Sources et puits de gaz à effet de serre : sommaire 2019

Un inventaire des gaz à effet de serre au Canada pour l'année.

S.1 Points clés

  • En 2017, selon le plus récent ensemble de données annuel contenu dans ce rapport, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada se situaient à 716 mégatonnes d’équivalent en dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2), soit une diminution nette de 15 Mt ou 2,0 % par rapport aux émissions de 2005.
  • Sur une période à long terme, l’économie canadienne a connu une croissance plus rapide que ses émissions de gaz à effet de serre (GES): l’intensité des émissions pour l’ensemble de l’économie (GES par produit intérieur brut [PIB]) a diminué de 36 % depuis 1990 et de 20 % depuis 2005.
  • Les tendances des émissions depuis 2005 restent cohérentes, les augmentations des émissions dans les secteurs du pétrole et du gaz et des transports étant plus que compensées par des baisses dans d'autres secteurs, notamment l'électricité et l'industrie lourde.
  • Les fluctuations des émissions au cours des dernières années sont dues à l’effet combiné de l’utilisation croissante de sources d’électricité non émettrices; de l'impact d'événements naturels sur des opérations industrielles telles que les feux de forêt de Fort McMurray en Alberta; de facteurs économiques ayant un impact sur la production industrielle; ainsi que de la variabilité des conditions hivernales et les demandes en chauffage qui en résultent.
  • Allant de l’avant, le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques met le Canada sur la bonne voie pour réduire ses émissions à long terme afin d'atteindre sa cible pour 2030. Le cadre est un plan global visant à réduire les émissions dans tous les secteurs de l’économie canadienne, à stimuler une croissance économique propre et à renforcer la résilience aux effets des changements climatiques.

S.2 Introduction

La Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est un traité international établi en 1992 pour traiter de façon collaborative des questions relatives aux changements climatiques. L’objectif final de la CCNUCC est de stabiliser les concentrations atmosphériques de GES à un niveau qui empêcherait des perturbations dangereuses du système climatique. En décembre 1992, le Canada a ratifié la Convention, qui est ensuite entrée en vigueur en mars 1994.

Dans son plan pour atteindre son objectif et pour mettre en œuvre ses dispositions, la CCNUCC énonce un certain nombre de principes directeurs et d’engagements. Les articles 4 et 12 obligent notamment les Parties à établir, mettre à jour régulièrement, publier et mettre à la disposition de la Conférence des parties (CDP) leurs inventaires nationaux des émissions anthropiques par les sources et des absorptions par les puits de tous les GES qui ne sont pas visés par le Protocole de MontréalNote de bas de page 1 .

L’inventaire national de gaz à effet de serre du Canada est préparé et présenté à la CCNUCC au plus tard le 15 avril de chaque année, conformément aux Directives pour l’établissement des communications nationales des Parties visées à l’annexe 1 de la Convention, première partie : directives FCCC pour la notification des inventaires annuels (directives de la CCNUCC pour la notification des inventaires) adoptées par la décision 24/CP.19 en 2013. Le rapport annuel d’inventaire se compose du Rapport d’inventaire national (RIN) et des tableaux du Cadre uniformisé de présentation de rapports (CUPR).

L’inventaire de GES comprend les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4), d’oxyde nitreux (N2O), des perfluorocarbures (PFC), des hydrofluorocarbures (HFC), de l’hexafluorure de soufre (SF6) et du trifluorure d’azote (NF3) dans les cinq secteurs suivants : énergie; procédés industriels et utilisation des produits (PIUP); agriculture; déchets; et, affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (ATCATF). Les estimations des émissions et des absorptions de GES présentées dans l’inventaire des GES du Canada sont réalisées à l’aide de méthodes conformes aux Lignes directrices 2006 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. Suivant le principe d’amélioration continue, les données et les méthodes servant à estimer les émissions sont révisées au fil du temps, les émissions totales font donc l’objet de changements à mesure que ces données et méthodes s’améliorent.

En mai 2015, le Canada a indiqué qu’il avait l’intention de réduire ses émissions de GES de 30 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030. En décembre 2015 à la COP21, le Canada, de pair avec les autres pays du monde, a conclu un accord ambitieux et équilibré, qui a reçu l'appui du Premier Ministre et de tous les premiers et premières ministres des provinces et territoires dans le cadre de la Déclaration de Vancouver de mars 2016. Puisque 2005 a été adoptée comme année de référence pour les objectifs de 2020 et de 2030 du Canada, plusieurs des paramètres utilisés dans ce rapport sont présentés dans ce contexte, outre l’année de référence 1990, requise par les directives de la CCNUCC pour la notification des inventaires.

Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques

Le 9 décembre 2016, le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques (CPC) a été adopté comme plan ambitieux retenu par le Canada pour lutter contre les changements climatiques, accroître la résilience à un climat en évolution et stimuler une croissance économique propre. Il s’agit du premier plan de lutte contre les changements climatiques de l’histoire du Canada qui comprend des engagements communs et individuels des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, et qui a été élaboré avec la participation des peuples autochtones, des entreprises, des organisations non gouvernementales et des Canadiens partout au pays. Le CPC s’appuie sur quatre piliers : la tarification de la pollution par le carbone, les mesures complémentaires visant à réduire les émissions au sein de l’économie, l’adaptation et la résilience aux changements climatiques ainsi que les technologies propres, l’innovation et l’emploi. Il comprend plus de cinquante mesures concrètes qui touchent tous les secteurs de l’économie canadienne et met le Canada sur la bonne voie pour respecter sa cible, établie en vertu de l’Accord de Paris, qui vise à réduire ses GES de 30 % en deçà des niveaux de 2005 d’ici 2030.

La tarification de la pollution par le carbone constitue un élément central du plan du Canada. Elle est le moyen le plus efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de stimuler l’innovation et la croissance propre. Les provinces et territoires avaient la souplesse nécessaire pour mettre en œuvre un système fondé sur les tarifs ou un système de plafonnement et d’échange. Le système fédéral de tarification du carbone s’appliquera aux provinces et aux territoires qui en feront la demande ou qui n’ont pas mis en place un système de tarification satisfaisant aux exigences fédérales. Ce système fédéral comprend deux parties : une redevance réglementaire sur les combustibles fossiles et un système fondé sur le rendement pour les grandes industries, appelé le système de tarification fondé sur le rendement (STFR). Dans la plupart des provinces, le STFR est entré en vigueur le 1er janvier 2019 et la redevance sur les combustibles fossiles, quant à elle, le 1er avril 2019. Les systèmes de tarification des territoires entreront en vigueur le 1er juillet 2019.

