Sommaire de l'inventaire : Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : 2026
Sommaire
S.1 Points clés
En 2024, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada (à l’exclusion du secteur de l’Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie [ATCATF]) étaient de 685 mégatonnes d’équivalent de dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2)Note de bas de page 1 , une diminution de 78 Mt (-10 %) par rapport à 2005, et une diminution de 2,2 Mt (-0,3 %) par rapport aux émissions révisées de 2023.
Entre 2005 et 2024, les tendances les plus notables du profil d’émissions du Canada se remarquaient dans les sources des secteurs Électricité ainsi que Pétrole et gaz. Pendant cette période, les émissions issues de l’Électricité ont diminué de 66 Mt (-57 %) grâce à l’abandon progressif de la production d’électricité à partir de charbon. Quant aux émissions du secteur Pétrole et gaz, elles ont augmenté de 10 Mt (5,1 %), bien qu’elles ont atteint un sommet de 230 Mt en 2014 et depuis ont diminué de 22 Mt (-9,6 %), passant à 208 Mt en 2024. Cette tendance concorde avec les diminutions des sources d’émissions fugitives de méthane mesurées ces dernières années.
Les émissions de méthane ont atteint leur niveau déclaré le plus bas en 2024, passant à 105 Mt d’éq. CO2, une diminution de 47 Mt (31 %) depuis 2005 et de 39 Mt (27 %) depuis 2012Note de bas de page 2 . Ce changement est porté par le secteur de Pétrole et gaz, responsable de presque 80 % du déclin. Les émissions de méthane issues de ce secteur ont atteint un sommet en 2014, pour ensuite diminuer de 46 %, principalement en réponse aux lois fédérales et provinciales destinées à les réduire.
L’intensité des émissions de l’économie canadienne dans son ensemble (GES par produit intérieur brut [PIB]) a continué de diminuer; en 2024, elle a diminué de 48 % depuis 1990 et de 37 % depuis 2005.
Comme à chaque édition du Rapport d’inventaire national (RIN), des améliorations ont été apportées, d’où les révisions des données publiées antérieurement. En général, la présente édition de l’inventaire comporte des révisions à la hausse de 4,3 Mt en 2005 et des révisions à la baisse de 7,0 Mt en 2023, en comparaison avec le précédent inventaire publié en 2025. Les méthodes améliorées font appel à des études et à des connaissances propres au Canada; elles faciliteront l’adoption de nouvelles données scientifiques, et refléteront plus fidèlement l’évolution des technologies et des pratiques de l’industrie.
Le RIN du Canada est un rapport scientifique représentant les émissions antérieures du pays depuis 1990 qui, conjointement avec d’autres publications comme le Rapport biennal de transparence (RBT) du Canada, oriente et soutient la prise de décision en vue de réduire les émissions de GES et de lutter contre les changements climatiques, tel que reflété dans le Plan de réduction des émissions pour 2030.
Comme pour la Contribution déterminée au niveau national du Canada, la déclaration des progrès réalisés vers les cibles en matière de réduction des émissions réunit les émissions de quatre secteurs du RIN du pays : Énergie, Procédés industriels et utilisation des produits (PIUP), Agriculture et Déchets. Quant à la contribution du secteur de l’ATCATF, elle est calculée et déclarée séparément dans le RBT du Canada. Des renseignements sur les méthodes de comptabilisation relatives à l’ATCATF se trouvent dans le RBT et les rapports de projections des émissions de GES et de polluants atmosphériques du Canada. Le RIN 2026 est produit conjointement avec le deuxième RBT en vertu de l’Accord de Paris.
S.2 Introduction
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est un traité international établi en 1992 pour traiter de façon collaborative des questions relatives aux changements climatiques. L’objectif final de la CCNUCC est de stabiliser les concentrations atmosphériques de GES à un niveau qui empêcherait des perturbations dangereuses du système climatique. En 1992, le Canada a ratifié la Convention, qui est ensuite entrée en vigueur en 1994. Pour renforcer la lutte mondiale contre les changements climatiques, une multitude d’accords internationaux ont été introduits dans la CCNUCC. Le plus récent est l’Accord de Paris, un traité international juridiquement contraignant dont l’objectif primordial consiste à limiter la hausse de la température moyenne à bien en dessous de 2 °C et à poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5 °C. Le Canada, reconnaissant l’importance d’une action collective, a ratifié l’Accord de Paris en 2016, et celui-ci est entré en vigueur la même année. Depuis, le Canada a adopté l’année 2005 comme année de référence pour ses cibles de réduction des émissions de GES.
Dans son plan pour atteindre son objectif et pour mettre en œuvre ses dispositions, l’Accord de Paris énonce un certain nombre de principes directeurs et d’engagements. L’article 13 établit notamment un cadre de transparence renforcé des mesures et de l’appui. Il engage toutes les Parties à établir, mettre à jour régulièrement, publier et mettre à la disposition de la Conférence des parties leurs inventaires nationaux des émissions anthropiques par les sources et des absorptions par les puits de sept GES.
L’inventaire officiel des GES du Canada est préparé et présenté annuellement à la CCNUCC, conformément aux modalités, aux procédures et aux lignes directrices (MPL) du cadre de transparence pour l’action et le soutien visé à l’article 13 de l’Accord de Paris, adopté par la Décision 18/CMA.1 en 2018Note de bas de page 3 . Le rapport annuel d’inventaire prescrit par la CCNUCC se compose du RIN et des Tableaux communs de déclaration (TCD), présentés avant le 15 avril de chaque année.
L’inventaire de GES comprend les émissions et les absorptions de dioxyde de carbone (CO2), et les émissions de méthane (CH4), d’oxyde nitreux (N2O), des perfluorocarbures (PFC), des hydrofluorocarbures (HFC), de l’hexafluorure de soufre (SF6) et du trifluorure d’azote (NF3) dans cinq secteurs (Énergie; Procédés industriels et utilisation des produits [PIUP]; Agriculture; Déchets; et, Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie [ATCATF]). Les estimations des émissions et des absorptions de GES présentées dans l’inventaire des GES du Canada sont réalisées à l’aide de méthodes conformes aux Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. Suivant le principe d’amélioration continue, les données et les méthodes servant à estimer les émissions sont révisées au fil du temps, les émissions totales font donc l’objet de changements à mesure que ces données et méthodes s’améliorent (consulter la section S.8).
En 2021, le Canada a officiellement présenté à la CCNUCC sa Contribution déterminée au niveau national (CDN), revue à la hausse, s’engageant à réduire ses émissions de GES de 40 % à 45 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 (consulter l’encadré Le RIN : données probantes scientifiques pour les décideurs, qui suit). Le Canada a soumis sa CDN pour 2035 à la CCNUCC en février 2025. Par cette nouvelle CDN, le Canada s’engage à réduire les émissions de GES de 45 % à 50 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2035. Comme 2005 a été adoptée comme année de référence pour les cibles du Canada, bon nombre des paramètres de ce rapport sont présentés dans ce contexte, en plus de ceux exigés par les MPL pour l’année de référence 1990.
Conformément aux exigences en matière de déclaration, l’inventaire de GES fait rapport sur les émissions annuelles de 1990 jusqu’à l’année se terminant 15 mois et demi avant sa présentation à la CCNUCC en avril (par exemple, 2024 pour l’édition de 2026 de l’inventaire).
Comme pour la Contribution déterminée au niveau national du Canada, les progrès réalisés vers les cibles du Canada sont mesurés en conjuguant les données du RIN du Canada avec sa contribution au secteur de l’ATCATF, conformément à l’approche du pays en matière de comptabilisation du secteur de l’ATCATF, laquelle est indiquée séparément dans le Premier rapport biennal de transparence du Canada présenté à la CCNUCC et dans les rapports de projections des émissions de GES et de polluants atmosphériques du Canada.
La section S.3 de ce Sommaire donne un aperçu des toutes dernières données sur les émissions anthropiques nettes de GES du Canada, ainsi que des liens entre ces informations et les indicateurs pertinents de l’économie canadienne. La section S.4 décrit les principales tendances des émissions par secteurs du GIEC de la période allant de 2005 à 2024.
À des fins d’analyse des tendances et des politiques économiques, les émissions ont été attribuées au secteur économique d’où elles proviennent. Ainsi, dans la section S.5, les émissions du Canada sont ventilées selon les secteurs économiques suivants : Pétrole et gaz; Électricité; Transports; Industrie lourde; Bâtiments; Agriculture; et Déchets et autresNote de bas de page 4 . Dans le présent document, le terme « secteur » renvoie généralement aux secteurs d’activité définis par le GIEC pour les besoins des inventaires nationaux de GES, sauf si une expression comme « secteur économique » est employée pour désigner la situation canadienne.
La section S.6 présente un récapitulatif des émissions de GES pour les 13 entités infranationales du Canada. La section S.7 présente un aperçu de l’analyse et des résultats des principales catégories. La section S.8 présente un aperçu des améliorations apportées au présent inventaire, et des améliorations prévues pour les futures éditions. Enfin, la section S.9 fournit des détails sur les composantes du présent rapport et décrit les principaux éléments de sa préparation.
Le RIN : données scientifiques probantes pour les décideurs
Le premier plan climatique national du Canada, intitulé le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, a été élaboré en collaboration avec les provinces et les territoires et avec la contribution des peuples autochtones, et publié en 2016. En décembre 2020, le gouvernement du Canada a publié le Plan climatique renforcé, qui comprenait 64 politiques, programmes et investissements fédéraux nouveaux ou renforcés pour réduire les émissions. En 2021, le Canada a présenté son objectif amélioré pour 2030 à la CCNUCC et adopté la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité (LCRMC). Ces documents servent de fondement à l’approche du Canada pour atteindre une réduction de 40 % à 45 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030, conformément à l’engagement pris dans le cadre de la Contribution déterminée au niveau national du Canada (CDN), et pour permettre au Canada de s’engager sur la voie en vue de l’objectif de carboneutralité d’ici 2050.
