Sources et puits de gaz à effet de serre : sommaire 2021

Un inventaire des gaz à effet de serre au Canada pour l’année.

S.1 Points clés

Après avoir fluctué ces dernières années, les émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada en 2019 (selon le plus récent ensemble de données contenu dans ce rapport) sont passées à 730 mégatonnes d’équivalent de dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2), une augmentation de 1 Mt ou de 0,2 % par rapport aux émissions de 2018 et une diminution nette de 9 Mt ou 1,1 % par rapport aux émissions de 2005.

Les tendances des émissions depuis 2005 restent cohérentes avec les éditions précédentes de l'inventaire, les augmentations des émissions dans les secteurs du Pétrole et du gaz et des Transports étant compensées par des baisses dans d’autres secteurs, notamment l’Électricité et l’Industrie lourde.

Pendant la période couverte dans le présent rapport, l’économie canadienne a connu une croissance plus rapide que ses émissions de GES. Par conséquent, l’intensité des émissions pour l’ensemble de l’économie (GES par produit intérieur brut [PIB]) a diminué de 37 % depuis 1990 et de 23 % depuis 2005.

L’amélioration continue est un principe clé sur lequel repose l’élaboration de l’inventaire annuel des gaz à effet de serre au Canada. D’importantes améliorations des méthodologies ont été intégrées dans cette édition du RIN (émissions de méthane provenant des sites d’enfouissement) et d’autres le seront dans l’édition 2022 (émissions fugitives de méthane provenant de l’industrie pétrolière et gazière en amont). Les méthodes améliorées utilisent des études et des connaissances propres au Canada, facilitent l'adoption de nouvelles données scientifiques et permettent de mieux saisir l'impact des améliorations apportées aux technologies et aux pratiques industrielles sur les émissions.

Le Plan de lutte contre les changements climatiques renforcé du gouvernement, Un environnement sain et une économie saine, repose sur le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, ce qui a fait en sorte que les projections sur les émissions de GES en 2030 seront de 227 millions de tonnes inférieures aux émissions projetées avant son adoption. Avant le Cadre pancanadien, la prévision des émissions absolues en 2019 était estimée à 764 Mt (Deuxième rapport biennal, 2015), soit 34 Mt de plus que les données de cette année pour 2019. Une fois entièrement mis en œuvre, le Plan de lutte contre les changements climatiques renforcé devrait réduire les émissions au Canada d’au moins 85 millions de tonnes de plus, permettant ainsi au Canada de dépasser sa cible actuelle pour 2030. En partenariat avec les provinces et les territoires, et en collaborant avec le secteur privé et d’autres secteurs, le Canada peut viser à atteindre des émissions de l’ordre de 32 % à 40 % sous les niveaux de 2005 et le gouvernement du Canada s’est engagé à fournir sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) avant la 26e Conférences des Parties (COP26). Au-delà de 2030, le Canada s’est également engagé à atteindre la carboneutralité d’ici 2050, et la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité permettra d’établir un processus juridiquement contraignant en matière de cibles intérimaires, de plans et de rapports pour atteindre cet objectif.

S.2 Introduction

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est un traité international établi en 1992 pour traiter de façon collaborative des questions relatives aux changements climatiques. L’objectif final de la CCNUCC est de stabiliser les concentrations atmosphériques de GES à un niveau qui empêcherait des perturbations dangereuses du système climatique. En décembre 1992, le Canada a ratifié la Convention, qui est ensuite entrée en vigueur en mars 1994.

Dans son plan pour atteindre son objectif et pour mettre en œuvre ses dispositions, la CCNUCC énonce un certain nombre de principes directeurs et d’engagements. Les articles 4 et 12 obligent notamment les Parties à établir, mettre à jour régulièrement, publier et mettre à la disposition de la Conférence des parties leurs inventaires nationaux des émissions anthropiques par les sources et des absorptions par les puits de tous les GES qui ne sont pas visés par le Protocole de MontréalNote de bas de page 1.

L’Inventaire national de gaz à effet de serre du Canada est préparé et présenté à la CCNUCC au plus tard le 15 avril de chaque année conformément aux Directives pour l’établissement des communications nationales des Parties visées à l’annexe 1 de la Convention, première partie : directives FCCC pour la notification des inventaires annuels (directives de la CCNUCC pour la notification des inventaires) adoptées par la décision 24/CP.19 en 2013. Le rapport annuel d’inventaire se compose du Rapport d’inventaire national (RIN) et des tableaux du Cadre uniformisé de présentation de rapports (CUPR).

L’inventaire de GES comprend les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4), d’oxyde nitreux (N2O), des perfluorocarbures (PFC), des hydrofluorocarbures (HFC), de l’hexafluorure de soufre (SF6) et du trifluorure d’azote (NF3) dans les cinq secteurs suivants : Énergie; Procédés industriels et utilisation des produits (PIUP); Agriculture; Déchets; et, Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (ATCATF). Les estimations des émissions et des absorptions de GES présentées dans l’inventaire des GES du Canada sont réalisées à l’aide de méthodes conformes aux Lignes directrices 2006 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. Suivant le principe d’amélioration continue, les données et les méthodes servant à estimer les émissions sont révisées au fil du temps, les émissions totales font donc l’objet de changements à mesure que ces données et méthodes s’améliorent.

D’importantes améliorations aux valeurs estimatives du RIN sont prévues pour l’édition 2022 du présent rapport, après la mise en œuvre d’un nouveau modèle d’estimation des émissions fugitives de CO2 et de CH4 provenant des dispositifs pneumatiques, des garnitures d’étanchéité des compresseurs et des équipements de l’industrie du pétrole et du gaz en amont. Le nouveau modèle fera appel à des études et à des connaissances propres au Canada; il facilitera l’adoption de nouvelles données scientifiques et permettra de mieux saisir les retombées des améliorations apportées dans les technologies et les pratiques industrielles sur les émissions.

En mai 2015, le Canada a indiqué qu’il avait l’intention de réduire ses émissions de GES de 30 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030. Plus tard, le Canada a confirmé que cet objectif fait partie de ses CDN au titre de l’Accord de Paris. Puisque 2005 a été adoptée comme année de référence pour les objectifs du Canada, plusieurs des paramètres utilisés dans ce rapport sont présentés dans ce contexte, outre l’année de référence 1990, requise par les directives de la CCNUCC pour la notification des inventaires.

Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques

Le 9 décembre 2016, le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques (CPC) a été adopté comme plan ambitieux retenu par le Canada pour lutter contre les changements climatiques, accroître la résilience à un climat en évolution et stimuler une croissance économique propre. Il s’agit du premier plan de lutte contre les changements climatiques de l’histoire du Canada qui comprend des engagements communs et individuels des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, et qui a été élaboré avec la participation des peuples autochtones, des entreprises, des organisations non gouvernementales et des Canadiens partout au pays. Le CPC s’appuie sur quatre piliers : la tarification de la pollution par le carbone, des mesures complémentaires visant à réduire les émissions dans l’ensemble de l’économie, l’adaptation et la résilience aux changements climatiques ainsi que les technologies propres, l’innovation et l’emploi. Il comprend plus de 50 mesures concrètes qui touchent tous les secteurs de l’économie canadienne.

