Guide d'interprétation des profils des compétences essentielles

Produit par

L'unité de recherche sur les compétences essentielles

Division de l'information sur les compétences et le marché du travail

Direction générale des compétences et de l'emploi

Emploi et Développement social Canada

Place du Portage, Phase IV, 4e étage

140 Promenade du Portage

Gatineau, Québec

K1A 0J9

Introduction

1. Les compétences essentielles

Les compétences essentielles sont les compétences qu'utilise une personne pour s'acquitter d'une grande variété de tâches quotidiennes et professionnelles.

Il ne s'agit pas de compétences techniques requises dans le cadre d'un poste en particulier, mais plutôt des compétences qui s'appliquent à tous les postes. Par exemple, bon nombre d'emplois exigent des compétences en rédaction, bien que le niveau de complexité et la fréquence de l'exercice varient en fonction du poste. En effet, alors que certains travailleurs remplissent quotidiennement des formulaires simples, d'autres doivent rédiger des rapports tous les jours ou tous les mois.

Les compétences essentielles permettent à une personne de mener à bien son travail. Par exemple, un réparateur peut être tenu de lire et comprendre les instructions écrites avant d'effectuer les réparations.

Les compétences essentielles sont des compétences habilitantes qui :

1. aident une personne à accomplir ses tâches professionnelles et d'autres activités quotidiennes;

2. procurent à une personne une base pour acquérir d'autres connaissances;

3. renforcent la capacité d'une personne à s'adapter au changement.

Les descriptions des compétences essentielles qui figurent dans cette banque de données embrassent une gamme complète d'utilisation des compétences, allant du premier niveau au niveau plus complexe.

Les compétences essentielles comprennent :

Les personnes qui possèdent les compétences essentielles au niveau exigé par l'emploi visé améliorent leur employabilité. Toutefois, il convient de souligner que d'autres facteurs y contribuent également. Par exemple, le document Profil des compétences relatives à l'employabilité publié par le Conference Board du Canada mentionne, en autres, l'honnêteté, la persévérance et l'attitude positive face au changement. D'autre part, les métiers spécialisés exigent, bien entendu, diverses autres compétences techniques.

2. Les profils des compétences essentielles

Les profils des compétences essentielles décrivent la fréquence et le niveau de complexité de l'utilisation de ces compétences par divers groupes professionnels, notamment :

  1. des profils des compétences essentielles reliés à environ 150 groupes professionnels de niveaux de compétences C et D de la Classification nationale des professions (CNP). Ces profils s'appliquent à toutes les professions qui exigent un diplôme d'études secondaires ou moins comme critère d'employabilité. La plupart de ces profils sont établis à la suite d'entrevues ouvertes effectuées auprès de 3 000 travailleurs dans l'ensemble du Canada. D'autres proviennent des Normes nationales de professions élaborées par le secteur privé avec la collaboration de Ressources humaines et Développement des compétences Canada;
  2. des profils des compétences essentielles qui s'appliquent à des professions exigeant au moins un diplôme d'études secondaires. Ils proviennent des Normes professionnelles nationales élaborées par le secteur privé ou des Analyses nationales de professions effectuées dans le cadre du programme du Sceau rouge pour les métiers d'apprentissage. Par ailleurs, d'autres profils viendront s'ajouter à ce répertoire à mesure qu'ils seront disponibles.

Un profil des compétences essentielles décrit la façon dont les titulaires de poste d'un groupe professionnel utilisent en fait chaque compétence fondamentale. Ainsi, pour chaque compétence fondamentale, un profil contient généralement :

  • un niveau de complexité qui indique le degré de difficulté des tâches liées à cette compétence;
  • des exemples qui illustrent comment cette compétence est en fait utilisée;
  • une description normalisée sur l'utilisation de cette compétence, description qui permet au lecteur d'établir des comparaisons entre les professions ou de regrouper l'information sur les professions.

3. Comment utiliser les profils des compétences essentielles

Ces profils peuvent servir à un grand nombre de personnes, notamment :

  • aux concepteurs de cours et aux concepteurs de programmes d'études qui élaborent des programmes éducatifs et des activités à différents niveaux scolaires;
  • aux formateurs et aux enseignants qui travaillent avec les jeunes et les adultes;
  • aux conseillers en orientation et aux conseillers en carrières qui donnent des conseils sur les choix de carrière et les cours à suivre;
  • aux employeurs qui ont à choisir ou élaborer des cours de formation à l'intention de leurs employés;
  • aux parents, aux mentors et aux conseillers qui aident les étudiants à planifier leur avenir;
  • aux apprenants qui désirent acquérir une meilleure connaissance des exigences professionnelles;
  • aux chercheurs qui s'intéressent aux professions et au milieu de travail, et qui étudient l'emploi au Canada.

Les profils des compétences essentielles peuvent éventuellement servir à de nombreuses fins, notamment :

  • élaborer des programmes de formation sur les compétences essentielles;
  • établir des tâches qui pourraient faire partie des activités à faire en classe à différents niveaux scolaires;
  • créer des outils éducatifs pour améliorer le développement des compétences essentielles;
  • fournir un cadre pour évaluer les besoins en compétences essentielles dans des milieux de travail particuliers;
  • identifier, dans le cadre d'un programme d'alternance travail-études, un poste satisfaisant à l'intention d'un étudiant.

4. Comprendre les profils des compétences essentielles

Les profils des compétences essentielles sont tous présentés sous un même format pour faciliter le repérage d'information. Ainsi, chaque profil comporte des données présentées de façon cohérente ainsi que des en-têtes et un ordre de présentation des compétences essentielles identiques.

Chaque profil de compétences essentielles comprend, dans le même ordre, les sections suivantes :

Titre

Introduction

A. Lecture des textes

B. Utilisation des documents

C. Rédaction

D. Calcul

E. Communication verbale

F. Capacité de raisonnement

  1. Résolution de problèmes
  2. Prise de décisions
  3. Pensée critique
  4. Planification et organisation du travail
  5. Utilisation particulière de la mémoire
  6. Recherche de renseignements

G. Travail d'équipe

H. Informatique

I. Formation continue

J. Autres renseignements

Chaque profil utilise également des termes normalisés pour décrire les compétences essentielles et des concepts normalisés pour mesurer leur utilisation.

4.1 Titre

Objectif du titre : Le titre sert à indiquer le groupe professionnel qui fait l'objet du profil.

Types de titres :

  • a) pour ce qui est des profils établis à la suite d'entrevues avec les titulaires de poste, chaque titre correspond à un groupe professionnel dans la Classification nationale des professions (CNP), soit un groupe de base ou un sous-groupe, suivi du numéro de la CNP correspondant;
  • b) pour ce qui est des profils faisant partie d'une norme professionnelle, le titre correspond au titre d'une norme professionnelle. Le numéro de la CNP fait référence au groupe de la Classification nationale des professions auquel la norme se rapporte.

4.2 Introduction

Objectif de l'introduction : L'introduction vise à donner au lecteur un bref aperçu du groupe professionnel et de ses compétences essentielles les plus importantes.

Description du groupe professionnel : L'introduction débute par une description du groupe professionnel abordé dans le profil, description qui est tirée de l'énoncé principal du groupe ou des groupes de la CNP auxquels se rapporte le profil.

Liste des compétences essentielles les plus importantes : Chaque profil présente des renseignements sur toutes les compétences essentielles du groupe professionnel et indique la manière dont elles sont utilisées par ce dernier. Cependant, ces compétences ne revêtent pas une importance égale pour toutes les professions au sein d'un groupe. Par conséquent, chaque introduction comporte un énoncé déterminant les compétences essentielles les plus importantes pour ce groupe professionnel. Le but de cette section vise à renseigner immédiatement le lecteur sur les compétences essentielles considérées les plus importantes, c'est-à-dire, les plus caractéristiques du profil.

Ainsi, pour le lecteur dont le travail consiste à évaluer les besoins et les priorités en formation professionnelle ou à déterminer les professions présentant des compétences communes, une connaissance des compétences essentielles les plus importantes d'un groupe professionnel l'aidera à mieux comprendre la pondération relative accordée aux compétences requises pour les différentes professions au sein du groupe.

4.3 Sections des compétences essentielles

4.3.1 Évaluation de la complexité

Définition de « l'évaluation de la complexité » : Plusieurs compétences essentielles comportent deux évaluations de complexité : a) un niveau de complexité pour les tâches typiques; b) un niveau de complexité pour les tâches plus complexes.

  1. Typique – Une tâche dite « typique » survient plus ou moins fréquemment, nonobstant, le titulaire du poste est tenu de l'effectuer.
  2. Plus complexe – La tâche dite « plus complexe » a été établie à la suite d'entrevues auprès des titulaires de poste qui l'ont définie en fonction des facteurs tels que la difficulté, la fréquence et la connaissance de la tâche à accomplir.

Il se peut qu'une tâche soit à la fois typique et plus complexe, c'est-à-dire qu'elle fasse partie des activités normales d'un poste tout en étant considérée complexe de par sa nature.

L'évaluation de la complexité des tâches « typiques » et « plus complexes » est habituellement présentée par niveau.

Explication supplémentaire concernant les tâches « plus complexes » : Il est important de noter que tous les postes d'un groupe professionnel ne comportent pas le même degré de complexité. Ainsi, le degré de complexité établi pour les tâches les plus complexes comprend toutes les tâches considérées par les titulaires de poste interrogés comme étant « plus complexes ». Ce ne sont pas tous les postes au sein d'un groupe professionnel qui comprennent des tâches à un degré de complexité très élevé.

Le niveau de complexité accordé aux tâches les plus complexes représente plutôt une fourchette, étant donné que tous les postes au sein d'un groupe professionnel n'exigent pas le même niveau de complexité. Par exemple, le profil peut indiquer « les tâches les plus complexes sont aux niveaux de complexité 2 à 4 », ce qui signifie que tous les postes de ce groupe professionnel comportent des tâches au niveau de complexité 2 et que certains autres postes, sans nécessairement être tous les postes, comportent des tâches au niveau de complexité 4. Ces deux éléments d'information sont utiles. Les formateurs pourraient très bien établir un niveau de complexité 4 pour la formation, mais des personnes possédant les compétences au niveau de complexité 2 pourraient combler certains postes au sein de ce groupe professionnel.

4.3.2 Exemples

Définition d'un « exemple » : Lorsqu'une tâche est donnée à titre d'exemple, il s'agit d'une tâche généralement accomplie par la plupart des titulaires de poste au sein d'un groupe professionnel. Chaque compétence fondamentale comporte une liste d'exemples qui sert à illustrer l'utilisation de cette compétence. Bien que cette liste ne répertorie pas au complet toutes les fonctions effectuées au sein de ce groupe professionnel, elle brosse cependant un tableau de la nature et de l'éventail des tâches à accomplir.

Sous-groupes de groupes professionnels : Certains groupes professionnels englobent des sous-groupes de titulaires de poste qui accomplissent des tâches différentes. Dans ce cas, les exemples sont divisés en conséquence. Ainsi, certains exemples mentionnés dans le profil des « Commissaires de bord et agents de bord » peuvent ne s'appliquer qu'aux commissaires, tandis que d'autres peuvent ne s'appliquer qu'aux agents de bord. La section des exemples comprendrait alors ces deux sous-titres sous lesquels figureraient les exemples appropriés. Si un groupe professionnel de la CNP renferme plusieurs sous-groupes, on pourra trouver trois ou quatre sous-titres présentant des exemples particuliers à chacun.

Signification de « à l'occasion » : Dans certains exemples, l'utilisation des mots « à l'occasion » ou « au besoin » indique que la tâche ne s'applique pas à tous les travailleurs. Par exemple, dans l'énoncé « les techniciens en soin des animaux peuvent avoir à consulter, à l'occasion, des ouvrages de référence en médecine vétérinaire », « à l'occasion » signifie que seuls certains techniciens en soin des animaux auront à consulter ces ouvrages de référence.

Les modificatifs de fréquence : Certaines tâches sont suivies d'un modificatif qui, placé entre parenthèses, sert à indiquer la fréquence d'exécution de la tâche. Par exemple, le modificatif (quotidiennement) indique que la tâche s'effectue couramment, au moins une fois par jour. D'autres modificatifs comprennent (hebdomadairement), (mensuellement), (fréquemment), (occasionnellement) et (rarement). Les modificatifs de fréquence sont utilisés seulement que lorsque les données insistent sur la fréquence. Par conséquent, les tâches ne sont pas toutes accompagnées de modificatifs.

4.3.3 Section sur le profil

Objectif des sections sur le profil : La plupart des descriptions des compétences essentielles comportent une section sur le profil qui sert à décrire, d'une façon normalisée, de quelle façon cette compétence est utilisée. Bien que les exemples brossent un tableau sur la façon dont une compétence est utilisée par un groupe professionnel, ils ne permettent pas au lecteur d'utiliser cette information pour établir des comparaisons. Par contre, l'information contenue dans cette section est plus complète et facilite l'exercice de comparaison. L'utilisation de catégories normalisées permet au lecteur de comparer les groupes professionnels ou de regrouper l'information s'il le désire.

Les compétences essentielles comprenant une section intitulée « sommaire » : Les compétences essentielles suivantes comprennent une section intitulée « sommaire » à la suite de la section consacrée à la description :

  • Lecture de textes - Sommaire de lecture des textes;
  • Utilisation des documents - Sommaire d'utilisation des documents;
  • Rédaction - Sommaire de rédaction;
  • Calcul - Sommaire des compétences en mathématiques;
  • Communication verbale - Sommaire de communication verbale;
  • Travail d'équipe - Participation aux activités de supervision et de leadership;
  • Informatique - Sommaire d'utilisation d'un ordinateur;
  • Formation continue - Mécanismes d'acquisition des connaissances.

Il est à noter que les points F. Capacité de raisonnement et J. Autres renseignements ne possèdent pas une section sur le profil.

Signification des codes :
  1. Lorsque les profils des compétences essentielles ont été établis à la suite d'entrevues auprès de titulaires de poste, les codes utilisés représentent le pourcentage de répondants qui utilisent ces compétences. Par exemple :

    > > > indique que la plupart des répondants utilisent cette compétence;

    > > indique que quelques répondants utilisent cette compétence;

    > indique que peu de répondants utilisent cette compétence.

    Il convient de noter que les codes utilisés ne font pas référence à la fréquence utilisée, mais au pourcentage des répondants ayant mentionné une compétence en particulier. Ce qui signifie, par exemple, qu'une tâche qui est effectuée rarement par tous les titulaires de poste obtient un pourcentage élevé, tandis qu'une tâche qui est effectuée fréquemment par un groupe spécialisé obtient un faible pourcentage.

  2. Lorsque les profils des compétences essentielles sont établis en fonction d'une norme professionnelle, ces codes ne sont pas utilisés. Les éléments de compétence qui s'appliquent au groupe professionnel présentent plutôt un Ö.

5. Comment utiliser ce guide

La présente introduction au Guide d'interprétation donne une explication des éléments généraux, des termes et des codes utilisés dans tous les profils des compétences essentielles.

Les pages qui suivent étudient en détail comment chaque compétence fondamentale est décrite dans un profil.

Pour chaque compétence fondamentale, il y a :

  • un aperçu qui comporte généralement une définition de la compétence et un résumé des renseignements fournis à ce sujet;
  • des explications détaillées des rubriques, des termes et des échelles de mesure utilisés dans la description de cette compétence fondamentale.
  • Pour ce qui est des éléments, des termes et des codes qui sont utilisés dans tous les profils, le lecteur doit se référer à la présente Introduction pour en trouver les explications.

Lecture des textes

Aperçu de la section

La lecture des textes consiste à lire des phrases ou des paragraphes.

La lecture des textes consiste habituellement à lire des notes, lettres, notes de service, manuels, spécifications, règlements, livres, rapports ou revues spécialisées.

Les textes englobent :

  • les formulaires et les étiquettes contenant au moins un paragraphe;
  • les médias imprimés et non imprimés (par exemple, des textes affichés sur des écrans d'ordinateurs et les textes sur microfiches);
  • les paragraphes inscrits dans des tableaux et des graphiques.

La section consacrée à la lecture des textes de chaque profil comprend quatre parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. exemples;
  3. sommaire de lecture des textes;
  4. autres renseignements.

1. Évaluation de la complexité

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée sous forme de tableau au début de la section sur la lecture des textes de chaque profil de compétences essentielles.

Les cinq niveaux de l'échelle de complexité des tâches de lecture s'apparentent à ceux de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes (EIAA), à l'exception du niveau 4 de l'EIAA qui a été subdivisé en niveaux 4 et 5.

Pour une explication détaillée des niveaux de complexité figurant dans les Profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.1 intitulée Évaluation de la complexité présentée dans l'Introduction.

Niveau 1

Lire des textes relativement courts pour y repérer un seul élément d'information.

Suivre des directives écrites simples.

  • Les électrolystes lisent les directives sur les bouteilles de désinfectant.
  • Les toiletteurs lisent les catalogues d'approvisionnement et les dépliants publicitaires.
  • Les gréeurs lisent de courts avis sur les changements apportés aux règlements ou les limites de charge.
Niveau 2

Lire des textes plus complexes pour y repérer un seul élément d'information ou lire des textes simples pour y repérer plusieurs éléments d'information.

En tirer des conclusions élémentaires.

  • Les aides de cuisine lisent les mesures de sécurité concernant les risques d'incendie dans la cuisine.
  • Les barmans lisent des recettes de cocktails dans divers guides publiés à leur intention.
  • Les gardiens de sécurité lisent les rapports d'incident rédigés par les membres du quart de travail précédent.
Niveau 3

Choisir et intégrer l'information provenant de divers textes ou de diverses parties d'un même texte.

Tirer des conclusions de base à partir de plusieurs sources d'information.

Distinguer l'information utile de l'information non pertinente.

  • Les peintres et les sableurs consultent des manuels sur les méthodes de sablage et de peinture pour savoir comment traiter des surfaces ayant une porosité et une dureté différentes.
  • Les chefs de service peuvent consulter plusieurs guides des ressources humaines pour se renseigner, par exemple, sur les échelles de salaire et les descriptions de travail.
  • Les répartiteurs de la police lisent les rapports d'incident informatisés et les rattachent à des notes de service et à des directives provenant d'autres organismes d'application de la loi.
Niveau 4

Intégrer et synthétiser l'information provenant de sources multiples ou de textes longs et complexes.

En tirer des conclusions complexes et recourir à des connaissances générales.

Évaluer la qualité des textes.

  • Les commis des services judiciaires tirent de l'information à partir de diverses lois pour aider le juge de paix qui a besoin de précision à propos d'une jurisprudence. Les lois renferment des termes juridiques complexes.
  • Les agents d'entretien de la voie ferrée lisent divers articles et paragraphes du règlement sur les méthodes d'inspection de l'équipement pour déterminer les situations qui exigent l'arrêt des trains.
  • Les soigneurs d'animaux et travailleurs en soins des animaux peuvent lire des ouvrages de référence en médecine vétérinaire pour trouver et comparer de l'information sur l'analyse des urines et la cytologie.
Niveau 5

Interpréter des textes denses et complexes.

En tirer des conclusions poussées et utiliser des connaissances spécialisées.

  • Les gestionnaires en génie civil lisent des cahiers des charges d'environ 25 pages pour y trouver des méthodes d'essai rarement utilisées. Ils interprètent l'application de la norme aux cas particuliers et font des déductions poussées quant à la façon dont l'information s'applique à ces cas.
  • Les directeurs adjoints des services administratifs des syndicats lisent des décisions arbitrales qui font jurisprudence pour les griefs en instance devant être soumis à un arbitre. La formulation juridique a des conséquences particulières et complexes pour l'affaire en question.

2. Exemples

Cette section contient une liste d'exemples de tâches de lecture des textes que comporte un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais ils donnent une idée de la nature ainsi que de l'ampleur des tâches exécutées dans un groupe professionnel.

Chaque exemple est suivie d'un chiffre entre parenthèses indiquant son niveau de complexité.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 sur les Exemples de l'Introduction.

3. Sommaire de lecture des textes

Le sommaire de lecture des textes décrit de manière uniforme toutes les tâches de lecture des textes exécutées dans le cadre de l'emploi. L'information est présentée sous forme de tableau indiquant les types de textes et les objectifs de la lecture.

