Biographies des membres du Comité consultatif sur la pauvreté

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Introduction

Sélectionnés parmi plus de 400 candidatures de partout au Canada et ailleurs, les membres du Comité feront de précieuses recommandations et conseilleront le ministre sur divers enjeux liés à la pauvreté, ce qui lui permettra ensuite d’orienter l’élaboration de la Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté. Le rôle du Comité consiste entre autres à servir de tribune pour partager l’information et discuter librement de la pauvreté et de la réduction de ce phénomène. Le Comité rassemble un groupe diversifié constitué de 17 dirigeants, experts universitaires, praticiens travaillant dans le domaine de la réduction de la pauvreté et personnes ayant une expérience personnelle de la pauvreté.

Bee Lee Soh (Scarborough-Nord, Ontario)

Bee Lee Soh, originaire de la Malaisie, est arrivée au Canada en 1980. Elle vit à Scarborough Nord et est membre d’un certain nombre d’organismes communautaires, notamment le Strength in Partnership de Steeles L’Amoreaux, le Birchmount Bluffs Neighbourhood Centre, le Scarborough Civic Action Network, TTC Riders, Scarborough Transit Action, Voices of Scarborough, 15 and Fairness et le conseil des nouveaux arrivants de Toronto. Depuis son arrivée au Canada, Mme Soh a obtenu un diplôme universitaire, a suivi d’autres cours de formation et s’est trouvée un bon emploi. Le prix des loyers étant très élevé, Mme Soh était itinérante, mais elle voulait conserver son emploi. Cela lui a causé beaucoup de stress; elle a commencé à faire de l’insomnie et, en fin de compte, a perdu son emploi. Elle a par la suite eu de la difficulté à réintégrer le marché du travail, a dépensé toutes ses économies et a emprunté de l’argent pour payer son loyer. Elle a décidé de présenter une demande au programme Ontario au travail. C’est pour ces raisons qu’elle fait aujourd’hui la promotion de logements abordables et de l’aide à l’emploi, plus particulièrement pour les personnes de plus de 50 ans. Mme Soh a fait la promotion, à l’hôtel de ville de Toronto, de l’importance d’avoir des logements abordables de qualité, d’assurer l’équité en matière de transport et d’avoir des moyens de transport accessibles et abordables. Elle estime que cela est particulièrement important pour les personnes qui se cherchent un emploi ou un logement, puisque cela les aide à se remettre sur pied. Mme Soh s’est rendue à l’hôtel de ville un certain nombre de fois, a mobilisé d’autres personnes et leur a montré comment faire valoir leurs droits et leurs points de vue. Elle est déterminée à améliorer les conditions de logement dans la ville et estime que les prix élevé des loyers économiques et longues listes d’attente pour les logements sociaux sont très importants. Elle comprend l’importance de la collaboration avec, et entre, les trois ordres de gouvernement compte tenu de la façon dont les budgets sont administrés et dont le transport et le logement sont organisés. Elle défend ardemment la sécurité alimentaire et l’accès à la nourriture et est une championne communautaire des enjeux liés à la sécuritaire alimentaire au sein du conseil de la politique alimentaire de Toronto; elle travaille avec des conseillers municipaux pour créer une exploitation maraîchère intensive dans un corridor hydrique avoisinant. Par ailleurs, elle a joué un rôle de premier plan pour que des immeubles de logement communautaire de deux quartiers de Toronto bénéficient du programme de distribution d’aliments sains de l’organisme FoodShare; ce programme fournit des produits agricoles frais, sains et abordables aux collectivités qui en ont besoin. Mme Soh est membre du groupe consultatif sur l’expérience concrète dans le cadre de la stratégie de réduction de la pauvreté de Toronto et est très heureuse que cette tribune lui permette de défendre les intérêts des personnes qui vivent dans la pauvreté.