Des mesures prises dans le CPC, soutenues par les investissements antérieurs du gouvernement fédéral, sont bien avancées, car les gouvernements entament leur cinquième année de mise en oeuvre. Notamment, le Canada a établi une tarification de la pollution par le carbone à l’échelle du pays. Aux termes de la Loi sur la tarification de la pollution causée par des gaz à effet de serre, adoptée en 2018, des systèmes de tarification de la pollution par le carbone ont été mis en place dans l’ensemble des provinces et des territoires du Canada (c.-à-d. des systèmes provinciaux ou territoriaux ou le système fédéral). Parmi les autres mesures d’atténuation, notons l’élimination progressive de la production traditionnelle d’électricité par les centrales alimentées au charbon d’ici 2030 et l’engagement à réduire les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier de 40 % à 45 % sous les niveaux de 2012 d’ici 2025. Entre 2015 et 2019, le gouvernement du Canada a investi 60 milliards de dollars pour réduire les émissions de GES, générer des technologies propres, aider les Canada et les collectivités à s’adapter aux changements climatiques et protéger l’environnement.

Le Cadre pancanadien de 2016 a permis de limiter efficacement les émissions au cours des dernières années, alors que l'économie du Canada a continué de croître. Avant le Cadre pancanadien, il était prévu que les émissions absolues en 2019 seraient de 764 Mt (Deuxième rapport biennal, 2015), soit 34 Mt de plus que les données de cette année pour 2019. Les projections d'émissions incluses dans le Cadre pancanadien à la fin de 2016 prévoyaient qu'en 2019, les émissions du Canada seraient de 733 Mt, ce qui est très proche des 730 Mt déclarées dans le RIN de 2021. En l'absence d'une tarification minimale nationale de la pollution par le carbone d'avril à décembre 2019, il était prévu que les émissions de GES du Canada seraient plus élevées que les données de 2019 de cette année. En outre, les premières modélisations pour 2020 montrent que, grâce aux politiques du Cadre pancanadien et du Plan climatique renforcé, les émissions absolues du Canada devraient diminuer chaque année à partir de 2020, pour atteindre 503 Mt en 2030.

Plan de lutte contre les changements climatiques renforcé du gouvernement : Un environnement sain et une économie saine

En décembre 2020, reconnaissant que des mesures additionnelles sont nécessaires, le gouvernement du Canada a publié le plan intitulé Un environnement sain et une économie saine, dans le but de bâtir un avenir meilleur ainsi qu’une économie et un environnement plus sains. Ce plan s’appuie sur les travaux réalisés jusqu’ici et les efforts qui sont déjà en cours aux termes du CPC et nous permettra de dépasser notre cible de réduction des émissions de GES d’ici 2030 fixée dans l’Accord de Paris.

Le plan comprend des politiques fédérales, des programmes et des investissements de 15 milliards de dollars, en plus des 6 milliards de dollars de la Banque de l’infrastructure du Canada pour une infrastructure propre, annoncés l’automne dernier pour accélérer la lutte contre les changements climatiques, créer de nouveaux emplois, rendre la vie plus abordable pour les ménages et bâtir un avenir meilleur, dont les mesures suivantes :

  • rendre plus abordables les lieux où les Canadiens vivent et se rassemblent en réduisant le gaspillage d’énergie;
  • rendre accessibles les transports et l’énergie propres et abordables dans chaque collectivité canadienne;
  • continuer à veiller à ce que la pollution ait un prix et que les ménages récupèrent davantage d’argent;
  • créer un avantage industriel canadien propre;
  • saisir la puissance de la nature pour améliorer la santé des familles et la résilience des collectivités.

Dans ces piliers, certaines mesures comprennent un engagement continu à tarifer la pollution par le carbone à l’aide d’un projet de trajectoire des prix fixé pour 2030, d’un soutien pour l’innovation, des véhicules carboneutres et des améliorations pour l’efficacité énergétique des bâtiments, ainsi que des mesures de soutien à la réalisation de l’engagement actuel du Canada à réduire les émissions de méthane et des mesures de réductions plus importantes des émissions de méthane d’ici 2030.

Projection de la réduction des émissions

Avant l’Accord de Paris et la Contribution déterminée à l’échelle nationale (CDN) du Canada (2015), les émissions nationales de GES au Canada, selon les projections, devaient augmenter de 12 % au-dessus des niveaux de 2005 d’ici 2030 (815 Mt). Grâce aux mesures d’atténuation du CPC, les projections de décembre 2019 pour les émissions de GES au Canada ont estimé que les émissions de GES au pays en 2030 seraient inférieures de 227 millions de tonnes à celles projetés avec l’établissement du CPC, soit 19 % au dessous des niveaux de 2005. Le rapport sur les projections des émissions de GES et polluants atmosphériques du Canada de 2020 confirme que les nouveaux engagements issus du Plan de lutte contre les changements climatiques renforcé du Canada sont en bonne voie de dépasser la cible de 2030 de 30 % au dessous des niveaux de 2005, projetant une réduction de 31 % en 2030, en raison d’une diminution d’au moins 85 millions tonnes de plus que les réductions projetées dans le CPC. En partenariat avec les provinces et les territoires, et en collaboration avec le secteur privé et d’autres secteurs, le Canada peut viser une réduction de l’ordre de 32 % à 40 % au dessous des niveaux de 2005. Le gouvernement du Canada s’est engagé à fournir une version mise à jour de la CDN avant la COP26.

Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité

Au-delà de 2030, le gouvernement du Canada a récemment déposé une loi pour aider le Canada à atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Le projet de loi C-12, le projet de Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, inscrirait l’engagement du gouvernement pour que le Canada atteigne la carboneutralité d’ici 2050 et exigerait du gouvernement qu’il établisse des cibles nationales de réduction des émissions à des intervalles de cinq ans pour 2030, 2035, 2040 et 2045. Dès l’adoption du projet de loi, le gouvernement sera tenu d’élaborer un plan de réduction des émissions pour chaque cible et expliquer comment ce plan contribuera à atteindre la carboneutralité en 2050. La Loi exigera également des rapports d’étape sur la mise en œuvre et l’efficacité, ainsi que des rapports d’évaluation finaux sur l’atteinte de chaque cible. Si des cibles étaient manquées, le gouvernement devrait présenter un rapport d’évaluation pertinent, notamment expliquer les raisons pour lesquelles la cible a été manquée, et donner une description de toutes les mesures de correction prévues pour corriger le tir.

Le projet de loi exige également que le commissaire à l’environnement et au développement durable du Canada examine la mise en œuvre des mesures prévues pour atteindre la cible et en rende compte au moins aux cinq ans. Il tient aussi à ce que les provinces, les territoires, les peuples autochtones, les intervenants et les experts aient l’occasion de formuler des commentaires sur ce processus et établit un organisme consultatif indépendant d’experts destiné à informer le gouvernement sur les meilleures façons de stimuler l’économie tout en réduisant les émissions.