Comme pour la CDN du Canada, les progrès réalisés vers les cibles du Canada sont mesurés en conjuguant les données du RIN du Canada avec sa contribution au secteur de l’ATCATF, conformément à l’approche du pays en matière de comptabilisation du secteur de l’ATCATF, laquelle est indiquée séparément dans le Rapport biennal de transparence (RBT) du Canada et dans les projections des émissions de GES et de polluants atmosphériques du Canada pour les années où un RBT n’est pas produit.
En vertu de la LCRMC, le Plan de réduction des émissions (PRE) pour 2030 comprend les principales mesures pour atteindre la cible d’ici 2030, un objectif provisoire lié aux émissions de GES pour 2026, un aperçu des stratégies sectorielles pertinentes, un calendrier pour la mise en œuvre des mesures et un résumé des principales mesures et ententes de coopération avec les provinces et territoires. S’appuyant sur le PRE pour 2030, la Stratégie canadienne sur le méthane (2022) donne un aperçu des mesures visant à réduire davantage les émissions nationales de méthane de plus de 35 % d’ici 2030, comparativement aux niveaux de 2020.
En février 2025, conformément à l’Accord de Paris, le Canada a soumis sa CDN pour 2035 à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), s’engageant à réduire les émissions de GES de 45% à 50% par rapport aux niveaux de 2005. La CDN pour 2035 s’appuie sur la cible actuelle du Canada pour 2030, qui vise à réduire les émissions de 40% à 45% par rapport aux niveaux de 2005. Comme l’exige la LCRC, le Canada publiera le PRE pour 2035, établissant des politiques et des initiatives détaillées pour atteindre la cible, d’ici la fin 2029.
L’inventaire national officiel des GES se fonde sur les meilleures méthodes scientifiques disponibles et les données les plus fiables pour estimer les émissions de GES de l’ensemble de l’économie du Canada, notamment l’adoption de nouvelles technologies et le changement des pratiques ou des comportements. Les contributions à l’inventaire sont mises à jour annuellement pour intégrer les effets des politiques et des mesures, en plus de l’influence de facteurs indépendants et réels comme les conditions du marché et les imprévus. Les méthodes sont constamment améliorées à mesure que la compréhension scientifique s’améliore.
Par conséquent, l’inventaire national officiel des GES du Canada, avec d’autres publications régulières comme les projections des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques et le Rapport biennal de transparence du Canada, apporte des données scientifiques solides soutenant les décideurs qui s’efforcent de réduire les émissions de GES du Canada et de lutter contre les changements climatiques.
S.3 Survol des émissions nationales de GES (1990 à 2024)
Le Canada représente environ 1,4 % des émissions de GES mondiales (Climate Watch, 2026 pour l’année 2022), ce qui en fait le 11e plus grand émetteur. Bien que le Canada soit l’un des plus grands émetteurs par habitant, les émissions par habitant ont diminué depuis 2005, passant de 24 t d’éq. CO2/habitant à 17 t d’éq. CO2/habitant en 2024 (StatCan, s.d. [a])Note de bas de page 5 .
Ventilation des émissions par secteur (2024)
En 2024, les émissions de GES au Canada étaient de 685 Mt éq. CO2, sans compter le secteur de l’ATCATFNote de bas de page 6 . Le secteur de l’Énergie (composé des Sources de combustion fixes, des Transports et des Sources fugitives) a produit la majeure partie (81 %) des émissions totales de GES au Canada (Figure S–1). Le reste des émissions provenait des secteurs de l’Agriculture et des PIUP, avec l’apport du secteur des Déchets. Lorsqu’elles étaient comprises dans les émissions d’autres secteurs, les émissions du secteur de l’ATCATF correspondaient à 0,6 % du total national de 2024.
Figure S–1 : Ventilation des émissions du Canada par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2024)
Total : 685 Mt d'éq. CO2
Note : Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Description longue
La Figure S-1 est un graphique en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada par six secteurs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat pour 2024. Les secteurs sont les suivants : Énergie – Sources de combustion fixes, Énergie – Transports, Énergie – Sources fugitives, Procédés industriels et utilisation des produits, Agriculture, et Déchets. Les Sources de combustion fixes ont contribué à hauteur de 43 % au total des émissions nationales en 2024, suivies par les Transports (28 %). Les parts des Procédés industriels et utilisation des produits, de l'Agriculture et des Sources fugitives d'Énergie étaient presque équivalentes. Le secteur des déchets est celui qui contribue le moins aux émissions. Le tableau suivant comprend la répartition des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) du Canada pour les six secteurs pour 2024.
Secteurs du GIEC |
Émissions de GES (Mt d'éq. CO2) |
% du total |
|---|---|---|
Énergie – Sources de combustion fixes |
298 |
43% |
Énergie – Transport |
189 |
28% |
Énergie – Sources fugitives |
66 |
9.6% |
Procédés industriels et utilisation des produits |
53 |
7.8% |
Agriculture |
56 |
8.2% |
Déchets |
23 |
3.3% |
Total |
685 |
100% |
Ventilation des émissions par GES (2024)
Le profil d’émissions du Canada est semblable à celui de la plupart des pays industrialisés en ce sens que le CO2 est le GES le plus abondant de l’ensemble des émissions, représentant 540 Mt ou 79 % des émissions totales en 2024, comme illustré par la plus grande part du diagramme à secteur à la Figure S–2. La majeure partie des émissions de CO2 au Canada provient de l’utilisation de combustibles fossiles. Quant aux émissions de CH4 en 2024, elles se sont élevées à 105 Mt ou à 15 % des émissions totales au Canada, faisant de ce GES le deuxième en importance. Ses émissions sont principalement composées des émissions fugitivesNote de bas de page 7 des systèmes de traitement du pétrole et de gaz naturel (46 Mt), de l’agriculture (31 Mt) et des sites d’enfouissement (19 Mt). Pour leur part, les émissions de N2O représentaient 29 Mt ou 4,2 % des émissions canadiennes en 2024 et provenaient surtout de la gestion des sols agricoles (18 Mt). Enfin, les émissions de gaz de synthèse (HFC, PFC, SF6 et NF3) représentaient moins de 2 % des émissions nationales.
Figure S–2 : Ventilation des émissions du Canada par GES (2024)
Total : 685 Mt d'éq. CO2
Note : Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Description longue
Description longue pour la Figure S-2
La Figure S-2 est un graphique en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada pour 2024. Les sept GES sont les suivants : CO2, CH4, N2O, HFCs, PFCs, SF6 et NF3. Le graphique montre que 79 % des émissions sont dues au CO2, suivi du CH4 (15 %). La part de N2O était plus petite (4,2%), tandis que tous les autres gaz n'ont contribué qu'à la hauteur de 1,6 % en 2024. Le tableau suivant comprend la répartition des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) pour 2024.
GES |
Émissions de GES (Mt d'éq. CO2) |
% du total |
|---|---|---|
CO2 |
540 |
79% |
CH4 |
105 |
15% |
N2O |
29 |
4.2% |
HFC, PFC, SF6 et NF3 |
11 |
1.6% |
Tous |
685 |
100% |
Changements dans les émissions totales (1990 à 2024)
Dans l’ensemble, après avoir fluctué ces dernières années, les émissions de GES du Canada en 2024 ont diminué de 78 Mt ou 10 % depuis 2005. En règle générale, ces variations d’une année à l’autre se superposent aux tendances observées sur une période plus longue. Au cours de la période visée par le présent rapport, la croissance de l’économie du Canada a été plus rapide que la croissance de ses émissions de GES. Par conséquent, l’intensité des émissions pour l’ensemble de l’économie (rapport entre les GES et le PIB) a continué de diminuer; en 2024, elle a diminué de 48 % depuis 1990 et de 37 % depuis 2005 (Figure S–3). La baisse de l’intensité des émissions peut être attribuable à des facteurs tels que le remplacement de combustible, les améliorations de l’efficacité, la modernisation des procédés industriels et les changements structurels au sein de l’économie.
Figure S–3 : Émissions de GES et intensité indexée des émissions de GES du Canada (à l’exception du secteur Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie)
Notes :
S.O. = Sans objet
Source des données sur le PIB : StatCan (s.d. [b])
Description longue
La Figure S-3 est un graphique de type linéaire qui affiche la tendance actuelle des émissions de GES de 1990 à 2024 (Mt d'éq. CO2) sur une ligne et la tendance indexée des émissions de GES par PIB (intensité des émissions) sur une autre (index 1990=100). La figure montre que les émissions de GES ont augmenté lentement au fil du temps jusqu’en 2007, ont ensuite diminué, se sont stabilisées jusqu’en 2019 et ont diminué sous le niveau de 2009 en 2020. Depuis 2020, les émissions ont légèrement augmenté de nouveau et diminué entre 2022 et 2024. En revanche, l'intensité des émissions a diminué de manière constante tout au long de la période, passant de 100 en 1990 à 52 en 2024. La figure comporte également un tableau montrant l'intensité des émissions de GES pour les années 1990, 2005 et 2019 à 2024, ainsi que les changements en pourcentage depuis 1990 et 2005. Le tableau suivant comprend les émissions de GES actuelles et les émissions de GES indexées par PIB pour la période de 1990 à 2024. Le deuxième tableau est celui qui apparaît sur le graphique.
