Prestation nationale pour enfants : De succès en succès

Alberta

Louise, grand-mère célibataire

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Tout au long de sa vie, Louise a été chauffeuse de taxi, cuisinière, videuse de bars, serveuse, pompiste, répartitrice, et elle a même creusé des tombes. Toutefois, ces emplois l'avaient peu préparée à ce qui l'attendait en mai 1998, lorsqu'elle a dû prendre la garde de deux de ses petits-enfants.

Environ un an auparavant, j'avais pour ainsi dire hérité des enfants, mais j'ai par la suite été forcée d'accepter la garde de Cody, qui avait alors six ans, et d'Andrew, qui a eu quatre ans en septembre dernier. Je reçois aussi fréquemment la visite de Gauge, mon troisième petit-fils, qui a neuf mois », a indiqué Louise.

Cody, qui a commencé la maternelle l'automne dernier, exige des soins particuliers; il souffre d'hyperactivité avec déficit de l'attention, ce qui demande une médication quotidienne.

Louise craignait de ne pas pouvoir se payer des services de garderie. « J'étais sur le point de devoir quitter mon emploi pour donner moi-même aux enfants les soins de garde que je ne pouvais payer. J'avais toujours travaillé, mais devant la nécessité de payer des frais de garde de près de 595 $ par enfant, il me fallait envisager l'aide sociale. »

Les enfants avaient ce qu'on appelle en Alberta le statut d'« enfants dans le besoin », qui leur donne droit à une assurance pour soins dentaires et soins de santé ainsi qu'à un certain montant servant à payer les frais de garde ou de soins aux enfants. L'aide fournie s'élevait à environ 81 $ par enfant. « Je trouvais cela assez difficile d'élever deux enfants avec 162 $ par mois. Et à cause de l'état de Cody, la plupart de cet argent servait à payer les médicaments », a expliqué Louise.

C'est alors que la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE), qui comprend le Supplément à la Prestation nationale pour enfants, a commencé à être versée à Louise, lui accordant une prestation additionnelle de 352 $ par mois.

« Je peux dire que la Prestation nationale pour enfants m'a permis de continuer à travailler plutôt que d'avoir recours à l'aide sociale », a dit Louise. « La PFCE m'a permis de rester libre et de conserver ma dignité et mon travail. Je livre quand même une bataille, mais, au moins, je n'ai pas à quémander de l'aide. La Prestation m'a permis de garder ma fierté, ma dignité et mon estime de moi ». Louise poursuit son travail comme représentante à la clientèle dans un centre téléphonique, emploi qui lui permet d'être chez elle le soir et les fins de semaine. Louise connaît bien les banques alimentaires et l'aide sociale ainsi que leurs répercussions sur la famille. « Les enfants le sentent lorsque leurs parents sont fiers et se sentent bien dans leur peau », nous a-t-elle dit. « L'enfant de six ans s'en rend compte lorsque sa grand-mère est préoccupée; il est très sensible. »

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Colombie-Britannique

Une mère de famille monoparentale fait son chemin à l’aide de la Prestation nationale pour enfants

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Renee sait à quel point il est important de faire de bonnes études. « La seule façon d’avoir une bonne vie est de faire de bonnes études », dit-elle à ses deux enfants. Peu après être devenue chef de famille monoparentale, Renee s’est inscrite à une série de cours du soir en vue d’acquérir les compétences nécessaires pour obtenir un emploi durable. Ses efforts ont été récompensés : à la fin de ses études, elle a trouvé un emploi à temps plein comme administratrice de bureau pour un organisme local de charité.

En plus de son revenu d’emploi, Renee se réjouit d’avoir l’allocation familiale que lui procure le programme d’aide au revenu de la Colombie-Britannique, et qui est combinée au crédit d’impôt fédéral pour enfants et au supplément de la Prestation nationale pour enfants.

Renee utilise l’argent reçu pour payer ses factures et pour faire participer ses enfants à des activités sportives. « Je trouve très important d’encourager mes enfants à faire partie d’une équipe sportive, dit-elle. Enseigner l’esprit d’équipe aux enfants, c’est faire beaucoup pour leur inculquer le sens des responsabilités. C’est toujours stimulant d’apprendre à partager ses victoires et ses défaites. »

Cette valeur, la responsabilité partagée, Renee l’intègre à tous les aspects de sa vie familiale. Ses enfants aident aux tâches ménagères et à la préparation des repas. « Mes enfants savent que je travaille très fort pour obtenir ce que j’ai. Ils sont formidables. S’ils ne m’aidaient pas, le travail et l’entretien ménager seraient dix fois plus difficiles. »

La priorité de Renee est de faire en sorte que ses enfants continuent de s’intéresser à leurs études. Au sujet de sa propre expérience, elle fait le commentaire suivant : « Il n’est jamais trop tard pour retourner à l’école. Je l’ai fait moi-même. » Elle veut toutefois que les choses se passent différemment pour ses enfants. Elle s’empresse d’ajouter : « C’est quand même plus facile de finir ses études quand on est jeune. »

Renee espère que ses enfants suivront ses conseils et iront au collège ou à l’université.