Brenda Murphy (Grand Bay-Westfield, Nouveau-Brunswick)

Brenda Murphy, militante en faveur de la justice sociale, travaille au sein du Saint John’s Women’s Empowerment Network, un réseau qui soutient les femmes qui veulent se sortir de la pauvreté. Elle souhaite ardemment mettre fin à la pauvreté et à la violence familiale, et déploie des efforts pour faire progresser l’égalité entre les sexes. Elle estime que c’est en se soutenant mutuellement et en travaillant ensemble pour éliminer les obstacles systémiques que nous pourrons réellement apporter des changements positifs. Brenda a participé dès le départ à l’élaboration du plan de réduction de la pauvreté du Nouveau-Brunswick, en 2009, et a été directrice du premier conseil d’administration du réseau d’inclusion économique et sociale. Elle a fait du bénévolat pour divers organismes, notamment le refuge pour femmes Hestia House, le Saint John Legal Centre, le centre pour femmes de Coverdale et le Conseil consultatif sur la condition de la femme au Nouveau-Brunswick, et a exécuté trois mandats en tant que conseillère municipale pour la Ville de Grand Bay-Westfield. Elle a également été membre du groupe de travail national sur le logement pour les femmes.

Brock Carlton (Ottawa, Ontario)

Depuis son arrivée au sein de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), il y a plus de 20 ans, Brock Carlton s’est imposé comme leader des enjeux touchant les municipalités, tant à l’échelle nationale qu’internationale. En tant que chef de la direction, M. Carlton dirige une solide équipe composée d’employés de la FCM ainsi que des membres unis dont l’objectif est de promouvoir les intérêts des municipalités en influant sur les décisions du gouvernement fédéral et les discussions nationales portant sur des enjeux cruciaux pour les municipalités. Il a établi des partenariats avec des entreprises du secteur privé, des associations professionnelles, des organismes sans but lucratif et le milieu universitaire pour faire front commun et promouvoir les priorités des administrations municipales. Durant le mandat de M. Carlton, le gouvernement fédéral a augmenté ses investissements dans le secteur municipal du Canada de façon remarquable et a reconnu le rôle essentiel du secteur municipal dans la réalisation des intérêts nationaux. Avant de devenir chef de la direction, M. Carlton était directeur du programme international de la FCM, le FCMI, dont l’objectif est de renforcer la gouvernance locale dans les pays en développement et émergents. Il y a géré des idées, des ressources et des occasions pour accroître la durabilité locale à l’étranger. En plus de travailler à la FCM, M. Carlton est un membre fondateur du conseil d’administration de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance. Il a également fait partie de l’équipe dirigeante qui a mis sur pied un programme de vélo-partage (Right Bike) à Ottawa-Ouest. Alors qu’il poursuivait des études de premier cycle, M. Carlton était capitaine de l’équipe masculine de basketball intercollégial de l’Université Western, à London, en Ontario. Il a vécu et travaillé au Kenya, en Chine et en Namibie, et possède une maîtrise en affaires internationales de la Norman Paterson School de l’Université Carleton, à Ottawa. M. Carlton et sa femme Susan ont trois enfants d’âge adulte.

Catherine Ludgate (Vancouver, Colombie-Britannique)

Catherine Ludgate est directrice des investissements communautaires à Vancity. Elle est responsable de l’exécution des programmes de microfinance de la caisse populaire, qui sont des outils de réduction de la pauvreté et d’inclusion financière, notamment de littératie financière et de microcrédit. Elle appuie des partenariats dont l’objectif est de combattre la pauvreté dans les collectivités, y compris la coalition de réduction de la pauvreté en Colombie-Britannique et la campagne pour le salaire-subsistance des familles; elle consacre beaucoup de temps à promouvoir cette campagne auprès d’autres employeurs. Elle a élaboré le programme de littératie financière primé Each One, Teach One, présenté à des caisses populaires partout au Canada. Plus de 80 caisses populaires se servent de cette plate-forme pour mobiliser leurs employés et favoriser la littératie financière dans leur collectivité. Mme Ludgate travaille à divers projets bancaires inclusifs; par exemple, elle offre son soutien aux réfugiés ainsi que des services bancaires aux membres de la collectivité. Elle s’engage à respecter le cinquième principe de la coopération (l’importance de l’éducation et de la formation) et possède une maîtrise en gestion des coopératives et des caisses populaires.