Année |
Émissions de GES (Mt) |
Émissions de GES par PIB indexées (intensité des émissions) |
|---|---|---|
1990 |
608 |
100 |
1991 |
603 |
101 |
1992 |
621 |
103 |
1993 |
627 |
102 |
1994 |
649 |
100 |
1995 |
667 |
101 |
1996 |
688 |
102 |
1997 |
705 |
100 |
1998 |
711 |
97 |
1999 |
721 |
93 |
2000 |
749 |
92 |
2001 |
742 |
90 |
2002 |
749 |
88 |
2003 |
767 |
89 |
2004 |
767 |
86 |
2005 |
763 |
83 |
2006 |
759 |
80 |
2007 |
779 |
81 |
2008 |
761 |
78 |
2009 |
717 |
76 |
2010 |
732 |
75 |
2011 |
740 |
74 |
2012 |
744 |
73 |
2013 |
751 |
72 |
2014 |
748 |
70 |
2015 |
743 |
69 |
2016 |
727 |
67 |
2017 |
739 |
66 |
2018 |
749 |
65 |
2019 |
748 |
63 |
2020 |
681 |
61 |
2021 |
691 |
58 |
2022 |
696 |
56 |
2023 |
687 |
54 |
2024 |
685 |
52 |
Année |
1990 |
2005 |
2019 |
2020 |
2021 |
2022 |
2023 |
2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Intensité des GES (Mt/milliard de $ de PIB) |
0.53 |
0.44 |
0.33 |
0.32 |
0.31 |
0.29 |
0.28 |
0.28 |
Variation depuis 2005 |
S.O. |
S.O. |
-24% |
-27% |
-30% |
-33% |
-35% |
-37% |
Variation depuis 1990 |
S.O. |
-17% |
-37% |
-39% |
-42% |
-44% |
-46% |
-48% |
Au cours des dix dernières années (la période de 2015 à 2024), les émissions totales ont diminué de 59 Mt ou 7,9 %. Depuis 2015, les émissions ont diminué de façon significative dans les catégories Pétrole et gaz naturel des Sources fugitives (-33 Mt ou -34 %) et Production d’électricité et de chaleur du secteur public (-25 Mt ou -31 %). Ces diminutions peuvent s’expliquer principalement par une réduction des émissions de méthane provenant des activités du secteur du pétrole et du gaz classique (plus précisément, de la diminution de l’évacuation) ainsi que par l’abandon graduel du charbon pour faire place aux sources renouvelables en production d’électricité. Par ailleurs, de 2015 à 2024, les émissions de combustion de la catégorie Extraction de pétrole et de gaz ont augmenté de 12 Mt (12 %), principalement en raison de la production en hausse dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada. Les émissions de certaines sources dans les transports se sont accrues, elles aussi, notamment de 6,2 Mt (13 %) dans les Camions légers à essence et de 3,4 Mt (6,8 %) dans les Autres moyens de transportNote de bas de page 8 . La hausse dans les Camions légers à essence est liée à l’augmentation du parc de véhicules routiers et hors route, ce qui a mené à une augmentation globale des kilomètres parcourus, alors que la hausse dans la catégorie des Autres moyens de transport coïncide avec le transport accru de gaz naturel dans les pipelines.
Lorsqu’il est question des tendances à long terme des émissions, les phénomènes à grande échelle peuvent influer grandement sur un segment de la série chronologique analysée, donc ils doivent être pris en compte. Les années 2020 et 2021 ont été marquées par la pandémie de COVID-19. Cette pandémie coïncide avec la diminution abrupte de 67 Mt (9,0 %) du total des émissions de GES entre 2019 et 2020, dont près de la moitié provenaient des Transports (-32 Mt ou -15 %). L’année suivante, soit de 2020 à 2021, les émissions ont légèrement augmenté de 10 Mt (1,5 %), tendance qui s’est poursuivie de 2021 à 2022, où les émissions ont augmenté de 4,5 Mt (0,7 %), tout en demeurant inférieures à leur niveau prépandémique de 2019. Finalement, de 2022 à 2024, elles ont diminué de 11 Mt (1,6 %). Les effets de la pandémie, plus marqués en 2020, sont désormais plus difficiles à discerner. Malgré la diminution abrupte entre 2019 et 2020 et les variations des dernières années, la ventilation générale des émissions par secteur du GIEC n’a pas vraiment changé au fil du temps (Figure S–4).
Figure S–4 : Tendances des émissions de GES du Canada par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2024)
Description longue
La Figure S-4 est un graphique à barres qui affiche les tendances des émissions canadiennes de GES de sept secteurs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de 2005 à 2024. Les sept secteurs du GIEC incluent : Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (ATCATF), Énergie – Sources de combustion fixes, Énergie – Transports, Énergie – Sources fugitives, Procédés industriels et utilisation des produits (PIUP), Agriculture, et Déchets. Le graphique montre que le plus grand contributeur a été les Sources de combustion fixes suivies des Transports pour toutes les années. Le tableau suivant affiche les tendances des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) pour chacun des sept secteurs de 2005 à 2024.
Année |
Énergie – Sources de combustion fixes |
Énergie – Transports |
Énergie – Sources fugitives |
PUIP |
Agriculture |
Déchets |
ATCATF |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
2005 |
336 |
190 |
100 |
57 |
57 |
23 |
81 |
2006 |
329 |
190 |
103 |
57 |
56 |
24 |
60 |
2007 |
351 |
193 |
101 |
56 |
55 |
23 |
58 |
2008 |
338 |
191 |
99 |
55 |
55 |
23 |
46 |
2009 |
315 |
186 |
93 |
48 |
52 |
22 |
14 |
2010 |
318 |
193 |
96 |
52 |
51 |
22 |
41 |
2011 |
322 |
193 |
98 |
55 |
51 |
22 |
40 |
2012 |
316 |
193 |
102 |
60 |
53 |
22 |
26 |
2013 |
320 |
196 |
103 |
57 |
54 |
22 |
28 |
2014 |
321 |
194 |
105 |
54 |
53 |
22 |
6 |
2015 |
318 |
196 |
99 |
54 |
54 |
22 |
42 |
2016 |
312 |
195 |
88 |
55 |
54 |
23 |
26 |
2017 |
318 |
201 |
89 |
54 |
53 |
23 |
19 |
2018 |
319 |
208 |
89 |
56 |
55 |
23 |
24 |
2019 |
322 |
208 |
85 |
54 |
55 |
23 |
16 |
2020 |
299 |
176 |
74 |
52 |
57 |
23 |
26 |
2021 |
300 |
184 |
74 |
54 |
56 |
23 |
14 |
2022 |
303 |
192 |
68 |
53 |
56 |
23 |
46 |
2023 |
298 |
190 |
66 |
55 |
55 |
23 |
-9 |
2024 |
298 |
189 |
66 |
53 |
56 |
23 |
4 |
S.4 Émissions de GES et tendances par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
Tendances des émissions (2005 à 2024)
Au cours de la période 2005–2024, les émissions totales ont diminué de 78 Mt ou 10 %, diminution répartie dans tous les secteurs du GIEC. Le secteur de l’Énergie a dominé, ses émissions ayant diminué de 38 Mt (11 %) dans les Sources de combustion fixes, de 34 Mt (34 %) dans les Sources fugitives et de 1,3 Mt (0,7 %) dans le Transport (Tableau S–1). Au cours de la même période, les émissions ont diminué de 3,5 Mt (6,2 %) dans le secteur des PIUP et de 0,96 Mt (4,1 %) dans celui des Déchets. Les émissions du secteur de l’Agriculture sont demeurées relativement stables, enregistrant une diminution de 0,39 Mt (0,7 %) (Figure S–5).
De plus amples renseignements sur les tendances des émissions de GES depuis les années 1990 et 2005 et leurs facteurs déterminants se retrouvent au Chapitre 2. D’autres ventilations des émissions ainsi qu’une série chronologique complète sont présentées en ligne sur le site Web des données ouvertes du Gouvernement du Canada.
Figure S–5 : Variations des émissions de GES par secteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2005 à 2024)
Description longue
La Figure S-5 est un graphique à barres qui affiche la variation totale et les variations des émissions de GES des secteurs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de 2005 à 2024. Les secteurs du GIEC sont les suivants : Énergie – Sources de combustion fixes, Énergie – Transports, Énergie – Sources fugitives, Procédés industriels et utilisation des produits (PIUP), Agriculture, et Déchets. Le graphique montre qu'en 2024, les émissions ont diminué pour tous les secteurs et le total cumulatif. Le tableau suivant affiche les variations dans les émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) de 2005 à 2024.
