L’Étude nationale sur les refuges - Refuges d’urgence au canada de 2005 à 2016

De : Emploi et Développement social Canada

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L’Étude nationale sur les refuges - Refuges d’urgence au canada de 2005 à 2016 [PDF - 2.24 Mo]

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Liste d'abréviations

Cpf
Facteur de correction pour population finie
ESDC
Emploi et Développement social Canada
PPT
Probabilité proportionnelle à la taille
SISA
Système d’information sur les personnes et les familles sans abri

Liste des tableaux

Liste des figures

Liste des équations

Remerciements

Les données présentées dans cette étude ont été compilées par la Direction de la politique de lutte contre l’itinérance, Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social, Emploi et Développement social Canada.

Nous tenons à souligner la collaboration et les efforts de la province de l’Alberta, de BC Housing, de la ville de Toronto et de la région de Peel, ainsi que de chacun des fournisseurs de services qui ont fourni des données aux fins du présent rapport. Grâce à cette collaboration, nous sommes en mesure d’approfondir notre compréhension collective de l’itinérance au Canada et d’appuyer la prise de décisions éclairées ainsi que l’élaboration de politiques et de programmes afin de prévenir et réduire l’itinérance.

Nous souhaitons également remercier le personnel des refuges d’avoir recueilli les données, ainsi que les utilisateurs des refuges d’avoir accepté de partager leurs renseignements.

Auteurs et principaux enquêteurs

Annie Duchesne, analyste
Ian Cooper, gestionnaire
Nancy Baker, directrice

Résumé

L’Étude nationale sur les refuges est une analyse continue du système canadien de refuges d’urgence. Il s'agit de l’étude nationale la plus complète sur l’itinérance au Canada, et elle est essentielle afin de comprendre l’évolution des tendances au fil du temps. On compte un peu plus de 15 400 lits répartis dans plus de 400 refuges d’urgence au Canada. L’information utilisée dans le cadre de cette étude a été recueillie auprès de plus de 200 refuges au Canada, dont la plupart utilisent le Système d’information sur les personnes et les familles sans abri (SISA). Le présent rapport met à jour l’Étude nationale sur les refuges 2005 à 2014 au moyen de nouvelles données de 2015 et 2016. Bien que ces données montrent une diminution continue du nombre de personnes et de familles qui ont recours aux refuges chaque année, le taux d’occupation au niveau national demeure supérieur à 90 % compte tenu du fait que les utilisateurs sont restés plus longtemps dans les refuges. On constate également que les personnes qui s’identifient comme Autochtones demeurent surreprésentées dans les refuges.

Sommaire

L’Étude nationale sur les refuges est une analyse continue du système canadien de refuges d’urgence. Ce rapport constitue la troisième analyse des données nationales sur les refuges d’urgence. La première étude, publiée en 2013, couvrait la période allant de 2005 à 2009. L’information en question a été mise à jour en 2016, de sorte que la période d’analyse allait de 2005 à 2014. Il permet de mettre à jour et d’étoffer les constatations par l’intégration des données de 2015 et de 2016.

L’Étude nationale sur les refuges constitue l’étude nationale la plus complète sur l’itinérance au Canada, et elle est essentiel dessous. La méthodologie de la présente étude est fondée le si l’on veut comprendre l’évolution des tendances au fil du temps. Le recours aux refuges d’urgence est un solide indicateur de l’itinérance. Toutefois, il est important de noter que le recours aux refuges d’urgence est un indicateur de l’itinérance et ne constitue pas un portrait complet.

Emploi et Développement social Canada (EDSC) tient à jour une base de données administratives provenant des refuges d’urgence au moyen du Système d’information sur les personnes et les familles sans abri (SISA). Des données similaires sont obtenues dans le cadre d’ententes d'échange de données avec la ville de Toronto, la région de Peel, la province de l’Alberta et BC Housing. Le présent rapport regroupe des données d’environ 2,5 millions de séjours effectués dans plus de 200 des quelque 400 refuges d’urgence au Canada entre 2005 et 2016.

L’Étude nationale sur les refuges est menée dans le cadre de Vers un chez-soi : la stratégie canadienne de lutte contre l’itinérance, un programme communautaire visant à prévenir et à réduire l’itinérance en offrant du soutien et du financement directs aux communautés désignées (centres urbains), aux communautés autochtones, aux communautés territoriales et aux communautés rurales et éloignées de tout le Canada.

Trouvez plus d’information au sujet de Vers un chez-soi.

Les questions sur l’information contenue dans ce rapport peuvent être transmises à l’adresse courriel suivante : ESDC.ISSD.RHInfo-infoVCS.DGRSDS.EDSC@hrsdc-rhdcc.gc.ca.

Le système canadien des refuges d’urgence fonctionne à plus de 90 % de sa capacité

En 2016, il y avait plus de 15 400 lits répartis dans environ 400 refuges d’urgence au Canada (Emploi et Développement social Canada, 2016). Le nombre de refuges et de lits est demeuré relativement stable entre 2005 et 2016, mais la demande de lits a augmenté. Le taux d’occupation moyen des refuges d’urgence du Canada en 2016 était de 91,0 %, soit une augmentation de près de 10 points de pourcentage depuis 2005. En 2016, plus de 14 000 Canadiens ont dormi dans un refuge d’urgence en moyenne chaque nuit.

Moins de personnes utilisent les refuges chaque année, mais elles y demeurent plus longtemps

Le nombre de personnes qui ont recours aux refuges d’urgence au Canada est en baisse. Cependant, la demande demeure élevée en raison des séjours plus longs. On estime à 129 000 le nombre d'utilisateurs de refuge d’urgence distincts en 2016. Bien que le nombre annuel d’utilisateurs de refuges ait diminué par rapport à 2005 (environ 156 000 cette année-là), les refuges d’urgence ont accueilli, en moyenne, 1 000 personnes de plus par nuit en 2016, par rapport à 2005. Le nombre de nuitées correspond au nombre de fois qu’un lit d’un refuge donné est utilisé pendant une année. En 2016, environ 5,1 millions de nuitées ont été utilisées dans les refuges d’urgence au Canada, ce qui représente une augmentation de 360 000 depuis 2005. Bien qu’il y ait eu moins de personnes qui ont eu recours aux refuges en 2016 qu’en 2005, la durée des séjours était plus longue.

La durée des séjours a augmenté pour tous les types d’utilisateurs des refuges depuis 2005. La demande de lits dans les refuges a augmenté en raison de la prolongation des séjours, particulièrement ceux des familles et des personnes de 50 ans et plus. En 2016, le séjour typique d’une famille était d’environ 25 jours, soit près de 2 fois plus longtemps que les séjours des personnes seules. Les personnes de plus de 50 ans demeuraient habituellement plus longtemps dans les refuges que les personnes de moins de 50 ans.

Les refuges pour familles continuent de fonctionner à grande capacité

Le taux d’occupation moyen des refuges pour familles était de 85,7 % en 2016, comparativement à 67,3 % en 2005—soit une augmentation de 18,4 points de pourcentage. Le taux d’occupation élevé dans les refuges pour familles en 2016 était attribuable aux séjours plus longs des familles. La durée typique d’un séjour dans un refuge pour familles a augmenté, passant de 8,3 jours en 2005 à 24,9 jours en 2016. Environ 8 000 enfants accompagnés d’adultes ont séjourné dans des refuges d’urgence en 2016.

Le nombre d'utilisateurs de moins de 50 ans est en baisse et le nombre d'utilisateurs de plus de 50 ans est en hausse

La répartition par âge des utilisateurs de refuges change. Le nombre de jeunes et d’adultes de 25 à 49 ans qui utilisent les refuges diminue, tandis que le nombre d'utilisateurs de 50 ans et plus augmente. Bien que les adultes âgés de 25 à 49 ans constituent le plus important groupe d’utilisateurs de refuges, on a noté une baisse de 30,3 % dans ce groupe d’âge entre 2005 et 2016. Cela a contribué à la diminution globale du nombre annuel d’utilisateurs de refuges. Le nombre de jeunes non accompagnés âgés de 13 à 24 ans qui ont recours aux refuges a également diminué de 24,3 %. En revanche, le nombre d'utilisateurs de 50 ans et plus a augmenté de 29,1 %. L'augmentation de l’utilisation des refuges a été particulièrement marquée chez les clients de 65 ans et plus (hausse de 49,3 %).

Les Autochtones demeurent surreprésentés dans les refuges d’urgence du Canada

Les Autochtones demeurent surreprésentés dans les refuges d’urgence du Canada. Alors que les Autochtones représentaient 4,9 % de la population canadienne en 2016Footnote 1 (Statistique Canada, 2017a), le pourcentage des utilisateurs de refuges d’urgence qui ont déclaré être d'identité autochtone était de 30,7 %. Cette proportion varie sensiblement d’une région à l’autre, allant de moins de 5 % dans certaines communautés suburbaines à plus de 90 % dans de nombreuses communautés du Nord, où la représentation autochtone est plus élevée. Dans chacune des communautés pour lesquelles on dispose de données, les Autochtones sont surreprésentés dans les refuges d'urgence par rapport à l’ensemble de la population.

En 2016, plus de 2 300 utilisateurs de refuges ont déclaré avoir servi dans les forces armées

En 2016, 1,8 % de la clientèle des refuges — soit quelque 2 300 personnes — a affirmé avoir servi dans les forces armées. Les utilisateurs de refuges d’urgence qui ont déclaré avoir servi dans les forces armées étaient plus susceptibles d’être des hommes et avaient tendance à être plus âgés que les autres utilisateurs.

En 2016, plus de 7 600 utilisateurs de refuges étaient non-citoyens

Environ 7 600 utilisateurs de refuges ont déclaré qu’ils n’étaient pas citoyens canadiens, à savoir environ 5 000 résidents permanents ou immigrants, 2 000 réfugiés et 550 résidents temporaires (visa d’étudiant, de travailleur ou de visiteur). Les non-citoyens étaient sous-représentés dans les refuges d’urgence (5,9 % des utilisateurs) par rapport à l’ensemble de la population, alors qu'ils représentaient 7 % de la population en 2016 (Statistique Canada, 2017b).

Introduction

L’Étude nationale sur les refuges est menée par Emploi et Développement social Canada dans le cadre du programme Vers un chez-soi, programme communautaire visant à prévenir et à réduire l’itinérance en offrant du soutien et du financement direct aux communautés désignées (centres urbains), aux communautés autochtones, aux communautés territoriales et aux communautés rurales et éloignées de tout le Canada.

L’Étude nationale sur les refuges est une analyse continue du système canadien de refuges d’urgence. Ce rapport constitue la troisième analyse des données nationales sur les refuges d’urgence recueillies au fil du temps. La première étude, publiée en 2013, couvrait la période allant de 2005 à 2009. L’information en question a été mise à jour en 2016, de sorte que la période d’analyse allait de 2005 à 2014. Il permet de mettre à jour et d’étoffer les constatations par l’intégration des données de 2015 et de 2016.

L’Étude nationale sur les refuges constitue l’étude nationale la plus complète sur l’itinérance au Canada, et elle est essentielle si l’on veut comprendre l’évolution des tendances au fil du temps. Elle décrit les caractéristiques démographiques des utilisateurs de refuges au Canada, le nombre d'utilisateurs de refuges et les tendances reliées au taux moyen d’occupation des refuges, à l’utilisation des lits et à la durée du séjour des utilisateurs. Bien que l’étude n’englobe pas les personnes en situation d'itinérance à l’extérieur du système des refuges d’urgence, elle fournit un dénombrement de base et une description de la population itinérante au Canada pouvant servir de point de référence pour mesurer les progrès futurs en matière de prévention et de réduction de l’itinérance.