Types de textes

Formulaires - ayant au moins un paragraphe de texte*

  • demande d'emploi remplie soulignant l'expérience professionnelle du candidat;
  • formulaire d'achat rempli.

*La lecture des formulaires qui comptent moins d'un paragraphe de texte est traitée à la section B. Utilisation des documents.

Étiquettes -- ayant au moins un paragraphe de texte*

  • étiquettes concernant le règlement sur le système d'information relatif aux matières dangereuses dans le lieu de travail (SIMDUT);
  • instructions sur une bouteille de colorant capillaire.

*La lecture des étiquettes qui comptent moins d'un paragraphe de texte est traitée à la section B. Utilisation des documents.

Notes, lettres, notes de service
  • notes de rappel de collègues;
  • notes de changement de quart;
  • correspondance avec les clients;
  • notes de service des surveillants;
  • demandes de travail détaillées.
Manuels, spécification, règlements
  • manuels d'entretien ou d'utilisation des ordinateurs;
  • manuels de formation;
  • procédures et politiques de fonctionnement d'une entreprise;
  • spécifications sur la conception d'un produit et spécifications sur les bleus;
  • règlements sur la santé et la sécurité;
  • codes comme ceux de l'électricité ou du bâtiment.
Rapports, livres, revues spécialisés
  • rapports d'incident;
  • rapports de productivité;
  • ouvrages de référence concernant une spécialité professionnelle (p. ex., ouvrage de référence en médecine vétérinaire pour les proposés aux soins des animaux);
  • revues professionnelles ou techniques se rapportant à une spécialité professionnelle (p. ex., revues de jardinage pour les travailleurs en aménagement paysager).
Objectifs de la lecture

Rechercher des renseignements précis.

Repérer des renseignements.

  • Rechercher/repérer consiste à trouver des renseignements précis dans le texte en y jetant un coup d'œil et en utilisant des moyens type pour les trouver tels que table des matières, index et glossaire.
  • Un employé parcourt une note de service pour connaître le lieu d'une réunion.

Feuilleter le texte pour en dégager le sens global.

En saisir l'essentiel.

  • Feuilleter signifie saisir l'essentiel d'un texte en jetant un « coup d'œil » rapide à ses principaux éléments, notamment les titres, sous-titres, mots surlignés, diagrammes, tableaux, etc.
  • Un commis feuillette des dossiers pour établir s'ils ont été classés sous les bons titres.

Lire le texte en entier pour comprendre ou apprendre.

  • Il s'agit d'une lecture complète et méticuleuse d'un texte, sans s'arrêter uniquement à certaines sections comme lorsqu'on parcourt un document ou qu'on le feuillette. L'objectif de la lecture est d'en apprendre le plus possible sur un sujet afin de pouvoir répondre à différents besoins.
  • Le responsable d'un service de dépannage lit les renseignements sur chaque type de véhicule que renferme le guide des procédures de remorquage afin d'informer les nouveaux conducteurs de dépanneuse des caractéristiques des différents véhicules à cet égard.

Lire le texte en entier pour le critiquer ou l'évaluer.

  • Lire pour critiquer ou évaluer signifie lire le texte d'un œil critique afin d'en juger le contenu.
  • Un chef de service lit une description de travail pour établir si elle est exacte, bien formulée et complète.

Le code « > » apparaît dans le Sommaire de lecture des textes. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Sections sur le profil présentée dans l' Introduction.

4. Autres renseignements

Dans cette section, le lecteur trouvera des renseignements sur les tâches de lecture des textes dans des langues autres que la première langue officielle des titulaires d'un emploi, s'il s'agit d'une qualification requise. Par exemple, les traducteurs doivent, dans le cadre de leur travail, lire dans plus d'une langue.

Utilisation des documents

Aperçu de la section

L'utilisation des documents désigne les tâches où le titulaire utilise une variété de présentation de l'information qui donne une signification aux mots, nombres, icônes et d'autres symboles visuels (p. ex., ligne, couleur, forme) en fonction de leurs dispositions. Les graphiques, les listes, les bleus, les esquisses, les dessins, les panneaux, les étiquettes constituent notamment des documents dont on se sert dans le monde du travail.

Si un document de ce genre renferme un paragraphe de texte (p. ex. une étiquette ou un formulaire déjà remplis), il entre également dans la catégorie A. Lecture des textes. Les documents qui nécessitent l'inscription de mots, d'expressions, de phrases ou de paragraphes entrent alors aussi dans la catégorie C. Rédaction.

L'utilisation des documents comprend :

  • les médias imprimés et non imprimés (par exemple, les documents sur des écrans d'ordinateurs, microfiches, jauges, horloges ou drapeaux);
  • la lecture/l'interprétation ainsi que la rédaction/le complétage/la production de documents - ces deux types d'utilisation ont été inclus dans la même section parce que la lecture et l'inscription de renseignements sur des documents se produisent souvent en même temps, dans le cadre d'une même tâche. C'est le cas, par exemple, lorsqu'il s'agit de remplir un formulaire, de vérifier des points sur une liste de tâches; de reporter de l'information sur un graphique ou d'inscrire des renseignements sur un calendrier d'activités.

La section consacrée à l'utilisation des documents de chaque profil comprend trois parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. exemples
  3. Sommaire d'utilisation des documents.

1. Évaluation de la complexité

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée sous forme de tableau au début de la section sur l'utilisation des documents de chaque profil de compétences essentielles.

L'échelle de complexité des tâches liées à l'utilisation des documents s'applique à l'interprétation des documents et à l'inscription de l'information dans des documents, et non à la création de documents (p. ex., des plans d'architecte). Il est question de création de documents dans les exemples cités, mais on n'attribue aucune échelle de complexité à cet exercice.

Cinq niveaux de complexité sont établis en fonction des trois dimensions d'utilisation des documents suivantes :

  • la complexité du document ou des documents (c.-à-d. la complexité attribuable à la structure du document, le nombre de documents ou le type de document);
  • la complexité de repérage et d'enregistrement de l'information (c.-à-d. la complexité attribuable à la recherche et à l'enregistrement de l'information); et
  • la complexité d'utilisation de l'information (c.-à-d. la complexité attribuable à la connaissance du contenu requise et au processus cognitif).

Chaque niveau de l'échelle est défini en fonction de ces trois dimensions. Une tâche plus difficile au regard d'une dimension de l'échelle d'évaluation de la complexité peut l'être plus ou moins au regard des deux autres, puisque ces trois dimensions sont en quelque sorte indépendantes les unes des autres. Par exemple, une tâche peut être de niveau 3 pour ce qui est de la « complexité du document (ou des documents) » et de niveau 2 pour ce qui est de la « complexité de repérage et d'enregistrement de l'information » et de la « complexité d'utilisation de l'information ». L'évaluation de la complexité d'une tâche est le meilleur résumé descriptif de son niveau de complexité.

Les niveaux de l'échelle de complexité des tâches de lecture des documents s'apparentent à ceux de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes (EIAA), à l'exception que le niveau 4 de l'EIAA a été subdivisé en niveaux 4 et 5.

Pour une explication détaillée concernant les niveaux de complexité figurant dans les Profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.1 intitulée Évaluation de la complexité présentée dans l'Introduction.

Complexité du document (ou des documents)
Dimension  Niveau 1  Niveau 2  Niveau 3  Niveau 4  Niveau 5 
Complexité du document (ou des documents)   Le document est très simple, le texte étant court et la structure peu compliquée. Ex. : signes simples, étiquettes, listes. Le document est simple, comportant plusieurs éléments d'information. Ex. : tableaux simples (soit quelques renseignements sans sous-partie). Le document est quelque peu complexe et comporte plusieurs éléments d'information organisés en sections avec des sous-titres ou des sous-parties. Ex. : tableaux complexes. Le document est complexe avec de multiples éléments d'information organisés en plusieurs sections contenant une composante supplémentaire telle que codage couleur, échelle, perspective, symboles. Ex. : diagrammes de peinture complexes, plans d'étage. Le document est complexe, ayant de nombreux éléments d'information organisés en plusieurs sections avec au moins deux composantes supplémentaires telles que codage couleur, échelle, perspective et symboles. Ex. : plans aériens compliqués, dessins isométriques.
    ou  ou  ou 
Un seul document et un seul type de document. Un document ou plusieurs documents de même type. Plusieurs documents simples comportant différents types de document (p. ex., graphique en secteurs circulaires et diagramme à barres). Plusieurs documents de différents types. Plusieurs documents de différents types.
    Types de document spécialisés (c.-à-d., il faut être familier avec le type de document pour pouvoir interpréter les renseignements qui s'y trouvent). Par exemple : graphiques de Pareto, dessins isométriques, graphiques de Gantt. Types de document spécialisés (c.-à-d., il faut être familier avec le type de document pour pouvoir interpréter les renseignements qui s'y trouvent). Par exemple : graphiques de Pareto, dessins isométriques, graphiques de Gantt. Types de document spécialisés (c.-à-d., il faut être familier avec le type de document pour pouvoir interpréter les renseignements qui s'y trouvent). Par exemple : graphiques de Pareto, dessins isométriques, graphiques de Gantt.
Complexité de repérage et d'enregistrement de l'information
Dimension Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4 Niveau 5
Complexité de repérage et d'enregistrement de l'information Recherche d'information  Recherche d'information  Recherche d'information  Recherche d'information  Recherche d'information 
Recherche limitée en utilisant des mots clés, des nombres, des icônes ou d'autres caractéristiques visuelles (p. ex., ligne, couleur, forme) pour repérer l'information. Repérage d'un ou de plusieurs éléments d'information en utilisant : un ou deux critères de recherche (p. ex., utilisation des en-têtes de menu pour trouver des différents plats végétariens); ou des recherches consécutives avec un ou deux critères de recherche (p. ex., utilisation du bottin téléphonique pour trouver le numéro de téléphone de plusieurs personnes) . Repérage d'un ou de plusieurs éléments d'information en utilisant : plusieurs critères de recherche; ou les résultats d'une recherche dans une recherche subséquente (p. ex., trouver la composition chimique d'une peinture à partir de l'étiquette ensuite se servir de cette information pour chercher la fiche signalétique de sécurité de produit). Repérage de plusieurs éléments d'information en utilisant : plusieurs critères de recherche que l'utilisateur doit peut-être élaborer; ou les résultats d'une recherche dans une recherche subséquente. Repérage de plusieurs éléments d'information en utilisant : plusieurs critères de recherche que l'utilisateur doit peut-être élaborer; ou les résultats d'une recherche dans une recherche subséquente, éventuellement à partir des critères élaborés par l'utilisateur.
Enregistrement de l'information  Enregistrement de l'information 

Enregistrement de l'information

Enregistrement de l'information

Enregistrement de l'information

Enregistrer quelques éléments d'information

Enregistrer plusieurs éléments d'information

Enregistrer de multiples éléments d'information

Enregistrer de multiples éléments d'information

Enregistrer de multiples éléments d'information

Processus cognitif

Processus cognitif

Processus cognitif

Processus cognitif

Processus cognitif

Un effort de déduction minimal est requis. L'information trouvée ou enregistrée dans le document concorde exactement (est identique) à l'information recherchée.

Un certain effort de déduction est nécessaire. L'information trouvée ou enregistrée dans le(s) documents est analogue (manifestement apparente) à l'information recherchée.

Un effort de déduction moyen est requis. La concordance entre l'information trouvée ou enregistrée dans le(s) documents et l'information recherchée peut être équivoque.

Un effort de déduction considérable est requis. La concordance entre l'information trouvée ou enregistrée dans le(s) documents et l'information recherchée peut être équivoque. Un ou plusieurs distracteurs peuvent empêcher de chercher ou d'enregistrer correctement l'information.

Un effort de déduction intense est requis. La concordance entre l'information trouvée ou enregistrée dans le(s) documents et l'information recherchée peut être équivoque. Plusieurs distracteurs peuvent empêcher de chercher ou d'enregistrer correctement l'information.

L'utilisateur trouve immédiatement et de façon évidente l'information dont il a besoin.

L'utilisateur trouve de façon assez évidente l'information dont il a besoin.

L'utilisateur peut être tenu de restructurer mentalement l'information dont il a besoin selon les catégories qu'il a déterminées.

L'utilisateur est tenu de restructurer mentalement l'information dont il a besoin selon les catégories qu'il a déterminées.

Complexité d'utilisation des documents
Dimension Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4 Niveau 5
Complexité d'utilisation des documents Il n'est pas nécessaire de connaître le contenu (c.-à-d. la substance) du document pour utiliser l'information. Il faut avoir une connaissance limitée relative au contenu (c.-à-d. la substance) du document pour utiliser l'information. Il faut avoir une certaine connaissance relative au contenu (c.-à-d. la substance) du document pour utiliser l'information. Il faut peut-être avoir des connaissances techniques ayant trait au contenu (c.-à-d. la substance) du document pour utiliser l'information. Il faut avoir des connaissances techniques ayant trait au contenu (c.-à-d. la substance) du document pour utiliser l'information.
Aucune analyse n'est requise. Une analyse minimale est requise. Il faut faire des analyses pour ce qui est du choix et de l'intégration de l'information. Il est nécessaire de synthétiser les nombreux éléments d'information provenant de différentes sources. Il faut peut-être évaluer la qualité de l'information au regard de son exactitude et de ses lacunes. L'information est évaluée pour juger de la qualité de l'information en fonction des critères et/ou pour tirer des conclusions. Par exemple, étudier les données de recherche pour signaler les lacunes méthodologiques.
L'information trouvée est utilisée telle quelle. L'information trouvée dans le(s) document(s) peut être réorganisée pour simplifier la comparaison. Par exemple, préparer une liste des dix meilleurs agents commerciaux de chaque mois pour comparer les rendements. L'information trouvée dans le(s) documents) doit être intégrée. Par exemple, intégrer l'informa-

tion provenant de deux diagrammes dans un manuel de réparation pour remédier à un problème.
L'information trouvée dans le(s) document(s) est synthétisée and éventuellement évaluée. Par exemple, prévoir le temps en utilisant des données qui, provenant de plusieurs sources, ont été synthétisées et évaluées au regard de leurs exactitudes.
L'information est enregistrée telle quelle. L'information disponible peut être réarrangée en vue de son enregistrement dans le document. Par exemple, réarranger par province une liste des personnes-ressources triée par ordre alphabétique. L'information doit être combinée afin de l'enregistrer dans le document. Par exemple, remplir des formulaires de contrôle de qualité mensuels en intégrant les données provenant plusieurs chaînes de fabrication. L'information doit être synthétisée afin de l'enregistrer dans le document. par exemple, préparer les rapports d'impôt en utilisant des données provenant de plusieurs sources.

Exemples des niveaux de complexité d'utilisation des documents

Niveau 1

Les agents d'exécution des arrêtés municipaux lisent les listes d'assignation et des dates prévues pour les audiences.

Les conducteurs de camions remplissent des listes de vérification pour contrôler la sûreté des diverses pièces du camion.

Les matelots de pont reconnaissent les drapeaux, comme le drapeau Bravo qui signifie que des explosifs sont déchargés.

Les ouvriers à l'entretien de la voie ferrée lisent, au besoin, des imprimés d'ordinateur signalant les niveaux longitudinaux observés et les niveaux longitudinaux requis pour les différentes voies.

Les préposés à la pose et à l'entretien des pièces mécaniques d'automobiles repèrent les icônes du Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT).

Niveau 2

Les conseillers imagistes, mondains et autres conseillers en soins personnalisés lisent, au besoin, des tableaux de tailles des fabricants afin de jumeler mesures et tailles.

Les esthéticiens et électrologistes, et le personnel assimilé lisent, au besoin, des catalogues d'équipement lorsqu'il s'agit d'acheter du nouvel équipement.

Les aides familiaux, les aides de soutien à domicile et le personnel assimilé lisent des horaires de travail et des fiches d'affectation pour déterminer les lieux de travail, les heures et les fonctions.

Les nettoyeurs de fosses septiques utilisent des dessins pour déterminer l'emplacement des fosses septiques dans des immeubles résidentiels.

Le personnel de buanderies et d'établissements de nettoyage à sec lit les codes couleur pour déterminer la quantité de produits chimiques nécessaire pour enlever les taches.

Les conducteurs de camions lisent les tableaux de carburant qui indiquent la consommation moyenne de carburant pour un nombre déterminé de kilomètres.

Niveau 3

Les opérateurs d'ordinateurs interprètent les tableaux de dépannage ou de diagnostic dans des manuels informatiques.

Les assembleurs, les contrôleurs et les vérificateurs de véhicules automobiles consultent les graphiques pour comparer le nombre de défauts enregistrés d'une semaine à l'autre.

Les aides-optométristes utilisent des diagrammes pour déterminer les angles pour insérer ou enlever les lentilles de contact.

Les propriétaires-exploitants de bateau à moteur lisent les annuaires des marées pour savoir si la marée baisse ou monte et pour déterminer la profondeur de l'eau à des moments donnés.

Les conducteurs de machines de transformation du caoutchouc lisent des dessins d'assemblage lorsqu'ils réparent, montent ou entretiennent des machines.

Niveau 4

Les conducteurs de machines de formage interprètent les dessins isométriques pour respecter les spécifications des clients sur la courbure du métal, ainsi que les plans indiquant les niveaux de tolérance à régler sur la machine.

Les directeurs de club de golf interprète des plans, des cartes ou des plans de terrains de golf, notamment des cartes topographiques, des dessins d'architecture et des dessins de système d'évacuation et d'irrigation.

Les contrôleurs et les essayeurs dans la transformation des métaux et des minerais lisent l'information sur la production présentée sous forme de tableaux, afin de la convertir en format graphique.

Les opérateurs d'installations de l'assainissement de l'eau et du traitement des déchets synthétisent des données de multiples formulaires, tableaux, graphiques de diagrammes lors de l'analyse du rendement de l'équipement et des systèmes de contrôle afin d'établir un diagnostic et de corriger des problèmes, tels que des tuyaux qui fuient.

Les guides-interprètes du patrimoine lisent des documents d'archives, comme des formulaires qui peuvent être vieux, énigmatiques et difficiles à comprendre.

Niveau 5

Les travailleurs sylvicoles consultent un certain nombre de cartes de types différents, notamment des cartes de couverture forestière, des cartes aériennes, des cartes en courbes, des cartes routières, des plans du terrain, des cartes de guides et de trappeurs ainsi que des cartes montrant l'emplacement des maisons et l'étendue du territoire des populations autochtones; ils consultent également des manuels de sciences forestières. Ils doivent synthétiser tous ces renseignements en élaborant le plan de plantation.

Les contremaîtres en dynamitage inspectent les lieux et lisent les plans et devis établis pour la construction d'une route, des manuels techniques, les spécifications des produits explosifs ainsi que les règlements sur l'environnement pour établir un plan de dynamitage. Chaque situation est particulière.

Les météorologues analysent et synthétisent l'information sur de nombreuses variables tirée de différents types de documents afin de faire des prévisions météorologiques. Les renseignements sur les facteurs difficiles à prévoir sont analysés et synthétisés, ce qui demande beaucoup de connaissances spécialisées.

2. Exemples

Cette section contient une liste d'exemples de tâches d'utilisation des documents que comporte un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais ils donnent une idée de la nature et de l'ampleur des tâches exécutées.

Cette liste commence avec des exemples ayant trait à l'interprétation des documents et l'enregistrement de l'information dans des documents. Un niveau de complexité est assigné à chacun de ces exemples.

Une seconde liste d'exemples se rapportant à la création de documents peut figurer à la suite de la première, cependant aucun niveau de complexité n'est assigné à ces exemples.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 intitulée Exemples présentée dans l'Introduction.

3. Sommaire de l'utilisation des documents

Le sommaire de l'utilisation des documents décrit, selon une méthode normalisée, toutes les tâches d'utilisation des documents qui sont exécutées par les titulaires de poste du groupe professionnel, l'information étant présentée sous forme de liste.

Il y a 22 tâches d'utilisation des documents. Elles ne seront pas nécessairement toutes énumérées dans chaque profil des compétences essentielles. On ne mentionnera que celles qui s'appliquent au groupe professionnel visé.