Secteur du GIEC |
2005 |
2024 |
Variation nette (Mt d'éq. CO2) (2005-2024) |
Variation en % (2005-2024) |
|---|---|---|---|---|
Variation totale |
763 |
685 |
-78 |
-10% |
Énergie - Sources de combustion fixes |
336 |
298 |
-38 |
-11% |
Énergie - Transports |
190 |
189 |
-1.3 |
-0.7% |
Énergie - Sources fugitives |
100 |
66 |
-34 |
-34% |
PIUP |
57 |
53 |
-3.5 |
-6.2% |
Agriculture |
57 |
56 |
-0.39 |
-0.7% |
Déchets |
23 |
23 |
-0.96 |
-4.1% |
Énergie – Émissions de GES de 2024 (552 Mt)
En 2024, les émissions de GES produites par le secteur du GIEC de l’Énergie (552 Mt) ont enregistré une diminution de 12 % par rapport à 2005 (626 Mt). Dans le secteur de l’Énergie, les émissions ont augmenté de 46 Mt (73 %) pour l’Extraction de pétrole et de gaz, de 3,6 Mt (7,2 %) pour les Autres moyens de transport, de 1,4 Mt (35 %) pour l’Exploitation minière et extraction en carrière et de 1,3 Mt (57 %) pour l’Agriculture et foresterie. Ces augmentations ont été contrebalancées par une diminution de 65 Mt (53 %) de la Production d’électricité et de chaleur du secteur public, de 34 Mt (34 %) des Sources fugitives, de 8,7 Mt (19 %) des Industries manufacturières, de 8,4 Mt (19 %) de la catégorie Résidentiel, de 5,4 Mt (27 %) des Industries de raffinage du pétrole et de 4,1 Mt (3,3 %) du Transport routier.
Sources de combustion fixes (298 Mt)
De 2005 à 2024, les émissions des sources de combustion fixes de l’Extraction de pétrole et de gaz ont augmenté de 46 Mt (73 %), ce qui concorde avec la hausse de 254 % de la production de bitume naturel et de pétrole brut synthétique dans le cadre des activités d’exploitation des sables bitumineux au Canada.
La diminution de la production d’électricité à partir de charbon et de l’utilisation de produits pétroliers raffinés (respectivement de 84 % et 77 %), ainsi que la proportion accrue des sources de production d’électricité à faibles émissions dans la composition des sources de production d’électricitéNote de bas de page 9 ont été les principaux facteurs à l’origine de la diminution de 65 Mt (53 %) des émissions dues à la Production d’électricité et de chaleur du secteur public entre 2005 et 2024. Depuis 2005, la consommation réduite de combustibles fossiles à forte intensité de GES (le charbon et les produits pétroliers raffinés) représentait 50 % de la diminution des émissions de la Production d’électricité et de chaleur du secteur public. La consommation de combustibles fossiles à forte intensité de GES a considérablement diminué en Ontario (99 %), en Alberta (98 %), au Manitoba (91 %), au Nouveau-Brunswick (58 %), en Nouvelle-Écosse (57 %) et en Saskatchewan (38 %). Les variations des émissions observées pendant la période étudiée sont dues à des changements dans la composition des sources de production d’électricité. Depuis 2005, la production accrue d’électricité à partir de sources à faibles émissions représentait 29 % de la diminution des émissions.
La diminution des émissions de 8,4 Mt (19 %) de la catégorie Résidentiel entre 2005 et 2024 s’explique en grande partie par les améliorations apportées en matière d’efficacité énergétique, dont des diminutions plus faibles à cause des températures plus chaudes et d’une consommation réduite de mazout léger contrebalancée par une augmentation de la population et de la surface utile.
Les émissions de GES associées à la consommation de combustible dans les Industries manufacturières ont diminué de 8,7 Mt (19 %) entre 2005 et 2024, ce qui concorde avec une baisse de 16 % de la consommation d’énergie (StatCan, s.d. [c]). La diminution a été observée dans les Autres industries manufacturières (-4,1 Mt ou -25 %), les sous-catégories des Pâtes et papiers (-2,8 Mt ou -33 %), du Ciment (-1,7 Mt ou -34 %), des Métaux non ferreux (-0,88 Mt ou -23 %) et de la Sidérurgie (-0,42 Mt ou -8,4 %), par opposition à l’augmentation dans les Produits chimiques (1,2 Mt ou 15 %).
Depuis 2005, une raffinerie de pétrole en Alberta a fermé définitivement (2012), tandis que quatre autres ont été transformées soit en installations terminales, soit en centrales de production d’énergie renouvelable, dont une en Ontario (2005), une au Québec (2010), une en Nouvelle-Écosse (2013) et une à Terre-Neuve-et-Labrador (2020), d’où une diminution de 5,4 Mt (27 %) des émissions des Industries de raffinage du pétrole.
Transports (189 Mt)
Au Canada, les émissions dues au transport sont principalement liées au Transport routier, qui englobe le transport de personnes (véhicules et camions légers) et les véhicules lourds. La hausse générale des tendances dans les émissions du transport routier tout au long de la série chronologique s’explique en grande partie par une augmentation de la conduite de véhicules : davantage de voitures et de camions sur route utilisent davantage de combustibles et produisent ainsi davantage d’émissions, malgré la réduction continue des émissions produites par chaque véhicule. De plus, malgré une réduction du nombre de kilomètres parcourus par véhicule, le nombre total du parc de véhicules en 2024 avait augmenté de 37 % depuis 2005, entraînant dans l’ensemble davantage de kilomètres parcourus. Contribution supplémentaire à l’augmentation du nombre de véhicules-kilomètres parcourus au cours de cette période, le nombre de véhicules légers (c.-à-d. les voitures) au sein du parc de véhicules a diminué, mais le nombre de véhicules lourds a augmenté. Or, ces derniers parcourent en général plus de kilomètres par véhicule.
De 2005 à 2019, les émissions provenant des Transports ont généralement augmenté. De 2019 à 2020, au début de la pandémie de COVID-19, les émissions des Transports ont diminué par rapport aux niveaux de 2005 en raison de la diminution des déplacements en aéronef et en véhicule routier léger. De 2021 à 2024, alors que la demande en déplacements revenait à des niveaux prépandémiques, les émissions des Transports ont augmenté de 4,9 Mt, ce qui les a portées à 1,3 Mt en dessous des niveaux de 2005, et toujours en dessous de ceux de 2019.
Sources fugitives (66 Mt)
Les émissions de Sources fugitives comprennent les émissions attribuables au torchage, à l’évacuation et aux émissions accidentelles associées à la production de combustible fossile (charbon, pétrole et gaz naturel), les émissions de l’industrie pétrolière et gazière représentant en général environ 98 % des émissions fugitives totales au Canada. Depuis 2005, près de 230 000 puits de pétrole et de gaz productifs ont été forés et le nombre annuel de puits producteurs a augmenté de 2 %. De plus, la production de pétrole brut et de gaz naturel a augmenté de 60 %, principalement en raison des sables bitumineux du Canada. Malgré une productivité et une activité accrues, les émissions de Sources fugitives ont diminué de 34 Mt (34 %). Ce résultat comprend une augmentation de 5,6 % de 100 Mt en 2005 jusqu’à un sommet de 105 Mt en 2014. Depuis 2014, les émissions ont diminué de 38 Mt (37 %) surtout en raison des mesures visant à accroître la conservation du gaz naturel (principalement composé de CH4) et des mesures fédérales et provinciales visant à réduire les émissions de méthane de l’industrie pétrolière et gazière en amont. Cette réduction des émissions qui coïncide avec l’augmentation de la production met en lumière la réduction de l’intensité des émissions qui a été obtenue (voir le Chapitre 2 pour des précisions).
Transport et stockage du CO2 (0,65 kt)
Le captage du carbone comprend le captage de CO2 anthropique provenant de procédés industriels ou de sources d’utilisation de combustible. Le CO2 capté est transporté vers une installation de stockage à long terme ou un site de récupération assistée des hydrocarbures (RAH) où il est injecté. L’injection dans des installations de stockage à long terme a commencé en 2015; en 2024, environ 1,0 Mt de CO2 capté a été placé dans des formations géologiques pour le stockage à long terme. L’utilisation du CO2 industriel capté par les sites de RAH a commencé en 2000; en 2024, environ 3,3 Mt de CO2 capté ont été injectées pour faciliter les activités de RAH, desquelles environ 870 kt ont été importées des États-Unis. À la fin de l’année 2024, un total cumulatif de 10,4 Mt de CO2 capté ont été placées dans des installations de stockage à long terme et 58,3 Mt, injectées dans des sites de RAH.
Vu l’augmentation de l’activité associée à cette catégorie, les émissions fugitives du captage, de l’utilisation et du stockage du CO2 ont augmenté, passant de 0,09 kt en 2005 à 0,65 kt en 2024.
Pour de plus amples renseignements sur les volumes de captage et de stockage du carbone et les émissions associées, consulter la section 3.4 du Chapitre 3.
Procédés industriels et utilisations des produits – Émissions de GES de 2024 (53 Mt)
Le secteur des PIUP englobe les émissions de GES non liées à l’énergie qui sont issues de procédés de fabrication et de l’utilisation des produits, comme la calcination du calcaire dans la production de ciment et l’utilisation de HFC et de PFC comme réfrigérants pour remplacer des substances appauvrissant l’ozone (SAO). Les émissions du secteur des PIUP ont contribué à hauteur de 53 Mt (7,8 %) aux émissions du Canada en 2024.
Entre 2005 et 2024, les émissions des procédés de la plupart des catégories du secteur des PIUP ont diminué. La production de ciment et de chaux a diminué et plusieurs installations ont fermé ou ralenti pour une durée indéterminée, ce qui a contribué à une diminution des émissions de 1,3 Mt (13 %). Les émissions de l’Industrie sidérurgique ont baissé de 1,3 Mt (12 %) pendant cette période en raison de la fermeture d’une installation en 2013. L’Industrie de l’aluminium a également connu une diminution de ses émissions liées aux procédés de 2,3 Mt (28 %), en grande partie due à la mise en application d’améliorations et à l’arrêt des activités des vieilles fonderies faisant appel à la technologie Søderberg. La fermeture d’usines de production primaire de magnésium en 2007 et en 2008 représentait également 1,1 Mt (79 %) de la diminution globale. La fermeture en 2009 de l’unique usine canadienne d’acide adipique, située en Ontario, a entraîné une autre diminution de 2,3 Mt (100 %).