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Nouvelle-Écosse

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S'il y a un cas où la disponibilité des services de garde a permis à une famille d'améliorer ses conditions de vie, c'est bien celui-ci. Laura (nom fictif) a mis fin à un mariage difficile et est rentrée dans sa ville natale avec sa petite fille.

« Lorsque je vivais à la maison et que je travaillais, la somme de 300 $ que je consacrais chaque mois aux frais de garde était raisonnable », raconte-t-elle. « Par contre, lorsque j'ai trouvé un emploi à l'extérieur de Halifax, les frais de garde atteignaient 400 $ par mois. »

Laura avait terminé ses études dans le domaine parajuridique et avait envoyé plus de cent lettres de présentation à des employeurs éventuels à un moment où les perspectives d'emploi étaient plutôt mauvaises. Elle a eu quelques réponses et reçu quelques appels, pour finalement dénicher un emploi dans un cabinet d'avocats, ce qui l'a forcée à déménager.

Le fait d'occuper un nouvel emploi à l'extérieur de sa ville signifiait qu'elle devait maintenant voler de ses propres ailes. Les frais de garde étaient maintenant impossible à payer. Son salaire ne lui permettait que de payer le loyer et les autres frais de subsistance. «  J'ai appelé partout pour obtenir une subvention pour les frais de garde. Je savais qu'il devait exister un tel programme. Je ne voulais pas mettre de côté ma formation, ni perdre mon emploi parce que je n'avais pas assez d'argent pour payer les frais de garde de mon enfant. »

Finalement, l'été dernier, Laura a obtenu une subvention transférable pour une place dans un service de garde grâce à la Healthy Child Development Initiative (initiative liée au développement sain de l'enfant) du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Il s'agit d'un programme de réinvestissement dans le cadre de la Prestation nationale pour enfants (PNE).

« Un responsable du programme s'est présenté à mon bureau pour que nous prenions des dispositions concernant la subvention. J'ai beaucoup apprécié. J'ai obtenu l'une des quatre places disponibles, et mes frais de garde sont passés à 25 $ par semaine. C'est une très bonne garderie, où les parents dont la situation financière est difficile ne sont pas jugés. Je peux maintenant payer à ma fille des cours de natation offerts par la garderie », a mentionné Laura.

« La subvention transférable a fait avancer les choses pour un grand nombre de familles », a affirmé Virginia O'Connell, directrice provinciale du développement de la petite enfance. «  Les parents sentent qu'ils peuvent maintenant déménager pour suivre des cours ou travailler parce que la subvention les suit. Désormais, ils peuvent se servir des sommes économisées en frais de garde pour payer des cours de natation ou d'autres activités à leurs enfants. »

Laura veut maintenant devenir avocate. « Puisque j'ai travaillé pendant cinq ans dans le domaine parajuridique, on me considère comme une étudiante adulte. Je n'ai donc pas besoin d'un diplôme pour m'inscrire à la faculté de droit. La subvention transférable m'a grandement aidée à assurer mon avenir, de même que celui de ma fille. »

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Nouveau-Brunswick

Programme d'assistance aux services de garderie et Programme d’assistance au service alternatif de garde d’enfants

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Emily, 34 ans, est mère de trois enfants. Quand elle vivait avec son époux, la vie était plus facile. Les deux conjoints travaillaient et avaient organisé leur horaire de façon à ce qu’il y ait toujours quelqu’un à la maison avec les enfants. Même quand ils ne pouvaient être là, ils n’avaient aucune difficulté à trouver une gardienne à un coût abordable dans leur village près de Moncton. Les difficultés d’Emily ont commencé quand son conjoint et elle se sont séparés il y a environ trois ans. Elle a dû se démener pour gagner assez d’argent pour faire vivre sa petite famille.

Après la séparation, Emily est déménagée à Riverview avec ses trois enfants; Thomas, 11 ans, Christopher, 9 ans, et Tabatha, 7 ans. Quand elle s’est retrouvée seule avec ses enfants, elle a été confrontée au problème de trouver une gardienne. « Je devais supplier les gens pour qu’ils acceptent de garder mes enfants, et les prix étaient beaucoup plus élevés en ville qu’à la campagne ». Emily n’avait pas du tout les moyens d’engager une gardienne pour aller travailler, mais elle devait travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. La situation semblait sans issue, et Emily était de plus en plus découragée.

L’une des collègues d’Emily, qui connaissait ses ennuis, lui a parlé de certains programmes de garde d’enfants au Nouveau Brunswick. Le Programme d’assistance aux services de garderie fournit aux parents ou aux tuteurs une aide financière qui leur permet d’avoir accès à un service de garde abordable et de qualité dans une garderie agréée. Le Programme d’assistance au service alternatif de garde d’enfants s’adresse aux parents ou aux tuteurs qui travaillent ou qui sont aux études et qui doivent faire garder leurs enfants le soir et la fin de semaine, ou encore, à ceux qui n’ont pas accès à une garderie agréée dans leur collectivité.