Le sommaire de l'utilisation des documents comprend une ou plusieurs des 22 tâches suivantes :

  • lire des affiches, des étiquettes ou des listes;
  • remplir des formulaires en cochant des cases, en y inscrivant des données numériques, des mots, des expressions, des phrases ou des textes d'un paragraphe ou davantage. La liste des tâches précises varie selon les réponses des personnes interviewées;
  • lire des formulaires déjà remplis contenant des cases à cocher, des données numériques, des expressions, des adresses, des phrases ou des textes d'un paragraphe ou davantage. La liste des tâches précises varie selon les réponses des personnes interviewées;
  • lire des tableaux, des horaires ou d'autres textes présentés sous forme de tableaux (p. ex., lire un horaire des quarts de travail);
  • créer des tableaux, des horaires ou d'autres textes présentés sous forme de tableaux;
  • inscrire des renseignements dans des tableaux, des horaires ou d'autres textes présentés sous forme de tableaux;
  • reproduire des renseignements sur un graphique (p. ex., diagramme en bâtons, diagramme à secteurs, diagramme à barres);
  • obtenir des renseignements précis par la lecture d'un graphique ou d'un tableau;
  • interpréter les renseignements tirés d'un graphique ou d'un tableau;
  • construire ou dessiner des graphiques ou des tableaux;
  • reconnaître des angles communs de 15o, 30o, 45o et 90o;
  • dessiner, esquisser ou créer des formes ou des figures communes telles que cercles, triangles, sphères, rectangles, carrés, etc.;
  • interpréter des dessins à l'échelle (p. ex., plans ou cartes);
  • mesurer à partir de dessins à l'échelle;
  • dessiner à l'échelle;
  • lire des dessins d'assemblage (p. ex., ceux qu'on trouve habituellement dans les manuels d'entretien et de pièces);
  • créer des dessins d'assemblage;
  • lire des schémas (p. ex., des schémas de système électrique);
  • créer des schémas;
  • dessiner des esquisses;
  • extraire des renseignements des esquisses, des images ou des pictogrammes (p. ex., barre d'outils de l'ordinateur);
  • interpréter des radiographies.

Le code « > » apparaît dans le sommaire de l'utilisation des documents. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Sections sur le profil présentée dans l'Introduction.

Lectures supplémentaires

Evetts, Julian. Document Literacy: A Guide for Workplace Educators and Instructors (1996). SkillPlan, BC Construction Industry Skills Improvement Council.

Fownes, Lynda. The Language of Documents: A Guide to Information Display in the Workplace (1999). SkillPlan, BC Construction Industry Skills Improvement Council.

On peut obtenir ces deux publications en communiquant avec SkillPlan :

BC Construction Industry Skills Improvement Council

Pièce 405 - 3701 rue Hastings

Burnaby (Colombie-Britannique)

V5C 2H6

Téléphone : (604) 436-1126

Rédaction

Aperçu de la section

La rédaction comprend :

  • la rédaction de textes et l'inscription des documents (par exemple, des formulaires);
  • la rédaction sur un support autre que le papier (par exemple, la saisie de texte sur un clavier d'ordinateur).

La section consacrée à la rédaction de chaque profil comprend quatre parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. exemples
  3. sommaire de rédaction;
  4. autres renseignements.

1. Évaluation de la complexité

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée sous forme de tableau au début de la section sur la rédaction de chaque sommaire de compétences essentielles.

Les tâches de rédaction sont cotées selon une échelle de complexité à cinq niveaux. La complexité comprend la longueur du texte, le but de la rédaction, le style et la structure de la présentation et la spécialisation du contenu.

Veuillez noter que les niveaux 2 et plus se rapportent à des textes qui comportent au moins un paragraphe ou qui sont rédigés dans un style particulier n'utilisant pas de paragraphes.

On notera également que le niveau 2 se rapporte à la rédaction de « sujets courants » tandis que le niveau 3 et les niveaux au-dessus concernent des « sujets inhabituels ». Pour choisir entre ces niveaux, il faut se demander si le travailleur peut utiliser des textes qu'il a rédigés, en prendre des extraits ou les retravailler pour produire un nouveau texte ou s'il doit trouver de nouvelles façons de dire de nouvelles choses.

Pour une explication détaillée concernant les niveaux de complexité figurant dans les Profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.1 intitulée Évaluation de la complexité présentée dans l'Introduction.

Échelle d'évaluation de la complexité
Dimension Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4 Niveau 5
1. Longueur du texte à rédiger et but de la rédaction

Écrits de moins d'un paragraphe.

Les écrits visent à organiser, à prendre note ou à informer.

Écrits courts d'un paragraphe ou plus à diverses fins.

Écrits longs ou courts pour informer, expliquer, demander des renseignements, exprimer une opinion ou fournir des instructions.

Documents longs présentant des renseignements importants, et comportant éventuellement une comparaison ou une analyse.

La tâche de rédaction peut consister à faire des recommandations.

Documents longs présentant une évaluation ou une critique qui est accompagnée habituellement de recommandation.

Cette tâche consiste à rédiger des documents de différentes longueurs, qui exigent de l'originalité et l'efficacité.

2. Style et structure

Écrits sans caractère officiel pour un petit public connu – habituellement des collègues.

Documents rédigés suivant un format préétabli ou écrits dont le format a peu d'importance.

Documents rédigés dans un style plus soutenu pour un public autre que des collègues.

Écrits qui donnent un ton d'à-propos, p. ex., amical, respectueux, autoritaire, etc.

Les écrits ne doivent pas contenir des fautes d'orthographe et de grammaire.

Documents rédigés suivant un modèle existant, tels que des notes de service ou des lettres dont la présentation est préétablie.

Documents rédigés suivant un format préétabli, tel qu'un contrat, un bail, un rapport financier ou une description de poste.

Document dont la présentation peut exiger des éléments structuraux, tels que des en-têtes, une table des matières, des notes en bas de page, etc.

Écrits structurés intelligemment dans un but donné.

La rédaction peut exiger des modifications à un format existant, tel qu'une proposition ou un rapport, pour cadrer avec l'information concernée.

Rédiger en fonction du public est un facteur important de la tâche de rédaction à ce niveau.

Écrits dont le ton et le style d'à-propos sont peut-être aussi importants que le contenu.

Écrits comportant une structure complexe, ayant plusieurs parties pour concilier un contenu varié.

3. Contenu des textes

Des sujets concrets, courants, qui se rapportent à des questions de nature immédiate.

Le contenu des textes traite des questions courantes et peut varier légèrement suivant les cas.

Des textes traitant des sujets inhabituels.

Le contenu des textes à rédiger peut être vaste, mais facilement accessible auprès des sources établies.

La rédaction peut nécessiter la cueillette et la sélection des données. Les textes à rédiger peuvent traiter d'un sujet abstrait ou technique, ce qui nécessite l'utilisation d'un vocabulaire spécialisé.

Réécrire ou modifier l'information écrite pour un public particulier, p. ex., réécrire des documents techniques pour un public non spécialisé.

Le contenu doit être créé ou découler d'une synthèse à partir des renseignements obtenus auprès de plusieurs sources.

Exemples

Écrire des notes pour soi-même.

Inscrire des commentaires succincts dans des journaux de communication ou des carnets de route.

Écrire une note de rappel à l'opérateur du prochain quart de travail.

Remplir des formulaires requérant seulement de courtes inscriptions écrites.

Rédiger des lettres sur un seul sujet aux fournisseurs, clients ou aux organismes concernés dans les affaires de l'entreprise.

Rédiger des notes de service courantes pour notifier le supérieur de l'achat budgété d'un nouvel équipement.

Envoyer un message électronique au contremaître pour lui demander de fournir plus de peinture.

Écrire des lettres aux usagers de la bibliothèque municipale au sujet des livres dont le délai d'emprunt est échu.

Rédiger des notes de service se rapportant à des sujets inhabituels au surveillant ou à un autre titulaire d'une charge de l'entreprise, p. ex., une note de service au directeur des RH lui décrivant une situation concernant la discipline.

Rédiger une lettre d'entente portant sur plusieurs questions à l'intention du traiteur lors d'un grand mariage.

Rédiger un article pour le bulletin de l'entreprise concernant l'arrivée de nouveaux ordinateurs au département de la comptabilité.

Rédiger plusieurs sections d'un manuel sur le fonctionnement d'une raffinerie de gaz pour traiter des procédures de démarrage et d'arrêt des détenteurs à turbine cryogénique ou d'un équipement connexe.

Rédiger un rapport d'exploitation annuel à l'intention des divisions responsables de matériels de construction mélangeant le sable, le gravier et le goudron.

Rédiger des documents d'information sur les politiques des transports municipaux.

Rédiger un plan de marketing destiné à une campagne nationale.

Intégrer des faits historiques dans un monologue pour un acteur qui tient un rôle dans un site historique.

Niveau 1

Rédiger des textes de moins d'un paragraphe ou moins aux fins d'organisation, de rappel ou d'information

  • Rédiger des textes sans caractère officiel pour un petit public connu, habituellement des collègues.
  • Rédiger des textes suivant un format préétabli ou des textes dont le format a peu d'importance.
  • Rédiger des textes qui concernent des sujets concrets, courants qui se rapportent à des questions de nature immédiate.

Échantillons de tâches

  • Écrire des notes pour soi-même.
  • Inscrire des commentaires succincts dans des journaux de communication ou des carnets de route.
  • Écrire une note de rappel à l'opérateur du prochain quart de travail.
  • Remplir des formulaires requérant seulement de courtes inscriptions écrites.

Exemples

  • Les commis aux services de messagerie rédigent de courtes notes à leur intention pour se rappeler les changements aux itinéraires de livraison.
  • Les aides médicaux remplissent succinctement les fiches de soins donnés aux patients.
  • Les opérateurs de tracteur à flèche latérale tiennent un journal quotidien, utilisant des mots simples et des phrases courtes pour décrire l'état de leur équipement.
Niveau 2

Rédiger des textes d'un paragraphe ou plus à des fins diverses

  • Donner un ton d'à-propos, p. ex., un ton amical, respectueux, autoritaire.
  • Rédiger des écrits dans un style plus soutenu pour un public autre que des collègues.

Le contenu des écrits concerne des sujets courants, il peut varier légèrement d'un cas à un autre.

Échantillons de tâches

  • Rédiger des lettres portant sur un seul sujet à l'intention des fournisseurs, des clients ou des organismes impliqués dans les affaires de l'entreprise.
  • Écrire des notes de service traitant de sujets courants pour informer son supérieur de l'achat d'un nouvel équipement tel que budgété.
  • Envoyer un message électronique au contremaître pour lui demander de fournir plus de peinture.
  • Écrire des lettres aux usagers de la bibliothèque municipale au sujet des livres dont le délai d'emprunt est échu.

Exemples

  • Les assembleurs de transformateurs rédigent des notes de service aux fournisseurs toutes les semaines.
  • Les vendeurs d'ordinateurs rédigent de courtes lettres à l'intention des clients, faisant des commentaires sur les choix de matériel et de logiciel.
  • Les commissaires de bord sur les traversiers remplissent des rapports d'accident pour expliquer la collision de véhicules sur le pont réservé aux automobiles.
Niveau 3

Rédiger des documents longs ou courts dans le but d'informer, d'expliquer, de demander des renseignements, d'exprimer un point de vue ou de fournir des instructions.

  • Rédiger suivant un format déterminé, par exemple un contrat, un bail, un rapport financier ou une description de poste.
  • Rédiger des documents dont la présentation nécessite des éléments tels que des en-têtes, une table des matières, des notes en bas de page, etc.
  • Rédiger des écrits dont le contenu peut être vaste, l'information étant cependant disponible auprès des sources établies.

Échantillons de tâches

  • Écrire des notes de service traitant de sujets inhabituels au surveillant ou à un autre employé de l'entreprise. Il peut s'agir, par exemple, d'une note de service au directeur des RH pour lui décrire une situation disciplinaire.
  • Rédiger une lettre d'entente portant sur diverses questions à l'intention du traiteur lors d'un grand mariage.
  • Écrire un article pour le bulletin de l'entreprise portant sur l'arrivée de nouveaux ordinateurs au département de la comptabilité.

Exemples

  • Les conseillers en soins personnalisés rédigent des lettres qu'ils envoient par télécopieur ou par courrier aux agences de mannequins et aux détaillants pour les informer des nouveaux services offerts.
  • Les agents de prêts assemblent tous assemblent tous les documents nécessaires pour les dossiers de forclusion.
  • Les gendarmes de la GRC rassemblent les renseignements rassemblent les renseignements pour l'obtention d'un mandat de perquisition.
Niveau 4

Rédiger de longs documents qui présentent des renseignements importants et qui peuvent mettre en valeur une comparaison ou une analyse.

  • Rédiger des documents qui peuvent comporter des recommandations.
  • Rédiger des documents dont le format existant, tel qu'une proposition ou un rapport, peut être modifié pour qu'ils cadrent avec l'information donnée.

Échantillons de tâches

  • Rédiger plusieurs sections d'un manuel sur le fonctionnement d'une raffinerie de gaz pour traiter des procédures de démarrage et d'arrêt des détenteurs à turbine cryogénique ou d'un équipement connexe.
  • Rédiger un rapport d'exploitation annuel à l'intention des divisions responsables de matériels de construction mélangeant le sable, le gravier et le goudron.

Exemples

  • Les standardistes peuvent faire l'évaluation d'un certain nombre de systèmes téléphoniques et, d'après leur expérience, faire des recommandations à la direction pour l'achat d'un système.
  • Les agents d'exécution des arrêtés municipaux proposent des options et font des recommandations concernant les changements à apporter aux arrêtés municipaux.
Niveau 5

Rédiger des documents de différentes longueurs qui font appel à l'originalité et à l'efficacité.

Un ton et un style pertinents sont peut-être aussi importants que le contenu.

  • Le contenu doit être créé ou pouvoir découler d'une synthèse des renseignements obtenus auprès de plusieurs sources.
  • Les écrits peuvent présenter une structure complexe ayant plusieurs parties pour concilier un contenu varié.

Création littéraire.

Échantillons de tâches

  • Rédiger des documents d'information visant des politiques des transports municipaux.
  • Rédiger un plan de marketing destiné une campagne nationale.
  • Intégrer des faits historiques dans un monologue pour un acteur qui tient un rôle dans un site historique.

Exemples

Des guides-interprètes du patrimoine rédigent des articles de recherche pour les journaux et les magazines.

  • Les coordonnateurs d'activités spéciales écrivent du matériel de marketing, des textes de publicité et des articles spécialisés pour sensibiliser le public et promouvoir sa participation.
  • Les poètes se servent de leur imagination pour produire des œuvres originales.

2. Exemples

Cette section contient une liste d'exemples de tâches de rédaction exécutées dans le cadre d'un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais ils donnent une idée de la nature et de l'ampleur des tâches exécutées.

Chaque exemple est suivie d'un chiffre entre parenthèses indiquant son niveau de complexité.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 intitulée Exemples présentée dans l'Introduction.

3. Sommaire de rédaction

Le sommaire de rédaction décrit, selon une formule standard, toutes les tâches de rédaction exécutées dans le cadre de l'emploi. L'information est présentée sous forme de tableau indiquant la longueur des textes et les objectifs de la rédaction.

Longueur des textes

Textes comportant moins d'un nouveau paragraphe

  • lettres
  • inscriptions quotidiennes dans un journal
  • notes de rappel à des collègues
  • brefs rapports de production

Textes comportant rarement plus d'un paragraphe

  • notes de service aux superviseurs
  • feuillets d'information à afficher
  • rapports d'accident
  • courtes lettres

Textes plus longs

  • procédures détaillées
  • comptes rendus de réunions
  • rapports analytiques
Objectifs de la rédaction

Organiser.

Retenir.

  • Les agents de sécurité rédigent de courtes notes de rappel des tâches qu'ils doivent accomplir plus tard au cours de leur quart.

Tenir un dossier.

Documenter.

  • Les opérateurs de machinerie tiennent compte de leur production horaire ou quotidienne qui sera inscrite dans les dossiers officiels de l'entreprise.

Informer.

Obtenir des renseignements.

  • Les aides-éducateurs de la petite enfance rédigent des notes à l'intention de leurs superviseurs pour les informer que certains enfants quitteront plus tard qu'à l'habitude et pour donner des précisions sur la situation.

Persuader.

Justifier une demande.

  • Les chefs cuisiniers rédigent des notes de service à l'intention des gérants des restaurants pour justifier l'achat d'éléments qui ne figuraient pas sur le bon de commande hebdomadaire.

Présenter une analyse ou une comparaison.

  • Les télé-vendeurs rédigent des rapports réguliers à l'intention de leurs superviseurs pour comparer les résultats qu'ils ont obtenus avec certains textes et approches de marketing.

Évaluer ou critiquer.

  • Les horairistes des transports rédigent un rapport d'évaluation de temps sur la longueur de divers parcours, d'après la surveillance qu'ils en ont faite sur une période donnée.

Divertir.

  • Les voyagistes rédigent de brefs commentaires assortis de faits locaux humoristiques en prévision d'une visite guidée.

Le code « > » apparaît dans le Sommaire de rédaction. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Sections sur les profils présentée dans l'Introduction.

4. Autres renseignements

Sous cette rubrique, le lecteur trouvera des aspects de rédaction particuliers à l'emploi tels que :

  • les exigences particulièrement rigoureuses en matière d'exactitude et de ton des textes de nature juridique, par exemple;
  • l'exigence professionnelle de rédiger dans une deuxième ou une troisième langue. Il y sera question, par exemple, de bilinguisme pour des emplois comme la traduction, ou de spécialisation professionnelle comme celle des guides-accompagnateurs qui doivent utiliser une langue autre que leur première langue officielle.

Calcul

Aperçu de la section

Le calcul correspond à l'utilisation des nombres au travail et à la nécessité de penser en termes quantitatifs dans l'exécution de tâches.

La section consacrée au calcul pour chaque profil comprend trois parties renfermant des sous-sections :

  1. Évaluation de la complexité :
    • calculs numériques
      • computations monétaires
      • calendriers, budgets et opérations comptables
      • mesures et calculs
      • analyses de données numériques
    • calculs approximatifs
  2. Exemples
  3. Sommaire des compétences en mathématiques :
    1. principes

      mathématiques utilisés
    2. méthodes de calcul
    3. instruments de mesure utilisés

1. Évaluation de la complexité

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée sous forme de tableau au début de la section sur le calcul de chaque sommaire de compétences essentielles.

Chaque profil comprend la complexité des tâches de calcul numérique exécutées dans quatre situations : computations monétaires; calendriers, budgets et opérations comptables; mesures et calculs et analyses de données numériques.

Il contient également la complexité des tâches impliquant une estimation numérique.

Point concernant l'évaluation de la complexité liée au calcul : Il y a une distinction à faire entre l'utilisation des chiffres par un travailleur et son niveau de compréhension des concepts qu'ils sous-tendent. Par exemple, le travailleur peut tirer un chiffre d'un imprimé d'ordinateur et l'utiliser dans un rapport sans savoir comment il a été calculé. Le niveau de difficulté d'une tâche est déterminé par les tâches mathématiques à effectuer et les connaissances de base qu'elles exigent.

Le code « > » est utilisé dans ce tableau. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Section sur les profils présentée dans l'Introduction.

Échelle d'évaluation de la complexité du calcul numérique

La complexité des tâches de calcul est évaluée au moyen d'une échelle à cinq niveaux fondée sur deux dimensions - les opérations requises et la transposition.

Les opérations requises désignent les opérations mathématiques utilisées (p. ex., multiplication, division). Sont pris en compte le nombre des différentes opérations utilisées, le nombre d'étapes de calcul et la difficulté des opérations.

La transposition concerne l'effort fourni pour poser le problème d'une façon qui permet d'utiliser les mathématiques en vue de trouver une réponse. Par exemple, un serveur qui fait une addition mathématique pour établir le montant d'une facture ne fournit peu d'effort pour transposer le problème. En revanche, un couvreur doit faire davantage appel à des transpositions, c.-à-d. reformuler le problème sous forme d'opérations mathématiques pour déterminer combien de paquets de bardeaux il lui faudra pour couvrir un toit de forme irrégulière. Le couvreur doit réfléchir et transposer le problème avant de faire les opérations mathématiques nécessaires.