Les autres mesures d’atténuation incluses dans le CPC permettront au Canada de réduire ses émissions dans tous les secteurs. L’utilisation accrue de l’électricité propre et des combustibles à faible teneur en carbone est cruciale pour la réduction des émissions à l’échelle de l’économie. Le Canada veille à réduire l’utilisation d’énergie, notamment en améliorant l’efficacité énergétique, en favorisant le passage à d’autres combustibles et en élaborant des codes encadrant la construction d’infrastructures ou de bâtiments « prêts à la consommation énergétique nette zéro ». Le plan climatique du Canada est appuyé par des investissements historiques dans le transport public (28,7 milliards de dollars); l’infrastructure écologique (26,9 milliards de dollars), comme l’énergie renouvelable, le réseau intelligent et les bornes de recharge pour véhicules électriques; les initiatives relatives aux technologies propres (2,3 milliards de dollars) et le Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone (2 milliards de dollars).

Le CPC reconnaît également l’importance d’accroître la résilience aux changements climatiques et prévoit des mesures pour aider les Canadiens à comprendre ce qu’il en est et à se préparer activement afin de s’adapter aux effets inévitables des changements climatiques. Le Canada a créé le Centre canadien des services climatologiques pour améliorer l’accès à la climatologie, agir à titre de source fédérale faisant autorité en ce qui a trait à l’information et aux ressources sur le climat, et renforcer la capacité d’intégrer les changements climatiques à la prise de décisions en matière d’adaptation. De plus, la mise en place du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes (2 milliards de dollars) aidera à faire face aux risques liés au climat et à protéger les collectivités des catastrophes naturelles.

Afin de soutenir la croissance propre, le Canada investit 2,3 milliards de dollars dans les technologies propres, dont des fonds de près de 1,4 milliard de dollars visant à soutenir les entreprises de technologies propres et 400 millions de dollars en appui au développement et à la démonstration de technologies propres. De plus, le Carrefour de la croissance propre du gouvernement du Canada offre un point d’accès unique aux connaissances, à l’expertise et aux spécialistes en matière de technologies propres au sein du gouvernement fédéral. Selon les plus récentes projections d’émissions de GES du Canada (ECCC, 2018a), les émissions de GES du Canada en 2030 seront inférieures de 223 millions de tonnes à leurs projections avant le CPC. Cette amélioration dans les perspectives concernant les émissions du Canada reflète l’étendue et la profondeur du plan canadien de lutte contre les changements climatiques. Lorsque le CPC sera pleinement mis en œuvre, il met le Canada sur la bonne voie pour atteindre sa cible pour 2030 et de continuer à réduire ses émissions après 2030.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux font état ensemble de la façon dont nos engagements en matière de climat sont concrétisés; le deuxième rapport annuel de synthèse sur la mise en œuvre du CPC a été publié en décembre 2018 (ECCC, 2018b). La collaboration continue entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, les partenariats avec les peuples autochtones et la mobilisation des Canadiens demeurent la pierre angulaire de la mise en œuvre du CPC.

La section S.3 du sommaire résume les toutes dernières données sur les émissions anthropiques (induites par l’activité humaine) nettes de GES au Canada durant la période allant de 2005 à 2017. Cette section établit aussi des liens entre ces données et les indicateurs pertinents de l’économie canadienne. La section S.4 décrit les principales tendances des émissions.

À des fins d’analyse des tendances et des politiques économiques, il est utile de répartir les émissions en fonction du secteur économique d’où elles proviennent. Ainsi, dans la section S.5, les émissions du Canada sont classées selon les secteurs économiques suivants : pétrole et gaz; électricité; transports; industrie lourde; bâtiments; agriculture; et, déchets et autres. Dans le présent document, le terme « secteur » renvoie généralement aux secteurs d’activité définis par le GIEC pour les besoins des inventaires nationaux de GES; il peut y avoir des exceptions où une expression comme « secteur économique » est employée pour désigner la situation canadienne.

La section S.6 décrit en détail les émissions de GES pour les 13 entités infranationales du Canada. Enfin, la section S.7 fournit des détails sur les composantes du présent rapport et décrit les principaux éléments de sa préparation.

S.3 Survol des émissions nationales de gaz à effet de serre

En 2017, selon le plus récent ensemble de données annuel contenu dans ce rapport, les émissions de GES du Canada s’élevaient à 716 mégatonnes d’équivalent en dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2)Note de bas de page 2 , soit une diminution nette de 15 Mt ou 2,0 % par rapport aux émissions de 2005 (Figure S-1)Note de bas de page 3 . Au cours de cette période, l’économie canadienne a connu une croissance plus rapide que ses émissions de GES. Cela veut dire que l’intensité des émissions pour toute l’économie (les GES par rapport au produit intérieur brut [PIB]) a diminué de 36 % depuis 1990 et de 20 % depuis 2005 (Figure S-1 et Tableau S-1). La baisse de l’intensité des émissions peut être attribuée au remplacement des carburants, à l’amélioration de l’efficacité, à la modernisation des procédés industriels et aux changements structuraux dans l’économie. Grâce à l’approche décrite à la section S.2, le Canada se positionne à long terme pour réduire les émissions absolues et atteindre l’objectif de 30 % inférieur aux niveaux de 2005 d’ici 2030.

De 2016 à 2017, les émissions du Canada ont augmenté de 8 Mt. Cette fluctuation dans les dernières années est dueà l’effet combiné de multiples facteurs, certains dans le cadre de tendances à plus long terme et d'autres plus uniques, incluant: une augmentation du pourcentage des sources non-émettrices d’électricité (-2,6 Mt entre 2016 et 2017); des événements entraînant des impacts sur la propduction de sables bitumineux, incluant le feu de 2016 à Fort Murray en Alberta et la reprise des activités en 2017; la variabilité de la température en hiver qui influence les émissions reliées au chauffage (+2,9 Mt entre 2016 et 2017); la variation dans le niveau de production et d’utilisation de combustibles fossiles dans les secteurs industriels (+0.1 Mt entre 2016 et 2017). Les estimations des émissions pour la dernière année de la série chronologique sont fondées sur les données préliminaires du bilan énergétique de Statistique Canada (BDEE, voir l’annexe 3 de la partie II du présent rapport). Les révisions des dernières estimations ont généralement lieu lors de la finalisation de cet ensemble de données clé et sont ajoutées à l'édition suivante du RIN. Au cours des 5 dernières années, ces révisions ont représenté en moyenne des recalculs de ± 0,47 % (ou jusqu'à 6 Mt) des dernières estimations. Les recalculs globaux des estimations de la dernière année ont été en moyenne de ± 0,66 %, ce qui se situe dans la plage d’incertitude de 2 % relative aux émissions totales.