Le présent rapport est fondé sur les données recueillies à l’aide du Système d’information sur les personnes et les familles sans abri (SISA) et sur celles obtenues en vertu des ententes de partage de données conclues avec des communautés et des fournisseurs de services (voir l'annexe A). Cela comprend des renseignements anonymes ayant trait à approximativement 2,5 millions de séjours effectués dans plus de 200 des quelque 400 refuges d’urgence au Canada entre 2005 et 2016.

Utilisation des refuges d’urgence comme indicateur des tendances en matière d’itinérance

L'itinérance désigne la condition de vie d’une personne ou d’une famille qui n’a pas de logement stable, permanent et adéquat, ou qui n’a pas la possibilité, les moyens ou la capacité de s’en procurer un dans l’immédiat. Ceci est souvent le résultat d’obstacles systémiques ou sociétaux, y compris un manque de logements abordables et adéquats, les défis financiers, mentaux, cognitifs, comportementaux ou physiques qui confrontent un individu ou une famille, ainsi que le racisme et la discrimination.

L’itinérance peut prendre plusieurs formes et englober, par exemple, les personnes qui dorment à différents endroits, comme dans les rues, les parcs ou les édifices abandonnés; qui passent d'un sofa à l'autre chez des amis ou des membres de la famille; ou qui dorment dans des refuges d’urgence ou des logements de transition. Elle peut aussi englober les situations où les personnes sont logées, mais vivent dans des conditions de logement inadéquates, instables ou dangereuses. Certaines personnes vivent l’itinérance seulement pendant une courte période de leur vie, tandis que d’autres doivent composer avec elle pendant de nombreuses années. Face à tant d’expériences différentes de l’itinérance, l'obtention de mesures présente de nombreux défis.

L’un des principaux défis de la mesure de l’itinérance consiste à en définir la portée. Autrement dit, qui devrait-on considérer comme des personnes en situation d’itinérance? Un autre défi majeur découle du fait que la population itinérante est un groupe diversifié, composé de personnes qui se déplacent et qui sont difficiles à joindre. En l’absence d’une adresse stable ou de moyens de communication fiables, il est presque impossible d’utiliser des méthodes d’échantillonnage classiques. Même si les personnes en situation d’itinérance étaient faciles à joindre, elles représentent une proportion si faible de la population qu’un très grand échantillon serait nécessaire pour consigner suffisamment de cas pour mener une analyse fiable. On note également un défi d'ordre temporel. Alors que certaines personnes sont en situation d’itinérance de façon continue pendant de longues périodes et que d’autres entrent dans le cycle de l'itinérance et en sortent, la majorité d’entre elles ne vivront que brièvement ‒ et peut-être une seule fois dans leur vie ‒ en situation d'itinérance, ce qui fait en sorte qu'il peut être difficile de bien cerner ce groupe quand l’étude comporte une courte période d’observation.

L’Étude nationale sur les refuges examine le recours aux refuges d’urgence. Pour relever le défi de la définition de la portée de l’itinérance, le recours aux refuges d’urgence est présumé être un indicateur de l’itinérance absolueFootnote 2. En ce qui a trait au fait que la population d'itinérants peut être difficile à joindre, les refuges d’urgence constituent un point de contact bien défini et accessible, et sont largement répartis dans l’ensemble du pays. Pour relever les défis d'ordre temporels, les données des refuges d’urgence peuvent être recueillies sur une longue période afin d'englober un large éventail d’expériences d’itinérance.

Il est important de noter que le recours aux refuges d’urgence est un indicateur de l’itinérance et ne constitue pas un portrait complet. L’estimation du nombre de personnes qui ont recours aux refuges d’urgence permet d'obtenir un « nombre minimal » de personnes qui ont vécu l’itinérance absolue au cours d’une période donnée. En plus de fournir un dénombrement minimal de l'itinérance, l’Étude nationale sur les refuges aide à comprendre les tendances démographiques de la population itinérante et à cerner les groupes qui peuvent être touchés de façon disproportionnée par l’itinérance.

Une limite de l’Étude nationale sur les refuges réside dans le fait qu’elle ne tient pas compte de l'itinérance vécue à l’extérieur des refuges, car ce ne sont pas tous les itinérants qui utilisent un refuge. Les dénombrements ponctuels effectués par Emploi et Développement social CanadaFootnote 3 offrent un instantané de l’itinérance d’une journée dans une communauté, en prenant en compte les personnes en situation d’itinérance qui dorment dans les refuges, dans des lieux extérieurs et dans les logements de transition. Les dénombrements ponctuels permettent également de réaliser un sondage approfondi et d'obtenir plus de détails sur les expériences individuelles d’itinérance. Toutefois, cette approche fournit un « instantané » de l’itinérance à un moment donné et tend à surreprésenter les personnes en situation d’itinérance chronique, qui sont plus susceptibles d’être en situation d'itinérance le soir du dénombrement. Les résultats dans diverses communautés montrent que les dénombrements dans les refuges effectués sur une période d’un an permettent de recenser de 3 à 10 fois plus de personnes que les dénombrements ponctuels, ce qui donne à penser que les dénombrements dans les refuges englobent un plus grand nombre de personnes en situation d'itinérance épisodique ou transitoire.

Les refuges d’urgence au Canada desservent une vaste gamme de groupes démographiques. Certains refuges desservent des groupes particuliers, comme les jeunes, les femmes ou les familles. La méthode d’échantillonnage utilisée dans l’Étude nationale sur les refuges tient compte des données démographiques pour s’assurer que les estimations sont représentatives de l’éventail des personnes qui utilisent différents types de refuges. Toutefois, les refuges pour femmes victimes de violence ne sont pas inclus dans l’Étude nationale sur les refuges, ce qui signifie que bon nombre de femmes et d'enfants ne sont pas pris en compte dans la présente étude. L'Enquête sur les établissements d'hébergement pour les victimes de violence publiée par Statistique Canada contient des renseignements sur le recours aux établissements résidentiels, y compris les refuges pour femmes victimes de violence, qui fournissent des services aux femmes maltraitées et à leurs enfants (Moreau, 2019). De plus, le Recensement de 2016 donne un aperçu des personnes qui ont passé la nuit du 9 au 10 mai 2016 dans des refuges et des établissements semblables, y compris des refuges pour femmes maltraitées et leurs enfants (McDermott et coll. 2019).

Méthodes

L’Étude nationale sur les refuges se fonde sur des renseignements qui ont trait à approximativement 2,5 millions de séjours dans plus de 200 des quelque 400 refuges d’urgence du Canada entre 2005 et 2016.

Un échantillonnage par grappes stratifié de refuges d’urgence a été utilisé pour assurer l’exactitude des estimations du nombre, du sexe et de l'âge des utilisateurs des refuges. L’échantillon comprend seulement des refuges d’urgence, et non les refuges pour femmes victimes de violence, les logements de transition, les refuges temporaires, y compris les refuges ouverts par temps chaud ou froid, les services de traitement de la toxicomanie et les lieux d'hébergement pour immigrants et réfugiés. En 2016, l’échantillon a englobé la plupart des refuges les plus importants au Canada, où se trouvaient 70 % des quelque 15 400 lits dans les refuges d’urgence répertoriés au pays. La méthodologie utilisée pour l’Étude tient également compte des personnes qui utilisent plus d’un refuge. Les principaux détails de la méthodologie sont présentés ci-dessous. La méthodologie de la présente étude est fondée sur l’Étude nationale sur les refuges 2005 à 2009 : Recours aux refuges d'urgence au Canada (Segaert, 2013).

Types de refuges

La présente étude porte tout particulièrement sur les refuges d’urgence pour les personnes en situation d’itinérance. Les refuges sont considérés comme des refuges d’urgence s’ils présentent toutes les caractéristiques suivantes :

Les refuges d’urgence peuvent être divisés en plusieurs types selon la clientèle qu'ils desservent : refuges pour les jeunes, les refuges pour les familles, les refuges pour les femmes et les femmes ayant des enfants, et les refuges de type général. Les tendances en matière d’utilisation des refuges sont semblables d’une ville à l’autre et d’une province à l’autre. Aucune différence constante n'a été observée dans la durée moyenne du séjour, le taux de roulement, le nombre de séjours, l’âge moyen de la clientèle ou le taux d’occupation des refuges dans différentes villes ou provinces (Segaert, 2010).

Les refuges généraux sont le type de refuge d’urgence le plus courant et servent une vaste clientèle d’adultes et de jeunes non accompagnés. Environ 75 % des lits permanents dans les refuges au Canada se trouvent dans des refuges généraux. Les refuges pour jeunes ont des critères d’admission axés sur l’âge et ont des limites d’âge se situant entre 18 et 25 ans. Les refuges pour jeunes sont généralement plus petits que les refuges généraux; ils comptent en moyenne de 15 lits par rapport à 47 lits dans les refuges généraux. Les refuges familiaux sont des refuges pour hommes ou femmes ayant des enfants à charge. Ils n’acceptent pas les personnes seules sans enfant.

Dans le cadre de l’Étude nationale sur les refuges, les refuges pour femmes pouvant accueillir des enfants sont désormais classés dans leur propre catégorie (femmes/femmes avec enfants). Ces refuges sont semblables aux refuges généraux pour femmes, mais peuvent aussi accueillir des enfants. Ils sont différents des refuges familiaux parce que la majorité des clientes sont des femmes seules sans enfant. S'ils étaient compris dans les refuges familiaux, le nombre relativement faible d’enfants utilisant les refuges pour femmes et enfants pourrait donner lieu à une sous-estimation du nombre d’enfants qui utilisent les refuges familiaux. Inversement, même si ces refuges sont très semblables aux refuges généraux pour femmes, le fait de les inclure dans l’analyse des refuges généraux pour femmes entraînerait une surestimation du nombre d’enfants qui utilisent les refuges, car les refuges généraux pour femmes ne servent aucun enfant.

Les refuges pour femmes victimes de violence (FVV) présentent des caractéristiques empiriques semblables à celles des refuges pour femmes/femmes ayant des enfants, sauf que les clientes n'y séjournent habituellement pas à plusieurs reprises. La grande différence entre les refuges pour femmes/femmes ayant des enfants et les refuges pour femmes victimes de violence est leur mandat. Les refuges pour femmes victimes de violence ont été créés à l’intention des femmes et de leurs enfants qui fuient la violence familiale. Bien que certains refuges pour femmes victimes de violence accueillent des femmes en situation d’itinérance pour d’autres raisons que la violence familiale (Burczycka et Cotter, 2011).

Plusieurs autres types de refuges ne sont pas inclus dans la présente étude : les lieux d'hébergement pour les immigrants et les réfugiés, les refuges temporaires en cas de conditions météorologiques extrêmes (comme les centres d'hébergement « par temps froid »), les programmes de logements de transition et les maisons de transition.

Données et sources

Emploi et Développement social Canada (EDSC) tient à jour une base de données administratives provenant des refuges d’urgence au moyen du Système d’information sur les personnes et les familles sans abri (SISA). Des données similaires sont obtenues dans le cadre d’ententes d'échange de données avec la ville de Toronto, la région de Peel, la province de l’Alberta et BC Housing.

La période à l'étude s'étend de 2005 à 2016. Les refuges dont les données annuelles sont incomplètes ne sont pas inclus dans l’étude. Pour chacune des années visées par l’étude, nous disposions de données annuelles complètes provenant de 96 refuges en 2005 à 216 refuges en 2016. Le nombre annuel de séjours dans les refuges varie de 124 206 à 309 641 (voir le tableau 1).

