Types de mesures de soutien

Information pour les Types de mesures de soutien

Cette page contient des lignes directrices sur les approches de prestation de services selon le modèle Logement d'abord dans le contexte de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI) renouvelée. Elle comprend aussi de l'information sur les types de services de soutien requis quand on adopte une approche Logement d'abord et sur la manière d'organiser ces services. Pour voir comment ces approches ont été adaptées aux paramètres locaux et aux besoins définis par les clients, lisez les études de cas.

Le cadre présenté est de portée générale seulement et il sera actualisé régulièrement, au besoin. D'autres éléments d'information seront fournis aux collectivités à mesure qu'ils seront disponibles. En outre, l'approche Logement d'abord adoptée doit être déterminée en fonction d'une analyse communautaire des populations en situation d'itinérance chronique et épisodique.

Logement d'abord est une approche précise reposant sur des preuves. Elle consiste à procurer rapidement un logement stable et à long terme aux personnes sans abri, en particulier à ceux qui vivent une situation d'itinérance chronique et épisodique, afin de les sortir de la rue ou des refuges d'urgence, puis à leur offrir des services de soutien. Le logement stable procure une plateforme pour offrir des services et résoudre ainsi les difficultés fréquemment rencontrées chez les personnes sans abri chroniques et épisodiques. L'objectif consiste à favoriser la stabilité résidentielle et à améliorer la qualité de vie des personnes qui bénéficient du programme Logement d'abord et, dans la mesure du possible, à renforcer leur autonomie.

La prestation de ces services de soutien repose sur un certain nombre de critères de fidélité à l'approche Logement d'abord, le plus important étant le principe du choix du client. Les collectivités devraient respecter ces critères de fidélité, dans la mesure du possible, au moment d'organiser et d'offrir les services. Par exemple, elles devraient déployer tous les efforts nécessaires pour adapter les services offerts dans le cadre de Logement d'abord de manière à respecter les besoins définis par chaque client.

Conseils consultatifs communautaires et entités communautaires

Chaque collectivité devra adapter son approche Logement d'abord à la situation locale. Les collectivités devront déterminer quelle entité est plus apte à offrir le programme Logement d'abord de manière efficace. Pour obtenir plus d'information, consulter la section Planification selon l'approche Logement d'abord.

La SPLI et l'échelle de fidélité au modèle Logement d'abord

Une échelle de fidélité permet de renseigner les collectivités sur les attentes vis-à-vis d'une approche Logement d'abord. Elle indique les critères qui seront utilisés par les représentants de la SPLI pour déterminer dans quelle mesure l'approche adoptée par les collectivités respecte le modèle Logement d'abord. Pour obtenir plus d'information sur ces critères, consulter l'outil Échelle de fidélité au modèle Logement d'abord de la SPLI.

Trois types de services de soutien

L'approche Logement d'abord comprend trois types de services de soutien :

  • le logement avec services de soutien aide le client à trouver un logement, à emménager et à conserver son logement
  • les services de soutien cliniques consistent à offrir aux clients des soins de santé et des services sociaux, ou à leur en faciliter l'accès, pour les aider à conserver leur logement et favoriser leur bien être
  • les services de soutien complémentaires, par exemple l'aide à la recherche d'emploi, le bénévolat ou l'accès à de la formation, sont offerts au cas par cas pour aider les clients à améliorer leur qualité de vie, à s'intégrer dans la collectivité et, dans la mesure du possible, à devenir autonomes

Collaboration dans la prestation de services

On s'attend à ce que les fournisseurs de services de soutien collaborent entre eux, et on les encourage fortement à le faire. L'approche Logement d'abord exige une prestation de services intégrée afin de veiller à ce que les personnes en situation d'itinérance chronique et épisodique reçoivent les services de soutien dont elles ont besoin au bon moment et de la part du fournisseur approprié. Les fournisseurs de services de soutien au logement ainsi que de services de soutien cliniques et complémentaires travailleront ensemble afin de répondre à tous les besoins du client.

La collaboration est également nécessaire pour éviter le double emploi des services au sein de la collectivité et pour assurer la création d'un programme durable.

1. Logement avec services de soutien

Selon l'approche Logement d'abord, l'intervention initiale consiste à procurer un logement aux clients. Il est également nécessaire de leur offrir des services de soutien au logement pour les aider à conserver un logement stable. Les collectivités doivent donc être en mesure d'offrir un logement avec services de soutien.