Les tâches qui sont plus difficiles au regard d'une dimension de l'échelle d'évaluation de la complexité (p. ex., opérations requises) peuvent l'être plus ou moins au regard de l'autre (p. ex., transposition) puisque ces deux dimensions sont en quelque sorte indépendantes l'une de l'autre. Par exemple, une tâche peut être de niveau 2 pour ce qui est des « opérations nécessaires » et de niveau 3 pour ce qui est de la « transposition ». L'évaluation de la complexité d'une tâche est le meilleur résumé descriptif de son niveau de complexité.

Échelle d'évaluation de la complexité du calcul numérique
Niveau de complexité Échantillons de tâches Traduction
Niveau 1 Seules les opérations les plus simples sont requises, de plus elles sont clairement indiquées. Aucune tâche ne fait appel à plus d'un type d'opérations mathématiques. Demande très peu d'effort pour convertir la tâche en opération mathématique. Toute l'information requise est fournie.
Niveau 2 Seules des opérations relativement simples sont requises. Les opérations particulières peuvent ne pas être clairement précisées. Les tâches demandent un ou deux types d'opérations mathématiques. Quelques étapes de calcul sont nécessaires. Peut demander un certain effort de transposition ou exiger que les données nécessaires à l'opération soient puisées dans des sources multiples. Peut faire appel à des formules simples.
Niveau 3 Les tâches peuvent nécessiter une combinaison d'opérations ou de multiples applications d'une opération. Plusieurs étapes de calcul sont nécessaires. Exige un certain effort de transposition, mais le problème est clairement formulé. Peut faire appel à une combinaison de formules.
Niveau 4 Les tâches comportent plusieurs étapes de calcul. Requiert un effort de transposition considérable.
Niveau 5 Les tâches comportent plusieurs étapes de calcul. Elles font parfois appel à des techniques mathématiques avancées. Requiert parfois que les chiffres nécessaires aux calculs soient estimés ou calculés à partir de la dérivé d'une fonction; en cas d'incertitude ou d'ambiguïté, il faut parfois faire des estimations. Les tâches peuvent faire appel à des formules, à des équations ou à des fonctions complexes.

Exemples illustrant les niveaux de complexité du calcul numérique

Le calcul numérique est évalué selon quatre cadres d'application:

  • computations monétaires - transactions financières, p. ex., manipuler de l'argent en espèces, établir des factures ou faire des paiements;
  • calendriers, budgets et opérations comptables - gérer le temps et l'argent comme des ressources, en planifier et en surveiller l'utilisation, évaluer le meilleur rapport qualité-prix, réduire les pertes;
  •  mesures et calculs - mesurer et décrire le monde environnant;
  • analyses de données numériques - analyser des données numériques.

Les quatre cadres d'application sont évalués séparément parce que la connaissance de certains concepts ou procédures peut être propre à chaque cadre. La capacité d'exécuter des tâches de mathématiques d'une complexité donnée dans un cadre d'application ne signifie pas nécessairement que l'employé puisse remplir des tâches de mathématiques de complexité équivalente dans un autre cadre d'application. Par exemple, un emploi peut exiger des mesures et des calculs très difficiles. Toutefois, il se peut que les personnes qui sont capables de s'acquitter de ces tâches ne puissent faire des analyses de données tout aussi difficiles parce qu'elles ne connaissent ni les concepts ni les procédures nécessaires.

Les niveaux de complexité pour chacun des quatre cadres d'application sont illustrés dans les quatre tableaux suivant :

Tableau 1 : Computations monétaires
Niveaux de complexité Échantillons de tâches Exemples
Niveau 1 Entrer des montants dans une caisse enregistreuse.

Faire le total d'une facture simple.

Rendre la monnaie.

Recevoir des paiements.

Les boutiquiers entrent le montant des achats de leurs clients dans la caisse enregistreuse, reçoivent les paiements et remettent la monnaie.



Les pêcheurs de moules sont payés à la livraison de leurs moules et ils vérifient les calculs des distributeurs.

Les accompagnateurs vérifient et autorisent le paiement des comptes qui seront directement facturés à leur agence pour l'hébergement à l'hôtel, les repas, etc. À cette fin, ils doivent multiplier le nombre de personnes par le coût unitaire de la chambre ou du repas, calculer les taxes applicables, puis faire le total.

Niveau 2 Faire le total d'un compte/d'une facture et calculer l'un des éléments suivants : rabais simple, taxes, intérêt, etc., ou calculer le montant d'un élément donné selon un taux, p. ex., frais de kilométrage.



Approuver le paiement d'une facture.



Manipuler des devises dans une transaction au comptant.



Calculer le taux de change des devises, déduire les frais.



Calculer des prix à l'aide d'une formule, p. ex., prix coûtant plus % du prix de revient ou du prix régulier moins % de démarque.
Les réparateurs de machines à coudre calculent les frais de main-d'œuvre en multipliant leur taux horaire par le nombre d'heures nécessaires pour réparer chaque machine à coudre, puis font le total.
Niveau 3

Faire le total d'une facture/d'un compte et calculer au moins deux des éléments suivants : rabais, taxes, intérêt, etc., ou frais établis selon un taux, p. ex., les frais de kilométrage.

Approuver le paiement d'une facture de ce type.

Préparer les chèques de paie selon les taux de rémunération, les barèmes de déduction, les calculs de primes, etc.

Les caissiers qui louent des coffrets de sûreté aux personnes du troisième âge calculent les frais annuels au prorata et appliquent le rabais pour personnes âgées.

Les agents de fret calculent le tarif de transport d'un colis qui ne figure pas à l'échelle des prix, en tenant compte des taxes, des taux d'assurance et des rabais lorsqu'il y a lieu.

Niveau 4 Faire des calculs mentaux exigeant un effort de transposition considérable, très rapidement et avec exactitude. Les croupiers calculent la somme remportée par chaque gagnant selon l'emplacement des jetons, les diverses chances des mises et la valeur attribuée aux jetons sans valeur ainsi que la valeur des jetons joués. La complexité tient au nombre élevé de calculs nécessaires (p. ex., il y a jusqu'à huit personnes qui font des mises multiples), à la vitesse de calcul et à l'exactitude nécessaire.
Niveau 5 Prévoir les prix lorsque les facteurs critiques doivent être estimés d'après une analyse des indicateurs passés et une projection des tendances futures. Les analystes en placements calculent le prix futur des actions d'après les taux d'intérêts en vigueur et d'autres facteurs du marché.
Tableau 2 : Calendriers, budgets et opérations comptables
Niveaux de complexité Échantillons de tâches Exemples
Niveau 1

Inscrire les coûts dans les catégories correspondantes d'un budget.

Surveiller les rapports sur le respect des calendriers ou les surplus budgétaires.

Inscrire des données dans les dossiers financiers.

Les adjoints aux ventes préparent les dépôts bancaires quotidiens et remplissent les bordereaux à cette fin.

Les caissiers font le rapprochement de leurs caisses à la fin de chaque quart et signalent les excédents ou les déficits.

Niveau 2

Déterminer le nombre de paquets à acheter, d'après le nombre d'unités requises, p. ex., Combien faut-il acheter de paquets de 30 tuiles s'il faut 196 tuiles?

Déterminer le nombre de membres que devra avoir une équipe de travail ou prévoir la durée d'un travail donné à partir des taux de production établis par personne.

Établir des sommaires financiers simples.

Les commis-comptables déterminent les besoins en dotation et établissent le calendrier de travail des employés à plein temps et à temps partiel et des suppléants.

Les hôtesses font le calcul des recettes, ce qui correspond à un sommaire financier de l'ensemble des recettes, du nombre de personnes servies et du montant de la facture moyenne, et donnent le résultat au directeur de la restauration.

Niveau 3

Rajuster un budget ou un calendrier pour y inclure de nouveaux renseignements.

Comparer deux options ayant des structures de coûts différentes, p. ex., déterminer le service d'interurbains qui offre le meilleur coût pour un modèle donné d'utilisation du téléphone.

Les gréeurs prévoient le nombre d'employés et l'équipement qu'il faut pour le travail (à 15 minutes d'intervalle) et rajustent constamment le calendrier de travail pour tenir compte des tâches ou des délais imprévus.

Les techniciens proposés aux événements et à l'entretien examinent les appels d'offres de services et de fournitures d'une valeur supérieure à 150 $ pour établir le meilleur rapport qualité-prix.

Niveau 4

Planifier et surveiller le calendrier ou le budget d'un projet court ou de faible envergure.

Vérifier si les états financiers sont exacts et conformes aux procédures financières.

Les contrôleurs en chef d'une usine planifient la fermeture annuelle, ce qui nécessite la coordination des horaires de travail de tout le personnel régulier et des entrepreneurs. Une semaine de fermeture exige trois mois de planification.

Les chefs cuisiniers sont responsables de l'établissement d'un budget hebdomadaire comprenant le coût des aliments, la planification des besoins du personnel de la cuisine et l'établissement des coûts des événements spéciaux.

Niveau 5

Établir le budget ou le calendrier d'un projet à volets ou étapes multiples.

Comparer les solutions de rechange aux investissements à long terme sans connaître les taux de rendement futurs.

Les directeurs adjoints des grandes entreprises établissent le budget annuel de chaque service de l'entreprise.

Les directeurs de services agricoles dressent un budget général annuel qui comprend des budgets distincts pour chaque division. Ils établissent le prix de vente de leurs produits en fonction de la marge de profit souhaitée.

Tableau 3 : Mesures et calculs
Niveaux de complexité Échantillons de tâches Exemples
Niveau 1

Prendre une mesure en une seule étape et consigner les résultats, p. ex., le commis pèse le courrier et inscrit les résultats dans le registre du courrier.

Mesurer une quantité, p. ex., quatre gallons de peinture.

Régler un instrument à un angle particulier ou à un degré numérique donné.

Les postiers pèsent et mesurent les colis pour déterminer les tarifs postaux.

Les aides en physiothérapie règlent l'équipement de physiothérapie en prévision des traitements qu'ils donneront aux patients qu'ils attendent.

Les manœuvres mesurent la longueur des tuyaux au moyen d'un mètre à ruban.

Niveau 2

Calculer la superficie ou le volume d'une forme simple connue.

Convertir des unités d'un système de mesure à un autre ou les unités d'un même système, p. ex., pouces en millimètres.

Calculer et peser ou mesurer les quantités ou les volumes en doublant, quadruplant, coupant de moitié, du quart, etc. certaines quantités données.

Les proposés aux soins des enfants mesurent les ingrédients lorsqu'ils cuisinent et peuvent avoir à doubler leur recette ou à la couper de moitié.

Les expéditeurs calculent le nombre d'articles sur une palette en comptant le nombre d'articles dans une rangée et en multipliant par le nombre de rangées sur la palette.

Niveau 3

Mesurer des longueurs incurvées ou irrégulières, ou prendre d'autres dimensions.

Calculer la superficie de formes composites constituées de formes simples connues, p. ex., formes mixtes de rectangles ou de rectangles et de triangles.

Faire des dessins à l'échelle.

Prendre des mesures précises au moyen d'appareils de mesure spécialisé, p. ex., la profondeur.

Les réparateurs de machine à coudre utilisent des jauges spéciales pour mesurer avec précision des composantes des machines à coudre lorsqu'ils cherchent la cause d'un bris.

Le personnel d'entretien calcule la superficie des murs en tenant compte des fenêtres et des portes pour calculer la quantité exacte de peinture dont ils ont besoin.

Niveau 4

Calculer la superficie ou le volume d'une forme irrégulière ou complexe.

Calculer le nombre d'unités de dimensions fixes qu'il faudra pour couvrir une surface irrégulière, p. ex., le nombre de tuiles pour couvrir un plancher de forme irrégulière ou le nombre de bardeaux pour couvrir un toit de forme irrégulière.

Les soudeurs se préparent à faire des soudures dans des situations difficiles et utilisent des formules trigonométriques pour déterminer les angles requis.

Les monteurs de bateaux mesurent l'espace de plancher du bateau qu'il faudra pour y installer un réservoir à carburant. Le fond du bateau est incurvé et comporte des membrures auxquelles le réservoir doit s'adapter. Il faut à cette fin prendre les mesures précises des pentes et des angles.

Niveau 5

Prendre des mesures indirectes, p. ex., utiliser la trigonométrie, la géométrie.

Faire des estimations ou des calculs indirects de mesures qui ne peuvent être prises directement.

Les opérateurs de grues à tour calculent le poids des charges à lever ainsi que la position optimale de la charge afin de bien répartir le poids. Ils doivent tenir compte de la densité des matériaux de la distance entre le centre de rotation de la grue et le centre de gravité de la charge ainsi que des facteurs variables comme la température et l'humidité.

Les sylviculteurs utilisent la trigonométrie et la géométrie pour calculer le rapport arbres-terrain du point de vue des besoins d'un peuplement forestier donné. Ils utilisent des calibres pour mesurer le diamètre des arbres, puis emploient un prisme pour calculer le nombre d'arbres à couper.

Tableau 4 : Analyses de données numériques
Niveaux de complexité Échantillons de tâches Exemples
Niveau 1 Faire des comparaisons simples telles que déterminer ce qui est plus haut ou plus bas, plus gros ou plus petit.

Les manœuvres dans les services de distribution de gaz déterminent l'emplacement des fuites de gaz naturel en comparant les écarts de lectures du volume de gaz faites à différents endroits.

Les commis des postes consignent les transactions quotidiennement et comparent le volume des divers types de transactions mois après mois.

Niveau 2 Faire des calculs sommaires de base, p. ex., calculer la moyenne.

Les officiers de pont comptent les différents types de véhicules qui empruntent le traversier et calculent les moyennes mensuelles par groupe d'usagers.

Les conseillers financiers calculent le taux moyen du rendement des investissements pour dresser des plans financiers pour leurs clients.

Niveau 3 Faire la moyenne d'une série de lectures, la comparer à une marge acceptable et tirer une conclusion sur des activités telles que le contrôle statistique de la qualité et l'application des principes de la probabilité.

Les diététistes calculent la moyenne de liquide consommé par un patient en sept jours afin de recommander des modifications à sa diète.

Les opérateurs de machines à frapper les boulons font des calculs aux fins du contrôle statistique du processus (CSP) et rajustent leurs appareils si les données ne sont pas dans les limites acceptables. Ils font également un graphique des données à chaque heure.

Niveau 4

Déterminer et calculer les statistiques descriptives appropriées, p. ex., taux.

Répartir un écart de taux entre deux populations.

Les analystes en produits industriels comparent la performance d'une entreprise à celle d'autres entreprises de l'industrie et utilisent à cette fin des statistiques tirées des états financiers.
Niveau 5

Éprouver des hypothèses.

Examiner des relations causales, mesurer leur point fort, leur importance, l'effet des contrôles.

Établir un modèle de relations existant entre un ensemble de variables.

Faire des projections.

Faire de l'analyse au moyen de la construction mathématique.

Les analystes en investissements analysent la performance passée et actuelle des fonds d'une entreprise pour prévoir la valeur de ses actions. Ils doivent recueillir de l'information sur les taux d'intérêts, les événements politiques et l'état des économies locale et mondiale.

Les directeurs administratifs adjoints des syndicats calculent l'incidence de différentes variables sur les propositions touchant la rémunération et les avantages sociaux déposées aux tables de négociation. Ils font une projection des données relatives à la contribution au régime de pension pour établir le taux de rendement.

Échelle d'évaluation de la complexité du calcul approximatif

L'échelle d'évaluation de la complexité du calcul approximatif se rapporte à des tâches qui demandent de faire des estimations chiffrées. L'échelle d'évaluation comporte quatre niveaux et tient compte de cinq dimensions :

  • l'existence d'une procédure préétablie;
  • le nombre d'éléments à considérer;
  • la disponibilité des renseignements requis;
  • la conséquence des erreurs;
  • le degré de précision requis.

Chaque niveau de complexité du calcul approximatif est défini par rapport à ces dimensions. Les tâches plus difficiles au regard d'une dimension de l'échelle d'évaluation de la complexité peuvent l'être plus ou moins difficiles au regard des autres puisque ces cinq dimensions sont en quelque sorte indépendantes les unes des autres. Par exemple, une tâche peut être de niveau 2 pour ce qui est de la « conséquence des erreurs » et de niveau 3 pour ce qui est du « degré de précision requis ». L'évaluation de la complexité d'une tâche est le meilleur résumé descriptif de son niveau de complexité.

Échelle d'évaluation de la complexité du calcul approximatif
Dimension Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4
Existence d'une procédure préétablie Il existe une formule qui identifie les variables et indique comment celles-ci doivent être combinées. Il existe une formule, mais elle n'englobe pas toutes les variables. Il n'existe pas de formule; cependant l'employé peut recourir à une méthode préétablie et doit parfois répéter la tâche. Il n'existe aucune formule ni méthode préétablies.
Nombre d'éléments à considérer Il n'y a qu'un seul élément à considérer, p. ex., estimer les dimensions à l'œil, estimer le poids d'un objet en le soulevant. Il y a quelques éléments à considérer. Il y a plusieurs éléments à considérer; cependant l'employé peut suivre une routine établie. Il y a plusieurs éléments à considérer et l'employé doit lui-même établir une méthode d'estimation.
Disponibilité des renseignements requis Tous les renseignements sur les éléments de l'estimation sont disponibles et la façon de combiner ces éléments est connue. Tous les facteurs qui pourraient compliquer les choses sont connus. La plupart des renseignements sont disponibles; cependant certains éléments pourraient fausser l'estimation. Les renseignements relatifs à des éléments importants de l'estimation ne sont pas sûrs. Plusieurs répercussions sont possibles, mais leur portée est limitée. Il y a peu ou pas de renseignements sur des éléments importants de l'estimation. Ces éléments peuvent aussi faire l'objet d'estimations; plusieurs complications sont possibles et les répercussions de l'estimation peuvent être importantes.
Conséquence des erreurs Les conséquences des erreurs sont négligeables. Les erreurs d'estimation peuvent être rapidement et facilement corrigées à peu de frais. Les erreurs d'estimation entraînent quelques conséquences mineures, p. ex., perte d'argent ou de temps. Celles-ci peuvent toutefois être corrigées à l'aide d'un petit plan de travail et peuvent occasionner un léger inconvénient ou quelques frais. Les erreurs d'estimation entraînent de sérieuses conséquences, p. ex., une perte considérable d'argent ou de temps, mais elles peuvent être rectifiées. Les erreurs d'estimation entraînent de sérieuses conséquences qui ne peuvent pas être rectifiées ou qui sont coûteuses à rectifier.
Degré de précision requis Peu ou pas de précision requise. Le degré de précision requis s'inscrit dans une gamme de valeurs étendue. Le degré de précision requis s'inscrit dans une gamme de valeurs étroite. Degré de précision élevé requis.

Exemples illustrant les niveaux de complexité du calcul approximatif

Niveau 1

Les assistants dentaires estiment le nombre de capsules d'amalgames pré-mesurées nécessaires pour combler une cavité donnée. Il y a une procédure à respecter et un degré minimal de précision. Les assistants dentaires peuvent rapidement corriger les erreurs d'estimation en préparant sur place une quantité supplémentaire d'amalgames.

Les nettoyeurs à sec estiment le poids d'une charge de vêtements au toucher plutôt qu'en les pesants vraiment avant de les placer dans la machine.

Niveau 2

Les chauffeurs de taxi estiment le coût d'une course en fonction de la distance, du tarif et des conditions de la circulation.

Les réceptionnistes de salon de coiffure prennent les rendez-vous des clients. À cette fin, ils estiment le temps dont chaque coiffeur a besoin selon le type de services demandés, par exemple coupe, permanente et coloration.

Niveau 3

Les commis au personnel, en consultation avec les chefs de service, estiment les besoins en personnel pour l'année à venir en tenant compte de nombreux facteurs, p. ex., le volume de travail escompté. Les erreurs d'estimation ont des répercussions sur le service à la clientèle et n'offrent plus le même temps de réponse.

Les horairistes des transports estiment le temps qu'il faut pour parcourir de nouveaux circuits sans connaître la demande que crée la présence d'entreprises le long du parcours. De mauvaises estimations peuvent entraîner des pertes considérables de temps et d'argent, et augmenter la charge de travail des proposés aux relations publiques; ces erreurs peuvent rapidement être corrigées par l'établissement d'un nouvel horaire.

