Les avancées technologiques au sein du Service météorologique

Soumis par Olivier Gagnon

Lorsque le Service météorologique du Canada a été créé en 1871, la population du Canada comptait environ 3,5 millions d’habitants, répartis en grande partie dans des régions rurales dispersées dans tout le pays. Les stations météorologiques, qui étaient rares dans la région continentale des États-Unis et dans le Sud du Canada, communiquaient les observations météorologiques locales au moyen de réseaux télégraphiques, à l’aide desquelles des cartes météorologiques à grande échelle étaient tracées à la main. À l’époque, l’un des principaux objectifs du Service météorologique était de fournir des avertissements de tempête marine à l’intention des pêcheurs et des navigateurs.

Depuis ses débuts, la météorologie a dû suivre l’évolution des technologies de mesure et la demande croissante de services météorologiques. Deux avancées technologiques importantes ont été le développement de l’aviation commerciale au début des années 1930 et l’industrialisation de l’agriculture suivant la Seconde Guerre mondiale. On doit ces avancées aux progrès des sciences atmosphériques et océaniques, ainsi qu’au développement et à l’évolution de nouvelles technologies telles que les télécommunications (téléphone, radio, télévision), puis les radars, les satellites, les ordinateurs et l’Internet.

Les superordinateurs d’aujourd’hui ont permis d’augmenter considérablement les zones de prévisions (des conditions météorologiques mondiales jusqu’aux prévisions à l’échelle d’une ville) et les horizons temporels (passant de prévisions pour les prochaines heures aux prévisions saisonnières). Ils nous ont permis d’aller au-delà des prévisions météorologiques traditionnelles et de nous lancer dans les prévisions environnementales, telles que les prévisions de la qualité de l’air, de la glace de mer, des vagues et du niveau de l’eau.

Map of Canada showing pressure and wind forecasts. Inaugural Transmission Canadian Weatherfax System written at the top.
Map of Canada celebrating the creation of a facsimile system for sharing weather forecasts across Canada. Map is showing pressure and wind forecast from 1953.

Les ordinateurs haute performance de demain seront capables d’effectuer un milliard de milliard de calculs par seconde (ce qui est 10 à 20 fois plus rapide que les superordinateurs actuels; c’est ce qu’on appelle l’exa-informatique). Les superordinateurs ont permis l’élaboration de processus d’intervention rapide en cas d’urgences environnementales, comme les prévisions du rejet de cendres volcaniques dans l’atmosphère pour la sécurité aérienne, les prévisions sur la fumée lors de la lutte contre les incendies de forêt et les prévisions de la trajectoire de panaches toxiques en cas d’incidents chimiques et nucléaires. Nous pouvons également utiliser les superordinateurs pour effectuer des simulations permettant d’orienter l’élaboration des politiques environnementales.

La prochaine frontière que les superordinateurs de demain auront à franchir sera la création d’une réplique numérique très détaillée (une « jumelle numérique ») de la Terre pour nous permettre de mieux comprendre le passé, le présent et l’avenir de notre planète. Cet outil nous aidera à surveiller la santé de la planète et à simuler l’effet de certaines activités et de certains choix sur la planète à l’avenir, ce qui facilitera la prise de décision.

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