Carole Richer (Dolbeau-Mistassini, Québec)

Carole Richer est conseillère en développement social à la municipalité régionale de comté (MRC) de Maria Chapdelaine dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean au Québec. Elle travaille en accompagnement des milieux ruraux depuis plus de 20 ans. Elle coordonne un groupe de 12 agents locaux qui se préoccupent du maintien des services de proximité et de la qualité de vie des villes et villages de la MRC. Au cours des dernières années, elle a coordonné la mise en œuvre du plan de lutte à la pauvreté local et s’est impliquée activement dans la création de fonds pour soutenir les populations vulnérables. Elle a également coordonné la réalisation et assuré la mise en œuvre de la politique de développement social de sa MRC et des politiques sur les familles et les aînés des 13 communautés sur son territoire. Détentrice d’une formation universitaire en administration et d’une maîtrise en gestion des organisations, elle a participé à plusieurs séminaires de formation continue, notamment en développement local et en nouvelles technologies. Elle détient une expertise reconnue en planification stratégique, en économie sociale et solidaire ainsi qu’en gestion de projets. Présentement, elle participe aux travaux de bonification des services de transport collectif et adapté au milieu de vie et à une stratégie de main-d’œuvre inclusive, audacieuse et innovante visant à contrer la dévitalisation de sa communauté.

Carlos Beals (Darthmouth, Nouvelle-Écosse)

Carlos Beals, qui a vécu toute sa vie à Dartmouth Nord, est un dirigeant communautaire établi et un activiste qui lutte contre la pauvreté, et dont la grande est inspirée par son expérience. M. Beals a obtenu un diplôme universitaire de premier cycle en justice pénale à Toronto, en Ontario, avant de retourner vivre à Dartmouth pour redonner à sa collectivité. M. Beals possède plus de 10 ans d’expérience dans le domaine de l’action sociale et participe activement au renforcement des collectivités marginalisées. À l’heure actuelle, M. Beals est gestionnaire de cas à Ceasefire Halifax, un organisme de lutte contre la violence et les armes à feu qui adopte une approche axée sur la santé publique pour aborder le problème de la violence dans la rue chez les jeunes à risque. M. Beals remet en question les systèmes, les politiques et les structures qui font obstacle à un trop grand nombre de personnes. M. Beals veut créer des collectivités saines et s’efforce d’éliminer les obstacles auxquels font face les personnes vivant dans la pauvreté et de briser le cercle vicieux dans lequel ces personnes se trouvent, en prenant soin de s’assurer que personne n’est laissé pour compte. M. Beals est commissaire au sein du bureau des commissaires de la police pour la ville d’Halifax et est le plus jeune commissaire en fonction d’un conseil canadien de gouvernance de la police. En 2017, il a reçu le prix du ministre pour le leadership en prévention du crime, que lui a remis le procureur général et ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse pour son leadership, son dévouement et son engagement exemplaires.