Tableau 1 : Nombre de refuges et observations pour chaque année de l’étude
Année Refuges Observations (séjours)
2005 96 124 206
2006 102 130 013
2007 110 135 238
2008 120 135 301
2009 123 130 470
2010 172 217 318
2011 187 242 871
2012 193 263 880
2013 201 281 818
2014 209 309 641
2015 215 287 510
2016 216 254 913

La base de données contient des renseignements sur les séjours observés dans les refuges. Chaque séjour dans un refuge est associé à un identificateur unique de client qui permet d’identifier plusieurs séjours dans plusieurs refuges par la même personne, sans divulguer l’identité de la personne. Elle comprend également des renseignements sur l’âge, le sexe, le nom du refuge, et le début et la fin de chaque séjour dans un refuge. À partir de 2014, des renseignements ont également été recueillis sur l’identité autochtone, le statut de citoyenneté et le service militaire des utilisateurs.

Plan d’échantillonnage

L’Étude nationale sur les refuges utilise un plan d’échantillonnage par grappes stratifié pour produire des estimations à l'échelle nationale. Huit strates, établies selon la clientèle cible et le sexe des personnes servies dans les refuges, ont été utilisées dans la conception du plan d’échantillonnage (voir le tableau 2). Le choix de ces strates garantit que les résultats tiennent compte des différents types de refuges et que les estimations rendent compte des proportions selon l’âge et le sexe dans la population.

Tableau 2 : Liste des strates de l’échantillon (2016)
Strates Clientèle cible Sexe des personnes servies Nombre de refuges au Canada 2016 Nombre de lits permanents au Canada 2016
1 Jeunes Hommes 12 208
2 Jeunes Femmes 7 87
3 Jeunes Mixte 74 1 065
4 Général Hommes 72 4 235
5 Général Femmes 39 1 194
6 Général Mixte 131 6 071
7 Femmes/enfants s/o 32 820
8 Familles s/o 32 1 733

Les unités d’échantillonnage principales (grappes) sont des refuges qui ont été sélectionnés dans chaque strate à l’aide de la méthode d’échantillonnage avec probabilité proportionnelle à la taille (voir l’équation 1). La mesure de la taille correspond au nombre de lits dans le refuge (capacité d'hébergement).

Équation 1 : Calcul de la probabilité proportionnelle à la taille

Equation
Équation 1 : Description textuelle

La probabilité proportionnelle à la taille est égale au nombre de lits dans le refuge multiplié par le nombre de refuges dans la strate et divisé par le nombre total de lits dans la strate.

Après avoir fait le tri en fonction de la probabilité proportionnelle à la taille, 1 refuge sur 4 a été sélectionné pour être inclus dans l’échantillon. Les autres refuges non échantillonnés pour lesquels des données complètes étaient disponibles ont été inclus dans l’étude comme unités auto-représentatives, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas été pondérés pour représenter les autres refuges dans les estimations nationales. L’inclusion de ces refuges a presque doublé le nombre de refuges compris dans l’analyse et a ainsi permis de réduire la marge d’erreur. Les refuges échantillonnés sur lesquels il n’y avait pas de données ont été traités comme des unités de non-réponse (données manquantes). La portion « 2010 à 2016 » de l'échantillon comprend des refuges issus des treize provinces et territoires. La base d'échantillonnage couvre l'ensemble des refuges d’urgence connus au Canada, y compris ceux qui n’ont pas d’entente sur la transmission de données avec Emploi et Développement social Canada.

Pour obtenir les poids finaux de l’analyse et calculer les totaux et les proportions, les pondérations de base de l’ensemble de données sur les clients doivent faire l’objet d’un rajustement supplémentaire au moyen d’un « facteur de double comptage » pour tenir compte des clients qui utilisent plus d’un refuge (Segaert, 2013). Le calcul des facteurs de double comptage comporte plusieurs étapes. Les identificateurs uniques des clients ont servi à identifier les clients qui ont séjourné dans plus d’un refuge. Le poids du client équivaut à l’inverse du nombre de fois qu’ils figuraient dans la base de données (voir l’équation 2); par conséquent, les clients qui figuraient à une seule reprise dans la base de données se sont vu attribuer un poids de 1.

Équation 2 : Calcul de la pondération des clients

Equation
Équation 2 : Description textuelle

La pondération des clients est égale à 1 sur le nombre de refuges utilisés par le client.

Équation 3 : Calcul de la pondération au niveau des refuges pour les refuges échantillonnés

Equation
Équation 3 : Description textuelle

La pondération des refuges est égale à 1 sur le nombre de lits dans le refuge, multiplié par le nombre total de refuges échantillonnés. Ce nombre est ensuite multiplié par le nombre total de lits dans les strates, moins le nombre de lits pour lesquels les données n’ont pas été échantillonnées.

Équation 4 : Calcul du facteur de dédoublement au niveau de la strate

Equation
Équation 4 : Description textuelle

Le facteur de dédoublement au niveau de la strate est égal à la somme de toutes les pondérations de clients dans la strate sur le nombre total de clients dans la strate.

Équation 5 : Calcul du facteur de dédoublement au niveau du refuge

Equation
Équation 5 : Description textuelle

Le facteur de dédoublement au niveau des refuges est égal à la somme des pondérations des clients qui ont utilisé le refuge, divisée par le nombre total de clients qui ont utilisé celui-ci.

Les poids finals de l’analyse ont été obtenus en multipliant les pondérations de base des refuges échantillonnés (voir l'équation 3) par le facteur de double comptage moyen de leurs strates respectives (voir l'équation 4). Dans le cas des refuges auto-représentatifs, dont le poids de base est de 1, cette pondération a été multipliée par le facteur de double comptage (voir l'équation 5) de ces refuges plutôt que par le facteur de double comptage de leur strate pour calculer le poids final de l'analyse. Le facteur de double comptage reflète l’utilisation de plusieurs refuges. Il ne révèle pas les utilisations multiples d’un même refuge. On ne doit donc pas le considérer comme un indicateur du nombre de visites dans un refuge ni du nombre d’épisodes d’itinérance. Les facteurs de double comptage dont la valeur se rapproche de 1 ont peu d’incidence sur les pondérations de base et indiquent de faibles taux de double comptage. Les facteurs de double comptage dont les valeurs sont inférieures indiquent des taux élevés de double comptage et réduisent, par conséquent, les poids finaux des refuges compris dans les strates où les taux de double comptage sont élevés.

Enfin, comme l’échantillonnage est effectué sans remise, un facteur de correction pour population finie a été utilisé (voir l’équation 6).

Description de l’équation 6 : Calcul du facteur de correction pour population finie

Equation
Équation 6 : Description textuelle

Le facteur de correction pour population finie est égal à la racine carrée du nombre de refuges dans la strate avec données moins le nombre de refuges dans la strate qui ont été échantillonnées, divisé par le nombre total de refuges dans la strate, moins 1.

Analyse

Système de refuges d’urgence du Canada

Le système canadien des refuges d’urgence fonctionne à plus de 90 % de sa capacité

En 2016, on comptait plus de 15 400 lits répartis dans 401 refuges d’urgence au Canada (Emploi et Développement social Canada, 2016). La figure 1 révèle les taux nationaux d'occupation des refuges entre 2005 et 2016. Bien que le nombre de refuges et de lits soit demeuré relativement stable entre 2005 et 2016, la demande de lits a augmenté durant cette période. En 2016, environ 14 032 Canadiens ont dormi dans un refuge d’urgence en moyenne chaque nuit, utilisant 91 % des lits disponibles dans les refuges. Par comparaison, en 2005, l’utilisation moyenne des refuges pour la nuit atteignait 82,7 % de la capacité.

Figure 1 : Taux national d’occupation des refuges (2005 à 2016)

Figure
Figure 1 : Description textuelle
Nombre de nuitées et taux national d’occupation des refuges 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Taux d’occupation 82,7 % 82,0 % 79,1 % 85,5 % 94,6 % 83,2 % 86,3 % 91,6 % 91,2 % 92,4 % 91,2 % 91,0 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Depuis 2012, les taux d’occupation des refuges à l’échelle nationale ont dépassé 90 %, ce qui porte à croire que l’offre actuelle de lits ne répond peut-être pas adéquatement à la demande dans de nombreux refuges. Il s’agit du taux d’occupation moyen pour l’ensemble du réseau des refuges et certains fonctionnent au-dessus de leur capacité chaque nuit. L’Étude nationale sur les refuges ne tient pas compte des personnes refusées dans les refuges – un scénario de plus en plus probable alors que les taux d’occupation se rapprochent de 100 %.

Moins de personnes utilisent les refuges d’urgence

En 2016, environ 129 127 personnes ont séjourné dans un refuge d’urgence au Canada. C'est presque 27 000 personnes de moins qu’en 2005. La prévalence de l’utilisation des refuges d’urgence par tranche de 10 000 Canadiens est passée de 48,4 en 2005 à 35,7 en 2016 (voir le tableau 3).

Tableau 3 : Nombre annuel estimatif de personnes distinctes qui utilisent des refuges d’urgence, et prévalence de l’utilisation des refuges d’urgence par tranche de 10 000 personnes (2005 à 2016)
Année Estimatifs des personnes distinctes utilisant des refuges Intervalle de confiance à 95 % (limite inférieur) Intervalle de confiance à 95 % (limite supérieure) Nombre total de personnes au CanadaFootnote 4 Prévalence de l’utilisation de refuges d’urgence (par tranche de 10 000 personnes) Changement dans la prévalence (annuel)Footnote 5
2005 156 030 142 975 169 086 32 243 753 48,4 s/o
2006 150 663 138 167 163 159 32 571 174 46,2 -2,1
2007 146 884 134 317 159 451 32 889 025 44,7 -1,6
2008 151 621 137 408 165 834 33 247 118 45,6 0,9
2009 146 726 134 345 159 108 33 628 895 43,6 -2,0
2010 141 854 131 489 152 219 34 004 889 41,7 -1,9
2011 137 415 127 197 147 632 34 339 328 40,0 -1,7
2012 141 405 130 347 152 463 34 714 222 40,7 0,7
2013 134 262 124 246 144 279 35 082 954 38,3 -2,5
2014 136 866 126 890 146 841 35 437 435 38,6 0,3
2015 132 511 119 824 145 199 35 702 908 37,1 -1,5
2016 129 127 116 848 141 411 36 109 487 35,7 -1,3

Même si le tableau 3 suggère une réduction globale du nombre de personnes qui utilisent les refuges d’urgence, la marge d’erreur est importante et des tests supplémentaires doivent être menés pour déterminer la signification statistique de la diminution.

La prévalence moyenne de l’utilisation des refuges au cours de la période de 12 ans était de 41,7 utilisateurs de refuges par tranche de 10 000 personnes au Canada, et le nombre annuel moyen d’utilisateurs était de 142 114. Un test de proportions en 2 échantillons a révélé que la prévalence de l’utilisation des refuges en 2016 était significativement plus faible que la prévalence moyenne sur 12 ans (diff= -0,0006 (-0,0011, -0,0001)) et que la prévalence de l’utilisation des refuges en 2016 était significativement plus faible que la prévalence enregistrée chaque année entre 2005 et 2010 (p<0,05), ce qui donne à penser qu’il y a eu une diminution globale de l’utilisation des refuges d’urgence au cours de la période à l’étude, même si la capacité totale du réseau des refuges est demeurée relativement constante.

