annoncé dans le budget de 2016.

Graphique 25 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 25 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 13 489 3 084 8 567
2007-2008 12 523 3 190 10 707
2008-2009 14 171 3 129 11 180
2009-2010 16 204 3 496 12 546
2010-2011 15 110 3 875 14 153
2011-2012 11 834 3 775 13 704
2012-2013 11 744 3 844 13 369
2013-2014 10 988 3 579 13 540
2014-2015 9 996 3 672 15 174
2015-2016 10 132 3 292 14 056
2016-2017 9 945,7 3 011,0 12 964,0
Graphique 26 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 26 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 4 552 16 115 1 770
2007-2008 5 237 15 879 1 678
2008-2009 5 377 17 101 1 826
2009-2010 5 899 19 760 2 065
2010-2011 6 219 20 562 2 092
2011-2012 5 320 18 122 1 862
2012-2013 5 491 17 206 2 098
2013-2014 5 264 16 519 1 943
2014-2015 5 632 16 828 1 830
2015-2016 5 217 15 885 1 798
2016-2017 4 852,0 14 901,0 1 727,0
Graphique 27 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 27 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 9 083 13 489 25 140 34,20 $
2007-2008 8 715 12 523 26 420 36,70 $
2008-2009 9 256 14 171 28 480 46,00 $
2009-2010 10 043 16 204 32 246 68,03 $
2010-2011 9 950 15 110 33 138 63,38 $
2011-2012 8 714 11 834 29 313 40,97 $
2012-2013 8 056 11 744 28 957 43,51 $
2013-2014 7 526 10 988 28 107 44,28 $
2014-2015 7 156 9 996 28 842 43,09 $
2015-2016  6 957 10 132 27 480 44,14 $
2016-2017 6 565 9 942 25 917 46,59 $
Tableau 10 - Manitoba: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Développement des compétences 2 043 +1,7 % 26 020
DC (apprentis) Développement des compétences – apprentis 4 166 +2,0 %
SSC Subventions salariales 30 -67,7 % 173
ATI Aide au travail indépendant 131 -15,5 % 1 073
PCE Partenariats pour l'emploi 103 +2,0 % 999
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi 51 870 -3,2 % 11 618
PMT Partenariats du marché du travail s.o. s.o. 5 247
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 1 117

Prestations d'emploi

Dans l'ensemble, les prestations d'emploi ont légèrement augmenté de 0,5 % pour atteindre 6 473 interventions. Ce résultat est principalement attribuable aux hausses enregistrées dans :

  • les PCE, soit de 2,0 % pour un total de 103 interventions;
  • le volet régulier du DC, soit de 1,6 % pour un total de 2 043 interventions; et
  • le volet apprentis du DC, soit de 2,0 % pour un total de 4 166 interventions.

Toutefois, cette croissance a été contrebalancée par une baisse dans les programmes suivants :

  • les SSC, soit de 67,7 % pour un total de 30 interventions; et
  • l'ATI, soit de 15,5 % pour un total de 131 interventions.

Avec 64,4 %, le volet apprentis du DC représente la proportion la plus importante de toutes les interventions réalisées dans le cadre des prestations d'emploi, suivi par le volet régulier du DC (31,6 %). Les dépenses totales pour les prestations d'emploi ont atteint 28,3 millions de dollars (+2,8 %). L'augmentation du financement destiné au DC en vertu du budget de 2016 a appuyé les Manitobains vivant dans les régions rurales et éloignées de la province.

L'aide financière offerte dans le cadre du DC aide Lori à perfectionner ses compétences et à obtenir un emploi à temps plein

Lori est une mère monoparentale qui trouvait seulement des emplois saisonniers ou des postes à temps partiel rémunérés au salaire minimum, avec très peu de possibilités d'avancement. Lori avait un intérêt pour le secteur du service correctionnel. Elle a donc présenté une demande de participation à un programme de formation des agents de correction et a été acceptée. Elle a touché des prestations en vertu de la partie I de l'a.-e. et de la partie II de l'a.-e. (allocation de subsistance, logement et transport) pendant qu'elle participait à la formation. Lori a réussi son programme et a trouvé du travail à temps plein en tant qu'agente de correction. Elle est très heureuse dans sa nouvelle carrière et est reconnaissante du soutien qu'elle a reçu et qui lui a permis d'atteindre son but.

Mesures de soutien : SAE

Pour une deuxième année consécutive, les interventions liées aux SAE au Manitoba ont diminué de 3,2 %, atteignant 51 870 au cours de l'EF1617. Comparativement à l'année précédante, les services d'emploi ont chuté de 7,7 %, passant de 35 429 à 32 685 interventions; tandis que le counseling individuel s'est accru de 5,8 %, passant de 18 137 à 19 185 interventions. Les services d'emploi représentaient 63,0 % de toutes les interventions liées aux SAE. Les dépenses totales pour les SAE ont augmenté pour une troisième année consécutive, affichant une hausse de 45,5 % pour atteindre 11,6 millions de dollars au cours de l'EF1617.

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Les dépenses totales accordées par la province pour les PMT et la R et I ont chuté, passant de 7,6 millions de dollars au cours de l'EF1516 à 6,4 millions de dollars au cours de l'EF1617. Cela représentait une baisse de 16,4 % d'une année à l'autre. Bien que le financement destiné aux PMT ait augmenté de 58,1 % pour atteindre 5,2 millions de dollars, celui destiné à la R et I a diminué de 74,0 % pour atteindre 1,1 million de dollars. Le financement supplémentaire accordé aux PMT a facilité les activités d'adaptation de la main-d'œuvre découlant de la fermeture d'entreprises. Le Manitoba a utilisé la R et I pour appuyer la recherche relative aux programmes d'emploi et de formation qui ont fait progresser directement les améliorations apportées à la prestation de services. Les conclusions de deux initiatives, soit l'évaluation du programme d'expérience de collaboration en milieu de travail Manitoba au travail! et l'évaluation de l'entrevue motivationnelle, ont démontré que le recours à l'aide sociale avait fortement diminué parmi les participants au programme comparativement aux personnes qui n'avaient pas participé.

2.9 Saskatchewan

En 2016, le PIB réel de la Saskatchewan a diminué de 0,5 %, affichant une baisse pour une deuxième année consécutive. Le PIB réel de la province devrait augmenter de près de 2,0 % en 2017, période durant laquelle l'amélioration de la production de pétrole devrait compenser les pertes dans le secteur agricole.

Les conditions du marché du travail se sont affaiblies en Saskatchewan au cours de l'EF1617. Comparé à l'EF1516, l'emploi a chuté durant l'EF1617 de 4 400 (-0,8 %), toutes les pertes ayant été enregistrées dans les emplois à temps plein, tandis que le taux de chômage a augmenté d'un point de pourcentage pour atteindre 6,4 %, le taux le plus élevé pour la province depuis l'EF9596. Les pertes d'emploi en Saskatchewan dans le secteur de la production des biens (-7 200; -4,6 %), en grande partie dans la construction (-5 000; -9,0 %), ont été partiellement compensées par des gains dans le secteur des services (+2 800; +0,7 %), principalement dans l'industrie du commerce de gros et de détail (+5 200; +6,1 %) et les services professionnels, scientifiques et techniques (+3 900; +15.0 %). L'emploi a diminué pour les hommes et les femmes, mais a augmenté pour la population des Premières nations et des Métis vivant hors réserve (+2 200 ou +5,0 %), atteignant un record de 46 300 personnes. Les faibles conditions du marché du travail de la province devraient légèrement s'améliorer au cours de l'EF1718.

Saskatchewan : Faits saillants sur les PEMS

Clients servis : 15 324
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
14 284this arrow represents an increase 1 040this arrow represents an increase
Interventions totales : 20 118
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 6 777 13,6 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 13 341 8,7 % this arrow represents an increase
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 33,7 % 5,3 this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 66,3 % 5,3 this arrow represents an increase
Affectation totale : 37,6 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 31,6 $ 10,2 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 4,3 $ 7,7 % this arrow represents an increase
PMT et R et I 1,6 $ 36,7 % this arrow represents a decrease
Dépenses totales1 37,6 $ 6,6 % this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
61,55 $ 74,73 $ 21,4 % this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Malgré une période de faible demande liée au marché du travail, la Saskatchewan a continué à éprouver de la difficulté à fournir un nombre adéquat de travailleurs qualifiés aux employeurs aux prises avec des pénuries de main-d'œuvre. La croissance démographique continue contribuera à faire croître le bassin de travailleurs disponibles lorsque la reprise économique aura lieu. Les priorités de la province relativement au développement du marché du travail se concentreront principalement sur le perfectionnement des compétences, l'augmentation de la population active et le développement des compétences des résidents de la Saskatchewan, avec un accent particulier sur les groupes sous représentés, notamment les Autochtones, les personnes handicapées, les jeunes, les travailleurs âgés et les nouveaux arrivants. Les priorités établies dans la stratégie de développement du marché du travail du ministère répondent à ces enjeux et profitent de ces occasions, entre autres, en améliorant l'accès aux programmes et services pour les jeunes, et les travailleurs des Premières Nations et des Métis, et en augmentant l'utilisation du Programme d'aide à l'emploi pour les personnes handicapées.

Gestion fondée sur les résultats

La Saskatchewan a mené un examen des services axé sur les citoyens afin d'évaluer l'efficacité de certains programmes et services qui aident les employeurs. L'évaluation comprenait un sondage auprès des employeurs visant à recueillir des renseignements concernant le niveau de satisfaction relativement aux programmes et aux services, afin de mieux comprendre les occasions qui soutiennent les employeurs par l'entremise de programmes relatifs au marché du travail. De plus, un sondage en ligne de l'opinion publique a été mené afin de comprendre l'utilisation de divers programmes par les employeurs, ainsi que les méthodes de recrutement qu'ils préfèrent. Les consultations ont été menées en collaboration avec les chambres de commerce, les associations industrielles et les établissements d'enseignement postsecondaire. En outre, les membres du personnel responsables de la gestion des programmes ont été interrogés au sujet des normes de service, le nombre d'inscriptions et d'autres données pertinentes. L'évaluation a orienté les modifications apportées aux programmes et aux politiques, et est utilisée pour élaborer un cadre de mobilisation des employeurs. Un sondage de suivi sera effectué afin de mesurer le niveau de satisfaction des employeurs relativement aux modifications apportées aux programmes et aux politiques.

Clients, interventions et dépenses

Au cours de l'EF1617, la Saskatchewan a servi 15 324 (+3,3 %) clients. Les trois types de clients ont contribué à cette hausse :

  • Le nombre de prestataires actifs a augmenté de 1,6 % pour un total de 11 542 clients
  • Le nombre d'anciens prestataires a augmenté de 2,8 % pour un total de 2 742 clients
  • Le nombre de clients non assurés a augmenté de 30,2 % pour un total de 1 040 clients

La part des prestataires actifs (75,3 %) parmi tous les clients servis a légèrement diminué de 1,3 point de pourcentage, tandis que la part des anciens prestataires (17,9 %) a baissé légèrement de 0,1 point de pourcentage. En revanche, la part des clients non assurés a augmenté de 1,4 point de pourcentage, atteignant 6,8 % de tous les types de clients.

Le nombre total d'interventions réalisées en Saskatchewan est demeuré stable à 20 118. La part des prestations d'emploi représentait 33,7 % de toutes les interventions, tandis que la part des services représentait un total de 66,3 %. Le montant des prestations non versées a affiché une hausse de 21,4 % pour atteindre 74,73 millions de dollars. La province a accordé 37,6 millions de dollars (+6,6 %) pour tous les programmes semblables aux PEMS, y compris un financement supplémentaire de 2,6 millions de dollars destiné aux EDMT découlant du budget de 2016. La Saskatchewan a utilisé le financement supplémentaire pour accroître la capacité des programmes et des services existants visant les personnes touchées par le ralentissement de l'économie.

Graphique 28 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 28 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 8 699 3 345 651
2007-2008 7 556 1 773 338
2008-2009 8 724 5 773 351
2009-2010 11 406 2 663 640
2010-2011 10 414 2 471 577
2011-2012 10 624 3 268 870
2012-2013 10 161 2 788 748
2013-2014 10 308 2 687 798
2014-2015 10 503 2 565 813
2015-2016 11 362 2 667 799
2016-2017 11 543 2 743 1 040
Graphique 29 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 29 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25-54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et +)
2006-2007 1 675 7 265 415
2007-2008 933 4 350 289
2008-2009 913 4 113 339
2009-2010 1 530 6 987 557
2010-2011 1 287 5 816 502
2011-2012 1 329 6 664 605
2012-2013 1 058 5 835 562
2013-2014 946 5 574 627
2014-2015 968 5 743 657
2015-2016 1 124 6 755 772
2016-2017 1 085 6 892 775
Graphique 30 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 30 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 5 244 8 699 12 695 28,70 $
2007-2008 4 754 7 556 9 667 32,60 $
2008-2009 4 956 8 724 14 848 42,80 $
2009-2010 6 432 11 406 14 709 64,70 $
2010-2011 6 692 10 414 13 462 64,15 $
2011-2012 6 083 10 624 14 762 54,13 $
2012-2013 5 784 10 161 13 697 55,56 $
2013-2014 6 038 10 308 13 793 60,81 $
2014-2015 6 038 10 503 13 881 61,60 $
2015-2016  6 204 11 362 14 828 61,55 $
2016-2017 6 716 11 543 15 326 74,73 $
Tableau 11 - Saskatchewan: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Prestations de formation professionnelle
Allocation provinciale de formation
358 -67,3 % 31 375
DC (apprentis) Formation en apprentissage 6 344 -4,7 %
SSC Skills Training Allocation - s.o. -
ATI Programme d'aide au travail indépendant 75 -8,5 % 263
PCE Programmes d'emploi - s.o. -
Mesures de soutien
SAE Programme d'intégration au travail 13 341 +8,7 % 4 333
PMT Partenariats régionaux et sectoriels s.o. s.o. 1 219
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 362

Prestations d'emploi

Au cours de l'EF1617, un total de 6 777 (-13,6 %) interventions liées aux prestations d'emploi ont été enregistrées en Saskatchewan. Tous les types de prestations d'emploi ont diminué :

  • l'ATI a diminué de 8,5 % pour un total de 75 interventions;
  • le volet apprentis du DC, qui représentait 93,6 % des prestations d'emploi, a diminué de 4,7 % pour un total de 6 344 interventions; tandis que
  • le volet régulier du DC a diminué de 67,7 % pour un total de 358 interventions.

Les dépenses totales pour les prestations d'emploi ont augmenté pour une troisième année consécutive, se chiffrant à 31,6 millions de dollars (+10,2 %) au cours de l'EF1617.

Le cheminement de James pour devenir un apprenti

James est un homme autochtone de 26 ans qui vient de la Birch Narrows First Nation. À l'âge de 22 ans, il a terminé le niveau 4 de la Formation de base des adultes au campus Buffalo Narrows du Northlands College. Après avoir terminé le programme, James n'arrivait pas à trouver un emploi. C'est alors qu'il a entendu parler du Northern Career Quest Mining Project, un programme de formation menant à un emploi à long terme dans le secteur des ressources. Il était l'un des 30 candidats qui ont pris un vol vers McClean Lake pour passer une entrevue avec des membres du personnel affecté aux mines, et il a été accepté au sein du programme. Après avoir réussi le programme de formation de quatre mois à la mine d'uranium de McClean Lake, James a obtenu un emploi au sein de l'entreprise. Il a occupé son poste durant deux ans avant de décider de poursuivre sa formation pour obtenir son titre de compagnon en tant que mécanicien de centrale. L'entreprise d'uranium lui a offert un contrat, l'a appuyé relativement à ses frais de scolarité et continue à le former en milieu de travail.

Mesures de soutien : SAE

Au cours de l'EF1617, la Saskatchewan a réalisé 13 341 interventions liées aux SAE, ce qui représente une augmentation de 8,7 % par rapport à l'EF1516. La Saskatchewan a accordé un total de 4,3 millions de dollars (+7,7 %) aux SAE, et tous les types d'interventions liées aux SAE ont affiché une hausse :

  • Les services de groupe ont augmenté de 371,6 % pour un total de 731 interventions.
  • Les services d'emploi ont augmenté de 7,9 % pour un total de 6 367 interventions.
  • Le counseling individuel a augmenté de 0,5 % pour un total de 6 243 interventions.

Les équipes de réponses rapides de la Saskatchewan financées par les EDMT ont fourni des services aux employeurs et aux travailleurs qui faisaient face à des ralentissements de la production ou à des mises à pied en raison des baisses enregistrées dans les secteurs de l'énergie et de l'exploitation des ressources naturelles. Les équipes de réponses rapides comprennent des représentants des gouvernements fédéral et provincial qui offrent des renseignements aux employeurs concernant les programmes et les services fédéraux et provinciaux, comme le régime d'a.-e. Les services peuvent comprendre des séances d'information pour les travailleurs, des salons de l'emploi, des possibilités de réemploi et de nouvelle formation, des questions d'immigration relatives au chômage, ainsi que le régime d'a.-e. et le programme de Travail partagé.

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Pour une troisième année consécutive, le financement total destiné aux PMT et à la R et I a chuté, atteignant 1,6 million de dollars (-36,7 %) au cours de l'EF1617. Bien que le financement accordé aux PMT (1,2 million de dollars) ait légèrement diminué de 1,5 %, celui accordé à la R et I (362 000 $) a connu une baisse significative de 71,3 %. La province travaille à l'élaboration d'un outil commun pour les clients dans le but de les assister dans la navigation de programmes gouvernementaux d'une manière plus centrée sur le client.

2.10 Alberta

En Alberta, l'économie s'est contractée pour une deuxième année consécutive en 2016. Le PIB réel a diminué de 3,7 % en raison de la faiblesse continue des prix du pétrole et des feux de forêt au Nord de l'Alberta. Malgré un rétablissement des prix du pétrole plus lent que prévu, la croissance du PIB réel a fortement rebondi en 2017, avec un taux de croissance estimatif dépassant les 4,0 %. Le taux de croissance est le plus élevé parmi les provinces canadiennes grâce à l'importante augmentation de la production et des exportations des sables bitumineux, ainsi qu'aux gains dans la fabrication, la vente au détail et la construction résidentielle. La croissance du PIB réel devrait être modérée en 2018 et descendre sous les 3,0 %. Cette croissance demeure au-dessus de la croissance nationale moyenne prévue d'environ 2,2 %.

Alberta : Faits saillants sur les PEMS

Clients servis : 118 065
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
63 807 this arrow represents a decrease 54 258 this arrow represents a decrease
Interventions totales : 215 461
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 23 946 6,2 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 191 515 11,9 % this arrow represents a decrease
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 11,1 % 0,6 this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 88,9 % 0,6 this arrow represents a decrease
Affectation totale : 121,2 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 75,1 $ 12,7 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 42,7 $ 89,6 % this arrow represents an increase
PMT et R et I 3,4 $ 293,5 % this arrow represents an increase
Dépenses totales1 121,2 $ 10,7 % this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
267,88 $ 384,91 $ 43,7 % this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Reflétant les bouleversements économiques de la province, les conditions du marché du travail de l'Alberta se sont détériorées de manière importante au cours de l'EF1617. Durant cette période, le niveau d'emploi de la province a diminué de 1,4 % pour atteindre 2 263 300. Bien que les pertes aient été principalement enregistrées dans les emplois à temps plein (-61 100; -3,2 %), les emplois à temps partiel ont affiché une hausse de 28 600 (+7,2 %). Les gains dans le secteur des services (+26 700; +1,6 %), essentiellement dans les services d'enseignement (+10 000; +7,0 %) et le commerce (+6 800; +2,1 %), ont été plus que contrebalancés par les pertes dans toutes les industries du secteur de la production des biens (-59 200; -9,4 %), des déclins remarquables ayant été enregistrés dans la fabrication (-22 300; -16,6 %); la foresterie, la pêche, les mines, l'exploitation en carrière et l'extraction de pétrole et de gaz (-17 100; -11,0 %); et la construction (-11 200; -4,3 %). Le taux de chômage s'est accru pour une quatrième année consécutive pour atteindre 8,4 %, soit le taux le plus élevé depuis l'EF9495, puisque le nombre de travailleurs sans emploi a augmenté de 42 800 (+26,2 %). Conformément à l'évolution de l'économie globale, la croissance de l'emploi en Alberta s'est reprise au cours de la deuxième moitié de 2016 et devrait afficher des gains entre l'EF1617 et l'EF1718.

Malgré l'augmentation du nombre de chercheurs d'emploi en raison de la faiblesse des prix du pétrole au cours de l'EF1617, les employeurs de l'Alberta continuaient d'afficher des milliers de postes vacants. Pour mieux répondre à l'évolution rapide du marché du travail, la province a augmenté les services offerts aux personnes récemment au chômage, en mettant en relation les chercheurs d'emploi avec les employeurs et les possibilités d'emploi. Au cours des années précédantes, l'Alberta s'est davantage concentrée sur le développement de services ciblés pour aider les Albertains à surmonter les obstacles à leur pleine participation au marché du travail. Au cours de l'EF1617, la province a ajusté ses investissements dans les EDMT afin de mieux répondre aux besoins continus des clients et des employeurs en matière de main-d'œuvre qualifiée. En plus de continuer à soutenir les programmes de formation active, l'Alberta a accru ses investissements dans le travail autonome, afin de servir le nombre croissant de chômeurs albertains intéressés par le travail indépendant comme option d'emploi viable. L'Alberta a également augmenté ses investissements dans les PMT afin d'identifier, de développer et de soutenir des projets avec des intervenants qui partagent les mêmes besoins du marché du travail. L'Alberta a également vu une demande accrue pour de la formation de base dans le but de permettre aux chômeurs albertains d'acquérir les compétences nécessaires pour trouver et conserver un emploi et / ou améliorer leurs compétences en participant à davantage de formation postsecondaire.

Gestion fondée sur les résultats

Afin de mieux soutenir les collectivités rurales, l'Alberta a amélioré son modèle de prestation de SAE. Des voies de communication clés ont été créées, notamment dans les médias sociaux, les vidéoconférences et sur le Web, aidant à offrir un accès à l'IMT aux petites collectivités rurales de l'Alberta. La province a travaillé en collaboration avec les collectivités rurales afin de favoriser des solutions pour les personnes sans emploi.

Les priorités et la conception des programmes de l'Alberta dépendent aussi des ententes conjointes avec les employeurs et les autres intervenants. Cela permet de garantir que les services de formation et d'emploi répondent aux besoins des marchés du travail locaux. La communication et la coopération entre les employeurs et les fournisseurs de services sont essentielles pour offrir des formations adaptées aux professions recherchées et connecter les Albertains aux occasions d'emploi. En outre, la province a amélioré sa gamme de politiques pour le programme Training for Work afin de mieux répondre aux besoins des personnes touchées par la récession.

Clients, interventions et dépenses

En Alberta, un total de 118 065 clients ont été servis au cours de l'EF1617, soit un déclin d'une année à l'autre de 7,8 %. Le nombre de prestataires représentant les trois types de clients des PEMS a chuté :

  • Le nombre de clients actifs a diminué de 3,8 % pour un total de 49 720 clients
  • Le nombre d'anciens clients a diminué de 13,1 % pour un total de 14 087 clients
  • Le nombre de clients non assurés a diminué de 9,9 % pour un total de 54 258 clients

Bien que la part des prestataires actifs ait augmenté de 1,7 point de pourcentage pour atteindre 42,1 %, les parts des anciens prestataires (11,9 %) et des prestataires non assurés (46,0 %) ont chuté de 0,7 et 1,0 point de pourcentage respectivement.

La province a réalisé 215 461 interventions liées aux PEMS au cours de l'EF1617, soit une baisse de 11,3 % d'une année à l'autre. La proportion des prestations d'emploi s'est accrue pour une sixième année consécutive, représentant 11,1 % de toutes les interventions réalisées au cours de l'EF1617, tandis que les proportions des SAE ont diminué pour atteindre 88,9 %. Au total, 29 671 clients (+11,9 %) sont retournés au travail après avoir participé à une intervention semblable aux PEMS. Le montant des prestations non versées a considérablement augmenté, passant de 267,88 millions de dollars au cours de l'EF1516 à 384,91 millions de dollars au cours de l'EF1617, soit une hausse de 43,7 % d'une année à l'autre. Les dépenses totales ont augmenté pour une deuxième année consécutive, atteignant 121,2 millions de dollars (+10,7 %) au cours de l'EF1617.

Graphique 31 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 31 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 38 087 15 528 54 348
2007-2008 38 809 15 332 60 375
2008-2009 46 385 16 245 69 072
2009-2010 61 503 18 168 76 097
2010-2011 48 917 22 683 72 284
2011-2012 41 394 20 966 65 098
2012-2013 39 823 18 234 62 404
2013-2014 42 472 16 819 63 516
2014-2015 43 398 15 820 60 344
2015-2016 51 694 16 213 60 191
2016-2017 49 722 14 093 54 277
Graphique 32 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 32 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 23 770 60 093 5 193
2007-2008 23 766 62 021 5 767
2008-2009 26 931 71 068 7 026
2009-2010 32 150 88 918 9 519
2010-2011 30 937 83 924 10 077
2011-2012 26 419 74 821 9 980
2012-2013 23 368 70 296 9 467
2013-2014 22 398 72 087 10 204
2014-2015 20 752 68 930 10 157
2015-2016 19 931 73 572 11 755
2016-2017 18 013 66 685 11 214
Graphique 33 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 33 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 24 801 38 087 107 963 186,80 $
2007-2008 22 920 38 809 114 516 196,70 $
2008-2009 27 869 46 385 131 702 254,39 $
2009-2010 31 341 61 503 155 768 347,95 $
2010-2011 29 890 48 917 143 884 329,59 $
2011-2012 25 776 41 394 127 458 223,61 $
2012-2013 23 686 39 823 120 461 219,63 $
2013-2014 25 092 42 472 122 807 249,34 $
2014-2015 25 745 43 398 119 562 266,98 $
2015-2016  26 525 51 694 128 098 267,88 $
2016-2017 29 671 49 722 118 092 384,91 $
Tableau 12 - Alberta: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Prestations d'emploi pour le développement des compétences 1 270 +48,4 % 64 758
DC (apprentis) Prestations d'emploi pour le développement des compétences - apprentissage 21 554 -9,8 %
SSC Formation en milieu de travail 39 +8,3 % 465
ATI Aide au travail indépendant 226 +148,4 % 1 230
PCE Formation intégrée 857 +31,6 % 8 599
Mesures de soutien
SAE Information sur les carrières 191 515 -11,9 % 42 737
PMT Partenariats du marché du travail s.o. s.o. 3 374

Prestations d'emploi

Après quatre années de croissance consécutives, le nombre total d'interventions réalisées dans le cadre des prestations d'emploi a chuté de 6,2 % au cours de l'EF1617 pour atteindre 23 946. Cette baisse est principalement attribuable à la diminution de 9,8 % enregistrée dans le volet apprentis du DC, atteignant 21 554. La prestation des autres interventions a toutefois augmenté au cours de la même période :

  • les SSC ont augmenté de 8,3 % pour un total de 39 interventions;
  • l'ATI a augmenté de 148,4 % pour un total de 226 interventions;
  • les PCE ont augmenté de 31,6 % pour un total de 857 interventions; et
  • le volet régulier du DC a augmenté de 48,7 % pour un total de 1 270 interventions.

Puisque le volet apprentis du DC représente 90 % de toutes les prestations d'emploi, la croissance des autres interventions n'était pas assez importante pour compenser l'effet modérateur de ce volet. Les dépenses totales liées aux prestations d'emploi se sont élevées à 75,1 millions de dollars ( 12,7 %). La province a enregistré moins d'apprentis inscrits et moins de nouveaux apprentis, ce qui a entraîné une baisse des inscriptions à la formation technique dans les établissements d'enseignement postsecondaire financés par les fonds publics. Cette baisse était attendue, car il existe une corrélation directe entre le système d'apprentissage et l'économie et les conditions du marché du travail. Cependant, cela n'affecte pas négativement les étudiants qui aimeraient participer au programme d'apprentissage.