Organisme consultatif sur l’atteinte de la carboneutralité

En février 2021, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique a créé l’organisme consultatif sur l’atteinte de la carboneutralité. L’organisme consultatif rendra régulièrement compte au ministre de l’Environnement et du Changement climatique et au public des voies les plus probables pour le Canada d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Il fournira des conseils continus et évolutifs, tournés verts l’avenir, mais ancrés dans la réalité actuelle des conditions socio-économiques, des technologies disponibles et des tendances mondiales. Les premiers membres à réunir une gamme diversifiée d’expertise et d’expérience, notamment en sciences, en affaires et en finances, en emploi, en tehcnologies propres, en élaboration de politiques, en développement économique rural et en gouvernance autochtone. L’organisme consultatif tirera parti des nouveaux résultats de recherche, d’analyse et d’expertise technique et établira une processus de participation solide et inclusif. Dans le cadre de son premier mandat, l’organisme consultatif fournira des conseils sur les mesures que le Canada peut prendre maintenant pour assurer un rétablissement solide de l’économmie tout en jetant les bases pour atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

Conclusion

Le Rapport d’inventaire national du Canada, de même que d’autres rapports comme les communications nationales et les rapports biennaux du Canada, le rapport Projections des émissions à effet de serre et de polluants atmosphériques (également présenté à la CCNUCC), les rapports de synthèse annuels sur l’état de la mise en œuvre du CPC, et les futurs rapports exigés par la loi, permettent tous au Canada d’évaluer ses progrès quant à la réduction des émissions et à la lutte contre les changements climatiques.

La section S.3 du Sommaire présente les toutes dernières données sur les émissions anthropiques (induites par l’activité humaine) nettes de GES au Canada durant la période allant de 2005 à 2019. Cette section établit aussi des liens entre ces données et les indicateurs pertinents de l’économie canadienne. La section S.4 décrit les principales tendances des émissions.

À des fins d’analyse des tendances et des politiques économiques, il est utile de répartir les émissions en fonction du secteur économique d’où elles proviennent. Ainsi, dans la section S.5, les émissions du Canada sont classées selon les secteurs économiques suivants : Pétrole et gaz; Électricité; Transports; Industrie lourde; Bâtiments; Agriculture; et Déchets et autresNote de bas de page 2. Dans le présent document, le terme « secteur » renvoie généralement aux secteurs d’activité définis par le GIEC pour les besoins des inventaires nationaux de GES; il peut y avoir des exceptions où une expression comme « secteur économique » est employée pour désigner la situation canadienne.

La section S.6 décrit en détail les émissions de GES pour les 13 entités infranationales du Canada. Enfin, la section S.7 fournit des détails sur les composantes du présent rapport et décrit les principaux éléments de sa préparation.

S.3 Survol des émissions nationales de gaz à effet de serre

Après avoir fluctué ces dernières années, les émissions de GES au Canada en 2019 (selon le plus récent ensemble de données contenu dans ce rapport) sont passées à 730 (Mt d’éq. CO2)Note de bas de page 3, une diminution nette de 9 Mt ou 1,1 % par rapport aux émissions de 2005 (Figure S–1)Note de bas de page 4. Depuis 2005, les tendances des émissions sont restées constantes avec les éditions précédentes du RIN, les augmentations des émissions dans les secteurs du Pétrole et du gaz et des Transports étant contrebalancée par des baisses dans d’autres secteurs, notamment dans l’Électricité et l’Industrie lourde.

En règle générale, ces fluctuations d’une année à l’autre se superposent aux tendances observées sur une période à plus long terme. Au cours de la période visée par le présent rapport, la croissance de l’économie du Canada a été plus rapide que celle de ses émissions de GES. Par conséquent, l’intensité des émissions pour l’ensemble de l’économie (rapport entre les GES et le PIB) a diminué de 37 % depuis 1990 et de 23 % depuis 2005 (Figure S–1 et Tableau S–1). La baisse de l’intensité des émissions peut être attribuable au remplacement de combustible, à des améliorations de l’efficacité, à la modernisation des procédés industriels et aux changements structurels de l’économie.

Figure S–1 : Émissions de gaz à effet de serre et intensité indexée des émissions de gaz à effet de serre du Canada (à l’exception du secteur Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie)

Figure S-1 (Voir la description longue plus bas)

Notes :
Les émissions ne réflètent pas encore l’impact récent des politques d’atténuation. Les émissions totales se situent dans une plage d’incertitude de 2 %.
Source des données sur le PIB : StatCan (s.d. [a])

Description longue pour la Figure S–1

La Figure S-1 est un graphique de type linéaire qui affiche la tendance actuelle des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) sur une ligne et sur une autre, la tendance indexée des émissions de GES par PIB (intensité des émissions) (index [1990=100]). Le tableau suivant comprend les émissions de GES actuelles et les émissions de GES indexées par PIB pour la période de 1990 à 2019.

Émissions de gaz à effet de serre et intensité indexée des émissions de gaz à effet de serre du Canada (à l’exception du secteur Affectation des terres et foresterie)
Année Émissions de GES (Mt d'éq. CO2) GES indexée par PIB (intensité des émissions)
1990 602 100
1991 596 101
1992 614 103
1993 617 101
1994 638 100
1995 656 100
1996 679 102
1997 691 99
1998 697 96
1999 710 93
2000 734 91
2001 723 88
2002 727 86
2003 745 87
2004 746 85
2005 739 81
2006 730 78
2007 752 79
2008 736 76
2009 694 74
2010 703 73
2011 714 72
2012 717 71
2013 725 70
2014 723 68
2015 723 68
2016 707 66
2017 716 64
2018 728 64
2019 730 63
Tableau S–1 : Tendances des émissions de gaz à effet de serre et indicateurs économiques, certaines années
Année 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total des GES (Mt) 739 723 723 707 716 728 730
Variation depuis 2005 (%) S.O.* -2,2 % -2,1 % -4,3 % -3,1 % -1,4 % -1,1 %
PIBa (milliards de $ de 2012) 1 654 1 926 1 938 1 953 2 022 2 078 2 115
Variation depuis 2005 (%) S.O. 16 % 17 % 18 % 22 % 26 % 28 %
Intensité des GES (Mt/milliard de $ de PIB) 0,45 0,38 0,37 0,36 0,35 0,35 0,35
Variation depuis 2005 (%) S.O. -16 % -16 % -19 % -21 % -22 % -23 %

Notes :
* S.O. = Sans objet
a. Source des données : StatCan (s.d [a])

Les tendances des émissions et leurs facteurs déterminants seront résumés successivement dans ce sommaire et détaillés au Chapitre 2 de ce rapport.

En 2019, le secteur de l’Énergie (qui englobe les Sources de combustion fixes, les Transports et les Sources fugitives) a produit 589 Mt de GES ou 81 % des émissions totales de GES du Canada (Figure S–2). Le reste des émissions provenaient principalement du secteur de l’Agriculture et du secteur des PIUP (environ 8 % et 7 % respectivement), avec une contribution du secteur des Déchets (4 %). En 2019, le secteur ATCATF a rejeté 9,9 Mt dans l’atmosphère.

Le profil d’émissions du Canada est similaire à celui de la majorité des pays industrialisés par le fait que le CO2 contribue le plus aux émissions totales; sa part représentait 80 % des émissions totales en 2019 (Figure S–3). La majeure partie des émissions canadiennes de CO2 proviennent de la combustion de combustibles fossiles. En 2019, les émissions de CH4 s’élevaient à 98 Mt et représentaient 13 % des émissions totales du Canada. Ces émissions étaient en majeure partie constituées d’émissions fugitives des systèmes de traitement du pétrole et du gaz naturel ainsi que de l’agriculture et des sites d’enfouissement. Les émissions de N2O, attribuables principalement à la gestion des sols agricoles et aux transports, représentaient 37 Mt ou 5,0 % des émissions canadiennes en 2019. Les émissions de gaz synthétiques (HFC, PFC, SF6 et NF3) représentaient légèrement moins de 2 % des émissions nationales.

