Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région des Grands Lacs : décembre 2014

Décembre 2014

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Événements météorologiques majeurs - région des Grands Lacs de septembre à novembre 2014

Les températures enregistrées aux mois de septembre et octobre ont été relativement douces dans le bassin des Grands Lacs, mais elles sont brusquement devenues froides en novembre. En effet, on a enregistré plus de 90 records de basse température égalisés ou battus seulement au Michigan ainsi qu’un début hâtif de glace sur le lac Supérieur. Cependant, les records de froid ont été suivis d’un réchauffement record dans certaines régions. Par exemple, le 18 novembre, on a enregistré à Hamilton (Ontario) un froid de -11 °C (12,2 °F) égalisant ainsi le record pour cet endroit. Seulement six jours plus tard, à proximité de Toronto (Ontario), le record de chaleur a été battu pour cette date, lorsque le mercure est monté à 18,3 °C (65 °F).

Les conditions pluvieuses du printemps et de l’été se sont poursuivies au début de l’automne, ce qui a eu pour effet de faire augmenter, en septembre, les niveaux d’eau de l’ensemble des Grands Lacs au-dessus des moyennes mensuelles, et ce, pour la première fois depuis 1998. Ces conditions dans le secteur supérieur des Grands Lacs ont repoussé le déclin saisonnier des niveaux de l’eau (qui commence habituellement au milieu de l’été et se poursuit jusqu’à la fin de la saison) à la fin de l’automne sur le lac Supérieur, et n’était toujours pas amorcé à la fin de novembre sur les lacs Michigan et Huron.

Une importante chute de neige liée à l’effet de lac s’est produite à Buffalo (New York) du 17 au 21 novembre, chute dont la quantité s’est élevée à 223 cm (88 po), et donc l’une des chutes de neige les plus considérables de l’histoire de la région de Buffalo. Des taux extrêmes de précipitation de neige allant à 15 cm (6 po) par heure ont été enregistrés. Les taux d’évaporation mesurés à Long Point (Ontario) sur le lac Érié la veille de la chute de neige à Buffalo ont quadruplé par rapport au taux mesuré la semaine précédente, ce qui est une indication claire qu'un effet de lac est en cours. Concordant avec les conditions de neige à Buffalo, une importante chute de neige liée à l’effet est également survenue dans les régions à l’est des lacs Supérieur, Huron, Ontario et de la baie Georgienne.

Les vents sur le lac Michigan ont soufflé à des vitesses dépassant les 80 km/h (58 mi/h) lors de fortes rafales à l’Halloween (le 31 octobre), faisant s’élever la hauteur des vagues à 6,6 m (21,7 pi) à une bouée de la zone extracôtière, deuxième événement du genre en importance enregistré depuis le début des observations sur lac Michigan en 1981. Une onde de tempête a causé une hausse des niveaux de l’eau de 0,7 m (2,4 pi) en moins de 8 heures à Calumet Harbor (Illinois). Le 24 novembre, un important système dépressionnaire a engendré des rafales atteignant 100 km/h dans certaines parties du sud de l’Ontario, ce qui a causé une panne de courant affectant des dizaines de milliers de personnes ainsi que des dommages mineurs à des arbres et certaines infrastructures.

Fig 1: Carte des Grands Lacs montrant les événements marquants de l’automne 2014
Déscription longue

Figure 1 : Une carte des Grands Lacs montrant les points saillants de la section sur les événements importants. Voici ces points saillants : mesure de la glace sur le lac Supérieur le 15 novembre, plusieurs semaines avant la période habituelle, soit la première fois depuis que l’on a commencé à mesurer la glace en 1973 qu’on la mesure si tôt dans l’année. Les lacs Supérieur, Michigan et Huron ont atteint tout au long du trimestre des niveaux inégalés depuis la fin des années 1990. Une chute de neige importante liée à l’effet de lac s’est produite dans la région de Buffalo (New York) du 17 au 21 novembre, et a eu des conséquences considérables. Cette neige a contribué à élever la quantité totale de neige tombée en novembre à 197,5 cm (77,7 po) à Sault Ste. Marie (Ontario), fracassant ainsi le record de 112,3 cm (44,2 po) de novembre 1989. Au cours d’un épisode de fortes rafales de vent survenu le 31 octobre, les vents sur le lac Michigan ont atteint une vitesse de plus de 80 km/h (58 mi/h).