Cela est conforme aux réductions substantielles du nombre d’utilisateurs de refuges observées au cours de la période à l’étude dans de nombreuses communautés, particulièrement dans certaines grandes villes comme Toronto, Ottawa et Calgary. En 2005, 1 personne sur 207 au Canada a eu recours à un refuge d’urgence pour personnes en situation d’itinérance, comparativement à 1 personne sur 280 en 2016. Cela étant, il existe de solides preuves que le nombre annuel d’utilisateurs distincts a diminué au cours de la période à l’étude.

Nombre accru de nuitées mais moins d’utilisateurs

Malgré le moins grand nombre de personnes qui ont recours aux refuges, les refuges d’urgence ont servi en moyenne près de 1 000 personnes de plus par nuit en 2016 comparativement à 2005. Le terme « nuitées » s'entend du nombre de fois où un lit dans un refuge donné est utilisé pendant une année. En 2016, environ 5,1 millions de nuitées ont été utilisées dans les refuges d’urgence au Canada, ce qui représente une augmentation de plus de 360 000 depuis 2005 (voir la figure 2). Cela donne à penser que même s’il y a moins de personnes qui utilisent les refuges, celles qui les utilisent le font davantage.

Figure 2 : Nombre de nuitées et nombre estimatif de clients de refuge distincts par année (2005 à 2016)

Figure
Figure 2 : Description textuelle
Nuitées et clients de refuge 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Nombre de nuitées 4 759 750 4 668 302 4 463 713 4 783 767 5 263 180 4 526 167 4 686 468 5 012 228 4 970 008 5 057 811 5 127 307 5 121 681
Nombre de clients 156 030 150 663 146 884 151 621 146 726 141 854 137 415 141 405 134 262 136 866 132 511 129 127

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

La durée des séjours dans les refuges a augmenté, particulièrement chez les familles, les adultes âgés et les aînés

L’augmentation du nombre de nuitées s’explique probablement par les tendances au niveau de la durée des séjours des personnes et des familles dans les refuges. La demande de lits dans les refuges a augmenté en raison de la prolongation des séjours, particulièrement ceux des familles et des personnes de plus de 50 ans.

La figure 3 montre la durée estimative de séjour dans un refuge pendant une période d’un an pour divers groupes. La durée des séjours a augmenté pour tous les types d’utilisateurs des refuges depuis 2010, en particulier les familles, les adultes âgés et les aînés. Le séjour typique d’une famille durait 25 jours en 2016, soit près de 2 fois plus longtemps que les séjours des personnes seules. Les personnes de plus de 50 ans passent généralement beaucoup plus de temps dans les refuges que les personnes de moins de 50 ans.

Figure 3 : Nombre typique de jours passés dans un refuge sur une période d’un an (2010 à 2016)Footnote 6

Figure
Figure 3 : Description textuelle
Groupes d’âge 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Jeunes (13 à 24 ans) non accompagnés 7,0 8,1 8,2 9,8 8,6 8,7 10,5
Adultes (25 à 49 ans) 7,8 8,5 8,3 10,1 9,7 10,3 12,6
Adultes plus âgés (50 à 64 ans) 15,3 16,6 15,8 19,2 18,1 18,4 22,1
Aînés (65 ans et plus) 21,1 21,1 20,2 23,0 23,5 24,3 27,6
Familles 15,4 17,6 16,9 19,5 22,0 21,2 24,9

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Note méthodologique sur la durée des séjours

Il importe de souligner qu'au cours de la période à l'étude, la durée de séjour ne suivait pas une distribution normale. Chaque année, jusqu'au tiers des séjours en refuge ne durent qu’une seule nuit et on observe la présence d'une forte asymétrie positive, due à un petit nombre de séjours s'étalant sur des mois, voire des années. C’est pourquoi la durée moyenne des séjours peut être trompeuse. Une autre difficulté par rapport à la durée du séjour est que celle-ci peut être influencée par de nombreux facteurs. Par conséquent, la présente étude utilise un modèle de régression binominale négative non tronquée, qui permet de tenir compte simultanément de nombreux facteurs et d’estimer la durée typique des séjours.

Figure 4 : Pourcentage de séjours de courte durée, de durée moyenne et de longue durée par année (2005 à 2016)

Figure
Figure 4 : Description textuelle
Durée des séjours 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Courte (1 à 4 jours) 52,4 % 54,6 % 54,0 % 59,2 % 57,2 % 48,1 % 48,6 % 48,7 % 47,2 % 50,6 % 55,0 % 53,6 %
Moyenne (5 à 30 jours) 38,9 % 37,1 % 36,9 % 32,4 % 32,5 % 40,8 % 39,5 % 38,7 % 39,6 % 38,1 % 32,7 % 32,7 %
Longue (31 jours et plus) 8,7 % 8,3 % 9,2 % 8,4 % 10,3 % 11,0 % 11,9 % 12,6 % 13,2 % 11,3 % 12,3 % 13,7 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Les séjours dans les refuges peuvent également être classés en séjours de courte durée (1 à 4 jours), de durée moyenne (5 à 30 jours) et de longue durée (plus de 30 jours). La figure 4 illustre le pourcentage des séjours courts, moyens et longs pour chaque année de l’étude. Environ la moitié des séjours en refuge durent moins de 5 jours. Pour la plupart des années, moins de 40 % des séjours ont duré de 5 à 30 jours. Les pourcentages des séjours courts, moyens et longs sont demeurés relativement stables entre 2010 et 2014. En 2015 et en 2016, le pourcentage des séjours moyens est revenu aux niveaux antérieurs à 2010 et le nombre de séjours courts a augmenté. Bien que les données indiquent qu'il existe une relation inverse entre les séjours de courte et de moyenne durée, le pourcentage des séjours longs a augmenté graduellement au cours de la période à l’étude, passant de 8,7 % en 2005 à un sommet de 13,7 % en 2016. Même si les séjours longs représentent un nombre relativement faible de séjours globaux, ils ont une incidence disproportionnée sur le nombre de nuitées utilisées à l’échelle du pays.

Caractéristiques démographiques de la clientèle des refuges

La ventilation par sexe des utilisateurs des refuges n’a pas changé

Entre 2005 et 2016, le pourcentage d’hommes et de femmes ayant recours aux refuges n’a pas changé de façon importante. En 2016, 69,5 % de la clientèle des refuges était des hommes et 29,7 %, des femmes (voir la figure 5). Toutefois, les refuges pour femmes victimes de violence ne sont pas inclus dans la présente étude, ce qui pourrait donner lieu à un sous-estimation de l’utilisation des refuges par les femmes. Environ 0,8 % des utilisateurs de refuges étaient de genre divers, mais ce pourcentage est probablement plus élevé, car d’autres données probantes suggèrent que les personnes de genre divers sont surreprésentées dans la population itinérante, particulièrement chez les jeunes (Gaetz et coll., 2016).

Figure 5 : Distribution des clients des refuges selon le sexe (2016)

Figure
Figure 5 : Description textuelle
Sexe Pourcentage de la clientèle des refuges
Hommes 69,5 %
Femmes 29,7 %
Transgenre 0,8 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Les femmes qui ont recours à des refuges sont en moyenne plus jeunes que les hommes. Ainsi, l’âge moyen des hommes est de 40 ans, comparativement à 37 ans pour les femmes. Les personnes de diverses identités de genre avaient en moyenne 33 ans, soit un âge inférieur à celui de l’ensemble de l’échantillon (voir le tableau 4).

Tableau 4 : Âge moyen selon le sexe (à l’exclusion des enfants, 2016)
Catégorie Âge moyen (à l’exclusion des enfants)
Tous les adultes 39 ans
Hommes 40 ans
Femmes 37 ans
Transgenre 33 ans

Conformément aux versions précédentes de l’Étude nationale sur les refuges, la proportion de femmes parmi les clients des refuges diminuait à mesure que le groupe d’âge augmentait. Les enfantsFootnote 7 étaient répartis également entre les hommes et les femmes; toutefois, un peu plus d’un aîné sur 5 (21,9 %) qui ont eu recours aux refuges étaient des femmes et près de 4 aînés sur 5 (77,9 %) qui ont eu recours aux refuges étaient des hommes (voir la figure 6).

Figure 6 : Utilisation des refuges selon le sexe et le groupe d’âge (2016)Footnote 8

Figure
Figure 6 : Description textuelle
Groupes d’âge Enfants (0 à 16 ans) accompagnés Jeunes (13 à 24 ans) non accompagnés Adultes (25 à 49 ans) Adultes plus âgés (50 à 64 ans) Aînés (65 ans et plus)
Hommes 49,9 % 63,2 % 70,2 % 77,9 % 77,9 %
Femmes 48,8 % 35,3 % 29,0 % 21,7 % 21,9 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

La proportion d'utilisateurs de refuges de plus de 50 ans est en hausse

En 2016, un peu plus de la moitié des utilisateurs de refuges étaient âgés entre 25 et 49 ans. Les enfants et les aînés ne représentaient qu’un faible pourcentage de la clientèle des refuges (4,2 % et 3,2 % respectivement), tandis que les jeunes non accompagnés (de 13 à 24 ans) et les adultes âgés (de 50 à 64 ans) représentaient chacun environ le cinquième de la population des refuges (voir la figure 7).

Figure 7 : Distribution des clients des refuges selon le groupe d’âge (2016)

Figure
Figure 7 : Description textuelle
Groupes d’âge Enfants (0 à 16 ans) accompagnés Jeunes (13 à 24 ans) non accompagnés Adultes (25 à 49 ans) Adultes plus âgés (50 à 64 ans) Aînés (65 ans et plus)
2016 6,3 % 17,3 % 52,5 % 20,8 % 3,1 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

La composition par âge de la population des refuges a considérablement changé entre 2005 et 2016 (voir la figure 8). Comparativement à 2005, le nombre d'utilisateurs de 50 ans et plus a augmenté et le nombre de clients de moins de 50 ans a diminué.

Figure 8 : Nombre estimatif de clients des refuges selon le groupe d’âge (2005 à 2016)

Figure
Figure 8 : Description textuelle
Groupes d’âge 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Enfants (0 à 16 ans) accompagnés 5 339 5 764 6 422 6 327 8 167 6 007 5 446 6 277 6 425 5 780 8 124 6 147
Jeunes (13 à 24 ans) non accompagnés 32 757 31 270 31 250 30 313 31 256 27 225 26 256 25 362 23 653 25 501 22 398 18 737
Adultes (25 à 49 ans) 95 820 90 931 86 824 89 304 81 463 77 836 75 245 76 449 71 113 71 824 67 764 69 121
Adultes plus âgés (50 à 64 ans) 18 856 19 779 19 442 22 214 22 071 25 049 25 953 28 640 28 088 28 951 26 839 27 146
Aînés (65 ans et plus) 2 244 2 214 2 338 2 466 2 566 3 505 3 721 4 028 4 454 4 332 4 003 5 256

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Taux d'itinérance au Canada en 2005, 2010 et 2016

Une autre façon d’examiner les tendances en matière d’utilisation des refuges consiste à observer les taux d’itinérance dans diverses catégories d’âge par rapport à la population canadienne. L’examen du taux d’utilisation des refuges selon l’âge tient compte des changements dans la composition par âge de la population canadienne au fil du temps. La figure 9 montre comment les tendances en matière d'utilisation des refuges selon l’âge ont changé au fil du temps, en particulier chez les personnes âgées de 15 à 49 ans, les adultes âgés (de 50 à 64 ans), les jeunes plus âgés (de 20 à 24 ans) et les enfants accompagnés (de 0 à 14 ans).

