Le projet Stratoprobe

Soumis par Steve Ricketts

En 1975, Steve Ricketts a été embauché comme étudiant par l’équipe du Service de l’environnement atmosphérique pour travailler à un projet international visant à étudier l’ozone stratosphérique. Le projet, dirigé par l’Université de Toronto, reposait sur une collaboration entre ECCC et l’université et était financé par diverses sources. Le projet prévoyait notamment de faire voler à 100 000 pieds d’altitude un grand ballon (300 pieds de diamètre) transportant une charge utile d’instruments et d’essais expérimentaux pour mieux comprendre les effets de certains gaz à effet de serre sur la couche d’ozone.

Après des semaines de préparation, l’équipe s’est rendue à Yorkton, en Saskatchewan, pour préparer le ballon en vue du premier lancement. Le ballon étant très fragile, les vents de surface devaient être presque nuls. Le ballon a été attaché à une petite remorque, puis a été rempli d’hélium. La charge utile a été fixée à un camion modifié au bout de la piste, et a été reliée au ballon par une longue corde. Le premier lancement ne s’est pas déroulé comme prévu, puisque la charge utile s’est élevée d’à peine 30 m avant de retomber sur le tarmac.

Un grand ballon se fait remplir d’hélium en vue du lancement du stratoprobe.
Un grand ballon se fait remplir d’hélium en vue du lancement du stratoprobe.

Après quelques recalculs, l’équipe était de retour sur le terrain, prête à tenter un nouveau lancement. Au niveau du sol, l’hélium ne remplissait qu’une petite poche du ballon, mais à mesure que le ballon prenait de l’altitude, l’hélium prenait de l’expansion avec la diminution de la pression atmosphérique, puis une fois suffisamment haut, le ballon faisait 300 pieds de diamètre!

Les deux étés que Steve a passés à chasser les ballons en tant qu’étudiant en Saskatchewan l’ont mené à une belle carrière de 35 ans à Environnement et Changement climatique Canada, à titre de météorologue.

Ce travail novateur a permis de mieux comprendre les effets des chlorofluorocarbones (CFC) et des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) sur la couche d’ozone, et a ultimement entraîné l’adoption d’une loi interdisant leur utilisation.

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