Figure S–2 : Répartition des émissions du Canada par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2019)

Figure S-2 (Voir la description longue plus bas)

Total : 730 Mt d’éq. CO2

Note : Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

Description longue pour la Figure S–2

La Figure S-2 est un graphique en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada par six secteurs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat pour 2019. Les secteurs sont les suivants : Énergie – Sources de combustion fixes, Énergie – Transports, Énergie – Sources fugitives, Procédés industriels et utilisation des produits, Agriculture et Déchets. Le tableau suivant comprend la répartition des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) du Canada pour les six secteurs pour 2019.

Répartition des émissions du Canada par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2019)
Secteur du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat Mt d’éq. CO2 % du total
Total 730 100 %
Énergie – Sources de combustion fixes 319 44 %
Énergie – Transports 217 30 %
Énergie – Sources fugitives 54 7,4 %
Procédés industriels et utilisation des produits 54 7,4 %
Agriculture 59 8,1 %
Déchets 28 3,8 %

Figure S–3 : Répartition des émissions totales du Canada par gaz à effet de serre (2019)

Figure S-3 (Voir la description longue plus bas)

Total : 730 Mt d’éq. CO2

Note : Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

Description longue pour la Figure S–3

La Figure S-3 est un graphique en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada pour 2019.  Les sept GES sont les suivants : CO2, CH4, N2O, HFC, PFC, SF6 et NF3. Le tableau suivant comprend la répartition des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) pour 2019.

Répartition des émissions totales du Canada par gaz à effet de serre (2019)
Gaz Mt d’éq. CO2 % du total
Total 730 100 %
CO2 582 80 %
CH4 98 13 %
N2O 37 5,0 %
HFCs, PFCs, SF6 et NF3 13 1,8 %

Même si le Canada n’a contribué qu’à environ 1,5 % des émissions mondiales de GES en 2017 (Climate Watch, 2020), il est l’un des plus grands émetteurs par habitant. Les émissions par habitant du Canada ont diminué depuis 2005, passant de 22,9 tonnes (t) d’éq. CO2 par habitant à un nouveau bas niveau de 19,4 t d’éq. CO2 par habitant en 2019 (Figure S–4).

Figure S–4 : Émissions de gaz à effet de serre par habitant au Canada (2005 à 2019)

Figure S-4 (Voir la description longue plus bas)

Note : Source des données sur la population : StatCan (s.d. [b])

Description longue pour la Figure S–4

La Figure S-4 est un graphique à barres qui affiche les émissions canadiennes de 2005 à 2019. Le tableau suivant comprend les émissions de GES par habitant (GES par habitant [t d'éq. CO2 /habitant]) de 2005 à 2019.

Émissions de gaz à effet de serre par habitant au Canada (2005 à 2019)
Année GES par habitant (t d'éq. CO2/habitant)
2005 22,9
2006 22,4
2007 22,9
2008 22,1
2009 20,6
2010 20,7
2011 20,8
2012 20,7
2013 20,7
2014 20,4
2015 20,3
2016 19,6
2017 19,6
2018 19,7
2019 19,4

S.4 Émissions de gaz à effet de serre et tendances par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Tendances des émissions

Au cours de la période s’étendant de 2005 à 2019, les émissions totales ont diminué de 9 Mt ou 1,1 % (Figure S–5). Deux sources du secteur de l’Énergie ont dominé cette tendance, avec une baisse des émissions de 22 Mt (6,4 %) pour les Sources de combustion fixes et de 7,1 Mt (12 %) pour les Sources fugitives (Tableau S–2). En outre, au cours de la même période, les émissions du secteur des Déchets ont baissé de 3,4 Mt (11 %) et de 2,3 Mt (4,1 %) dans le secteur PIUP. Toutefois, les émissions du secteur des Transports (qui fait aussi partie du secteur de l’Énergie) ont augmenté de 27 Mt (14 %), contrebalançant partiellement les diminutions dans les autres catégories (Figure S–6).

Figure S–5 : Tendances des émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2019)

Figure S-5 (Voir la description longue plus bas)
Description longue pour la Figure S–5

La Figure S-5 est un graphique à barres qui affiche les tendances des émissions canadiennes de GES de sept secteurs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de 2005 à 2019. Les sept secteurs du GIEC incluent : Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (ATCATF), Énergie – Sources de combustion fixes, Énergie – Transports, Énergie – Sources fugitives, Procédés industriels et utilisation des produits, Agriculture, Déchets. Le tableau suivant affiche les tendances des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) pour chacun des sept secteurs de 2005 à 2019.

Tendances des émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2019) (Mt d’éq. CO2)
Année Énergie – Sources de combustion fixes Énergie – Transports Énergie – Sources fugitives Procédés industriels et utilisation des produits Agriculture Déchets Affectation des terres, des changement d'affectation des terres et de la foresterie
2005 341 190 61 57 60 31 8,2
2006 333 189 61 57 59 30 -3,9
2007 354 193 61 56 58 30 -7,9
2008 342 192 59 55 59 30 -13
2009 320 186 55 48 56 28 -24
2010 321 194 55 51 55 28 -7,3
2011 327 195 56 54 55 27 -6,5
2012 321 195 59 59 57 27 -9,4
2013 322 200 61 56 59 27 -4,2
2014 323 199 63 54 58 27 -3,5
2015 324 201 59 53 58 27 4,0
2016 311 201 54 54 59 27 0,10
2017 316 207 55 53 58 27 0,70
2018 318 215 55 54 59 27 8,4
2019 319 217 54 54 59 28 9,9

L’augmentation des émissions depuis 2009, soit l’année où les émissions ont atteint leur plus bas niveau de la dernière décennie, peut être attribuée à l’augmentation dans l’Extraction de pétrole et de gaz (27 Mt), du nombre de camions légers à essence (13 Mt) et de véhicules lourds à moteur diesel en circulation (12 Mt), de la production et de la consommation des halocarbures, SF6 et NF3 (5,5 Mt) et de l’application d’engrais azotés inorganiques (3,5 Mt). Pendant la même période, les émissions provenant de la production d’électricité ont connu une baisse de 32 Mt, ce qui a partiellement contrebalancé la croissance des émissions.

De plus amples renseignements sur les tendances des émissions de GES pour les années 1990 et 2005 et leurs facteurs déterminants se retrouvent au chapitre 25. Des ventilations supplémentaires des émissions ainsi qu’une série chronologique complète sont présentées sur le site Web du gouvernement ouvert du Canada.