Grâce à ces programmes de garde d’enfants, Emily a pu conserver l'emploi qu'elle occupait dans un centre de soins infirmiers des environs de Moncton. Les enfants d’Emily vont à la garderie après l’école et bénéficient du Service alternatif de garde d’enfants quand Emily doit travailler le soir et la fin de semaine. « Je ne pourrais pas me passer du Service alternatif de garde d’enfants. Sans lui, mes enfants ne me verraient jamais parce que je travaillerais tout le temps et qu’ils seraient chez une gardienne. »

Le Programme d’assistance au service alternatif de garde d’enfants a été créé en 1998 par le ministère des Services familiaux et communautaires du Nouveau-Brunswick dans le cadre de la Prestation nationale pour enfants (PNE). Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux unissent leurs efforts dans le cadre de la PNE pour aider les enfants des familles à faible revenu.

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Manitoba

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« On peut répandre la lumière de deux façons : être la bougie, ou le miroir qui la reflète », écrivait l’auteur Edith Wharton.

Nadera, une jeune femme de vingt-cinq ans, a eu l’occasion de mettre en pratique cette maxime lorsqu’elle a participé au Programme de retour au travail Victor Mager (programme de réinsertion au travail), qui est parrainé par le ministère de l’Éducation, de la Formation professionnelle et de la Jeunesse et le ministère du Travail et de l’Immigration du Manitoba, de même que par Développement des ressources humaines Canada.

C’est grâce à un système de soutien efficace, à un bon programme de réinsertion en emploi et à sa propre ténacité que Nadera peut désormais entrevoir une carrière fructueuse et servir d’exemple aux autres mères monoparentales.

Nadera, qui élève seule sa fille de quatre ans, Ayana, s’est battue pour se tailler une place dans la société. L’aide sociale lui a fourni le soutien dont elle avait besoin à ce moment-là, mais pour elle, il ne devait s’agir que d’une solution temporaire.

« Toute mon enfance, j’ai vécu de l’aide sociale, et je ne voulais pas que ma fille subisse le même sort », a t-elle affirmé, en ajoutant que certaines personnes lui avaient suggéré de continuer de toucher des prestations d’aide sociale jusqu’à ce que sa fille commence l’école. « Eh bien, je ne crois pas que cela nous rapportera quoi que ce soit dans l’avenir. Je dois me débrouiller seule, et je dois trouver la meilleure façon d’acquérir mon autonomie », s’est-elle dit.

La solution lui est apparue en 1999, lorsqu’elle a entendu parler du programme Victor Mager. Il s’agit d’un programme communautaire qui offre de l’encadrement, du soutien et de la formation aux personnes qui désirent apporter des changements à leur vie, les préparant ainsi à trouver un emploi rémunéré et à le conserver. De l’aide à long terme est offerte aux étudiants par le biais de programmes individuels; de cette façon, ils peuvent surmonter les obstacles auxquels ils se heurtent lorsqu’ils souhaitent trouver un emploi rémunéré et le conserver.

« Le programme Victor Mager est en quelque sorte un programme unique, en ce sens que c’est le programme qui offre la formation et qui aide les participants à se trouver un emploi après avoir suivi la formation », a indiqué la coordonnatrice du programme, Joan Embleton. « Nous croyons que ces deux facteurs renforcent notre programme et contribuent à la réussite de ceux qui y participent. »

C’est grâce au programme Victor Mager que Nadera a pu obtenir le soutien émotionnel et la formation pratique dont elle avait besoin pour atteindre son objectif : devenir enseignante.

En plus d’apprendre à utiliser un ordinateur, à rédiger un curriculum vitae et à se préparer à une entrevue, Nadera a reçu une orientation professionnelle, une aide à la recherche d’emploi et des conseils de nature personnelle et reliés aux rapports parents-enfants. Elle a aussi obtenu des fonds pour suivre des cours dans un collège communautaire afin d’acquérir des compétences dans le domaine de l’aide aux enfants et aux jeunes.

Nadera a apporté sa propre contribution, c’est à dire sa bonne volonté et son travail acharné, et le programme lui a offert les fonds nécessaires à sa formation de même qu’une aide pratique afin qu’elle obtienne un emploi d’aide enseignante à la division scolaire de St. Vital. Elle dit qu’il est difficile de travailler à temps partiel et d’aller à l’école le soir, mais que cela en vaut la peine, car c’est à la fois une bonne expérience pour sa future carrière et un bon exemple pour sa fille.

Le fait de travailler dans une école lui a permis d’acquérir la certitude qu’elle veut être professeur, et le prochain objectif qu’elle s’est fixé est de décrocher un diplôme universitaire. Nadera a eu le cœur brisé lorsqu’elle a appris que ses notes étaient inférieures aux exigences d’admission, et cette mauvaise nouvelle est arrivée au moment où elle a rompu avec son conjoint.

« J’étais dévastée. J’ai appelé Joan, qui m’a beaucoup appuyée. Elle m’a parlé d’un programme qui me permettrait de profiter des services d’un tuteur, de m’inscrire à l’université et d’obtenir une bourse d’études », a dit Nadera.