Niveau 4

Un représentant syndical du secteur public doit répondre à une demande particulière, à savoir l'estimation du nombre de membres du syndicat dans cinq ans, compte tenu des tendances de la gestion des affaires publiques et des facteurs économiques.

2. Exemples

Cette section contient une liste d'exemples de tâches de calcul que comporte un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais ils donnent une idée de la nature et de l'ampleur des tâches exécutées.

Les exemples sont généralement présentés par cadre d'application quoiqu'ils ne soient pas indiqués ainsi en tant que tels.

Chaque exemple est suivie d'un chiffre entre parenthèses indiquant son niveau de complexité.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 intitulée Exemples présentée dans l'Introduction.

3. Sommaire des compétences en mathématique

Le Sommaire des compétences en mathématiques décrit selon une formule normalisée toutes les compétences en mathématiques utilisées dans le cadre de l'emploi. Il comporte trois sections :

  1. principes mathématiques utilisés, c'est-à-dire les compétences ou les connaissances particulières en mathématiques utilisées dans le cadre de l'emploi;
  2. méthodes de calcul, c'est-à-dire les calculs que devrait faire l'employé;
  3. instruments de mesure utilisés, c'est-à-dire les mesures prises, les instruments et les systèmes de mesure utilisés.

Principes mathématiques utilisés

Cette section énumère les domaines de compétences ou de connaissances particuliers utilisés dans le cadre de l'emploi. Cette information est présentée en deux colonnes. La colonne de gauche comporte une liste de titres normalisés des domaines de connaissances. La liste complète figure ci-après, mais seules les compétences et les connaissances propres à un emploi donné sont énumérées dans le Sommaire des compétences mathématiques établi pour cet emploi.

Le code « > » apparaît dans la section sur les principes mathématiques utilisés. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Profils de sections présentée dans l'Introduction.

La colonne de droite fournit plus de précisions sur les compétences en mathématiques utilisées par les travailleurs dans chaque domaine de connaissances et donne un exemple qui illustre mieux l'utilisation de ces compétences dans le groupe professionnel.

Les catégories de compétences à gauche et les compétences particulières en mathématiques à droite sont formulées de la même façon afin de permettre les comparaisons entre les emplois et les recoupements. Les exemples ou les définitions entre parenthèses ne font pas partie de la formulation type qui figure dans les profils; ils sont utilisés ici à titre de renseignements supplémentaires.

Les principes mathématiques utilisés comprennent un ou plusieurs des 15 domaines de compétences ou de connaissances particuliers en mathématiques suivants :

Concepts numériques

Nombres entiers

(p. ex., 1, 2, 3)

lire et écrire, arrondir, additionner ou soustraire, multiplier ou diviser des nombres entiers;

Nombres entiers relatifs

(p. ex., -2, -1, 0, 1, 2)

lire et écrire, additionner ou soustraire, multiplier ou diviser des nombres entiers relatifs;

Fractions

(p. ex., 1/2, 5/8)

lire et écrire, additionner ou soustraire des fractions, multiplier ou diviser par une fraction, multiplier ou diviser des fractions;

Décimales

(p. ex., 8.50, .75)

lire et écrire, arrondir, additionner ou soustraire des décimales, multiplier ou diviser par une décimale, multiplier ou diviser des décimales. Utiliser des décimales surtout dans le cas des dollars et des cents.

Pourcentages

(p. ex., 10%, 45%)

lire et écrire des pourcentages, établir le rapport de pourcentages entre deux nombres, calculer un nombre en pourcentage;

Équivalences

(p. ex., 1/2 = 0.5 = 50%)

effectuer des conversions entre les fractions et les décimales ou les pourcentages, effectuer des conversions entre les décimales et les pourcentages;

Autres nombres réels

(p. ex., Ö2, p)

utiliser des puissances et des racines, des notations scientifiques, des chiffres significatifs;

Structures et relations

Équations et formules

résoudre des problèmes en établissant et en résolvant des équations à une inconnue; utiliser des formules en insérant des quantités représentant des variables et les résoudre; rédiger, simplifier et résoudre des problèmes algébriques à deux variables; rédiger, simplifier et résoudre des équations bicarrées;

Taux, ratios et proportions

utiliser un taux comparant deux quantités à des unités différentes (p. ex., quantité de médicament à administrer par 10 kg de masse corporelle), utiliser un ratio comparant deux quantités ayant les mêmes unités (p. ex., proportion mélange d'essence et d'huile en 16 parties pour 1), utiliser une proportion comparant deux ratios ou deux taux afin de résoudre des problèmes (p. ex., il faut 40 oz d'huile pour 4 gallons d'essence. Combien faudra-t-il d'huile pour 3 gallons d'essence? 4:40 = 3:x);

Voir « Utilisation des documents » pour des renseignements sur :

- l'utilisation des dessins à l'échelle.

Formes et ordre spatial

Conversions de mesures

effectuer des conversions de mesures (p. ex., convertir des unités d'un système de mesure à un autre, par exemple du système impérial au système métrique; convertir une unité de mesure à une autre, par exemple des pouces en pieds);

Superficies, périmètres, volumes

calculer des superficies, calculer des périmètres, calculer des volumes;

Géométrie

utiliser la géométrie (p. ex., déduire les propriétés, les mesures et les relations des points, des lignes, des angles et des figures; inclure des concepts comme le parallélisme, la perpendicularité et la tangence);

Trigonométrie

utiliser la trigonométrie (p. ex., utiliser les rapports de sinus, cosinus, tangente, cotangente, sécante ou cosécante pour déterminer la grandeur d'un côté inconnu ou de l'angle d'un triangle);

Voir « Utilisation des documents » pour des renseignements sur :

- la reconnaissance des angles communs;

- le dessin, l'esquisse ou la formation de formes et de figures communes.

Statistiques et probabilités

Calculs sommaires

calculer des moyennes, calculer des taux autres que le pourcentage, calculer des proportions ou des rapports;

Statistiques et probabilités

compiler des statistiques et établir des probabilités, (p. ex., en collectant, en classifiant, en analysant et en interprétant les données et, au moyen des théories de la probabilité, baser des conclusions sur une population ou sur la probabilité qu'un événement donné se produise).

Voir « Utilisation des documents » pour des renseignements sur :

- l'usage des tableaux, des horaires ou autres textes présentés sous forme de tableaux;

- l'usage de représentations graphiques.

Méthodes de calcul

La section sur les méthodes de calcul décrit la façon dont les travailleurs doivent effectuer des calculs. Les profils de compétences essentielles ne reflètent pas le niveau de compétences des travailleurs ni leurs préférences, mais les exigences de leur travail.

L'information fournie dans la présente section est donnée sous forme de liste. Elle ne sera pas nécessairement donnée en entier dans chaque profil des compétences essentielles. On ne mentionnera que les éléments qui s'appliquent au groupe professionnel.

Le code « > » apparaît dans la section sur les méthodes de calcul. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Profils de sections présentée dans l'Introduction.

Les méthodes de calculs incluent une ou plusieurs des 4 méthodes de calculs suivantes :

  • mentalement;
  • à la main;
  • à l'aide d'une calculatrice;
  • à l'aide d'un ordinateur.
Instruments de mesure utilisés

On décrit dans cette section les mesures effectuées, les instruments utilisés et les systèmes de mesure employés par les travailleurs du groupe professionnel visé.

L'information fournie dans la présente section est donnée sous forme de liste. Elle ne sera pas nécessairement donnée en entier dans chaque profil des compétences essentielles. On ne mentionnera que les éléments qui s'appliquent au groupe professionnel.

Le Sommaire des compétences en mathématiques décrit les instruments de mesure utilisés pour chaque paramètre énuméré. Par exemple, si une tâche comprend la mesure de distances au moyen d'un odomètre, on l'indiquera.

Le code « > » apparaît dans la section sur les instruments de mesure utilisés. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Sections sur les profils présentée dans l'Introduction.

Les instruments de mesure utilisés comprennent une ou plusieurs des 10 paramètres de mesure suivants :
  • temps;
  • poids ou masse;
  • distance ou dimension;
  • volume liquide;
  • température;
  • pression;
  • puissance en watts;
  • voltage;
  • angles;
  • densité.

Certains emplois comportent la mesure d'autres paramètres. Ces derniers sont énumérés après la liste type des paramètres à mesurer. On y trouvera aussi de l'information sur l'utilisation du système de mesure métrique et du système de mesure impérial. Cette information est également codée au moyen des signes conventionnels représentant le pourcentage des entrevues dans lesquelles l'utilisation de ces systèmes a été mentionnée.

Communication verbale

Aperçu de la section

La communication verbale consiste essentiellement à utiliser la parole pour exprimer ou échanger des pensées ou des renseignements dans le cadre du travail.

La section consacrée à la communication verbale pour chaque profil comprend six parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. exemples;
  3. sommaire de la communication verbale;
  4. modes de communication utilisés;
  5. facteurs environnementaux ayant une incidence sur la communication;
  6. autres renseignements.

1. Évaluation de la complexité

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée sous forme de tableau au début de la section sur les Communications orales de chaque profil de compétences essentielles.

Il existe quatre niveaux de complexité pour chacun des quatre dimensions de la communication verbale, à savoir :

  • le niveau et la complexité de l'exercice de communication, c'est-à-dire quel est l'objectif de la communication et comment l'orateur remplit-il sa tâche;
  • le niveau et la complexité du contenu du message livré par l'orateur;
  • le niveau et la complexité du contexte dans lequel se déroule la communication, c'est-à-dire à qui l'orateur s'adresse-t-il et dans quelles circonstances doit-il le faire;
  • le niveau de risque lié à l'échec de l'exercice de communication, c'est-à-dire quelle est la gravité des conséquences en cas de communication ratée.

À chaque dimension de la communication verbale correspond un niveau de l'échelle de la communication verbale. Ainsi, les tâches considérées difficiles pour une dimension peuvent être qualifiées de plus ou moins difficiles pour les autres étant donné que chaque dimension de la communication verbale est en quelque sorte indépendante. À titre d'exemple, pour une profession donnée, « le niveau et la complexité de l'information » peut correspondre au niveau 2, tandis que le « niveau de risque lié à l'échec de la communication » peut correspondre au niveau 3. Par conséquent, l'évaluation de la complexité demeure la meilleure façon de présenter le niveau de complexité d'une tâche.

Les niveaux de complexité de la communication verbale ont été élaborés d'après les Niveaux canadiens de compétence linguistique : l'anglais langue seconde pour adultes, 1996.

Les deux échelles correspondent comme suit :

Niveaux canadiens de compétence linguistique
Niveau un Comprendre/parler, niveaux 5, 6
Niveau deux Comprendre/parler, niveaux 7, 8
Niveau trois Comprendre/parler, niveaux 9, 10
Niveau quatre Comprendre/parler, niveaux 11, 12

Pour une explication détaillée concernant les niveaux de complexité figurant dans les Profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.1 intitulée Évaluation de la complexité présentée dans l'Introduction.

Échelle d'évaluation de la complexité de la communication verbale
Aspect Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4
Niveau et complexité de l'exercice de communication

Exigences limitées en communication verbale : interaction sociale de base en milieu de travail.

Répondre à des demandes quotidiennes; obtenir des renseignements particuliers; suivre et donner des directives simples; accueillir simplement; laisser et écouter de courts messages (p. ex., sur répondeurs ou boîtes vocales); participer à des réunions traitant de sujets courants; coordonner son travail avec une personne ou deux.

Exigences modérées en communication verbale.

Échanger des renseignements; obtenir des renseignements auprès de diverses sources; suivre ou donner des directives détaillées comportant plusieurs étapes; accueillir de façon officielle; rassurer; réconforter; régler des plaintes ou des conflits mineurs; laisser et écouter des messages complexes (p. ex., sur répondeurs, boîtes vocales ou dictaphones); présenter des choix simples et en discuter, et faire des recommandations; participer à des réunions traitant de sujets courants; coordonner son travail avec plusieurs personnes.

Exigences considérables en communication verbale : interaction sociale complexe en milieu de travail.

Donner, obtenir ou échanger des renseignements complexes détaillés et des points de vue; donner ou suivre des directives et des explications complexes; persuader (par exemple, vendre un produit ou un service); résoudre des conflits inhabituels; divertir (à l'occasion ou avec préparation); aviser ou conseiller (p. ex., choix de carrière); évaluer (p. ex., performance au travail); présider des réunions traitant de sujets courants; coordonner son travail avec ou pour d'autres.

Exigences considérables en communication verbale : interaction sociale très complexe en milieu de travail.

Diriger ou guider; animer la résolution de problèmes et la prise de décisions chez des groupes complexes; persuader; faire comprendre des sujets complexes; motiver; négocier; agir en tant que médiateur; fournir des conseils et une évaluation critique; divertir (avec préparation).

Niveau et complexité de l'information

Sujet de faible étendue; sujet familier; un sujet principal.

Langage factuel, littéral ou concret; quantité limitée de vocabulaire technique ou contextuel.

Contenu informationnel simple; nombre limité de détails.

Sujet d'étendue modérée; sujets familiers; un sujet principal.

Langage à la fois factuel ou concret et abstrait; quantité modérée de vocabulaire général et contextuel ou de vocabulaire technique et d'expressions idiomatiques.

Contenu informationnel modérément complexe ou détaillé; porte principalement sur des faits, mais peut porter sur des émotions et des opinions.

Sujet d'étendue importante; sujets d'aspects professionnel, organisationnel, théorique et social.

Langage abstrait ou conceptuel; quantité importante de vocabulaire général et technique et d'expressions idiomatiques.

Contenu informationnel complexe et détaillé; porte sur des faits, des émotions et des opinions; nécessite un sens de l'organisation et des compétences pour présenter et interpréter des idées avec cohérence.

Sujet d'étendue très variée; information interdisciplinaire; sujets d'aspects professionnel, organisationnel, théorique et social.

Langage parfois très abstrait, conceptuel et technique.

Contenu informationnel très complexe et détaillé; porte sur des faits, des opinions, des valeurs qui soulèvent la controverse. Grande capacité d'intervention et compétences pour organiser, présenter et interpréter, avec cohérence, des idées dans le cadre d'analyse, de synthèse, de prise de décision et d'évaluation.

Niveau et complexité du contexte dans lequel se déroule l'exercice de communication

Contexte très prévisible.

Interagir avec une personne à la fois, seul à seul sur des sujets familiers. Dans le cas d'interaction au téléphone, celle-ci se fait de façon routinière.

Le rôle de l'interlocuteur est simple et clairement défini.

Situation courante, méthodes et milieu de travail familiers; cadre établi pour donner et obtenir des renseignements.

Recours à des moyens physiques pour appuyer la communication verbale, soit en désignant ou en faisant une démonstration.

Échange de brève durée (10 minutes ou moins).

Contexte moins prévisible.

Interagir avec plusieurs personnes ou seul à seul sur des sujets complexes et détaillés; présenter un court exposé ou des directives à un petit groupe. Cette interaction se fait fréquemment par téléphone ou par le biais de messages enregistrés.

Les rôles des participants sont clairement déterminés.

Choix de différents formats et styles pour présenter l'information.

Règles et conventions établies; la plupart du temps, situation et milieu de travail familiers; recours à des moyens physiques pour appuyer la communication verbale. Auditoire facile et habituellement coopératif.

Échange de durée brève à moyenne (entre 10 et 30 min).

L'ambiance peut gêner l'exercice de communication verbale (bruit).

Contexte parfois imprévisible.

Interagir seul à seul sur des sujets complexes de vive-voix, au téléphone ou par le biais de messages enregistrés; présenter un exposé, échanger des renseignements ou des opinions devant un groupe, seul à seul ou par le biais de téléconférence.

Choisir parmi une vaste de gamme de formats et styles de niveaux de complexité linguistique et de degrés de formalité pour communiquer différentes idées.

La personne peut jouer plus d'un rôle au sein du groupe. Situation et milieu de travail peuvent être nouveaux et peu familiers. Auditoire parfois peu familier, composé de gens d'autorité non coopératifs ou hostiles.

Échange de durée moyenne à longue (30 minutes et plus).

Présence possible de bruit important ou d'autres perturbations.

Divers contextes; contexte complexe, variant d'imprévisible à très formaliste.

Interagir seul à seul sur des sujets très complexes et détaillés; mener ou animer des groupes de discussions, mener des négociations, agir à titre de médiateur, donner des directives; présenter des exposés à divers groupes; formuler des opinions, des évaluations, des recommandations, des demandes ou des appels en public.

Choisir, adopter ou utiliser avec créativité une vaste gamme de formats et styles pour présenter l'information en fonction de la finalité de l'exercice de communication et de l'auditoire.

Situation et milieu de travail peuvent être nouveaux et peu familiers. Auditoire parfois peu familier, non coopératif, provocateur ou hostile envers l'orateur.

Échange de longue durée parfois (une heure et plus).

L'ambiance peut gravement gêner l'exercice de communication verbale.

Niveau de risque d'échec Risque faible entraînant : interaction non réussie dont tout échec particulier est de faible importance; inefficacité négligeable; confusion temporaire de l'auditeur, ou sensation de gêne ou d'embarras de l'orateur. Risque modéré entraînant : interaction non réussie dont tout échec particulier est significatif; perte d'argent et de temps; risques minimes, ou hostilité personnelle parfois assez facile à régler. Risque important entraînant : Échec à atteindre un objectif important; danger, risques importants; hostilité du public, critique ou atteinte à la réputation; ou perte considérable d'argent et de temps. Risque critique entraînant : perte de vie ou blessures graves; conséquences personnelles graves ou très importantes, ou conséquences sur l'organisme que représente l'orateur.

L'information dans ce tableau n'est qu'un sommaire des quatre dimensions de la communication verbale. Pour mieux comprendre l'échelle d'évaluation, veuillez vous référer aux descriptions détaillées pour chacun des quatre niveaux de dimensions du texte.

Exemples de niveaux de complexité dans le cas de la communication verbale

Niveau 1

Les caissiers accueillent les clients, leur fait part du total de la facture et répondent aux questions concernant les produits et les heures d'ouverture.

Les agents de sécurité échangent de l'information avec le personnel des divers quarts de travail et informent le public qui entre dans l'édifice ou circule sur le terrain.

Les développeurs de films et de photographies interagissent avec les clients pour prendre leur commande, communiquent avec les fournisseurs pour commander et vérifier les commandes en souffrance.

Niveau 2

Les commis-comptable communiquent avec les clients pour assurer le suivi des comptes en souffrance, négocient les paiements et règlent les différends.

Les assistants dentaires s'adressent aux patients pour les rendre à l'aise, les renseignent sur l'hygiène bucco-dentaire, leur expliquent les procédures et les rassurent en cas de malaise.

Les maîtres d'hôtel et les hôtes font part de la rétroaction des clients aux serveurs, résolvent les différends avec les clients et participent aux réunions du personnel pour traiter des sujets concernant la qualité.

Niveau 3

Les techniciens en contrôle de la qualité dans l'industrie du vêtement interagissent avec les opérateurs en vue d'apporter les correctifs nécessaires pour répondre aux normes de qualité et essaient de les persuader d'apporter des changements. Parfois, des réactions hostiles peuvent entrer en jeux.

Les techniciens en pré-production d'enseignes interagissent avec les clients en vue d'analyser leurs besoins, établissent les objectifs et négocient les ententes. Ils présentent des exposés devant des petits groupes tels que des représentants d'entreprise-cliente potentielle.

Les percepteurs communiquent avec les débiteurs afin de leur faire part des sommes réclamées et déterminent un plan d'action. Ils peuvent être confrontés à des débiteurs contrariés ou hostiles dans l'exercice de leur travail.

Niveau 4

Les propriétaires exploitant d'entreprise peuvent avoir à présenter des exposés à des groupes industriels importants afin de promouvoir leur entreprise. Ils peuvent aussi assurer la présidence de réunions régulières des réseaux d'entraide organisées par les entreprises et les commerces locaux.

Les négociateurs et médiateurs interviennent pour résoudre des conflits et préparent des accords entre individus, groupes, organismes ou pays.

2. Exemples

Cette section contient une liste d'exemples de tâches de communication verbale que comporte un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais ils donnent une idée de la nature et de l'ampleur des tâches exécutées.