Céline Bellot (Montréal, Québec)

Céline Bellot est juriste, criminologue et directrice de l’École de travail social de l’Université de Montréal. Ses travaux de recherche portent depuis de nombreuses années sur les populations vulnérables (p. ex. : population en situation d’itinérance, population autochtone et radicalisée, consommateurs de drogues, jeunes à risque, jeunes transsexuels, etc.). Ses intérêts de recherche sont structurés autour de deux axes : la judiciarisation de la pauvreté et les interventions impliquant les populations concernées. Elle a ainsi conduit de nombreuses études sur la judiciarisation de l’itinérance dans différentes villes québécoises et canadiennes et a participé à des recherches sur les conditions de remise en liberté des personnes à Vancouver et à Montréal. Céline Bellot a aussi mené des recherches sur l’intervention par les pairs, sur l’action communautaire des personnes consommatrices de drogues et sur l’évaluation d’interventions orientées vers la participation des personnes. La plupart de ses recherches sont réalisées de manière partenariale avec les milieux de pratiques ou de manière participative avec les personnes concernées. Elle est également directrice de l’Observatoire sur les profilages qui rassemble des chercheurs et des organismes de défense des droits communautaires et institutionnels. De plus, depuis 2014, Céline Bellot préside le comité de direction du Centre d’études sur la pauvreté et l’exclusion sociale. Elle participe aussi à de nombreux comités gouvernementaux et communautaires sur des sujets comme l’itinérance, les solutions de rechange à la judiciarisation, les questions de pauvreté et d’insertion sociale, les enjeux liés aux discriminations systémiques et au profilage, les politiques de prévention des ITSS et les enjeux entourant le droit au logement. Enfin, elle assure différentes formations auprès des policiers, des juges, des intervenants sociaux et des personnels des services correctionnels.

Derek Cook (Calgary, Alberta)

Derek Cook est le directeur du Canadian Poverty Institute de l’Université Ambrose, un institut national qui fournit des services d’enseignement, de recherche et de sensibilisation du public sur les enjeux liés à la pauvreté. Avant de diriger le Canadian Poverty Institute, il a occupé le poste de directeur général de l’initiative de réduction de la pauvreté de Calgary et a dirigé le groupe d’étude sur la réduction de la pauvreté mis sur pied par le maire de Calgary. M. Cook possède également une vaste expérience dans les domaines de la recherche sociale et de l’élaboration de politiques, puisqu’il a assumé le rôle de planificateur social à la Ville de Calgary. Plus particulièrement, il s’est penché sur les questions de la pauvreté et de l’inégalité ainsi que de la diversité et de la durabilité. Il a joué un rôle crucial dans l’élaboration de la politique du triple bilan de la Ville relative à la durabilité, à l’éthique en matière d’approvisionnement et au salaire-subsistance. M. Cook a également contribué à la mise sur pied de Poverty Talks, un groupe de défense des intérêts qui donne aux personnes à faible revenu les moyens de participer au processus politique. Avant de travailler pour la Ville de Calgary, il était travailleur en développement communautaire au sein de diverses organisations partout au Canada; il travaillait plus particulièrement dans les domaines de la littératie des adultes, de l’établissement des immigrants et du développement de l’emploi. M. Cook siège au conseil d’administration de Canada sans pauvreté, un organisme national de lutte contre la pauvreté, et de la Commission justice et paix du Conseil canadien des églises. Il possède un baccalauréat en sciences politiques de l’Université McGill et une maîtrise ès sciences en aménagement et développement rural de l’Université de Guelph; il est également travailleur social autorisé en Alberta.

Éric Lapointe (Québec, Québec)

Éric Lapointe est un résident de la ville de Québec. Il siège au conseil d’administration de la Corporation de développement économique communautaire de Québec et à celui de l’Association pour la défense des droits sociaux du Québec métropolitain. Il était aussi membre du conseil d’administration du Comité d’action des personnes vivant des situations de handicap pendant quatre ans. Éric est également actif dans un certain nombre d’organisations qui soutiennent les personnes handicapées, y compris l’Institut universitaire de réadaptation en déficit physique de Québec, Épilepsie Section de Québec et des comités travaillant sur la sécurité alimentaire. Son travail pour améliorer la vie de ceux dans le besoin s’inspire de sa propre expérience de la vie avec un handicap et dans la pauvreté.