Ces fluctuations d’une année à l’autre se superposent aux tendances observées sur une période à plus long terme, ces tendances et leurs moteurs seront résumés successivement dans ce sommaire et détaillés au chapitre 2 de ce rapport.

Figure S-1 : Émissions de gaz à effet de serre et intensité indexée des émissions de gaz à effet de serre du Canada (à l’exception du secteur Affectation des terres et foresterie)

Figure S-2 :  Émissions de gaz à effet de serre et intensité indexée des émissions de gaz à effet de serre du Canada (à l’exception du secteur Affectation des terres et foresterie)

Notes :

1. Les émissions ne réflètent pas encore l’impact récent des politques d’atténuation. Les émissions totales se situent dans une plage d’incertitude de 2 %.

2. Source des données sur le PIB : StatCan a

Description longue pour la figure S-1

La Figure S-1 est un graphique de type linéaire qui affiche la tendance actuelle des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) sur une ligne et sur une autre, la tendance indexée des émissions de GES par PIB (intensité des émissions) (index [1990=100]). Le tableau suivant comprend les émissions de GES actuelles (Mt d'éq. CO2) et les émissions de GES indexées par PIB pour la période de 1990 à 2017.

Émissions de gaz à effet de serre et intensité indexée des émissions de gaz à effet de serre du Canada (à l’exception du secteur Affectation des terres et foresterie)
Année Émissions de GES GES selon le produit intérieur brut (intensité des émissions) indexées
1990 602 100,0
1991 593 100,6
1992 610 102,6
1993 612 100,4
1994 634 99,1
1995 651 99,2
1996 672 100,8
1997 687 98,6
1998 695 96,0
1999 707 92,6
2000 731 90,7
2001 720 88,1
2002 724 86,1
2003 741 86,5
2004 743 84,2
2005 730 80,2
2006 721 77,3
2007 744 78,0
2008 723 75,1
2009 682 73,1
2010 693 72,1
2011 703 71,0
2012 711 70,7
2013 722 70,1
2014 723 68,2
2015 722 67,7
2016 708 65,8
2017 716 64,3
Tableau S‑1 : Tendances des émissions et indicateurs économiques, certaines années
Année 2005 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Total des GES (Mt) 730 711 722 723 722 708 716
Variation depuis 2005 (%) Sans objet (S.O.) -2,6 % -1,1 % -1,0 % -1,1 % -3,1 % -2,0 %
PIB (milliards de $ de 2007) 1 651 1 823 1 867 1 921 1 933 1 949 2 016
Variation depuis 2005 (%) S.O. 10 % 13 % 16 % 17 % 18 % 22 %
Intensité des GES (Mt/milliard de $ de PIB) 0,44 0,39 0,39 0,38 0,37 0,36 0,36
Variation depuis 2005 (%) S.O. -12 % -13 % -15 % -16 % -18 % -20 %

Source des données sur le PIB : StatCan, sans date (a)

S.O. = Sans objet

En 2017, le secteur de l’énergie (qui englobe les sources de combustion fixes, les transports et les sources fugitives) a produit 583 Mt de GES ou 82 % des émissions totales de GES du Canada (Figure S-2). Le reste des émissions provenaient principalement du secteur de l’agriculture et du secteur des PIUP (environ 8 % chacun), avec une contribution mineure du secteur des déchets (3 %). En 2017, le secteur ATCATF a absorbé 24 Mt de CO2 atmosphérique.

Le profil d’émissions du Canada est similaire à celui de la majorité des pays industrialisés par le fait que le CO2 contribue le plus aux émissions totales; sa part représentait 80 % des émissions totales en 2017 (Figure S-3). La majeure partie des émissions canadiennes de CO2 proviennent de la combustion de combustibles fossiles. En 2017, les émissions de CH4 s’élevaient à 93 Mt et représentaient 13 % des émissions totales du Canada. Ces émissions étaient en majeure partie constituées d’émissions fugitives des systèmes de traitement du pétrole et du gaz naturel ainsi que de l’agriculture et des sites d’enfouissement. Les émissions d’oxyde nitreux (N2O), attribuables principalement à la gestion des sols agricoles et aux transports, représentaient 38 Mt ou 5,3 % des émissions canadiennes en 2017. Les émissions de gaz synthétiques (HFC, PFC, SF6 et NF3) représentaient légèrement moins de 2 %.

Figure S-2 : Répartition des émissions du Canada par secteur du Intergouvernemental sur l’évolution du climat (2017)*

Figure S-3 :  Répartition des émissions du Canada par secteur du Intergouvernemental sur l’évolution du climat (2017)

Total national 2017 : 716 Mt d’éq. CO2

*Note : La somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué en raison de l’arrondissement.

Description longue pour la figure S-2

La Figure S-2 est un graphique de type en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada pour les secteurs du GIEC pour 2017. Les secteurs sont les suivants : Énergie— Combustion de sources fixes, Énergie—Transports, Énergie—Sources fugitives, Procédés industriels et utilisation des produits, Agriculture et Déchets. Le total des émissions de GES équivaut à 716 (Mt d'éq. CO2). Le tableau suivant comprend la répartition des émissions de GES du Canada par secteur pour 2017.

Répartition des émissions du Canada par secteur du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2017)
Secteur du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat Mt d’éq. CO2 %
Total 716 100 %
Énergie - Combustion de sources fixes 327 46 %
Énergie - Transport 201 28 %
Énergie - Sources fugitives 56 7,8 %
Procédés industriels et utilisation des produits 54 7,5 %
Agriculture 60 8,4 %
Déchets 19 2,6 %

Figure S-3 : Répartition des émissions totales du Canada par gaz à effet de serre (2017)*

Figure S-4 : Répartition des émissions totales du Canada par gaz à effet de serre (2017)

Total national 2017 : 716 Mt d’éq. CO2

*Note : La somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué en raison de l’arrondissement.

Description longue pour la figure S-3

La Figure S-3 est un graphique en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada par gaz à effet de serre pour 2017.  Les sept GES sont les suivants : CO2, CH4, N2O, HFC, PFC, SF6 et NF3. Le tableau suivant comprend la répartition des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) pour 2017.

Répartition des émissions totales du Canada par gaz à effet de serre (2017)
Gaz à effet de serre Mt d’éq. CO2 %
Total 716 100 %
CO2 571 80 %
CH4 93 13 %
N2O 38 5,3 %
HFCs, PFCs, SF6 et NF3 14 1,9 %

Même si le Canada n’a contribué qu’à environ 1,6 % des émissions mondiales de GES en 2015 (CAIT, 2017), il est l’un des plus grands émetteurs par habitant. Les émissions par habitant du Canada ont beaucoup diminué depuis 2005, alors que cet indicateur était à 22,7 t d’éq. CO2 par habitant, il a atteint un niveau encore plus bas à 19,5 t d’éq. CO2 par habitant (Figure S-4).