Zara et Rashida gèrent des entreprises fructueuses après leur participation au programme d'ATI

  • Après avoir été mise à pied au cours du ralentissement économique, Zara avait de la difficulté à trouver un emploi à Fort McMurray. Elle a décidé de démarrer sa propre entreprise et s'est inscrite à un programme sur le travail indépendant qui comprenait une formation en classe et un encadrement individuel. Alors qu'elle participait au programme, la maison de Zara a été endommagée par les feux de forêt de 2016. Ces événements ont inspiré Zara qui a choisi de s'installer dans une nouvelle collectivité. En septembre 2016, elle a ouvert sa propre boutique à Banff et durant le premier mois, ses ventes ont surpassé leur cible de 25 %. La boutique de Zara est toujours ouverte.
  • En tant que mère monoparentale, Rashida ressentait une immense pression financière pour répondre aux besoins de sa famille. Afin d'atteindre son objectif de démarrer sa propre maison de courtage en assurance, Rashida s'est inscrite à un programme de formation sur le travail indépendant à Edmonton. Depuis, Rashida a ouvert sa propre maison de courtage en assurance, a embauché quatre employés et sert plus de 200 clients directs.

Mesures de soutien : SAE

Comparativement à l'année précédante, le nombre total d'interventions liées aux SAE au cours de l'EF1617 a diminué de 11,9 % pour atteindre 191 515. Après quatre années de déclin consécutives, les dépenses totales liées aux SAE ont augmenté de 89,6 % pour atteindre 42,7 millions de dollars. Cette augmentation est attribuable en partie aux 10,5 millions de dollars supplémentaires mis à la disposition de l'Alberta par l'EDMT dans le cadre du budget de 2016. Les changements apportés aux activités SAE de l'Alberta reflètent les investissements visant à accroître la capacité de fournir des services d'information sur les carrières aux personnes touchées par le ralentissement économique. Compte tenu de la demande accrue en raison de la conjoncture économique de la province, ces investissements ont appuyé des services plus souples et à grande échelle destinés à aider les clients à retourner rapidement à l'emploi. Comme ces services ne tiennent pas compte du nombre de clients et d'interventions individuels, ils ne sont pas représentés dans les statistiques du SAE de l'Alberta. Par exemple, l'Alberta a appuyé des événements tels que des foires d'emploi et des sessions d'information pour jumeler les clients avec des employeurs potentiels et leur fournir de l'information ciblée sur la recherche d'emploi et la planification de carrière, la connaissance du marché du travail et des industries spécifiques ainsi que le réseautage. L'Alberta a également investi davantage dans les services de consultation sur les carrières, les publications et les ressources sur l'information sur le marché du travail et l'information sur les carrières et le milieu de travail pour servir les Albertains.

Autres mesures de soutien : PMT

Les dépenses totales liées aux PMT ont augmenté, passant de 857 000 $ l'année précédante à 3,4 millions de dollars au cours de l'EF1617, soit une croissance de 293,5 % d'une année à l'autre. Cela représentait 2,8 % de toutes les dépenses accordées aux programmes semblables aux PEMS (+2,0 points de pourcentage). L'Alberta utilise les PMT pour améliorer le développement des ressources humaines en milieu de travail, et les stratégies d'adaptation au marché du travail par le biais de partenaires communautaires. Grâce aux PMT, le financement des EDMT a appuyé la Ville de Fort McMurray, ses employeurs et ses résidents durant le ralentissement économique et après les feux de forêt qui ont suivi en 2016. Par exemple, le financement de l'EDMT a appuyé une étude sur le marché du travail qui a permis de déterminer les demandes d'emploi actuelles et futures à Fort McMurray, en mettant l'accent sur la reconstruction de la ville. Les informations recueillies dans le cadre de l'étude servent à la création de plans de développement économique à court et à long terme pour la région.

2.11 Colombie-Britannique

En 2016, l'économie de la Colombie-Britannique a été plus performante que celle de toutes les autres provinces pour une deuxième année consécutive, affichant un taux de croissance du PIB réel de 3,5 %. Ce rendement économique sain et continu était appuyé par une importante consommation des ménages, des investissements dans les entreprises et des mises en chantiers. Une forte croissance économique provinciale devrait suivre en 2017, avec une augmentation du PIB réel qui devrait se situer entre 3,0 % à 4,0 %, selon les répercussions des feux de forêt et du conflit commercial sur le bois d'œuvre. La croissance du PIB réel devrait être modérée en 2018, plus près de la moyenne nationale prévue d'environ 2,2 %. In 2016, British Columbia's economy outperformed all other provinces for a second consecutive year, with a real GDP growth rate of 3.5%. This ongoing healthy economic performance was supported by robust household consumption, business investments and housing starts. Strong provincial economic growth is expected to follow-through in 2017, with an estimated real GDP increase ranging from 3.0% to 4.0%, depending on the impact of the wildfires and softwood lumber trade dispute. Real GDP growth is projected to moderate in 2018, closer to the forecasted national average of around 2.2%.

Reflétant son rendement économique solide, la Colombie-Britannique a enregistré les gains d'emploi les plus importants d'une année à l'autre depuis l'EF8081, l'emploi ayant augmenté de 78 600 (+3,4 %) au cours de l'EF1617. La majorité de ces gains était dans les emplois à temps plein (+51 700, +2,8 %). Les gains d'emploi ont été réalisés dans le secteur des services (+67 100; +3,6 %) et le secteur de la production des biens (+11 400; +2,5 %). Les industries suivantes ont affiché les gains d'emploi les plus importants :

  • la construction (+13 600; +6,7 %);
  • la finance, les assurances, les services immobiliers et de location (+12 900; +10,1 %),
  • l'information, la culture et les loisirs (+11 400; +9,7 %);
  • les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien (11 100; +11,6 %).

Pour la première fois depuis la récession de 2008 à 2009, le taux de chômage de la Colombie-Britannique a chuté sous les 6,0 % pour atteindre 5,7 % puisque le nombre de chômeurs a diminué de 7,0 % (-11 100) depuis l'EF1516.

Colombie-Britannique : Faits saillants sur les PEMS

Clients servis : 75 078
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
44 005 this arrow represents a decrease 31 073 this arrow represents a decrease
Interventions totales : 205 347
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 22 475 7,6 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 182 872 2,0 % this arrow represents a decrease
Proportion relative des interventions
Dépenses totales 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 10,9 % 0,9 this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 89,1 % 0,9 this arrow represents a decrease
Affectation totale : 292,3 millions de dollars
Type d'interventions 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 154,6 $ 2,7 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 108,6 $ 15,9 %this arrow represents an increase
PMT et R et I 27,1 $ 1,1 % this arrow represents a decrease
Dépenses totales1 290,3 $ 3,7 % this arrow represents an increase
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
125,29 $ 152,70 $ 21,9 % this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Dans un contexte de forte croissance économique et de l'emploi, les priorités relatives au marché du travail de la Colombie-Britannique visent à combler les pénuries d'emploi en s'assurant que les Britanno-Colombiens participent aux formations qui répondent aux besoins des employeurs, ainsi qu'à accroître la participation au marché du travail des populations de clients prioritaires sous-représentés, notamment les Autochtones, les personnes handicapées, les nouveaux arrivants, les jeunes, les chefs de famille monoparentale et les personnes confrontées à des obstacles multiples. Afin de déterminer les exigences en matière de compétences recherchées et d'aider les chômeurs de la Colombie-Britannique à trouver un emploi intéressant, la province a investi dans des projets de recherche sur les enjeux relatifs au marché du travail par l'entremise du Centre for Employment Excellence de la C.-B. La Colombie Britannique continue aussi d'améliorer l'IMT accessible sur le site Web d'affichage des offres d'emploi de la province.

Gestion fondée sur les résultats

Au cours de l'EF1617, la Colombie-Britannique a mené des consultations exhaustives avec plus de 100 organismes d'intervenants afin de recueillir des commentaires sur les améliorations qui devraient être apportées aux ETMT. Le but était d'améliorer l'adaptabilité de ces ententes aux besoins de la main-d'œuvre qualifiée de la Colombie-Britannique et d'appuyer davantage une économie robuste. La province a aussi fourni du financement supplémentaire aux entreprises sociales en élargissant le programme Community and Employer Partnerships afin d'inclure un volet sur l'innovation sociale visant à soutenir les projets novateurs qui répondent aux enjeux sociaux allant au-delà du chômage.

Clients, interventions et dépenses

La Colombie-Britannique a servi 75 078 clients au cours de l'EF1617, ce qui représente une baisse de 2,0 % par rapport à 76 604 au cours de l'EF1516. Tous les types de clients ont légèrement diminué au cours de cet exercice :

  • Le nombre de prestataires actifs a chuté de 1,7 % pour un total de 35 272 clients
  • Le nombre d'anciens prestataires a chuté de 3,0 % pour un total de 8 733 clients
  • Le nombre de clients non assurés a chuté de 2,0 % pour un total de 31 073 clients

La proportion de chaque type de clients est demeurée stable d'une année à l'autre :

  • La part des prestataires actifs a augmenté de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 47,0 %
  • La part des anciens prestataires a diminué de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 11,6 %
  • La part des clients non assurés est demeurée inchangée à 41,4 %

Le nombre d'interventions réalisées en Colombie-Britannique a diminué pour une troisième année consécutive, affichant une baisse de 1,1 % pour atteindre 205 347 (EF1617). Bien que les prestations d'emploi aient représenté la plus faible proportion de toutes les interventions (10,9 %), elles ont entraîné un plus grand nombre de retours au travail. Plus de 12 200 clients actifs et anciens sont retournés au travail après avoir participé à une intervention liée aux prestations d'emploi sur un total de 21 050 retours au travail. Le montant des prestations non versées a bondi de 21,9 % d'une année à l'autre pour atteindre 152,70 millions de dollars. Sur les 292,3 millions de dollars en allocation, la Colombie-Britannique a accordé 290,3 millions de dollars (+3,7 %) aux dépenses liées aux PEMS. Cela comprenait 13,4 millions de dollars de l'investissement de 125 millions de dollars supplémentaires destinés aux EDMT annoncé dans le budget de 2016.

Graphique 34 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 34 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 40 326 11 552 31 991
2007-2008 39 046 10 767 32 035
2008-2009 43 636 10 652 41 736
2009-2010 64 197 14 720 35 795
2010-2011 51 433 16 828 38 415
2011-2012 36 889 12 984 29 068
2012-2013 31 953 13 303 31 522
2013-2014 34 612 11 336 35 680
2014-2015 34 937 9 502 32 365
2015-2016 35 891 9 007 31 706
2016-2017 35 276 8 735 31 081
Graphique 35 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 35 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 14 757 51 055 6 032
2007-2008 14 269 47 750 5 971
2008-2009 16 137 56 345 7 612
2009-2010 18 965 70 080 9 886
2010-2011 17 929 64 350 9 934
2011-2012 12 846 45 872 7 839
2012-2013 9 719 46 584 9 524
2013-2014 10 935 49 179 10 295
2014-2015 9 666 45 010 9 738
2015-2016 9 232 44 893 9 733
2016-2017 8 688 44 208 9 703
Graphique 36 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 36 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 32 884 40 326 83 869 125,50 $
2007-2008 31 427 39 046 81 848 131,00 $
2008-2009 31 607 43 636 96 024 161,76 $
2009-2010 38 931 64 197 114 712 241,66 $
2010-2011 42 082 51 433 106 676 228,44 $
2011-2012 33 580 36 889 78 941 146,43 $
2012-2013 16 777 31 953 76 778 112,51 $
2013-2014 20 040 34 612 81 628 121,85 $
2014-2015 19 818 34 937 76 804 126,47 $
2015-2016  19 552 35 891 76 604 125,29 $
2016-2017 21 055 35 276 75 092 152,70 $
Tableau 13 - Colombie-Britannique: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Prestations d'emploi pour le développement des compétences 4 193 +13,4 % 120 892
DC (apprentis) Prestations d'emploi pour le développement des compétences - Apprentis 13 342 +1,6 %
SSC Subventions salariales 2 073 +16,8 % 9 049
ATI Aide au travail indépendant 2 569 +22,5 % 13 574
PCE Partenariats pour la création d'emplois 298 +62,8 % 11 067
Mesures de soutien
SAE Service d'aide à l'emploi 126 937 -0,4 % 108 592
PMT Partenariats du marché du travail - Formation parrainée par l'employeur s.o. s.o. 11 034
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 16 095

Prestations d'emploi

La Colombie-Britannique a réalisé un nombre croissant d'interventions liées aux prestations d'emploi pour une quatrième année consécutive, atteignant 22 475 (+7,6 %) au cours de l'EF1617. La participation aux quatre types d'interventions a augmenté :

  • le volet apprentis du DC a légèrement augmenté de 1,6 % pour un total de 13 342 interventions;
  • le volet régulier du DC a augmenté de 13,4 % pour un total de 4 193 interventions;
  • les SSC ont augmenté de 16,8 % pour un total de 2 073 interventions; et
  • l'ATI a augmenté de 22,5 % pour un total de 2 569 interventions.
  • Proportionnellement, la plus grande augmentation était dans les PCE, affichant une hausse de 62,8 % pour un total de 298 interventions.

Une partie du financement supplémentaire reçu par la province en vertu du budget de 2016 a été utilisée pour financer les interventions liées aux PCE par l'entremise du programme Community and Employer Partnerships. Ces projets visent les clients prioritaires, notamment les personnes handicapées, les Autochtones, les jeunes et les immigrants. Malgré le financement supplémentaire de 13,4 millions de dollars accordé à la province en vertu du budget de 2016, les dépenses totales pour les prestations d'emploi ont chuté, passant de 158,8 millions de dollars au cours de l'EF1516 à 154,6 millions de dollars au cours de l'EF1617, ce qui représente une baisse de 2,7 % d'une année à l'autre.

Service d'aide à l'emploi

Bien qu'un total de 182 872 interventions liées aux SAE ait été réalisées au cours de l'EF1617, cela représentait une baisse de 2,0 % par rapport à l'année précédante. Les dépenses totales accordées aux SAE ont atteint 108,6 millions de dollars, soit une hausse de 15,9 % par rapport à l'année précédante. Dans l'ensemble, tous les types d'interventions liées aux SAE ont chuté, mais à des rythmes différents :

  • Les services d'emploi ont enregistré une baisse pour une troisième année consécutive, chutant de 0,4 % pour atteindre 126 937 interventions
  • Le counseling individuel a diminué modérément de 4,8 % par rapport à l'année précédante pour atteindre 55 751 interventions
  • Les services de groupe ont enregistré une baisse importante de 69,9 % d'une année à l'autre pour atteindre 184 interventions

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Au cours de l'EF1617, la Colombie-Britannique a accordé 11,0 millions de dollars aux PMT, soit 21,9 % de plus que lors de l'EF1516. Parallèlement, les dépenses accordées à la R et I ont diminué de 12,4 % pour atteindre 16,1 millions de dollars. Au total, le montant accordé aux PMT et à la R et I se chiffrait à 27,1 millions de dollars, soit une baisse de 1,1 % d'une année à l'autre.

Daniel démarre sa propre entreprise après avoir participé au programme d'ATI

Daniel occupait principalement des emplois contractuels au sein d'entreprises d'entretien partout dans la région de Kootenay Est, au Sud-Est de la Colombie-Britannique. Après avoir été mis à pied, Daniel a visité le centre d'aide à l'emploi de WorkBC de sa localité. Il souhaitait démarrer sa propre entreprise. Avec l'aide du centre d'aide à l'emploi de WorkBC, Daniel s'est inscrit au programme d'ATI en juillet 2016. Il a participé aux ateliers requis et a terminé son plan d'affaires. Daniel a ensuite réussi à lancer sa propre entreprise en octobre 2016. Il construit désormais des meubles personnalisés et d'autres articles de maison dans sa boutique en périphérie de Cranbrook.

2.12 Territoires du Nord-OuestNote de bas de page 20

En 2016, le PIB réel des Territoires du Nord-Ouest a augmenté pour une quatrième année consécutive, affichant une hausse de 0,8 %. Les progrès réalisés dans la construction non résidentielle, l'exploitation de mines de diamants et le transport aérien ont été partiellement contrebalancés par des pertes dans le secteur de l'énergie, le commerce de détail et la production industrielle. Les Territoires devraient enregistrer une forte hausse du PIB réel en 2017 grâce à une production élevée des mines de diamants.

Les résultats sur le marché du travail sont demeurés stables dans les Territoires du Nord-Ouest au cours de l'EF1617. Bien que le niveau d'emploi global soit demeuré relativement inchangé, le taux de chômage a diminué pour atteindre 7,1 % puisque le nombre de chômeurs a chuté de 300 (-15,0 %). Les estimations de l'emploi selon l'industrie de l'Enquête sur la population active (EPA) ne sont pas disponibles pour les Territoires. Par contre, les statistiques relatives à l'emploi de l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail montrent que les gains d'emploi au cours de l'EF1617 par rapport à l'EF1516 ont été principalement enregistrés dans les soins de santé et l'assistance sociale; les administrations publiques; ainsi que dans les travaux de génie civil. Des pertes importantes ont été observées dans le transport et l'entreposage; la construction; les services professionnels, scientifiques et techniques; ainsi que dans le commerce de détail.

Territoires du Nord-Ouest : Faits saillants sur les PEMS

Clients servis : 1 035
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
462 this arrow represents a decrease 573 this arrow represents a decrease
Interventions totales : 1 819
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 298 15,1 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 1 521 14,9 % this arrow represents an increase
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 16,4 % 4,6 this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 83,6 % 4,6 this arrow represents an increase
Affectation totale : 3,2 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 1,6 $ 6,9 % this arrow represents an increase
Mesures de soutien : SAE 1,2 $ 5,9 % this arrow represents a decrease
PMT et R et I 1,2 $ 11,6 % this arrow represents a decrease
Dépenses totales1 3,0 $ 0,4 % this arrow represents a decrease
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
1,82 $ 2,04 $ 12,1 % this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

En réponse aux enjeux relatifs au marché du travail causés par la nature changeante du travail et au déséquilibre de plus en plus marqué des compétences, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a lancé l'initiative « Des compétences pour réussir  » au cours de l'EF1617. L'initiative est conçue pour améliorer les résultats en matière d'emploi des résidents, de régler les lacunes en matière de compétences pour les emplois recherchés et de mieux répondre aux besoins des employeurs et des industries. Un des résultats de l'initiative « Des compétences pour réussir  » est la publication d'une étude réalisée par le Conference Board du Canada intitulé Prévisions et évaluation des besoins du marché du travail dans les Territoires du Nord-Ouest, portant sur les emplois qui seront recherchés dans les Territoires du Nord-Ouest au cours des 15 prochaines années. Le rapport souligne le besoin de former une main-d'œuvre qualifiée afin d'accroître la compétitivité des Territoires pour réaliser leur potentiel de croissance économique importante. Selon le rapport, entre 2015 et 2030, près des trois quarts des offres d'emploi nécessiteront un diplôme ou un certificat d'études postsecondaires ou une expérience ou une ancienneté importante. En vertu du scénario de référence, l'emploi total devrait demeurer relativement stable au cours de la période de 15 ans. Les scénarios plus optimistes du Conference Board, fondés sur l'amélioration des perspectives globales en ce qui a trait aux produits de base et sur la croissance des investissements du gouvernement, prévoient que l'emploi devrait croître de 16 % à 25 % au cours de la période de prévision.

Gestion fondée sur les résultats

Afin de mieux soutenir les clients de l'a.-e. plus tôt dans leur période de prestations, les Territoires du Nord-Ouest s'efforcent de mettre en œuvre le processus de RRR pour permettre aux clients de retourner plus rapidement au travail et contribuer davantage aux économies au titre de l'a. e. Les Territoires du Nord-Ouest participent aussi à la modernisation de leurs processus de collecte de données et d'établissement de rapports, ainsi qu'à l'intégrité de l'ensemble des données.

De plus, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, par l'entremise du ministère de l'Éducation, de la Culture et de la Formation, continue de mettre en œuvre son initiative « Des compétences pour réussir  ». Ce programme est conçu pour améliorer les résultats en matière d'emploi des résidents en réglant les lacunes en matière de compétences pour les emplois recherchés et en répondant efficacement aux besoins des employeurs, des industries et des collectivités. Elle dépend de la participation active et de la mobilisation des autres gouvernements et organismes, des partenaires en matière d'éducation et de formation, des industries, des entreprises et des intervenants non gouvernementaux. Cette initiative permettra de s'assurer que le financement fédéral et territorial destiné à la formation en matière de compétences sera utilisé le plus efficacement possible.

Clients, interventions et dépenses

Dans les Territoires du Nord-Ouest, le nombre total de clients servis a chuté, passant de 1 369 au cours de l'EF1516 à 1 035 au cours de l'EF1617, ce qui représente une baisse de 24,4 %. Les trois types de clients ont enregistré des pertes :

  • le nombre de clients non assurés a diminué de 32,5 % pour un total de 573 prestataires;
  • le nombre d'anciens prestataires a diminué de 20,0 % pour un total de 156 prestataires; et
  • le nombre de clients actifs a diminué de 5,8 % pour un total de 306 prestataires.

Les proportions pour chaque type de clients ont changé au cours de l'EF1617 :

  • la part des prestataires actifs a augmenté de 5,8 points de pourcentage pour atteindre 29,6 %;
  • la part des anciens prestataires a augmenté de 0,8 point de pourcentage pour atteindre 15,1 %; tandis que
  • la part des clients non assurés a diminué de 6,7 points de pourcentage pour atteindre 55,4 %.

Au cours de l'EF1617, 1 819 interventions semblables aux PEMS ont été réalisées dans les Territoires du Nord-Ouest, ce qui représente une augmentation de 8,6 % d'une année à l'autre. Les SAE demeurent le type d'intervention le plus utilisé, avec une proportion de 83,6 % de toutes les interventions, représentant une augmentation de 4,6 points de pourcentage par rapport à l'année précédante. La proportion des prestations d'emploi a diminué, passant de 21,0 % au cours de l'EF1516 à 16,4 % au cours de l'EF1617. Un nombre total de 177 personnes sont retournées au travail après avoir participé aux programmes, ce qui représente une hausse de 2,3 % d'une année à l'autre. Le montant des prestations non versées a augmenté de 12,1 %, passant de 1,82 million de dollars au cours de l'EF1516 à 2,04 millions de dollars au cours de l'EF1617. Les dépenses totales accordées aux programmes semblables aux PEMS (3,0 millions de dollars) sont demeurées stables (-0,4 %).

Graphique 37 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 37 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 319 85 188
2007-2008 345 68 189
2008-2009 386 99 280
2009-2010 478 130 368
2010-2011 413 134 388
2011-2012 327 153 437
2012-2013 314 144 460
2013-2014 347 151 532
2014-2015 294 138 500
2015-2016 325 195 849
2016-2017 306 156 573
Graphique 38 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 38 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 119 350 26
2007-2008 142 381 40
2008-2009 197 482 44
2009-2010 270 631 41
2010-2011 277 523 36
2011-2012 305 535 28
2012-2013 300 526 32
2013-2014 274 516 56
2014-2015 283 496 46
2015-2016 435 735 76
2016-2017 295 526 59
Graphique 39 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 39 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 215 239 269 4,45 $
2007-2008 214 345 602 2,50 $
2008-2009 208 386 765 2,68 $
2009-2010 278 478 976 4,05 $
2010-2011 263 413 935 3,51 $
2011-2012 202 327 917 2,34 $
2012-2013 185 314 918 2,16 $
2013-2014 200 347 1 369 2,33 $
2014-2015 193 294 932 2,35 $
2015-2016  173 325 1 369 1,82 $
2016-2017 177 306 1 035 2,04 $
Tableau 14 - Territoires du Nord-Ouest: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Acquisition de compétences essentielles 82 +43,9 % 1 190
DC (apprentis) Acquisition de compétences essentielles - apprentissage 154 +21,3 %
SSC Subventions salariales 16 -83,8 % 203
ATI Option du travail indépendant 21 +5,0 % 160
PCE Partenariats pour la création d'emplois 25 -47,9 % -
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi des Territoires du Nord-Ouest 1 521 14,9 % 1 171
PMT Partenariats du marché du travail des Territoires du Nord-Ouest s.o. s.o. 187
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 119

Prestations d'emploi

Au cours de l'EF1617, les Territoires ont réalisé un total de 298 interventions liées aux prestations d'emploi, comparativement à 351 interventions l'année précédante, ce qui représente une baisse de 15,1 % :

  • les PCE ont diminué de 47,9 % pour un total de 25 interventions;
  • les SSC ont diminué de 83,8 % pour un total de 16 interventions; toutefois,
  • l'ATI a augmenté de 5,0 % pour un total de 21 interventions;
  • le volet régulier du DC a augmenté de 43,9 % pour un total de 82 interventions; et
  • le volet apprentis du DC a augmenté de 21,3 % pour un total de 154 interventions.

Les dépenses totales liées aux prestations d'emploi ont augmenté de 6,9 % pour atteindre 1,6 million de dollars. Les Territoires ont reçu 170 319 $ de l'investissement de 125 millions de dollars supplémentaires destinés aux EDMT annoncé dans le budget de 2016.

Mesures de soutien : SAE

Les interventions liées aux SAE dans les Territoires du Nord-Ouest sont seulement réalisées par l'entremise du counseling individuel. Cette mesure de soutien a augmenté, passant de 1 324 au cours de l'EF1516 à 1 521 au cours de l'EF1617, ce qui représente une hausse de 14,9 %. Un total de 1,2 million de dollars a été accordé aux SAE, soit une baisse de 5,9 % par rapport à l'année précédante.

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Comparativement à l'année précédante, les dépenses totales liées aux PMT et à la R et I ont chuté de 11,6 % pour atteindre 307 000 $. Bien que les dépenses liées aux PMT (187 000 $) aient diminué de 25,9 %, celles liées à la R et I (119 000 $) ont augmenté de 27,2 %.

Le cheminement de l'apprentissage de Matthew

Matthew s'est inscrit à un programme d'apprentissage de plombier/monteur d'installations au gaz en 2014. Le père de Matthew a été un compagnon durant de nombreuses années et le frère de Matthew, Colin, a obtenu sa reconnaissance professionnelle dans le métier en 2014. Matthew était encore plus inspiré à entrer dans le métier en voyant son frère Colin participer à la compétition WorldSkills Americas de 2012 à Sao Paulo au Brésil. Matthew est en voie de terminer son programme d'apprentissage et d'obtenir sa reconnaissance professionnelle de compagnon dans les quatre ans qui sont généralement nécessaires pour achever un programme d'apprentissage grâce au Fonds pour l'acquisition de compétences essentielles des Territoires du Nord-Ouest. Matthew a hâte de devenir la troisième personne de sa famille à obtenir une reconnaissance professionnelle dans le métier de plombier/monteur d'installations au gaz (classe B) en 2018. Il semble que cela soit devenu une tradition familiale.

2.13 Yukon

Après avoir affiché la croissance du PIB réel la plus faible en 2015 (-7,8 %) de toutes les provinces et de tous les territoires, le PIB réel du Yukon a rebondi en 2016 pour se retrouver à la tête des provinces et des territoires, affichant une hausse de 8,0 % d'une année à l'autre. Cette croissance était principalement attribuable à l'augmentation de la production minérale de la mine Minto.