Une exception notable à la diminution globale des émissions des PIUP de 4,9 Mt (101 %) a été l’augmentation des émissions dues à l’utilisation de HFC pour remplacer les chlorofluorocarbures (CFC) et les hydrochlorofluorocarbures (HCFC) depuis 2005. Cependant, depuis 2018, les émissions de HFC ont diminué de 2,0 Mt (17 %), principalement en raison d’une baisse des importations de HFC, ce qui coïncide avec la mise en application de la réglementation fédérale exigeant l’abandon progressif des HFC.
Agriculture – Émissions de GES de 2024 (56 Mt)
Le secteur de l’Agriculture englobe les émissions de GES non attribuables à la production d’énergie, mais liées à la production végétale et à l’élevage de bétail. En 2024, les émissions associées à l’Agriculture ont représenté 56 Mt, ou 8,2 % des émissions totales de GES au Canada, dont respectivement 30 % et 76 % des émissions nationales de CH4 et de N2O.
Les principaux facteurs influant sur la tendance des émissions dans le secteur de l’Agriculture sont les variations des cheptels d’animaux d’élevage et l’application d’engrais azotés inorganiques sur les sols agricoles, surtout dans les Prairies. Depuis 2005, l’utilisation d’engrais a augmenté de 108 %, tandis que les principaux cheptels d’animaux d’élevage, qui étaient à leur maximum en 2005, ont alors diminué de façon marquée jusqu’en 2011. Conséquemment, les émissions de 2024 sont à peu près au même niveau qu’en 2005, bien que la contribution des émissions provenant du secteur de la production agricole ait augmenté par rapport à celles attribuées au bétail. En 2024, les émissions associées à la consommation d’aliments et au processus de digestion (fermentation entérique) du bétail représentaient 47 % des émissions agricoles totales, et l’application d’engrais azotés inorganiques, 19 %.
Déchets – Émissions de GES de 2024 (23 Mt)
Le secteur des Déchets comprend les émissions de GES provenant du traitement et de l’évacuation des déchets liquides et solides. Les émissions provenant des Déchets représentaient 23 Mt (3,3 %) des émissions totales du Canada en 2024.
Dans le secteur des Déchets en 2024, les sources principales d’émissions étaient les Sites d’enfouissement (19 Mt soit 85 % des émissions totales de ce secteur), dont les sites d’enfouissement pour les déchets solides municipaux (DSM) et l’élimination des déchets de bois industriels. Le Traitement et rejet des eaux usées représentait 2,6 Mt (12 %) des émissions du secteur des Déchets. Les autres sources comprenaient le Traitement biologique des déchets solides (compostage), responsable de 2,7 % des émissions, et l’Incinération et la combustion à l’air libre de déchets, responsable de 0,7 % des émissions.
Entre 2005 et 2024, les émissions en éq. CO2 provenant des sites d’enfouissement de DSM ont diminué de 6,0 %. Sur les 33 Mt d’éq. CO2 de CH4 générées par les sites d’enfouissement de DSM en 2024, 18 Mt d’éq. CO2 (56 %) étaient rejetées dans l’atmosphère, tandis que 12 Mt d’éq. CO2 (37 %) étaient captées par des systèmes de collecte de gaz d’enfouissement et torchées ou utilisées pour produire de l’énergie (comparativement à 30 % en 2005). Les 2,0 Mt (6,2 %) restantes sont présumées être oxydées par le matériel de couverture des sites d’enfouissement.
La contribution clé des données déclarées par les installations aux émissions estimatives de GES
Les émissions estimatives de gaz à effet de serre associées à l’activité industrielle au Canada reposent en grande partie sur les données déclarées par les installations aux gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral.
Depuis 2004, le Programme de déclaration des gaz à effet de serre (PDGES) d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) recueille et publie annuellement l’information sur les émissions de GES déclarées par les installations. Par exemple, les émissions issues des procédés industriels, déclarées au PDGES, sont directement intégrées au secteur des PIUP du RIN pour la production de ciment, de chaux, d’aluminium et de magnésium, de même que les volumes de CO2 captés, transportés, injectés et stockés dans des réservoirs géologiques. De plus, les données sur le torchage déclarées par les raffineries de pétrole sont intégrées au RIN, et les données à l’échelle des installations déclarées au PDGES par les exploitants de sables bitumineux servent à faciliter la ventilation des estimations d’émissions imputables au pétrole et au gaz. Les émissions attribuables à l’incinération des déchets et aux eaux usées industrielles sont également incluses directement dans le RIN. Des travaux sont en cours pour intégrer davantage de données déclarées par les installations à l’Inventaire national des GES. Les spécifications techniques du combustible industriel et des matières premières déclarées au PDGES sont également utilisées pour vérifier et améliorer la qualité des estimations des émissions issues de procédés industriels. De plus amples renseignements sur l’utilisation des données du PDGES sont fournis dans le Tableau 1–5 du Chapitre 1.
Le bilan énergétique national compilé par Statistique Canada présente tous les ans la disponibilité et l’écoulement de l’énergie, par région, selon le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (consulter l’Annexe 4 pour obtenir de plus amples détails). Le bilan énergétique national, en grande partie basé sur les données relatives aux installations collectées par Statistique Canada, est la principale source de données utilisée pour estimer les émissions issues de la combustion de carburants du chauffage des locaux à la production d’électricité, ainsi que des activités industrielles, de fabrication et de transport. Statistique Canada recueille également des données déclarées par les installations au nom d’ECCC sur la production de produits chimiques et pétrochimiques.
Les estimations de l’inventaire pour les émissions fugitives dans le secteur pétrolier et gazier en amont au Canada reposent en grande partie sur les données volumétriques déclarées par des installations pétrolières et gazières individuelles à Petrinex, dont les activités sont régies par une structure de gouvernance État-industrie, pour les provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique et du Manitoba. Ces données sont également utilisées pour évaluer et recueillir des redevances et orienter la réglementation et la législation provinciale.
Enfin, d’autres données sur les activités sont également recueillies auprès de fournisseurs au moyen des rapports exigés par la loi sur l’importation et l’exportation d’hydrofluorocarbure (HFC) ainsi que par l’entremise d’enquêtes périodiques ciblées sur l’utilisation de gaz fluorés, la récupération des gaz d’enfouissement, l’incinération, la récupération du méthane des eaux usées, le compostage et la digestion anaérobie.
Les experts de l’inventaire travaillent avec diligence avec des fournisseurs de données industrielles et d’autres données sur les activités pour assurer l’exactitude, l’uniformité et l’exhaustivité des données déclarées et leur harmonisation avec les exigences en matière de déclaration de l’inventaire.
Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie – 2024 (source nette de GES de 4,4 Mt)
Le secteur de l’ATCATF inclut les flux anthropiques de GES entre l’atmosphère et les terres aménagées au Canada, y compris ceux associés au changement d’affectation des terres et les flux de carbone provenant de la production et de l’utilisation des Produits ligneux récoltés (PLR), qui sont étroitement liés aux Terres forestières.
Dans ce secteur, le flux net est calculé comme étant la somme des quantités de CO2 et d’autres gaz émises dans l’atmosphère et des quantités de CO2 absorbées de l’atmosphère. En 2024, ce flux net correspondait à une source nette de 4,4 Mt.
Au cours des dernières années, les flux nets du secteur de l’ATCATF ont fluctué entre des absorptions nettes de 8,7 Mt en 2023 et des émissions nettes de 81 Mt en 2005. Les variations sont principalement attribuables à la variabilité des rendements des cultures ainsi qu’à une variation du stockage du carbone dans les PLR et des émissions et absorptions sur les Terres forestières, qui sont étroitement liées aux taux de récolte forestière.
Les estimations relatives au secteur forestier sont réparties entre les émissions et les absorptions d’origine anthropique associées à l’aménagement forestier ainsi que les émissions et les absorptions découlant des cycles naturels de perturbations (feux de forêt et insectes) dans les forêts aménagées. Les flux nets combinés des Terres forestières et des PLR ont fluctué, passant d’une source nette de 90 Mt en 2005 à un puits net de 1,0 Mt en 2024, attribuable à une diminution des taux de récolte et aux effets à long terme des perturbations passées (d’origine naturelle ou anthropique) sur la structure globale des âges des forêts aménagées du Canada. En 2024, 0,63 Mt d’éq. CO2 de carbone de plus ont été séquestrées dans le réservoir global de PLR provenant des forêts canadiennes. Toutefois, 64 % du carbone du réservoir de PLR, qui a été éliminé ou consommé sous forme de bioénergie, a été associé à des produits de courte durée de vie.
Pour la plupart des années, les Terres cultivées ont contribué aux absorptions nettes, qui variaient de 1,9 Mt (1991) à 40 Mt (2014). Les émissions nettes ont été produites en raison des sécheresses qui ont sévi ces dernières années, plus précisément en 2002, en 2003 et en 2022, qui ont donné lieu à des rendements faibles et, par conséquent, à une perte de carbone des sols, les taux de décomposition étant alors plus élevés que les taux d’apport de carbone aux sols. Les absorptions nettes ont augmenté, en moyenne, par suite de l’amélioration des pratiques de gestion des sols, notamment les pratiques de conservation des sols, et d’une augmentation graduelle globale de la productivité des cultures découlant de pratiques améliorées et plus intensives, comme la diminution du recours à la jachère. La variabilité interannuelle est élevée tout au long de la série chronologique, compte tenu des effets liés aux conditions météorologiques sur la production des cultures. Depuis 2005, une diminution des absorptions nettes résultant d’une diminution du couvert pérenne des terres a en grande partie contrebalancé les absorptions découlant de l’augmentation des rendements, d’où l’absence d’une tendance claire.