Chaque exemple est suivie d'un chiffre entre parenthèses indiquant son niveau de complexité.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 intitulée Exemples présentée dans l'Introduction.

3. Sommaire de la communication verbale

Le Sommaire de la communication verbale décrit, selon une formule standard, toute la communication verbale qui intervient dans l'emploi. Le Sommaire de la communication verbale est présenté dans un tableau qui énumère des types de communication verbale et les objectifs de la communication verbale.

Le code « > » apparaît dans le Sommaire de communication verbale. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Profils de sections présentée dans l'Introduction.

Types de communication verbale

  • Écouter (peu ou pas d'interaction) p. ex., écouter un message diffusé par haut-parleur ou enregistré dans une boîte vocale.
  • Parler (peu ou pas d'interaction) p. ex., faire des annonces ou laisser des messages dans une boîte vocale.
  • Interagir (à la fois écouter et parler) avec les collègues de travail, c'est-à-dire les écouter ou parler avec eux. Nota : les collègues de travail sont les autres employés avec lesquels il n'y a pas de relations de supervision.
  • Interagir avec les subalternes.
  • Interagir avec les superviseurs.
  • Interagir avec les clients ou le grand public.
  • Interagir avec les fournisseurs de produits et de services.
  • Participer à des discussions de groupe.
  • Présenter de l'information à un petit groupe, c'est-à-dire de moins de 10 personnes.
  • Présenter de l'information à un grand groupe, c'est-à-dire de 10 personnes ou plus.

Objectifs de la communication verbale

Accueillir.

  • Désigne une fonction officielle d'accueil des visiteurs ou des clients. Elle comprend l'activité accomplie à un bureau d'accueil. Elle ne comprend pas l'accueil des collègues de travail.
  • Les commis de bibliothèque sont souvent les premières personnes qu'un usager de la bibliothèque rencontre. Le ton de cette interaction peut encourager ou décourager le nouvel usager et il aide à limiter les plaintes.

Prendre des messages.

  • Les commis de travail général de bureau prennent les messages et transmettent les renseignements essentiels par téléphone ou en personne aux autres travailleurs.

Donner des renseignements, des explications, des directives.

Recevoir des renseignements, des explications, des directives.

  • Les caissiers échangent des renseignements avec leurs collègues au sujet des rabais, des pénuries et des demandes de la clientèle.
  • Les biseauteurs de verre ordonnent aux aides de guider les grosses pièces de verre passant dans la machine à couper tandis qu'ils se penchent pour observer le processus. Les aides doivent réagir instantanément aux instructions et être prêts à arrêter la machine s'ils constatent la présence d'une fissure pour éviter les bris et les blessures.

Chercher des renseignements.

Obtenir des renseignements.

Renvoie aux situations où le travailleur doit poser des questions.

  • Les assistants en pharmacie interrogent les clients au sujet de leurs allergies aux médicaments et des autres médicaments qu'ils prennent peut-être et qui ne sont pas enregistrés

Coordonner son travail avec celui des autres.

  • Les éboueurs coordonnent leurs itinéraires avec les autres chauffeurs. Sauter une rue au cours du ramassage des ordures donne lieu à des plaintes et oblige à revenir pour corriger l'erreur

Rassurer.

Réconforter.

  • Les opérateurs de manèges rassurent les parents en leur disant que leurs enfants sont en sécurité au cours des tours de manèges dans la mesure où on utilise des mécanismes de retenue appropriés

Discuter, échanger des renseignements et des opinions.

  • Les opérateurs de procédés industriels se réunissent tous les trois mois pour discuter planification et production avec une équipe pouvant compter jusqu'à 12 travailleurs.

Persuader.

  • Les assistants en pharmacie persuadent les clients de choisir des produits qui conviennent tels que des vitamines pour les enfants et des médicaments vendus sans ordonnance qui sont compatibles avec les médicaments que le client prend déjà.

Faciliter.

Animer.

  • Diriger ou guider un groupe en conversation ou en discussion.
  • Les guides touristiques dirigent la discussion entre les participants à la visite sur des sujets pertinents tels que l'histoire ou la géographie du site.

Transmettre des connaissances.

Susciter la compréhension, le savoir.

  • Les travailleurs d'expérience enseignent à ceux qui ont moins d'expérience les ficelles du métier, leur donnent des trucs pratiques et leur transmettent certaines connaissances techniques.
  • Les compagnons vitriers enseignent aux travailleurs qui apprennent grâce au système d'apprentissage.
  • Les ouvriers pépiniéristes instruisent les aides en leur montrant où et quand arroser, en particulier s'ils sont nouveaux dans le poste.

Négocier.

Résoudre des conflits.

  • Il s'agit ici non seulement de négociations officielles, telles que la négociation d'une convention collective par un syndicat et la direction, mais de toute interaction faisant intervenir la négociation.
  • Les huissiers chargés de saisir des biens négocient avec le débiteur pour trouver d'autres formules de remboursement de la dette.

Divertir.

  • Boat owners/operators interact with passengers making friendly conversation, providing information and acting as hosts before and during cruises.

4. Modes de communication utilisés

Les modes de communication utilisés décrivent, selon une formule standard, toutes les modes de communication utilisés dans le cadre de l'emploi. L'information est présentée sous forme de liste.

Il y a quatre modes de communication. La liste ne sera pas nécessairement donnée en entier dans chaque profil des compétences essentielles. On ne mentionnera que les éléments qui s'appliquent au groupe professionnel.

Les modes de communications utilisés peuvent inclurent une ou plusieurs des 4 types de médias suivants :

  • en personne, p. ex., les employés proches l'un de l'autre se parlent face à face;
  • par téléphone, p. ex., les employés responsables des matériaux passent des commandes par téléphone;
  • en utilisant un émetteur-récepteur ou autres dispositifs semblables, p. ex., les Répartiteurs utilisent des émetteurs-récepteurs pour diriger les chauffeurs de taxi vers leur prochaine destination;
  • en utilisant des signaux de communication spéciaux, p. ex., les employés travaillant dans un milieu où le bruit est élevé utilisent des signaux manuels pour indiquer des consignes de sécurité ou des changements dans les opérations.

Le code « > » apparaît dans la section sur les modes de communications utilisés. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Profils de sections présentée dans l'Introduction.

5. Facteurs environnementaux ayant une incidence sur la communication

Cette section, présentée sous forme d'un paragraphe, renvoie à des facteurs qui ont des répercussions sur la communication verbale dans le milieu de travail et à la nécessité pour les travailleurs de s'adapter. Il s'agit notamment du niveau du bruit qui complique la communication verbale ou exige une communication rapide et concise dans les périodes où le bruit est réduit.

  • Les travailleurs de la production dans une scierie portent un dispositif de protection antibruit en tout temps en raison du niveau de bruit élevé. La communication verbale est limitée à de courts moments au début du quart et au moment de la pause.
  • Les travailleurs affectés à la construction d'une autoroute doivent travailler dans des conditions où le bruit de la machinerie et la distance entre les postes de travail ont une incidence sur leur communication.

6. Autres renseignements

Dans cette section le lecteur trouvera des renseignements concernant la communication verbale dans des langues autres que la première langue officielle du titulaire d'un emploi, si cela concerne les besoins professionnels seulement. Par exemple, les interprètes doivent, dans le cadre de leur travail, comprendre et parler plus d'une langue.

Capacité de raisonnement

Aperçu de la section

Cette section du profil des compétences essentielles examine six applications de la capacité de raisonnement. Bien que chaque application soit traitée comme un sujet distinct, la capacité de raisonnement forme un tout interrelié.

La section consacrée à la capacité de raisonnement comprend six applications.

Résolution de problèmes

Application 1.

La résolution de problèmes concerne les problèmes qui exigent des solutions. Un mécanicien, par exemple, résout le problème exprimé comme suit : « la voiture tressaute lorsqu'elle roule à plus de 80 km/h » en supprimant les causes probables jusqu'à ce que la bonne cause soit trouvée et corrigée. La plupart des problèmes touchent des aspects mécaniques, des gens ou des situations.

L'application traitant de la résolution de problèmes comprend deux parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. exemples.

1. Évaluation de la complexité - Résolution de problèmes

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée sous forme de tableau au début de la section sur la résolution de problèmes de chaque profil de compétences essentielles.

L'échelle de complexité comporte quatre niveaux et est basée sur les quatre dimensions suivantes :

  • la complexité du problème;
  • la complexité de la tâche consistant à déterminer le problème;
  • la complexité de la tâche consistant à déterminer les mesures à prendre en guise de solution;
  • la complexité de la tâche consistant à évaluer la solution.

Chaque niveau de l'échelle d'évaluation appliquée à la résolution de problèmes est défini par rapport à toutes ces dimensions. Les tâches qui sont davantage difficiles dans une dimension de l'échelle d'évaluation de la complexité peuvent l'être plus ou moins dans les autres, car les quatre dimensions sont toutes, dans une certaine mesure, indépendantes. Ainsi, la complexité de la tâche consistant à déterminer le problème peut être de niveau 2, tandis que la complexité de la tâche consistant à évaluer la solution peut être de niveau 3. L'évaluation de la complexité d'une tâche est le meilleur résumé descriptif de son niveau de complexité.

Échelle d'évaluation de la complexité de la résolution de problèmes
Dimension Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4
Complexité du problème

Nombre limité de facteurs.

Vaste gamme de facteurs, la plupart étant clairement définis.

Vaste gamme de facteurs, dont certains peuvent être vagues ou ambigus.

Des facteurs imprévisibles et contradictoires peuvent intervenir.

Complexité de la tâche consistant à déterminer le problème

Toute l'information pertinente est fournie à l'employé.

Des méthodes sont fournies en vue de déterminer la nature du problème.

L'employé doit déterminer les méthodes à appliquer pour déterminer la nature du problème.

L'employé doit concevoir des méthodes pour déterminer la nature du problème.

Complexité de la tâche consistant à déterminer les mesures à prendre en guise de solution

Dès que le problème a été déterminé, les méthodes pour le résoudre sont indiquées à l'employé.

L'employé doit choisir parmi plusieurs méthodes, laquelle est appropriée pour résoudre le problème.

Il peut être nécessaire de modifier les méthodes existantes de résolution de problèmes afin de répondre à de nouveaux besoins.

L'employé doit concevoir des méthodes pour résoudre le problème.

Complexité de la tâche consistant à évaluer la solution

Vérifier si le problème a bien été résolu.

Évaluer l'efficacité et l'efficience de la solution retenue.

Évaluer l'efficacité et l'efficience de la solution retenue et déterminer les changements nécessaires.

L'employé doit déterminer ou concevoir des critères d'évaluation de l'efficacité de la solution.

Exemples illustrant les niveaux de l'échelle de complexité pour la résolution de problèmes

Niveau 1

Les commis au traitement de texte consultent le diagramme de diagnostic lorsque le photocopieur cesse de fonctionner afin de déterminer la nature et la localisation du problème.

Les éboueurs font face à un problème lorsqu'un conteneur à déchets rempli est trop lourd. Le conteneur est laissé tel quel et les éboueurs appellent au bureau pour signaler l'adresse où se trouve le conteneur et la raison pour laquelle ils l'ont laissé rempli, afin que les gens du bureau puissent répondre à la plainte si le client appelle.

Niveau 2

Quand un client ne peut payer qu'avec des billets en devises étrangères et qu'il n'est pas d'accord avec le taux de change affiché dans le magasin, le caissier a plusieurs options à sa disposition mais elle doit résoudre le problème rapidement pour pouvoir ensuite servir le client suivant.

Les conducteurs de machine à couler utilisent un tracteur pour tirer des charges de métal fondu chaud. La tâche consistant à accrocher une remorque dans des locaux exigus peut obliger les conducteurs à manœuvrer le véhicule en poussant les roues ou en approchant par la direction opposée.

Niveau 3

On fait appel aux nettoyeurs de fosses septiques quand une fosse septique présente un problème, quand, par exemple, les eaux d'égout refoulent. Bien qu'il existe un modèle de résolution de problèmes, les nettoyeurs doivent constamment composer avec des facteurs inconnus du fait que les fosses sont enfouies dans le sol, que différentes pompes sont en usage et que l'état du sol est difficile à déterminer.

Les propriétaires/conducteurs de bateau peuvent perdre des recettes considérables au niveau des croisières réservées en cas de maladie imprévue du conducteur. Il faut envisager une vaste gamme de détails, y compris la préparation des éléments, les affectations des membres de l'équipage et les contacts avec la clientèle, dans la recherche d'un conducteur de remplacement ou dans le report ou l'annulation de la croisière.

Niveau 4

Les compositeurs-typographes/concepteurs graphistes sont constamment aux prises avec le problème de savoir comment faire pour que la tâche commandée par un client soit différente des autres. Pour ajouter au défi, ils doivent composer avec des contraintes de temps, des changements ou des ajouts qui peuvent modifier passablement la maquette et le matériel mis au point avec des programmes d'ordinateur qu'ils connaissent mal.

Les guides de kayak de mer sont parfois aux prises avec des urgences d'ordre médical. Ils évaluent la blessure, planifient l'évacuation ou administrent le traitement tout en restant responsables du reste du groupe.

2. Exemples - Résolution de problèmes

Cette section contient une liste d'exemples de tâches de résolution de problèmes que comporte un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais donnent une idée de la nature et de l'ampleur des tâches exécutées.

Chaque exemple est suivie d'un chiffre entre parenthèses indiquant son niveau de complexité.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 intitulée Exemples présentée dans l'Introduction.

Prise de décisions

Application 2. Prise de décisions

La prise de décisions consiste à faire un choix parmi des options.

Les tâches de résolution de problèmes comprennent normalement un élément de prise de décisions, mais toute prise de décisions ne s'inscrit pas dans un processus de résolution de problèmes, ce qui explique pourquoi on la présente dans un contexte différent. Les acheteurs des magasins de détail, par exemple, prennent régulièrement des décisions au sujet des fournisseurs auxquels s'adresser, autrement dit, ils choisissent parmi les options offertes pour certains types particuliers de marchandise. Il ne s'agit pas là de résolution de problèmes.

L'application qui traite de la prise de décisions comprend deux parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. exemples.

1. Évaluation de la complexité - Prise de décisions

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée sous forme de tableau au début de la section sur la prise de décisions de chaque profil de compétences essentielles.

L'échelle applicable à la prise de décisions comporte quatre niveaux et est basée sur six dimensions:

  • la conséquence des erreurs;
  • la réversibilité de la décision;
  • le caractère adéquat de l'information disponible;
  • l'existence d'une procédure préétablie ou une hiérarchie décisionnelle;
  • la pertinence des décisions antérieures semblables avec lesquelles faire la comparaison;
  • le jugement dont il faut faire preuve pour prendre une décision appropriée.

Chaque niveau de l'échelle de la prise de décisions est défini par rapport à toutes ces dimensions. Les tâches qui sont davantage difficiles dans une dimension de l'échelle d'évaluation de la complexité peuvent l'être plus ou moins dans les autres, car les six dimensions sont toutes, dans une certaine mesure, indépendantes. Ainsi, la complexité de la conséquence des erreurs peut être de niveau 2, tandis que le caractère adéquat de l'information disponible peut être de niveau 3. L'évaluation de la complexité est le meilleur résumé descriptif de son niveau de complexité.

Échelle d'évaluation de la complexité de la prise de décisions
Dimension Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4
Conséquence des erreurs

Conséquence des erreurs est négligeable ou inexistante.

Les erreurs entraînent quelques conséquences mineures, p. ex., une légère perte d'argent ou de temps, mais elles peuvent être corrigées avec un minimum d'inconvénients ou de coûts ou par une intervention mineure au niveau du plan de travail.

Les erreurs entraînent de sérieuses conséquences, p. ex., une perte importante de temps ou d'argent, mais elles peuvent être corrigées.

Les erreurs entraînent de sérieuses conséquences qui ne peuvent pas être corrigées ou qui ne peuvent être corrigées qu'à grand coût.

Réversibilité de la décision

La décision peut être facilement renversée.

La décision peut être renversée moyennant certains inconvénients ou une certaine difficulté. La décision peut être renversée mais les options sont limitées.

La décision peut être renversée, mais avec grande difficulté.

La décision ne peut pas être renversée ou elle ne peut l'être sans graves conséquences sur les plans juridique, financier ou de la santé.

Caractère adéquat de l'information disponible

Tous les renseignements nécessaires à la prise de décisions sont connus.

La plupart des renseignements nécessaires à la prise de décision sont connus.

Les renseignements relatifs à des éléments importants de décision sont incertains.

D'importants renseignements nécessaires à la décision ne sont pas connus.

Existence d'une procédure préétablie ou d'une hiérarchie décisionnelle

Il existe une procédure préétablie ou une hiérarchie décisionnelle. Les motifs d'exception sont clairement précisés.

Il existe une procédure préétablie ou une hiérarchie décisionnelle, mais les motifs d'exception font place à une certaine discrétion ou à l'interprétation de l'employé.

Il existe une procédure préétablie qui laisse beaucoup de place à la discrétion et à l'interprétation.

Il n'existe pas de procédure préétablie ni de hiérarchie décisionnelle.

Pertinence des décisions antérieures semblables avec lesquelles faire la comparaison

L'employé peut s'appuyer sur des décisions passées semblables auxquelles il a accès.

Il y a des décisions antérieures semblables mais l'employé doit faire une certaine extrapolation ou une analyse pour les appliquer à la situation actuelle.

Il existe des décisions antérieures mais elles se révèlent d'une utilité limitée en raison de leur nombre restreint ou de leur comparabilité limitée avec la décision à prendre.

Il n'y a pas de décisions antérieures semblables sur lesquelles baser la décision à prendre.

Le jugement dont il faut faire preuve pour prendre une décision appropriée

La décision fait peu ou pas appel au jugement de l'employé.

L'employé doit prendre en considération plusieurs facteurs bien définis pour prendre une décision appropriée dans des cas où la conséquence des erreurs est négligeable. La décision peut faire appel à des connaissances techniques.

L'employé doit prendre en considération plusieurs facteurs pour prendre une décision appropriée. Ces facteurs peuvent être moins bien définis et les conséquences d'une erreur sont plus sérieuses que dans le cas du niveau 2.

La décision fait appel à un jugement solide.

Exemples illustrant les niveaux de complexité pour la prise de décisions

Niveau 1

Les réceptionnistes décident quand interrompre un appel ou quand mettre les gens en attente. Il existe un certain protocole qui aide à prendre ce genre de décision.

Les caissiers décident s'il y a lieu ou non de demander à un jeune qui achète des cigarettes de présenter une pièce d'identité pour vérifier l'âge.

Les ouvriers agricoles décident quelles boutures de pomme de terre ils conserveront et lesquelles ils jetteront.

Niveau 2

Les assistants en pharmacie prennent chaque semaine des décisions au sujet des stocks, de la nature et de la quantité de ce qu'il faut commander, du moment d'essayer quelque chose de nouveau et de discontinuer un produit.

Les installateurs de câble recherchent le moyen le plus efficace d'installer le câble; plutôt à travers ce mur ou à travers tel autre?

Les ouvriers pépiniéristes aident les clients à décider du type et de la quantité d'arbres et d'arbustes à acheter.

Niveau 3

Les réceptionnistes qui travaillent dans des hôtels très fréquentés doivent continuellement déterminer la hiérarchie des priorités des personnes et des choses à faire.

Les grutiers prennent constamment des décisions au sujet du fonctionnement de la grue. Ils doivent, par exemple, décider où accrocher le tuyau et quand le soulever. En déplaçant le tuyau, ils doivent juger quand celui-ci se balancera et quand et comment le faire balancer dans le sens inverse.

Les trappeurs décident des animaux qui seront piégés en fonction des populations animales et de la demande projetée sur le marché. Ils décident où et quand disposer un piège pour un animal particulier, compte tenu de leur expérience, de leur connaissance de la taille et de la forme de l'animal, de leur observation des habitudes de celui-ci, de l'état du terrain et de la végétation.

Niveau 4

Les commis à la production décident, après avoir envisagé différentes possibilités pour le transport du bois d'œuvre, du moyen de transport à recommander. Cette décision n'est pas facile à renverser en raison du temps et de l'analyse requis pour y arriver.