Figure S-4 : Émissions de gaz à effet de serre par habitant au Canada (2005 à 2017)

Figure S-5 :  Émissions de gaz à effet de serre par habitant au Canada (2005 à 2017)

Source des données sur la population : StatCan b

Description longue pour la figure S-4

La Figure S-4 est un graphique à barres qui affiche les émissions canadiennes de GES par habitant de 2005 à 2017. Le tableau suivant affiche les émissions (GES/habitant [t d'éq CO2 /habitant]) de 2005 à 2017.

Émissions de gaz à effet de serre par habitant au Canada (2005 à 2017)
Année GES/habitant (t d'éq CO2/habitant)
2005 22,7
2006 22,2
2007 22,6
2008 21,8
2009 20,3
2010 20,4
2011 20,5
2012 20,5
2013 20,6
2014 20,4
2015 20,2
2016 19,5
2017 19,5

S.4 Émissions et tendances par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental

Tendances des émissions

Au cours de la période s’étendant de 2005 à 2017, les émissions totales ont diminué de 14 Mt ou 1,9 % (Figure S-5). Le secteur de l’énergie a dominé cette tendance, avec une baisse des émissions de 15 Mt (4 %) pour les sources de combustion fixes et de 5 Mt (9 %) pour les sources fugitives (Tableau S-2). En outre, au cours de la même période, les émissions du secteur PIUP ont connu une diminution de 1,8 Mt (3 %), et les émissions du secteur des déchets ont baissé de 1,4 Mt (7 %). Toutefois, les émissions du secteur des transports ont augmenté de 9,0 Mt (5 %), contrebalançant partiellement les diminutions dans les autres secteurs (Figure S-6).

Figure S-5 : Tendances des émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2017)

Figure S-6 :  Tendances des émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2017)
Description longue pour la figure S-5

La Figure S-5 est un graphique à barres qui affiche les tendances des émissions canadiennes de GES de sept secteurs du GIEC de 2005 à 2017. Les sept secteurs du GIEC incluent : Énergie (Combustion de sources fixes), Énergie (Transport), Énergie (Sources fugitives Procédés industriels et utilisation des produits, Agriculture, Déchets and Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie. Le tableau suivant affiche les tendances des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) pour chacun des sept secteurs de 2005 à 2017.

Tendances des émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2017) (Mt d’éq. CO2)
Année Énergie (Combustion de sources fixes) Énergie (Transport) Énergie (Sources fugitives) Procédés industriels et utilisation des produits Agriculture Déchets Affectation des Terres, Changement d'affectation des Terres et Foresterie
2005 342 192 61 56 60 20 -21
2006 333 191 61 56 58 21 -30
2007 354 195 61 55 58 21 -32
2008 338 194 59 54 58 20 -37
2009 316 189 55 47 56 19 -49
2010 318 197 55 51 55 18 -32
2011 324 197 55 54 55 18 -33
2012 323 197 59 58 57 18 -36
2013 327 202 61 55 59 18 -33
2014 331 200 63 53 58 19 -32
2015 330 202 60 53 58 19 -25
2016 320 201 55 55 59 19 -25
2017 325 201 56 54 60 19 -24

Depuis 2009, soit depuis que les émissions ont atteint leur plus bas niveau de la dernière décennie, la croissance des émissions peut être attribuée à l’augmentation de l’extraction de pétrole et de gaz (34 Mt), du nombre de camions légers à essence (8,4 Mt) et de véhicules lourds à moteur diesel en circulation (6,8 Mt), de la consommation des halocarbures, SF6 et NF3 (5,8 Mt) et de l’application d’engrais azotés inorganiques (3,9 Mt). Pendant la même période, les émissions provenant de la production d’électricité ont connu une baisse de 21 Mt, ce qui a partiellement contrebalancé la croissance des émissions.

De plus amples renseignements sur les tendances des émissions de GES pour les années 1990 et 2005 et leurs facteurs déterminants se retrouvent au chapitre 2Note de bas de page 4 . De plus, des ventilations supplémentaires des émissions ainsi qu’une série chronologique complète sur le site site Web du gouvernement ouvert du Canada.

Tableau S-2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, années sélectionnées, total (Mt d’éq. CO2)
Catégories de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Total rien rien 730 711 722 723 722 708 716

Les sommes pourraient ne pas correspondre aux totaux indiqués en raison de l’arrondissement.

Les totaux nationaux excluent tous les GES du secteur de l’ATCATF.

Ces données sommaires sont présentées en détail à Web du gouvernement ouvert du Canada.