Tableau S–2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, certaines années, total (Mt d’éq. CO2)
Année 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total 739 723 723 707 716 728 730
Tableau S–2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, certaines années, catégorie d'énergie (Mt d’éq. CO2)
Catégories de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total rien rien 591 584 585 566 578 588 589
Énergie a. Sources de combustion fixes rien 341 323 324 311 316 318 319
Énergie a. Sources de combustion fixes Production de chaleur et d'électricité du secteur public 125 84 87 81 78 70 69
Énergie a. Sources de combustion fixes Industries de raffinage du pétrole 20 16 16 16 14 15 15
Énergie a. Sources de combustion fixes Extraction de pétrole et de gaz 63 95 97 94 97 104 105
Énergie a. Sources de combustion fixes Exploitation minière 4,3 5,1 4,6 4,3 4,9 6,3 6,4
Énergie a. Sources de combustion fixes Industries manufacturières 48 45 43 42 42 42 42
Énergie a. Sources de combustion fixes Construction 1,5 1,3 1,3 1,3 1,3 1,4 1,4
Énergie a. Sources de combustion fixes Commercial et institutionnel 33 31 30 30 32 33 34
Énergie a. Sources de combustion fixes Résidentiel 44 41 40 39 41 42 42
Énergie a. Sources de combustion fixes Agriculture et foresterie 2,2 3,8 3,6 3,8 3,7 3,8 3,7
Énergie b. Transports rien 190 199 201 201 207 215 217
Énergie b. Transports Transport aérien 7,7 7,6 7,6 7,5 7,9 8,7 8,5
Énergie b. Transports Transport routier 130 142 143 145 148 152 153
Énergie b. Transports Transport ferroviaire 6,6 7,5 7,1 6,5 7,5 7,6 7,7
Énergie b. Transports Transport maritime 4,0 3,5 3,4 3,5 3,6 3,8 4,4
Énergie b. Transports Autres moyens de transport 42 39 40 39 40 43 43
Énergie c. Sources fugitives rien 61 63 59 54 55 55 54
Énergie c. Sources fugitives Exploitation de la houille 1,4 1,3 1,1 1,3 1,2 1,3 1,4
Énergie c. Sources fugitives Pétrole et gaz naturel 60 61 58 53 54 53 52
Énergie d. Transport et stockage du CO2 rien <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05
Tableau S–2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, certaines années, catégorie de procédés industriels et utilisation des produits (Mt d’éq. CO2)
Catégories de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total rien rien 57 54 53 54 53 54 54
Procédés industriels et utilisation des produits a. Produits minéraux rien 10 7,8 8,0 7,9 8,6 8,7 8,8
Procédés industriels et utilisation des produits b. Industries chimiques rien 10 6,4 6,7 7,0 6,4 6,8 6,8
Procédés industriels et utilisation des produits c. Production de métaux rien 20 15 14 15 15 15 14
Procédés industriels et utilisation des produits d. Production et consommation d'halocarbures, de SF6 et de NF3 rien 5,1 11 11 11 12 13 12
Procédés industriels et utilisation des produits e. Produits non énergétiques provenant de combustibles et de l’utilisation de solvant rien 10 13 13 12 11 11 12
Procédés industriels et utilisation des produits f. Fabrication et utilisation d'autres produits rien 0,54 0,48 0,57 0,62 0,66 0,73 0,75
Tableau S–2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, certaines années, catégorie d'agriculture (Mt d’éq. CO2)
Catégorie de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total rien rien 60 58 58 59 58 59 59
Agriculture a. Fermentation entérique rien 31 24 24 24 24 24 24
Agriculture b. Gestion des fumiers rien 8,8 7,7 7,8 7,9 7,9 7,9 7,9
Agriculture c. Sols agricoles rien 19 23 24 25 24 25 24
Agriculture d. Incinération des résidus agricoles dans les champs rien <0,05 0,05 0,06 0,05 0,05 0,05 0,05
Agriculture e. Chaulage, application d'urée et autres engrais carbonés rien 1,4 2,5 2,6 2,5 2,4 2,6 2,6
Tableau S–2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, certaines années, catégorie de déchets (Mt d’éq. CO2)
Catégorie de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total rien rien 31 27 27 27 27 27 28
Déchets a. Évacuation des déchets solides (sites d’enfouissement) rien 25 22 22 22 22 23 23
Déchets b. Traitement biologique des déchets solides rien 0,24 0,31 0,31 0,31 0,32 0,37 0,38
Déchets c. Traitement et rejet des eaux usées rien 0,94 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0
Déchets d. Incinération et combustion à l’air libre de déchets rien 0,34 0,17 0,20 0,20 0,19 0,18 0,19
Déchets e. Sites d’enfouissement de déchets de bois industriels rien 4,4 3,5 3,4 3,3 3,2 3,1 3,0
Tableau S–2 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, certaines années, catégorie d'affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (Mt d’éq. CO2)
Catégorie de gaz à effet de serre Source Secteur 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total rien rien 8,2 -3,5 4,0 0,10 0,70 8,4 9,9
Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie a. Terres forestières rien -134 -141 -134 -136 -136 -133 -133
Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie b. Terres cultivées rien -10 -8,1 -7,0 -6,3 -5,7 -4,8 -4,2
Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie c. Prairies rien <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05
Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie d. Terres humides rien 3,1 3,1 2,9 2,9 3,0 2,7 2,6
Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie e. Établissements rien 1,7 2,3 2,6 2,4 2,2 2,4 2,2
Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie f. Produits ligneux récoltés rien 148 140 139 137 137 141 143

Notes :
Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Les totaux nationaux présentés dans ce tableau excluent toutes les absorptions déclarées dans le secteur ATCATF.
Ces données sommaires sont présentées en détail sur le site Web du gouvernement ouvert du Canada.

Figure S–6 : Variations des émissions de gaz à effet de serre, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2019)

Figure S-6 (Voir la description longue plus bas)
Description longue pour la Figure S–6

La Figure S-6 est un graphique à barres qui affiche la variation totale et les variations des émissions de GES des secteurs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de 2005 à 2019. Les secteurs du GIEC sont les suivants : Énergie – Sources de combustion fixes, Énergie – Transports, Énergie – Sources fugitives, Procédés industriels et utilisation des produits (PIUP), Agriculture et Déchets. Le tableau suivant affiche les variations dans les émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) de 2005 à 2019.

Variations des émissions de gaz à effet de serre, par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2019)
Sector du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat Variation nette des émissions (2005 à 2019) (Mt d’éq. CO2) % (2005 à 2019)
Total -8,5 -1,1 %
Énergie – Sources de combustion fixes -22 -6,4 %
Énergie – Transports 27 14 %
Énergie – Sources fugitives -7,1 -12 %
Procédés industriels et utilisation des products -2,3 -4,1 %
Agriculture -0,83 -1,4 %
Déchets -3,4 -11 %

La section ci-dessous décrit en détail les émissions et les tendances dans chaque secteur du GIEC depuis 2005.

Énergie – Émissions de gaz à effet de serre de 2019 (589 Mt)

En 2019, les émissions de GES produites par le secteur de l’Énergie du GIEC (589 Mt) étaient 0,3 % plus basses qu’en 2005 (591 Mt). Dans le secteur de l’Énergie, une augmentation de 42 Mt des émissions de combustion provenant de l’Extraction de pétrole et de gaz et une augmentation de 24 Mt des émissions provenant du Transport routier ont été grandement contrebalancées par une diminution de 56 Mt des émissions dues à la Production de chaleur et d'électricité du secteur public et une diminution de 5,6 Mt des émissions provenant des Industries manufacturières.