Le taux d’utilisation des refuges pour tous les groupes d’âge entre 15 et 49 ans a diminué entre 2005 et 2016, ce qui reflète la diminution globale du nombre de personnes ayant recours aux refuges d’urgence au Canada.

Malgré cette diminution, il convient de souligner qu’au cours de chacune des 3 années à l'étude, le taux d’itinérance a grimpé en flèche chez les jeunes plus âgés (de 20 à 24 ans). En 2016, ce groupe a affiché le taux d’itinérance le plus élevé par rapport à tous les autres groupes d’âge.

En 2016, le taux d’utilisation des refuges chez les personnes âgées de 50 à 64 ans était plus élevé qu’en 2005. Cela porte à croire que même si la population vieillit, cela n’explique pas entièrement l’augmentation du nombre de personnes âgées en situation d’itinérance.

En 2016, le taux d’utilisation des refuges chez les enfants de 0 à 14 ans était plus élevé qu’en 2005. Cela est peut-être attribuable à l’augmentation du nombre de refuges pour familles pendant cette période.

Figure 9 : Taux d’utilisation des refuges selon l’âge (2005, 2010, 2016)

Figure
Figure 9 : Description textuelle
Groupes d’âge Taux d’utilisation des refuges (par tranche de 10 000 personnes)
2005
Taux d’utilisation des refuges (par tranche de 10 000 personnes)
2010
Taux d’utilisation des refuges (par tranche de 10 000 personnes)
2016
0 à 4 ans 9,8 14,8 16,9
5 à 9 ans 5,4 10,3 12,3
10 à 14 ans 4,1 8,2 8,8
15 à 19 ans 64,2 46,6 37,5
20 à 24 ans 85,0 72,6 63,3
25 à 29 ans 78,9 61,6 56,7
30 à 34 ans 82,1 64,6 57,9
35 à 39 ans 92,0 64,3 54,9
40 à 44 ans 85,5 73,0 52,6
45 à 49 ans 68,1 64,1 54,2
50 à 54 ans 45,9 50,4 47,3
55 à 59 ans 29,7 32,1 33,8
60 à 64 ans 17,3 21,2 21,4
65 à 69 ans 11,4 13,1 12,1
70 à 74 ans 5,4 8,1 6,3
75 à 79 ans 3,2 4,3 4,0

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.
  • Statistique Canada, s.d. Tableau 17-10-0005-01. Estimations de la population au 1er juillet, selon l’âge et le sexe. Statistique Canada. Ottawa.

Adultes (25 à 49 ans)

Le nombre d’utilisateurs de refuges âgés de 25 à 49 ans a considérablement diminué entre 2005 et 2016, ce qui explique en grande partie la diminution globale du nombre d’utilisateurs au cours de la période à l’étude. Malgré cette baisse, les personnes âgées de 25 à 49 ans continuent de constituer le plus grand groupe d’utilisateurs de refuges. Un peu plus de la moitié (52,5 %) des utilisateurs de refuges appartiennent à ce groupe d’âge, ce qui représente une baisse par rapport à 2005 (62,3 %). Comparativement à la population canadienne en général, les adultes âgés de 25 à 49 ans sont surreprésentés dans les refuges d’urgence pour toutes les années de l’étude (voir la figure 10). Entre 2005 et 2016, la proportion d’adultes dans la population générale variait de 34 % à 37 % (Statistique Canada, s.d.), comparativement à 52 % à 62 % dans la population des refuges.

Figure 10 : Nombre d’adultes (25 à 49 ans) qui utilisent les refuges d’urgence chaque année et pourcentage de la clientèle totale des refuges (2005 à 2016)

Figure
Figure 10 : Description textuelle
Année Nombre de clients des refuges Pourcentage de la clientèle des refuges Pourcentage de la population générale
2005 97 177 62.3 % 37.4 %
2006 92 006 61.1 % 37.0 %
2007 87 411 59.5 % 36.7 %
2008 89 621 59.1 % 36.4 %
2009 82 018 55.9 % 36.1 %
2010 79 096 55.8 % 35.8 %
2011 75 360 54.8 % 35.2 %
2012 76 611 54.2 % 34.8 %
2013 71 095 53.0 % 34.4 %
2014 72 252 52.8 % 34.1 %
2015 69 944 52.8 % 33.8 %
2016 67 764 52.5 % 33.6 %

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.
  • Statistique Canada, s.d. Tableau 17-10-0005-01. Estimations de la population au 1er juillet, selon l’âge et le sexe. Statistique Canada. Ottawa.

Jeunes (non accompagnés, âgés de 13 à 24 ans)

Les jeunes non accompagnés âgés de 13 à 24 ans forment un segment très visible de la population des itinérante, représentant 17,3 % de la clientèle des refuges au Canada. Comme le montre la figure 11, le nombre de jeunes ayant recours aux refuges d’urgence est passé de près de 30 000 en 2005 à un peu plus de 22 000 en 2016, soit une baisse de 24,3 % du recours aux refuges pour ce groupe. Toutefois, les jeunes non accompagnés âgés de 13 à 24 ans demeurent légèrement surreprésentés dans les refuges (17 % à 19 %), comparativement à la proportion de l’ensemble des jeunes dans la population généraleFootnote 9 (12 % à 14 %) au cours de la période à l'étude (Statistique Canada, s.d.). En outre, en examinant de plus près ce groupe d’utilisateurs, on constate que les jeunes plus âgés de 20 à 24 ans affichaient un taux d’utilisation des refuges plus élevé en 2016 que tout autre groupe d’âge, soit 63,3 par tranche de 10 000 personnes (voir la figure 9). Environ 1 personne sur 158 appartenant à ce groupe d'âge a fréquenté un refuge en 2016.

Figure 11 : Nombre de jeunes qui utilisent des refuges d’urgence chaque année et pourcentage de la clientèle totale des refuges (2005 à 2016)

Figure
Figure 11 : Description textuelle
Année Nombre de clients des refuges Pourcentage de la clientèle des refuges Pourcentage de la population générale
2005 29 591 19,0 % 13,7 %
2006 27 922 18,5 % 13,7 %
2007 28 162 19,2 % 13,7 %
2008 27 363 18,0 % 13,6 %
2009 28 366 19,3 % 13,6 %
2010 24 639 17,4 % 13,5 %
2011 23 427 17,0 % 13,4 %
2012 22 359 15,8 % 13,2 %
2013 20 753 15,5 % 13,0 %
2014 22 267 16,3 % 12,8 %
2015 23 766 17,9 % 12,6 %
2016 22 398 17,3 % 12,4 %

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.
  • Statistique Canada, s.d. Tableau 17-10-0005-01. Estimations de la population au 1er juillet, selon l’âge et le sexe. Statistique Canada. Ottawa.

Dans la figure 12, les jeunes sont divisés en 3 groupes d’âge : 13 à 16 ans, 17 à 20 ans et 21 à 24 ans. Au cours de la période à l’étude, on a observé une diminution de la proportion de jeunes de moins de 21 ans et une augmentation constante du nombre de jeunes de 21 à 24 ans. Près de 60 % des jeunes non accompagnés ayant recours aux refuges avaient plus de 21 ans en 2016.

Figure 12 : Variations dans la distribution des jeunes selon le groupe d’âge (2005 à 2016)

Figure
Figure 12 : Description textuelle
Année Pourcentage de jeunes de 13 à 16 ans Pourcentage de jeunes de 17 à 20 ans Pourcentage de jeunes de 21 à 24 ans
2005 9,7 % 45,8 % 44,5 %
2006 9,5 % 46,0 % 44,5 %
2007 10,0 % 46,1 % 44,0 %
2008 9,2 % 47,3 % 43,5 %
2009 11,4 % 46,5 % 42,2 %
2010 8,7 % 44,4 % 47,0 %
2011 8,0 % 42,5 % 49,5 %
2012 8,6 % 42,0 % 49,5 %
2013 8,3 % 41,0 % 50,7 %
2014 7,4 % 40,7 % 51,9 %
2015 5,2 % 42,4 % 52,5 %
2016 4,5 % 38,1 % 57,4 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Bien qu’il y ait près d’une centaine de refuges d’urgence au Canada qui servent spécifiquement les jeunes, plus de la moitié des séjours de jeunes dans les refuges pendant la période à l'étude ont été effectués dans d’autres types de refuges (voir le tableau 5). Les jeunes hommes étaient plus susceptibles d’utiliser les refuges généraux que les refuges pour jeunes. Une minorité importante (16,0 %) des séjours effectués par les jeunes femmes ont eu lieu dans des refuges familiaux et des refuges pour femmes ayant des enfants.

Tableau 5 : Pourcentage des séjours de jeunes dans différents types de refuges selon le sexe (2016)
Type de refuge Hommes Femmes
Jeunes 36,8 % 38,0 %
Général 61,6 % 46,0 %
Femmes/femmes avec enfants 0,1 % 10,4 %
Familles 1,4 % 5,6 %
Total 100,0 % 100,0 %

Adultes âgés (de 50 à 64 ans) et aînés (65 ans et plus)

Entre 2005 et 2016, la proportion d’adultes âgés et d’aînés qui ont séjourné dans des refuges d’urgence a augmenté. La proportion de personnes de plus de 50 ans est passée de 15,3 % en 2005 à 25,6 % en 2016. L’augmentation du nombre d’utilisateurs de plus de 50 ans s’explique en partie par le vieillissement de la population canadienne, mais ce phénomène n’explique pas tout.

Le pourcentage de tous les utilisateurs de refuges qui étaient des personnes âgées de 50 à 64 ans est passé de 13,6 % en 2005 à 20,8 % en 2016 (voir la figure 13).

En 2010, le nombre d'utilisateurs de 50 à 64 ans était plus élevé que chez les jeunes. Les adultes âgés ont séjourné dans un refuge beaucoup plus longtemps que les adultes de moins de 50 ans (22,1 jours par rapport à 12,6 jours) et que les jeunes (22,1 jours par rapport à 10,5 jours). La proportion d'adultes âgés dans les refuges par rapport à la population générale a fluctué au fil du temps. Toutefois, depuis 2010, la proportion d'adultes âgés dans les refuges a suivi de près la proportion d'adultes âgés dans la population générale.

Figure 13 : Nombre d’adultes plus âgés (50 à 64 ans) qui utilisent des refuges chaque année et pourcentage de la clientèle totale des refuges (2005 à 2016)

Figure
Figure 13 : Description textuelle
Année Nombre de clients des refuges Pourcentage de la clientèle des refuges Pourcentage de la population générale
2005 21 209 13,6 % 18,2 %
2006 22 340 14,8 % 18,6 %
2007 22 087 15,0 % 19,1 %
2008 25 403 16,8 % 19,5 %
2009 25 170 17,2 % 19,8 %
2010 27 797 19,6 % 20,1 %
2011 28 630 20,8 % 20,7 %
2012 31 260 22,1 % 20,8 %
2013 30 666 22,8 % 21,0 %
2014 31 399 22,9 % 21,2 %
2015 27 269 20,6 % 21,4 %
2016 26 839 20,8 % 21,4 %

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.
  • Statistique Canada, s.d. Tableau 17-10-0005-01. Estimations de la population au 1er juillet, selon l’âge et le sexe. Statistique Canada. Ottawa.

Il y a relativement peu de personnes âgées de 65 ans et plus dans le système des refuges. Toutefois, le nombre d’aînés qui utilisent les refuges a augmenté de près de 50 %, passant de 2 680 en 2005 à 4 003 en 2016 (voir la figure 14). Le pourcentage d'aînés dans la population totale des refuges est passé de 1,7 % en 2005 à 3,1 % en 2016. Quelle que soit l’année d’observation, les aînés sont sous-représentés dans les refuges comparativement à la population canadienne en général.