Parallèlement à son rendement économique fort, le marché du travail du Yukon s'est renforcé au cours de l'EF1617 et était l'un des plus robustes du Canada. Comparativement à l'année précédante, le niveau d'emploi du Yukon a augmenté de 1 300 (+6,8 %), faisant grimper le taux d'emploi à 73,0 %. Ce taux était le plus élevé du territoire depuis que Statistique Canada a commencé à publier les estimations de l'EPA pour les territoires au cours de l'EF9293. Le taux de chômage s'est amélioré pour atteindre 5,3 % par rapport à 6,2 % au cours de l'EF1516, soit le taux le plus faible de toutes les provinces et de tous les territoires.

Confronté à un marché du travail déjà restreint, le principal enjeu du Yukon est de maintenir un nombre suffisant de travailleurs qualifiés pour répondre aux besoins grandissants des employeurs. Pour ce faire, le territoire accorde la priorité à la formation continue et à l'augmentation de la participation au marché du travail des groupes faisant face à plusieurs obstacles à l'emploi, notamment les Autochtones, les personnes handicapées, les travailleurs âgés, les jeunes, les femmes dans les métiers et les nouveaux arrivants.

Yukon : Faits saillants sur les PEMS

Clients servis : 320
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
235this arrow represents a decrease 85this arrow represents an increase
Interventions totales : 384
Interventions type 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 165 10,3 %this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 219 16,5 %this arrow represents an increase
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Year-over-year change (pp)
Prestations d'emploi 43,0 % 6,5this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 57,0 % 6,5this arrow represents an increase
Total Allocation: $3.7 million
Dépenses totales 2016-2017 (milliers $) Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 170,319 $ 23,7 %this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 1,6 $ 12,5 %this arrow represents an increase
PMT et R et I 0,3 $ this arrow represents an increase
Dépenses totales1 3,5 $ 0,1 %this arrow represents a decrease
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
1,27 $ 1,50 $ 18,1 %this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Gestion fondée sur les résultats

Le Yukon mobilise les employeurs et les fournisseurs de formation en ce qui a trait à la conception et à la prestation de programmes par l'entremise du Cadre sur le marché du travail. Ces intervenants se rencontrent plusieurs fois par année et collaborent avec le gouvernement du Yukon afin de partager des idées sur la façon de mieux appuyer les chercheurs d'emploi et les employeurs au sein du marché du travail. Le Cadre comprend trois stratégies : la formation exhaustive axée sur les compétences et les métiers; le recrutement et la rétention des employés; et l'IMT.

Afin d'améliorer continuellement les rapports et l'administration des programmes, le Yukon travaille à l'élaboration d'un nouveau processus d'établissement de rapports qui réduira les besoins en matière d'administration requis pour gérer ces programmes relatifs au marché du travail, entraînant des délais d'exécution plus rapides relativement à la production de rapports sur les résultats.

Clients, interventions et dépenses

Le nombre total de clients servis au Yukon au cours de l'EF1617 est demeuré relativement stable à 320 (+0,9 % d'une année à l'autre) :

  • le nombre de prestataires actifs a diminué de 4,7 % pour un total de 201 interventions;
  • le nombre d'anciens prestataires a diminué de 17,1 % pour un total de 34 interventions; tandis que
  • le nombre de clients non assurés a plus que compensé les pertes, affichant une hausse de 30,8 % pour un total de 85 interventions.

Les types de clients ont suivi les mêmes directions que leurs nombres :

  • la part des prestataires actifs a diminué de 3,7 points de pourcentage pour atteindre 62,8 %;
  • la part des anciens prestataires a diminué de 2,3 points de pourcentage pour atteindre 10,6 %; tandis que
  • la part des clients non assurés a augmenté de 6,1 points de pourcentage pour atteindre 26,6 %.

Le Yukon a réalisé un total de 384 interventions au cours de l'EF1617. La proportion de prestations d'emploi a diminué de 6,5 points de pourcentage d'une année à l'autre, atteignant 43,0 % de toutes les interventions semblables aux PEMS, tandis que la proportion de services a augmenté pour atteindre 57,0 %. Le montant des prestations non versées s'est accru, passant de 1,27 million de dollars au cours de l'EF1516 à 1,50 million de dollars au cours de l'EF1617, ce qui représente une hausse de 18,1 % d'une année à l'autre. Un total de 176 clients (-6,4 %) sont retournés au travail après avoir participé aux programmes semblables aux PEMS. Les dépenses totales liées aux programmes semblables aux PEMS (3,5 millions de dollars) sont demeurées stables (-0,1 %), malgré la part du Yukon (129 817 $) de l'investissement de 125 millions de dollars supplémentaires destiné au financement des EDMT annoncé dans le budget de 2016.

Graphique 40 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 40 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 330 93 159
2007-2008 299 68 145
2008-2009 284 81 297
2009-2010 344 77 197
2010-2011 289 56 176
2011-2012 305 97 267
2012-2013 338 93 274
2013-2014 271 45 96
2014-2015 259 45 131
2015-2016 211 41 65
2016-2017 201 34 85
Graphique 41 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 41 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 110 279 45
2007-2008 75 233 35
2008-2009 115 307 50
2009-2010 94 301 43
2010-2011 94 240 30
2011-2012 109 311 71
2012-2013 119 323 71
2013-2014 41 163 37
2014-2015 53 174 48
2015-2016 28 131 28
2016-2017 35 134 24
Graphique 42 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 42 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 236 330 582 1,90 $
2007-2008 264 299 512 2,20 $
2008-2009 279 284 662 2,23 $
2009-2010 270 344 618 2,77 $
2010-2011 250 289 521 2,62 $
2011-2012 270 305 669 2,57 $
2012-2013 256 338 705 2,14 $
2013-2014 230 271 412 2,40 $
2014-2015 170 259 435 1,85 $
2015-2016  180 211 317 1,27 $
2016-2017 176 201 320 1,50 $
Tableau 15 - Yukon: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Prestations d'emploi pour le développement des compétences 23 -34,9 % 1 513
DC (apprentis) Prestations d'emploi pour le développement des compétences - apprentis 137 -5,5 %
SSC Subventions salariales ciblées 5 +25,0 % 38
ATI Mesures de soutien au travail indépendant 0 s.o. 0
PCE Prestations d'emploi pour le développement des compétences - s.o. -
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi 219 +16,5 % 1 599
PMT Partenariats du marché du travail
Formation parrainée par l'employeur
s.o. s.o. 114
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. 187

Prestations d'emploi

Pour une quatrième année consécutive, les interventions liées aux prestations d'emploi au Yukon ont diminué, atteignant 165 au cours de l'EF1617, ce qui représente une baisse importante de 10,3 % d'une année à l'autre :

  • les SSC ont augmenté de 25,0 % pour un total de 5 interventions;
  • le volet régulier du DC a diminué de 34,3 % pour un total de 23 interventions; et
  • le volet apprentis du DC a diminué de 5,5 % pour un total de 137 interventions.

Avec une proportion de 83,0 %, le volet apprentis du DC est demeuré le type de prestations d'emploi le plus utilisé. Après avoir affiché une hausse l'année précédante, les dépenses liées aux prestations d'emploi ont diminué de 23,7 % pour atteindre 1,6 million de dollars au cours de l'EF1617.

Mesures de soutien : SAE

Au cours de l'EF1617, le nombre total d'interventions liées aux SAE réalisées au Yukon s'est accru de 16,5 % pour atteindre 219. Pour une quatrième année consécutive, les interventions liées aux services d'emploi sont demeurées le seul type de SAE à être réalisé au Yukon. Les dépenses liées aux SAE ont augmenté, passant de 1,4 million de dollars au cours de l'EF1516 à 1,6 million de dollars (+12,5 %) au cours de l'EF1617, ce qui représente une hausse pour une quatrième année consécutive.

Le retour au travail de Sharlene a été facilité grâce au soutien offert dans le cadre des SAE et du DC

Sharlene, une femme d'origine autochtone pleine de fierté et mère de trois enfants, était seulement en mesure d'obtenir des emplois à faible salaire et de niveau d'entrée. Cela signifiait qu'elle était toujours la première à être mise à pied en raison des pénuries de travail. Avec l'aide d'un gestionnaire de cas des SAE, et de deux ans de financement offert en vertu du DC, elle a obtenu une double reconnaissance professionnelle en administration de bureau et en administration des finances au Yukon College. Après avoir terminé son programme et avec une aide supplémentaire relative à la recherche d'emploi et à l'élaboration d'un curriculum vitae des SAE, elle a réussi à obtenir un emploi à temps plein au sein du gouvernement du Yukon.

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Après deux ans sans aucune dépense, le territoire a accordé 114 000 $ aux PMT au cours de l'EF1617. De plus, la R et I s'est vue accorder du financement pour la première fois, soit 187 000 $, pour appuyer les organismes dont les demandes démontraient des approches novatrices ou une recherche appliquée.

2.14 Nunavut

Le PIB réel du Nunavut s'est accru de 1,8 % en 2016. Cette croissance était principalement appuyée par une augmentation des activités minières, en particulier en ce qui a trait au minerai de fer. À un degré moindre, la hausse des activités dans les travaux de génie, le commerce de gros et de détail, et les soins de santé et l'assistance sociale ont aussi contribué à cette augmentation. Le PIB réel du territoire devrait s'accroître en 2017.

Nunavut : Faits saillants sur les PEMS

Clients servis : 839
Clients de l'a.-e. Clients non assurés
211this arrow represents a decrease 628this arrow represents a decrease
Interventions totales : 1 513
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle
Prestations d'emploi 327 31,7 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 826 13,5 % this arrow represents a decrease
Proportion relative des interventions
Type d'interventions 2016-2017 Variation annuelle (p. p.)
Prestations d'emploi 28,4 % 5,0 this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 71,6 % 5,0 this arrow represents an increase
Affectation totale : 2,9 millions de dollars
Dépenses totales 2016-2017 (millions $) Variation annuelle
Prestations d'emploi 1,9 $ 22,8 % this arrow represents a decrease
Mesures de soutien : SAE 0,2 $ -
PMT et R et I 0,4 $ -
Dépenses totales1 2,1 $ 15,2 % this arrow represents a decrease
Prestations non versées estimées (millions $)
2015-2016 2016-2017 Variation annuelle
0,62 $ 1,15 $ 85,5 %this arrow represents an increase
  • 1 Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué; les redressements comptables n'ont pas été pris en compte.

Au cours de l'EF1617, reflétant sa bonne situation économique, les conditions du marché du travail ont continué à s'améliorer au Nunavut. La croissance de l'emploi (+800; +5,9 %) s'est renforcée par rapport à l'année précédante, principalement dans les emplois à temps plein, et a affiché une hausse au cours de chacune des 12 dernières années, à l'exception d'une seule année. Le taux de chômage du territoire a chuté de 2,9 points de pourcentage pour atteindre 14,3 %, puisque le nombre de chômeurs a diminué.

Malgré l'amélioration des conditions économiques et de l'augmentation du nombre d'occasions d'emploi, le Nunavut continue de faire face à plusieurs enjeux relatifs au marché du travail. Ces enjeux comprennent des résultats défavorables pour les personnes vivant à l'extérieur d'Iqaluit ainsi que les populations inuites. Puisque les perspectives économiques plus favorables du Nunavut sont atténuées par la persistance des hauts taux de chômage, la principale priorité relative au marché du travail du territoire sera d'offrir un nombre continu de travailleurs qualifiés à moyen terme pour les employeurs. Cet objectif pourra être réalisé en s'assurant que la population active actuelle et future acquiert les compétences nécessaires pour occuper un poste dans des emplois recherchés, en particulier, ce qui ferait augmenter la participation des groupes sous-représentés au marché du travail, notamment les Inuits, les jeunes, les femmes, les immigrants et les personnes handicapées.

Gestion fondée sur les résultats

Pour accroître la participation des clients aux programmes semblables aux PEMS, le Nunavut améliore le service à la clientèle en surveillant et en ajustant son modèle de prestation de services sur une base régulière. Pour s'assurer que tous les clients obtiennent les meilleurs résultats d'EAS, le Territoire a récemment ajusté le processus d'admission employé par le personnel sur le terrain, ce qui se traduit par un service plus complet pour les clients. Des consultations régulières avec les employeurs et d'autres partenaires ont permis de modifier les programmes et d'améliorer les communications. La première enquête de grande envergure auprès des employeurs du Nunavut a été menée pour combler des lacunes importantes dans l'information sur le marché du travail. L'apprentissage demeure une priorité absolue pour le Nunavut et un examen récemment achevé offrira de nouvelles possibilités aux apprentis et de meilleurs services aux clients et aux employeurs.

Clients, interventions et dépenses

Le Nunavut a servi 839 clients au cours de l'EF1617, ce qui représente une baisse de 14,9 % par rapport à l'année précédante. Les trois types de clients ont chuté au cours de cet exercice :

  • le nombre de prestataires actifs a diminué de 7,9 % pour un total de 116 clients;
  • le nombre d'anciens prestataires a diminué de 38,3 % pour un total de 95 clients; et
  • le nombre de prestataires non assurés a diminué de 11,0 % pour un total de 628 clients.

Les proportions de chaque type de clients ont légèrement changé par rapport à l'année dernière :

  • les clients non assurés représentaient la plus importante part des interventions, soit 74,9 %, ce qui représente une augmentation de 3,2 points de pourcentage;
  • les prestataires actifs représentaient 13,8 % des parts des interventions, ce qui représente une augmentation de 1,0 point de pourcentage; et
  • les anciens prestataires représentaient 11,3 % des parts des interventions, ce qui représente une baisse de 4,3 points de pourcentage.

Le nombre d'interventions semblables aux PEMS réalisées au Nunavut a diminué de 19,6 % pour atteindre 1 153 au cours de l'EF1617 par rapport à 1 434 au cours de l'année précédante. Les prestations d'emploi représentaient 28,4 % des proportions à la baisse de toutes les interventions comparativement à 33,4 % au cours de l'EF1516. La proportion des interventions liées aux SAE a augmenté de 5,0 points de pourcentage pour atteindre 71,6 %. Au cours de l'EF1617, un total de 75 clients ont obtenu un emploi après avoir participé aux programmes semblables aux PEMS. Le montant des prestations non versées a augmenté de 85,5 % pour atteindre 1,15 million de dollars. Malgré le fait que le Nunavut ait reçu 118 858 $ de l'investissement de 125 millions de dollars supplémentaires destiné au financement des EDMT annoncé dans le budget de 2016, les dépenses totales accordées aux programmes semblables aux PEMS ont chuté de 15,2 % pour atteindre 2,1 millions de dollars.

Graphique 43 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 43 - Répartition des clients des PEMS selon le type (2006-2007 à 2016-2017)
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Prestataires actifs Anciens clients Clients non assurés
2006-2007 161 112 204
2007-2008 152 124 326
2006-2007 136 95 276
2009-2010 179 160 507
2010-2011 109 73 38
2011-2012 107 80 89
2012-2013 100 113 219
2013-2014 98 128 173
2014-2015 110 126 460
2015-2016 126 154 706
2016-2017 116 95 628
Graphique 44 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 44 - Répartition des clients des PEMS selon le groupe d'âge (2006-2007 à 2016-2017)
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Jeunes (15 à 24 ans) Âge moyen (25 à 54 ans) Travailleurs âgés (55 ans et plus)
2006-2007 122 310 6
2007-2008 154 395 14
2008-2009 150 290 8
2009-2010 247 531 11
2010-2011 38 125 7
2011-2012 65 166 7
2012-2013 132 231 7
2013-2014 120 223 9
2014-2015 241 399 25
2015-2016 332 567 42
2016-2017 307 466 28
Graphique 45 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
Graphique 45 - Indicateurs de rendement clés (2006-2007 à 2016-2017)
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Retour au travail Clients actifs servis Ensemble des clients servis Prestations non versées (millions $)
2006-2007 129 161 477 0,70 $
2007-2008 140 152 602 0,80 $
2008-2009 104 136 507 0,76 $
2009-2010 175 179 846 1,08 $
2010-2011 80 109 220 0,82 $
2011-2012 65 107 276 0,78 $
2012-2013 53 100 432 0,40 $
2013-2014 50 98 399 0,38 $
2014-2015 47 110 696 0,52 $
2015-2016  53 126 986 0,62 $
2016-2017 75 116 839 1,15 $
Tableau 16 - Nunavut: Programmes semblables aux PEMS, 2016-2017
Interventions Variation annuelle Dépenses (milliers $)
Prestations d'emploi
DC (régulier) Soutien à l'apprentissage et à la formation des adultes 280 -33,2 % 1 579
DC (apprentis) Soutien à l'apprentissage et à la formation des adultes – apprentis 42 -26,3 %
SSC Formation en cours d'emploi 0 - 352
ATI Incitatif à l'entrepreneuriat du Nunavut 5 +66,7 % 10
Mesures de soutien
SAE Services d'aide à l'emploi 826 -13,5 % 150
PMT Initiatives de formation ciblée s.o. s.o. 43
R et I Recherche et innovation s.o. s.o. -

Prestations d'emploi

Le nombre d'interventions liées aux prestations d'emploi réalisées au Nunavut a atteint 327 au cours de l'EF1617, ce qui représente une baisse de 31,7 % d'une année à l'autre :

  • le volet régulier du DC a diminué de 33,2 % pour un total de 280 interventions;
  • le volet apprentis du DC a diminué de 26,3 % pour un total de 42 interventions; tandis que
  • l'ATI a augmenté de 66,7 % pour un total de 5 interventions.
  • Pour une deuxième année consécutive, aucune intervention liée aux SSC n'a été réalisée au sein du territoire.

En ce qui a trait à leurs proportions, le volet régulier du DC représentait 85,6 % de toutes les interventions liées aux prestations d'emploi, suivi par le volet apprentis du DC avec 12,8 %. Les dépenses accordées aux prestations d'emploi ont chuté de 22,8 % pour atteindre 1,9 million de dollars.

Mesures de soutien : SAE

Quelque 826 interventions liées aux SAE ont été réalisées au Nunavut au cours de l'EF1617, ce qui représente une baisse de 13,5 % d'une année à l'autre. Les dépenses accordées aux SAE se sont chiffrées à 150 000 $.

Autres mesures de soutien : PMT et R et I

Le Nunavut a accordé 43 000 $ aux PMT au cours de l'EF1617, à la suite de trois années au cours desquelles le territoire n'avait pas inclus ces mesures dans ses programmes actifs d'emploi.

3. Évaluation des prestations d'emploi et mesures de soutien (PEMS)

Cette section présente les résultats des études récentes menées dans le cadre de l'évaluation et de la surveillance continue des Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT). La première partie de cette section résume les principales constatations et conclusions tirées du deuxième cycle des évaluations des EDMT, y compris ses recommandations et la réponse de la direction correspondante. La deuxième partie traite de certains des liens entre les résultats fondés sur les EDMT et quelques indicateurs relatifs au bien-être.

3.1 Impacts et efficacité des PEMS : principales constatations, conclusions, recommandations et réponses de la direction tirées du deuxième cycle des évaluations des EDMT

Cette sous-section présente les constatations et les conclusions consolidées, ainsi que les recommandations tirées des neuf études distinctes réalisées dans le cadre du deuxième cycle des évaluations des EDMT de 2012 à 2017. Les EDMT ont été évaluées par Emploi et Développement social Canada (EDSC) en partenariat avec douze provinces et territoires, sous la direction d'un Comité directeur de l'évaluation. De plus, des discussions bilatérales ont eu lieu dans le cadre de douze comités d'évaluation conjoints. Un rapport de synthèse à l'échelle nationale a été rédigé et publié en septembre 2017. Douze rapports d'évaluation bilatéraux sont en cours de rédaction et d'autres sont en processus d'approbation. Un mélange de méthodes qualitatives et quantitatives a été utilisé pour répondre aux questions et aux enjeux liés à l'efficacité, l'efficience, ainsi que la conception et la prestation de divers PEMS en vertu des EDMT.

Méthodologie d'évaluation

L'ensemble des analyses quantitatives se sont basées sur les données administratives provenant de la partie I de la Loi sur l'a.-e. (données sur les demandes de prestations de l'a.-e.) et les données de la partie II (données de participation aux PEMS) liées aux fichiers d'impôt T1 et T4 de l'Agence du revenu du Canada. Les analyses portant sur les impacts différentiels et les analyses coûts-avantages ont visé la totalité des participants pour la période de référence sélectionnée. Les données qualitatives ont été recueillies grâce à des entrevues des informateurs clés avec des gestionnaires et des fournisseurs de services, à des questionnaires remplis par des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux et à un examen des documents.

Analyse des impacts différentiels

Cinq études ont évalué l'efficacité des programmes en estimant les impacts différentiels de la participation aux PEMS sur les revenus d'emploi ou d'un travail indépendant, l'incidence d'emploi, le recours à l'a.-e. ou à l'aide sociale et la dépendance au soutien du revenu des participants après la participation. Le but de l'analyse des impacts différentiels est d'isoler les effets engendrés par la participation aux PEMS sur les principaux indicateurs du marché du travail des participants des autres facteurs comme le cycle économique. Pour ce faire, l'analyse des impacts différentiels a comparé les principaux indicateurs du marché du travail des participants (par exemple les revenus), avant et après leur participation, avec ceux des non-participants avant et après la même période, comme l'indique le graphique 46.

Graphique 46 - Exemple de calcul de l'impact différentiel
Chart 46 - Example of incremental impact calculation
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  • Participants
    Revenu annuel moyen
    • Avant la participation
      = 30 000 $
    • Après la participation
      = 38 000 $
    • Variation du revenu
      = +8 000 $
  • Groupe témoin
    Revenu annuel moyen
    • Avant la période de participation
      = 31 000 $
    • Après la période de participation
      = 36 000 $
    • Variation du revenu
      = +5 000 $
  • Impact différentiel
    (Résultat de la participation au programme)
    • +3 000 $
      (c.-à-d., 8 000 $ - 5 000 $)

L'appariement des participants et des membres du groupe témoin a été réalisé à l'aide de 75 variables sociodémographiques et liées au marché du travail observées cinq ans avant la participation au programme. Deux groupes témoins différents ont été utilisés pour mesurer les impacts auprès des prestataires actifs et des anciens prestataires de l'a.-e. En ce qui concerne les prestataires actifs, les impacts différentiels ont été mesurés par rapport à un groupe témoin composé de prestataires actifs qui répondaient aux conditions nécessaires pour participer aux PEMS pendant la période de référence, mais qui n'y ont pas participé.

Les anciens prestataires peuvent être des personnes sous-employées ou n'étant pas en mesure de redevenir admissibles aux prestations d'a.-e., des personnes qui se retrouvent hors du marché du travail pour diverses raisons ou des bénéficiaires de l'aide sociale. Sur la base des méthodes d'évaluation antérieures et des conseils d'experts, et en raison de la difficulté de former un groupe témoin adéquat pour les anciens prestataires uniquement à l'aide de données administratives, le groupe témoin pour les anciens prestataires a été composé de personnes qui avaient participé au programme de services d'aide à l'emploi (SAE) uniquement pendant la période de référence. Il s'agit d'une approche prudente étant donné que la participation au programme de SAE peut avoir une incidence positive sur les résultats sur le marché du travail. Autrement dit, l'expérience des anciens prestataires qui avaient reçu des prestations d'emploi (par exemple, développement des compétences [DC], subventions salariales ciblées [SSC], aide au travail indépendant [ATI] et partenariats pour la création d'emplois [PCE]) a été comparée à celle d'anciens prestataires qui avaient reçu des services d'emploi de faible intensité (c'st-à-dire, uniquement des SAE). En raison de cette différence de mesure, les impacts différentiels estimés pour les participants qui étaient des prestataires actifs ne devraient pas être directement comparés à ceux des participants qui étaient d'anciens prestataires.Note de bas de page 21

Analyse coûts-bénéfices

L'efficience du programme a été évaluée au moyen d'une analyse coûts-bénéfices comparant le coût de la participation au programme pour les participants et le coût de réalisation du programme pour le gouvernement aux avantages générés par le programme. De façon générale, cette analyse a permis de comprendre l'étendue de l'efficience de ce programme pour la société (c'est-à-dire, pour les participants et le gouvernement). Les coûts et les avantages suivants ont été pris en compte dans les calculs :

  • Coût du programme : comprend le coût du programme et les frais administratifs payés par le gouvernement.
  • Coût marginal social des fonds publics : représente la perte subie par la société en raison du recouvrement de recettes supplémentaires comme les impôts afin de financer les dépenses gouvernementales.
  • Revenus d'emploi : correspondent aux impacts différentiels sur les revenus des participants pendant et après la participation. Le calcul tient compte des revenus auxquels les participants ont renoncé pendant leur participation (en d'autres mots les coûts de renonciation). Les revenus d'emploi ont également été augmentés de 15 % afin de tenir compte de certains avantages sociaux comme les régimes d'assurance maladie et d'assurance-vie payés par l'employeur ainsi que les cotisations au régime de retraite.

Données qualitatives

Les données qualitatives ont été recueillies grâce aux entrevues des informateurs clés avec les gestionnaires et les fournisseurs de services qui ont participé à la planification et à la prestation des PEMS, ainsi que grâce à l'examen des documents. De plus, des questionnaires ont été remplis par des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux concernant les études sur le DC, le volet apprentis du DC et les SSC. Le tableau 17 présente le nombre d'informateurs clés interrogés.

Tableau 17 - Nombre d'informateurs clés interrogés concernant les études des EDMT
Études
Développement des compétences Volet apprentis du développement des compétences Subventions salariales ciblées Services d'aide à l'emploi
Nombre d'informateurs clés interrogés
Gestionnaires 25 30 21 33
Fournisseurs de services 28 23 23 44
Total 53 53 44 77
Nombre de provinces et de territoires participant à chaque étude 10 10 9 9

Forces et limites des études

L'une des principales forces des études réside dans le fait que l'ensemble des analyses quantitatives a été basé sur des données administratives plutôt que sur des réponses à des enquêtes. Par rapport aux données d'enquêtes, les données administratives ne peuvent être entachées par des erreurs de rappel ou des biais de réponses.

Les modèles de score de propension utilisés pour apparier les participants et les non-participants dans le cadre des analyses d'impacts différentiels sont jugés robustes, notamment parce qu'ils étaient basés sur des données de cinq ans préalables à la participation et sur un large éventail de variables telles que les caractéristiques sociodémographiques, l'emplacement, le niveau de compétences lié au dernier emploi occupé ainsi que des indicateurs de participation au marché du travail. Une analyse de sensibilité et l'utilisation de méthodes alternatives d'estimation ont permis de relever le seuil de confiance à l'égard des estimations d'impacts différentiels. Toutefois, les techniques d'appariement par score de propension comportaient une limite attribuable au fait qu'on ne peut être pleinement assuré que les impacts n'étaient pas influencés par des facteurs qui n'avaient pas été saisis dans les données.

L'analyse coûts-bénéfices a tenu compte de tous les coûts et avantages quantifiables directement attribuables aux PEMS et qui pouvaient être estimés à l'aide des données administratives disponibles. L'analyse n'a pas tenu compte des avantages non quantifiables tels que l'amélioration du bien-être des participants ou l'effet multiplicateur de l'augmentation des dépenses sur l'économie.

Le nombre d'informateurs clés interrogés dans le cadre de certaines études basées sur l'utilisation de méthodes de collecte de données qualitatives était relativement peu élevé dans certaines provinces ou certains territoires. Par ailleurs, les réponses fournies par les informateurs clés sont le reflet de leur propre expérience et de leur région; il est donc possible qu'elles ne soient pas représentatives de l'ensemble de la province ou du territoire.

Aperçu des études présentées dans ce rapport

Comme il a été indiqué précédemment, les conclusions présentées dans le présent rapport sont tirées de neuf études distinctes menées à l'échelle nationale. Ces études se sont penchées sur des questions liées à l'efficacité, à l'efficience, à la conception et à l'exécution des programmes, et ont utilisé une combinaison de méthodes qualitatives et quantitatives. Chaque étude s'est penchée sur des facteurs permettant d'évaluer des prestataires actifs et anciens prestataires de l'a.-e.