Sources de combustion fixes (319 Mt)

La diminution de la production d’électricité à partir de charbon (53 %) et de pétrole (78 %) a été un facteur principal à l’origine de la diminution de 56 Mt des émissions dues à la Production de chaleur et d'électricité du secteur public entre 2005 et 2019. La fermeture permanente, achevée en 2014, de toutes les centrales électriques alimentées au charbon de l’Ontario a contribué à réduire de 48 % la consommation de charbonNote de bas de page 6, ces baisses de consommation ont également été observées en Alberta (44 %), en Nouvelle-Écosse (16 %), au Nouveau-Brunswick (36 %), au Manitoba (100 %) et en Saskatchewan (12 %). La baisse de la consommation de pétrole pour produire de l’électricité au Nouveau-Brunswick (94 %) et en Nouvelle-Écosse (95 %), contrebalancée par une augmentation de la consommation à Terre-Neuve-et-Labrador (40 %), est à l’origine de 99 % de la réduction de la consommation de pétrole. Les variations des émissions observées pendant la période sont dues à des changements dans la composition des sources de production d’électricité; pendant la période visée, la quantité d’émissions produites par les sources de production d’électricité à faibles émissions de l’ensemble des sources de production a augmentéNote de bas de page 7.

L’augmentation de 42 Mt des émissions produites par la consommation de combustibles dans le secteur de l’Extraction de pétrole et de gaz s’explique par une hausse de 200 % de l’extraction de bitume et de pétrole brut synthétique des sables bitumineux canadiens depuis 2005.

Les émissions de GES associées aux Industries manufacturières ont diminué de 5,6 Mt entre 2005 et 2019, ce qui concorde à la fois avec une baisse de 12 % de la consommation d’énergie et une diminution observée de la production par ces industries (StatCan, s.d. [c]).

Transports (217 Mt)

Au Canada, les émissions dues au transport sont principalement liées au Transport routier, qui englobe le transport de personnes (véhicules et camions légers) et les véhicules lourds. La hausse des émissions du transport routier s’explique en grande partie par la conduite accrue de véhicules, comme l’illustre l’augmentation de l’approvisionnement de carburant diesel, des ventes d’essence au détail à la pompe et du nombre de véhicules routiers. Malgré une réduction du nombre de kilomètres parcourus par véhicule, le parc total de véhicules a augmenté de 42 % depuis 2005, surtout pour les camions (les camions légers et lourds), entraînant dans l’ensemble davantage de kilomètres parcourus.

Émissions fugitives (54 Mt)

Depuis 2005, les émissions fugitives de GES provenant de la production de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) ont diminué de 7,1 Mt, en grande partie grâce à des règlements provinciaux visant à accroître la conservation du gaz naturel, qui est principalement composé de CH4.

Procédés industriels et utilisations des produits – Émissions de gaz à effet de serre de 2019 (54 Mt)

Le secteur PIUP englobe les émissions de GES non liées à l’énergie issues de procédés de fabrication et de l’utilisation des produits, comme la calcination du calcaire dans la production de ciment et l’utilisation HFC et de PFC comme réfrigérants pour remplacer des substances appauvrissant l’ozone (SAO). Les émissions du secteur PIUP ont contribué aux 54 Mt (7,4 %) d’émissions du Canada en 2019.

Entre 2005 et 2019, les émissions des procédés de la plupart des catégories du secteur PIUP ont diminué. Une exception notable est l’augmentation de 7,3 Mt (143 %) des émissions dues à l’utilisation de HFC pour remplacer les CFC et les HCFC avant l’élimination progessive des HFC prévue par l’Accord de Kigali au Protocol de Montréal, qui est entré en vigueur en 2019.

Depuis 2005, l’industrie de l’aluminium a enregistré une réduction de ses émissions dues aux procédés de 3,4 Mt (-39 %), en grande partie grâce à la mise en œuvre d’améliorations technologiques pour réduire les émissions de PFC et à la fermeture de vieilles fonderies faisant appel à la technologie Søderberg, dont la dernière a fermé ses portes en 2015. La fermeture d’usines de production primaire de magnésium en 2007 et en 2008 a aussi contribué à la baisse de 1,0 Mt des émissions globales liées aux procédés (-6,4 Mt ou -32 %) observée dans la catégorie de production de métaux entre 2005 et 2019.

La baisse globale de 3,6 Mt (35 %) des émissions de GES provenant des industries de produits chimiques depuis 2005 découle principalement de la fermeture, en 2009, de l’unique usine canadienne d’acide adipique qui était située en Ontario. Les installations d’élimination des émissions de N2O d’une usine de fabrication d’acide nitrique sont responsables d’une plus petite proportion (0,9 Mt) de la baisse. Les variations des émissions provenant de l’industrie pétrochimique tout au long de la série chronologique peuvent être attribuées aux fermetures d’installations et aux modifications des capacités de production des installations existantes, comme la fermeture de deux installations de production de méthanol en 2005 et en 2006, et l’augmentation constatée de la production d’éthylène en 2016.

Agriculture – Émissions de gaz à effet de serre de 2019 (59 Mt)

Le secteur de l’Agriculture englobe les émissions de GES non attribuables à la production d’énergie, mais liées à la production végétale et à l’élevage de bétail. Les émissions associées à l’Agriculture ont représenté 59 Mt, ou 8,1 % des émissions totales de GES pour le Canada en 2019.

En 2019, les émissions du secteur de l’Agriculture représentaient 29 % des émissions nationales de CH4 et 78 % des émissions nationales de N2O.

Les principaux facteurs influant sur la tendance des émissions dans le secteur de l’agriculture sont les variations des populations d’animaux d’élevage et l’application d’engrais azotés inorganiques sur les sols agricoles dans les Prairies. Depuis 2005, l’utilisation d’engrais a augmenté de 71 %, tandis que les principales populations d’animaux d’élevage, qui étaient à leur maximum en 2005, ont alors diminué de façon marquée jusqu’en 2011. En 2019, les émissions rejetées par le bétail pendant le processus de digestion (fermentation entérique) représentaient 41 % des émissions agricoles totales, et l’application d’engrais azotés inorganiques, 23 % des émissions agricoles totales.

Déchets – Émissions de gaz à effet de serre de 2019 (28 Mt)

Le secteur des Déchets comprend les émissions de GES provenant du traitement et de l’évacuation des déchets liquides et solides. Les émissions provenant des Déchets représentaient 28 Mt (3,8 %) des émissions totales du Canada en 2019 et 31 Mt (4,2 %) en 2005.

Dans le secteur des Déchets en 2019, les sources principales d’émissions sont l’élimination de déchets solides municipaux (DSM) dans les sites d’enfouissement (23 Mt) et les Sites d’enfouissement de déchets de bois industriels (3,0 Mt). En 2019, ces sites combinés ont été responsables de 94 % des émissions du secteur, tandis que le Traitement biologique des déchets solides (compostage), le Traitement et le rejet des eaux usées ainsi que l’Incinération et la combustion à l’air libre des déchets contribuaient à la part restante, soit 6 %.

En 2019, les émissions de CH4 provenant des sites d’enfouissement de DSM représentent 83 % des émissions de tous les déchets; ces émissions ont diminué de 8,4 % entre 2005 et 2019. Sur les 37 Mt d’éq. CO2 de CH4 générées par les sites d’enfouissement de DSM en 2019, seulement 23 Mt d’éq. CO2 (ou 62 %) des émissions produites étaient effectivement rejetées dans l’atmosphère, dont une partie importante (31 % ou 12 Mt d’éq. CO2) a été captée par des systèmes de collecte de gaz d’enfouissement et torchée ou utilisée pour produire de l’énergie, comparativement à 21 % en 2005.