Tableau S-2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, années sélectionnées, catégorie d'énergie (Mt d’éq. CO2)
Catégories de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Total rien rien 595 578 589 594 592 575 583
Énergie a.Sources de combustion fixes rien 342 323 327 331 330 320 327
Énergie a.Sources de combustion fixes Production de chaleur et d'électricité du secteur public 125 91 87 84 87 81 79
Énergie a.Sources de combustion fixes Industries de raffinage du pétrole 20 19 18 18 18 18 18
Énergie a.Sources de combustion fixes Extraction de pétrole et de gaz 63 86 92 97 99 100 106
Énergie a.Sources de combustion fixes Exploitation minière 4,3 6,0 5,4 5,0 4,6 4,3 3,9
Énergie a.Sources de combustion fixes Industries manufacturières 48 44 45 45 44 42 43
Énergie a.Sources de combustion fixes Construction 1,5 1,4 1,3 1,3 1,3 1,3 1,3
Énergie a.Sources de combustion fixes Commercial et institutionnel 33 29 30 31 30 30 31
Énergie a.Sources de combustion fixes Résidentiel 46 42 44 46 43 39 41
Énergie a.Sources de combustion fixes Agriculture et foresterie 2,2 3,8 3,8 3,8 3,6 3,8 3,7
Énergie b. Transport rien 192 197 202 200 202 201 201
Énergie b. Transport Transport aérien intérieur 7,6 7,3 7,6 7,2 7,1 7,1 7,1
Énergie b. Transport Transport routier 130 140 144 141 143 145 144
Énergie b. Transport Transport ferroviaire 6,6 7,6 7,3 7,5 7,1 6,5 6,6
Énergie b. Transport Transport maritime intérieur 6,4 5,6 5,2 4,8 4,7 3,6 4,4
Énergie b. Transport Autres moyens de transport 42 36 38 39 40 39 40
Énergie c. Sources fugitives rien 61 59 61 63 60 55 56
Énergie c. Sources fugitives Exploitation de la houille 1,4 1,4 1,5 1,3 1,1 1,3 1,1
Énergie c. Sources fugitives Pétrole et gaz naturel 60 57 59 61 59 54 54
Énergie d. Transport et stockage du CO2
rien <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05
Tableau S-2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, années sélectionnées, catégorie de procédés industriels et utilisation des produits (Mt d’éq. CO2)
Catégorie de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Total rien rien 56 58 55 53 47 55 54
Procédés industriels et utilisation des produits a. Produits minéraux rien 10 8,5 7,8 7,8 8,1 7,9 8,5
Procédés industriels et utilisation des produits b. Industries chimiques rien 9,5 6,4 6,4 6,0 6,5 6,6 5,8
Procédés industriels et utilisation des produits c. Production de métaux rien 20 17 15 15 14 16 16
Procédés industriels et utilisation des produits d. Production et consommation d'halocarbures, de SF6 et de NF3 rien 5,1 9,1 9,4 10 11 12 13
Procédés industriels et utilisation des produits e. Produits non énergétiques provenant de combustibles et de l’utilisation de solvant rien 10 17 16 13 12 12 10
Procédés industriels et utilisation des produits f. Fabrication et utilisation d'autres produits rien 0,53 0,54 0,56 0,49 0,58 0,66 0,71
Tableau S-2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, années sélectionnées, catégorie d'agriculture (Mt d’éq. CO2)
Catégorie de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Total rien rien 60 57 59 58 58 59 60
Agriculture a. Fermentation entérique rien 31 25 25 24 24 24 24
Agriculture b. Gestion des fumiers rien 8,8 7,7 7,8 7,7 7,8 7,9 8,0
Agriculture c. Sols agricoles rien 19 22 24 23 24 24 25
Agriculture d. Incinération des résidus agricoles dans les champs rien <0,05 <0,05 0,05 0,05 0,06 0,05 0,05
Agriculture e. Chaulage, application d'urée et autres engrais carbonés rien 1,4 2,3 2,7 2,5 2,6 2,5 2,5
Tableau S-2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, années sélectionnées, catégorie de déchets (Mt d’éq. CO2)
Catégorie de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Total rien rien 20 18 18 19 19 19 19
Déchets a. Évacuation des déchets solides rien 18 16 16 17 17 17 17
Déchets b. Traitement biologique des déchets solides rien 0,3 0,4 0,4 0,5 0,5 0,4 0,4
Déchets c. Traitement et rejet des eaux usées rien 1,0 1,1 1,1 1,1 1,2 1,2 1,2
Déchets d. Incinération et combustion à l’air libre de déchets rien 0,6 0,3 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4
Tableau S-2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, années sélectionnées, catégorie d'affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie (Mt d’éq. CO2)
Catégorie de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Total rien rien - 21 - 36 - 33 - 32 - 25 - 25 - 24
Affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie a. Terres forestières rien - 160 - 160 - 160 - 160 - 150 - 150 - 150
Affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie b. Terres cultivées rien - 11 - 11 - 10 - 9,5 - 8,6 - 7,8 - 6,8
Affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie c. Prairies rien <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05
Affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie d. Terres humides rien 3,1 3,0 3,0 3,1 2,9 2,9 3,2
Affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie e. Zones de peuplement rien 3,8 3,7 3,8 3,9 3,9 3,8 3,5
Affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie f. Produits ligneux récoltés rien 140 130 130 130 130 130 130

Figure S-6 : Variations des émissions, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2017)

Figure S-7 :  Variations des émissions, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2017)
Description longue pour la figure S-6

La Figure S-6 est un graphique à barres qui affiche la variation totale et les variations des émissions de GES des secteurs du GIEC de 2005 à 2017. Les secteurs du GIEC sont les suivants : Énergie (Combustion de sources fixes), Énergie (Transport), Énergie (Sources fugitives Procédés industriels et utilisation des produits, Agriculture et Déchets. Le tableau suivant affiche les variations dans les émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) de 2005 à 2017.

Variations des émissions, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2017)
Sector du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat Variation nette des émissions (Mt d’éq. CO2) %
Variation totale -15 -2 %
Énergie : Combustion de sources fixes -15 -4 %
Énergie (Transport) 9 5 %
Énergie (Sources fugitives) -5 -9 %
Procédés industriels et utilisation des products -2 -3 %
Agriculture 0 0 %
Déchets -1 -7 %

La section ci-dessous décrit en détails les émissions et les tendances dans chaque secteur du GIEC.

Énergie—Émissions de gaz à effet de serre de 2017 (583 Mt)

En 2017, les émissions de GES produites par le secteur de l’énergie du GIEC (583 Mt) étaient 1,9 % plus faibles qu’en 2005 (595 Mt). Dans le secteur de l’énergie, l’augmentation de 43 Mt des émissions provenant de l’extraction de pétrole et de gaz a été contrebalancée par une diminution de 46 Mt des émissions dues à la production d’électricité et de chaleur du secteur public.

La diminution de la production d’électricité à partir de charbon (40 %) et de pétrole (70 %), jumelée à une augmentation de 17 % de la production d’énergie hydroélectrique, nucléaire et éolienne, a été un facteur principal à l’origine de la diminution de 37 % des émissions dues à la production d’électricité et de chaleur entre 2005 et 2017. La fermeture permanente, achevée en 2014, de toutes les centrales électriques alimentées au charbon de l’Ontario a contribué dans une proportion de 77 % à réduire la consommation de charbonNote de bas de page 5 , bien que des baisses de la consommation de charbon aient été observées également en Alberta (14 %), en Nouvelle‑Écosse (5 %), au Nouveau‑Brunswick (2 %), au Manitoba (1 %) et en Saskatchewan (1 %). Une baisse de la consommation de pétrole a été constatée au Nouveau‑Brunswick (77 %), en Nouvelle‑Écosse (18 %), en Ontario (8 %) et au Québec (3 %). Les légères variations des émissions observées pendant la période sont dues à des changements dans la composition des sources de production d’électricitéNote de bas de page 6 .

Les émissions de GES associées aux industries manufacturières ont baissé de 5,5 Mt entre 2005 et 2017, ce qui concorde à la fois avec une baisse de 13 % de la consommation d’énergie et une diminution observée de la productionNote de bas de page 7  par ces industries.

L’augmentation de 43 Mt des émissions produites par la consommation de combustibles dans le secteur de l’extraction de pétrole et de gaz s’explique par unehausse de 158 % de l’extraction de bitume et de pétrole brut synthétique des sables bitumineux canadiens depuis 2005.