La conversion de forêts à d’autres affectations est une pratique courante au Canada et est due à l’extraction de ressources et à l’accroissement de la superficie des terres cultivées. Les émissions découlant de la conversion de forêts dans les années de 2005 à 2024 ont fluctué annuellement autour de 20 Mt, atteignant un minimum en 2010.
Utilisation des mesures aériennes pour améliorer les estimations de l’inventaire
Conformément aux MPL et aux directives du GIEC sur la préparation d’inventaires nationaux, les méthodes d’inventaire reposent sur la compréhension et la quantification des émissions et des absorptions par catégories de source individuelles et de gaz à effet de serre. Cette approche est généralement dite « ascendante ».
D’autres approches pour estimer les émissions ont récemment émergé, fondées sur la modélisation des émissions et des absorptions de GES calculées à l’aide des mesures des concentrations de gaz atmosphériques. Ces approches sont appelées « descendantes ». Les technologies de mesure servant à établir les inventaires « descendants » varient grandement, qu’il s’agisse de satellites, de petits aéronefs, de drones, de tours ou de véhicules terrestres, chacune ayant ses avantages et ses limites techniques à considérer. La Révision 2019 de l’édition 2006 des Lignes directrices du GIEC sur les inventaires nationaux de gaz à effet de serre (Vol. 1, chap. 6) donne des directives sur l’utilisation des estimations « descendantes » pour valider les estimations d’inventaire et améliorer leur exactitude (GIEC, 2019).
Même si des écarts dans les résultats des approches « ascendantes » et « descendantes » (p. ex., Chan et al., 2020; MacKay et al., 2021; Conrad et al. 2023a; MacKay et al., 2024) sont inévitables en raison des différences dans les méthodes, les sources de données, le degré de précision et d’autres facteurs de confusion, les récents progrès obtenus dans les techniques de mesures ont permis de créer des inventaires des émissions de méthane de source déterminée fondés sur des mesures aériennes pour les provinces les plus productrices de pétrole et de gaz au Canada (Johnson et al., 2023; Conrad et al., 2023 a, b).
Ces inventaires fondés sur des mesures aériennes ont été partiellement pris en compte dans le présent inventaire, améliorant ainsi la précision des estimations sur les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier au Canada. Consulter l’Annexe 3.2, à la section A3.2.2.1.5 pour de plus amples renseignements sur la méthodologie utilisée pour prendre en compte les mesures aériennes dans les estimations de l’inventaire. ECCC continue de collaborer avec des chercheurs pour améliorer la coordination des méthodes d’inventaire « ascendantes » et des mesures à distance avec l’objectif de rendre les valeurs estimatives des inventaires encore plus précises dans les futures éditions de ce rapport. Les progrès dans la conciliation des estimations « descendantes » et « ascendantes » pourraient également entraîner des améliorations dans d’autres secteurs d’inventaire, comme les déchets et l’agriculture.
Catégories de GES |
2005 |
2019 |
2020 |
2021 |
2022 |
2023 |
2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Total a, b |
763 |
748 |
681 |
691 |
696 |
687 |
685 |
Énergie |
626 |
616 |
549 |
558 |
563 |
554 |
552 |
a. Sources de combustion fixes (Énergie) |
336 |
322 |
299 |
300 |
303 |
298 |
298 |
b. Transports (Énergie) |
190 |
208 |
176 |
184 |
192 |
190 |
189 |
c. Sources fugitives (Énergie) |
100 |
85 |
74 |
74 |
68 |
66 |
66 |
d. Transport et stockage du CO2 (Énergie) |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
Procédés industriels et utilisation des produits |
57 |
54 |
52 |
54 |
53 |
55 |
53 |
a. Produits minéraux (Procédés industriels et utilisation des produits) |
10 |
8.9 |
8.3 |
9.0 |
8.4 |
8.9 |
8.5 |
b. Industrie chimique (Procédés industriels et utilisation des produits) |
10 |
6.2 |
5.9 |
5.7 |
5.7 |
5.6 |
5.6 |
c. Production de métaux (Procédés industriels et utilisation des produits) |
21 |
16 |
15 |
16 |
16 |
17 |
16 |
d. Production et consommation d'halocarbures, de SF6 et de NF3 (Procédés industriels et utilisation des produits) |
4.8 |
12 |
11 |
11 |
11 |
10 |
10 |
e. Produits non énergétiques provenant de combustibles et de l’utilisation de solvant (Procédés industriels et utilisation des produits) |
10 |
11 |
11 |
12 |
12 |
13 |
12 |
f. Fabrication et utilisation d'autres produits (Procédés industriels et utilisation des produits) |
0.51 |
0.62 |
0.66 |
0.66 |
0.61 |
0.65 |
0.68 |
Agriculture |
57 |
55 |
57 |
56 |
56 |
55 |
56 |
a. Fermentation entérique (Agriculture) |
35 |
27 |
27 |
27 |
27 |
26 |
26 |
b. Gestion des fumiers (Agriculture) |
9.0 |
8.3 |
8.3 |
8.3 |
8.2 |
8.1 |
8.2 |
c. Sols agricoles (Agriculture) |
12 |
17 |
18 |
17 |
18 |
18 |
18 |
d. Incinération des résidus agricoles dans les champs (Agriculture) |
0.05 |
0.05 |
0.06 |
0.04 |
0.05 |
0.05 |
0.05 |
e. Chaulage, application d'urée et autres engrais carbonés (Agriculture) |
1.4 |
2.7 |
3.0 |
3.1 |
2.8 |
3.1 |
3.4 |
Déchets |
23 |
23 |
23 |
23 |
23 |
23 |
23 |
a. Sites d’enfouissement (Déchets) |
21 |
20 |
20 |
20 |
20 |
20 |
19 |
b. Traitement biologique des déchets solides (Déchets) |
0.33 |
0.50 |
0.51 |
0.60 |
0.61 |
0.61 |
0.61 |
c. Incinération et combustion à l’air libre de déchets (Déchets) |
0.35 |
0.17 |
0.16 |
0.15 |
0.17 |
0.16 |
0.15 |
d. Traitement et rejet des eaux usées (Déchets) |
2.2 |
2.6 |
2.6 |
2.5 |
2.5 |
2.6 |
2.6 |
Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie |
81 |
16 |
26 |
14 |
46 |
- 8.7 |
4.3 |
a. Terres forestières (Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) |
145 |
36 |
36 |
29 |
15 |
1.3 |
- 1.2 |
b. Terres cultivées (Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) |
- 20 |
- 12 |
- 10 |
- 14 |
24 |
- 21 |
- 3.6 |
c. Prairies(Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
0.00 |
d. Terres humides (Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) |
7.0 |
5.6 |
5.6 |
6.0 |
5.7 |
5.5 |
5.4 |
e. Établissements (Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) |
5.1 |
5.0 |
4.7 |
4.6 |
4.5 |
4.6 |
4.3 |
f. Produits ligneux récoltés (Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) |
- 57 |
- 18 |
- 10 |
- 11 |
- 3.0 |
0.73 |
- 0.63 |
Notes :
Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Une valeur de 0,00 indique que les émissions ont été tronquées parce qu'elles ont été arrondies.
a Les totaux nationaux présentés dans ce tableau excluent toutes les émissions et absorptions déclarées dans le secteur ATCATF.
b Ces données sommaires sont présentées en détail à ouvert.canada.ca.
S.5 Secteurs économiques canadiens
À des fins d’analyse des tendances et des politiques économiques et outre ce qui est requis par les exigences de déclaration de l’inventaire, les émissions sont réparties en fonction du secteur économique d’où elles proviennent. En général, le profil complet des émissions d’un secteur économique choisi a été déterminé par la redistribution de la portion relative des émissions associées aux différentes sous-catégories du GIEC. Par exemple, les émissions associées à l’industrie du pétrole et du gaz sont présentes dans les sous-secteurs du GIEC suivants : Sources de combustion fixes, Transports, Sources fugitives et Produits non énergétiques provenant de combustibles et de l’utilisation de solvant, et sont combinées dans le secteur économique Pétrole et gaz. Cette redistribution permet simplement de reclasser les émissions dans différentes catégories; elle ne change en rien l’ampleur globale des estimations d’émission canadiennes.
En général, les tendances des émissions de GES dans les secteurs économiques du Canada concordent avec celles décrites pour des secteurs similaires du GIEC (Figure S–6). Les tendances du profil d’émissions du Canada entre 2005 et 2024 ont été les plus notables dans les sources Électricité et Pétrole et gaz, l’Électricité diminuant de 66 Mt et le Pétrole et gaz augmentant de 10 Mt. Pendant la même période, outre la source Pétrole et gaz, l’Agriculture est le seul secteur dans lequel les émissions ont augmenté (Tableau S–2). Les tendances des émissions dans la source Pétrole et gaz sont principalement attribuables à l’accroissement de la production dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada (59 Mt), hausse contrebalancée par des réductions des émissions de méthane provenant des activités du secteur pétrolier et gazier classique (-43 Mt). Les émissions de la source Électricité ont diminué en raison de l’abandon progressif de la production d’électricité à partir de charbon. Les émissions de l’Industrie lourde, des Déchets et autres et des Bâtiments ont également diminué pendant cette période. De 2005 à 2020, les émissions des Transports ont généralement augmenté. Plus précisément, après une baisse notable en 2020, elles ont augmenté pour ensuite se stabiliser à des niveaux inférieurs à ceux de 2005.