Affectation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie – Émissions de gaz à effet de serre de 2019 (absorptions nettes de 9,9 Mt)

Le secteur de l’ATCATF inclut les flux anthropiques de GES entre l’atmosphère et les terres aménagées au Canada, y compris ceux associés au changement d’affectation des terres et les émissions provenant des Produits ligneux récoltés (PLR), qui sont étroitement liés aux terres forestières.

Dans ce secteur, le flux net est calculé comme étant la somme des quantités de CO2 et de gaz autres que le CO2 émises dans l’atmosphère et des quantités de CO2 absorbées de l’atmosphère. En 2019, ce flux net correspondait à des émissions nettes de 9,9 Mt qui, lorsqu’ajoutées aux émissions d’autres secteurs, augmentaient les émissions totales de GES au Canada de 1,4 %.

Les émissions et les absorptions nettes du secteur ATCATF ont fluctué au cours des dernières années, passant d’une source nette de 8,2 Mt en 2005 à un puits net de 24 Mt en 2009, puis elles sont revenues à une source nette de 9,9 Mt en 2019. Les fluctuations sont principalement attribuables aux variations des émissions provenant des PLR et des prélèvements sur les Terres forestières qui sont étroitement liés aux taux de récolte.

Les estimations relatives aux Terres forestières sont réparties entre les émissions et les absorptions découlant de perturbations naturelles significatives (feux de forêt et insectes) et les émissions et absorptions d’origine anthropiques associées aux activités d’aménagement forestier. Les absorptions nettes d’origine anthropique des terres forestières ont fluctué entre 130 Mt et 140 Mt de 2005 et 2019, à mesure que les forêts se rétablissent après les sommets atteints par les taux de récolte au début des années 2000 et continuent d’être touchées par les perturbations de faible intensité causées par des insectes. Au cours de la même période, les émissions des PLR provenant de la récolte intérieure ont diminué de 150 Mt en 2005 à 140 Mt en 2019. Environ 30 % des émissions des PLR proviennent de produits ligneux à longue durée de vie atteignant la fin de leur vie économique des décennies après la récolte du bois. Par conséquent, les tendances en matière d’émissions et de prélèvements dans les PLR et dans les Terres forestières sont donc influencées par les tendances récentes en matière de gestion forestière et par l’impact à long terme des pratiques de gestion forestière au cours des dernières décennies.

Après avoir atteint un sommet au cours des années 2006 à 2011, les absorptions nettes des terres cultivées sont actuellement de 4,2 Mt, soit 6,2 Mt de moins qu’en 2005, principalement par suite d’une augmentation de la conversion de cultures pérennes en cultures annuelles dans les Prairies et de l’effet à la baisse de l’adoption de pratiques de conservation du sol pour les terres cultivées ayant eu lieu principalement dans les années 1980 et 1990.

La conversion de forêtsNote de bas de page 8 à d’autres affectations est toujours une pratique courante au Canada et est due à l’extraction de ressources et à l’accroissement de la superficie des terres cultivées. Les émissions imputables à la conversion de forêts dans les années de 2005 à 2019 ont varié autour de 16 Mt.

S.5 Secteurs économiques canadiens

À des fins d’analyse des tendances et des politiques économiques, il est utile de répartir les émissions en fonction du secteur économique d’où elles proviennent. En général, le profil complet des émissions d’un secteur économique choisi est déterminé en redistribuant la proportion relative des émissions associées aux différentes catégories du GIEC. Cette redistribution permet simplement de reclasser les émissions dans différentes catégories; elle ne change en rien l’ampleur globale des estimations des émissions canadiennes.

Les tendances des émissions de GES dans les secteurs économiques du Canada concordent avec celles décrites pour les secteurs du GIEC, avec les secteurs économiques du Pétrole et gaz, et des Transports révélant une augmentation de 20 % et de 16 % depuis 2005 (Figure S–7 et Tableau S–3). Ces augmentations ont été davantage contrebalancées par les diminutions des émissions dans les secteurs de l’Électricité (48 %), de l’Industrie lourde (12 %), et des Déchets et autres (10 %).

Pour plus renseignements sur les tendances du secteur économique, se reporter au chapitre 2. La partie 3 du présent rapport fournit quant à elle de plus amples renseignements sur les définitions des secteurs du GIEC et des secteurs économiques ainsi qu’un tableau de concordances détaillées entre les catégories de secteurs du GIEC et les secteurs économiques.

Figure S–7 : Répartition des émissions de gaz à effet de serre du Canada par secteur économique (2019)

Figure S-7 (Voir la description longue plus bas)

Total : 730 Mt d’éq. CO2

Note : Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

Description longue pour la Figure S–7

La Figure S-7 est un graphique en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada des sept secteurs économiques suivants en 2019: Pétrole et gaz, Électricité, Transports, Industrie lourde, Bâtiments, Agriculture, ainsi que Déchets et autres. Le total des émissions de GES équivaut à 730 (Mt d'éq. CO2). Le tableau suivant affiche la répartition des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) de ces secteurs pour 2019. 

Répartition des émissions du Canada par secteur économique (2019)
Secteur économique Mt d’éq. CO2 % du total
Total 730 100 %
Pétrole et Gaz 191 26 %
Électricité 61 8,4 %
Transports 186 25 %
Industries lourde 77 11 %
Bâtiments 91 12 %
Agriculture 73 10 %
Déchets et autres 51 7,0 %
Tableau S–3 : Émissions de gaz à effet de serre au Canada par secteur économique, certaines années (Mt d’éq. CO2)
Secteur 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total des émissions nationales de GES 739 723 723 707 716 728 730
Pétrole et gaz 160 190 190 181 183 191 191
Électricité 118 76 79 74 72 62 61
Transports 160 171 172 174 179 184 186
Industrie lourdeTableau ES-3 Note a 87 79 77 76 75 77 77
Bâtiments 84 85 83 81 86 90 91
AgricultureTableau ES-3 Note b 72 71 71 72 71 73 73
Déchets et autresTableau ES-3 Note c 57 50 50 50 50 51 51

Notes :
Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Les estimations présentées font partie d’un processus d’amélioration continue. La valeur des émissions passées peut être modifiée dans les futures éditions du rapport à la lumière de nouvelles données et en raison du perfectionnement des méthodes et des modèles utilisés.
a. Le secteur Industrie lourde représente les émissions issues des activités minières (autres que les activités associées à la production de charbon et gazières et pétrolières), de la fonte et du raffinage, de la production et de la transformation de produits industriels, tels que le papier et le ciment.
b. Les émissions associées à la production d’engrais sont déclarées dans le secteur de l’lndustrie lourde.
c. « Autres » signifie Production de charbon, Industrie légère, Construction et Ressources forestières.

S.6 Émissions de gaz à effet de serre des provinces et des territoires

Les émissions varient grandement d’une province ou d’un territoire à l’autre en raison de facteurs comme la démographie, les sources d’énergie et la structure économique. Toute chose étant égale par ailleurs, dans les économies axées sur l’extraction des ressources, les niveaux des émissions ont tendance à être plus élevés que dans les économies axées sur les services. Dans un même ordre d’idée, les émissions de GES des provinces qui dépendent des combustibles fossiles pour la production d’électricité sont relativement supérieures à celles des provinces qui utilisent davantage l’hydroélectricité.