Figure 14 : Nombre d’aînés (65 ans et plus) qui utilisent les refuges chaque année et pourcentage de la clientèle totale des refuges (2005 à 2016)

Figure
Figure 14 : Description textuelle
Année Nombre de clients des refuges Pourcentage de la clientèle des refuges Pourcentage de la population générale
2005 2 680 1,7 % 13,1 %
2006 2 604 1,7 % 13,3 %
2007 2 774 1,9 % 13,5 %
2008 2 866 1,9 % 13,7 %
2009 2 938 2,0 % 13,9 %
2010 4 220 3,0 % 14,1 %
2011 4 519 3,3 % 14,4 %
2012 4 868 3,4 % 14,8 %
2013 5 298 3,9 % 15,3 %
2014 5 147 3,8 % 15,6 %
2015 4 013 3,0 % 16,0 %
2016 4 003 3,1 % 16,4 %

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.
  • Statistique Canada, s.d. Tableau 17-10-0005-01. Estimations de la population au 1er juillet, selon l’âge et le sexe. Statistique Canada. Ottawa.

Enfants (moins de 16 ans, accompagnés par un adulte)

Les enfants comptaient pour 6,3 % de l’ensemble des utilisateurs de refuges en 2016, comparativement à 3,8 % en 2005. Outre 2009, le nombre d’enfants ayant recours aux refuges est demeuré relativement stable entre 2005 et 2014, soit environ 6 000 par année (voir la figure 15), avant d’augmenter en 2015 et 2016. Cette situation est probablement attribuable en partie à une augmentation du nombre de lits disponibles dans les refuges familiaux en 2015 et 2016 (voir la figure 16), bien que d’autres facteurs socioéconomiques plus importants puissent également avoir influencé ce résultat. Les enfants sont sous-représentés dans les refuges par rapport à la population générale. Il convient de souligner que de nombreux enfants séjournent dans des refuges pour femmes victimes de violence, lesquels ne sont pas inclus dans la présente étude.

Figure 15 : Nombre annuel d’enfants qui utilisent des refuges d’urgence et pourcentage de la clientèle totale des refuges (2005 à 2016)

Figure
Figure 15 : Description textuelle
Année Nombre de clients des refuges Pourcentage de la clientèle des refuges Pourcentage de la population générale
2005 5 998 3,8 % 17,7 %
2006 5 791 3,8 % 17,3 %
2007 6 449 4,4 % 17,1 %
2008 6 369 4,2 % 16,8 %
2009 8 234 5,6 % 16,6 %
2010 6 103 4,3 % 16,5 %
2011 5 478 4,0 % 16,4 %
2012 6 306 4,5 % 16,3 %
2013 6 450 4,8 % 16,3 %
2014 5 800 4,2 % 16,2 %
2015 7 520 5,7 % 16,2 %
2016 8 124 6,3 % 16,2 %

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.
  • Statistique Canada, s.d. Tableau 17-10-0005-01. Estimations de la population au 1er juillet, selon l’âge et le sexe. Statistique Canada. Ottawa.

Figure 16 : Nombre annuel d’enfants qui utilisent des refuges d’urgence et nombre de lits pour les familles (2005 à 2016)

Figure
Figure 16 : Description textuelle
Année Nombre d’enfants Nombre de lits d’urgence pour les familles
2005 5997,73 1 949
2006 5791,43 1 804
2007 6449,05 1 804
2008 6369,05 1 646
2009 8234,3 1 649
2010 6102,94 1 434
2011 5477,69 1434
2012 6305,81 1 434
2013 6450,49 1 454
2014 5800,12 1 454
2015 7520,12 1633
2016 8124,27 1 733

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Les refuges pour familles continuent de fonctionner à grande capacité

En 2016, il y avait au Canada 30 refuges familiaux d’une capacité de 1 720 lits. Parallèlement à la hausse du nombre d’enfants ayant recours aux refuges en 2009, la première Étude nationale sur les refuges couvrant la période de 2005 à 2009 a fait état d’une augmentation du recours aux refuges pour familles, le taux d’occupation moyen des refuges pour familles dépassant 100 % en 2009. Ce sommet ne s'est pas maintenu après 2009 (voir la figure 17). Toutefois, le taux d’occupation moyen des refuges familiaux s’établissait à 84,6 % en 2016, soit presque 20 points de pourcentage de plus que le taux d’occupation de 67,3 % déclaré en 2005.

Figure 17 : Taux d’occupation moyen des refuges pour familles (2005 à 2016)

Figure
Figure 17 : Description textuelle
Année Taux d’occupation des refuges pour familles
2005 67,3 %
2006 70,0 %
2007 69,5 %
2008 85,4 %
2009 114,2 %
2010 76,3 %
2011 84,2 %
2012 89,8 %
2013 89,4 %
2014 86,3 %
2015 85,7 %
2016 84,6 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Le taux d’occupation élevé des refuges pour familles est fort probablement attribuable à l’augmentation de la durée des séjours des familles dans les refuges. La durée typique d’un séjour dans un refuge pour familles a augmenté, passant de 8,3 jours en 2005 à 24,9 jours en 2016.

La figure 18 présente le pourcentage de séjours courts, moyens et longs dans des refuges familiaux. On observe un rapport inverse entre les séjours de courte durée (moins de 5 jours) et ceux de longue durée (31 jours et plus). De 2008 à 2014, la majorité des séjours des familles ont été de durée moyenne ou longue. En 2015, il y a eu un recoupement des séjours longs et courts que l'on n'a pu expliquer facilement à l’aide des données disponibles.

Figure 18 : Durée des séjours dans les refuges pour familles (2006 à 2016)

Figure
Figure 18 : Description textuelle
Année Pourcentage de séjours de courte durée (1 à 4 jours) Pourcentage de séjours de durée moyenne (5 à 30 jours) Pourcentage de séjours de longue durée (31 jours et plus)
2005 32,0 % 37,6 % 30,3 %
2006 35,9 % 33,3 % 30,8 %
2007 31,2 % 35,1 % 33,7 %
2008 16,4 % 37,0 % 46,5 %
2009 14,2 % 37,8 % 48,0 %
2010 22,2 % 41,6 % 36,3 %
2011 16,2 % 38,7 % 45,1 %
2012 15,6 % 37,6 % 46,8 %
2013 17,5 % 39,5 % 43,0 %
2014 15,4 % 39,6 % 45,0 %
2015 35,0 % 35,8 % 29,3 %
2016 23,0 % 41,6 % 35,4 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Les refuges pour jeunes continuent de fonctionner à grande capacité

Les refuges pour jeunes desservent généralement les personnes âgées de 16 à 24 ans. À l’échelle du Canada en 2016, il y avait 97 refuges pour jeunes d’une capacité de 1 483 lits. La figure 19 indique que le taux d’occupation des refuges pour jeunes est demeuré relativement stable entre 2011 et 2016, oscillant entre 81,0 % et 87,8 %. Le taux d’occupation maximal en 2009 (97,2 %) était probablement attribuable à la récession financière. Comparativement aux refuges familiaux et généraux, les refuges pour les jeunes affichent le taux d’occupation le plus constant entre 2005 et 2016.

Figure 19 : Taux d’occupation moyen des refuges pour jeunes (2005 à 2016)

Figure
Figure 19 : Description textuelle
Année Taux d’occupation des refuges pour jeunes
2005 88,2 %
2006 72,9 %
2007 85,5 %
2008 85,5 %
2009 97,2 %
2010 77,3 %
2011 81,3 %
2012 87,8 %
2013 82,0 %
2014 83,3 %
2015 81,0 %
2016 85,5 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

La figure 20 indique le pourcentage de séjours courts, moyens et longs dans les refuges pour jeunes. On observe un rapport inverse entre les séjours de courte durée (moins de 5 jours) et ceux de durée moyenne (de 5 à 30 jours), ainsi qu'une fluctuation pour ces 2 types de séjours au cours de la période à l’étude. Les séjours de longue durée ont légèrement augmenté au cours de la période à l’étude, passant de 14,2 % en 2005 à 15 % en 2016. La durée des séjours en refuge chez les jeunes était semblable à celle chez les adultes, soit habituellement autour de 10 jours en 2016 (voir Figure 3).

Figure 20 : Durée des séjours dans des refuges pour jeunes (2005 à 2016)

Figure
Figure 20 : Description textuelle
Année Pourcentage de séjours de courte durée (1 à 4 jours) Pourcentage de séjours de durée moyenne (5 à 30 jours) Pourcentage de séjours de longue durée (31 jours et plus)
2005 37,1 % 48,7 % 14,2 %
2006 41,5 % 44,6 % 13,9 %
2007 46,8 % 40,7 % 12,5 %
2008 48,3 % 39,6 % 12,1 %
2009 44,4 % 41,5 % 14,1 %
2010 38,3 % 47,0 % 14,8 %
2011 38,0 % 45,9 % 16,1 %
2012 36,1 % 45,7 % 18,2 %
2013 35,4 % 46,3 % 18,3 %
2014 36,4 % 47,4 % 16,2 %
2015 45,7 % 39,0 % 15,3 %
2016 44,5 % 40,6 % 15,0 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Les refuges généraux continuent de fonctionner à grande capacité

Les refuges généraux ne servent que les adultes célibataires. À l’échelle du Canada en 2016, il y avait 274 refuges généraux d’une capacité de 12 247 lits. Entre 2010 et 2014, le taux d’occupation des refuges généraux a augmenté de près de 10 points de pourcentage (de 85,4 % à 94,9 %), dépassant même le pic d’occupation en 2009 (90,7 %) qui a suivi la récession financière (voir la figure 21). Depuis 2012, le taux d’occupation des refuges généraux a toujours dépassé 90 %. En 2016, le taux d’occupation moyen des refuges généraux était de 92,9 %.

Figure 21 : Taux d’occupation moyen des refuges mixtes (2005 à 2016)

Figure
Figure 21 : Description textuelle
Année Taux d’occupation des refuges mixtes
2005 85,0 %
2006 85,6 %
2007 80,1 %
2008 85,7 %
2009 90,7 %
2010 85,4 %
2011 87,8 %
2012 92,8 %
2013 92,8 %
2014 94,9 %
2015 94,0 %
2016 92,9 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

La figure 22 indique le pourcentage de séjours courts, moyens et longs dans les refuges généraux.

Figure 22 : Durée des séjours dans des refuges mixtes (2005 à 2016)

Figure
Figure 22 : Description textuelle
Année Pourcentage de séjours de courte durée (1 à 4 jours) Pourcentage de séjours de durée moyenne (5 à 30 jours) Pourcentage de séjours de longue durée (31 jours et plus)
2005 54,8 % 38,1 % 7,2 %
2006 56,6 % 36,6 % 6,9 %
2007 55,9 % 36,5 % 7,6 %
2008 62,0 % 31,4 % 6,5 %
2009 61,0 % 31,0 % 8,0 %
2010 50,8 % 39,9 % 9,3 %
2011 51,3 % 38,8 % 9,9 %
2012 51,7 % 38,0 % 10,3 %
2013 49,9 % 38,9 % 11,1 %
2014 53,6 % 36,9 % 9,5 %
2015 57,6 % 31,8 % 10,6 %
2016 56,9 % 31,3 % 11,8 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Les Autochtones sont surreprésentés dans les refuges

En 2016, environ 40 000 utilisateurs de refuges ont été identifiés comme étant des Autochtones. Le nombre de séjours dans des refuges par les Autochtones n’a pas beaucoup changé depuis que l'on a commencé à recueillir des données sur l'identité autochtone en 2014 (voir le tableau 6).