Les infirmières autorisées prennent souvent des décisions d'urgence à l'égard de la santé des patients sans pouvoir s'appuyer sur les conseils d'un médecin.

Les huissiers décident, au cours de l'exécution d'une saisie de biens, si le débiteur est suffisamment digne de confiance pour lui laisser les biens ou s'il faut, au contraire, consentir à la dépense que représentent leur déménagement et leur entreposage. En cas de mauvaise décision, il peut arriver que le débiteur déguerpisse avec les biens saisis, et que l'huissier doive procéder à une recherche très coûteuse en temps et en argent.

2. Exemples - Prise de décisions

Cette section contient une liste d'exemples de tâches de prise de décisions que comporte un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais ils donnent une idée de la nature et de l'ampleur des tâches exécutées.

Chaque exemple est suivie d'un chiffre entre parenthèses indiquant son niveau de complexité.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 intitulée Exemples présentée dans l'Introduction.

Pensée critique

Application 3.

Cette section est en cours de développement. Veuillez nous contacter si vous avez des questions.

Planification et organisation du travail

Application 4.

Par planification et organisation du travail, on désigne la mesure dans laquelle les travailleurs planifient et organisent leurs tâches. On n'entend pas la participation à la fonction de planification de l'organisation dans laquelle ils travaillent.

L'application qui traite de la planification et de l'organisation du travail comprend deux parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. description.

1. Évaluation de la complexité Planification et organisation du travail

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée au début de la section sur la planification et l'organisation du travail de chaque profil de compétences essentielles.

Cette section commence par l'évaluation des tâches de planification et d'organisation selon une échelle de complexité à quatre niveaux. Cette évaluation constitue habituellement une seule évaluation, pas un éventail, car elle caractérise l'ensemble du travail, pas des tâches particulières. Il peut y avoir plus d'une évaluation si le profil comporte plus d'une occupation différant sur cet aspect ou si la tâche est exécutée dans deux situations nettement différentes, qui commanderaient des évaluations à des niveaux différents de complexité.

L'échelle applicable à la planification et à l'organisation du travail est basée sur sept dimensions :

  • la variété des tâches au travail;
  • l'ordre d'exécution des tâches est soit indiqué au travailleur soit déterminé par celui-ci;
  • les priorités sont soit indiquées au travailleur soit déterminés par celui-ci;
  • la perturbation du plan de travail de la journée;
  • l'intégration du plan de travail du travailleur avec celui des autres travailleurs;
  • le nombre de sources de tâches;
  • l'impact de l'ordre d'exécution des tâches, tel qu'établi par le travailleur, sur l'efficacité d'ensemble.

Chaque niveau de l'échelle de complexité de la planification et de l'organisation du travail est défini par rapport à toutes ces dimensions. Les tâches qui sont davantage difficiles dans une dimension de l'échelle d'évaluation de la complexité peuvent l'être plus ou moins dans les autres, car les sept dimensions sont toutes, dans une certaine mesure, indépendantes. La variété des tâches, par exemple, peut être de niveau 2, tandis que les priorités, qui sont soit indiquées au travailleur soit déterminées par lui, peuvent être de niveau 3. L'évaluation de la complexité d'une tâche est le meilleur résumé descriptif de son niveau de complexité.

Échelle d'évaluation de la complexité de la planification et de l'organisation du travail
Dimension Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4
La variété des tâches de travail Il y a peu de variété dans le travail; les tâches sont semblables et répétitives. Les tâches sont répétitives mais le contenu des tâches varie quelque peu. Les tâches sont variées mais s'inscrivent dans une structure ou une routine. Les tâches sont très variées et ne sont pas encadrées par une structure ou une routine. L'employé adopte chaque jour un nouveau plan de travail.
L'ordre d'exécution des tâches est soit indiqué au travailleur soit déterminé par celui-ci L'employé ne décide pas, ou très rarement, de la séquence des tâches à exécuter. L'employé peut ordonner les tâches en observant un cadre déterminé par ses supérieurs, les règles de l'art ou une norme professionnelle. L'employé jouit d'une grande autonomie dans l'ordre d'exécution de ses tâches mais doit respecter la structure globale, les règles de l'art ou les normes professionnelles qui régissent le travail ou le projet à exécuter. L'employé dispose du pouvoir décisionnel nécessaire quant à l'ordre d'exécution des tâches.
Les priorités sont soit indiquées au travailleur soit déterminées par celui-ci L'employé n'établit pas les priorités. Celles-ci lui sont indiquées ou les tâches sont Exécutées dans l'ordre où elles se présentent (pas d'ordre de priorité). La priorité des différentes catégories de tâches est indiquée à l'employé. Celui-ci détermine ses propres priorités de tâches en les identifiant à ces différentes catégories. Les priorités sont déterminées par l'employé mais parfois sujettes à l'approbation de ses supérieurs. L'employé détermine les priorités de travail.
L'importance de la perturbation du plan de travail du jour Il n'y a pas de plan de travail du jour ou, s'il existe, il est rarement perturbé. Le travail est parfois perturbé sans toutefois qu'il soit nécessaire de reformuler le plan de travail du jour. Le travail est perturbé à tel point qu'il est parfois nécessaire de rajuster l'ordre des tâches ou de revoir les horaires de travail. Le plan de travail du jour est continuellement perturbé et l'employé doit parfois reformuler ses priorités d'action.
L'intégration du plan de travail de l'employé à celui des autres L'employé travaille de façon autonome et n'est pas tenu de coordonner son travail avec celui des autres. L'employé doit parfois coordonner son plan de travail avec celui des autres pour partager, par exemple, les outils de travail et l'équipement. L'employé doit coordonner son plan de travail avec celui des autres afin d'entretenir un rapport constant entre plusieurs emplois. L'intégration entre ces emplois a déjà été établie et ne doit être que coordonnée. L'employé doit consulter plusieurs personnes pour harmoniser son plan de travail au leur; l'intégration doit être créée.
Le nombre de sources de travail Tout le travail provient d'une seule source. L'employé dispose d'un choix limité quant aux sources de travail. Les tâches proviennent de plusieurs sources et l'employé est parfois tiraillé dans son emploi du temps. Il peut toutefois recourir à des critères ou des procédures préétablis pour déterminer ses priorités. Les tâches proviennent de plusieurs sources et l'employé est parfois tiraillé dans son emploi du temps. Il doit exercer son jugement pour déterminer l'ordre des tâches à exécuter.
L'impact de la planification des tâches, tel qu'établi par le travailleur, sur l'efficacité d'ensemble Ce critère ne s'applique pas à l'employé puisque celui-ci ne décide pas de l'ordre des tâches. Aucun plan de travail n'est requis; cependant, l'ordre d'exécution des tâches peut influencer la productivité. L'employé agence en succession plusieurs tâches pour obtenir un maximum d'efficacité. Cette fonction est un élément important mais secondaire de son travail. L'employé agence en succession plusieurs tâches pour obtenir un maximum d'efficacité. Cette fonction est un élément important de son travail.

Exemples illustrant les niveaux de complexité de la planification et de l'organisation du travail

Niveau 1

Les ouvriers en sylviculture se consacrent chaque jour à la plantation d'arbres en suivant des instructions émanant du contremaître, lequel suit les prescriptions de la sylviculture.

Les blanchisseurs lavent et repassent les articles qu'apportent les clients.

Niveau 2

La planification du travail quotidien des réceptionnistes est dictée par les exigences des communications téléphoniques et des visiteurs. De plus, il y a une planification à plus long terme des travaux d'écriture de fin de mois et une certaine planification en cas d'événements imprévus.

La planification des tâches des gouvernantes est déterminée par les besoins et l'humeur des enfants. La réponse à ces besoins de nature variable est coordonnée avec les activités courantes telles que les repas et les goûters.

Niveau 3

Les travailleurs à l'établi dans les laboratoires dentaires planifient et organisent des charges de travail se composant de 20 à 30 cas, dont certaines exigent une coordination avec d'autres employés. Certaines tâches sont urgentes et d'autres exigent que le client essaie le produit. De nouvelles commandes arrivent constamment, ce qui oblige à remanier l'ordre de priorité.

Les techniciens de pré-mise en train déterminent l'ordre dans lequel les travaux d'impression seront effectués environ deux semaines à l'avance, des modifications devant être apportées à cet ordre presque chaque jour compte tenu des nouvelles commandes, des urgences et de l'arrivée du matériel.

Niveau 4

Les agents de liaison des associations syndicales traitent des demandes de renseignements, des griefs, des négociations, etc. Ils doivent planifier le travail de chaque jour avec efficacité et les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.

Les directeurs des ventes planifient leurs activités de façon quotidienne, hebdomadaire et à long terme de manière à intégrer les réunions avec les clients, les exposés, les réunions de planification, les nouvelles demandes des clients, les échéances de fixation des prix et du matériel promotionnel, la communication avec les autres départements et l'analyse de marché en cours.

2. Description - Planification et organisation du travail

Cette section donne, sous forme d'un paragraphe, une description de la planification et de l'organisation dont se chargent les employés dans le cadre de leur emploi. Dans le cas où la complexité des tâches aurait été évaluée à plus d'un niveau, la raison pour cette variation est indiquée ici.

Utilisation particulière de la mémoire

Application 5.

La section consacrée à l'utilisation particulière de la mémoire traite de l'utilisation particulière ou inhabituelle de la mémoire dans le cadre du travail. Il n'y est pas question de l'utilisation normale de la mémoire qui constitue une exigence de chaque emploi.

Il n'y a pas d'évaluation de la complexité de l'utilisation particulière de la mémoire.

L'application qui traite de l'utilisation particulière de la mémoire comprend une partie :

  1. exemples

1. Exemples - Utilisation particulière de la mémoire

Dans cette section le lecteur trouvera une liste d'exemples de tâches nécessitant une utilisation particulière de la mémoire que comporte un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais ils donnent une idée de la nature et de l'ampleur de l'utilisation particulière de la mémoire dans l'exécution des tâches.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 intitulée Exemples présentée dans l'Introduction.

Trois types de mémoire ont été pris en considération.

Type 1

Mémorisation intentionnelle de procédures, de codes, de numéros de pièces, etc.

Mémorisation par la répétition.

  • Les facteurs ruraux se rappellent l'ordre des rues lorsqu'ils organisent les itinéraires de livraison.
  • Les caissières se rappellent les codes de produit.
  • Les manutentionnaires des bagages doivent se rappeler les numéros de code d'aéroport pour trier les bagages rapidement et sans erreur.
Type 2

Se rappeler les renseignements pour une courte période, par exemple, quelques minutes ou quelques heures.

  • Les commis de travail général de bureau se rappellent l'endroit où se trouvent des éléments clés du personnel auxquels il faudra éventuellement s'adresser sous l'impulsion du moment.
  • Les serveurs se rappellent différentes listes de « spéciaux » chaque jour.
  • Les manœuvres se voient indiquer plusieurs choses à faire et ils doivent se les rappeler jusqu'à ce que toutes les tâches soient terminées.
Type 3
Événements particuliers qui font que la mémorisation s'effectue sur une seule exposition.
  • Les assistants en pharmacie se rappellent la demande d'un médicament en vente libre potentiellement dangereux présenté par un client lorsque celui-ci revient à la pharmacie pour présenter des demandes de renseignements de suivi.
  • Face à un problème mécanique, les guides d'activités de sports et de loisir se rappellent comment ils ont improvisé une réparation lorsqu'un problème de moteur semblable s'est présenté dans le passé.
  • Les ouvriers pépiniéristes se rappellent les diagnostics de maladies végétales et d'état de détérioration des végétaux pour pouvoir les reconnaître à l'avenir.

Recherche de renseignements

Application 6.

La recherche de renseignements comporte la consultation de toute une gamme de sources : textes, personnes ou bases de données informatisées ou systèmes d'information.

La recherche de renseignements est traitée dans cette section comme une compétence essentielle, bien que le recours à diverses sources d'information de la part des employés puisse être mentionné dans d'autres sections telles que : A. Lecture des textes, B. Utilisation des documents, E. Communication verbale ou H. Informatique.

L'application traitant de la recherche de renseignements comprend deux parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. exemples.

1. Évaluation de la complexité – Recherche de renseignements

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée au début de la section sur la recherche de renseignements de chaque profil de compétences essentielles.

L'échelle d'évaluation de la recherche de renseignements comporte quatre niveaux et est basée sur deux dimensions :

  • la complexité de la tâche consistant à localiser les renseignements voulus;
  • la complexité de la tâche consistant à extraire et à traiter les renseignements.

Chaque niveau de l'échelle appliqué à la recherche de renseignements est défini par rapport à ces deux dimensions. Les tâches qui sont davantage difficiles dans une dimension de l'échelle d'évaluation de la complexité peuvent l'être plus ou moins dans l'autre, car les deux dimensions sont, dans une certaine mesure, indépendantes. Ainsi, la complexité de la tâche consistant à localiser les renseignements voulus, par exemple, peut être de niveau 2, tandis que celle de la tâche consistant à extraire et à traiter les renseignements peut être de niveau 3. L'évaluation de la complexité d'une tâche est le meilleur résumé descriptif de son niveau de complexité.

Échelle d'évaluation de la complexité de la recherche de renseignements
Dimension Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4
Complexité de la tâche consistant à localiser les renseignements voulus L'employé consulte des sources établies. Il cherche un numéro de téléphone dans l'annuaire, il appelle une compagnie aérienne pour des renseignements sur les horaires, il consulte un manuel ou encore il utilise la ligne de dépannage touchant l'utilisation d'un logiciel. La source est fournie à l'employé, par exemple, l'enquêteur par téléphone qui se voit fournir les noms des personnes à appeler ou leurs numéros de téléphone. L'employé ne consulte pas une source établie mais une source facile à identifier. Il peut, par exemple, consulter son superviseur ou ses collègues susceptibles de connaître la réponse. L'employé doit effectuer une recherche poussée. Il doit, par exemple, retracer les témoins d'un crime, mettre sur pied des entrevues pour les besoins d'un projet de recherche, collecter des échantillons pour des tests sur l'environnement. L'employé doit réunir des renseignements provenant de multiples sources ou encore, il doit créer lui-même l'information en effectuant, par exemple, la recherche en vue de découvrir un nouveau vaccin.
Complexité de la tâche consistant à extraire ou à traiter les renseignements L'information est utilisable telle qu'elle se présente, par exemple, un numéro de téléphone, l'heure de départ d'un avion, la touche qui sert à créer un alinéa dans un logiciel de traitement de texte particulier. Traitement simple, l'employé n'ayant, par exemple, qu'à choisir des renseignements en fonction d'un critère déterminé. Par exemple établir une bibliographie, une liste de fournisseurs de services dans un domaine donné. L'employé doit faire une certaine analyse. Il doit comprendre l'information pour pouvoir l'utiliser. L'employé doit réaliser une analyse ou une synthèse complexes en puisant à diverses sources d'information. L'information intervient dans le processus de solution à un problème. L'information est créée.

Exemples illustrant les niveaux de complexité de la recherche de renseignements

Niveau 1

Les facteurs ruraux consultent une reliure à trois anneaux lorsqu'ils remplacent des clés perdues. Le numéro de la clé est consigné dans un schéma représentant les boîtes aux lettres d'un itinéraire.

Les commis de pompes funèbres demandent et reçoivent de l'information au sujet de funérailles particulières en s'adressant aux entrepreneurs de pompes funèbres immédiatement et verbalement.

Niveau 2

Les commis de bibliothèque trouvent de l'information sur la façon d'utiliser des logiciels spécialisés dans les manuels de procédure de bibliothèque. Comme autres sources possibles, ils peuvent également consulter les fichiers d'aide de l'ordinateur ou interroger le bibliothécaire ou le bibliothécaire adjoint.

Les gardiennes d'enfants, les gouvernantes et les aides aux parents trouvent de l'information sur les activités appropriées ou sur les événements à venir dans des sources telles que les dépliants ou les bottins d'activités de loisirs.

Niveau 3

Les acteurs consultent des ouvrages et des spécialistes pour créer un personnage.

Les opérateurs d'installations de l'assainissement de l'eau accèdent à l'information en sélectionnant un écran d'ordinateur parmi une centaine. Des ouvrages de références sont accessibles au moyen de logiciels spécialisés sur des réseaux accessibles à certains opérateurs.

Niveau 4

Les réparateurs de matériel de télécommunications puisent de l'information dans les manuels, auprès d'autres techniciens et auprès des fabricants pour trouver des solutions à des problèmes techniques difficiles et particuliers.

Les ouvriers en sylviculture consultent un certain nombre de cartes de référence différentes, dont des cartes de la couverture forestière, des cartes aériennes, des cartes topographiques, des cartes routières, des cartes pour guides et trappeurs et des cartes indiquant la position de maisons et de territoires appartenant à des groupes autochtones, ainsi que les règlements sur la foresterie. Ils font la synthèse de toute cette information lorsqu'ils élaborent le plan de plantation.

2. Exemples - Recherche de renseignements

Cette section contient une liste d'exemples de tâches de recherche de renseignements que comporte un emploi. Ces exemples ne constituent pas une liste exhaustive, mais ils donnent une idée de la nature et de l'ampleur des tâches exécutées.

Chaque exemple est suivie d'un chiffre entre parenthèses indiquant son niveau de complexité.

Pour une explication détaillée concernant les exemples contenus dans les profils des compétences essentielles, veuillez vous référer à la section 4.3.2 intitulée Exemples présentée dans l'Introduction.

Travail d'équipe

Aperçu de la section

La section consacrée au travail d'équipe traite de la mesure dans laquelle les employés travaillent avec les autres dans l'exécution de leurs tâches. Doivent-ils coopérer avec les autres? Doivent-ils manifester une discipline personnelle suffisante pour atteindre des objectifs de travail tout en travaillant seul?

La section consacrée au travail d'équipe comprend deux parties :

  1. description du contexte de travail;
  2. participation aux activités de supervision et de leadership.

1. Description du contexte de travail

La description du contexte de travail est présentée sous forme d'un paragraphe sans titre au début de la section consacrée au travail d'équipe de chaque profil des compétences essentielles et indique comment les employés interagissent les uns avec les autres dans l'accomplissement de leurs tâches. Cette section comporte sur quatre types de contextes de travail. Le fait de savoir si les employés travaillent essentiellement seuls, en autonomie, avec des partenaires ou en tant que membre d'une équipe ajoute une dimension utile à la compréhension des compétences que les employés mettent en œuvre dans le cadre de leur travail.

Cette section donne également une idée de la variété de l'interaction que l'on retrouve dans le cadre d'un emploi. Un travailleur peut travailler en autonomie la plupart du temps mais avec un partenaire dans certains cas. Voici, par exemple, un commentaire que l'on peut faire au sujet du travail des débardeurs : « les débardeurs travaillent de façon indépendante lorsqu'ils conduisent des chariots élévateurs à fourches sur le chantier mais travaillent avec un partenaire pour charger une cargaison dans la cale d'un navire ».

Types de contextes de travail
Travail en solitaire
  • Les employés travaillent seuls, en donnant à d'autres des produits ou de l'information sur l'avancement du travail.
  • Travailleurs de production travaillant à la maison.
Travail indépendant
  • Les travailleurs ne sont pas physiquement seuls mais ils travaillent de façon indépendante, en coordonnant leur travail avec celui des autres.
  • Les réceptionnistes dans un grand bureau ou des travailleurs de la chaîne de production ayant des responsabilités à l'égard d'une partie très précise du processus travaillent dans un environnement où ils sont en contact avec d'autres travailleurs, mais leurs tâches sont accomplies indépendamment des autres.
Travail avec un partenaire ou un aide
  • L'employé coordonne son travail et coopère avec un seul collègue de travail en même temps.
  • Les gens de métier travaillent avec des apprentis.
  • Les assistantes dentaires travaillent avec les dentistes.
Travail en tant que membre d'une équipe
  • Une équipe est un groupe d'employés travaillant ensemble en vue de produire un produit ou d'accomplir une tâche en conjuguant leurs efforts et en coopérant de façon organisée.
  • Membres d'une équipe de production travaillant ensemble pour réaliser un film ou un documentaire

2. Participation aux activités de supervision et de leadership

La section sur la participation aux activités de supervision et de leadership décrit, selon une formule standard, toutes les tâches de supervision ou de leadership exécutées dans le cadre de l'emploi. L'information est présentée sous forme de liste.