Le programme ACCÈS a servi de tremplin à Nadera. Grâce au soutien continu du personnel chargé de la réinsertion en emploi,Nadera a terminé récemment sa première année d’études à la faculté des Arts de l’Université du Manitoba, un premier pas vers l’obtention de son baccalauréat en éducation.

Nadera, qui se rappelle les leçons qu’elle a tirées tout au long de son parcours, partage son expérience en aidant les membres de sa collectivité, comme d’autres l’ont fait pour elle.

Elle est la coprésidente d’un comité consultatif sur les jeunes pour le compte d’une organisation locale qui aide les mères adolescentes, et elle présente des conférences aux élèves sur les défis que doit relever une mère monoparentale. En sa qualité de membre d’un comité, elle a milité pour la mise en place de la première clinique médicale pour adolescents de St. Vital, qui a ouvert ses portes en janvier 2002.

« Je dis aux autres jeunes mères de croire en elles et de faire tout ce qu’elles peuvent pour réussir dans la vie et assurer la réussite de leurs enfants», a dit Nadera. « Beaucoup de perspectives s’offrent aux mères monoparentales. Il suffit de les trouver et de les appliquer à soi même pour faire prendre à sa vie un bon tournant. »

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Ontario

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Michelle, une adolescente, mère d’un petit garçon, a dû relever bien des défis pour élever son fils. Grâce au soutien qu’elle reçoit du programme EXPRESS de l’Ontario (Expérience, poursuite et reprise des études pour les parents seuls soutiens de famille), un programme de réinvestissement de la Prestation nationale pour enfants, elle a pu s’occuper de son fils et reprendre ses études.

Ce programme apporte une aide pratique aux jeunes parents qui n’ont pas fini leurs études secondaires afin qu’ils puissent bénéficier, avec leurs enfants, d’une vie saine et équilibrée. Qu’il s’agisse de fournitures scolaires, de garde d’enfants, de transport, de tutorat, de formation en cours d’emploi ou d’éducation parentale, EXPRESS aide les jeunes parents, participant au programme Ontario au travail, à surmonter les obstacles qui les empêchent d’être autonomes.

« Après la naissance de mon fils, j’ai eu des surprises, explique Michelle. On a diagnostiqué une trisomie 21, et à 5 mois, il a dû se faire opérer à cœur ouvert. Je ne m’attendais pas à ça! Grâce au programme EXPRESS, j’ai pu m’informer sur la trisomie 21. Le programme m’a aussi aidée pour le transport et le logement quand il fallait que mon fils se rende dans des hôpitaux hors de la ville pour les soins qu’exigeait son traitement. »

L’opération de son fils terminée, Michelle hésitait à reprendre ses études à temps plein et à laisser son fils en garderie. « Ma conseillère du programme EXPRESS m’a suggéré d’essayer des cours d’été et de mettre mon fils dans une garderie autorisée en milieu familial pour voir comment il allait réagir. Le programme me payant mes frais de transport, j’ai pu suivre mes cours d’été selon les horaires établis. »

Après avoir réussi sa session d’été et vu à quel point son fils profitait de l’interaction qu’il recevait, elle s’est sentie suffisamment sûre d’elle pour reprendre des études à plein temps. « Ma conseillère du programme EXPRESS m’a aidée à combiner mon emploi du temps scolaire et l’éducation de mon fils, c’est pour ça que cela a été aussi facile de reprendre l’école. »

À la fin de sa première session à temps plein, Michelle figurait au palmarès des meilleurs élèves de l’école. Ces réalisations l’ont motivée à prendre part à des activités parascolaires telles qu’un programme de formation en leadership qui lui donne l’occasion de faire un stage d’été bénévole comme aide monitrice de camp dans des parcs.

Michelle a hâte de décrocher son diplôme et a l’intention de poursuivre ses études à l’université. « J’aimerais étudier la psychologie pour un jour travailler avec les enfants en difficulté. Grâce au programme EXPRESS, j’ai réussi à franchir certains obstacles dans ma vie. C’est vraiment un bon programme pour ceux qui veulent s’améliorer. »

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Terre-Neuve et Labrador

Angela et Evelyn - Branch (Terre-Neuve et Labrador)

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La famille d'Angela vit au sein d'une petite collectivité de Terre-Neuve. Angela n'était pas différente des autres bébés, du moins jusqu'à ses dix mois..

« Ma fille se portait bien, mais à dix mois, elle a soudainement perdu l'usage de la parole. »

«  Ma fille se portait bien, mais à dix mois, elle a soudainement perdu l'usage de la parole », raconte Evelyn, la mère d'Angela.

Angela a été examinée par une infirmière dans un centre de services communautaires, puis on l'a mise sous observation médicale. C'est à ce moment qu'Evelyn a appris qu'Angela était atteinte d'un trouble du spectre autistique, un trouble envahissant du développement qui, heureusement, était relativement mineur dans le cas d'Angela.