Le tableau 18 donne un aperçu de ces études, notamment le type de données probantes obtenues, les méthodes utilisées, la période de référence et la durée de la période postérieure au programme sur laquelle les effets du programme ont été observés.

Tableau 18 - Aperçu des études présentées dans ce rapport de synthèse
Étude Données probantes obtenues Méthodes Période de référence Période d'observation
Analyse des profils, des résultats et des impacts différentiels à moyen terme des PEMS – Participants de 2002 à 2005 (terminée en 2014) - Impacts différentiels sur les participants, y compris les jeunes et les travailleurs âgés
- Profil et caractéristiques sociodémographiques des participants
- Méthode non expérimentale utilisant l'appariement par score de propension, combiné à la méthode des doubles différences
- Établissement de profils statistiques
Participants de 2002 à 2005 7 années entre 2002 et 2011 
(c'est-à-dire, 2 années pendant le programme et 5 années après le programme) 
Effets du moment où il y a eu un recours au programme de SAE (terminée en 2014) - Impacts différentiels - Méthode non expérimentale utilisant l'appariement par score de propension, combiné à la méthode des doubles différences
- Établissement de profils statistiques
Analyse coûts-avantages des PEMS (terminée en 2016) - Analyse coûts-avantages - Méthode non expérimentale utilisant
l'appariement par score de propension, combiné à
la méthode des doubles différences
- Analyse de coûts
8 années entre 2002 et 2013
(c'est-à-dire, 2 années pendant le programme et 6 années après le programme) 
Analyse des profils, des résultats et des impacts différentiels des PEMS – Participants de 2007 à 2008 (terminée en 2015) - Impacts différentiels
- Profil et caractéristiques sociodémographiques des participants
- Méthode non expérimentale utilisant l'appariement par score de propension, combiné à la méthode des doubles différences
- Établissement de profils statistiques
Participants de 2007 à 2008 5 années entre 2007 et 2012
(c'est-à-dire, 2 années pendant le programme et 3 années après le programme)
Analyse des profils, des résultats et des impacts différentiels des PEMS pour la catégorie de prestataires de l'a.-e. « travailleurs de longue date  » (terminée en 2015) - Impacts différentiels
- Profil et caractéristiques
sociodémographiques des participants
- Méthode non expérimentale utilisant l'appariement par score de propension, combiné à la méthode des doubles différences
- Établissement de profils statistiques
Participants de 2007 à 2009 5 années entre 2007 et 2013
(c'est-à-dire, 2 années pendant le programme et 3 années après le programme)
Étude sur le programme de SAE (terminée en 2014) - Conception et exécution du programme
- Difficultés rencontrées et leçons tirées
- 81 entrevues d'informateurs clés dans 10 provinces et territoires
- Examen de la documentation dans 8 provinces et territoires
Conception et exécution au moment de la collecte de données (été 2013)
Étude sur le programme de SSC (terminée en 2015) - Conception et exécution du programme
- Difficultés rencontrées et leçons tirées
- 44 entrevues d'informateurs clés dans 8 provinces et territoires
- Examen de la documentation
- Questionnaire rempli par les responsables des provinces et des territoires
Conception et exécution au moment de la collecte de données (été 2015)
Étude sur le volet régulier du DC (terminée en 2016) - Conception et exécution du programme
- Difficultés rencontrées et leçons tirées
- 53 entrevues d'informateurs clés dans 9 provinces et territoires
- Examen de la documentation
- Questionnaire rempli par les responsables des provinces et des territoires
Étude sur le volet apprentis du DC (terminée en 2016) - Conception et exécution du programme
- Difficultés rencontrées et leçons tirées
- 53 entrevues d'informateurs clés dans 10 provinces et territoires
- Examen de la documentation
- Questionnaire rempli par les responsables des provinces et des territoires

Principales constatations

Efficacité et efficience des PEMS

Les analyses des impacts différentiels et les analyses coûts-avantages ont abordé l'efficacité et l'efficience des PEMS. Les impacts différentiels résumés ci-dessous correspondent à la cohorte de participants aux PEMS de 2002 à 2005.

Dans l'ensemble, les impacts différentiels démontrent que les programmes et services offerts en vertu des EDMT améliorent la participation au marché du travail des participants anciens prestataires de l'a.-e., y compris les jeunes et les travailleurs âgés. De plus, pour la plupart des interventions, les avantages de la participation dans une perspective sociale dépassaient le coût des investissements au fil du temps. Enfin, le fait d'offrir des SAE plus tôt lors d'une période de prestations d'a.-e. (au cours des quatre premières semaines) a eu des répercussions plus importantes sur les revenus et l'emploi des participants, et a facilité leur retour plus rapide au travail. Cela démontre l'importance de cibler une participation précoce des prestataires actifs de l'a.-e.

Les participants au programme ont une probabilité supérieure d'être embauchés par rapport aux membres du groupe témoin

Le graphique 47 présente les impacts différentiels sur l'incidence d'emploi des prestataires actifs et des anciens prestataires selon le type de programme. Les estimations peuvent être interprétées comme étant des changements dans la probabilité d'occuper un emploi après avoir participé au programme. Par exemple, la participation au DC augmente la probabilité d'occuper un emploi de 4 points de pourcentage pour les prestataires actifs de l'a.-e. par rapport aux non-participants.

Graphique 47 - Changements dans la probabilité d'occuper un emploi chez les participants par rapport aux non-participants
Graphique 47 - Changements dans la probabilité d'occuper un emploi chez les participants par rapport aux non-participants
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Points de pourcentage
Prestataires actifs Anciens prestataires
Développement des compétences 4 4,7
Subventions salariales ciblées 5 6
Partenariats pour la création d'emplois 5,7 4,4
Services d'aide à l'emplois 0,8 s.o.
Les participants ont enregistré des revenus plus élevés que les membres du groupe témoin

Le graphique 48 présente les revenus cumulatifs plus élevés pour les prestataires actifs et les anciens prestataires sur une période de 5 ans après leur participation au programme. Il est noté que les SAE sont des activités relativement modestes qui, à elles seules, ne devraient pas avoir d'effets substantiels sur les résultats des participants au marché du travail. En d'autres mots, les SAE visent à soutenir le retour au travail des participants sans emploi, et non nécessairement à leur garantir un emploi plus payant que celui occupé avant la participation. Toutefois, comme il a été démontré dans ce rapport, le fait d'offrir des SAE plus tôt lors d'une demande d'a.-e. (au cours des quatre premières semaines) a généré un rendement considérablement plus important.

Graphique 48 - Revenus cumulatifs plus élevés chez les participants par rapport aux non-participants
Graphique 48 - Revenus cumulatifs plus élevés chez les participants par rapport aux non-participants
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Gains de revenus
Prestataires actifs Anciens prestataires
Développement des compétences 13 156 $ 8 923 $
Subventions salariales ciblées 7 125 $ 10 353 $
Partenariats pour la création d'emplois 16 552 $ 4 790 $
Services d'aide à l'emplois  358 $ s.o.
  • * L'impact différentiel du programme de SAE sur les revenus des participants n'est pas significatif sur le plan statistique à un seuil de 95 %.
Une participation plus précoce au programme de SAE améliore les résultats des participants sur le marché du travail

L'étude des effets liés au moment de la participation montre que les impacts différentiels sur les revenus et l'emploi étaient plus importants chez les personnes qui ont participé exclusivement au programme de SAE de façon plus précoce pendant leur demande d'a.-e., par rapport aux non-participants et aux personnes qui ont reçu des prestations d'a.-e. sur une plus longue période avant de recevoir ces services (voir le graphique 50 et le tableau C dans 3.3 l'annexe 1). Plus spécifiquement, les personnes qui ont commencé leur participation dans les quatre semaines qui ont suivi le début de leur période de prestations d'a.-e. ont connu une hausse cumulative de leurs revenus de 10 192 $ au cours des cinq années qui ont suivi le programme et ont vu leur incidence d'emploi augmenter de 0,9 à 2,6 points de pourcentage par année.

Les participants qui ont reçu des SAE entre la cinquième et la huitième semaine et ceux qui ont commencé leur participation entre la neuvième et la douzième semaine qui ont suivi le début de leur demande de prestations d'a.-e. ont affiché des hausses cumulatives de revenus totalisant 3 888 $ et 2 543 respectivement au cours de la période postérieure au programme. Les hausses de revenus des participants qui ont commencé entre la cinquième et la huitième semaine ont été accompagnées d'impacts non significatifs sur le plan statistique quant à leur incidence d'emploi. Les participants qui ont commencé leur participation entre la neuvième et la douzième semaine ont pour leur part vu leur incidence d'emploi diminuer à la suite de leur participation. Les participants qui ont commencé leur participation pendant le second et le troisième trimestre de leur demande d'a.-e. ont généralement vu leurs revenus et leur incidence d'emploi chuter à la suite de leur participation.

Graphique 49 - Impacts différentiels cumulatifs sur les revenus selon le moment où il y a eu un recours au programme de SAE
Graphique 49 - Impacts différentiels cumulatifs sur les revenus selon le moment où il y a eu un recours au programme de SAE
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Gains de revenus cumulatifs
1 à 4 semaines 10 192 $
5 à 8 semaines 3 888 $
9 à 12 semaines 2 543 $
2ième trimestre  358 $*
3ième trimestre -1 754 $
4ième trimestre -1 218 $*
  • * Les estimations ne sont pas significatives sur le plan statistique à un seuil de 95 %.

L'étude s'est également penchée sur la différence entre le nombre de semaines d'a.-e. non utilisées par les participants et le nombre de semaines d'a.-e. non utilisées par le groupe témoin afin de déterminer l'impact du moment où il y a eu un recours au programme de SAE sur le retour au travail. On a constaté que seules les personnes qui ont reçu une aide au cours des quatre premières semaines de leur demande sont retournées au travail plus rapidement que les membres du groupe témoin. De façon plus précise, elles ont trouvé un emploi trois semaines avant le groupe témoin. Les participants qui ont bénéficié d'une aide après la quatrième semaine de leur demande d'a.-e. sont retournés au travail de 0,5 à 3,5 semaines plus tard que les membres du groupe témoin (voir le tableau 19).

Tableau 19 - Impacts différentiels sur le moment du retour au travail des participants au programme de SAE seulement
Cohorte 1 à 4 semaines 5 à 8 semaines 9 à 12 semaines 2e trimestre 3e trimestre 4e trimestre
Moment du retour au travail 2,9 semaines*** -0,5 semaine*** -1,9 semaine*** -3,3 semaines*** -3,5 semaines*** -3,0 semaines***
  • * Significatif à 10%;
  • ** Significatif à 5%;
  • *** Significatif à 1%

La plupart des prestataires actifs ont diminué leur recours à l'a.-e. Malgré une hausse du recours à l'a.-e. chez les anciens prestataires, on pourrait faire valoir que cela reflète une augmentation de leur participation au marché du travail puisque les impacts différentiels sur les revenus d'emploi et l'incidence d'emploi sont positifs et que le recours à l'aide sociale affiche une baisse.

Comme l'illustre le graphique 51, les prestataires actifs de l'a.-e. qui ont participé aux programmes de DC, de PEMS et de SAE ont été moins nombreux que les non-participants à recourir à l'a.-e. Il n'est pas surprenant de constater une augmentation du recours à l'a.-e. chez les prestataires actifs qui ont participé au programme de SSC puisque ces participants accumulent des droits d'a.-e. pendant qu'ils travaillent. À l'exception des participants au programme de SAE, les prestataires actifs ont été moins nombreux à recourir à l'aide sociale. Toutefois, comme nous l'avons mentionné précédemment, les activités relativement modestes menées dans le cadre du programme de SAE ne devraient pas avoir d'effets substantiels sur la situation des participants sur le marché du travail.

Graphique 50 - Changements relatifs à l'utilisation cumulative de l'a.-e. et de l'aide sociale chez les prestataires actifs par rapport aux non participants
Graphique 50 - Changements relatifs à l'utilisation cumulative de l'a.-e. et de l'aide sociale chez les prestataires actifs par rapport aux non participants
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Usage cumulatif de l'assurance-emploi et l'aide sociale
Assurance-emploi Aide sociale
Développement des compétences -976 $ -69 $
Subventions salariales ciblées 339 $ -327 $
Partenariats pour la création d'emplois -893 $ -258 $
Services d'aide à l'emplois -1 375 $ 213 $
  • * L'impact différentiel du recours à l'aide sociale chez les anciens prestataires qui ont participé au programme DC n'est pas significatif sur le plan statistique à un seuil de 95 %.

Comme l'illustre le graphique 52, les anciens prestataires qui ont participé au programme entre 2002 et 2005 ont augmenté leur utilisation de l'a.-e. après leur participation, ce qui démontre l'incapacité pour certains anciens prestataires de conserver l'emploi qu'ils avaient obtenu à court terme. On pourrait également avancer que l'utilisation accrue de l'a.-e. est un indicateur d'une participation accrue au marché du travail pour ce groupe de clients puisque ces derniers ont vu leurs revenus d'emploi et leur incidence d'emploi augmenter, et ont réduit leur recours à l'aide sociale. À titre de rappel, les anciens prestataires sont les participants dont la période de prestations d'a.-e. s'est terminée dans les trois années précédant leur participation au programme.

Graphique 51 - Changements relatifs à l'utilisation cumulative de l'a.-e. et de l'aide sociale chez les anciens prestataires par rapport aux non-participants
Graphique 51 - Changements relatifs à l'utilisation cumulative de l'a.-e. et de l'aide sociale chez les anciens prestataires par rapport aux non-participants
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Usage cumulatif de l'assurance-emploi et l'aide sociale
Assurance-emploi Aide sociale
Développement des compétences 720 $ -1 131 $
Subventions salariales ciblées 2 220 $ -1 519 $
Partenariats pour la création d'emplois 1 006 $ -1 183 $
Pour la plupart des interventions, les avantages de la participation d'un point de vue social ont dépassé les coûts des investissements

Le tableau 20 présente le nombre d'années requises pour que les avantages du programme dépassent les coûts engendrés. Les avantages de la participation d'un point de vue social ont dépassé le coût des investissements dans une période comprise entre la deuxième année de participation au programme et environ dix ans après la participation. Cela exclut les anciens prestataires qui ont participé au programme de PEMS, pour qui le coût des investissements ne sera pas récupéré avant 25 ans. Toutefois, ce groupe ne représentait que 0,3 % des nouvelles interventions liées aux PEMS en 2014 à 2015.

Tableau 20 - Nombre d'années requises pour que les avantages du programme dépassent les coûts engendrés
Développement des compétences Subventions salariales ciblées Partenariats pour la création d'emplois Services d'aide à l'emploi
Prestataires actifs 7,4 5,9 5,9 10,9
Anciens prestataires 8,6 2e
année de participation
Plus de 25 ans s.o.
Leçons apprises concernant la conception et la prestation du programme

Les entrevues réalisées avec les informateurs clés, les fournisseurs de services et les gestionnaires de programmes ainsi que l'examen des documents et des questionnaires remplis par les représentants des provinces et territoires ont également permis de cibler certaines leçons tirées quant à la conception et à l'exécution du programme :

Développement des compétences

Les informateurs clés ont confirmé que la plupart des provinces et territoires prennent des mesures pour orienter le financement accordé au DC vers des professions en demande sur le marché du travail. Plus particulièrement, dans le cadre du processus de demande, les participants potentiels doivent justifier le programme de formation qu'ils ont choisi en démontrant qu'une demande existe réellement sur le marché du travail. Dans cinq provinces et territoires, il arrive que les demandes de formation menant à des emplois faisant l'objet d'une faible demande ne soient pas approuvées.

Selon les informateurs clés, les principaux défis liés au DC sont les suivants :

  • Manque de capacité permettant d'assurer la gestion de cas des personnes qui font face à de multiples obstacles à l'emploi et d'effectuer un suivi auprès d'elle.
  • L'accès au programme est limité en raison des critères d'admissibilité de l'a.-e.
  • La capacité des participants à accéder à la formation et à terminer celle-ci est fréquemment limitée en raison d'un manque de compétences de base, de troubles d'apprentissage, de difficultés d'alphabétisation et d'autres facteurs tels que le fait d'habiter en région éloignée et l'absence de moyens de transport.
  • Les personnes sans emploi sont peu informées du programme, et la participation précoce des prestataires de l'a.-e. est difficile, puisque Service Canada ne dirige pas les prestataires les plus récents aux bureaux des provinces et territoires.

DC - Apprentis

Les études canadiennes pertinentes font état d'un taux de non-achèvement relativement élevé parmi les apprentis (40 % à 50 %)Note de bas de page 22. De plus, la documentation sur ce thème révèle que malgré la hausse du taux d'inscription des apprentis au Canada, on ne constate pas d'augmentation correspondante du taux d'achèvementNote de bas de page 23. Bien que les données disponibles à l'heure actuelle ne permettent pas de fournir une estimation fiable du taux d'achèvement du programme DC parmi les participants qui sont des apprentis, les informateurs clés participant à la prestation de programmes auprès des apprentis ont confirmé une stagnation des taux d'achèvement.

Selon les informateurs clés, l'abandon du programme par les apprentis est attribuable à des facteurs tels qu'un faible niveau de compétences de base, des difficultés financières (par exemple, ne pas être en mesure de vivre uniquement des prestations d'a.-e. pendant la période de formation) et des retards pour l'obtention des prestations d'a.-e. (par exemple, l'admissibilité à l'a.-e. n'est pas confirmée avant que la formation ne soit terminée).

Subventions salariales ciblées

Les informateurs clés ont confirmé que la participation au programme de SSC peut être amorcée par des personnes sans emploi ou des employeurs cherchant à pourvoir à un nouveau poste. Les informateurs clés ont également confirmé que dans la plupart des provinces et territoires visés par cette évaluation, les employeurs subventionnés embauchent généralement des personnes qu'ils n'auraient pas autrement embauchées sans l'aide du programme.

Bien que les résultats de l'évaluation aient démontré l'efficacité du programme de SSC, son utilisation a diminué au cours des dernières années. Selon les rapports de contrôle et d'évaluation de l'a.-e., la proportion de nouvelles interventions de SSC est passée de 3 % à 1 % de toutes les interventions entre 2002 à 2003 et 2014 à 2015. Parmi les raisons invoquées par les informateurs clés pour expliquer ce déclin, notons :

  • la fréquence et l'aspect coûteux en temps des exigences relatives à la production de rapports pour les employeurs;
  • la méconnaissance du programme parmi les employeurs;
  • la perception négative des employeurs à l'égard des compétences des candidats;
  • la difficulté d'arrimer les besoins des employeurs aux compétences des candidats disponibles.

Services d'aide à l'emploi

Selon les informateurs clés, les difficultés liées à la conception et à l'exécution du programme de SAE comprennent notamment les facteurs suivants :

  • la méconnaissance du programme de SAE chez les participants potentiels;
  • les affectations budgétaires actuelles sont insuffisantes pour assurer l'exécution du programme de SAE, ce qui a incité certains fournisseurs à éliminer des services;
  • les fournisseurs de services ne sont pas en mesure d'offrir tous les services dont ont besoin les participants qui font face à de nombreux obstacles à l'emploi. Ils doivent orienter ces personnes vers d'autres organismes.

Recommandations

Les résultats de l'évaluation ont mené à la formulation de neuf recommandations, soit :

  • L'étude sur le moment de la participation au programme de SAE a montré que le fait de recevoir de l'aide rapidement après avoir présenté une demande de prestations d'assurance emploi peut avoir de meilleures répercussions sur le marché du travail. Toutefois, les informateurs clés ont signalé à maintes reprises une méconnaissance du programme.
    • Recommandation 1 : Il faudrait envisager de fournir aux provinces et territoires un accès rapide aux données concernant les nouveaux bénéficiaires de l'a.-e. afin d'appuyer le ciblage des participants et d'accroître la sensibilisation à l'égard du programme.
    • Recommandation 2 : Puisqu'EDSC a accès aux relevés d'emploi et aux données relatives à l'a.-e., il devrait se pencher sur le rôle actif qu'il pourrait jouer en vue de mieux faire connaître le programme auprès des nouveaux bénéficiaires de l'a.-e.

Réponse : Cette évaluation montre que des interventions auprès des clients de l'a.-e. au cours des quatre premières semaines d'une période de prestations d'a.-e. en vertu de la partie I de la Loi sur l'a.-e. donnent lieu à d'importants impacts positifs sur les revenus et l'emploi. Depuis 1999, EDSC partage avec le Québec les données sur les clients de l'a.-e. afin de favoriser des interventions précoces dans cette province; avec l'arrivée des demandes de prestations d'a.-e. par voie électronique, un système de Repérage, référence et rétroaction (RRR) a été créé en 2006 à cette fin. Grâce au système de RRR, les provinces et territoires peuvent cibler de façon stratégique les demandeurs de prestations d'a.-e. afin de les orienter vers un emploi ou de leur offrir des programmes et services d'emploi plus tôt dans le cadre de leur demande de prestations.

Des projets pilotes ont été menés en Colombie-Britannique et au Manitoba afin de tester l'impact d'interventions précoces dans l'exécution de mesures actives auprès des prestataires d'a.-e. La Colombie-Britannique a par la suite lancé sa propre initiative de RRR à l'échelle de la province à l'automne 2016. Dans ce contexte, EDSC continue de travailler avec les provinces intéressées à la mise en œuvre et à l'utilisation de systèmes de RRR en vue de faciliter l'offre de mesures d'aide à l'emploi aux demandeurs de prestations d'a.-e. et d'étudier les impacts de ces mesures.

EDSC et Service Canada continueront de travailler en étroite collaboration afin de mieux faire connaître les programmes et services offerts aux demandeurs de prestations de l'a.-e. EDSC appuiera également la mise en commun de l'information et les meilleures pratiques émanant des provinces, des territoires et des divers intervenants qui participent à l'exécution de mesures actives d'emploi.

  • Les informateurs clés ont signalé que le manque de compétences de base, les troubles d'apprentissage et les difficultés d'alphabétisation constituaient des obstacles courants pour accéder à la formation et terminer celle-ci.
    • Recommandation 3 : Il faudrait envisager d'éliminer les obstacles qui empêchent les participants d'accéder à des programmes de formation et de les terminer, notamment les formations en alphabétisation ou visant l'acquisition de compétences essentielles ainsi que les évaluations portant sur les difficultés d'apprentissage. Ces mesures aideraient les personnes confrontées à de multiples obstacles à se préparer à suivre une formation professionnelle ou à réintégrer le marché du travail. Il conviendrait de consigner ces mesures séparément des autres interventions portant sur le DC, compte tenu de leurs objectifs particuliers.

Réponse : Conformément à l'engagement du gouvernement du Canada de moderniser les ententes de transfert relatives au marché du travail (ETMT), EDSC s'emploie à doter les provinces et territoires d'une plus grande flexibilité dans le cadre des EDMT afin de mieux cibler les Canadiens sans emploi qui doivent avoir accès aux programmes de DC et de formation. EDSC étudiera également avec les provinces et territoires la possibilité de recueillir des types d'interventions plus détaillés dans le cadre du programme de DC.

  • Les résultats d'analyses des impacts différentiels indiquent que les SSC mènent à une amélioration des revenus et de l'emploi des participants. Toutefois, son utilisation a diminué au fil des ans. Selon les informateurs clés, cette baisse est attribuable au fait que les employeurs n'ont pas recours au programme en raison des processus administratifs, d'une méconnaissance du programme et de la difficulté de trouver des candidats appropriés.
    • Recommandation 4 : Les provinces et territoires devraient envisager différents moyens d'éliminer les obstacles à la participation des employeurs au programme de SSC.

Réponse : La Direction générale des compétences et de l'emploi discutera de la conception et de l'exécution du programme de SSC dans le cadre du renouvellement des ETMT.

  • Les informateurs clés ont confirmé la nécessité d'avoir accès à l'information sur le marché du travail (IMT) en vue d'appuyer la prestation de SAE. Ils ont cependant souligné la difficulté d'accéder à l'IMT à l'échelle régionale ou locale, ou encore de produire de telles données.
    • Recommandation 5 : Il faudrait envisager d'accroître la capacité des fournisseurs de services d'accéder à l'information pertinente sur le marché du travail, au besoin, ou de produire celle-ci.

Réponse : Reconnaissant qu'il est essentiel de disposer d'IMT en temps opportun, fiable, complète et facilement accessible pour déterminer les besoins du marché du travail et continuer à y répondre, les ministres du Travail de partout au Canada ont appuyé en juillet 2015 la création d'un nouveau Conseil de l'IMT ainsi qu'un nouveau Groupe consultatif pancanadien des intervenants. Grâce à cette approche, les gouvernements et les intervenants travailleront ensemble pour veiller à ce que tous les Canadiens, y compris les étudiants, les entreprises, les travailleurs et les éducateurs, aient accès aux informations objectives dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées.

De plus, EDSC continue de consolider la fonction de service de placement par l'intermédiaire de Guichet-Emplois, un service national, et appuie la création de nouvelles données plus granulaires sur le marché du travail susceptibles d'aider les provinces et territoires à calibrer leurs programmes liés au marché du travail.

  • L'évaluation n'a pas permis d'évaluer de façon concluante l'efficacité et l'efficience du programme d'aide au travail indépendant puisque les données utilisées pour évaluer les impacts sur les revenus ne constituent pas la meilleure source d'information disponible pour rendre compte du bien-être financier des participants. Il convient également de noter que l'on en sait très peu sur la conception et l'exécution de ce programme. Dans l'ensemble, les données n'indiquent pas avec certitude si le renforcement des liens des participants au milieu du travail grâce au travail indépendant est associé plus étroitement à leur idée entrepreneuriale et à leur esprit d'entreprise qu'à l'aide fournie en vertu du programme d'aide au travail indépendant.
    • Recommandation 6 : Il faudrait envisager de procéder à un examen plus détaillé de la conception et de l'exécution du programme d'aide au travail indépendant, et déterminer si les indicateurs de rendement de ce programme sont adéquats.

Réponse : EDSC collaborera étroitement avec les provinces et territoires, par le truchement du comité directeur d'évaluation des EDMT, afin de réaliser des études portant spécifiquement sur la conception et l'exécution de ces deux programmes.

  • Le programme de PEMS s'est révélé particulièrement efficace au chapitre de l'amélioration des revenus et de l'incidence d'emploi des prestataires actifs. La conception et l'exécution de ce programme n'ont cependant pas encore fait l'objet d'une évaluation. Par conséquent, il reste beaucoup à apprendre sur le fonctionnement de ce programme et sur les facteurs qui contribuent à son efficacité.
    • Recommandation 7 : Il faudrait envisager d'examiner la conception et l'exécution du programme de PEMS afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce programme.
  • Dans l'ensemble, l'évaluation des EDMT a permis de procéder à un examen rigoureux de l'efficacité et de l'efficience des PEMS puisque l'équipe chargée de l'évaluation avait accès aux riches données sur les prestataires d'a.-e. et a été en mesure d'établir des liens entre ces données et les données de participation aux PEMS ainsi qu'aux fichiers d'impôt de l'Agence du revenu du Canada. Toutefois, certaines données manquantes ont limité la capacité d'évaluer le mode de fonctionnement des PEMS.
    • Recommandation 8 : Il est recommandé d'améliorer la collecte des données afin de répondre aux questions qui intéressent le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux/territoriaux concernant les programmes et politiques, plus précisément :
    • Déclaration obligatoire du niveau de scolarité le plus élevé dans le cadre des demandes de prestations d'a.-e.
    • Collecte de données permettant de déterminer si les participants font partie des groupes désignés, notamment les Autochtones, les personnes handicapées et les immigrants récents.
    • Collecte de données sur les types de formations financées en vertu du programme de DC et sur le type d'aide offerte dans le cadre du programme de SAE. EDSC devrait collaborer avec les provinces et territoires en vue de définir des catégories communes pour ces deux PEMS.
    • Collecte de données détaillées sur le coût des interventions.
    • EDSC devrait envisager d'obtenir l'accès aux dossiers d'aide sociale à l'échelle des provinces et territoires en vue d'enrichir les données administratives en y intégrant les schémas de recours à l'aide sociale pour les participants et les non-participants.
  • Le processus d'évaluation des données a révélé certaines lacunes concernant la qualité et l'intégrité des données. Il serait possible de remédier à ces lacunes documentées en définissant clairement les rôles et responsabilités.
    • Recommandation 9 : Il faudrait envisager d'attribuer à une unité distincte au sein d'EDSC la responsabilité de gérer l'intégrité des données, notamment la validation des données téléversées et la documentation des changements au fil du temps.