Indivar Dutta-Gupta (Washington, DC)

Indivar Dutta-Gupta est codirecteur général du centre sur la pauvreté et l’inégalité de Georgetown, où il dirige les travaux visant à élaborer et à faire progresser des idées pour réduire la pauvreté et l’inégalité économique, en portant une attention particulière à l’équité entre les sexes et les races. Il siège également au conseil d’administration de National Academy of Social Insurance et est membre du réseau de la pauvreté, de l’emploi et de l’autosuffisance financé par le département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis. Il a également occupé le poste de directeur de projets chez Freedman Consulting, LLC, où il dirigeait des initiatives stratégiques pour d’importants organismes de bienfaisance, organismes d’aide à l’enfance et syndicats. M. Dutta-Gupta a également occupé le rôle de conseiller principal en matière de politiques au Center on Budget and Policy Priorities, où il se penchait sur les politiques budgétaires et fiscales et sur les questions de portée générale relatives au faible revenu. À titre de membre du personnel professionnel du comité des voies et moyens de la Chambre des représentants des États-Unis, il a examiné les programmes et les politiques relatives au filet de sécurité sociale, aux impôts et à l’assurance sociale. En tant que boursier national du Hunger Center, il a travaillé pour DC Hunger Solutions et le Center for American Progress. M. Dutta-Gupta a été nommé champion des enfants par la First Focus Campaign for Children et a reçu le prix du leadership des anciens membres du Congressional Hunger Center (2016). Il a été nommé l’un des dirigeants de moins de 40 ans les plus influents (2013) et l’une des étoiles montantes de moins de 40 ans (2016) par le Washington Life Magazine. Il détient un diplôme avec spécialisation de l’Université de Chicago et a reçu une bourse de la fondation Harry S. Truman.

John Stapleton (Scarborough, Ontario)

John Stapleton a travaillé pour le gouvernement de l’Ontario, plus précisément au ministère des Services sociaux et communautaires (et ses prédécesseurs) pendant 28 ans, où il œuvrait dans les domaines des politiques d’aide sociale et des opérations. Au cours des premières années de sa carrière, il a assumé le rôle de conseiller principal en matière de politiques au sein du Comité d’examen de l’aide sociale et du groupe consultatif sur la nouvelle législation du ministre. Plus récemment, il a participé à la mise en œuvre de la Prestation nationale pour enfants. Il est commissaire au sein de la Commission d’aide aux anciens combattants de l’Ontario et bénévole pour les services communautaires de West Neighbourhood House et de WoodGreen de Toronto. John a été directeur de recherche pour le groupe d’étude sur la modernisation de la sécurité du revenu pour les adultes en âge de travailler à Toronto ainsi que coprésident du groupe de travail associé au projet. Il a obtenu une bourse de recherche en innovation de la Metcalf Foundation. Il enseigne la politique publique et est membre du groupe de lutte contre la pauvreté 25 in 5. Il est également membre du groupe consultatif sur la réforme de l’aide sociale du ministère des Services sociaux et communautaires et du groupe consultatif sur la réduction de la pauvreté de Toronto. M. Stapleton a publié des articles dans la page en regard de l’éditorial du Globe & Mail, du National Post et du Toronto Star. Il a écrit des comptes rendus pour le magazine Literary Review of Canada ainsi que des articles et des études pour Ideas that Matter, l’Université de Toronto, le Centre canadien de politiques alternatives, l’Institut C.D. Howe, Realize, le Caledon Institute, le Groupe financier Banque Toronto Dominion, le Mowat Centre, la Metcalf Foundation, le Bureau de l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes de l’Ontario, Emploi et Développement social Canada, Affaires autochtones et du Nord Canada, Civic Action et bien d’autres. Il siège au conseil d’administration de la banque alimentaire Daily Bread et des services juridiques communautaires de West Scarborough, en plus d’être membre du comité sur la sécurité économique du Conseil sur le vieillissement d’Ottawa. Il offre également un séminaire bien apprécié pour les personnes qui se trouvent en situation de faible revenu à la retraite.