Grâce au Autism Pilot Project (projet pilote sur l'autisme) du gouvernement de Terre-Neuve et du Labrador, une initiative de la Prestation nationale pour enfants, elle a été orientée vers un programme d'intervention précoce à domicile. Une fois par mois, Evelyn et Angela se rendent au Health Sciences Centre de St. John's pour participer à une vidéoconférence avec le Dr Zelazo, de l'Université McGill.

Pendant la vidéoconférence, le Dr Zelazo s'informe des activités d'Angela et des progrès qu'elle a réalisés, puis il établit pour Evelyn un programme qu'Angela devra suivre à la maison. Environ une fois par année, Evelyn et Angela se rendent à Montréal pour rencontrer le Dr Zelazo.

« Lors de la première vidéoconférence, Angela ne pouvait prononcer qu'une vingtaine de mots. Des noms, elle est passée aux verbes, puis aux phrases complètes », se rappelle Evelyn. « À chacune des séances, le Dr Zelazo revoit ce que j'ai enseigné à Angela du point de vue de la langue et du comportement, il relève les progrès réalisés et il établit les prochaines activités et les objectifs à atteindre. »

Grâce aux fonds que la province a affectés dans le cadre de la Prestation nationale pour enfants, il est possible d'offrir à St. John's les conseils médicaux d'experts de Montréal. Evelyn peut maintenant transmettre les connaissances acquises lors des vidéoconférences aux membres de sa collectivité du sud de Terre-Neuve..

Pour Angela, les avantages d'une telle collaboration sont évidents. Toute jeune, elle avait du retard sur le plan de la parole et démontrait un comportement autistique. Aujourd'hui, à quatre ans, elle peut parler. Elle prononce des phrases complètes, joue et fait des progrès en lecture.

Sa mère ne pourrait pas être plus heureuse. « Ma fille est redevenue ce qu'elle était », dit Evelyn. « Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'est que de constater que, soudainement, votre enfant ne vous embrasse plus et ne vous regarde plus. Je ne pensais pas qu'un avenir prometteur s'offrirait un jour à Angela… »

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Territoires du Nord-Ouest

Sherri et Danny Clouston, de Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) - NWT Healthy Children Initiative (initiative provinciale pour la santé des enfants)

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Sherri et Danny Clouston, de Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest), ont deux filles, en bas âge. Comme bien d'autres parents, ils se sont aperçus qu'élever des enfants comportait bien des défis et aussi des imprévus. Cette affirmation s'applique particulièrement bien à leur situation puisque leurs filles souffrent toutes deux de paralysie cérébrale. Leur aînée, Sasha, a eu six ans en janvier, et la plus jeune, Jamiee-Lynne a trois ans. Les deux fillettes ont bénéficié de soins à domicile et préscolaires. Elles ont, notamment, suivi des programmes individualisés et ont participé à des activités adaptées, dans le cadre du programme d'intervention précoce offert par le conseil des personnes handicapées des Territoires du Nord-Ouest.

Sasha est une petite fille très indépendante qui n'aime pas être traitée comme si elle était différente des autres. On a diagnostiqué sa paralysie cérébrale alors qu’elle n’avait que neuf mois, sa mère s'étant aperçue qu'elle se développait plus lentement que les autres enfants de son âge. Par exemple, Sasha ne pouvait pas se tenir assise toute seule, contrairement aux autres enfants de son âge.

Quant elle a eu trois ans, on a dirigé Sasha vers le programme d'intervention précoce. « Le projet Enfants en santé est un programme de réinvestissement mis en œuvre dans les Territoires du Nord-Ouest et rendu possible grâce à un financement accru de la Prestation nationale pour enfants, explique Diane Cook, coordonnatrice du programme d'intervention précoce. Le projet Enfants en santé, offert aux enfants de six ans et moins dans toutes les collectivités des Territoires du Nord-Ouest, aide les collectivités à élaborer et à mettre en œuvre des programmes et des services destinés aux jeunes enfants. » Le cas de la petite Sasha a été assigné à Hillary, une des trois intervenantes en intervention précoce engagées dans le cadre du projet Enfants en santé. Hillary a travaillé très étroitement avec Sasha pendant deux ans. La présence constante et les soins personnalisés d'Hillary se sont avérés extrêmement bénéfiques pour le développement de Sasha.

La petite sœur de Sasha, Jamiee-Lynne, est née en 1999, deux mois avant terme. Elle a été dirigée vers le programme d'intervention précoce alors qu'elle avait seulement un an. Jamiee-Lynne est atteinte du syndrome de Dandy-Walker ainsi que d'une forme moins aiguë de paralysie cérébrale. Grâce, notamment aux interventions précoces pratiquées dans le cadre du projet Enfants en santé, Jamiee-Lynne a fait d'énormes progrès au cours des deux dernières années. La famille Clouston a eu la chance, en outre, que les deux fillettes aient été suivies, dans le cadre du programme d’intervention précoce, par la même intervenante, Hillary. Celle-ci a, par conséquent, été en mesure de prévoir les besoins de Jamiee-Lynne grâce à ses expériences passées avec Sasha.