Tableau 6 : Nombre estimatif de clients autochtones de refuges (2014 à 2016)
Année Nombre estimative de clients autochtones de refuges Intervalle de confiance à 95 % (limite inférieur) Intervalle de confiance à 95 % (limite supérieure)
2014 40 519 36 869 44 362
2015 41 292 35 876 47 127
2016 39 694 34 463 45 340

En 2016, la proportion de femmes autochtones ayant recours aux refuges était plus élevée (37,5 %) que chez les femmes non-autochtones (24,9 %). En revanche, 62,2 % des utilisateurs autochtones étaient des hommes comparativement à 73,9 % chez les utilisateurs non-autochtones (voir la figure 23).

Figure 23 : Distribution des clients de refuges selon le sexe et l’identité autochtone (2016)

Figure
Figure 23 : Description textuelle
Identité autochtone Hommes Femmes
Non-Autochtones 73,9 % 24,9 %
Autochtones 62,2 % 37,5 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Il existe des différences dans la répartition par âge des clients autochtones par rapport aux clients non-autochtones (voir la figure 24). La proportion d'utilisateurs autochtones était plus élevée dans le groupe des 25 à 49 ans (59,3 %) comparativement au groupe des utilisateurs non-autochtones (52,3 %). La proportion d’utilisateurs autochtones était plus faible que celle des utilisateurs non-autochtones pour les groupes d’âge suivants : jeunes non accompagnés (13 à 24 ans), adultes âgés (50 à 64 ans) et aînés (65 ans et plus). Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre la proportion d’enfants accompagnés (0 à 16 ans) chez les utilisateurs autochtones et non-autochtones.

Figure 24 : Proportion de clients de refuges selon l’identité autochtone et l’âge (2016)

Figure
Figure 24 : Description textuelle
Catégorie d’âge Pourcentage de non-Autochtones Pourcentage d’Autochtones
Enfants (0 à 16 ans, accompagnés d’un adulte) 4,2 % 6,0 %
Jeunes (13 à 24 ans, non accompagnés) 16,8 % 14,4 %
Adultes (25 à 49 ans) 52,3 % 59,3 %
Adultes plus âgés (50 à 64 ans) 23,0 % 18,1 %
Aînés (65 ans et plus) 3,6 % 2,1 %

Source : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Les Autochtones demeurent surreprésentés dans la population des refuges. Alors que les Autochtones représentaient 4,9 % de la population canadienne en 2016 (Statistique Canada, 2017a), 30,7% de tous les utilisateurs de refuges ont été identifiés comme étant autochtones. En 2016, le taux d’utilisation des refuges par les Autochtones était 8,7 fois plus élevé que celui des utilisateurs non-autochtonesFootnote 10. Les Autochtones affichent un taux d’utilisation des refuges plus élevé dans tous les groupes d’âge que les non-autochtones (voir la figure 25); les adultes (de 25 à 64 ans) et les aînés (65 ans et plus) ont affiché des taux particulièrement élevés. Ces taux d’utilisation des refuges diffèrent de ceux présentés dans l’Étude nationale sur les refuges 2005 à 2014, mais les résultats actuels sont considérés comme étant plus précis. Les taux de 2016 sont fondés sur les données plus à jour du recensement de 2016, tandis que les taux de 2014Footnote 11 étaient fondés sur les données démographiques du dernier recensement complet de 2006.

Figure 25 : Comparaison des taux d’utilisation des refuges par les Autochtones et par les non-Autochtones (2016)

Figure
Figure 25 : Description textuelle
Catégorie d’âge Taux d’utilisateurs des refuges par les Autochtones par rapport aux non-Autochtones
Enfants (0 à 14 ans) 7,3
Jeunes (15 à 24 ans) 5,4
Adultes (25 à 64 ans) 10,0
Aînés (65 ans et plus) 11,6

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.
  • Statistique Canada. 2017a. Peuples autochtones – Faits saillants en tableaux, Recensement de 2016. Produit no 98-402-X2016009 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa.

Le pourcentage d’utilisateurs de refuge qui déclarent une ascendance Autochtone variait considérablement selon la communauté, passant de moins de 5 % dans certaines communautés suburbaines à plus de 90 % dans de nombreuses communautés du nord. Dans chacune des communautés visées par l’étude, les Autochtones étaient surreprésentés dans les refuges pour personnes en situation d’itinérance comparativement à leur proportion dans la population générale de la communauté. La répartition des Autochtones varie à l’échelle du pays, les concentrations étant plus élevées dans les Prairies et le Nord (Statistique Canada, 2017a). Quoi qu’il en soit, les Autochtones étaient surreprésentés dans la population des refuges dans toutes les régions, la surreprésentation la plus élevée étant observée dans les Prairies, où 68,0 % des utilisateurs de refuges sont autochtones comparativement à 10,4 % de la population totale (voir la figure 26).

Figure 26 : Pourcentage de clients autochtones des refuges par rapport au pourcentage de la population autochtone, par région (2016)

Figure
Figure 26 : Description textuelle
Région Pourcentage de clients des refuges qui s’identifient comme Autochtones Pourcentage d’Autochtones dans la population régionale
Atlantique (T.-N.-L., Î.-P.-É., N.-B., N.-É.) 10,3 % 5,6 %
Est (Ont., Qc) 16,5 % 2,6 %
Prairies (Man., Sask., Alb.) 68,0 % 10,4 %
Ouest (C.-B.) 28,3 % 5,9 %
Nord (Nt, Yn, T.N.-O.) 76,6 % 53,3 %

Sources :

  • Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.
  • Statistique Canada. 2017a. Peuples autochtones – Faits saillants en tableaux, Recensement de 2016. Produit no 98-402-X2016009 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa.

Plus de 2 300 utilisateurs de refuges ont déclaré avoir servi dans l’armée

En 2016, 1,8 % de la clientèle des refuges — quelque 2 340 personnesFootnote 12— a affirmé avoir servi dans les forces armées. Il s’agit d’une baisse par rapport à la proportion enregistrée en 2014 (première année où cette information a été recueillie), soit 2,2 %, ou près de 3 000 personnes.

Comme les constatations de 2014 l'avaient montré, les utilisateurs de refuges qui ont déclaré avoir servi dans l’armée étaient plus susceptibles d'être des hommes (84,4 %) que des femmes (15,5 %). En moyenne, les hommes qui ont déclaré avoir servi dans les forces armées avaient tendance à être plus vieux que le reste de la clientèle. À l’inverse, plus de la moitié des femmes ayant déclaré avoir fait leur service militaire avaient moins de 40 ans (voir la figure 27). Au niveau de la durée des séjours, on n'a pas noté de différence importante entre les clients des refuges ayant fait ou non leur service militaire.

Figure 27A : Distribution des hommes selon l’âge et la situation militaire (2016)

Figure
Figure 27 A : Description textuelle
Groupes d’âge Hommes,
sans service militaire (%)
Hommes, anciens combattants (%)
13 à 19 ans 7,5 % 1,0 %
20 à 29 ans 26,2 % 11,1 %
30 à 39 ans 22,5 % 15,4 %
40 à 49 ans 19,9 % 21,9 %
50 à 59 ans 17,0 % 31,1 %
60 à 69 ans 5,9 % 13,0 %
70 à 79 ans 0,9 % 5,3 %
80 ans et plus 0,1 % 1,3 %

Sources : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Figure 27B : Distribution des femmes selon l’âge et la situation militaire (2016)

Figure
Figure 27 B : Description textuelle
Groupes d’âge Femmes,
sans service militaire
Femmes,
anciennes combattantes (%)
13 à 19 ans 16,2 % 6,0 %
20 à 29 ans 28,8 % 35,0 %
30 à 39 ans 21,8 % 13,1 %
40 à 49 ans 16,8 % 14,9 %
50 à 59 ans 12,0 % 17,7 %
60 à 69 ans 3,4 % 9,5 %
70 à 79 ans 0,9 % 3,6 %
80 ans et plus 0 % 0 %

Sources : Données recueillies au moyen du SISA et en vertu d’ententes de partage de données.

Plus de 7 600 non-citoyens ont eu recours à un refuge en 2016

En 2016, 5,9 % des utilisateurs de refuges ont déclaré ne pas être citoyens canadiens (une hausse par rapport aux 4,9 % de 2014). Cela comprend 5 067 résidents permanents ou immigrants, 1 991 réfugiés et 558 résidents temporaires (en vertu d’un visa d’étudiant, de travailleur ou de visiteur) (voir le tableau 7). Même si les lieux d'hébergement pour réfugiés n’étaient pas inclus dans cette analyse, le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile a augmenté en 2016 par rapport à 2014. La durée des séjours en refuge des citoyens et des non-citoyens canadiens n’était pas très différenteFootnote 13. Quoi qu’il en soit, les non-Canadiens sont légèrement sous-représentés dans le système des refuges (5,9 %) comparativement à la population générale (7 %) (Statistique Canada, 2017b).

Tableau 7 : Nombre estimatif de clients de refuges selon le statut de citoyenneté (2016)
Statut de citoyenneté Estimatif du nombre et de la proportion des utilisateurs de refuges (2014) Estimatif du nombre et de la proportion des utilisateurs de refuges (2016)
Résident permanent/Immigrant 5 036 (3,7%) 5 067 (3,9%)
Réfugié 412 (0,3%) 744 (0,6%)
Demandeur d’asile 683 (0,5%) 1 247 (1%)
Visa d’étudiant 150 (0,1%) 190 (0,1%)
Visa de visiteur 229 (0,2%) 252 (0,2%)
Visa de travailleur 183 (0,1%) 116 (0,1%)
Inconnu/Statut non déclaré 7 210 (5,3%) 5 095 (4,0%)

Résumé et conclusion

En 2016, le nombre estimatif de personnes ayant eu recours aux services de refuges se situait à son niveau le plus bas des 12 dernières années. Le nombre annuel de personnes ayant recours aux refuges est passé d’environ 156 000 en 2005 à 129 000 en 2016.

Cependant, en dépit de cette diminution du nombre de clients, le taux d’occupation a augmenté depuis 2005 et est demeuré constamment supérieur à 90,0 % depuis 2012. Il y a encore plus de 14 000 Canadiens qui séjournent en moyenne par nuit dans des refuges d’urgence.

La durée des séjours a augmenté pour l'ensemble de la clientèle des refuges, quel que soit le groupe d’âge, en particulier chez les personnes de plus de 50 ans.

En 2016, 69,5 % de la clientèle des refuges était des hommes et 29,7 %, des femmes. La distribution des clients des refuges entre hommes et femmes n’a pas beaucoup changé entre 2005 et 2016.

Toujours en 2016, l’âge moyen des clients des refuges d’urgence était de 39,5 ans. Les femmes avaient tendance à être plus jeunes que les hommes (37,0 ans et 40,5 ans, respectivement).

Le recours aux refuges par les familles est demeuré relativement stable depuis 2011, les taux d’occupation de ce type de refuges se situant entre environ 84 % et 90 %. Il y a toutefois eu une augmentation marquée de la durée des séjours des familles, et cette tendance s’est poursuivie en 2016. Le séjour des familles dans un refuge est habituellement près de 2 fois plus long que celui des particuliers.

Les Autochtones demeurent surreprésentés parmi les clients des refuges; environ 30 % de l’ensemble des clients ont déclaré une ascendance autochtone.