Joseph J. Amos (Inuvik, Territoires du Nord-Ouest)

Joseph J. Amos, dont les parents sont Inuvialuit, est né et a grandi dans la ville d’Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest. Il a quatre filles et a fait ses études au Collège Aurora, à Inuvik. Ses parents, ses grands-parents et son frère aîné lui ont appris à pratiquer la chasse traditionnelle de gibier sauvage. M. Amos est directeur du centre de réchauffement d’urgence d’Inuvik depuis novembre 2015; cet organisme aide les itinérants et les toxicomanes de la ville d’Inuvik par l’entremise du John Wayne Kiktorak Centre. M. Amos a acquis une expérience dans le domaine de l’itinérance en travaillant pour la Hope Mission d’Edmonton pendant 10 ans, où il a commencé en tant que travailleur de première ligne. Lorsqu’il a quitté la Hope Mission, il était directeur des refuges. Dans le cadre des divers postes qu’il a occupé au sein de la Hope Mission, il a notamment animé des séances à l’intention d’anciens toxicomanes dans le cadre de programmes en 12 étapes, et a été mentor en rétablissement et gestionnaire de cas pour des hommes en thérapie.

Lanna Many Grey Horses (Vancouver, Colombie-Britannique)

Mme Many Grey Horses est une femme pied-noir de la tribu des Blood, aussi appelée Kainai. Son nom pied-noir est Aaikaikiitsta aakii (femme aux nombreux dons). Elle a grandi dans l’est de Vancouver (territoire non cédé des Salish de la côte) et conserve des liens avec sa communauté natale, qui se situe dans le territoire visé par le Traité no 7. Elle est directrice des services aux femmes et aux enfants pour la société des services communautaires du groupe Bloom, un organisme qui offre un éventail de services de soutien, principalement dans le quartier Downtown Eastside, notamment les refuges pour femmes et familles monoparentales dont le chef est une femme de Powell Place et de Springhouse. En tant que directrice des deux refuges, elle s’assure que les services sont adaptés à la culture, significatifs et axés sur les femmes qui en ont besoin. Mme Many Grey Horses a vécu dans la pauvreté, et cette expérience nourrit sa passion ainsi que sa volonté de fournir des services respectueux et favorisant l’autonomie. Elle possède un diplôme de premier cycle en philosophie politique avec une mineure en étude de la condition féminine et termine actuellement sa maîtrise en administration publique. Elle a participé aux activités de plusieurs groupes de travail et comités à l’échelle régionale, nationale et internationale, dont l’objectif était de trouver des façons de mettre un terme à l’itinérance et à la violence faite aux femmes.

Louise Simbandumwe (Winnipeg, Manitoba)