L’accompagnement d’Hillary a permis aux deux fillettes de profiter de la joujouthèque, un établissement qui offre, aux familles de Yellowknife ayant des enfants d'âge préscolaire, des ressources éducatives et un environnement d'apprentissage adapté à l'âge des enfants. En compagnie d'une intervenante, Sasha a participé à Four Plus, un programme d'intervention précoce également financé par le projet Enfants en santé. Après quatre mois, elle avait fait tellement de progrès qu'elle a pu y participer sans accompagnement. Cet automne, Jamiee-Lynne participera, avec Sasha, au programme Playschool de Yellowknife.

L'intervenante en intervention précoce est aux côté de Sasha, Jamiee-Lynne, Sherri et Danny dans toutes les situations auxquelles la famille est confrontée. Hillary observe la situation d'un point de vue neutre et elle est ainsi en mesure de relever certains comportements que les parents risqueraient de ne pas percevoir. À l'occasion, Hillary accompagne les fillettes et leurs parents à leurs rendez-vous médicaux, ce qui permet d'établir un lien de communication fort précieux entre les professionnels de la santé qui traitent les fillettes et les parents qui supervisent leurs activités quotidiennes.

Sasha et Jamiee-Lynne devront travailler fort toute leur vie pour réaliser tout leur potentiel. Selon l'équipe traitante formée de la famille (grands-parents compris), de thérapeutes, de médecins spécialistes et d'une intervenante en intervention précoce, les fillettes ont réalisé d'énormes progrès au cours des dernières années. Toutes les personnes concernées s'entendent pour dire que les efforts en valent la peine et qu'elles constatent déjà le fruit de leur labeur. Comme dit Sherri : « Bon nombre de gens ne s'aperçoivent même pas que les fi.

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Premières nations

Première nation de O'Chiese (Alberta) - Programme de développement de la petite enfance

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La Première nation de O'Chiese, qui se trouve au nord-ouest de Rocky Mountain House, dans le centre de l'Alberta, est assez petite, comme le montre sa population inscrite totale de 687 personnes. En raison de sa petite taille, la collectivité de O'Chiese a des perspectives d'emploi restreintes au sein de la réserve, ce qui oblige bien souvent ses membres à chercher de l'emploi hors de celle-ci. Cela donne lieu à des frais de déplacements élevés et présente un obstacle à l'emploi de longue durée.

En 1998, en vertu de la Prestation nationale pour enfants, la Première nation de O'Chiese a mis en œuvre, de concert avec le Collège de Red Deer, une version adaptée du Programme de développement de la petite enfance. Ce programme, qui vise à éduquer les participants en ayant recours à une approche holistique pour le développement de la petite enfance, a donné lieu à la création d'une garderie au sein de la collectivité de O'Chiese.

Les objectifs consistent à améliorer le rôle parental ainsi qu'à rendre les participants admissibles à des programmes collégiaux ou à de l'emploi à la garderie de O'Chiese. Le programme prévoit la présentation, dans une garderie, d'un cours sur le développement de la petite enfance, où dix participants se trouvent dans des situations pratiques relativement à une expérience d'apprentissage intégrée et durable. Ils apprennent aussi quelles sont les politiques et les procédures pour l'octroi de permis de garderie ainsi qu'à les mettre en pratique. Une monitrice du Collège de Red Deer a été embauchée afin de présenter la formation au cours de la première année. Elle assure aussi la gestion de la garderie de O'Chiese et y offre de la formation pratique.

Le programme vise aussi à établir des réseaux communautaires pouvant donner lieu à d'autres placements professionnels ainsi qu'à mettre en application un système d'évaluation permettant de désigner les besoins et de mesurer l'efficacité du programme en vue de répondre à ces besoins. À mesure que la formation avance, l'objectif à long terme consiste à mettre en œuvre un programme local semblable au programme Aide préscolaire aux Autochtones ainsi que d'autres programmes d'aide aux parents.

Le Programme de développement de la petite enfance est offert aux parents à faible revenu qui éprouvent de la difficulté à conserver de l'emploi pour une longue durée. À la fin de la première année du programme, 90 p. 100 des participants occupaient un emploi, tandis que les autres 10 p. 100 fréquentaient le collège à temps plein. Parmi les autres réalisations, mentionnons un soutien communautaire extrêmement efficace et une estime de soi accrue pour les participants et leur famille.

Il s'agit d'un programme axé sur l'avenir de la collectivité. Il fait partie d'un cycle permanent d'autonomisation qui est prévu dans le cadre d'autres programmes offerts au sein de la collectivité. Tous les programmes de la collectivité sont marqués par une corrélation et une interdépendance. Par exemple, la réussite du Programme de développement de la petite enfance ouvre des portes à des gens au sein de la collectivité et mènera à la création d'autres projets.

Le Programme de développement de la petite enfance est devenu un catalyseur pour le développement communautaire et la planification de programmes.