Réponse : EDSC travaillera avec les provinces et territoires, en vertu du renouvellement des EDMT, afin d'améliorer la mesure du rendement et de mettre à jour les accords d'échange de données, ce qui inclura l'amélioration de la collecte de données. Plus précisément, des efforts seront déployés en vue d'améliorer l'intégrité et la granularité des données administratives des EDMT sur les caractéristiques des clients, les interventions et les coûts, conformément aux recommandations formulées dans le rapport d'évaluation. L'amélioration des données des EDMT entraînera une amélioration de la conception, de la gestion et de l'exécution des programmes offerts en vertu des EDMT ainsi qu'une meilleure comparabilité pour l'ensemble des provinces et territoires.

3.2 Incidence des EDMT sur le bien-être

Aperçu des EDMT et du bien-être

Les prestations d'emploi prévues par les EDMT font croître l'emploi et procurent des bénéfices pour les clients et l'économie. Cette sous-section s'appuie sur des statistiques descriptives afin d'approfondir les analyses étudiant les effets des EDMT sur le bien-être. Plus particulièrement, elle vise à déterminer si les EDMT offrent les outils qui permettent aux prestataires d'a.-e. de rattraper le salaire médian national et de gagner des salaires supérieurs au seuil de faible revenu (SFR), améliorant ainsi leur qualité de vie. Cette section comprend de la recherche préliminaire et exploratoire visant à étudier les possibilités d'effectuer une recherche plus approfondie dans ce domaine.

Méthodologie

Les résultats généraux des prestataires actifs ayant participé aux EDMT entre 2002 et 2005 ou entre 2010 et 2011 ont été examinés dans l'objectif de réduire l'écart entre ces prestataires et la classe moyenne et de leur permettre de s'éloigner des seuils de faible revenu.

Les résultats généraux des prestataires actifs ayant participé aux EDMT entre 2002 et 2005, ainsi qu'entre 2010 et 2011, ont été examinés en fonction des salaires médians nationaux et des mesures de faible revenu (MFR) afin de déterminer si les EDMT peuvent améliorer le bien-être. Le second cycle d'évaluations s'est fondé sur les cohortes de 2002 à 2005 pour calculer les impacts différentiels des EDMT, comme présenté dans la section 3.3.1.

Cette analyse s'est appuyée sur les cohortes de clients actifs seulement. Cette décision a été prise en raison des échantillons plus larges et des éléments qui correspondent mieux aux principales caractéristiques individuelles et du marché du travail qui peuvent actuellement être observées sur le marché du travail canadien (âge, sexe, groupe sous-représenté sur le marché du travail, profession et niveau de compétences). Les cohortes d'anciens clients ont été exclues.

Analyse sur le plan du bien-être

Cette section s'appuie sur trois catégories d'indicateurs pour mesurer le bien-être, y compris l'Enquête sur la population active (EPA), le SFR et les MFR. Voir la boîte des définitions ci-dessous pour obtenir plus d'information. Les salaires médians nationaux tirés de l'EPA sont indexés et servent de ligne de référence afin de mesurer le taux de croissance des revenus avant et après les interventions en vertu des EDMT. Le recours à deux indicateurs de faible revenu dresse un portrait plus complet de l'inégalité de revenu. Bien que les deux mesures soient différentes, leurs forces particulières se complètent, et elles donnent une image plus détaillée des revenus faibles lorsqu'utilisées cumulativement.

Pour tenir compte de l'inflation, tous les montants ont été ajustés et sont présentés en dollars constants de 2015. Afin de suivre les périodes de programme, les indicateurs utilisés pour la cohorte de 2010 à 2011 ont été ajustés selon des moyennes mobiles sur cinq trimestres (de janvier 2010 à avril 2011), alors que les indicateurs utilisés pour la cohorte de 2002 à 2005 ont été ajustés selon des moyennes mobiles sur trois exercices (exercices financiers débutant en avril et se terminant en mars l'année civile suivante). Les indicateurs ont ensuite été indexés à l'inflation afin d'examiner les taux de croissance. L'analyse est fondée principalement sur la cohorte de 2010 à 2011, et elle est complétée par la cohorte de 2002 à 2005 pour les interventions dans le cadre des PCE.

Le modèle d'analyse de l'écart salarial dans le cadre des EDMT suit le format du modèle d'analyse de l'écart salarial entre les sexes généralement utilisé en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Nouveau-Brunswick. L'écart salarial est la différence entre le revenu national médian et le revenu des participants aux EDMT (indiqué au moyen d'« EDMT  » dans l'équation ci-dessous), exprimé en tant que pourcentage du revenu national.

Écart salarial dans le cadre des EDMT = [(salaire médian - EDMT)/salaire médian] * 100

Réserves

  • La période de participation au programme des prestataires qui ont obtenu des SAE seulement est plus courte que celle des prestataires qui ont participé à d'autres programmes d'emploi. La durée chez les clients ayant obtenu des SAE est d'une seule période, alors que les autres interventions nécessitent plusieurs périodes.
  • Pour interpréter le SFR, la taille de la collectivité détermine les seuils de revenu. Le SFR est plus élevé dans les collectivités plus larges, puisque le coût de la vie y est plus important que dans les collectivités plus petites. Toutefois, une fois que le SFR est indexé, la taille de la collectivité n'a aucune incidence sur le taux de croissance du SFR au fil du temps.
  • De nombreux différents facteurs peuvent produire des résultats en matière de bien-être. Bien qu'une corrélation puisse exister entre la participation au programme et les résultats, la méthodologie présentée dans la section 3.2 ne permet pas d'attribuer les résultats sans équivoque aux EDMT. L'analyse de la section 3.1 fournit des résultats dont toutes les répercussions peuvent être attribuées aux EDMT seulement.
  • Puisqu'aucune information n'est disponible sur les participants aux programmes des EDMT, cette analyse s'appuie sur le SFR en fonction d'une famille d'une seule personne. Cette mesure pourrait être considérée comme en deçà du SFR réel en ce qui concerne les participants ayant des personnes à charge.

Définitions

Seuil de faible revenu (SFR)

Le SFR est un seuil de revenu en fonction duquel une famille est susceptible de dépenser 20 points de pourcentage de plus que la famille moyenne (43 %) sur l'alimentation, le logement et les vêtements. Les critères de cette analyse sont établis en fonction du revenu, après impôts, d'une famille d'une personne afin de correspondre aux personnes participant aux programmes des EDMT. Des estimations relativement au SFR ont été produites pour 7 tailles de famille et 5 tailles de collectivité différentes. Le seuil a été établi en fonction de l'Enquête sur les dépenses des familles réalisée en 1992 par Statistique Canada, et il est calculé avant et après impôt, exprimé en dollars courants et indexé à l'indice des prix à la consommation. Statistique Canada calcule le SFR en tant que logarithme naturel des dépenses sur l'alimentation, le logement et les vêtements en fonction du logarithme naturel du revenu, de la région, de la taille de la famille et de la taille de la population de la région de résidence.

Mesures de faible revenu (MFR)

Les MFR sont une comparaison du revenu des particuliers et de la société; elles ont été mises au point par Statistique Canada pour compléter le SFR. Puisque les MFR ne se fondent pas sur la consommation propre aux différents pays, elles sont utilisées aux fins de comparaisons internationales. L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques se sert d'une variante d'une méthodologie de MFR pour produire des rapports sur les faibles revenus au niveau international. Il s'agit d'un pourcentage fixe (50 %) du revenu médian ajusté du ménageNote de bas de page 24 qui tient compte des besoins des ménages. Les MFR sont calculés tous les ansNote de bas de page 25 dans le cadre de l'Enquête canadienne sur le revenu. Par conséquent, elles ne nécessitent aucune mise à jour en fonction d'un indice d'inflation. Comme défini par Statistique Canada (2016) : « Les MFR reposent sur la notion que tous les membres d'un ménage ont un faible revenu si le revenu ajusté de leur ménage est inférieur à la moitié du revenu médian ajusté. Le revenu du ménage est ajusté au moyen d'une échelle d'équivalence pour tenir compte des économies d'échelle. Le rajustement pour les différentes tailles de ménage tient compte du fait que les besoins au niveau du ménage augmentent, mais à un rythme moins rapide que l'augmentation du nombre de membres du ménage. Le facteur de rajustement, ou échelle d'équivalence, est la racine carrée du nombre de personnes dans le ménage.  »

Les prestations d'emploi augmentent les revenus et améliorent le bien-être

Les prestations d'emploi améliorent le bien-être des participants et aident à réduire l'inégalité des revenus.

Salaire médian

Les revenus des prestataires actifs de l'a.-e. ont augmenté à la suite de la participation à un programme des EDMT et ont commencé à réduire l'écart par rapport aux salaires médians nationaux. Le taux de croissance des revenus des prestataires actifs qui ont participé au programme DC entre 2010 et 2011 était supérieur à celui des salaires médians nationaux, dépassant ainsi la croissance des salaires médians dans la première année suivant la fin de la participation au programme. Dans la deuxième année suivant l'intervention, les participants au DC gagnaient un revenu qui dépassait de 5,1 % le revenu le plus élevé qu'ils avaient touché avant leur participation au programme, passant de 22 768 $ durant la période de deux ans précédant le programme à 23 919 $ durant la période de deux ans suivant le programme (3.3 annexe 2, et tableau 22). Cinq ans avant la participation au programme, l'écart entre le salaire des participants au DC et le salaire médian était de 51,5 % (18 811 $ pour les gains de DC comparativement à 38 801 $ de salaires annuels médians). Trois ans après la participation au programme DC, cet écart était de 41,5 % (24 403 $ pour les gains de DC comparativement à 41 714 $ pour les salaires annuels médians). Cette tendance semblait plus forte chez les cohortes de 2002 à 2005 (tableau 21), dont les écarts salariaux ont diminué dans les cinq années suivant la participation au programme (3.3 annexe 2 et tableau 23), et ce de:

  • 26,5 points de pourcentage pour le DC, passant de 52,3 % durant la période de cinq ans précédant le programme à 25,8 % durant la période de cinq ans suivant le programme;
  • 25,4 points de pourcentage pour les PCE, passant 59,1 % durant la période de cinq ans précédant le programme à 33,7 % durant la période de cinq ans suivant le programme;
  • 13,0 points de pourcentage pour les SSC, passant de 49,6 % durant la période de cinq ans précédant le programme à 36,7 % durant la période de cinq ans suivant le programme.

En général, les impacts après la participation sont plus importants chez les cohortes de 2002 à 2005, puisqu'il s'agit d'une période de cinq ans plutôt que trois.

Tableau 21 - Salaires des prestataires actifs de l'a.-e. ayant participé entre 2002 et 2005 aux programmes en vertu des EDMT, comparés aux indicateurs de faible revenu et aux salaires médians, 15 ans et plus, dollars constants de 2015, Canada
Périodes avant le programme Périodes pendant le programme Périodes suivants le programme (prestations d'emploi seulement)
5e année avant le programme 4e année avant le programme 3e année avant le programme 2e année avant le programme 1re année avant le programme Année de début du programme 1 an après le début du programme (seul les SAE) 1re année après le programme 2e année après le programme 3e année après le programme 4e année après le programme 5e année après le programme
1997 à 2000 1998 à 2001 1999 à 2002 2000 à 2003 2001 à 2004 2002 à 2005 2003 à 2006 2004 à 2007 2005 à 2008 2006 à 2009 2007 à 2010 2008 à 2011
DC 18 399 $ 19 574 $ 20 861 $ 23 118 $ 24 128 $ 13 608 $ 15 912 $ 23 476 $ 27 171 $ 29 154 $ 30 163 $ 30 354 $
SSC 19 426 $ 20 238 $ 21 037 $ 22 428 $ 23 255 $ 17 183 $ 21 189 $ 23 191 $ 24 580 $ 26 098 $ 26 099 $ 25 923 $
PCE 15 774 $ 16 880 $ 17 679 $ 19 558 $ 19 765 $ 11 267 $ 16 224 $ 22 410 $ 24 689 $ 26 273 $ 26 948 $ 27 130 $
SAE-seulement 21 938 $ 23 330 $ 24 718 $ 26 773 $ 28 059 $ 18 221 $ 20 812 $ 24 282 $ 26 064 $ 27 250 $ 27 189 $ -
Salaires médians annuels 38 556 $ 38 821 $ 38 943 $ 38 934 $ 38 718 $ 38 513 $ 38 548 $ 38 852 $ 39 319 $ 39 852 $ 40 498 $ 40 924 $
MFR 16 904 $ 17 419 $ 17 912 $ 18 262 $ 18 492 $ 18 646 $ 18 878 $ 19 236 $ 19 717 $ 20 248 $ 20 664 $ 20 890 $
SFR population 500 000 et plus 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 385 $ 20 385 $ 20 385 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $
  • Remarques :
    • Les salaires médians EPA, SFR et MFR sont calculés à partir des moyennes mobiles sur trois ans
    • Les seuils de faible revenu (SFR) sont des seuils de revenu à partir desquels une famille dépensera probablement 20 points de pourcentage de plus que la moyenne des familles (43%) pour se nourrir, se loger et se vêtir. Taille de la famille: 1 personne, revenu après impôts.
    • Les mesures de faible revenu (MFR) après impôts représentent un pourcentage fixe (50%) du revenu médian ajusté du ménage, lorsque les besoins du ménage sont pris en compte.
    • Seuls les SAE n'ont pas une période de programme prolongée. L'année après le début du programme n'est pas comprise dans la période du programme.
  • Sources :
    • Analysis of Employment Benefits and Support Measures (EBSM) Profile Outcomes and Medium-Term Incremental Impacts from 2002 to 2011. Emploi et Développement social Canada.
    • Tableau 326-0021 Indice des prix à la consommation (IPC), Statistique Canada
    • Tableau 282-0071 Enquête sur la population active (EPA), Statistique Canada Tableau 206-0094 Seuils de faible revenu (SFR) avant et après impôt selon la taille de la communauté et de la famille en dollars courants, Statistique Canada
    • Tableau 206-0091 Mesures de faible revenu (MFR) selon la source de revenu et la taille du ménage en dollars constants de 2015, Statistique Canada

Le tableau 21 porte sur le bien-être des prestataires d'assurance-emploi actifs qui ont participé à des programmes d'EDMT entre 2002 et 2005. Les revenus des prestataires sont évalués par rapport à un indicateur de bien-être comprenant les salaires nationaux médians, les mesures de faible revenu (MFR) et les seuils de faible revenu (SFR). Le bien-être est observé pendant trois périodes: la période précédant le programme (un à cinq ans avant le début des interventions), la période du programme (année du début, durée du programme / 1 an après le début du programme pour les clients de SAE seulement) et la période post-programme (un à cinq ans après l'intervention). Les exercices financiers (du 1er avril au 31 mars) sont inclus à titre de référence.

Graphique 52 - Taux de croissance du revenu indexé des prestataires actifs d'a.-e. ayant participé aux EDMT de 2002 à 2005, par rapport aux salaires médians nationaux, 15 ans et plus, dollars constants de 2015, Canada
Graphique 52 - Taux de croissance du revenu indexé des prestataires actifs d'a.-e. ayant participé aux EDMT de 2002 à 2005, par rapport aux salaires médians nationaux, 15 ans et plus, dollars constants de 2015, Canada
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Périodes avant le programme Périodes pendant le programme Périodes suivants le programme (P-E seulement)
1997 à 2000 1998 à 2001 1999 à 2002 2000 à 2003 2001 à 2004 2002 à 2005 2003 à 2006 2004 à 2007 2005 à 2008 2006 à 2009 2007 à 2010 2008 à 2011
5e année avant le programme 4e année avant le programme 3e année avant le programme 2e année avant le programme 1re année avant le programme Année de début du programme 1 an après le début du programme (seuls les SAE) 1re année après le programme 2e année après le programme 3e année après le programme 4e année après le programme 5e année après le programme
DC 100 102,3 113,4 125,6 131,1 74,0 86,5 127,6 147,7 158,5 163,9 165,0
SSC 100 104,2 108,3 115,5 119,7 88,5 109,1 119,4 126,5 134,3 134,4 133,4
PCE 100 107,0 112,1 124,0 125,3 71,4 102,9 142,1 156,5 166,6 170,8 172,0
SAE seulement 100 1063 112,7 122,0 127,9 83,1 94,9 110,7 118,8 124,2 123,9  
Salaires médians annuels 100 100,7 101,0 101,0 100,4 99,9 100,0 100,8 102,0 103,4 105,0 106,1
  • Remarques :
    • Les salaires médians sont calculés à partir des moyennes mobiles sur trois ans, par exercice financier du 1er avril au 31 mars.
    • Les salaires et les gains sont ajustés en dollars constants de 2015
    • Seuls les SAE n'ont pas une période de programme prolongée. L'année après le début du programme est de 2003 à 2006. La deuxième année après le début est de 2004 à 2007. La troisième année après le début est de 2005 à 2008. La quatrième année après le début est de 2006 à 2009. La cinquième année après le début est de 2007 à 2010.
  • Sources :
    • Tableau 282-0071 Enquête sur la population active (EPA), Statistique Canada
    • Tableau 326-0021 Indice des prix à la consommation (IPC), Statistique Canada
    • Analysis of Employment Benefits and Support Measures (EBSM) Profile Outcomes and Medium-Term Incremental Impacts from 2002 to 2011. Emploi et Développement social Canada

Le taux de croissance du revenu le plus élevé a été observé dans les résultats des personnes ayant participé aux interventions liées aux PCE entre 2002 et 2005 (graphique 52). Dans la première année suivant l'intervention, les revenus des participants aux PCE dépassaient de 13,4 % le revenu le plus élevé qu'ils avaient touché avant leur participation au programme, passant de 19 765 $ durant l'année précédant le programme à 22 410 $ durant l'année suivant le programme (3.3 annexe 2 et tableau 23). L'écart salarial entre le salaire des participants aux PCE et le salaire médian national, qui se fixait à 59,1 % cinq ans avant la participation au programme (15 774 $ pour les gains de PCE comparativement à 38 556 $ de salaires annuels médians), a chuté pour s'établir à 33,7 % cinq ans après la participation (27 130 $ pour les gains de PCE comparativement à 40 924 $ de salaires annuels médians).

Indicateurs de faible revenu

Les revenus des prestataires actifs de l'a.-e. ayant obtenu des prestations d'emploi ont rattrapé les salaires médians et se sont accrus plus rapidement que les SFR. En tenant compte de l'inflation, le taux de croissance des revenus ont augmenté dans les cinq années suivant la participation au programme chez les cohortes de 2002 à 2005, dépassant ceux des MFR et du SFR. Chez la cohorte de 2010 à 2011, dans les trois années suivant la participation au programme, les revenus des participants au DC étaient supérieurs aux deux indicateurs de faible revenu, alors que la croissance des revenus des participants aux SSC était plus élevée que celle du SFR.

Graphique 53 - Taux de croissance du revenu indexé des prestataires actifs d'a.-e. ayant participé aux EDMT de 2002 à 2005, comparativement aux seuils de faible revenu après impôts (SFR), 15 ans et plus, dollars constants de 2015, Canada
Graphique 53 - Taux de croissance du revenu indexé des prestataires actifs d'a.-e. ayant  participé aux EDMT de 2002 à 2005, comparativement aux seuils de faible revenu après impôts (SFR), 15 ans et plus, dollars constants de 2015, Canada
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Périodes avant le programme Périodes pendant le programme Périodes suivants le programme (P-E seulement)
1997 à 2000 1998 à 2001 1999 à 2002 2000 à 2003 2001 à 2004 2002 à 2005 2003 à 2006 2004 à 2007 2005 à 2008 2006 à 2009 2007 à 2010 2008 à 2011
5e année avant le programme 4e année avant le programme 3e année avant le programme 2e année avant le programme 1e année avant le programme Année de début du programme 1 an après le début du programme (seul les SAE 1e année après le programme 2e année après le programme 3e année après le programme 4e année après le programme 5e année après le programme
SD 100 106,4 113,4 125,6 131,1 74,0 86,5 127,6 147,7 158,5 163,9 165,0
SSC 100 104,2 108,3 115,5 119,7 88,5 109,1 119,4 126,5 134,3 134,4 133,4
JCP 100 107,0 112,1 124,0 125,3 71,4 102,9 142,1 156,5 166,6 170,8 172,0
SAE 100 106,3 112,7 122,0 127,9 83,1 94,9 110,7 118,8 124,2 123,9  
SFR 100 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
  • Remarques :
    • Les seuils de faible revenu (SFR) sont des seuils de revenu à partir desquels une famille dépensera probablement 20 points de pourcentage de plus que la moyenne des familles (43%) pour se nourrir, se loger et se vêtir. La taille de la famille: 1 personne, revenu après l'impôt, la taille de la population n'a aucun effet sur l'indice du SFR.
    • Les SFR sont ajustés aux moyennes mobiles de trois ans, par année fiscale (1er avril au 31 mars).
    • Seuls les SAE n'ont pas une période du programme prolongée. L'année après le début du programme est de 2003 à 2006. La deuxième année après le début du programme est de 2004 à 2007. La troisième année après le début du programme est le 2005 à 2008. La quatrième année après le début du programme est de 2006 à 2009. La cinquième année après le début du programme est de 2007 à 2010.
  • Sources :
    • Tableau 206-0094 Seuils du faible revenu (SFR), Statistique Canada
    • Tableau 326-0021 Indice des prix à la consommation (IPC), Statistique Canada
    • Analysis of Employment Benefits and Support Measures (EBSM) Profile Outcomes and Medium-Term Incremental Impacts from 2002 to 2011. Emploi et Développement social Canada.

La comparaison des résultats de la cohorte de 2010 à 2011 et du SFR révèle que la croissance des revenus des participants au DC et aux SSC a dépassé le niveau de faible revenu dans la première année suivant la participation. L'écart entre les revenus des participants aux SSC et le SFR a varié de 10,0 points de pourcentage dans les collectivités ayant une population d'au moins 500 000Note de bas de page 26, les revenus étant inférieurs de 8,9 % au SFR cinq ans avant la participation et supérieurs de 1,1 % au SFR trois ans après la participation au programme (3.3 annexe 2 et tableau 22). Les revenus des participants au DC dans les collectivités de la même taille ont varié de 27,4 points de pourcentage par rapport au SFR; ils étaient inférieurs de 7,7 % au SFR cinq ans avant la participation et étaient supérieurs de 19,7 % au SFR trois ans après la participation au programme. Étant donné que le SFR est fondé sur la consommation d'un panier de biens, il augmente en fonction de l'inflation. Une fois qu'il est indexé, les effets de l'inflation sont annulés. Ainsi, le SFR n'augmente pas au fil du temps puisque les biens dans le panier n'ont pas changé depuis 1992.

De plus, le DC est la seule intervention chez la cohorte de 2010 à 2011 à avoir dépassé le taux de croissance des MFR. Les MFR, qui ont une définition différente du faible revenu, ont un taux de croissance supérieur au SFR. En utilisant les MFR comme indicateur de faible revenu, la participation au DC est la seule intervention qui offre des revenus supérieurs au faible revenu après la participation au programme. L'écart entre les revenus et les MFR a varié de 12,5 points de pourcentage, puisqu'il était inférieur de 2,0 % aux MFR cinq ans avant la participation au programme et supérieur de 10,5 % aux MFR trois ans après la participation.

Graphique 54 - Taux de croissance du revenu indexé des prestataires actifs d'a.-e. ayant participé entre 2002 et 2005 aux programmes en vertu des EDMT, comparativement aux mesures de faible revenu (MFR) après impôt, 15 ans et plus, dollars constants de 2015, Canada
Graphique 54 - Taux de croissance du revenu indexé des prestataires actifs d'a.-e. ayant participé entre 2002 et 2005 aux programmes en vertu des EDMT, comparativement aux mesures de faible revenu (MFR), 15 ans et plus, dollars constants de 2015, Canada
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Périodes avant le programme Périodes pendant le programme Périodes suivants le programme (P-E seulement)
1997 à 2000 1998 à 2001 1999 à 2002 2000 à 2003 2001 à 2004 2002 à 2005 2003 à 2006 2004 à 2007 2005 à 2008 2006 à 2009 2007 à 2010 2008 à 2011
5e année avant le programme 4e année avant le programme 3e année avant le programme 2e année avant le programme 1re année avant le programme Année de début du programme 1 an après le début du programme (seul les SAE) 1re année après le programme 2e année après le programme 3e année après le programme 4e année après le programme 5e année après le programme
DC 100 106,4 113,4 125,6 131,1 74,0 86,5 127,6 147,7 158,5 163,9 165,0
SSC 100 104,2 108,3 115,5 119,7 88,5 109,1 119,4 126,5 134,3 134,4 133,4
PCE 100 107,0 112,1 124,0 125,3 71,4 102,9 142,1 156,5 166,6 170,8 172,0
SAE 100 106,3 112,7 122,0 127,9 83,1 94,9 110,7 118,8 124,2 123,9
MFR 100 103,0 106,0 108,0 109,4 110,3 111,7 113,8 116,6 119,8 122,2 123,6
  • Remarques :
    • Les mesures de faible revenu (MFR) après impôts représentent un pourcentage fixe (50%) du revenu médian ajusté du ménage, lorsque les besoins du ménage sont pris en compte.
    • Ajusté aux moyennes mobiles de trois ans, par exercice financier du 1er avril au 31 mars
    • Seuls les SAE n'ont pas une période de programme prolongée. L'année après le début du programme est de 2003 à 2006. La deuxième année après le début du programme est de 2004 à 2007. La troisième année après le début du programme est de 2005 à 2008. La quatrième année après le début du programme est de 2006 à 2009. La cinquième année après le début du programme est de 2007 à 2010.
  • Sources :
    • Tableau 206-0091 Mesures de faible revenu (MFR) selon la source de revenu et la taille du ménage en dollars constants de 2015, Statistique Canada
    • Analysis of Employment Benefits and Support Measures (EBSM) Profile, Outcomes and Medium-Term Incremental Impacts from 2002 to 2011, Employment and Social Development Canada.

