Les interventions en cas d’urgences environnementales

Avec la contribution du Programme des urgences environnementales et du Centre national des urgences environnementales

Une importante marée noire s’est produite le 4 février 1970 lorsque le navire-citerne S.S. Arrow, immatriculé au Libéria, a fait naufrage dans la baie Chedabucto, en Nouvelle-Écosse. Le navire, qui transportait plus de 14 000 tonnes de mazout brut, se dirigeait vers Point Tupper lorsqu’il a heurté le rocher Cerebrus, un danger bien connu pour la navigation dans la région.

L’équipage de l’Arrow a été secouru tard dans la nuit. Cependant, les conditions hivernales, les vents forts et la mauvaise visibilité ont compliqué la tâche de dégager le navire et de vidanger les citernes. Quelques jours plus tard, le navire a commencé à se fendre en deux et a coulé dans les eaux de la baie. Plus de 10 000 tonnes de mazout ont été relâchées dans la baie et ont recouvert plus de 300 km de littoral. Ce déversement a menacé les opérations de pêche, les usines de conditionnement du poisson, la vie des oiseaux et l’écosystème marin. Une partie du pétrole est restée piégée dans les citernes de l’épave, ce qui a créé une menace de déversements futurs.

L’incident du S.S. Arrow a mis en évidence la nécessité d’avoir des avis scientifiques consolidés, ce qui a conduit à une directive du Cabinet en 1973, qui exigeait qu’Environnement Canada joue un rôle de premier plan dans les interventions du gouvernement fédéral en cas d’urgences environnementales. Le Programme des urgences environnementales a été créé à cette fin, et est maintenu par le Centre national des urgences environnementales et cinq centres régionaux. En 2012, le Centre a évolué pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

L’objectif initial du programme était d’en apprendre le plus possible sur les déversements de matières dangereuses, entre autres sur leur façon de se propager, leurs effets néfastes et le protocole à suivre lors d’une intervention. Il était également important de commencer à travailler avec le milieu universitaire, d’assurer la coordination avec les provinces, de créer un moyen de signaler les déversements et de mettre en place un système national de tenue de registres. Depuis les années 1980, le programme s’est développé pour inclure des activités de prévention, de préparation, d’intervention et de récupération.

Le navire-citerne S.S. Arrow commence à couler dans l’océan. Le milieu et la poupe du navire sont toujours au-dessus de la surface.

Figure 1 : Naufrage du S.S. Arrow en 1970. Photo prise par les Forces canadiennes.

Trois travailleurs le long du littoral de la Nouvelle-Écosse par une journée pluvieuse. Deux d’entre eux collectent des débris et un autre tient une planchette à pince.
Figure 2 : Relevé et nettoyage en 2015 du littoral touché par le naufrage de l’Arrow. Photo soumise par le Centre national des urgences environnementales.

Aujourd’hui, le Programme des urgences environnementales d’Environnement et Changement climatique Canada compte sur l’expertise de nombreux experts : météorologues, biologistes, spécialistes de l’eau, ingénieurs en environnement et agents d’application de la loi. Ensemble, ils offrent des conseils d’experts fiables pour aider les organismes, les parties responsables et l’industrie à prendre des décisions judicieuses avant, pendant et après une urgence environnementale.

Pour en savoir plus sur la façon dont Environnement et Changement climatique Canada protège les Canadiens contre les urgences liées à la pollution, visitez le site Web du Programme des urgences environnementales.

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