Louise Simbandumwe est codirectrice d’un organisme de soutien à l’emploi et au développement économique de Winnipeg, Supporting Employment and Economic Development (SEED). Elle déploie depuis 20 ans des efforts pour réduire la pauvreté en prenant part à des initiatives de développement économique communautaire et en travaillant en collaboration avec les représentants de différents secteurs. Mme Simbandumwe a joué un rôle de premier plan dans l’établissement de liens avec des organismes partenaires afin de mettre au point les programmes d’autonomisation financière de SEED. Ces programmes novateurs ont été reproduits par d’autres organismes communautaires au Manitoba, en Alberta, en Ontario et en Colombie-Britannique. SEED s’engage activement à créer une communauté de pratique élargie dont l’objectif est de réduire la pauvreté en élargissant la portée et l’ampleur de certaines initiatives d’autonomisation financière. Mme Simbandumwe est membre fondatrice et coprésidente du réseau d’autonomisation financière du Manitoba et membre fondateur du comité directeur national d’apprentissage sur l’établissement d’actifs. Elle a accepté de travailler avec d’autres intervenants dans le cadre d’initiatives élargies de réduction de la pauvreté. Winnipeg Centraide a demandé à Mme Simbandumwe de devenir membre fondateur du conseil de Winnipeg pour la réduction de la pauvreté en 2007, et elle a représenté la collectivité au sein du comité sur la réduction de la pauvreté et l’inclusion sociale de la province du Manitoba de 2012 à 2016. Ancienne réfugiée, Mme Simbandumwe se passionne pour les droits de la personne et la justice sociale. Elle a fait beaucoup de bénévolat, notamment pour Amnistie Internationale, le groupe de travail pour la sensibilisation du public sur les demandeurs d’asile, les organismes Immigration Partnership Winnipeg et Make Poverty History ainsi que le groupe d’action pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles autochtones. En 2012, elle a reçu le Prix du dévouement à la cause des droits de la personne du Manitoba. Elle possède un baccalauréat en commerce de l’Université de la Saskatchewan ainsi qu’une maîtrise en recherche sociale comparative de l’Université d’Oxford, où elle a étudié comme boursière de la fondation Cecil Rhodes.

Munir Sheikh (Ottawa, Ontario)

Munir Sheikh est un ancien statisticien en chef du Canada, et avant cela, il a été sous ministre du Travail, sous-secrétaire du Cabinet, sous-ministre délégué de Santé Canada et du ministère des Finances, et enfin sous-ministre adjoint principal chargé des politiques fiscales. Il a également été co-commissaire de la Commission d’examen du système d’aide sociale de l’Ontario. Il est actuellement professeur-chercheur auxiliaire à l’Université Carleton et enseigne la politique publique. Il possède un doctorat en économie de l’Université Western, en Ontario, et est l’auteur de nombreuses publications. Ses travaux sont souvent cités et reproduits dans des manuels et font souvent partie de recueils. Il a également enseigné à l’Université Queen’s et à l’Université d’Ottawa pendant de nombreuses années. Il possède de l’expérience dans divers domaines liés à la politique publique, y compris les enjeux directement liés à la pauvreté. Il connaît très bien les problèmes liés à l’évaluation et à la définition de la pauvreté. Son travail à la Commission d’examen du système d’aide sociale de l’Ontario, lui a permis de travailler directement avec les personnes vivant dans la pauvreté et les personnes confrontées à la pauvreté; il a ainsi pu acquérir une perspective sociale de la pauvreté. Les nombreuses années qu’il a passées à étudier les enjeux liés à l’économie, à la santé et à la fiscalité lui ont permis de comprendre la pauvreté du point de vue de l’économie et de la santé, ainsi que le rôle que joue le système fiscal en ce qui a trait à la pauvreté.

Nahid Aboumansour (Montréal, Québec)