Vue d’ensemble du climat régional de septembre à novembre 2014

Niveaux d'eau des Grands Lacs

La poursuite des conditions pluvieuses a occasionné des niveaux d’eau supérieurs à la moyenne pour les Grands Lacs tout au long du trimestre, sauf pour le lac Ontario qui a connu un temps sec et des niveaux sous la normale en octobre et en novembre. L’alimentation en eau dans les lacs Supérieur, Michigan et Huron a surpassé la normale pendant chacun des trois derniers mois. À la fin du trimestre, on a enregistré une hausse de 22 cm (8,6 po) par rapport à la moyenne du lac Supérieur, soit la plus élevée depuis 1986. Les niveaux des lacs Michigan et Huron ont dépassé la normale pour la première fois depuis la fin des années 1990 en septembre pour terminer le trimestre avec 20 cm au-dessus de la moyenne, soit le niveau le plus élevé depuis 1997. Le niveau du lac Érié a excédé de 19 cm (7,5 po) la normale à la fin de novembre, tandis que le niveau enregistré pour le lac Ontario était inférieur de 9 cm (3,5 po) à la normale et de 12 cm (4,7 po) par rapport à l’année dernière à pareille date.

Statistiques des niveaux d’eau tirées de la base de données 1918-2013.

Température de l’eau de surface

Pendant l’automne, 98 % des températures de l’eau de surface des Grands Lacs étaient plus froides que la normale. Les eaux du lac Supérieur ont connu les variations les plus importantes, allant de 4,2 °C (7,6 °F) sous la normale à 0,5 °C (0,9 °F) au-dessus de celle-ci. Les températures du lac Michigan ont varié entre 3 °C (5,4 °F) sous la normale à des valeurs près de celle-ci. On a enregistré aux lacs Ontario, Érié et Huron des écarts allant de 2 °C (3,6 °F) sous la normale à 1 °C (1,8 °F) au-dessus de celle-ci.

Moyenne à long terme (MLT) fondée sur les données de 1995 à 2013

Fig 2: Températures des eaux de surface

Température du lac : Écarts par rapport à la moyenne à long terme (oC)

Fig 2 échelle allant de 7,0 à 2,5
Déscription longue

Figure 2 : Température de l’eau de surface : Écarts par rapport à la moyenne à long terme du 1er septembre au 30 novembre 2014. Carte des Grands Lacs montrant les écarts de température de l’eau de surface par rapport à la moyenne à long terme en degrés Celsius. De manière générale, l’ensemble des Grands Lacs a connu des températures de surface inférieures à la moyenne. Les nuances de gris à vert représentent les régions où les températures de l’eau de surface étaient de -2 oC à -4,5 oC (de -3,6 oF à -8,1 oF) par rapport à la moyenne à long terme, et il s’agit surtout des régions du centre et de l’est du lac Supérieur. Les nuances allant du orange au beige représentent les régions où les températures de l’eau de surface étaient de -1 oC à -2 oC (de -1,8 oF à -3,6 oF) par rapport à la moyenne à long terme, ce qui a été noté sur la côte sud-est et dans le centre du lac Supérieur, la majorité du lac Michigan, sauf dans les zones près de la côte dans la portion sud du lac, à l’ouest du lac Huron et au nord du lac Ontario. Les nuances de jaune indiquent les régions où les températures de l’eau de surface étaient d’environ -1 oC (-1,8 oF) par rapport à la moyenne à long terme, et on a noté ces températures dans la partie à l’ouest du lac Supérieur, le long de la côte dans la moitié sud du lac Michigan, au nord, à l’est et à l’ouest du lac Huron, dans la majeure partie de la baie Georgienne, sauf au centre, dans tout le lac Érié, ainsi qu’à l’ouest, à l’est et au sud du lac Ontario. Les nuances de rose représentent les régions où les températures de l’eau de surface étaient en moyenne de 1 oC (1,8 oF) supérieure à la moyenne à long terme, et l’on a observé ces températures principalement au point le plus à l’ouest du lac Supérieur, au milieu de la baie Georgienne et dans des baies aléatoirement au sein de l’ensemble des Grands Lacs.