Les collectivités peuvent faire appel aux fournisseurs de services de logement existants pour procurer aux clients un logement et des services de soutien au logement. De plus, elles peuvent créer d'autres équipes qui seront chargées des services de logement ou composées de travailleurs d'approche pour tirer parti des logements avec services de soutien ou mettre à disposition de tels logements. Ces équipes travailleraient avec les fournisseurs de services de soutien cliniques et de soutien complémentaires.

Les principales activités des fournisseurs de services de logement et de services de soutien au logement selon l'approche Logement d'abord sont les suivantes :

  • travailler avec les refuges et les personnes sans abri pour identifier et localiser les clients qui bénéficieront du programme Logement d'abord
  • assurer un logement aux clients en collaborant avec des agences immobilières locales publiques et privées, et des associations de propriétaires afin de trouver des appartements
  • déterminer les préférences et les besoins des clients en matière de logement et de type de services de soutien
  • établir et entretenir des relations avec des propriétaires
  • offrir de l'aide pour l'installation dans un appartement
  • gérer des subventions locatives à court terme ou ponctuelles dans le but d'aider les clients à passer à un système de soutien provincial ou municipal ou à d'autres solutions viables à long terme (p. ex. autonomie)
  • présenter, entre autres, des demandes de logement social, de logement sans but lucratif, de suppléments au loyer provinciaux ou négocier l'accès à ces mesures
  • assurer des services de médiation auprès des propriétaires
  • aider à gérer des budgets
  • offrir l'accès à des subventions pour couvrir les factures des services publics
  • aider à réparer et à nettoyer les logements pour assurer l'entretien général et réparer les dommages commis, au besoin
  • assurer d'autres services de soutien demandés par le client (p. ex. obtenir des conseils juridiques)

Toutes les activités mentionnées ci-dessus sont admissibles au financement accordé dans le cadre de la SPLI.

2. Services de soutien cliniques

Des services de soutien cliniques axés sur le rétablissement sont nécessaires pour la majorité des clients afin qu'ils puissent conserver un logement stable, améliorer leur qualité de vie et, dans la mesure du possible, renforcer leur autonomie. Les services de soutien cliniques établis en fonction des besoins définis par les clients sont offerts selon une approche de gestion des cas, qui consiste à procurer les services en santé mentale et en toxicomanie dont le client a besoin ou à mettre le client en lien avec de tels services.

L'approche de gestion des cas dans le domaine clinique comprend divers services de soutien : services d'intervention ou de renvoi, traitements existants dans les collectivités, services de santé offerts par les provinces, services intensifs de coordination avec des spécialistes dans plusieurs disciplines. Dans tous les cas, les types de services offerts selon une approche de gestion des cas sont fondés sur l'évaluation des besoins définis par les clients et sont assurés dans la collectivité. Cette approche garantit que les clients reçoivent le soutien nécessaire pour conserver leur logement. Les gestionnaires de cas peuvent également coordonner les activités avec l'équipe chargée des services de logement et les fournisseurs de services complémentaires nécessaires.

Seulement certaines activités précises liées aux services de soutien cliniques sont admissibles au financement accordé dans le cadre de la SPLI. Pour obtenir plus d'information, consultez la section qui porte sur la gestion des cas graves et le suivi intensif dans le milieu.

Liens avec les services existants

La prestation directe de services de soutien cliniques (par des psychiatres, des médecins, des conseillers en toxicomanie) n'est pas admissible au financement au titre de la SPLI. Dans la perspective de la SPLI, la prestation directe de services de soutien cliniques crée des dépendances pour le client, ce qui risque de ne pas être viable à long terme. C'est pourquoi on encourage fortement les collectivités à mettre les clients en contact avec les services cliniques existants. Les collectivités peuvent, par exemple, favoriser l'accès à des équipes cliniques existantes ou diriger le client vers des services à la population. Un coordonnateur, un gestionnaire de cas ou un pair intervenant peut être engagé à cette fin.

Il convient de noter que les provinces et les territoires possèdent des services de santé et des services sociaux locaux bien établis susceptibles de disposer des compétences requises pour offrir des services cliniques. On s'attend à ce que les fournisseurs de services dans le cadre de l'approche Logement d'abord coordonnent les services de soutien offerts au client tout en évitant le double emploi.