Contrairement aux autres interventions, l'intervention de type SAE représente un investissement à faible coût qui aide les prestataires actifs à surmonter les difficultés liées à la perte d'un emploi. Cette intervention n'est pas conçue pour supporter les obstacles structurels à la perte d'emploi. Il met l'accent sur la réintégration des travailleurs sur le marché du travail le plus rapidement possible. Contrairement aux prestataires qui ont participé à d'autres programmes en plus des SAE, les prestataires ayant fait l'objet d'une intervention uniquement liée aux SAE entre 2010 et 2011 n'ont pas récupéré leurs revenus et étaient au même niveau que le SFR ou sous ce dernier après leur participation. Les interventions uniquement liées aux SAE ne constituent pas des investissements à moyen terme dans le capital humain et ne contribuent pas nécessairement à la croissance des revenus à long terme. La croissance des revenus des prestataires ayant participé à des interventions uniquement liées aux SAE était plus faible que la croissance des salaires médians au cours de l'année de la participation au programme, ainsi que pendant les deux années suivant la participation. De plus, les prestataires ayant participé à des interventions uniquement liées aux SAE et situés dans des collectivités dont la population était d'au moins 500 000 avaient des revenus équivalents au SFR ou en dessous de ce dernier tout au long des périodes avant et après la participation. Les revenus cinq ans avant la participation au programme étaient inférieurs de 2,5 % au SFR, alors qu'ils étaient supérieurs de 0,1 % au SFR trois ans après l'intervention. En vertu des MFR, les revenus trois ans avant la participation aux SAE étaient supérieurs de 3,5 % au faible revenu et ont baissé de 9,7 points de pourcentage, pour atteindre un niveau inférieur de 6,2 % aux MFR trois ans après la participation aux SAE. Dans le cadre des interventions uniquement liées aux SAE, le taux de croissance des revenus est inférieur au taux de croissance des indicateurs de faible revenu. Bien que les SAE aient été conçus pour offrir un soutien aux prestataires aptes à l'emploi, ces résultats plus modestes pourraient être le résultat d'une participation accrue de travailleurs non assurés ou en situation précaire qui n'étaient pas admissibles à des prestations d'emploi supplémentaires en vertu de la partie II. Une analyse détaillée de cette tendance se trouve dans la section 3.1.3 de ce chapitre.

Les prestataires actifs de l'a.-e. qui ont participé aux programmes liés aux PCE entre 2002 et 2005 ont enregistré la plus forte croissance des revenus par rapport aux deux indicateurs de faible revenu (graphiques 54 et 55). Dans les collectivités ayant une population d'au moins 500 000, les revenus étaient inférieurs de 22,6 % au SFR cinq ans avant l'intervention et étaient 33,1 % plus élevés que le SFR cinq ans après l'intervention, soit une hausse de 55,7 points de pourcentage. Cet effet a été accentué dans les collectivités plus petites : l'écart entre les revenus et le SFR dans les collectivités comptant entre 30 000 et 99 999 habitants a varié de 66,7 points de pourcentage, les salaires étant 7,3 % moins élevés que le SFR cinq ans avant l'intervention et 59,45 % plus haut que le SFR cinq ans après l'intervention. L'écart entre les revenus et les MFR a également connu une importante fluctuation, soit de 36,6 points de pourcentage, les revenus étant inférieurs de 6,7 % aux MFR cinq ans avant l'intervention et supérieurs de 29,9 % aux MFR cinq ans après l'intervention. De tous les programmes, les PCE semblent avoir le mieux réussi à améliorer le bien-être, lorsque comparés avec les salaires médians et les indicateurs de faible revenu.

Conclusions

Tout en reconnaissant qu'une analyse axée sur les résultats ne permet pas d'attribuer les résultats observés sans équivoque aux EDMT, il est néanmoins possible de conclure que les revenus des prestataires d'a.-e. en vertu des programmes financés par les EDMT aident à combler l'écart entre les salaires des participants et les salaires médians nationaux et à dépasser les SFR. Les programmes financés par les EDMT jouent fort probablement un rôle dans l'obtention de ces résultats. La formation suivie et l'expérience acquise dans le cadre de ces interventions, notamment le DC et les PCE, pourraient contribuer à la hausse des revenus au-delà des SFR et offrir les outils nécessaires pour réduire l'inégalité des revenus.

3.3 Annexe 1

Table A. Impacts différentiels chez les participants de la cohorte 2002 à 2005, clients actifs
Indicateurs Période du programme Période postérieure au programme Total – Période du programme et période postérieure au programme
Première année de participation au programme Année additionnelle 1re année 2e année 3e année 4e année 5e année Total – Période postérieure au programme
Développement des compétences (n=64 283 ou un échantillon aléatoire de 50 % des participants)
Revenus d'emploi ($) -4 747*** -4 211*** 204*** 2 052*** 3 077*** 3 761*** 4 059*** 13 156*** 4 197***
Incidence d'emploi
(points de pourcentage)
-3,4*** -4,7*** 2,4*** 3,7*** 4*** 4,2*** 4,4** s.o. s.o.
Prestations d'a. e. ($) 1 847*** 222*** -470*** -218*** -128*** -89*** -69*** -976*** 1 093***
Semaines d'a. e. (semaines) 6,3*** 0,7*** -1,7*** -0,8***   -0,4*** -0,3*** -3,7*** 3,3***
Prestations d'AS ($) 21** 44*** 36*** -8 -30*** -35*** -31*** -69 -3
Dépendance au soutien du revenu (points de pourcentage) 16,4** 7,4*** -2,2*** -1,5*** -1,3*** -1,2*** -1*** s.o. s.o.
Subventions salariales ciblées (n=18 767)
Revenus d'emploi ($) -1 404*** 752*** 661*** 971*** 1 747*** 1 815*** 1 930*** 7 125*** 6 473***
Incidence d'emploi
(points de pourcentage)
4,4*** 7,2*** 5,0*** 4,9*** 5,1*** 5,0*** 5,1*** s.o. s.o.
Prestations d'a. e. ($) 100*** -208*** -2 52 39 104*** 146*** 339*** 231
Semaines d'a. e. (semaines) 0,3*** 0 0,5*** 0,4*** 0,3*** 0,4*** 0,5*** 2,1*** 2,4***
Prestations d'AS ($) -24* -86*** -79*** -61*** -63*** -58*** -65*** -327*** -436***
Dépendance au soutien du revenu (points de pourcentage) -0,5* -2,7*** 0,7*** 0,7*** 0,1 0,4 0,5* s.o. s.o.
Partenariats pour la création d'emplois (n=5 055)
Revenus d'emploi ($) -4 760*** -1 548*** 1 899*** 2 825*** 3 450*** 3 969*** 4 409*** 16 552*** 10 244***
Incidence d'emploi
(points de pourcentage)
s.o. s.o. 5,5*** 5,6*** 6*** 5,8*** 6,3*** s.o. s.o.
Prestations d'a. e. ($) 2 563*** 286*** -549*** -220*** -55 -14 -55 -893*** 1 956***
Semaines d'a. e. (semaines) 6,1*** -0,3 -1,6*** -0,5*** -0,1 0,1 0 -2,1*** 3,6***
Prestations d'AS ($) -59*** 10 -36 -50* -68*** -58*** -47 -258*** -308***
Dépendance au soutien du revenu (points de pourcentage) 16,6*** 3,1*** -3,1*** -1,7*** -1,2*** -1,1*** -0,8 s.o. s.o.
Services d'aide à l'emploi (n=38 564 ou un échantillon aléatoire de 10 % des participants)
Revenus d'emploi ($) -2 913*** -1 097*** -279*** 347* 645*** 742*** 358 -2 555***
Incidence d'emploi
(points de pourcentage)
-0,5*** 0,6* 0,8*** 1,7*** 1,8*** 1,7*** s.o. s.o.
Prestations d'a. e. ($) 697*** -451*** -312*** -251*** -222*** -136*** -1 375*** -677***
Semaines d'a. e. (semaines) 2,1*** -1,5*** -0,9*** -0,8*** -0,7*** -0,4*** -4,3*** -2,2***
Prestations d'AS ($) 60*** 94*** 31*** 23* 29*** 36*** 213*** 273***
Dépendance au soutien du revenu (points de pourcentage) 5,6*** -1,2*** -0,9*** -0,9*** -0,6*** -0,4* s.o. s.o.
  • Seuil de signification *** 1 %; ** 5 %; * 10 %
Table B. Impacts différentiels chez les participants de la cohorte 2002 à 2005, anciens clients
Indicateurs Période du programme Période postérieure au programme Total – Période du programme et période postérieure au programme
Première année de participation au programme Année additionnelle 1re année 2e année 3e année 4e année 5e année Total – Période postérieure au programme
Développement des compétences (n=42 513 ou 100 % des participants)
Revenus d'emploi ($) -2 405*** -2 432*** 496*** 1 550*** 2 029*** 2 326*** 2 521*** 8 923*** 4 085***
Incidence d'emploi
(points de pourcentage)
-10*** -4*** 3*** 5*** 5*** 5*** 5*** s.o. s.o.
Prestations d'a. e. ($) 395*** -70*** -54*** 171*** 217*** 203*** 183*** 720*** 1 046***
Semaines d'a. e. (semaines) 1,4*** -0,5*** -0,4*** 0,5*** 0,6*** 0,5*** 0,4** 1,5*** 2,5***
Prestations d'AS ($) -236*** -334*** -195*** -209*** -237*** -241*** -247*** -1 131*** -1 702***
Dépendance au soutien du revenu (points de pourcentage) 8,3** -1,6*** -3,3*** -2,3*** -2,4*** -2,4*** -2,8*** s.o. s.o.
Subventions salariales ciblées (n= 24,523)
Revenus d'emploi ($) 3 237*** 3 564*** 2 134*** 1 850*** 2 017*** 2 173*** 2 180*** 10 353*** 17 155***
Incidence d'emploi
(points de pourcentage)
14*** 11,1*** 6,9*** 6,2*** 5,7*** 5,5*** 5,7*** s.o. s.o.
Prestations d'a. e. ($) 391*** 855*** 679*** 499*** 397*** 349*** 296*** 2 220*** 3 466***
Semaines d'a. e. (semaines) 1,2*** 3,4*** 2,4*** 1,6*** 1,2*** 1*** 0,7*** 7,1*** 11,8***
Prestations d'AS ($) -481*** -587*** -387*** -306*** -285*** -274*** -266*** -1 519*** -2 587***
Dépendance au soutien du revenu (points de pourcentage) -10,5*** -2,2*** -0,5*** -1,1*** -1,5*** -1,7*** -2,2*** s.o. s.o.
Partenariats pour la création d'emplois (n=5 013)
Revenus d'emploi ($) -2 242*** -631*** 869*** 821*** 1 151*** 942*** 1 008*** 4 790*** 1 917***
Incidence d'emploi
(points de pourcentage)
s.o. s.o. 4,9*** 4*** 4,8*** 4*** 3,8*** s.o. s.o.
Prestations d'a. e. ($) 183*** -240*** 44 284*** 144*** 276*** 258*** 1 006*** 949***
Semaines d'a. e. (semaines) 0,2 -1*** 0,16 1*** 0,5*** 0,9*** 0,8*** 3,3*** 2,6***
Prestations d'AS ($) -302*** -301*** -277*** -257*** -267*** -223*** -158*** -1 183*** -1 785***
Dépendance au soutien du revenu (points de pourcentage) 1,9*** -5,2*** -3,9*** -2*** -2,7*** -1,3*** -1,1*** s.o. s.o.
  • Seuil de signification *** 1 %; ** 5 %; * 10 %
Table C. Impacts différentiels liés au moment de la participation aux Services d'aide à l'emploi
Cohorte n= Pendant le programme Période postérieure au programme Total des impacts après le programme Total des impacts (pendant et après le programme)
1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans
Revenus d'emploi
1 à 4 sem. 39 354 -505 $*** 258 $*** 1 708 $*** 2 343 $*** 2 804 $*** 3 080 $*** 10 192 $*** 9 687 $***
5 à 8 sem. 31 168 -2 046 $*** -765 $*** 444 $*** 1 123 $*** 1 511 $*** 1 574 $*** 3 888 $*** 1 842 $***
9 à 12 sem. 48 648 -3 109 $*** -839 $*** 124 $ 783 $*** 1 179 $*** 1 296 $*** 2 543 $*** -566 $
2e trim. 38 513 -4 566 $*** -1 106 $*** -240 $** 327 $*** 603 $*** 775 $*** 358 $ -4 209 $***
3e trim. 38 495 -6 680 $*** -1 139 $*** -703 $*** -178 $ 151 $ 114 $ -1 754 $*** -8 433 $*** 
4e trim. 24 456 -6 814 $*** -545 $*** -696 $*** -253 $ -11 $ 287 $ -1 218 $ -8 032 $***
Incidence d'emploi
1 à 4 sem. 39 354 2,6pp*** 2,1pp*** 1,6pp*** 1,6pp*** 0,9pp*** 0,3pp s.o. s.o.
5 à 8 sem. 31 168 1,4pp*** 0,4pp* 0,3pp 0,2pp -0,3pp -0,8pp*** s.o. s.o.
9 à 12 sem. 48 648 0,2pp -0,6pp*** -0,6pp*** -0,4pp** -0,6pp*** -1,0pp*** s.o. s.o.
2e trim. 38 513 -1,2pp*** -0,5pp** -0,6pp** -0,4pp -0,5pp** -0,7pp*** s.o. s.o.
3e trim. 38 495 -4,1pp*** -0,5pp** -0,7pp*** -0,6pp** -0,7pp*** -1,0pp*** s.o. s.o.
4e trim. 24 456 -5,8pp*** -0,4pp -1,1pp -0,5pp -0,8pp -0,2pp s.o. s.o.
  • * Significatif à 10 %; ** significatif à 5 %; *** significatif à 1 %
  • n= se réfère au nombre de participants. Correspond à 100 % des participants. pp= points de pourcentage
  • Remarque : pour les estimations, nous avons sélectionné un échantillon aléatoire de 50 % parmi les groupes témoins de chaque cohorte, en raison de leur nombre élevé. Nous avons utilisé 100 % des participants.

3.4 Annexe 2

Tableau 22 - Salaires des prestataires actifs de l'assurance-emploi, dont la participation des EDMT a commencé au cours des périodes 2010 à 2011 en comparaison avec des indicateurs de faible revenu et le salaire médian d'âgées 15 ans et plus et dollars constant de 2015 Canada
Les résultats moyens Périodes avant le programme Périodes pendant le programme Périodes suivants le programme (prestations d'emploi seulement)
5e année avant le programme 4e année avant le programme 3e année avant le programme 2e année avant le programme 1re année avant le programme Année de début du programme 1 an après le début du programme (seul les SAE) 1re année après le programme 2e année après le programme 3e année après le programme
2005 à 2006 2006 à 2007 2007 à 2008 2008 à 2009 2009 à 2010 2010 à 2011 2011 à 2012 2012 à 2013 2013 à 2014 2014 à 2015
DC 18 811 $ 19 887 $ 21 285 $ 22 768 $ 21 807 $ 11 719 $ 15 916 $ 21 711 $ 23 919 $ 24 403 $
SSC 18 565 $ 19 435 $ 20 267 $ 21 105 $ 19 944 $ 14 399 $ 17 785 $ 19 581 $ 20 372 $ 20 618 $
SAE-seulement 19 877 $ 21 041 $ 22 263 $ 23 593 $ 23 164 $ 14 242 $ 17 687 $ 19 926 $ 20 397 $ -
Salaires médian annuels 38 801 $ 39 057 $ 39 545 $ 40 478 $ 41 025 $ 40 818 $ 40 748 $ 41 251 $ 41 412 $ 41 714 $
MFR 19 197 $ 19 615 $ 20 256 $ 20 804 $ 20 893 $ 20 955 $ 21 241 $ 21 631 $ 21 738 $ 22 083 $
LICO régions rurales 13 336 $ 13 335 $ 13 336 $ 13 336 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $
SFR population moins de 30,000 15 262 $ 15 262 $ 15 261 $ 15 261 $ 15 262 $ 15 262 $ 15 262 $ 15 262 $ 15 261 $ 15 262 $
SFR population 30,000 au 99,999 17 025 $ 17 024 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 024 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 024 $
SFR population 100,000 au 499,999 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 241 $ 17 241 $
SFR population 500 000 et plus 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 385 $ 20 385 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $
  • Remarques :
    • Les salaires médian EPA, SFR et MFR sont des moyennes mobiles sur cinq ans
    • Les seuils de faible revenu (SFR) sont des seuils de revenu desquels les familles dépensent 20 points de pourcentage de plus de leur revenue que la moyenne (43%) pour l'alimentation, le logement et l'habillement. Une-personne taille de famille, revenu après impôt.
    • La mesure de faible revenu (MFR) après impôts est un pourcentage fixe (50%) du revenu des ménages médian « ajusté  », ce dernier terme traduisant la prise en compte des besoins du ménage.
    • Seul les SAE n'ont pas une période de programme prolongé. L'année après le début du programme est de 2011 à 2012. La deuxième année après le début est de 2012 à 2013. La troisième année après le début est de 2014 à 2015.
  • Sources :
    • Socio-Demographic and Labour Market Characteristics of 2010-2011 (January 2010 to April 2011). LMDA Participants. Analyse interne effectuée par Emploi et Développement social Canada.
    • Tableau 326-0021 Indice des prix à la consommation (IPC), Statistique Canada
    • Tableau 282-0071 Enquête sur la population active (EPA), Statistique Canada
    • Tableau 206-0094 Seuils de faible revenu (SFR) avant et après impôt selon la taille de la communauté et de la famille en dollars courants, Statistique Canada
    • Tableau 206-0091 Mesures de faible revenu (MFR) selon la source de revenu et la taille du ménage en dollars constants de 2015, Statistique Canada
Tableau 23 - Salaires des prestataires actifs de l'assurance-emploi, dont la participation des EDMT a commencé au cours des périodes 2002 à 2005 en comparaison avec des indicateurs de faible revenu et la salaire médian d'âgées 15 ans et plus et dollars constant de 2015 Canada
Périodes avant le programme Périodes pendant le programme Période suivants le programme (prestations d'emploi seulement)
5e année avant le programme 4e année avant le programme 3e année avant le programme 2e année avant le programme 1re année avant le programme Année de début du programme 1 an après le début du programme (seul les SAE) 1re année après le programme 2e année après le programme 3e année après le programme 4e année après le programme 5e année après le programme
1997 à 2000 1998 à 2001 1999 à 2002 2000 à 2003 2001 à 2004 2002 à 2005 2003 à 2006 2004 à 2007 2005 à 2008 2006 à 2009 2007 à 2010 2008 à 2011
DC 18 399 $ 19 574 $ 20 861 $ 23 118 $ 24 128 $ 13 608 $ 15 912 $ 23 476 $ 27 171 $ 29 154 $ 30 163 $ 30 354 $
SSC 19 426 $ 20 238 $ 21 037 $ 22 428 $ 23 255 $ 17 183 $ 21 189 $ 23 191 $ 24 580 $ 26 098 $ 26 099 $ 25 923 $
PCE 15 774 $ 16 880 $ 17 679 $ 19 558 $ 19 765 $ 11 267 $ 16 224 $ 22 410 $ 24 689 $ 26 273 $ 26 948 $ 27 130 $
SAE-seulement 21 938 $ 23 330 $ 24 718 $ 26 773 $ 28 059 $ 18 221 $ 20 812 $ 24 282 $ 26 064 $ 27 250 $ 27 189 $ -
Salaires médian annuels 38 556 $ 38 821 $ 38 943 $ 38 934 $ 38 718 $ 38 513 $ 38 548 $ 38 852 $ 39 319 $ 39 852 $ 40 498 $ 40 924 $
MFR 16 904 $ 17 419 $ 17 912 $ 18 262 $ 18 492 $ 18 646 $ 18 878 $ 19 236 $ 19 717 $ 20 248 $ 20 664 $ 20 890 $
LICO régions rurales 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 335 $ 13 336 $ 13 336 $ 13 335 $ 13 335 $
SFR population moins de 30,000 15 262 $ 15 261 $ 15 261 $ 15 262 $ 15 261 $ 15 261 $ 15 261 $ 15 261 $ 15 261 $ 15 261 $ 15 261 $ 15 261 $
SFR population 30,000 au 99,999 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $ 17 025 $
SFR population 100,000 au 499,999 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $ 17 240 $
SFR population 500 000 et plus 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 385 $ 20 385 $ 20 385 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $ 20 386 $
  • Remarques :
    • Les salaires médian EPA, SFR et MFR sont des moyennes mobiles sur trois ans
    • Les seuils de faible revenu (SFR) sont des seuils de revenu desquels les familles dépensent 20 points de pourcentage de plus de leur revenue que la moyenne (43%) pour l'alimentation , le logement et l'habillement. Une-personne taille de famille, revenu après impôt.
    • La mesure de faible revenu (MFR) après impôts est un pourcentage fixe (50%) du revenu des ménages médian « ajusté  », ce dernier terme traduisant la prise en compte des besoins du ménage
    • Seul les SAE n'ont pas une période de programme prolongé. L'année après le début du programme n'est pas prise dans la période du programme.
  • Sources :
    • Analysis of Employment Benefits and Support Measures (EBSM) Profile Outcomes and Medium-Term Incremental Impacts from 2002 to 2011. Emploi et Développement social Canada
    • Tableau 326-0021 Indice des prix à la consommation (IPC), Statistique Canada
    • Tableau 282-0071 Enquête sur la population active (EPA), Statistique Canada
    • Tableau 206-0094 Seuils de faible revenu (SFR) avant et après impôt selon la taille de la communauté et de la famille en dollars courants, Statistique Canada
    • Tableau 206-0091 Mesures de faible revenu (MFR) selon la source de revenu et la taille du ménage en dollars constants de 2015, Statistique Canada

3.5 Sources

Chen, Wen-Hao, Division de la statistique du revenu (2008). Comparaison du faible revenu dans les régions du Canada : une approche de dominance stochastique, Statistique Canada.

Davidson, Russell, Sciences de l'Homme et de la Société (2010). Inference on Income Distributions [en anglais seulement].

Davidson, R. et Duclos, J.-Y. (2000), Statistical Inference for Stochastic Dominance and for the Measurement of Poverty and Inequality [en anglais seulement]. Econometrica, 68 : 1435–1464. DOI : 10.1111/1468-0262.00167

Gouvernement du Nouveau-Brunswick (2009). Comment calculer votre écart salarial.

Rapport technique de la Direction de l'évaluation, Emploi et Développement social Canada (2014). Analysis of Employment Benefits and Support Measures (EBSM) Profile, Outcomes and Medium-Term Incremental Impacts from 2002 to 2011 [en anglais seulement].

Rapport technique de la Direction de l'évaluation, Emploi et Développement social Canada (2015). Analysis of National Employment Benefits and Support Measures (EBSM) Profile, Outcomes and Incremental Impacts for 2007 à 2008 Participants [en anglais seulement].

Rapport technique de la Direction de l'évaluation, Emploi et Développement social Canada (2017). Évaluation des ententes sur le développement du marché du travail, rapport de synthèse (SP-1151-09-17).

Hatfield, Michael, Wendy Pyper et Burton Gustajtis, gouvernement du Canada (2010). Premier examen complet de la mesure du faible revenu fondée sur un panier de consommation, Ressources humaines et Développement des compétences Canada (No HS28-178/2010F-PDF au catalogue).

Division de la statistique du revenu, Statistique Canada (2015). Les lignes de faible revenu, 2013 à 2014 : mise à jour (No 75F0002M au catalogue – No 002), p. 6-8

Division de la statistique du revenu, Statistique Canada (2010). Révision de la mesure de faible revenu (MFR) de Statistique Canada (No 75F0002M au catalogue — No 004), p. 6.

Division de la statistique du revenu, Statistique Canada (2017). Tableau 4.1 Sommaire des lignes de faible revenu du Programme du Recensement de la population de 2016.

Murphy, Brian, Xuelin Zhang et Claude Dionne (2012). Le faible revenu au Canada : une perspective multi-lignes et multi-indices. Statistique Canada.

Statistique Canada (2017). Tableau CANSIM 206-0091, Mesures de faible revenu (MFR) selon la source de revenu et la taille du ménage en dollars courants et en dollars constants de 2015, annuel.

Statistique Canada (2017). Tableau CANSIM 206-0094, Seuils de faible revenu (SFR) avant et après impôt selon la taille de la communauté et de la famille en dollars courants, annuel.

Statistique Canada (2017). Tableau CANSIM 282-0071, Enquête sur la population active (EPA), estimations du salaire des employés selon le genre de travail, le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN), le sexe et le groupe d'âge, non désaisonnalisées, mensuel (dollars courants).

Statistique Canada (2017). Tableau CANSIM 326-0021, Indice des prix à la consommation (IPC). Provenance : http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a26?id=3260021&lang=fra&retrLang=fra

Statistique Canada (2016). Enquête canadienne sur le revenu : modification apportée à la base démographique de référence, 2006 à 2013 (No 75F0002M au catalogue – No 003).

Statistique Canada (2017). Le revenu des ménages au Canada : faits saillants du Recensement de 2016 (No 11-001-X au catalogue).

Statistics New Zealand (2014). Measuring the gender pay gap [en anglais seulement]. Provenance : www.stats.govt.nz

Victorian Women Lawyers (2016). Calculating the Gender Pay Gap [en anglais seulement].

Workplace Gender Equality Agency, gouvernement de l'Australie (2017). Australia's gender pay gap statistics [en anglais seulement].

4. Activités pancanadiennes et service national de placement

Cette section présente une analyse des activités pancanadiennes, qui sont soutenues et administrées par Emploi et Développement social Canada (EDSC) et financées en vertu de la partie II de l'assurance-emploi (a.-e.).

4.1 Contexte

Le gouvernement du Canada joue un rôle de leader dans la partie II de l'a.-e., en établissant des objectifs avec les provinces et les territoires, par l'entremise des EDMT qui veillent à la responsabilisation et à l'évaluation des programmes des EDMT, ainsi qu'à l'élaboration des politiques actives relatives au marché du travail. De plus, le gouvernement fédéral joue un rôle de premier plan au moment d'aborder les défis qui vont au-delà de ceux des marchés du travail locaux et régionaux, en réalisant des activités pancanadiennes.

Les activités pancanadiennes remplissent trois principaux objectifs :

  • promouvoir un marché du travail national efficace et intégré, ainsi qu'assurer et améliorer l'Union économique canadienne;
  • aider à affronter les défis nationaux courants du marché du travail et les priorités de portée internationale ou nationale qui dépassent les frontières provinciales; et
  • promouvoir l'égalité des chances pour tous les Canadiens en se préoccupant avant tout d'aider les groupes sous-représentés à réaliser leur plein potentiel sur le marché du travail canadien.

Le financement pancanadien cible trois volets d'investissement :

  1. Les programmes destinés aux Autochtones;
  2. L'investissement accru dans les compétences en milieu du travail et l'information sur le marché du travail (IMT); et
  3. Les ententes de soutien avec les provinces, les territoires et les organismes autochtones.

Les dépenses engagées au titre des programmes pancanadiens pendant l'EF1617 se sont élevées à 114 063 $, soit une hausse d'une année à l'autre de 1,4 %. La prestation de programmes pancanadiens par l'entremise de la Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones (SFCEA) est demeurée stable, totalisant 93 062 $. Bien que 14 982 $ aient été dépensés pour les partenariats du marché du travail (PMT), soit une baisse de 16,5 %, les dépenses en matière de recherche et d'innovation (R et I) ont passé de 1 440 $ à 6 019 $, soit une hausse de 318 %.

4.2 Programmes destinés aux autochtonesNote de bas de page 27

Le financement pancanadien est offert par l'entremise de la SFCEA. Son objectif est d'accroître la participation des Autochtones au marché du travail canadien, en faisant en sorte que les membres des Premières nations, les Inuits et les Métis aient les compétences et la formation nécessaires pour exercer un emploi durable et intéressant. Il soutient aussi le développement d'une main-d'œuvre autochtone qualifiée, qui est l'un des objectifs du Cadre fédéral pour le développement économique des Autochtones.