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Saskatchewan

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Tous s'entendent pour dire que la pauvreté, et tout particulièrement la pauvreté chez les enfants, est un grave problème en Saskatchewan. Le gouvernement de cette province croit que l'emploi constitue la meilleure solution en vue de combattre la pauvreté. Lorsque les gens travaillent, ils acquièrent des compétences et une expérience précieuses qui leur permettent d'obtenir des emplois plus lucratifs, jusqu'à ce qu'ils finissent par ne plus avoir besoin d'aide de la part du gouvernement. Cependant, il arrive trop souvent que des personnes et des familles aient de la difficulté à s'intégrer au marché du travail ou à y demeurer en raison d'obstacles, comme le manque d'éducation et de formation, le manque de services de garde d'enfants à un prix abordable, la perte de prestations de maladie pour les enfants lorsqu'elles quittent l'aide sociale ainsi que l'incidence d'une incapacité.

L'initiative Building Independence comprend quatre programmes - le Saskatchewan Employment Supplement (SES), la Saskatchewan Child Benefit (SCB), les Family Health Benefits (FHB) et la Provincial Training Allowance (PTA). Il s'agit de programmes qui aident les familles à s'intégrer à la population active et à y demeurer en réduisant les obstacles à l'emploi.

Jusqu'ici, les résultats ont été remarquables. Au cours des quatre années qui se sont écoulées depuis l'adoption de Building Independence, 4 658 familles, y compris 10 500 enfants, ont quitté l'aide sociale. En tout, le nombre de familles bénéficiaires de l'aide sociale a diminué de 28,4 pour cent, et le nombre d'enfants vivant dans des familles bénéficiaires de l'AS a chuté de 30 pour cent au cours de cette même période. Cependant, les statistiques ne révèlent pas tout à elles seules.

Cecilia est une mère seule qui a deux jeunes filles et qui vit à Saskatoon. Bien qu'elle ait occupé un emploi, son revenu modeste lui imposait des contraintes.

« J'avais deux jeunes enfants ainsi qu'une hypothèque et d'autres factures à payer », dit Cecilia. « J'en étais rendue à me demander ce que je devais faire. Je craignais de perdre ma maison et mes économies. J'ai cru que le seul choix qui s'offrait à moi était de demander de l'aide sociale. »

Cependant, Cecilia a appris qu'outre l'aide sociale, il existait un Saskatchewan Employment Supplement.

Le SES offre une prestation mensuelle à des familles à faible revenu qui ont un revenu pouvant provenir d'un emploi, d'un travail indépendant ou d'un revenu d'obligations alimentaires. Son objectif consiste à éliminer les obstacles à la participation à la vie active en aidant les familles à supporter les coûts liés aux enfants lorsque les parents travaillent, ce qui comprend notamment la garde d'enfants et le transport.

« Le Saskatchewan Employment Supplement et la Saskatchewan Child Benefit ont tout changé », dit Cecilia. « Ces programmes m'aident à faire garder mes filles et à leur offrir des sorties en ville. Ils m'aident aussi à leur offrir de petits agréments que je ne pourrais peut-être pas me permettre autrement, comme des cadeaux de Noël et des cours de natation.»

Building Independence aide aussi des familles à supporter les frais médicaux de leurs enfants. Les familles qui reçoivent la SCB, le SES ou la PTA sont aussi admissibles aux Family Health Benefits (FHB). Les FHB offrent une protection pour les médicaments, les soins dentaires, des yeux, etc. pour les enfants, ainsi qu'une protection partielle pour les parents.

« Heureusement, mes enfants sont en bonne santé, mais les prestations de maladie sont utiles lorsqu'ils sont malades. Elles me permettent aussi de m'assurer qu'ils passent des examens dentaires », dit Cecilia. « Ces mêmes prestations m'ont aussi été fort utiles. Elles m'ont permis de recevoir des traitements chiropratiques. Sans ceux-ci, j'aurais été obligée de réduire mon nombre d'heures de travail. »

Une des particularités de Building Independence est la facilité avec laquelle les familles peuvent présenter une demande de participation aux programmes. L'admissibilité à la SCB est établie automatiquement par l'Agence des douanes et du revenu du Canada (anciennement Revenu Canada), lorsque vous remplissez votre déclaration d'impôt. Pour le SES, les familles peuvent présenter une demande en appelant à un numéro sans frais; il n'y a pas de formulaire à remplir ou à envoyer par la poste.

« Le point le plus intéressant est la souplesse », dit Cecilia. « Vous pouvez appeler tôt le matin ou en soirée, et non seulement pendant les heures normales de travail, ce qui est vraiment utile pour les personnes qui travaillent par quarts. Le choix du moment est un autre point intéressant. En étant payée à la fin du mois, j'ai moins à me préoccuper d'étaler mon chèque de paye. »

La famille de Cecilia n'est qu'une parmi des milliers d'autres familles de la Saskatchewan qui ont tiré profit de Building Independence. Les programmes aident les parents non seulement à devenir autonomes, mais aussi à assurer un meilleur avenir à leurs enfants.