Au Canada, les émissions dues au transport sont principalement liées au transport routier, qui englobe le transport de personnes (véhicules et camions légers) et les véhicules lourds. La hausse des émissions du transport routier s’explique en grande partie par la conduite accrue de véhicules. Malgré une réduction du nombre de kilomètres parcourus par véhicule, le parc total de véhicules a augmenté de 37 % depuis 2005, surtout pour les camions (les camions légers et lourds), entraînant dans l’ensemble davantage de kilomètres parcourus.

Procédés industriels et utilisations des produits—Émissions de gaz à effet de serre de 2017 (54 Mt)

Le secteur des procédés industriels et de l’utilisation des produits englobe les émissions de GES non liées à l’énergie issues de procédés de fabrication et de l’utilisation des produits, comme la calcination du calcaire dans la production de ciment et l’utilisation d’hydrofluorocarbures (HFC) et de perfluorocarbures (PFC) comme réfrigérants pour remplacer des substances appauvrissant la couche d’ozone (SACO). Les émissions du secteur PIUP ont contribué aux 54 Mt (7,6 %) d’émissions du Canada en 2017.

Entre 2005 et 2017, les émissions des procédés de la plupart des catégories du secteur PIUP ont diminué. Une exception notable est l’augmentation de 7,5 Mt (146 %) des émissions dues à l’utilisation de HFC.

L’industrie de l’aluminium a enregistré une réduction de ses émissions dues aux procédés depuis 1990, en grande partie grâce aux améliorations technologiques pour réduire les émissions de PFC. La fermeture d’usines de production primaire de magnésium en 2003, 2007 et 2008 a aussi contribué à diminuer les émissions des procédés de la catégorie de production de métaux. La baisse globale des émissions de GES provenant des industries de produits chimiques depuis 1990 découle principalement de la fermeture, en 2009, de l’unique usine canadienne d’acide adipique qui était située en Ontario. Depuis 2009, les émissions provenant des industries de produits chimiques sont demeurées relativement stables.

Agriculture—Émissions de gaz à effet de serre de 2017 (60 Mt)

Le secteur de l’agriculture englobe les émissions de GES non attribuables à la production d’énergie, mais liées à la production végétale et à l’élevage de bétail. Les émissions associées à l’agriculture ont représenté 60 Mt, ou 8,4 % des émissions totales de GES pour le Canada en 2017, et sont demeurées inchangées par rapport aux niveaux de 2005.

En 2017, les émissions du secteur de l’agriculture représentaient 30 % des émissions nationales de CH4 et 77 % des émissions nationales de N2O.

Les principaux facteurs influant sur la tendance des émissions dans le secteur de l’agriculture sont les variations des populations d’animaux d’élevage et l’application d’engrais azotés inorganiques sur les sols agricoles dans les Prairies. Depuis 2005, l’utilisation d’engrais a augmenté de 71 %, tandis que les principales populations d’animaux d’élevage, qui étaient à leur maximum en 2005, ont diminué de façon marquée jusqu’en 2011. En 2017, les émissions rejetées par le bétail pendant le processus de digestion (fermentation entérique) représentaient 40 % des émissions agricoles totales, et l’application d’engrais azotés inorganiques, 23 % des émissions agricoles totales.

Déchets—Émissions de gaz à effet de serre de 2017 (20 Mt)

Le secteur des déchets comprend les émissions de GES provenant du traitement et de l’évacuation des déchets liquides et solides. Les émissions provenant des déchets représentaient 19 Mt (2,6 %) des émissions totales du Canada en 2017 et 20 Mt (2,8 %) en 2005.

Dans le secteur des déchets, la source principale d’émissions est l’élimination des déchets solides (16,7 Mt d’éq. CO2 en 2017), comprenant les sites d’enfouissement de déchets solides municipaux (DSM) (13,2 Mt en 2017) et de déchets ligneux (3,5 Mt en 2017). En 2017, l’élimination des déchets solides représentait 89 % des émissions du secteur, tandis que le traitement biologique des déchets solides (compostage), le traitement et le rejet des eaux usées ainsi que l’incinération et la combustion à l’air libre des déchets contribuaient à la part restante, soit 11 %.

Les émissions de CH4 provenant des sites d’enfouissement publics et privés de DSM représentent 79 % des émissions attribuables à l’élimination des déchets solides. Ces émissions ont diminué de 5,4 % entre 2005 et 2017. Sur les 26 Mt d’éq. CO2 de CH4 générées par les sites d’enfouissement de DSM en 2017, seulement 13 Mt (ou 51 %) des émissions produites étaient effectivement rejetées dans l’atmosphère. Une partie significative (43 % ou 1 Mt) des émissions de CH4 aété captée par des systèmes de collecte de gaz d’enfouissement, comparativement à 32 % en 2005. Une petite partie (6 % ou 1 Mt) a été oxydéeau contact des matériaux de recouvrement.

Affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie—Émissions de gaz à effet de serre de 2017 (absorptions nettes de 24 Mt)

Le secteur de l’ATCATF inclut les flux anthropiques de GES entre l’atmosphère et les terres aménagées au Canada, y compris ceux associés au changement d’affectation des terres et les émissions provenant des produits ligneux récoltés (PLR), qui sont étroitement liés aux terres forestières.

Dans ce secteur, le flux net est calculé comme étant la somme des quantités de CO2 et de gaz autres que le CO2 émises dans l’atmosphère et des quantités de CO2 absorbées de l’atmosphère. En 2017, ce flux net correspondait à des absorptions nettes de 24 Mt qui, si elles étaient incluses aux totaux nationaux, diminueraient d’environ 3,3 % les émissions totales de GES au Canada.

Les absorptions nettes du secteur ATCATF ont fluctué au cours des dernières années, passant de 21 Mt en 2005 à 49 Mt en 2009, puis ont diminué jusqu’à 24 Mt en 2017. Les fluctuations sont principalement attribuables aux variations des émissions provenant des PLR et des prélèvements sur les Terres forestières qui sont étroitement liés aux taux de récolte.