Les programmes pancanadiens dans les faits : Rupertsland Institute – Métis Centre of Excellence

Le programme Métis Training to Employment (MTE) est la branche de prestation de services la mieux connue du Rupertsland Institute. Ce programme offre des services d'emploi de haute qualité par l'intermédiaire d'un réseau provincial de 10 bureaux de services de formation à l'emploi destinés aux Métis et 2 unités de services d'emploi mobiles destinés aux Métis. Plusieurs types de formation y sont offerts, dont :

  • L'évaluation professionnelle et l'établissement de plans d'action pour aider les clients à atteindre leurs objectifs en matière d'emploi;
  • Le counseling d'emploi pour aider les clients à surmonter leurs difficultés individuelles sur le marché du travail;
  • Les services destinés aux personnes handicapées;
  • L'aide à l'accès aux études postsecondaires et à d'autres types de formation, ainsi que leur financement;
  • La transmission d'informations et l'accès à des projets de formation individualisés conçus pour les Métis de l'Alberta;
  • L'information sur les bourses;
  • L'aide à la rédaction de CV de haute qualité et à l'acquisition de techniques d'entrevue;
  • Les renvois vers des emplois et des employeurs;
  • La planification de carrière et la transmission d'informations sur l'éducation et d'autres informations sur le marché du travail; et
  • L'accès à des ordinateurs, des photocopieurs et d'autres ressources.
  • MTE maintient également des partenariats avec le Northern Alberta Institute of Technology afin d'aider les clients métis à entamer une carrière dans le domaine de la santé. Ces partenariats offrent des services de rattrapage scolaire pour permettre l'inscription à des programmes de la technologie de la santé; ils offrent également des occasions d'expérience de travail chez Capital Health.
  • Jusqu'à présent, MTE a un taux de réussite de plus de 77 %. En tout, 6 597 clients ont été servis, dont 4 317 ont obtenu un emploi et 794 sont retournés aux études.

La SFCEA a été mise en place en 2010 et est financée à 292 millions de dollars par année, dont 94,2 millions de dollars provenant des fonds de la partie II de l'a.-e. Le programme a été prolongé jusqu'au 31 mars 2018, alors que le gouvernement se prépare à renouveler et à bonifier ses programmes relatifs au marché du travail pour les Autochtones. La SFCEA appuie un réseau regroupant plus de 80 organisations autochtones prestataires de services (signataires d'une entente), et elle compte plus de 600 points de service partout au Canada. La SFCEA aide les Autochtones à se préparer au marché du travail, à trouver et à conserver des emplois dans des secteurs recherchés. Ce réseau d'organisations autochtones effectue la conception et la prestation de programmes relatifs au marché du travail, qui satisfont aux besoins identifiés dans leurs communautés, en grande partie en travaillant avec les employeurs et les Autochtones, afin de s'assurer que le développement des compétences (DC) et la formation professionnelle correspondent suffisamment à la demande locale de main-d'œuvre.

La SFCEA est offerte par des organismes de services autochtones. Elle met l'accent sur le DC axé sur la demande et l'établissement de partenariats avec : des organismes de prestations de services destinés aux Autochtones; les provinces et les territoires; et le secteur privé. La SFCEA met également l'accent sur l'accroissement de la responsabilisation et l'amélioration des résultats de ses activités connexes. Aussi, elle aide les jeunes Autochtones à passer aisément de l'école au travail, ou à effectuer un retour aux études.

La SFCEA soutient également les obligations relevant des traités modernes qui cadrent dans le mandat d'EDSC.

Une étudeNote de bas de page 28 évaluant les résultats sur le marché du travail des clients de la SFCEA (les cohortes de 2006 à 2012), avant et après leur participation à un programme, y compris les participants à des programmes financés par l'a.-e., suggère que les programmes de la SFCEA demeurent pertinents. Dans l'ensemble, les taux d'emploi et les revenus étaient plus élevés qu'avant la participation à un programme. Bien que les résultats de cette étude ne soient pas uniquement attribuables aux interventions offertes en vertu de la SFCEA, ces résultats positifs pourraient suggérer que, après la participation à un programme, une proportion plus importante de participants à la SFCEA avaient un emploi, et ceux qui avaient un emploi ont vu leurs revenus augmenter, soit en travaillant plus d'heures, soit en décrochant un emploi mieux rémunéré. De plus, les analyses des résultats ont révélé que la proportion de participants touchant des prestations d'a.-e. et le nombre moyen de semaines de prestations d'a.-e. ont également augmenté après la participation, ce qui suggère un lien plus solide à l'emploi à la suite de la participation à un programme.

Au cours de l'EF1617, la SFCEA a servi 51 818 clients, dont 17 563 clients de l'a.-e. Sur le nombre total de clients servis, 20 241 ont trouvé un emploi, dont 8 642 clients de l'a.-e. Un total de 10 286 clients servis sont retournés à l'école.

4.3 Investissement accru dans les compétences en milieu de travail et dans l'IMT

Ce volet d'investissement permet au gouvernement fédéral de veiller à ce que le marché du travail canadien fonctionne comme un système national intégré en :

  • éliminant les obstacles et les contraintes à la mobilité des travailleurs;
  • renforçant la capacité des partenaires en milieu de travail à accroître le perfectionnement des compétences, qui constitue un facteur déterminant afin d'accroître la productivité;
  • mettant à profit les investissements et la prise en charge des problèmes liés aux compétences, notamment pour remédier aux pénuries de compétences et de main-d'œuvre;
  • soutenant les efforts déployés pour que le système d'apprentissage au Canada puisse répondre aux besoins des employeurs en matière de compétences.

Programme d'appui aux initiatives sectorielles

Le Programme d'appui aux initiatives sectorielles (PAIS), lancé en avril 2013, vise à faire face aux pénuries de compétences actuelles et futures en appuyant l'élaboration et la diffusion d'IMT particulière à chaque secteur, en créant des normes professionnelles nationales (NPN) et en instaurant des systèmes de reconnaissance des compétences. Le PAIS est le principal instrument de programme axé sur la demande du Ministère pour produire des renseignements sectoriels sur le marché du travail complémentaires, pertinents et opportuns, afin d'aider les employeurs, les syndicats, les chercheurs d'emploi, les étudiants, les travailleurs et les établissements d'enseignement à réagir à la conjoncture du marché du travail et à être proactifs dans la prévention et l'atténuation des pénuries de compétences, afin que les Canadiens puissent pourvoir les emplois disponibles.

Produits du PAIS en 2015 à 2016

  • Le Conseil des ressources humaines de l'industrie minière (RHiM) a créé de nouveaux outils pour évaluer la diversité en milieu de travail et analyser les données sur la diversité portant sur trois principaux groupes : les femmes, les Autochtones et les immigrants. Des outils sur l'IMT destinés aux chercheurs d'emploi et des fiches de carrière ont été créés pour 55 professions.
  • Le Food Processing HR Council a créé une nouvelle série de NPN pour les métiers du secteur de la fabrication d'aliments et de boissons, allant des professionnels de la finance œuvrant dans ce secteur aux bouchers industriels. En tout, 56 NPN ont été créées afin de permettre la prise de décisions plus éclairées au sujet des options de carrières, des compétences requises et de l'avancement professionnel dans le secteur de la transformation alimentaire.
  • Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC) a mis sur pied six programmes de certification dans le cadre de son projet sur les NPN en fabrication. Le MEC s'est associé au Congrès du travail du Canada pour élaborer le programme CertWorx +, qui prévoit la certification de six postes de fabrication clés, notamment gestionnaire de la production; superviseur; chef d'équipe; opérateur de machines; assembleur; et manutentionnaire.
  • L'Association canadienne de la technologie de l'information (ACTI) a créé un nouveau système de reconnaissance avec l'aide du financement du PAIS, ce qui a permis d'accroître de 10 à 12 le nombre d'établissements reconnus par l'entremise de l'Université de Calgary et de l'Université Athabasca.

Le PAIS soutient un marché du travail efficace et inclusif, dans lequel l'offre et la demande sont équilibrées et les Canadiens ont accès aux renseignements, aux formations axées sur les compétences et aux occasions d'emploi. Plus précisément, l'IMT axée sur la demande permet aux Canadiens d'accéder aux occasions d'emploi en leur fournissant des renseignements propres aux industries, notamment les exigences professionnelles et en matière de compétences, ainsi que des possibilités d'emploi et de perfectionnement professionnel. Les renseignements sectoriels appuyés par le PAIS sont essentiels pour s'assurer que les travailleurs canadiens obtiennent des emplois de qualité, par l'entremise d'une meilleure harmonisation des études postsecondaires et des offres de formation avec les besoins des employeurs.

Certains projets du PAIS sont financés par l'entremise des mesures de soutien dans le cadre des PMT de la partie II de l'a.-e. Ils permettent aux bénéficiaires de la contribution de rendre compte de nombreuses données très recherchées sur l'offre et la demande sur le marché du travail, permettant aux secteurs industriels clés du Canada de répondre à leurs besoins en matière de développement de la main-d'œuvre.

Puisque les partenaires du PAIS sont des organismes représentatifs, notamment des organisations d'employeurs et d'employés, des établissements de formation et divers paliers de gouvernement, il y a des investissements (par exemple, contributions en nature et en espèces de la part des employeurs) et des appuis importants provenant des intervenants clés, afin de trouver des solutions pour l'ensemble de l'industrie visant à prévoir les pénuries et les disparités de compétences, et de permettre aux employeurs d'adopter de meilleures stratégies en matière de perfectionnement de la main-d'œuvre. À ce titre, l'IMT axée sur la demande sert d'outil de prévention contre le chômage et le sous-emploi, puisqu'elle communique les besoins réels en matière de main-d'œuvre aux employés d'aujourd'hui et de demain.

Ainsi, le PAIS est bien placé pour présenter un point de vue de l'employeur cohérent, complet et consensuel sur les enjeux liés au marché du travail et aux compétences, et constitue un élément essentiel du cadre pancanadien pour l'IMT.

Au cours de l'EF1617, le PAIS finançait 29 ententes pluriannuelles liées au développement et à la diffusion de l'IMT, aux NPN et aux programmes de reconnaissance professionnelle ou d'accréditation dans des secteurs à forte demande. Ces ententes étaient mises en œuvre avec divers intervenants représentant différents secteurs de l'industrie pour le développement des produits suivants :

IMT ou systèmes de prévisions (49 %), NPN (46 %) et certification et accréditation (5 % pour les deux). Par exemple, pendant l'EF1617, le PAIS finançait plusieurs projets intersectoriels ainsi que des projets pour les secteurs : de la construction, de l'environnement, du tourisme, de l'exploitation minière, du transport, de l'extraction de pétrole et de gaz, de la fabrication, de l'agriculture, de la foresterie, de l'aérospatiale, de la chaîne d'approvisionnement et de la technologie de l'information. La boîte de dialogue ci-dessus fournit un exemple de produits qui ont été développés et diffusés au moyen du financement du PAIS pendant l'EF1516.

Bien que les données d'enquête de l'EF1617 ne soient pas encore disponibles, 97 nouveaux rapports de recherche sur le marché du travail et 43 systèmes de prévisions ont été élaborés ou mis à jour, puis publiés par le biais d'ententes du PAIS dans des secteurs comme ceux de la construction, de l'environnement, de l'extraction de pétrole et de gaz ainsi que de l'exploitation minière. De plus, 134 NPN ont été créées ou mises à jour, et le PAIS a contribué à l'élaboration ou à la mise à jour de 12 programmes de certification et 1 programme d'accréditation qui ont été mis au point et offerts au cours de l'EF1516.

Selon les données d'enquête du programme, plus de 162 000 personnes ont utilisé ces produits du PAIS. Toutefois, certains des récipiendaires n'ont indiqué que les utilisateurs auxquels ils ont offert directement des produits d'IMT, et non les personnes à qui ils n'ont été que recommandés, ou encore les membres d'autres organisations ayant utilisé les produits. Par exemple, la Chambre de commerce du Canada, qui utilise les prévisions de l'IMT de ConstruForce Canada, ne représente qu'un seul utilisateur, et ce, même si plusieurs employeurs en ont tiré profit. De plus, de l'ensemble des bénéficiaires ayant élaboré des NPN pendant l'EF1516, seulement la moitié ont effectué un suivi du nombre d'utilisateurs et l'ont mentionné dans un rapport. C'est pourquoi, dans plusieurs cas, le nombre d'utilisateurs pourrait être sous-estimé.

En outre, les bénéficiaires du programme ont mobilisé 13,8 millions de dollars du secteur privé et d'autres intervenants pendant l'EF1516. Les objectifs ultimes de plusieurs des projets n'ont toujours pas été atteints, puisqu'il s'agit de projets pluriannuels.

Pour ce qui est des progrès réalisés dans le cadre des priorités présentées dans le Plan de dépenses de l'a.-e. pour l'EF1617, les mesures suivantes ont été déployées :

  • Le PAIS a poursuivi le développement d'une expertise sectorielle pour orienter les prochains investissements, tout en élaborant sa base de renseignements sur les secteurs stratégiques actuels et supplémentaires qui vivent un resserrement du marché du travail.
  • Le PAIS a continué de mobiliser les industries relativement aux lacunes émergentes au chapitre des compétences. Le réseautage et l'établissement de partenariats se sont poursuivis aux fins de partage de renseignements. Étant donné qu'un grand nombre des projets approuvés ont une durée de trois ans, le PAIS a offert des conseils liés à l'IMT et a surveillé les résultats tout au long de la mise en œuvre des projets.
  • Le PAIS a surveillé les dépenses des programmes, sollicité des propositions ciblées débutant durant l'EF1718 et préparé le lancement d'un appel de propositions.
  • Le PAIS a accordé plus d'attention à la diffusion des renseignements sectoriels sur le marché du travail afin d'améliorer le niveau de sensibilisation et d'utilisation chez les intervenants externes et internes et afin d'accroître l'application des renseignements sur le marché du travail ainsi que leur intégration dans les programmes et les activités. Alors que les accords de contribution ont pris fin et que les produits livrables sont devenus accessibles, le PAIS a collaboré avec les bénéficiaires afin de s'assurer que les résultats des projets étaient transmis aux employeurs et aux intervenants par l'entremise de la plateforme de Guichet-Emplois et d'autres médias appropriés.
  • Le PAIS a continué la collecte et la validation de données sur les extrants et les résultats disponibles de l'EF1516 et a appuyé la réalisation d'une évaluation du programme.

Initiative nationale sur les compétences essentielles

L'Initiative nationale sur les compétences essentielles (INCE) encourage les Canadiens à améliorer leurs compétences essentielles, pour mieux se préparer en vue d'obtenir un emploi et de le conserver, ainsi que de s'adapter au milieu de travail et de s'y épanouir. Ce mandat s'aligne à l'engagement du gouvernement du Canada visant l'apprentissage, le DC et l'emploi.

Pendant l'EF1415, le programme a été réorienté pour mettre l'accent sur l'intégration de l'alphabétisation et des compétences essentielles aux mesures de soutien à l'emploi et à la formation, afin d'élargir l'accès à des services d'emploi et à des formations de qualité pour le grand public. Par conséquent, le Bureau de l'alphabétisation et des compétences essentielles travaille en étroite collaboration avec d'autres ministères et organismes gouvernementaux, y compris les gouvernements provinciaux et territoriaux, et d'autres intervenants clés, comme les établissements postsecondaires, les employeurs et les syndicats.

La réorientation du programme a mené à un appel d'offres pour mettre à l'essai et évaluer des modèles de formation novateurs, qui aideront les Canadiens à perfectionner leur niveau d'alphabétisation et leurs compétences essentielles, en vue d'obtenir et de conserver un emploi, de s'adapter au marché du travail et de réussir sur le plan professionnel. L'appel a pris fin en février 2015 et a fait l'objet d'un examen par le Ministère jusqu'à l'EF1718. Par conséquent, aucun des projets dans le cadre de l'INCE n'a reçu de financement lors de l'EF1617.

Les projets se poursuivent au cours de l'EF1718 et ils recevront un financement dans le cadre de l'INCE pendant les trois prochains exercices financiers. Les projets mettront l'accent sur la reproduction, à grande échelle, d'approches éprouvées en matière de perfectionnement des compétences, et sur l'amélioration des mesures de soutien à l'emploi et à la formation adaptées aux besoins des chercheurs d'emploi, des travailleurs et des employeurs. Conformément aux priorités du gouvernement, un accent particulier sera placé sur les personnes ayant un faible niveau de compétences et devant surmonter plusieurs obstacles à l'emploi, comme les Autochtones, les jeunes et les femmes.

Le Programme du Sceau rouge (2016) en bref :

  • Plus de 28 000 mentions Sceau rouge ont été accordées aux finissants des programmes d'apprentissage et aux travailleurs expérimentés
  • Les cinq principaux métiers du Sceau rouge selon le nombre de mentions comprennent : électricien/électricienne (construction), mécanicien/mécanicienne de véhicules automobiles, soudeur/soudeuse, mécanicien/mécanicienne de camions et transport, et plombier/plombière
  • Au cours des 10 dernières années, le nombre de mentions Sceau rouge accordées s'est accru de 50 %.
  • Plus de 250 représentants de l'industrie ont participé à des ateliers organisés par EDSC afin d'élaborer des produits du Sceau rouge
  • Environ 500 représentants de l'industrie et fournisseurs de formations ont participé à des webinaires nationaux afin d'harmoniser la formation en apprentissage
  • En tout, 46 582 examens du Sceau rouge ont été passés
  • Un total de 512 535 personnes ont consulté le site Web du Programme du Sceau rouge
  • Source : Conseil canadien des directeurs de l'apprentissage, 2016. Les statistiques sont compilées par année civile.

De plus, EDSC améliore l'accès aux mesures de soutien visant les compétences essentielles pour ceux qui en ont le plus besoin par l'entremise de programmes comme la SFCEA, le Fonds pour les compétences et les partenariats, et la Stratégie emploi jeunesse. À ce jour, par exemple, 82 des 85 signataires d'ententes de la SFCEA offrent de la formation axée sur l'alphabétisation et les compétences essentielles aux clients. En outre, plus de 230 000 outils et ressources en matière de compétences essentielles ont été utilisés ou téléchargés, y compris par l'intermédiaire de partenaires comme Service Canada, le Sceau rouge et le Réseau Entreprises Canada.

Métiers spécialisés, apprentissage et Programme du Sceau rouge

L'apprentissage est un élément essentiel pour former des gens de métier hautement spécialisés, ce qui permettra au Canada de soutenir la concurrence. Le Programme des normes interprovinciales Sceau rouge établit des normes communes, en vue d'évaluer les compétences des gens de métier partout au Canada et favorise l'uniformisation à l'échelle du pays.

Le Programme est une mesure bien établie, qui permet de fixer des normes interprovinciales communes pour harmoniser la formation en apprentissage dans les provinces et les territoires, fournir au public des descriptions à jour des métiers au Canada et servir de base à l'évaluation. Dans le cadre de ce programme, les gens de métier chevronnés, de même que les apprentis ayant terminé leur formation, peuvent passer l'examen interprovincial du Sceau rouge. Ceux qui le réussissent obtiendront la mention Sceau rouge sur leur certificat de compétences provincial ou territorial, pour indiquer qu'ils ont rempli les exigences provinciales ou territoriales et ont démontré qu'ils possédaient les connaissances requises par la norme nationale dans ce métier. Dans la plupart des provinces et territoires, l'examen du Sceau rouge a été adopté en tant qu'examen final pour l'obtention de la reconnaissance professionnelle dans les métiers désignés Sceau rouge.

La mention Sceau rouge est la norme reconnue à l'échelle nationale pour les gens de métiers spécialisés au Canada. En 2016, 46 582 apprentis finissants et gens de métier chevronnés se sont présentés à l'examen du Sceau rouge à l'échelle du pays, et plus de 28 000 mentions Sceau rouge ont été accordées.

Le Programme du Sceau rouge est administré par le Conseil canadien des directeurs de l'apprentissage (CCDA), qui regroupe des autorités du domaine de l'apprentissage de chaque province et territoire, ainsi que des représentants d'EDSC. Outre le fait d'agir en tant que secrétariat national en fournissant du soutien administratif, opérationnel et stratégique, EDSC consacre une somme importante au Programme du Sceau rouge.

À l'heure actuelle, le Programme du Sceau rouge englobe 56 métiers spécialisés, qui regroupent 79 % des apprentis inscritsNote de bas de page 29. EDSC collabore étroitement avec des experts de l'industrie et les autorités en matière d'apprentissage, pour coordonner le développement de produits de haute qualité liés au Programme du Sceau rouge, dont des analyses professionnelles et des examens interprovinciaux. Ces produits font l'objet d'une mise à jour périodique, pour les ajuster à l'évolution des besoins du marché du travail. Puisque chaque province et territoire requiert des normes et des examens pour décerner une reconnaissance professionnelle aux milliers d'apprentis et personnes de métier chevronnés qui se qualifient chaque année, la collaboration pour l'élaboration des normes interprovinciales du Sceau rouge et des examens permet des économies d'échelle appréciables pour les gouvernements.

L'essence du Programme du Sceau rouge repose sur les normes interprovinciales de qualité pour l'industrie qui régissent la formation et l'évaluation des gens de métier. Grâce au soutien d'EDSC, le CCDA collabore à la création de ces normes avec l'industrie de partout au Canada. Le programme favorise aussi l'harmonisation des résultats de la formation en apprentissage au moyen de normes communes, que les provinces et territoires utilisent pour élaborer leur partie des programmes d'apprentissage qui est présentée en classe.

Le Programme du Sceau rouge est en constante évolution, afin de refléter les besoins du marché du travail canadien et les priorités changeantes du gouvernement du Canada. Au cours des dernières années, la norme professionnelle nationale et son processus d'élaboration ont été largement améliorés. Les normes sont actuellement élaborées en tant que normes professionnelles du Sceau rouge (NPSR), en s'appuyant sur plus de commentaires provenant des intervenants (dont les gens de métiers, les formateurs et les employeurs). Afin d'encourager une plus grande harmonisation au niveau des formations et de la reconnaissance professionnelle à l'échelle du pays, les NPSR tiennent compte : des attentes en matière de rendement de l'industrie; des preuves des compétences acquises; des objectifs et des résultats d'apprentissage; et des compétences essentielles. Les NPSR ont la capacité de générer plusieurs produits axés sur les besoins des utilisateurs, dont l'évaluation, la formation et les renseignements sur les carrières.

En raison de la mobilisation accrue des intervenants et du contenu amélioré, moins de métiers font l'objet d'une révision complète de leurs normes chaque année. Toutefois, il est également possible d'effectuer des révisions et d'apporter des corrections entre les cycles en fonction des commentaires. Lors de l'EF1617, six nouvelles normes professionnelles ont été publiées sur le site Web du Sceau rouge, ainsi que 51 produits axés sur les normes. Au cours de cette période, 78 examens du Sceau rouge ont été publiés pour 15 métiers.

Afin de réduire davantage les obstacles à la reconnaissance professionnelle dans les métiers spécialisés au Canada et d'accroître les possibilités pour les apprentis, le gouvernement du Canada continue de travailler étroitement avec les provinces, les territoires et les industries, par l'entremise du CCDA, pour faciliter l'harmonisation des exigences de formation des apprentis dans des métiers désignés Sceau rouge ciblés. L'harmonisation favorisera une plus grande mobilité des apprentis partout au pays, et aidera un plus grand nombre d'entre eux à terminer leur formation. En octobre 2016, le Forum des ministres du marché du travail (FMMT) a réaffirmé son engagement d'harmoniser 30 métiers du Sceau rouge d'ici 2020 dans la plupart des provinces et des territoires, ainsi que de déployer des efforts visant l'harmonisation de la formation pour les deux tiers des apprentis du Sceau rouge d'ici 2017 (hors QuébecNote de bas de page 30) Note de bas de page 31.Note de bas de page 32

Au mois de septembre 2016, la formation harmonisée avait été mise en œuvre pour 9 métiers désignés Sceau rouge (phase 1) dans la plupart des provinces et territoires. Pendant l'EF1617, le CCDA a mené des consultations auprès de l'industrie et a mis en œuvre la formation harmonisée pour 9 métiers de la phase 2, conformément à l'échéance de mise en œuvre de septembre 2017. Le CCDA a également réalisé des progrès relativement à l'harmonisation des phases 3, 4 et 5, et il est en voie d'atteindre l'objectif du FMMT en matière d'harmonisation de la formation en apprentissage dans la plupart des provinces et des territoires pour 30 métiers du Sceau rouge, ce qui représente 90 % des apprentis, d'ici 2020.

L'efficacité du processus d'obtention de consensus entre les intervenants de l'industrie, à l'échelle du pays, a été grandement améliorée par son harmonisation avec le processus d'élaboration des NPSR. Étant donné que le processus d'élaboration des normes réunit les mêmes intervenants clés qui participent au développement de la formation en apprentissage, ils sont en mesure de partager les meilleures pratiques et de fournir une justification pour la création du meilleur programme de formation possible pour les apprentis partout au Canada. Ce processus harmonisé assure également la durabilité de la formation harmonisée à long terme, tout en permettant de garder le contenu de la formation aussi à jour que la norme.

Avec le soutien d'EDSC, les représentants du CCDA rencontrent des groupes nationaux d'intervenants en apprentissage annuellement pour leur fournir des mises à jour et obtenir leurs commentaires sur les initiatives clés. Lors de la rencontre du CCDA de 2016, environ 30 intervenants nationaux ont confirmé leur appui aux travaux en cours sur les orientations stratégiques du CCDA, telles que les progrès continus relativement à l'harmonisation.

EDSC continue de travailler avec les provinces et les territoires pour accroître la participation des employeurs à l'apprentissage. En octobre 2016, le FMMT a convenu d'explorer des approches novatrices pour accroître la participation des employeurs, afin d'obtenir des possibilités d'emploi et des résultats améliorés pour l'apprentissage. Au cours de l'EF1617, EDSC a travaillé avec les provinces et les territoires intéressés pour cibler les meilleures pratiques et les secteurs d'investissement, afin d'éliminer les obstacles à la participation des employeurs à l'apprentissage.

Le site Web du Sceau rouge (sceau-rouge.ca) est le portail de communications pour le Programme du Sceau rouge. En 2016, le site Web a accueilli environ 512 000 visiteurs, pour un total de plus de 2,7 millions de visualisations. Le kiosque du Sceau rouge et le matériel promotionnel ont informé les Canadiens de la valeur du programme et de l'apprentissage lors de divers événements publics au Canada.

Souplesse et innovation dans la formation technique des apprentis

Le gouvernement du Canada a également investi pour étendre l'utilisation d'approches novatrices à la formation technique en apprentissage, par l'entremise du projet pilote Souplesse et innovation dans la formation technique des apprentis. Le projet pilote englobe dix établissements de formation de partout au Canada qui mettent à l'essai des approches de prestation différentes pour la formation technique en apprentissage comme l'apprentissage en ligne, l'apprentissage mixte, la simulation en classe et l'apprentissage technique en milieu de travail ou à l'extérieur de la salle de classe traditionnelle. L'objectif de recherche du projet pilote est de vérifier si ces méthodes différentes peuvent améliorer l'accès à la formation en apprentissage, augmenter le niveau de participation des employeurs à la formation en apprentissage, améliorer les taux d'achèvement des programmes d'apprentissage et augmenter le rendement global de la formation en apprentissage. Un rapport final comprenant les constatations et les recommandations du projet pilote, relativement aux approches de prestation différentes, sera partagé avec les intervenants et les décideurs en matière d'apprentissage. Le projet pilote devrait prendre fin pendant l'EF1819.

Projet de recherche : Système d'information sur les apprentis inscrits

Le Système d'information sur les apprentis inscrits (SIAI) est un sondage annuel mené par Statistique Canada et soutenu financièrement par EDSC. Le SIAI permet de recueillir des données des provinces et des territoires sur les personnes, qui suivent une formation ou qui obtiennent une reconnaissance professionnelle pour un métier pour lequel une formation en apprentissage est offerte par au moins une province ou un territoire. Selon Statistique CanadaNote de bas de page 33, il y avait 336 252 apprentis en formation en 2015. Parmi les 79 713 nouvelles inscriptions, 62 979 (79 %) visaient des métiers désignés Sceau rouge. Les principaux métiers du Sceau rouge suivants comportaient le plus grand nombre de nouvelles inscriptions : électricien/électricienne (construction) (9 855); charpentier/charpentière (7 167), mécanicien/mécanicienne de véhicules automobiles (4 563); plombier/plombière (3 693); et soudeur/soudeuse (3 384).