Historiquement, les provinces de l’Alberta et de l’Ontario sont les plus grandes émettrices de GES. Depuis 2005, les profils d’émissions de ces deux provinces ont divergé. Les émissions en Alberta ont augmenté de 40 Mt (17 %) depuis 2005, en raison surtout de l’accroissement des opérations pétrolières et gazières (Figure S–8 et Tableau S–4). En revanche, les émissions ont diminué de 42 Mt (21 %) en Ontario depuis 2005, en grande partie grâce à la fermeture de centrales électriques alimentées au charbon.

Entre 2005 et 2019, les émissions ont augmenté de 7,0 Mt (10 %) en Saskatchewan et de 2,7 Mt (4,3 %) en Colombie-Britannique. Au Manitoba ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador, les émissions ont également augmenté depuis 2005, mais dans une moindre mesure (2,0 Mt ou 9,8 % et 0,6 Mt ou 5,4 %, respectivement). Les provinces qui ont connu une baisse importante de leurs émissions sont le Nouveau-Brunswick (réduction de 7,6 Mt ou 38 %), la Nouvelle-Écosse (réduction de 6,9 Mt ou 30 %), le Québec (réduction de 3,9 Mt ou 4,4 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (réduction de 0,3 Mt ou 14 %).

Figure S–8 : Émissions de gaz à effet de serre par province et territoire en 2005, en 2010 et en 2019

Figure S-8 (Voir la description longue plus bas)
Description longue pour la Figure S–8

La Figure S-8 est un graphique à barres qui affiche les émissions de GES par province et territoire pour les années suivantes : 2005, 2010 et 2019. Le tableau suivant affiche les émissions de GES (Mt d'éq. CO2) pour 2005, 2010 et 2019.

Émissions de gaz à effet de serre par province et territoire en 2005, en 2010 et en 2019 (Mt d'éq. CO2)
Province et territoire 2005 2010 2019
NL 11 10 11
PE 2,0 1,9 1,8
NS 23 20 16
NB 20 18 12
QC 88 80 84
ON 206 174 163
MB 21 20 23
SK 68 68 75
AB 235 248 276
BC 63 59 66
YT 0,57 0,65 0,69
NT 1,6 1,4 1,4
NU 0,58 0,60 0,73
Tableau S–4 : Émissions de gaz à effet de serre par province et territoire, certaines années (Mt d’éq. CO2)
Province et territoire 2005 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Variation (%)
2005 à 2019
Total des GES (Canada) 739 723 723 707 716 728 730 -1,1 %
NL 11 11 11 11 11 11 11 5,4 %
PE 2,0 1,7 1,7 1,7 1,7 1,7 1,8 -14 %
NS 23 17 17 16 16 17 16 -30 %
NB 20 13 14 14 13 13 12 -38 %
QC 88 79 79 79 81 83 84 -4,4 %
ON 206 164 163 161 158 163 163 -21 %
MB 21 21 21 21 22 23 23 10 %
SK 68 74 76 74 76 76 75 10 %
AB 235 278 278 264 271 272 276 17 %
BC 63 60 59 62 63 66 66 4,3 %
YT 0,57 0,50 0,53 0,53 0,56 0,64 0,69 22 %
NT 1,6 1,5 1,7 1,6 1,3 1,4 1,4 -16 %
NU 0,58 0,70 0,64 0,74 0,75 0,75 0,73 25 %

Note : Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

S.7 Dispositions prises relativement à l’inventaire national

Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) est l’unique entité nationale responsable de la préparation et de la présentation à la CCNUCC de l’inventaire national de GES ainsi que de la gestion des processus et procédures de soutien.

Les dispositions institutionnelles pour la préparation de l’inventaire reposent notamment sur des accords officiels concernant la collecte des données et le calcul des estimations; un plan de gestion de la qualité, comprenant un plan d’amélioration; la capacité de définir des catégories clés et de produire une analyse d’incertitude quantitative; un processus de recalcul dû aux améliorations; des procédures d’approbation officielles et un système d’archivage permettant de faciliter les examens par des tiers.

La transmission d’informations en ce qui concerne les dispositions relatives à l’inventaire national, y compris de renseignements détaillés sur les dispositions institutionnelles prises pour l’établissement des inventaires, est également une exigence annuelle aux termes des directives de la CCNUCC pour la notification (se reporter au chapitre 1, section 1.2).

Structure de la soumission

Parmi les exigences de la CCNUCC figurent la compilation et la présentation annuelles du RIN et des tableaux du CUPR. Les tableaux du CUPR sont une série de tableaux de données normalisées essentiellement quantitatives qui sont transmis par voie électronique. Le RIN contient les renseignements à l’appui des tableaux du CUPR, y compris une description exhaustive des méthodes utilisées pour compiler l’inventaire, les sources de données, les structures institutionnelles et les procédures d’assurance et de contrôle de la qualité.

La partie 1 du RIN comprend les chapitres 1 à 8. Le chapitre 1 (Introduction) présente un aperçu des dispositions juridiques, institutionnelles et procédurales mises en œuvre par le Canada pour produire l’inventaire (c.-à-d. les dispositions relatives à l’inventaire national), les procédures d’assurance et de contrôle de la qualité et une description du système canadien de déclaration des émissions par les installations. Le chapitre 2 contient une analyse des tendances des émissions de GES au Canada conforme à la structure de production de rapports de la CCNUCC et une ventilation des tendances des émissions par secteur économique du Canada. Les chapitres 3 à 7 présentent des descriptions et des analyses supplémentaires pour chaque secteur, conformément aux exigences de la CCNUCC en matière de déclaration. Le chapitre 8 présente un sommaire des nouveaux calculs et des améliorations prévues.

La partie 2 du RIN est constituée des annexes 1 à 7, qui présentent une analyse par catégorie clé, une évaluation du degré d’incertitude de l’inventaire, des explications détaillées des méthodes d’estimation, le bilan énergétique du Canada, des évaluations du degré d’exhaustivité, les coefficients d’émission et de l’information sur les précurseurs de l’ozone et des aérosols.

La partie 3 est composée des annexes 8 à 13, qui contiennent les procédures d’arrondissement des données, des tableaux récapitulatifs des émissions de GES, à l’échelle nationale et pour chaque province et territoire, par secteur et par gaz, de même que d’autres précisions sur l’intensité des émissions de GES découlant de la production d’électricité. Les données sur les GES sont également disponibles en ligne sur le site Web du gouvernement ouvert du Canada.

Références du sommaire

[Climate Watch] Climate Watch Historical GHG Emissions. 2020. Washington (District de Columbia) : World Resources Institute. (en anglais seulement).

[StatCan] Statistique Canada. Sans date (a).Tableau 36-10-0369-01 (auparavant tableau CANSIM 380-0106) : Produit intérieur brut en termes de dépenses, aux prix constants de 2012, annuel (x 1 000 000) [consulté le 9 février 2021].

[StatCan] Statistique Canada. Sans date (b). Tableau 17-10-0005-01 (auparavant tableau CANSIM 051-0001) : Estimation de la population au 1er juillet, par âge et sexe. [consulté le 9 février 2021].

[StatCan] Statistique Canada. Sans date (c). Tableau 25-10-0025-01 (auparavant tableau CANSIM 128-0006) : Industries manufacturières, total annuel de la consommation énergétique de combustibles en gigajoules, 31-33. [consulté le 9 février 2021].

[PNUE] Programme des Nations Unies pour l’environnement. The Montreal Protocol. Sans date. [consulté le 7 janvier 2021]. (en anglais seulement).

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