Nahid Aboumansour est directrice générale de l’organisme Petites-Mains, qu’elle a cofondé avec sœur Denise Arsenault de la Congrégation Sainte-Croix en 1995. Libanaise d’origine, elle est arrivée au Québec en 1989. Suite aux difficultés rencontrées pour obtenir la reconnaissance de son diplôme d’architecte, elle a trouvé une nouvelle vocation en s’impliquant bénévolement auprès d’immigrantes marginalisées et démunies s’approvisionnant à une banque alimentaire de Côte-des-Neiges. L’extrême pauvreté de ces personnes était due, d’une part, à leur difficulté à trouver un travail, et d’autre part, à l’absence d’outils et de ressources nécessaires à leur intégration dès leur arrivée au Canada (par exemple: non-reconnaissance de leur expérience de travail, barrières linguistiques et difficultés d’intégration entraînant un confinement dans leur communauté). Face à cette situation désolante, Nahid Aboumansour et sœur Denise Arsenault ont réfléchi à des solutions concrètes pour les aider et sont arrivées rapidement à la conclusion que c’est à travers l’apprentissage d’un métier et un accompagnement personnalisé que ces personnes pourront s’intégrer à la société et y vivre en dignité. Différentes rencontres ont été effectuées avec les femmes, des études de marché ont été réalisées pour connaitre les besoins en employabilité, et le choix s’est arrêté sur un premier programme de couture. La banque alimentaire a fermé et l’organisme Petites-Mains a été créé. Face à la demande grandissante de ce premier programme et à l’efficacité de cette approche, le projet s’est structuré et a été rapidement reconnu par Emploi Québec. Dès lors, tous les projets ont été mis sur pied en suivant la même approche : évaluation des besoins, recherche de solutions, partenariat avec les instances gouvernementales, communautaires et privées, puis action. Aujourd’hui, grâce à des partenariats porteurs avec les différentes instances gouvernementales, Petites-Mains permet à sa clientèle d’accéder à un emploi durable par l’apprentissage du français, la formation socioprofessionnelle en couture industrielle, restauration et bureautique, et l’acquisition d’une expérience de travail. Le prochain projet sera un centre de la petite enfance afin d’encourager les femmes à entreprendre un programme à Petites-Mains, tout en accompagnant leurs enfants dans leur propre processus d’intégration à la société. Depuis la création de l’organisme, des milliers de personnes y ont bénéficié d’un service ou d’un programme et sont aujourd’hui devenues des citoyennes actives et fières d’appartenir au Canada, contribuant ainsi au développement de la société. L’expertise de Nahid Aboumansour est aujourd’hui sollicitée par des chercheurs universitaires, par des tables de concertation, par des entrepreneurs sociaux désirant mettre sur pied des projets similaires à l’étranger, et par des journalistes afin de faire valoir les projets de Petites-Mains comme une réponse concrète aux problématiques de pauvreté et de précarité. Plusieurs prix et autres formes de reconnaissance lui ont été accordés pour saluer son travail exemplaire, ses réalisations et son engagement communautaire, notamment sa nomination au grade de chevalière de l’Ordre national du Québec en juin 2017.

Richard Reeves (Washington, DC)

Richard V. Reeves est un agrégé supérieur en études économiques et le codirecteur du Center on Children and Families au Brookings Institute aux États-Unis. Ses travaux de recherche portent principalement sur la mobilité sociale, l’inégalité et les changements qui touchent la famille. Avant de se joindre à Brookings, il a agi à titre de directeur de la stratégie auprès du vice-premier ministre du Royaume-Uni.

Parmi les publications de M. Reeves pour Brookings, mentionnons son dernier ouvrage, Dream Hoarders: How the American Upper Middle Class Is Leaving Everyone Else in the Dust, Why That Is a Problem, and What to Do about It (2017), de même que ses publications précédentes, Time for justice: Tackling race inequalities in health and housing (2017); Ulysses goes to Washington: Political myopia and policy commitment devices (2015); Saving Horatio Alger: Equality, Opportunity, and the American Dream (2014); Character and Opportunity (2014); The Parenting Gap (2014). M. Reeves collabore aussi à The Atlantic, à National Affairs, au Democracy Journal, au Wall Street Journal et au New York Times. Il est également l’auteur de John Stuart Mill - Victorian Firebrand, une biographie intellectuelle de ce philosophe et homme politique libéral britannique.

Par le passé, il a notamment occupé les postes suivants : directeur de Demos, un centre d’études et de recherches en politique situé à Londres; directeur des contrats normalisés à la Work Foundation; conseiller principal en politiques auprès du ministre responsable de la réforme de l’assistance sociale au Royaume-Uni; chargé de recherche à l’Institute for Public Policy Research; chercheur à l’Institut de psychiatrie, Université de Londres. Il est aussi un ancien orateur de l’année au sein du milieu d’affaires européen.

M. Reeves est titulaire d’un baccalauréat de l’Université d’Oxford et d’un doctorat de l’Université de Warwick.

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