« Sans cette aide, j'aurais dû avoir recours à l'aide sociale », dit Cecilia. « Ces programmes m'ont été fort utiles. »

Liens aux programmes de la PNE en Saskatchewan

Yukon

Lire cette histoire de la Prestation nationale pour enfants au Yukon

Un partenariat communautaire unique contribue au bonheur des enfants du Yukon. Le Kids' Recreation Fund (fonds de loisirs pour enfants), un programme de réinvestissement dans le cadre de la PNE qui a été mis en œuvre en 1999, octroie chaque année un montant pouvant aller jusqu'à 300 $ aux enfants admissibles, qui peuvent ainsi participer à diverses activités, des sports aux camps d'été en passant par le cyclisme.

Pat Living, gestionnaire du programme pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux, explique que le fonds de loisirs pour enfants découle de la stratégie générale de lutte contre la pauvreté du gouvernement du Yukon. « Au départ, le fonds de loisirs pour enfants était administré dans le cadre du Youth Investment Fund (fonds d'investissement pour les jeunes). Par la suite, nous avons communiqué avec Sport Yukon, un organisme local à but non lucratif qui supervise et administre les organisations sportives du Yukon. Le fonds de loisirs pour enfants n'est pas qu'un simple programme gouvernemental de lutte contre la pauvreté des enfants; c'est notre premier partenariat communautaire », a dit Pat.

Pat explique que le partenariat avec Sport Yukon démontre que le fonds de loisirs pour enfants ne relève pas uniquement du gouvernement, mais également de la collectivité puisqu'il s'agit d'un programme commun.

Moira Lassen, administratrice du fonds de loisirs pour enfants pour Sport Yukon, mentionne les réussites du programme : « Au cours des deux dernières années seulement, plus de 900 enfants se sont inscrits à divers sports et à des activités leur permettant d'acquérir des connaissances pratiques. Sans le fonds, ils n'auraient pas pu participer à ces activités. Les familles peuvent s'inscrire au programme en tout temps. Le formulaire d'inscription et le processus sont très simples, et les familles apprécient le fait de traiter avec Sport Yukon au lieu de s'inscrire à un programme d'aide gouvernementale. »

Sa fille a pu fréquenter un camp d'été où elle a appris à faire de l'escalade et du kayak et où on lui a enseigné les pratiques de sécurité. Quant à son fils, il s'est inscrit à des cours de gymnastique l'hiver dernier et a obtenu son certificat de réussite.

« Il en parle encore », a dit Gail (nom fictif). « Ils ont tous deux appris de nouvelles choses que je n'aurais pas pu leur enseigner. Ils se sont fait des amis et ont un mode de vie sain. »

Pour Gail, mère monoparentale, l'argent est consacré d'abord et avant tout à la nourriture et au loyer. Même si elle ne dispose pas de l'argent nécessaire pour inscrire ses enfants à toutes les activités, elle apprécie le processus d'inscription simplifié et le fait de traiter avec Sport Yukon, et non avec un ministère.

Comme le dit Pat Living, gestionnaire du programme : « L'argent va directement aux activités destinées aux enfants, il n'est pas utilisé à d'autres fins. »

« Nous avons fait de ce programme un véritable effort communautaire », a ajouté Jan Downing, qui administre le programme dans le cadre de son travail au sein de la direction des sports et des loisirs du Yukon. Nous augmentons maintenant le montant du fonds par des campagnes communautaires de levée de fonds. Nous avons mis en œuvre le Cookie Dough Challenge (défi pâte à biscuits). Pendant la Journée nationale de l'enfant, nous vendons de la pâte à biscuits, de même que des échantillons, aux entreprises locales, à la Medical Association, au Barreau, à la GRC, aux autres ministères et même pendant le match des anciens joueurs de la LNH. Non seulement nous recueillons de l'argent, mais nous faisons également la promotion du fonds auprès de la population.

Croyez-le ou non, toute la pâte à biscuits vendue partout au Yukon a permis de faire 110 000 biscuits, et la levée de fonds a accru le total du fonds d'environ 15 %.

Et qui profite de tout ce travail?

Mary, la fille de Therese, est l'une de ces personnes. Therese, qui est originaire de l'Afrique du Sud, a entendu parler du fonds de loisirs pour enfants à Mary House, une maison d'hébergement pour femmes située à Whitehorse. «J'ai quatre enfants et mes ressources sont limitées. J'ai donc été approchée par le personnel de Mary House. Nous nous sommes inscrits au programme pour avoir un clavier électronique, ce qui permet maintenant à Mary, qui a treize ans, de suivre des cours de piano. »

Marie écoutait les disques compacts de musique classique de sa mère et avait quelques amis qui jouaient du piano.

« Ma fille a toujours adoré la musique », a affirmé Therese. « Je peux voir qu'elle est heureuse quand elle joue du piano. Elle me dit toujours « Maman, viens ici, viens écouter, maman, viens ici, viens écouter!" Le programme lui a donné l'occasion de faire ses preuves. »

Liens aux programmes de la PNE au Yukon

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