Références

Burczycka, Marta et Adam Cotter. 2011. Les refuges pour femmes violentées au Canada, 2010. Statistique Canada.

Emploi et Développement social Canada. 2014. Directives de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance 2014-2019.
Source : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/services/financement/sans-abri/sans-abri-directives.html.

Emploi et Développement social Canada. 2016. Rapport sur la capacité d’hébergement 2016.
Source : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/sans-abri/publications-bulletins/capacite-hebergement-2016.html

Gaetz, Stephen, Bill O’Grady, Sean Kidd et Kaitlin Schwan. 2016. Sans domicile, un sondage national sur l’itinérance chez les jeunes un sondage national sur l’itinérance chez les jeunes. Toronto : Presse de l’Observatoire canadien sur l’itinérance.

Hwang, S.W., R. Wilkins, M. Tjepkema, P.J. O'Campo et J.R. Dunn. 2009. Mortality among residents of shelters, rooming houses, and hotels in Canada: 11 year follow-up study. BMJ 339:b4036.

McDermott, S., A. Harding et J. Randle (2019). Les caractéristiques des résidents des refuges. Statistique Canada, no 89-652-X2015001 au catalogue Ottawa.
Source : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/75f0002m/75f0002m2019004-fra.htm (site consulté le 22 septembre 2019).

Moreau, Greg. (2019). Les établissements d’hébergement canadiens pour les victimes de violence, 2017-2018. Statistique Canada, no 85-002-X au catalogue, Ottawa.
Source : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/85-002-x/2019001/article/00007-fra.htm (site consulté le 22 septembre 2019).

Segaert, Aaron. 2010. Usage Patterns at Emergency, Transitional, Violence Against Women, and Family Shelters. Exposé présenté au Comité national de recherche sur le logement, automne 2010.

Segaert, Aaron. 2013. Étude nationale sur les refuges 2005-2009 : Recours aux refuges d'urgence au Canada. Ottawa :

Secrétariat des partenariats de lutte contre l’itinérance, Ressources humaines et Développement des compétences Canada

Segaert, Aaron et Alana Bauer. 2016. L’ampleur et la nature de l’itinérance chez les vétérans au Canada. Ottawa : Emploi et Développement social Canada.

Statistique Canada. 2017a. Peuples autochtones – Faits saillants en tableaux, Recensement de 2016. Statistique Canada, no 89-652-X2015001 au catalogue. Ottawa.
Source : https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/dp-pd/hlt-fst/abo-aut/Tableau.cfm?Lang=Fra&T=101&SR=1&S=99&O=A&RPP=25&PR=0&D1=1&D2=1&D3=1&TABID=2 (site consulté le 22 septembre 2019).

Statistique Canada. 2017b. Citoyenneté (9), statut d'immigrant et période d'immigration (11A), âge (12) et sexe (3) pour la population dans les ménages privés du Canada, provinces et territoires, Recensement de 2016 - Données-échantillon (25 %). Statistique Canada, no 89-652-X2015001 au catalogue. Ottawa.
Source : https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/dp-pd/dt-td/Rp-fra.cfm?TABID=2&LANG=F&A=R&APATH=3&DETAIL=0&DIM=0&FL=A&FREE=0&GC=01&GL=-1&GID=1334853&GK=1&GRP=1&O=D&PID=110527&PRID=10&PTYPE=109445&S=0&SHOWALL=0&SUB=0&Temporal=2017&THEME=120&VID=0&VNAMEE=&VNAMEF=&D1=0&D2=0&D3=0&D4=0&D5=0&D6=0 (site consulté le 22 septembre 2019).

Statistique Canada, s.d. Tableau 17-10-0005-01. Estimations de la population au 1er juillet, selon l’âge et le sexe. Statistique Canada. Ottawa.
Source : https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/cv.action?pid=1710000501&request_locale=fr (site consulté le 22 septembre 2019)

Glossaire

Adulte 
Personne âgée de 25 à 49 ans.
Adulte âgé 
Personne âgée de 50 à 64 ans.
Aîné 
Personnes de 65 ans et plus.
Ancien combattant 
Ancien membre des Forces armées canadiennes. Cette information est autodéclarée au moment de l’admission dans un refuge.
Autochtones 
Personne qui déclare être membre d’une Première Nation, Métis, Inuit, inscrit ou non-inscrit, peu importe son statut de résident ou de membre.
Citoyen canadien 
Personne qui est née au Canada ou qui a obtenu la citoyenneté canadienne dans le cadre du processus de naturalisation du Canada. Cette information est autodéclarée au moment de l’admission dans un refuge.
Demandeur d'asile 
Personne qui a demandé l'asile au Canada. Cette information est autodéclarée au moment de l’admission dans un refuge.
Dénombrements ponctuels 
Les dénombrements ponctuels offrent un instantané de l’itinérance d’une journée dans une communauté, en prenant en compte les personnes en situation d’itinérance qui dorment dans les refuges, dans des lieux extérieurs et dans les logements de transition.
Enfant 
Toute personne de moins de 13 ans OU personne âgée de 13 à 16 ans qui est accompagnée d’un parent ou d’un tuteur pendant son épisode d’itinérance.
Famille 
Ensemble des personnes déclarant être en compagnie d’un ou de plusieurs membres de leur famille pendant leur épisode d’itinérance.
Fournisseur de services 
Organisme qui offre des services aux personnes et aux familles en situation d’itinérance et aux personnes à risque de le devenir.
Immigrant 
Un immigrant reçu ou un résident permanent est une personne à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de vivre de façon permanente au Canada. Cette information est autodéclarée au moment de l’admission dans un refuge.
Itinérance 
Condition de vie d’une personne ou d’une famille qui n’a pas de logement stable, permanent et adéquat, ou qui n’a pas la possibilité, les moyens ou la capacité de s’en procurer un dans l’immédiat.
Itinérance chez les Autochtones 
Fait référence aux Autochtones qui se trouvent sans logement pour cause de colonisation, de traumatisme ou dont les conditions sociales, culturelles, économiques et politiques les mettent en situation de pauvreté. Ne pas avoir de logement inclut  les individus qui alternent entre le logement et l’absence de logement, qui vivent dans la rue, qui sont hébergés temporairement chez des connaissances, qui ont recours aux refuges d’urgence, qui vivent dans des logements inabordables, inadéquats, inférieurs aux normes et non sécuritaires ou qui vivent sans la sécurité de permanence; toute personne, sans égard à l’âge, qui quitte un établissement (comme un hôpital, un centre de traitement en santé mentale et en toxicomanies, une prison, une maison de transition), qui fuit une maison non sécuritaire pour cause de violence dans toutes ses définitions, et tout jeune qui fait la transition de toute forme de soins.
Jeune 
Personne âgée de 13 à 16 ans qui n’est pas accompagnée d’un parent ou d’un tuteur pendant son épisode d’itinérance. Les personnes âgées de 17 à 24 ans sont considérées comme étant des jeunes, peu importe qu’elles soient accompagnées ou non.
Lieu d’hébergement pour réfugiés 
Établissement qui fournit un logement temporaire destiné expressément aux réfugiés, aux demandeurs d’asile ou aux immigrants.
Logement de transition 
Établissement qui offre un refuge temporaire, mais qui se distingue des refuges d’urgence par la durée plus longue des séjours et par l'intensité accrue des services de soutien offerts aux clients. Le logement de transition est une étape intermédiaire entre le refuge d’urgence et le logement permanent. Les séjours durent habituellement entre 3 mois et 3 ans.
Nuitées 
Nombre de fois où un lit dans un refuge donné est utilisé pendant une année.
Particulier 
Personne qui ne fait pas partie d’une famille avec enfants pendant un épisode d’itinérance. Un particulier en situation d’itinérance peut être un adulte célibataire, un jeune non accompagné ou un membre d’un ménage comptant de multiples adultes ou de multiples enfants.
Refuge d’intervention saisonnière, temporaire ou d’urgence en cas d’alerte météorologique 
Établissement ouvert de façon temporaire pour offrir des espaces de refuge additionnels sur une base saisonnière ou en cas de conditions météorologiques extrêmes (hiver, tempête, canicule, etc.).
Refuge d’urgence 
Établissement qui offre un logement temporaire à court terme aux personnes et aux familles en situation d’itinérance. Il peut comprendre ou non d’autres services comme la nourriture, l’habillement ou le counselling.
Refuge pour familles 
Établissement qui offre un hébergement temporaire à court terme aux familles.
Refuges pour femmes victimes de violence 
Établissement qui offre un refuge temporaire aux femmes seules ou aux femmes ayant des enfants qui fuient la violence familiale. Ce type de refuge peut agir en tant que centre de crise, de logement transitoire ou de logement en milieu de soutien.
Réfugié 
Personne craignant d’être persécutée, à qui l'on a offert l'asile au Canada, et qui ne veut pas ou ne peut pas retourner dans son pays d'origine. Cette information est autodéclarée au moment de l’admission dans un refuge.
Résident permanent 
Personne qui a obtenu le statut de résident permanent en immigrant au Canada, mais qui n’est pas citoyen canadien. Cette information est autodéclarée au moment de l’admission dans un refuge.
Système de gestion de l’information sur l’itinérance (SGII) 
Système de technologie d’information utilisé pour recueillir des données au niveau des clients et des données sur la prestation de logements et de services aux personnes et aux familles en situation d’itinérance et aux personnes à risque de le devenir.
Système d’information sur les personnes et les familles sans abri (SISA) 
Élaboré par EDSC en collaboration avec les communautés, le SISA est un système exhaustif de collecte de données, de production de rapports et de gestion des cas, qui soutient les activités quotidiennes des fournisseurs de services d'intervention en matière de logement et d'itinérance.
Titulaire d'un visa 
Personne admise au Canada à titre de résident temporaire (visiteur, étudiant ou travailleur).
Utilisateurs de refuges 
Particuliers et familles qui utilisent le système des refuges d’urgence du Canada.

Annexe A : Système d’information sur les personnes et les familles sans abri (SISA)

Élaboré par EDSC en collaboration avec les communautés, le Système d’information sur les personnes et les familles sans abri (SISA) est un système exhaustif de collecte de données, de production de rapports et de gestion des cas, qui soutient les activités quotidiennes des fournisseurs de services d'intervention en matière de logement et d'itinérance Le SISA est conçu pour faciliter l’accès coordonné en permettant à plusieurs fournisseurs de services d’une même communauté d’accéder aux données en temps réel sur l’itinérance au moyen d’un système communautaire accessible au moyen d’appareils dotés d’une connexion internet, tels que des ordinateurs portatifs, des téléphones intelligents et des tablettes. Le SISA permet également aux communautés de documenter le nombre de personnes et de familles en situation d’itinérance et leurs caractéristiques/besoins, ainsi que le nombre de personnes qui reçoivent des services.

Le SISA est un outil de premier plan pour recueillir des renseignements sur le secteur de l’itinérance. En adoptant le SISA, les communautés se dotent de la capacité de recueillir et d’analyser des renseignements sur le secteur de l’itinérance, ce qui peut servir à surveiller les tendances existantes, à cerner les tendances émergentes et, de façon plus générale, à étayer la prise de décisions. EDSC reçoit des données anonymisées dans le cadre d’une entente de transmission de données avec les refuges et les communautés qui utilisent le SISA. En fournissant leurs données à EDSC, les utilisateurs du SISA contribuent également à enrichir les connaissances et à faire progresser la compréhension de l’itinérance au Canada.

Les champs du SISA

* Données recueillies depuis 2014

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