Pour plus de renseignements sur les tendances par secteurs économiques, se reporter au Chapitre 2, section 2.4. Pour les définitions des secteurs du GIEC et des secteurs économiques, voir le Chapitre 1. Un tableau de concordances détaillées entre les deux types de secteurs se trouve dans les fichiers de données nationales sur les GES par secteur économique sur le site Web des données ouvertes.
Figure S–6 : Répartition des émissions de GES du Canada par secteur économique (2024)
Total : 685 Mt d'éq. CO2
Note : Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Description longue
La Figure S-6 est un graphique en secteurs qui affiche la répartition des émissions de GES du Canada des sept secteurs économiques suivants en 2024: Pétrole et gaz, Transports, Bâtiments, Industrie lourde, Agriculture, Électricité, et Déchets et autres. La figure montre que 30 % des émissions de GES proviennent du Pétrole et gaz, 22 % des Transports et 12 % des Bâtiments. L'Industrie lourde, l'Agriculture, l'Électricité, et les Déchets et autres y contribuent pour des parts moins importantes. Le tableau suivant affiche la répartition des émissions de GES (Mt d'éq. CO2) (%) de ces secteurs pour 2024.
Secteur économique |
Émissions de GES (Mt d'éq. CO2) |
% du total |
|---|---|---|
Pétrole et gaz |
208 |
30% |
Transports |
151 |
22% |
Bâtiments |
81 |
12% |
Industrie lourde |
77 |
11% |
Agriculture |
70 |
10% |
Électricité |
50 |
7.2% |
Déchets et autres |
47 |
6.9% |
Secteurs économiques |
2005 |
2019 |
2020 |
2021 |
2022 |
2023 |
2024 |
Variation d’émissions 2005–2024 |
Variation (%) 2005–2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
TOTAL NATIONAL |
763 |
748 |
681 |
691 |
696 |
687 |
685 |
-78 |
-10% |
Pétrole et gaz |
198 |
223 |
203 |
209 |
206 |
204 |
208 |
10 |
5.1% |
Électricité |
116 |
62 |
54 |
52 |
49 |
51 |
50 |
-66 |
-57% |
Transports |
156 |
169 |
141 |
147 |
153 |
152 |
151 |
-4.8 |
-3.1% |
Industrie lourde |
89 |
80 |
77 |
79 |
80 |
79 |
77 |
-11 |
-13% |
Bâtiments |
85 |
94 |
88 |
85 |
88 |
83 |
81 |
-3.3 |
-3.8% |
Agriculture |
66 |
69 |
70 |
70 |
70 |
69 |
70 |
3.6 |
5.4% |
Déchets et autres |
54 |
51 |
48 |
49 |
50 |
49 |
47 |
-6.4 |
-12% |
Notes :
Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Détails supplémentaires dans la section 2.4 du Chapitre 2.
S.6 Émissions de GES des provinces et des territoires
Les émissions varient grandement d’une province ou d’un territoire à l’autre en raison de facteurs comme la démographie, les sources d’énergie et la structure économique. Toute chose étant égale par ailleurs, dans les économies axées sur l’extraction des ressources, les niveaux des émissions ont tendance à être plus élevés que dans les économies axées sur les services. Dans un même ordre d’idée, les émissions de GES des provinces qui dépendent des combustibles fossiles pour la production d’électricité sont relativement supérieures à celles des provinces qui utilisent l’hydroélectricité (Figure S–7 ).
Historiquement, les provinces de l’Alberta et de l’Ontario sont les plus grandes émettrices de GES, représentant respectivement 38 % et 23 % du total national en 2024. Depuis 2005, les profils d’émissions de ces deux provinces ont divergé. Les émissions en Alberta ont augmenté de 9,0 Mt (3,6 %) depuis 2005, en raison surtout de l’accroissement des opérations pétrolières et gazières ), contrebalancées par la fermeture de centrales électriques au charbon. En revanche, les émissions en Ontario ont diminué de 46 Mt (22 %) depuis 2005, en grande partie grâce à la fermeture des centrales électriques alimentées au charbon. Dans l’ensemble, les émissions ont diminué dans huit provinces et un territoire entre 2005 et 2024, tandis que les émissions de deux provinces et de deux territoires ont augmenté (Tableau S–3).
Figure S–7 : Émissions par province et territoire en 2005, 2010, 2015, 2019 et 2024
Note :
L'année 2019 est incluse et 2020, exclue, car une diminution importante a eu lieu durant la première année de la pandémie, diminution non représentative des tendances des émissions de la série chronologique.
Description longue
La Figure S-7 est un graphique à barres qui affiche les émissions de GES par province et territoire pour les années suivantes : 2005, 2010, 2015, 2019 et 2024. Le graphique montre que la plupart des émissions proviennent de l'Alberta où les émissions ont augmenté de 2005 à 2024. L'Ontario occupe la deuxième place pour les émissions, avec une diminution des émissions de 2005 à 2024. Le Québec occupe la troisième place, suivi de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique. Au Québec, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, les émissions ont légèrement diminué de 2005 à 2024. Le tableau suivant affiche les émissions de GES (Mt d'éq. CO2) pour 2005, 2010, 2015, 2019 et 2024.
Province et territoire |
2005 |
2010 |
2015 |
2019 |
2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Terre-Neuve-et-Labrador |
11 |
10.2 |
11 |
11 |
8.6 |
Île-du-Prince-Edward |
1.9 |
1.8 |
1.5 |
1.6 |
1.5 |
Nouvelle-Écosse |
22 |
20 |
16 |
16 |
14 |
Nouveau-Brunswick |
20 |
18 |
14 |
13 |
13 |
Québec |
85 |
79 |
77 |
82 |
78 |
Ontario |
203 |
174 |
164 |
165 |
158 |
Manitoba |
21 |
19 |
21 |
22 |
21 |
Saskatchewan |
83 |
79 |
89 |
87 |
72 |
Alberta |
251 |
269 |
289 |
285 |
260 |
Colombie-Britannique |
62 |
59 |
58 |
62 |
57 |
Yukon |
0.56 |
0.65 |
0.53 |
0.69 |
0.72 |
Territoires du Nord-Ouest |
1.7 |
1.5 |
1.58 |
1.4 |
1.3 |
Nunavut |
0.64 |
0.65 |
0.69 |
0.90 |
0.93 |
Province et territoire |
2005 |
2010 |
2015 |
2019 |
2020 |
2021 |
2022 |
2023 |
2024 |
Variation d’émissions 2005–2024 |
Variation (%) 2005–2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Canada |
763 |
732 |
743 |
748 |
681 |
691 |
696 |
687 |
685 |
-78 |
-10% |
Terre-Neuve-et-Labrador |
11 |
10 |
11 |
11 |
9.1 |
8.2 |
8.3 |
8.1 |
8.6 |
-2.1 |
-19% |
Île-du-Prince-Edward |
1.9 |
1.8 |
1.5 |
1.6 |
1.6 |
1.6 |
1.6 |
1.5 |
1.5 |
-0.40 |
-21% |
Nouvelle-Écosse |
22 |
20 |
16 |
16 |
14 |
14 |
14 |
13 |
14 |
-8.3 |
-38% |
Nouveau-Brunswick |
20 |
18 |
14 |
13 |
11 |
12 |
13 |
11 |
13 |
-7.2 |
-36% |
Québec |
85 |
79 |
77 |
82 |
75 |
78 |
79 |
78 |
78 |
-7.8 |
-9.1% |
Ontario |
203 |
174 |
164 |
165 |
149 |
152 |
158 |
160 |
158 |
-46 |
-22% |
Manitoba |
21 |
19 |
21 |
22 |
21 |
21 |
22 |
21 |
21 |
0.56 |
2.7% |
Saskatchewan |
83 |
79 |
89 |
87 |
75 |
77 |
75 |
73 |
72 |
-11 |
-13% |
Alberta |
251 |
269 |
289 |
285 |
265 |
267 |
262 |
260 |
260 |
9.0 |
3.6% |
Colombie-Britannique |
62 |
59 |
58 |
62 |
58 |
59 |
60 |
58 |
57 |
-5.6 |
-9.1% |
Yukon |
0.56 |
0.65 |
0.53 |
0.69 |
0.59 |
0.65 |
0.66 |
0.67 |
0.72 |
0.16 |
28% |
Territoires du Nord-Ouest |
1.7 |
1.5 |
1.6 |
1.4 |
1.2 |
1.3 |
1.4 |
1.4 |
1.3 |
-0.37 |
-22% |
Nunavut |
0.64 |
0.65 |
0.69 |
0.90 |
0.78 |
0.83 |
0.84 |
0.88 |
0.93 |
0.28 |
44% |
Notes :
Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
S.7 Analyse des catégories clés
Les Lignes directrices 2006 du GIEC (GIEC, 2006) définissent les procédures à suivre pour choisir les méthodes d’estimation et déterminer celles qui conviennent le mieux au contexte national, compte tenu des connaissances et des ressources accessibles. La recherche et la hiérarchisation des améliorations méthodologiques sont une bonne pratique que l’établissement de catégories clés peut faciliter, optimisant ainsi l’utilisation des ressources. Cette analyse annuelle est requise par les MPL. Les catégories clés sont placées par ordre de priorité parce qu’elles influent de façon importante sur le total national, en matière de niveau d’émissions absolu ou d’analyse des tendances, ou les deux. En ce qui concerne l’inventaire des GES de 1990 à 2024, les évaluations des niveaux et des tendances dans les catégories clés ont été réalisées conformément à l’approche de Niveau 1 (GIEC, 2006).