Les estimations des terres forestières présentent séparément les émissions et les absorptions découlant de perturbations naturelles significatives (feux de forêt et insectes) dans les forêts aménagées, ce qui permet de dégager les tendances associées aux activités anthropiques d’aménagement forestier. Les absorptions nettes ont fluctué entre 160 Mt et un niveau minimal de 150 Mt entre 2005 et 2017, à mesure que les forêts se rétablissent après les sommets atteints par les taux de récolte et les perturbations de faible intensité causées par des insectes au début des années 2000. Au cours de la même période, les émissions des PLR provenant de la récolte intérieure ont diminué de 140 Mt en 2005 à 120 Mt en 2009 (l’année où les taux de récolte sont les plus bas) et ont depuis augmenté à 130 Mt en 2017. Environ 29 % des émissions des PLR proviennent de produits ligneux à longue durée de vie atteignant la fin de leur vie économique des décennies après la récolte du bois. Par conséquent, les tendances en matière d’émissions et de prélèvements dans les produits ligneux récoltés et dans les terres forestières sont influencées par les tendances récentes en matière de gestion forestière et par l’impact à long terme de la gestion forestière au cours des dernières décennies.

À l’heure actuelle, les absorptions nettes des terres cultivées sont inférieures à celles de 2005. Les absorptions de GES par les terres cultivées ont atteint un sommet de 12 Mt en 2006 et ont diminué depuis pour s’établir à un bas niveau de 7 Mt en 2017, principalement par suite d’une augmentation de la conversion des cultures pérennes en cultures annuelles dans les Prairies, l’effet à la baisse de l’adoption de pratiques de conservation du sol pour les terres cultivées.

La conversion de forêtsNote de bas de page 8  à d’autres affectations est une pratique courante, mais qui diminue au Canada. Les forêts sont principalement converties en établissements pour l’extraction de ressources et l’accroissement de la superficie des terres cultivées. Les émissions imputables à la conversion de forêts sont passées de 16 Mt en 2005 à 14 Mt en 2017.

S.5 Secteurs économiques canadiens

À des fins d’analyse des tendances et des politiques économiques, il est utile de répartir les émissions en fonction du secteur économique d’où elles proviennent. En général, on établit le profil complet des émissions d’un secteur économique donné en redistribuant la proportion relative des émissions associées aux différentes catégories du GIEC. Cette redistribution permet simplement de reclasser les émissions dans différentes catégories; elle ne change en rien l’ampleur globale des estimations des émissions canadiennes.

Les tendances des émissions de GES dans les secteurs économiques du Canada de 2005 à 2017 concordent avec celles décrites pour les secteurs du GIEC, avec les secteurs économiques du pétrole et du gaz, et des transports révélant une augmentation de 23 % et de 7 % depuis 2005 (Figure S-7 et Tableau S‑3). Ces augmentations ont été davantage contrebalancées par les diminutions des émissions dans les secteurs de l’électricité (38 %), de l’industrie lourde (16 %), et des déchets et autres (9 %).

Pour plus renseignements sur les tendances du secteur économique, se reporter au chapitre 2. La partie 3 du présent rapport fournit quant à elle de plus amples renseignements sur les définitions des secteurs du GIEC et des secteurs économiques ainsi qu’une corrélation détaillée entre les secteurs du GIEC et les secteurs économiques.

Figure S-7 : Répartition des émissions du Canada par secteur économique (2017)

Figure S-8 :  Répartition des émissions du Canada par secteur économique (2017)

Note : La somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué en raison de l’arrondissement.

Description longue pour la figure S-7

La Figure S-7 est un graphique en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada des sept secteurs économiques suivants  en 2017 : Pétrole et gaz, Électricité, Transports, Industrie lourde, Bâtiments, Agriculture, ainsi que Déchets et autres. Le tableau suivant affiche la répartition des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) de ces secteurs pour 2017.

Répartition des émissions du Canada par secteur économique (2017)
Secteur économique Mt d’éq. CO2 %
Total 716 100 %
Pétrole et Gaz 195 27 %
Électricité 74 10 %
Transports 174 24 %
Industries lourde 73 10 %
Bâtiments 85 12 %
Agriculture 72 10 %
Déchets et autres 42 6 %
Tableau S-3 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada par secteur économique, certaines années (Mt d’éq. CO2)
Secteur 1990 2005 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Total des émissions nationales de GES 602 730 711 722 723 722 708 716
Pétrole et gaz 106 158 176 186 193 192 187 195
Électricité 94 119 84 81 78 81 76 74
Transports 122 162 172 175 173 174 174 174
Industrie lourdeFootnote a 97 87 80 78 78 77 76 73
Bâtiments 74 86 86 86 88 86 82 85
AgricultureFootnote b 57 72 70 72 71 71 72 72
Déchets et autresFootnote c 52 47 42 43 42 42 41 42

Notes : Les sommes pourraient ne pas correspondre aux totaux indiqués en raison de l’arrondissement.

Les estimations présentées font partie d’un processus d’amélioration continue. La valeur des émissions passées peut être modifiée dans les futures éditions du rapport à la lumière de nouvelles données et en raison du perfectionnement des méthodes et des modèles utilisés.

S.6 Émissions de gaz à effet de serre des provinces et des territoires

Les émissions varient grandement d’une province à l’autre en raison de facteurs comme la démographie, les sources d’énergie et la structure économique. Toute chose étant égale par ailleurs, dans les économies axées sur l’extraction des ressources, les niveaux des émissions ont tendance à être plus élevés que dans les économies axées sur les services. Dans un même ordre d’idée, les émissions de gaz à effet de serre des provinces qui dépendent des combustibles fossiles pour la production d’électricité sont relativement supérieures à celles des provinces qui utilisent davantage l’hydroélectricité.

Historiquement, les provinces de l’Alberta et de l’Ontario sont les plus grandes émettrices de GES. Depuis 2005, les profils d’émissions de ces deux provinces ont divergé. Les émissions en Alberta ont augmenté, passant de 231 Mt en 2005 à 273 Mt en 2017 (18 %), en raison surtout de l’accroissement des opérations pétrolières et gazières (Figure S-8 et Tableau S‑4). En revanche, les émissions ont diminué de façon soutenue en Ontario depuis 2005 (de 45 Mt ou 22 %), en grande partie grâce à la fermeture de centrales électriques alimentées au charbon.

De plus, depuis 2005, les émissions ont diminué de 8,4 Mt (9,8 %) au Québec et de 1,0 Mt (1,5 %) en Colombie-Britannique. Les émissions de la Saskatchewan ont augmenté de 9,8 Mt (14 %) entre 2005 et 2017. Les émissions ont aussi augmenté au Manitoba et à Terre Neuve et Labrador depuis 2005, mais dans une moindre mesure (1,5 Mt ou 7,7 % et 0,7 Mt ou 6,9 %, respectivement). Les provinces qui ont connu des baisses plus importantes de leurs émissions sont le Nouveau Brunswick (réduction de 5,7 Mt ou 28 %), la Nouvelle Écosse (réduction de 7,6 Mt ou 33 %) et l’Île du Prince Édouard (réduction de 0,2 Mt ou 10 %).