Les services de soutien cliniques indirects peuvent être financés au titre de la SPLI, notamment lorsque le clinicien soutient explicitement le travail d'une équipe de services de soutien au logement. Dans ce rôle, le clinicien n'est pas chargé de s'occuper des clients, mais aide l'équipe chargée du logement et l'équipe d'approche dans leurs tâches. Par exemple, une infirmière psychiatrique privée peut être engagée comme membre dans une équipe d'intervention pour effectuer des évaluations initiales dans la rue et aider à diriger le client vers les services de logement et de soutien dont il a besoin. Lorsque le besoin d'une telle expertise se fait sentir, les collectivités pourraient travailler avec les autorités de santé locales afin d'offrir de tels services en contrepartie d'une contribution en nature.

3. Services de soutien complémentaires

L'accès à des services de soutien autres que des services de logement et des services cliniques est souvent une priorité dans l'approche Logement d'abord. Bien que ces services ne soient pas l'objectif premier d'une approche ou d'une intervention Logement d'abord, ils peuvent aider à renforcer les objectifs à long terme d'intégration dans la collectivité et d'autonomie.

Ces services de soutien consistent à offrir l'accès aux programmes suivants :

  • programmes de soutien du revenu pour les personnes qui y ont droit
  • programmes d'acquisition d'aptitudes à la vie quotidienne (établissement d'un budget, préparation des repas)
  • programmes de soutien à l'emploi et d'intégration sur le marché du travail
  • programmes d'appui aux occasions d'apprentissage (tuteurs)
  • programmes de soutien pour réduire l'isolement (travail bénévole)

Un facteur d'amélioration de la stabilité résidentielle à long terme et de l'autonomie des clients consiste à leur offrir des services de soutien qui les aident à intégrer la collectivité. Par exemple, les programmes de soutien à l'emploi peuvent aider les clients à intégrer le marché du travail, dans la mesure du possible. Les programmes d'aide à l'éducation et les services de soutien qui favorisent le bénévolat dans la collectivité aident les clients à acquérir des capacités qui leur permettent d'intégrer le marché du travail ou la collectivité dans son ensemble.

À noter que l'offre directe de programmes d'acquisition d'aptitudes à la vie quotidienne ou de préparation au marché du travail n'est pas admissible au financement accordé dans le cadre de la SPLI.

Partenariats avec des programmes provinciaux et territoriaux

Les fournisseurs de services doivent offrir l'accès aux programmes provinciaux ou territoriaux existants, dans la mesure du possible, et éviter de créer de nouveaux services lorsque des services existent déjà. L'accès aux services existants peut être offert par les équipes chargées des services de soutien au logement et des services de soutien complémentaires ou les équipes chargées des services de soutien cliniques en place. Parmi les programmes existants, citons les programmes qui éliminent les obstacles à l'emploi et les programmes d'amélioration des compétences qui favorisent la préparation au marché du travail pour les clients de l'approche Logement d'abord aptes à intégrer la population active. Des programmes qui encouragent une participation accrue à la vie communautaire sont également offerts dans de nombreuses collectivités.

Définitions

Sans-abri chronique

On désigne par sans-abri chronique les personnes qui, souvent atteintes d'affections incapacitantes (p. ex. des maladies physiques ou mentales chroniques, des problèmes de toxicomanie), sont actuellement sans abri et l'ont été pendant six mois ou plus au cours de la dernière année (c.-à-d. qui ont passé plus de 180 nuits dans un refuge ou dans un endroit impropre à l'habitation). **Dans la mesure du possible, les collectivités devraient accorder la priorité aux personnes qui sont en situation d'itinérance chronique depuis longtemps.

Sans-abri épisodique

On désigne par sans-abri épisodique les personnes qui, souvent atteintes d'affections incapacitantes, sont actuellement sans abri et ont vécu au moins trois épisodes d'itinérance au cours de la dernière année (il convient de noter que les épisodes sont des périodes pendant lesquelles une personne vit dans un refuge ou un endroit impropre à l'habitation pendant un certain temps, puis retourne dans le refuge ou un autre endroit après au moins 30 jours).

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