Les catégories qui influent le plus sur la tendance nationale (excluant l’ATCATF) sont les suivantes :
- Utilisation de combustibles : Industries énergétiques – Combustibles gazeux, CO2
- Utilisation de combustibles : Industries énergétiques – Combustibles solides, CO2
- Utilisation de combustibles : Transport – Transport routier, CO2
Les catégories qui influent le plus sur la tendance nationale (y compris l’ATCATF) sont les suivantes :
- Utilisation de combustibles : Industries énergétiques – Combustibles gazeux, CO2
- ATCATF : Terres forestières dont la vocation n’a pas changé, CO2
- Utilisation de combustibles : Industries énergétiques – Combustibles solides, CO2
Pour des précisions et des résultats sur les évaluations des niveaux et des tendances dans les catégories clés, consulter l’Annexe 1 du présent rapport.
S.8 Améliorations apportées à l’inventaire
L’amélioration continue fait partie des bonnes pratiques en matière de préparation d’inventaire (GIEC, 2006) et est essentielle pour veiller à ce que les estimations de l’inventaire du Canada soient fondées sur les meilleures données scientifiques possibles. Le recalcul des estimations de l’inventaire découle souvent d’une partie des activités d’amélioration continue de l’inventaire, notamment l’amélioration des méthodes, les mises à jour des données sur les activités, l’ajout de catégories non prises en compte antérieurement, la correction des erreurs ou la conformité aux recommandations découlant des examens menés par la CCNUCC.
ECCC consulte des experts d’organismes fédéraux, provinciaux et territoriaux, l’industrie, le milieu universitaire, les établissements de recherche et des consultants et travaille de façon continue avec eux pour améliorer la qualité de l’inventaire. Une meilleure compréhension et des données plus précises ou plus complètes permettent d’élaborer et d’intégrer des méthodes plus précises. Les améliorations mises en place dans la méthodologie entraînent des recalculs des estimations antérieures afin que les tendances des émissions et des absorptions soient cohérentes et à jour.
L’édition 2026 de l’inventaire des GES comporte d’importantes améliorations méthodologiques dans l’estimation des multiples sources d’émissions. Entre autres, le Transport a fait l’objet d’améliorations en ce qui a trait au calcul du pourcentage de combustibles renouvelables utilisés dans les véhicules sur route et hors route, à essence et à moteur diesel. En outre, dans le modèle relatif aux émissions fugitives, des paramètres importants ont fait l’objet d’une révision pour mieux refléter les exigences quant à la détection et la réparation des fuites (DERF) en vertu des lois sur le méthane en Alberta. De plus, une nouvelle méthode propre au pays a été mise en place pour estimer les émissions et les absorptions associées à la gestion des terres humides et au changement d’affectation des terres liées aux activités pétrolières et gazières dans la région des sables bitumineux en Alberta. Enfin, de nouvelles sources d’émissions ont été intégrées à l’inventaire 2026 des GES, dont le bouletage du minerai de fer et les émissions de méthane issues des Terres inondées. Dans l’ensemble, sans le secteur de l’ATCATF, les recalculs ont entraîné des variations de 4,3 Mt en 2005 et de -7,0 Mt en 2023. Les méthodes améliorées tiennent compte des études et des connaissances propres au Canada, adoptent les données sur les activités les plus à jour et reflètent davantage les technologies évolutives et les pratiques de l’industrie. Le Chapitre 8 du présent rapport fournit de plus amples précisions sur l’incidence des améliorations à l’inventaire actuel sur les tendances globales des émissions.
D’autres améliorations aux estimations de l’inventaire sont prévues dans les futures éditions de ce rapport. Par exemple, dans le secteur l’Énergie pour les Transports, la migration vers le modèle MOtor Vehicle Emission Simulator 5 (MOVES5) de l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis est prévue. Toujours en lien avec le secteur de l’Énergie, un terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié exploité par LNG Canada est entré en service en 2025. Dans ce nouveau segment de l’industrie pétrolière et gazière canadienne, il est prévu d’établir les émissions de combustion et les émissions fugitives. Dans le secteur de l’ATCATF, les améliorations prévues sont le suivi des émissions et des absorptions attribuables au drainage des terres à des fins agricoles, une meilleure estimation de la biomasse ligneuse par un groupement selon l’âge et l’essence, l’intégration des effets du travail du sol et du rendement des récoltes sur les estimations de carbone organique du sol et la révision des estimations de croissance des arbres en milieu urbain. Pour des précisions sur les améliorations prévues et la liste complète de tous les secteurs, consulter le Chapitre 8. Pour des précisions sur les améliorations prévues des méthodes liées aux Forêts de l’ATCATF, consulter le Plan d’amélioration pour les estimations des émissions de gaz à effet de serre des forêts et des produits ligneux récoltés.
S.9 Dispositions prises relativement à l’inventaire national
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) est l’unique entité nationale responsable de la préparation et de la présentation à la CCNUCC de l’inventaire national de GES ainsi que de la gestion des processus et procédures de soutien.
Les dispositions de l’inventaire pour la préparation de l’inventaire reposent notamment sur des dispositions institutionnelles officielles concernant la collecte des données et le calcul des estimations; un système de gestion de la qualité comprenant une procédure de changement de méthode pour faire réviser par les pairs et approuver les améliorations prévues; la définition des catégories clés et la production d’une analyse d’incertitude quantitative; un processus de recalcul et de suivi des recalculs à la suite des améliorations et des mises à jour des données sur les activités; des procédures pour une révision par les pairs et une approbation officielle; un système d’archivage. Les informations en ce qui concerne les dispositions relatives à l’inventaire national sont présentées dans le Chapitre 1.
Structure de la soumission
Conformément aux MPL, la soumission annuelle de l’inventaire officiel des GES du Canada est composée du RIN et des TCD. Les TCD sont une série de tableaux de données normalisées essentiellement quantitatives. Le RIN contient les renseignements à l’appui des TCD, y compris une description exhaustive des méthodes utilisées pour compiler l’inventaire, les sources de données, les dispositions institutionnelles et les procédures d’assurance et de contrôle de la qualité.
Conformément aux exigences des MPL, le RIN comprend ce qui suit :
- Chapitre 1 : aperçu des dispositions juridiques, institutionnelles et procédurales, accompagné d’information intersectorielle permettant de produire l’inventaire; description du PDGES du Canada et de la manière dont les données déclarées par les installations sont prises en compte dans l’inventaire;
- Chapitre 2 : analyse et ventilation des tendances des émissions de GES au Canada par secteurs du GIEC et par secteurs économiques du Canada;
- Chapitres 3 à 7 : description et analyses supplémentaires des estimations d’émission dans chaque secteur;
- Chapitre 8 : sommaire des recalculs et améliorations apportées et prévues;
- Annexes 1 et 2 : analyse des catégories clés et évaluation de l’incertitude;
- Annexe 3 : explications détaillées sur les méthodes d’estimation;
- Annexe 4 : bilan énergétique du Canada;
- Annexe 5 : renseignements sur les précurseurs d’ozone et d’aérosols;
- Annexes 6 et 7: coefficients d’émission et explications détaillées sur l’intensité des GES issus de la production d’électricité.
Ce document est accessible en différents formats sur le site Web des données ouvertes du gouvernement du Canada, de même que les tableaux récapitulatifs des émissions de GES, à l’échelle nationale et pour chaque province et territoire, par secteur et par gaz.
Le RIN intégral, en format PDF, est accessible sur le site Web du gouvernement du Canada. ECCC est en train de simplifier le contenu du RIN, notamment en allégeant les grandes quantités de données dans le format PDF du rapport et en présentant les données dans des formats plus variés sur le site Web des données ouvertes du gouvernement du Canada. Pour toute question ou commentaire à ce sujet, écrire à l’adresse ges-ghg@ec.gc.ca.
Références
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Climate Watch. 2026. Climate Watch historical GHG emissions. Washington (District de Columbia).World Resources Institute. (en anglais seulement).
Conrad B.M., Tyner D.R., Li H. Z., Xie D. et Johnson M.R. 2023a. A measurement-based upstream oil and gas methane inventory for Alberta, Canada reveals higher emissions and different sources than official estimates. Commun. Earth Environ. 4: 416.
Conrad B.M., Tyner D.R. et Johnson M.R. 2023b. The futility of relative methane reduction targets in the absence of measurement-based inventories. Environ. Sci. Technol., 57(50), 21092-21103.
[GIEC] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. 2006. Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. Programme du GIEC sur les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. Eggleston HS, Buendia L, Miwa K, Ngara T, Tanabe K (éd.). Japon : Institut des stratégies environnementales mondiales.
[GIEC] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. 2019. 2019 Refinement to the 2006 IPCC Guidelines for National Greenhouse Gas Inventories. Calvo Buendia E, Tanabe K, Kranjc A, Baasansuren J, Fukuda M, Ngarize S, Osako A, Pyrozhenko Y, Shermanau P, Federici S (éd.). Suisse : GIEC. (en anglais seulement).
Johnson M.R., Conrad D.M. et Tyner D.R. 2023. Creating measurement-based oil and gas sector methane inventories using source-resolved aerial surveys. Commun. Earth Environ 4: 139.
MacKay K., Lavoie M., Bourlon E., Atherton E., O’Connell E., Baillie J., Fougère C. et Risk D. 2021. Methane emissions from upstream oil and gas production in Canada are underestimated. Sci. Rep., 11: 8041.
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