Figure S-8 : Émissions par province et territoire en 2005, en 2010 et en 2017

Figure S-9 :  Émissions par province en 2005, en 2010 et en 2017
Description longue pour la figure S-8

La Figure S-8 est un graphique à barres qui affiche les émissions de GES par province et territoire pour les années suivantes: 2005, 2010 et 2017. Le tableau suivant affiche les émissions de GES (Mt d'éq. CO2) pour 1990, 2005 et 2017.

Émissions par province et territoire en 2005, en 2010 et en 2017 (Mt d'éq. CO2)
Province/territoire 2005 2010 2017
NL 10 10 11
PE 2 2 2
NS 23 20 16
NB 20 18 14
QC 86 80 78
ON 204 174 159
MB 20 19 22
SK 68 69 78
AB 231 239 273
BC 63 59 62
YT 0,5 0,6 0,5
NT 1,6 1,4 1,3
NU <0,5 0,5 0,6
Tableau S-4 : Émissions de gaz à effet de serre par province/territoire, années sélectionnées (Mt d’éq. CO2)
Province/territoire Variation (%) 1990 Variation (%) 2005 Variation (%) 2012 Variation (%) 2013 Variation (%) 2014 Variation (%) 2015 Variation (%) 2016 Variation (%) 2017 Variation (%) 2005 à 2017
Total (Canada) 602 730 711 722 723 722 708 716 -2,0 %
NL 9,4 10 9,4 9,4 10 11 11 11 6,9 %
PE 1,9 2,0 2,1 1,7 1,7 1,7 1,8 1,8 -10 %
NS 20 23 19 18 16 17 16 16 -33 %
NB 16 20 17 15 14 14 15 14 -28 %
QC 86 86 80 80 78 78 78 78 -9,8 %
ON 180 204 169 168 166 165 162 159 -22 %
MB 18 20 20 21 21 21 21 22 7,7 %
SK 44 68 71 73 76 79 76 78 14 %
AB 173 231 261 271 276 275 264 273 18 %
BC 52 63 60 61 60 59 61 62 -1,5 %
YT 0,5 0,5 0,6 0,6 0,5 0,5 0,5 0,5 -1,3 %
NT Sans objet (S.O.) 1,6 1,5 1,3 1,5 1,7 1,6 1,3 -19 %
NU S.O. 0,4 0,5 0,7 0,7 0,6 0,6 0,6 33 %

Notes : Les sommes pourraient ne pas correspondre aux totaux indiqués en raison de l’arrondissement.

S.O. Sans objet.

S.7 Dispositions prises relativement à l’inventaire national

Environnement et Changement climatique Canada est l’unique entité nationale responsable de la préparation et de la présentation à la CCNUCC du Rapport d’inventaire national de GES ainsi que de la gestion des processus et procédures de soutien.

Les dispositions institutionnelles pour la préparation de l’inventaire reposent notamment sur des accords officiels concernant la collecte des données et le calcul des estimations; un plan de gestion de la qualité, comprenant un plan d’amélioration; la capacité de définir des catégories clés et de produire une analyse d’incertitude quantitative; un processus de recalcul dû aux améliorations; des procédures d’approbation officielles et un système d’archivage permettant de faciliter les examens par des tiers.

La transmission d’informations en ce qui concerne les dispositions relatives à l’inventaire national, y compris de renseignements détaillés sur les dispositions institutionnelles prises pour l’établissement des inventaires, est également une exigence annuelle aux termes des directives de la CCNUCC pour la notification des inventaires annuels (se reporter au chapitre 1, section 1.2).

Structure du rapport

Parmi les exigences de la CCNUCC figurent la compilation et la présentation annuelles du Rapport d’inventaire national (RIN) et des tableaux du Cadre uniformisé de présentation de rapports (CUPR). Les tableaux du CUPR sont une série de tableaux de données normalisées essentiellement quantitatives qui sont transmis par voie électronique. Le RIN contient les renseignements à l’appui des tableaux du CUPR, y compris une description exhaustive des méthodes utilisées pour compiler l’inventaire, les sources de données, les structures institutionnelles et les procédures d’assurance et de contrôle de la qualité.

La partie 1 du RIN comprend les chapitres 1 à 8. Le chapitre 1 (Introduction) présente un aperçu des dispositions juridiques, institutionnelles et procédurales mises en œuvre par le Canada pour produire l’inventaire (c. à d. les dispositions relatives à l’inventaire national), les procédures d’assurance et de contrôle de la qualité ainsi qu’une description du système canadien de déclaration des émissions par les installations. Le chapitre 2 contient une analyse des tendances des émissions de GES au Canada conforme à la structure de production de rapports de la CCNUCC et une ventilation des tendances des émissions par secteur économique du Canada. Les chapitres 3 à 7 présentent des descriptions et des analyses supplémentaires pour chaque secteur, conformément aux exigences de la CCNUCC en matière de déclaration. Le chapitre 8 présente un sommaire des nouveaux calculs et des améliorations prévues.

La partie 2 du RIN est constituée des annexes 1 à 7, qui présentent une analyse par catégorie clé, une évaluation du degré d’incertitude de l’inventaire, des explications détaillées des méthodes d’estimation, le bilan énergétique du Canada, des évaluations du degré d’exhaustivité, les coefficients d’émission et de l’information sur les précurseurs de l’ozone et des aérosols.

La partie 3 est composée des annexes 8 à 13, qui contiennent les procédures d’arrondissement des données, des tableaux récapitulatifs des émissions de GES, à l’échelle nationale et pour chaque province et territoire, par secteur et par gaz, de même que d’autres précisions sur l’intensité des émissions de GES découlant de la production d’électricité. Les données sur les GES sont également disponibles en ligne sur le site Web du gouvernement ouvert du Canada.

Références du sommaire

Climate Analysis Indicators Tool (CAIT). 2017. Washington (DC): World Resources Institute (disponible en anglais seulement)

Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). 2018a. Projections des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques au Canada.

Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). 2018b. Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques: Deuxième rapport annuel synthèse de la mise en œuvre.

Statistique Canada (StatCan). Sans date (a). Tableau 36-10-0369-01 : Produit intérieur brut en termes de dépenses, aux prix constants de 2012, annuel. Mis à jour le 14 décembre 2018 (consulté le 14 décembre 2018).

Statistique Canada (StatCan). Sans date (b). Tableau 17-10-0005-01 (auparavant tableau CANSIM 051-0001 : Estimation de la population, selon le groupe d’âge et le sexe au 1er juillet, Canada, provinces et territoires, annuel (personnes sauf indication contraire). Mis à jour le 13 décembre 2018 (consulté le 13 décembre 2018).

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