Protéger les espèces en voie de disparition

Par Richard Smith

Vous avez peut-être déjà croisé des expositions d’animaux comme cet ours blanc empaillé (image 1) dans les aéroports du Canada. Vous êtes-vous déjà demandé comment ils sont arrivés là, et pourquoi? Lors de votre prochaine escale, prenez le temps de lire les panneaux. Les histoires peuvent vous surprendre.

En 1992, le Canada a adopté la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial. Cela a permis de renforcer les engagements du pays à l’égard de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, signée par les gouvernements en 1975 pour protéger les espèces animales et végétales en voie de disparition et menacées contre la surexploitation en réglementant leur commerce international.

Le 31 mars 2013, des agents de la Direction de l’application de la loi sur la faune d’Environnement et Changement climatique Canada et de l’Agence des services frontaliers du Canada ont procédé à l’inspection d’un jet privé en partance pour le Mexique depuis Winnipeg. Ils ont découvert et saisi 3 peaux d’ours blancs, 3 défenses de narval, des caméras et des armes à feu. Ils ont également saisi 1 baculum d’ours (os pénien), parfois conservé pour une utilisation traditionnelle ou plus souvent comme article de nouveauté.

4 chasseurs mexicains ont été condamnés en vertu de la Loi pour avoir transporté illégalement des parties d’ours blancs depuis le Nunavut et tenté de les exporter depuis le Canada sans les autorisations requises par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. 2 des chasseurs ont également été reconnus coupables d’avoir transporté des défenses de narval sans les permis appropriés requis par le Règlement sur les mammifères marins en application de la Loi sur les pêches. Le total des amendes pour les différentes infractions s’est élevé à 80 000 $. Environnement et Changement climatique Canada transfère les fonds provenant d’amendes, d’ordonnances des tribunaux et de paiements volontaires au Fonds pour dommages à l’environnement afin de soutenir des projets qui profitent à notre environnement naturel.

Ours blanc empaillé sur une plateforme blanche ressemblant à de la glace.

Image 1 : Ours blanc installé à l’aéroport de Winnipeg – Photographie par Richard Smith.

Exposition d’une ourse blanche et d’un ourson empaillés pelotonnés l’un contre l’autre dans une tanière.
Image 2 : Exposition grandeur nature de la tanière de mise bas d’une ourse blanche au centre d’accueil de Parcs Canada à Churchill, au Manitoba. Churchill est connue comme étant la capitale mondiale de l’ours blanc. Photographie par Audrey Boitson.

Nous utilisons souvent les articles confisqués dans des expositions et des programmes éducatifs afin d’attirer l’attention sur les problèmes à l’échelle mondiale liés au commerce international des espèces en voie de disparition. L’ours blanc empaillé de l’image 1 a été créé à partir de l’une des peaux saisies lors de cette enquête. Il est désormais exposé à l’aéroport international James Richardson de Winnipeg, au Manitoba, accompagné d’une plaque informant les visiteurs sur les espèces en voie de disparition au Canada, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction et la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial. On trouve des expositions similaires dans d’autres aéroports internationaux du pays.

La partie nord-est du Manitoba qui longe la baie d’Hudson abrite le parc national Wapusk, qui protège l’une des plus grandes aires de mise bas des ours blancs au monde. La chasse et le commerce de l’ours blanc sont des activités culturelle et économique majeures dans le Nord. La protection d’un commerce légal et durable est un enjeu important pour les Inuits et le gouvernement du Canada. Le Service canadien de la faune et la Direction générale de l’application de la loi collaborent avec des organisations autochtones afin d’assurer que le commerce est légal et bien géré.

Chaque jour, nos agents travaillent avec l’Agence des services frontaliers du Canada et d’autres organismes gouvernementaux pour protéger notre patrimoine naturel contre la surexploitation. Pour en apprendre davantage sur la façon dont nous appliquons les lois sur la protection de l’environnement et de la faune, consultez la page Web Application des lois environnementales et sur la faune.

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