Précipitations

Le bassin des Grands Lacs a reçu des précipitations en moyenne de 115 % au cours de l’automne, ce qui comprend tous les bassins des lacs, sauf le lac Ontario pour lequel on a enregistré des précipitations légèrement au-dessus de la moyenne. En septembre, le niveau de tous les bassins des lacs, sauf celui du lac Ontario, était supérieur à la normale, comme l’ensemble des bassins a enregistré des précipitations équivalant à 110 % de la moyenne. Pour l’ensemble du bassin, on a enregistré des précipitations équivalant à 135 % de la moyenne en octobre, et tous les bassins recevant des précipitations légèrement au-dessus de la normale. Tous les bassins des lacs ont connu des précipitations légèrement inférieures à la moyenne en novembre avec des précipitations équivalant à 95 % de la moyenne.

Carte : Les précipitations normales sont de la période 1981 à 2010 (NOAA, EC).
Texte : Les précipitations normales sont celles de la période 1900 à 2010 (USACE).

Fig 3 : Précipitations de septembre à novembre 2014

Précipitations de septembre à novembre 2014 : Pourcentage de la normale (%)

                                             

Fig 3 échelle allant de25 à 200
Déscription longue

Figure 3 : Précipitation : Pourcentage des normales (%). Carte des Grands Lacs indiquant la répartition des précipitations du 1er septembre au 30 novembre. Les endroits en vert et en vert foncé représentent les pourcentages de précipitations supérieurs à la normale, et ils se concentrent sur une grande zone circulaire concentrée autour de la jonction des lacs Supérieur, Michigan et Huron et s’étendant du sud-ouest au nord du lac Michigan, de l’ouest au nord du Wisconsin et au nord-est au nord de l’Ontario ainsi qu’à l’ouest et au centre du Québec. Des conditions pluvieuses ont également prévalu sur le lac Érié, au nord-ouest de l’Ohio, au sud-ouest du Michigan, au nord de l’Indiana, et au centre de l’Illinois. Les pourcentages inférieurs à la normale sont indiqués en brun et en beige et se concentrent sur le lac Ontario, le bassin du fleuve St-Laurent, l’ouest du bassin du lac Supérieur, ainsi que dans la partie sud du bassin des Grands Lacs dans les états de New York, de la Pennsylvanie et de l’Ohio.

Température

De manière générale, les températures des Grands Lacs ont été plus froides que la normale cet automne, puisqu’on a enregistré des mercures allant de 2 oC (3,6 oF) sous la normale ou près de celle-ci. Le mois de novembre a été froid pour l’ensemble du bassin; on a noté des températures variant de 1 oC (1,8 oF) à 4 °C (7,2 oF) sous la normale. En septembre, les températures ont varié de 2 oC (3,6 oF) en dessous de la normale à un niveau s’en rapprochant. En octobre, la température du lac Supérieur est descendue à 1 °C (1,8 oF) sous la normale, celledu lac Michigan était près de la normale, et dans les bassins des lacs Huron, Érié et Ontario, la température est montée à 2 oC (3,6 °F) au-dessus de la normale.

Le mois de novembre 2014 a été retenu pour illustrer les plus grandes anomalies.
Les températures normales sont celles de la période 1981 à 2010.

Fig 4 : Précipitations de septembre à novembre 2014 : Pourcentage des normales (%)

Températures de novembre 2014 : Écart par rapport à la normale (°)

Fig 4 échelle allant de -5 à +5 C et -9 à +9 F
Déscription longue

Figure 4 : Température : Écart de novembre 2014 par rapport à la normale. Seul le mois de novembre 2014 indique la plus forte anomalie de température de l’automne de cette année. Carte des Grands Lacs indiquant les écarts de température (en degrés Celsius) par rapport à la normale. Les nuances de violet à violet foncé correspondent aux endroits où la température était de -2 oC à -5 oC (-3,6 oF à -9 oF) par rapport à la normale, et cela s’est produit dans le sud, le nord, le centre et l’ouest du bassin des Grands Lacs, et l’on y a noté les écarts de température les plus importants de toute la partie ouest du bassin. Les endroits en mauve clair et en blanc correspondent aux endroits où la température était près de la normale ou de -2 oC (-3,6 oF) par rapport à la normale, et cela s’est produit dans la partie est du bassin sur le lac Ontario, à l’est de l’Ontario et s’est rendu jusqu’au Québec et dans la majorité de l’état de New York.