Il existe 12 activités de supervision et de leadership. Elles ne seront pas nécessairement toutes énumérées dans chaque profil des compétences essentielles. On ne mentionnera que celles qui s'appliquent au groupe professionnel.

La section Participation aux activités de supervision et de leadership ne se trouve que dans les profils de compétences essentielles qui concernent des groupes professionnels inclus dans la Classification nationale des professions (CNP). Pour les profils élaborés dans le cadre des Normes professionnelles nationales et des analyses de profession du Sceau rouge, on présume que ces activités sont traitées ailleurs dans la norme, le cas échéant.

La participation aux activités de supervision et de leadership comprend une ou plusieurs des 12 fonctions suivantes :

  • participer à des discussions formelles sur les méthodes de travail ou l'amélioration des produits;
  • formuler des suggestions afin d'améliorer les méthodes de travail;
  • superviser le rendement des autres;
  • renseigner d'autres employés ou leur enseigner comment exécuter certaines tâches;
  • orienter les nouveaux employés;
  • faire des recommandations d'embauche;
  • prendre des décisions d'embauche;
  • choisir des entrepreneurs et des fournisseurs;
  • assigner des tâches routinières à d'autres employés;
  • assigner des tâches nouvelles ou inhabituelles à d'autres employés;
  • déterminer la formation nécessaire ou utile aux autres employés;
  • traiter les griefs ou les plaintes des autres employés.

Le code « >» apparaît dans la section sur la participation aux activités de supervision et de leadership. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Sections sur les profils présentée dans l'Introduction.

Informatique

Aperçu de la section

Le but de la section Informatique est de montrer la variété et la complexité de l'utilisation de l'informatique à l'intérieur d'un groupe professionnel.

La section consacrée à l'informatique comprend deux parties :

  1. évaluation de la complexité;
  2. sommaire d'utilisation d'un ordinateur.

1. Évaluation de la complexité

L'information sur l'évaluation de la complexité est présentée au début de la section sur l'informatique de chaque profil de compétences essentielles. L'utilisation d'un ordinateur dans le cadre de l'emploi est évaluée selon une échelle de complexité à cinq niveaux.

Les descriptions de chaque niveau de complexité sont présentées dans le tableau ci-dessous et les exemples suivent juste après.

Niveau de complexité de l'informatique
Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4 Niveau 5
Tâches requérant seulement l'utilisation élémentaire d'un équipement contrôlé par ordinateur. L'utilisation de l'ordinateur se limite à quelques commandes de base et ne requiert pas une connaissance du logiciel.

Tâches exigeant l'utilisation de plusieurs fonctions courantes des logiciels, telles que la simple mise en page d'un texte ou la recherche unidimensionnelle dans une base de données.

Utilisation des logiciels pour un nombre limité de fonctions; saisie des données dans une structure préétablie; conversion des fichiers d'un format à un autre; production de lettres et de notes de service suivant des formats standard.

Tâches requérant de multiples opérations et l'utilisation d'une grande variété de fonctions des logiciels ou options.

Tâches complexes exigeant éventuellement que l'utilisateur choisisse le logiciel qui convient le plus à son travail.

Tâches requérant de multiples opérations et une utilisation considérable des fonctions et caractéristiques des logiciels.

Tâches requérant l'utilisation intégrée de plusieurs progiciels pour mener à bien son travail.

Gérer un réseau existant. Ajouter/modifier des comptes d'utilisateur; assurer la mise à jour et la gestion des systèmes.

Tâches impliquant l'évaluation des besoins en technologie de l'information, la sélection de solutions judicieuses en matière d'informatique et de logiciels, et l'évaluation des résultats.

Tâches requérant une connaissance spécialisée des logiciels et des systèmes de technologie de l'information afin de concevoir et d'écrire des programmes informatiques personnalisés à des fins spécifiques.

Autres caractéristiques de la tâche

Le nombre des étapes à mémoriser est limité.

La tâche relative à l'utilisation de l'ordinateur ne varie pas d'un cas à un autre.

Le logiciel a été installé par quelqu'un d'autre et est utilisé selon les valeurs par défaut.

Les utilisateurs sont peut-être tenus d'installer le logiciel, de définir l'interface selon ses besoins et, au besoin, de configurer le logiciel et l'équipement.

Le travail peut être automatisé en créant ou en utilisant des macros, des modèles ou des messages informatisés.

Les tâches sont plus variées qu'au niveau 2, et requièrent éventuellement des essais et des résolutions de problèmes pour obtenir les résultats voulus.

Les utilisateurs sont peut-être tenus de faire appel à certaines caractéristiques ou options peu utilisées des logiciels pour accomplir certaines tâches.
Niveau 1

Exécuter des tâches requérant seulement l'utilisation élémentaire d'un appareil ou d'un équipement contrôlé par ordinateur.

  • Il s'agit de tâches telles que celles consistant à entrer des codes prédéfinis dans un appareil contrôlé par ordinateur, à répondre à des messages sur un écran d'ordinateur, à intervenir lorsque des voyants sur une console s'allument.

L'utilisation de l'ordinateur se limite à quelques commandes de base et ne requiert pas une connaissance du logiciel.

  • Il peut s'agir de séquences d'entrée ou de fermeture de session, ou de quelques saisies des données ou d'enregistrement des messages.

Échantillons de tâches

  • Entrer les codes dans une distributrice de combustible à clef commerciale.
  • Récupérer et imprimer des messages électroniques; envoyer de courts messages électroniques à un seul destinataire.
  • Produire, envoyer et imprimer de simples messages non formatés en se servant du clavier.

Exemples

Les commis-vendeurs, vente au détail, entrent l'information relative à un produit en utilisant le logiciel de facturation par point de vente, puis utilisent une touche de fonction pour imprimer une facture.

Les agents à la billetterie répondent aux instructions données à l'écran et pressent un bouton pour imprimer un billet.

Les assistants en pharmacie pressent des touches de fonction pour donner à l'ordinateur la commande d'imprimer les commandes d'exécution d'ordonnances du jour.

Les ouvriers à l'entretien de la voie ferrée établissent la connexion au système de courrier interne au début de chaque quart de travail et impriment les messages provenant du bureau de répartition.

Niveau 2

Exécuter des tâches exigeant l'utilisation de plusieurs fonctions courantes des logiciels.

  • Il peut s'agir d'une recherche unidimensionnelle dans une base de données, d'un traitement de texte dont la mise en forme et le format sont simples; de la saisie des données dans une structure préétablie; de la conversion des fichiers d'un format à un autre; de la production de lettres et de notes de service suivant des formats standard.

Échantillons de tâches

  • Utiliser un logiciel de traitement de texte pour produire des lettres et des notes de service suivant des formats préétablis.
  • Envoyer des messages électroniques à plusieurs destinataires; envoyer des messages électroniques avec pièces jointes; réacheminer des messages à d'autres destinataires.
  • Entrer des données dans des tableurs et des bases de données.

Exemples

Les agents de location de voiture utilisent un programme de base de données pour suivre les détails de la location de voiture.

Les coordonateurs de la santé et de la sécurité utilisent des compétences élémentaires en traitement de texte afin de produire des ébauches de lettre et de les sauvegarder en fichiers électroniques pour que le secrétaire puisse les mettre en forme et les imprimer.

Les commis de bibliothèque écrivent des lettres aux usagers pour leur demander de rendre les livres dont le délai d'emprunt est échu.

Les monteurs et contrôleurs de matériel mécanique posent des questions par le truchement de babillards électroniques reliant les concessionnaires d'Amérique du Nord.

Niveau 3

Exécuter des tâches requérant de multiples opérations et l'utilisation d'une grande variété de caractéristiques ou options des logiciels.

Échantillons de tâches

  • Créer et modifier des tableurs en vue de la saisie des données.
  • Produire des documents ayant de nombreuses caractéristiques de présentation, telles que numérotation de page, en-têtes et pied de page, niveaux de titre, index, etc.
  • Utiliser un logiciel pour produire des illustrations et des dessins originaux.
  • Sur une base individuelle, fournir des instructions sur l'informatique aux collègues et les initier à l'ordinateur.

Exemples

Les vendeurs d'ordinateurs présentent les caractéristiques de programmes populaires tels que Windows 98, Netscape Navigator et Corel Draw.

Les téléphonistes utilisent un logiciel personnalisé pour effectuer le balayage de plusieurs bases de données afin d'obtenir des renseignements sur des numéros de téléphone, des tarifs des services interurbains, des heures et des frais. Les méthodes de recherche utilisées varient en fonction de l'information fournie par le client.

Les laborantins dans les usines de fabrication conçoivent des tableurs pour organiser et traiter des données. Ils utilisent aussi des fonctions graphiques des logiciels pour analyser les données et pour les présenter sous divers angles aux autres membres de l'équipe de production.

Les opérateurs des raffineries de gaz utilisent un système de commande réparti pour surveiller et contrôler les opérations de la raffinerie. Le système fournit à l'opérateur divers types d'information avec différents niveaux de détails, et la possibilité de contrôler des centaines de procédés au sein de la raffinerie.

Niveau 4

Exécuter des tâches complexes requérant de multiples opérations et une utilisation considérable des fonctions et caractéristiques des logiciels. L'employé est peut-être tenu le logiciel qui convient le plus à son travail. Les tâches à ce niveau de complexité peuvent exiger l'utilisation intégrée de plusieurs progiciels.

Gérer un réseau existant.

  • Il peut s'agir d'ajouter et de modifier des comptes d'utilisateur; d'ajouter ou d'enlever un logiciel ou un appareil; d'assurer la mise à jour courante et la gestion des systèmes.

Échantillons de tâches

  • Créer des publications ou des présentations en liant et encastrant des objets créés à partir d'autres programmes.
  • Créer et définir la structure, la fonction de recherche et la forme des bases de données. Concevoir des mécanismes de triage et de filtrage pour extraire les données de la base de données.
  • Dispenser des cours sur l'utilisation des logiciels à des groupes d'employés ou les encadrer.

Exemples

Les techniciens de réseaux utilisent un logiciel spécialisé pour générer et analyser les statistiques relatives à l'utilisation d'Internet. Ces données sont consignées, chaque trimestre, par utilisateur, par département et par numéro de poste.

Les graphistes créent et modifient des graphiques en utilisant des programmes tels que PhotoShop, Corel Draw ou Illustrator; assemblent le texte et les graphiques grâce à des programmes maquettistes tels que PageMaker ou Quark Express. Ils sont tenus d'effectuer ce travail en recourant à des programmes de service pour gérer les polices, pour capter et corriger les couleurs, et pour compresser et archiver des fichiers volumineux.

Niveau 5

Exécuter des tâches impliquant l'évaluation des besoins en technologie de l'information, la sélection de solutions judicieuses en matière d'informatique et de logiciels, et l'évaluation des résultats.

Exécuter des tâches requérant une connaissance spécialisée des logiciels et des systèmes de technologie de l'information afin de concevoir et d'écrire des programmes informatiques personnalisés à des fins spécifiques.

Concevoir et installer de nouveaux réseaux informatiques. Organiser les comptes d'utilisateur et les ressources de système; écrire des fichiers de commande et des messages informatisés pour des systèmes d'exploitation.

Échantillons de tâches

  • Évaluer les besoins en matière de système informatique et de réseau. Organiser le processus d'évaluation des besoins; concevoir un réseau informatique et des logiciels pour répondre aux besoins.
  • Concevoir et installer de nouveaux réseaux informatiques. Organiser les comptes d'utilisateur et les ressources de système; écrire des fichiers de commande et des messages informatisés pour des systèmes d'exploitation.
  • Travailler avec les utilisateurs pour concevoir et adapter la technologie de l'information selon des environnements et des applications spécifiques.
  • Évaluer et choisir l'équipement et les logiciels qui conviennent à l'application.
  • Dispenser professionnellement des cours de formation sur des logiciels.

Exemples

Les planificateurs financiers écrivent des logiciels qui permettront à l'entreprise de suivre les risques de crédits positifs et négatifs compte tenu de plusieurs variables d'information sur les prêts.

Les analystes de systèmes informatiques conçoivent un nouveau système de rémunération. Pour ce faire, ils consultent d'abord le département des ressources humaines de l'entreprise et les usagers du système.

Les gestionnaires de la technologie de l'information prennent des décisions concernant l'agrandissement des services de réseau en se fondant sur les tendances d'utilisation antérieures et le plan d'entreprise actuel.

2. Sommaire d'utilisation d'un ordinateur

Le Sommaire de l'utilisation d'un ordinateur décrit, selon une forme standard, toute l'utilisation de l'informatique qui intervient dans l'emploi. L'information est présentée sous forme de liste.

Chaque exemple est suivie d'un chiffre entre parenthèses indiquant son niveau de complexité.

Il existe neuf applications liées à l'utilisation d'un ordinateur. Elles ne seront pas nécessairement toutes énumérées dans chaque profil des compétences essentielles. On ne mentionnera que celles qui s'appliquent au groupe professionnel.

Le Sommaire de l'utilisation d'un ordinateur comprend une ou plusieurs des neuf applications suivantes :

  • utilisation d'un logiciel de traitement de textes (p. ex., WordPerfect, Microsoft Word, Amipro, WordPad);
  • utilisation d'un logiciel de graphisme (p. ex., Corel Draw, Harvard Graphics, Adobe Photoshop, Adobe Illustrator).
  • utilisation d'une base de données (p. ex., dBase , MS Access, MS Act, Claris FileMaker, PC File);
  • utilisation d'un tableur (p. ex., MS Excel, Lotus 1-2-3, Quattro Pro);
  • utilisation d'un logiciel de tenue de livre, de facturation et de comptabilité (p. ex., Bedford Accounting, AccPac, QuickBooks);
  • utilisation de logiciels d'analyse statistique (p. ex., SPSSx, SAS, Statistica);
  • programmation ou conception de systèmes et de logiciels (p. ex., Fortran, Cobol, Clipper, Visual Basic, Macromedia Director);
  • utilisation de logiciels de conception assistée par ordinateur, fabrication et usinage (p. ex., CAD/CAM, AutoCAD, CNC (Computer Numerical Control) equipment);
  • utilisation de logiciels de communication (p. ex., Procomm, Netscape Mail, VaxMail, MS Outlook).

Certains emplois comportent d'autres utilisations de l'ordinateur. Celles-ci sont indiquées en sus de la liste standard.

Le code « > » apparaît dans le Sommaire d'utilisation d'un ordinateur. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Profils de sections présentée dans l'Introduction.

Formation continue

Aperçu de la section

La section consacrée à la formation continue examine l'obligation de participer à un processus permanent d'acquisition de compétences et de connaissances.

L'exigence relative à la formation continue met à l'épreuve l'hypothèse suivant laquelle de plus en plus d'emplois exigent une mise à jour continue et que tous les employés devront être en mesure de continuer d'apprendre pour pouvoir conserver leur emploi ou suivre l'évolution de leur emploi. Si c'est vrai, les compétences suivantes deviendront indispensables :

  • savoir comment apprendre;
  • comprendre son propre style d'apprentissage;
  • savoir comment obtenir l'accès à divers documents, à diverses ressources et à diverses possibilités d'apprentissage.

La section consacrée à la formation continue comprend deux parties :

  1. description de l'apprentissage;
  2. mécanismes d'acquisition des connaissances.

1. Description de l'apprentissage

La section du profil des compétences essentielles consacrée à la formation continue commence par un paragraphe sans titre décrivant l'apprentissage continu ou l'amélioration des compétences qu'exige l'emploi. Les exigences peuvent être de la nature suivante :

  • formation en santé et en sécurité dans le contexte du travail;
  • obtention et amélioration de titres professionnels;
  • apprentissage du fonctionnement d'équipements nouveaux, de nouvelles procédures ou de nouveaux produits et services.

2. Mécanismes d'acquisition des connaissances

La section sur les mécanismes d'acquisition des connaissances décrit, selon une formule standard, tous les mécanismes qui permettent l'acquisition des connaissances dans le cadre du travail. L'information est présentée sous forme de liste.

Il existe cinq mécanismes d'acquisition des connaissances. Ils ne seront pas nécessairement énumérés tous dans chaque profil des compétences essentielles. On ne mentionnera que ceux qui s'appliquent au groupe professionnel.

Les mécanismes d'acquisition des connaissances peuvent comprendre un ou plusieurs des cinq points suivants :

  • dans le cadre des activités habituelles de travail;
  • auprès des collègues;
  • par une formation en cours d'emploi;
  • par la lecture ou d'autres formes d'auto-apprentissage :
    • au travail,
    • en dehors des heures de travail,
    • à l'aide de matériel fourni au travail,
    • à 'aide de matériel fourni par une association professionnelle ou un syndicat,
    • à l'aide de matériel que l'employé a trouvé de sa propre initiative,
  • par une formation externe :
    • durant les heures de travail, sans frais pour l'employé,
    • partiellement subventionnée,
    • défrayée par l'employé.

Le code « > » apparaît dans la section sur les mécanismes d'acquisition des connaissances. Pour une explication détaillée concernant ce code, veuillez vous référer à la Signification des codes à la section 4.3.3 intitulée Profils de sections présentée dans l'Introduction.

Autres renseignements

Aperçu de la section

La section intitulée Autres renseignements résume un certain nombre de renseignements supplémentaires recueillis au cours des entrevues.

La section consacrée aux autres renseignements comprend trois parties :

  1. aspects physiques;
  2. attitudes;
  3. tendances affectant les compétences essentielles.

Aspects physiques

La section consacrée aux aspects physiques résume ce que les personnes interrogées nous ont dit au sujet des aspects psychomoteurs et sensoriels de leur travail. Elle vise à donner au lecteur une idée générale des exigences physiques d'un emploi, par opposition à une analyse en profondeur.

Il faut souligner que les personnes interrogées se voyaient demander de dire comment elles accomplissaient leur travail, pas d'indiquer d'autres façons possibles d'accomplir le travail. Aussi l'information présentée indique le genre d'exigences physiques qu'un employé est susceptible de rencontrer dans l'exercice de ses fonctions et non pas les exigences professionnelles particulières de l'emploi.

Les aspects physiques ne sont abordés que dans les profils de compétences essentielles qui concernent des groupes professionnels inclus dans la Classification nationale des professions (CNP).

Position du corps

Cette partie traite du travail qui s'accomplit :

  • en position assise;
  • debout ou en marchant;
  • en position assise, debout, en marchant;
  • dans d'autres positions, p. ex., plié, courbé, à genoux, accroupi.

Coordination des membres

Cette partie traite de la coordination des bras et des jambes dans l'exécution du travail.

Force

Cette partie traite de la force employée dans le cadre du travail. La force peut être :

  • limitée (pour la manipulation de charges de 5 kg/11 livres ou moins);
  • légère (pour la manipulation de charges de plus de 5 kg/11 livres mais de moins de 10 kg/22 livres);
  • moyenne (pour la manipulation de charges de plus 10 kg/22 livres et de moins de 20 kg/44 livres);
  • importante (pour la manipulation de charges de plus de 20 kg/44 livres).

Sens

Seules les exigences d'ordre sensoriel exceptionnelles sont considérées, c'est-à-dire celles qui dépassent les exigences sensorielles de beaucoup de tâches routinières. Ainsi, le fait de voir pour lire ne serait pas pris en considération tandis que le besoin d'une capacité particulière sur le plan de la perception de la profondeur le serait.

Attitudes

Quelles attitudes faut-il avoir pour bien faire son travail? Les personnes interrogées se sont vues poser cette question à la fin de l'entrevue et chaque profil résume leurs réponses à l'intérieur d'un paragraphe descriptif.

Cette information pourrait être utilisée en orientation, pour aider les gens à choisir un emploi.

Les attitudes ne sont abordées que dans les profils de compétences essentielles des groupes professionnels inclus dans la Classification nationale des professions (CNP).

Tendances affectant les compétences essentielles

Le but de cette section est de donner de l'information, sous forme de paragraphes descriptifs, sur la façon dont l'application des compétences essentielles dans le cadre du travail pourrait changer dans l'avenir et, par conséquent, les nouveaux niveaux de compétences que la formation devra permettre d'atteindre.

Cette information a été recueillie auprès des personnes interrogées et, quand c'était possible, auprès de leurs employeurs.

Révisé novembre 2007

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