En novembre 2015, Statistique Canada et EDSC ont lancé un projet de deux ans visant à améliorer la qualité des données du SIAI, afin d'appuyer la mise sur pied d'une base de données nationale sur les apprentis comprenant des renseignements plus précis, comparables et représentatifs. Les représentants provinciaux et territoriaux ont grandement soutenu le processus. Les résultats et les recommandations orientant le plan d'action ont été achevés en mars 2017.

EDSC et Statistique Canada ont terminé avec succès le projet pilote de données longitudinales du SIAI en mars 2017. L'étude visait à étudier la possibilité d'étendre l'utilité des données du SIAI par un couplage avec d'autres sources de données (par exemple, données sur l'impôt). Le projet pilote, auquel ont participé l'Alberta, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse (ces deux dernières provinces étant ensemble), a été conçu afin de suivre les apprentis pendant qu'ils cheminent dans leur programme d'apprentissage, dans le but de produire des statistiques sur l'achèvement des programmes d'apprentissage, les revenus et la mobilité.

Financée par EDSC au moyen d'un investissement de 6,8 millions de dollars, l'Enquête nationale auprès des apprentis (ENA) de 2015 a été publiée en mars 2017. L'ENA a recueilli de l'information auprès de 28 469 apprentis et aidera à combler les lacunes dans les connaissances sur les expériences des apprentis après la dernière récession. L'enquête indiquera aussi comment plusieurs initiatives (par exemple, les subventions aux apprentis) peuvent avoir influencé l'inscription et les taux d'achèvement. L'ENA présente un portrait généralement positif de l'apprentissage. Par exemple, les apprentis, qui ont achevé leur programme, ont de meilleurs résultats, c'est-à-dire qu'ils sont plus susceptibles d'avoir un emploi, de conserver un emploi à durée indéterminée et d'avoir de meilleurs revenus. Environ 9 apprentis sur 10 voient l'apprentissage comme étant la meilleure façon d'apprendre un métier.

Environ 60 % des apprentis étaient au courant des subventions aux apprentis et plus de la moitié d'entre eux ont présenté une demande pour obtenir des prestations d'a.-e. pendant une formation technique.

Classification nationale des professions

La Classification nationale des professions (CNP) fournit une taxonomie normalisée pour les discussions portant sur le marché du travail, et un cadre national pour la collecte, l'analyse et la diffusion de données professionnelles pour l'IMT et l'administration des programmes liés à l'emploi. Elle décrit les titres des professions, les fonctions, les tâches, les exigences liées à l'emploi, les responsabilités et les qualifications.

La CNP est révisée tous les cinq ans, afin de refléter tout changement dans la dynamique professionnelle et les lieux de travail au pays. La version actuelle (CNP de 2016) a été publiée en octobre 2016 et remplace la version de 2011 publiée en janvier 2012. La recherche se poursuit dans le but de publier régulièrement des mises à jour dès la fin de l'année 2017. Des travaux sont également en cours relativement à la révision de la structure de la CNP de 2021. La CNP de 2016 compte plus de 30 000 titres de profession regroupés en 500 groupes de base, soit des groupes de professions présentant des exigences et des tâches relatives à l'emploi, et un niveau et un type de compétences semblables.

Les enquêtes, les recherches, les analyses et les rapports sur le marché du travail s'appuient généralement sur la CNP. Les programmes liés à l'emploi, comme l'a.-e. et le Programme des travailleurs étrangers temporaires, ainsi que les programmes visant l'intégration des travailleurs blessés et des personnes handicapées, sont axés sur la CNP pour analyser les conditions du marché du travail, afin d'établir des considérations stratégiques pour la conception de programmes et de politiques ainsi que la prestation de services.

La CNP permet aux chercheurs d'emploi de tisser des liens avec les employeurs cherchant des travailleurs. Elle accorde aussi la possibilité aux étudiants de prendre des décisions éclairées relativement à leur éducation et à leur carrière, et aux gouvernements et autres organismes de concevoir de même que d'offrir des programmes appuyant un marché du travail efficace.

Projets phares pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM)

Lancé en 2005, le Fonds d'habilitation (FH) pour les CLOSM représente les efforts soutenus déployés pour rendre possible le développement économique à l'échelle des communautés, et pour faire croître les avantages économiques de la dualité linguistique. Le FH est une part importante d'une vaste stratégie horizontale du gouvernement du Canada pour la dualité linguistique, comme il est indiqué dans le Plan d'action pour les langues officielles 2018 à 2023 : Investir dans notre avenirNote de bas de page 34

Les projets phares s'harmonisent avec la mission d'EDSC, qui « consiste à bâtir un Canada plus fort et plus concurrentiel, à aider les Canadiens et les Canadiennes à faire les bons choix afin que leur vie soit productive et gratifiante, et à améliorer leur qualité de vie.  » Ils permettent également à un certain nombre de ministères fédéraux, d'organismes et d'intervenants externes partenaires (par exemple, les employeurs et les établissements d'enseignement) à offrir une réponse coordonnée aux enjeux et aux débouchés, actuels et émergents, de développement économique pour les CLOSM.

Plus précisément, les projets phares :

  • se fondent sur un projet existant bien établi (par exemple, les meilleures pratiques) ou réduisent l'écart entre des projets existants;
  • ont une portée ou un impact national, régional ou multirégional;
  • appuient le développement ou le renforcement de la coopération et des partenariats entre les secteurs;
  • aident à trouver et à mettre à l'essai de meilleures façons d'aider les personnes à devenir ou à rester aptes à occuper ou à reprendre un emploi et à être des membres productifs du marché du travail;
  • ont d'importantes conséquences sur l'apprentissage pour de nombreux intervenants;
  • répondent à une priorité ou représentent une solution à un problème soulevé par une communauté qui n'est pas résolu par les programmes normaux; et
  • appuient le domaine thématique ou sectoriel prioritaire des CLOSM (par exemple, les études sectorielles).

Le gouvernement du Canada a accordé la priorité à plusieurs mécanismes pour corriger les déséquilibres entre l'offre et la demande de compétences, tout en réduisant le chômage, par le biais de moyens d'action nationaux soutenant la mobilité de la main-d'œuvre (par exemple, l'IMT). Toutefois, pour les CLOSM, la migration des personnes qualifiées hors de leurs collectivités peut avoir un impact négatif sur leur compétitivité globale et aggraver les défis lorsqu'il est temps d'attirer de nouveaux débouchés et de renforcer le dynamisme de la collectivité. Les projets phares contribuent à la réalisation des engagements pris par le gouvernement du Canada relativement à la dualité linguistique du pays, et ils aident le Ministère à créer des relations de collaboration enrichissantes, tout en poursuivant le dialogue et les activités de liaison active avec les nouveaux partenaires dans le cadre de la mise en œuvre des projets phares.

Les projets phares fournissent également à EDSC une réponse claire à l'étude de 2014 du Comité permanent des langues officielles sur la situation économique des CLOSM au Canada. L'étude a souligné l'importance de la planification et du leadership en matière du développement économique des CLOSM, et elle a recommandé qu'EDSC, en collaboration avec Innovation, Sciences et Développement économique (ISDE) Canada, travaille à mieux harmoniser leurs programmes. ISDE et les organismes de développement régional sont des partenaires clés des CLOSM dans le cadre du Réseau d'action économique (RAÉ).

Le RAÉ est la structure de gouvernance des projets phares. Le réseau constitue une plateforme intergouvernementale à intervenants multiples qui dirige la coordination, la conception, la surveillance et l'évaluation de projets. La prestation des projets phares a été entreprise partout au pays par des organismes de développement économique et des ressources humaines bien établis des CLOSM, dont le Réseau de développement économique et d'employabilité (RDÉE Canada), en collaboration avec 12 organismes provinciaux et territoriaux francophones hors Québec et la Corporation d'employabilité et de développement économique communautaire (CEDEC) pour la minorité anglophone du Québec.

Les investissements réalisés par EDSC, financés au moyen des mesures de soutien de R et I de la partie II de l'a.-e., aident à faire progresser des secteurs prioritaires, tels que déterminés dans le Plan canadien de développement économique pour les CLOSM 2015-2020 (PCDÉ). Ces secteurs prioritaires visent notamment la réalisation d'études sectorielles, le développement de synergies, la mise au point d'outils et de mesures de soutien pour les employeurs, et une approche collaborative dont le but est de surmonter les défis et les problèmes concrets dans les collectivités. Le financement a donné l'occasion au gouvernement, au secteur privé, aux CLOSM et aux autres intervenants de collaborer sur les priorités en matière de développement économique et d'emploi, qui représentent d'importants facteurs dans la vitalité des CLOSM.

Les projets phares étaient des initiatives communautaires qui s'appuyaient sur les meilleures pratiques existantes et visaient à tester des approches novatrices qui pourraient être adoptées par les CLOSM à l'échelle du pays (par exemple, du niveau local au niveau multirégional).

Au cours de l'EF1617, les projets phares ont mis l'accent sur :

  • améliorer l'IMT à l'échelle locale et approfondir la compréhension des marchés du travail et des besoins de main-d'œuvre du Canada;
  • aider les entreprises à trouver les compétences dont elles ont besoin pour répondre à une demande changeante;
  • soutenir l'intégration au marché du travail et améliorer la capacité d'adaptation de la main-d'œuvre; et
  • favoriser la participation, la collaboration et l'innovation.

En plus de répondre aux objectifs des CLOSM, les projets phares sont conçus en vue de :

  • tester des approches collaboratives novatrices; et
  • générer des leçons sur les résultats relatifs à l'adaptabilité de ces projets qui, une fois mises à l'essai, peuvent être intégrés aux activités offertes par le programme du FH.

Huit projets ont été soutenus par le biais de fonds pancanadiens pendant l'EF1617. Tous ont appuyé les priorités du gouvernement visant à accroître la participation et l'innovation en matière de développement des compétences et d'amélioration de la formation, et ils ont aidé à créer des occasions pour les Canadiens et à renforcer la vitalité des CLOSM.

Les points suivants fournissent des exemples de projets phares mis en œuvre au cours de l'EF1617 et de la manière dont ils correspondent aux priorités du gouvernement du Canada :

  • L'extension de l'initiative fructueuse Eco-Ouest, un projet du FH, pour englober les petites communautés de langue officielle de l'Ontario (population de moins de 20 000), afin de les aider à effectuer la transition vers des initiatives plus durables grâce au développement d'une main-d'œuvre qualifiée.
  • Le développement du Salon virtuel (en ligne) pour permettre aux entreprises des CLOSM d'accéder à des outils et à des renseignements sur le recrutement et l'intégration de travailleurs spécialisés à l'échelle locale, nationale et internationale.
  • La création d'un observatoire économique de la francophonie canadienne en collaboration avec l'Organisation internationale de la Francophonie.
  • Le développement d'un modèle permettant de cerner, d'élaborer et d'offrir des programmes de formation destinés aux travailleurs du secteur touristique et comportant des éléments d'alphabétisation et de développement des compétences essentielles.
  • La conception de curricula et de partenariats visant à former les travailleurs du secteur de l'apprentissage des jeunes enfants, notamment en leur offrant de la formation axée sur l'entrepreneuriat, l'alphabétisation et le développement des compétences essentielles.

Ces projets ont atteint les objectifs en matière d'établissement de nouveaux partenariats, de mise au profit des ressources, d'apport d'une expertise et de mise en œuvre d'initiatives pratiques dans les communautés. Les initiatives ont apporté un soutien aux chercheurs d'emploi, aux entreprises et aux collectivités des CLOSM. Les projets ont aidé à renforcer la capacité des CLOSM à augmenter le nombre de clients bénéficiaires et à accroître la visibilité des services. Ils ont également permis le partage des meilleures pratiques à l'échelle du pays, au profit des autres provinces et territoires. Étant donné les impacts positifs, la reproduction de plusieurs des projets à petite échelle qui avaient été mis à l'essai est en cours dans d'autres régions, de même que l'application des leçons apprises. Il y a une demande importante ainsi qu'un fort intérêt de la part des intervenants communautaires relativement à l'extension de cette initiative.

Recherche sur les entreprises sociales d'insertion par le travail (ESIT)

Le programme de recherche sur les ESIT comprend une étude longitudinale de cinq ans qui est composée de six projets principaux, qui ont été recommandés pour le financement et qui visent à mesurer l'impact des entreprises sociales sur les résultats sur le plan professionnel des populations vulnérables, y compris les personnes handicapées, les jeunes, les nouveaux arrivants, les sans-abri ou les personnes à risque de le devenir, et les Autochtones. Cet ensemble de projets aidera à déterminer :

  • l'efficacité des ESIT pour faire la promotion de l'intégration à la société et au marché du travail des personnes vulnérables;
  • les meilleurs modèles d'ESIT et types de programmes de formation; et
  • le rendement du capital investi par le gouvernement.

Parmi ces six projets de recherche ayant été recommandés pour le financement, il y en a un qui est fondé sur un concept presque expérimental et cinq qui sont basés sur des études de cas portant sur plusieurs sites. Ces projets se trouvent en Ontario (trois projets), au Québec (un projet) et en Colombie-Britannique (un projet). Ils sont axés sur différents groupes à risque, modèles d'ESIT pour l'intégration au marché du travail et programmes de formation. Certains de ces projets s'appuient sur d'anciennes recherches par étude de cas. Presque tous ces projets incluent une analyse coûts-bénéfices ou du rendement social de l'investissement des interventions au moyen des ESIT.

EDSC surveillera l'exécution et l'avancement des six projets de recherche qui ont été recommandés pour le financement par l'intermédiaire des mesures de soutien à la R et I de la partie II de l'a.-e.

Conditionnellement au maintien du financement, d'autres participants seront recrutés pour les projets de recherche sur les ESIT au cours de l'exercice suivant, et leur expérience sera surveillée pendant trois années complètes. Les rapports de recherche provisoires et le webinaire annuel seront requis pour tous les prochains exercices, et les versions définitives des rapports de recherche devront être soumises le 31 mars 2022.

Les résultats de cette série de projets seront intégrés dans une base de données cohérente sur les résultats des ESIT au Canada. Le programme de base de données travaillera en collaboration directe avec les six projets de recherche sur les ESIT pour recueillir des données sur les résultats professionnels immédiats et à long terme des participants, les résultats sociaux pertinents, la nature des interventions, et les caractéristiques des participants eux-mêmes ainsi que des entreprises sociales impliquées.

Pour compléter le programme de recherche longitudinale sur les ESIT proposé ici, EDSC entreprendra un programme de recherche interne axé sur l'analyse de sa base de données sur les subventions et contributions et ce, dans le but d'évaluer le nombre d'entreprises sociales qui obtiennent du financement dans le cadre des programmes du Ministère. EDSC étudiera aussi la possibilité d'utiliser ses données sur l'administration des programmes, afin d'évaluer l'efficacité relative à court terme des ESIT dans la promotion de l'intégration au marché du travail des personnes vulnérables, comparativement aux effets obtenus dans les autres types d'interventions.

Ce programme de recherche sur cinq ans fournit des données probantes précieuses pour soutenir la réalisation des objectifs du gouvernement du Canada et d'EDSC visant à créer une main-d'œuvre compétente, adaptable et inclusive, en plus d'un marché du travail efficace. Ces éléments de preuve guideront les décisions relatives au financement des politiques et des programmes pour les investissements du gouvernement fédéral dans ces secteurs. Ces objectifs sont partiellement facilités en mettant l'accent sur la collaboration avec le secteur sans but lucratif et les entreprises privées pour la mise en œuvre d'idées novatrices, de partenariats sociaux et d'approches fondées sur la finance sociale. Par conséquent, l'approche adoptée pour le programme de recherche lui-même est un exemple de ce type de collaboration.

Cette stratégie de recherche cadre parfaitement avec la Stratégie d'innovation sociale et de finance sociale du gouvernement. Elle s'inscrit également dans le cadre des initiatives de longue date réalisées par divers gouvernements en vue de soutenir les entreprises sociales comme un modèle d'entreprise primordial. Les entreprises sociales sont de bons exemples d'organismes communautaires qui créent des solutions novatrices pour les problèmes les plus épineux de notre société et qui adoptent de nouvelles sources de revenus et de financement, afin d'être plus viables et d'avoir un impact plus important. Ainsi, les entreprises sociales peuvent aider à stimuler une croissance économique inclusive, car elles « permettent de créer de l'emploi et de développer le capital humain des groupes sous-représentés sur le marché du travail  ».

Les ESIT pourraient avoir la capacité d'intégrer ou de réintégrer les populations vulnérables aux marchés du travail existants, ou de créer des emplois à long terme et, dans une plus large mesure, d'accroître l'employabilité des populations désavantagées. Cependant, le manque de données empiriques concernant les incidences directes sur le marché du travail et les autres résultats sociaux pertinents des entreprises sociales, pour différentes populations vulnérables du Canada, représente un obstacle à l'élaboration de politiques et de programmes fondés sur des faits visant à soutenir la croissance de la participation au marché du travail des individus, qui font face à des difficultés multiples et complexes.

Le programme de recherche sur les ESIT pourrait faire progresser la compréhension du gouvernement du Canada des approches novatrices visant à soutenir la formation, le DC, l'intégration au marché du travail et le maintien de l'emploi pour les personnes qui font face à de multiples obstacles complexes à l'intégration au marché du travail canadien. Les résultats guideront l'élaboration des politiques et des programmes en vue de soutenir les populations vulnérables, en développant des connaissances pour combler les importantes lacunes en matière d'information. Les résultats seront également utiles pour le processus de réflexion en matière de politiques et de programmes de la série d'initiatives et de programmes intégrés relatifs au marché du travail d'EDSC. Ils permettront aussi d'orienter les mesures de soutien globales pour les entreprises sociales du Ministère en vertu de la Stratégie d'innovation sociale et de finance sociale.

Les projets de recherche sur les ESIT ont présenté les réalisations suivantes lors de l'EF1617 :

  • la conduite de l'étude de faisabilité et la présentation des recommandations à la haute direction – mai 2016;
  • la mise en place du processus de réception pour obtenir des notes conceptuelles concernant les projets de recherche sur les ESIT – août à septembre 2016;
  • l'évaluation des notes conceptuelles qui ont été reçues – octobre 2016;
  • le lancement d'un appel de propositions ciblé – novembre 2016; et
  • l'évaluation des propositions de projet et la formulation de recommandations de financement pour six accords de contribution – janvier-février 2017.

La conceptualisation de la base de données sur les résultats des ESIT et sa mise en œuvre sont prévues pour la fin de l'EF1718 et pour l'EF1819, respectivement. Le budget théorique pour le programme de recherche complet de cinq ans est évalué à 2 200 000 $, selon les affectations annuelles versées par l'entremise du Plan de dépenses de l'a.-e. pour les projets pancanadiens.

Information sur le marché du travail (IMT)

EDSC met actuellement en œuvre un Plan de travail national pour les services d'IMT à l'appui du service national de placement pour assurer l'uniformité de la diffusion de l'IMT à l'échelle du pays. Il fournit ainsi aux particuliers et aux employeurs de l'information précise et fiable sur le marché du travail pour les aider à prendre des décisions éclairées à cet égard.

L'IMT aide les travailleurs à gérer leur carrière et à chercher des emplois, en leur offrant de l'information sur les professions et les compétences. Elle aide les employeurs à recruter, à former et à maintenir en poste des travailleurs. Elle les aide également à prendre des décisions d'affaires et d'investissement éclairées, en offrant des renseignements sur les salaires et sur l'offre et la demande de main-d'œuvre, ainsi qu'en influençant les programmes d'enseignement.

L'IMT renforce également l'union économique et sociale du Canada en aidant le marché du travail à fonctionner comme un système national intégré. De plus, elle contribue à :

  • harmoniser les investissements dans le capital humain aux besoins de l'économie;
  • faciliter la recherche d'emploi et améliorer l'appariement entre les postes et les individus;
  • aider les employeurs à trouver et à former le personnel dont ils ont besoin; et
  • améliorer l'efficacité des politiques publiques pour tous les ordres de gouvernement.

EDSC évalue les perspectives d'emploi et les salaires pour les professions détaillées au niveau des codes à 4 chiffres de la CNP (520 professions pour la CNP de 2006), à l'échelle des provinces et territoires ainsi que des régions économiques, lorsque les données le permettent. Le Ministère a publié les perspectives sur le site Web de Guichet-Emplois en mai 2015 et mis à jour les salaires en novembre 2015. La transition vers la CNP de 2011 a été planifiée, et les efforts de mise en œuvre ont commencé. Le système de demande de l'a.-e. est notamment passé à la CNP de 2011 en janvier 2016.

Des actualités hebdomadaires du marché du travail; des bulletins mensuels, trimestriels et annuels sur le marché du travail; et des analyses annuelles ou semestrielles de l'environnement sont affichés pour toutes les régions du pays sur le site Web de Guichet-Emplois. D'autres produits d'IMT, comme des perspectives sectorielles et des profils de segment de clientèle (versions de 2014) y sont disponibles pour certaines régions. De plus, des travaux ont été entrepris pour concevoir de nouveaux outils et des applications mobiles qui présenteront différemment l'IMT, notamment l'utilisation d'un outil interactif de cartographie. Ces mesures visent à veiller à ce que l'ensemble des Canadiens puissent aisément consulter de l'IMT de grande qualité pour toutes les régions au pays.

De plus, EDSC a poursuivi ses travaux avec les provinces et les territoires afin de mettre sur pied le Conseil de l'IMT. Ce conseil complétera les activités existantes d'IMT au pays en ciblant et mettant en œuvre des priorités pancanadiennes pour la collecte, l'analyse et la diffusion d'IMT.

Initiatives du service national de placement

Les fonds de fonctionnement du Ministère soutiennent aussi des services d'emploi offerts à l'échelle nationale, qui sont administrés par EDSC pour aider les Canadiens à trouver un emploi convenable et les employeurs à trouver des travailleurs qualifiés. Ces services en ligne bilingues et gratuits jumellent les chercheurs d'emploi aux employeurs, et ils aident les particuliers à établir et à mettre en application leur plan de retour au travail. Guichet-Emplois a été conçu afin d'améliorer la façon dont l'information sur les emplois et le marché du travail est diffusée, en réduisant les chevauchements, en améliorant la qualité de l'information et en rendant cette information plus accessible et plus conviviale.

En partenariat avec les provinces et les territoires, EDSC assure le maintien du site Web de Guichet-Emplois. Ce site propose un service de placement électronique pour jumeler les chercheurs d'emploi aux employeurs, dans le cadre du Service national de placement. Guichet-Emplois offre aux travailleurs une liste des possibilités d'emploi à l'échelle du pays pour les aider dans leur recherche. Les employeurs peuvent également avoir recours au site pour y afficher leurs postes vacants et trouver des candidats qualifiés.

En fournissant des renseignements sur les postes vacants à l'échelle locale, régionale et nationale, ainsi que des renseignements sur les exigences en matière d'éducation et de compétences pour les professions à forte demande, Guichet-Emplois soutient une main-d'œuvre canadienne plus informée, compétente, concurrentielle et mobile.

Au cours de l'EF1617, Guichet-Emplois a apporté nombre d'améliorations à ses services en ligne, y compris le lancement de sa nouvelle interface utilisateur et du nouvel outil Concepteur de CV. Des améliorations ont été apportées aux processus de validation des employeurs et des offres d'emploi afin de permettre à Guichet-Emplois de mieux répondre à ses normes de service. L'algorithme de Jumelage-emploi a été optimisé davantage afin de réaliser des jumelages plus pertinents, et de nouveaux outils ont été ajoutés pour aider les chercheurs d'emploi des groupes sous-représentés à trouver un emploi convenable. L'outil Alertes-Emplois a été amélioré pour permettre aux chercheurs d'emploi de personnaliser davantage leur recherche et pour assurer une meilleure intégration avec la fonctionnalité Recherche d'emploi. Enfin, Guichet-Emplois a développé un ensemble d'outils administratifs pour les partenaires provinciaux et territoriaux afin de leur permettre d'accéder aux rapports de données et aux manuels de formation, ainsi que de créer du contenu propre aux provinces et aux territoires qui est affiché selon le lieu où l'utilisateur se trouve.

En date du 31 mars 2017, environ 130 000 employeurs ont créé un compte à l'aide du nouveau module des employeurs, et plus de 201 000 offres d'emploi ont été jumelées à des chercheurs d'emploi par l'intermédiaire de Jumelage-emploi. Par ailleurs, les travailleurs peuvent s'abonner au service Alertes-Emplois afin de recevoir quotidiennement des avis par courriel lorsque de nouvelles offres d'emploi sont affichées. Plus de 690 000 abonnés ont reçu plus de 433 millions d'alertes au cours de l'exercice financier. Lors de l'EF1617, Guichet-Emplois a reçu plus de 65 millions de visites et a affiché plus de 1,2 million d'offres d'emploi publiées par plus de 209 000 employeurs, y compris celles ayant été affichées sur les sites d'emplois provinciaux, territoriaux et privés.

Guichet-Emplois offre également une gamme d'outils relatifs à l'IMT pour aider les utilisateurs à comprendre le marché du travail et à prendre des décisions éclairées relativement à leur éducation et leur carrière. L'outil leur permet de chercher de l'IMT, ce qui comprend des données sur les tendances, les salaires, les perspectives et les études, ainsi que sur les exigences en matière de compétences pour une profession donnée, à l'échelle locale, régionale et nationale.

Guichet-Emplois a fait l'objet de deux évaluations distinctes pendant l'EF1617. L'évaluation de l'information sur l'apprentissage et le marché du travail a déterminé que la consolidation de l'information sur l'emploi et le marché du travail sur Guichet-Emplois était bénéfique pour les Canadiens. De plus, les utilisateurs sont globalement satisfaits des services disponibles et de l'information affichée sur le site.

4.4 Systèmes de TI appuyant les ententes avec les provinces, les territoires et les autochtones

Les échanges électroniques sécuritaires de données sur le programme entre le Canada et les provinces et territoires sont essentiels à la prestation des programmes semblables aux prestations d'emploi et mesures de soutien (PEMS) offertes en vertu des EDMT. Ces échanges permettent de vérifier l'admissibilité à l'a.-e.; de comprendre les caractéristiques des prestataires d'a.-e.; de déterminer quels clients peuvent profiter des programmes semblables aux PEMS; de rédiger des rapports sur la prestation de services; et d'orienter les clients vers des programmes de prestations lorsqu'ils reçoivent des prestations. EDSC utilise les données fournies par les provinces et territoires pour surveiller, contrôler et évaluer les programmes. Les systèmes et les applications utilisés pour ces échanges de données requièrent des améliorations continues et un entretien constant, afin d'assurer des normes de prestation de services de haute qualité. Certains systèmes appuient également les programmes destinés aux communautés autochtones par l'entremise de la SFCEA et d'un échange fédéral et provincial de données connu sous le nom de « cession de prestations  », qui aide à coordonner les paiements d'aide sociale tandis que les demandes d'a.-e. sont jugées.

Durant l'EF1617, EDSC a continué la modernisation de plusieurs composants des systèmes et applications qui permettent le partage sécuritaire par voie électronique des données de programme. EDSC a également étendu à la province de l'Alberta l'utilisation de l'application de Repérage, référence et rétroaction, un outil qui favorise l'engagement proactif et qui complète les processus existants pour identifier et mobiliser les clients. Troisièmement, EDSC a continué d'améliorer les systèmes de traitement et de stockage des données pour la surveillance, l'évaluation et l'amélioration des programmes.

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