Impacts régionaux de juin à août 2014

Impacts des chutes de neige liées à l’effet de lac de Buffalo (New York)

Les chutes de neige liées à l’effet de lac que l’on a connues du 17 au 21 novembre ont causé la mort de 14 personnes. Des artères principales ont été fermées pendant plus de trois jours, des barrages routiers ont été mis en place pendant plus de cinq jours et des milliers d’automobilistes ont fait des sorties de route. Le poids de la neige a causé des centaines d’effondrements de toits et de défaillances structurelles. Plusieurs municipalités ont dépensé tout leur budget accordé au déneigement en une semaine. Trois arrondissements scolaires ont été fermés jusqu’au 1er décembre en raison du danger que représentaient les amas de neige et la chute d’arbres. On a déclaré l’état d’urgence dans le comté d'Érié, afin que puissent être envoyés dans la région le matériel et le personnel affectés au déneigement, ainsi que la Garde nationale, pour aider aux opérations de rétablissement. Heureusement, la fonte rapide de la neige en raison du réchauffement de température n’a provoqué que des inondations mineures à la suite des événements.


Total des chutes de neige observées (en pouces) du 17 au 21 novembre 2014 (graphique fourni par le Buffalo National Weather Service)

Fig 5: Total des chutes de neige observées (en pouces) du 17 au 21 novembre 2014 (graphique fourni par le Buffalo National Weather Service)
Déscription longues

Figure 5 : Carte de la région de Buffalo (New York) montrant la chute de neige totale observée (en pouces) à la suite de la tempête liée à l’effet de lac du 17 au 21 novembre 2014. Les nuances de rouge indiquent les régions où la quantité de neige a dépassé 178 cm (70 po) seulement au sud du centre de Buffalo, du lac Érié directement vers l’est sur une distance d’environ 50 km. Les nuances d’orange, jaune et vert (nuances allant de foncé à pâle) représentent des augmentations de 10 pouces de chute de neige observées allant de fortes chutes de neige de 178 cm (70 po) aux chutes de neige plus faibles de 25 cm (10 po). Ces nuances entourent la région en rouge où il y a eu de fortes chutes de neige, et montrent que la grande quantité de neige s’est concentrée autour de Buffalo et s’est atténuée progressivement à mesure que l’on s’éloignait de la ville. Les régions à proximité, comme Niagara Falls (New York), n’ont connu que des traces de neige. Ce graphique a été fourni par le Buffalo National Weather Service.

Agriculture

Les conditions climatiques des mois de septembre et octobre du côté américain du bassin se sont avérées idéales pour les récoltes. Toutefois, la quantité des précipitations au cours de l’automne a été extrêmement élevée en Ontario. Combinées à un printemps relativement doux et pluvieux, ces conditions ont retardé le développement des récoltes de cinq semaines dans certaines régions, particulièrement les cultures de maïs. Au 1er décembre, il restait à faire la récolte de 5 % des cultures de soya et de 40 % des cultures de maïs en Ontario. Ce retard dans la récolte du soya a également eu pour résultat de réduire les superficies semées en blé d’hiver.

Fortes rafales pour l’Halloween

Les fortes rafales sur le lac Michigan qui ont eu lieu le 31 octobre ont causé des problèmes considérables à Chicago (Illinois), la troisième ville en importance des États-Unis. Les fortes vagues du lac Michigan ont eu pour effet de pousser l’eau du lac sur la voie en direction nord de Lakeshore Drive (une route express importante de Chicago), en même temps que l’heure de pointe du soir. L’aéroport international O’Hare de Chicago a dû annuler plus de 700 vols (départs et arrivées) ce jour-là en raison des forts vents et des précipitations abondantes de pluie. De plus, l’onde de tempête, combinée aux niveaux des eaux élevés d’octobre, a obligé la centrale nucléaire D.C. Cook à Bridgeman (Michigan) à fermer ses deux réacteurs pendant plusieurs jours. L’onde de tempête a eu pour effet de boucher le tunnel utilisé pour faire entrer l’eau servant à refroidir le réacteur.

Aperçu saisonnier d’octobre à décembre 2014

Aperçu - niveaux d’eau des lacs

Les niveaux des eaux atteignent normalement leur plancher saisonnier à l’hiver, alors que l’alimentation en eau a tendance à diminuer et que l’évaporation diminue à ce moment de l’année. Les prévisions actuelles pour la période allant de janvier à mars laissent croire au maintien des niveaux d’eau des lacs Supérieur, Michigan, Huron et Érié au-dessus de la moyenne, à moins que l’on connaisse des conditions extrêmement sèches. On prévoit que le niveau du lac Ontario demeurera près de la normale ou légèrement sous celle-ci pour cette période de l’année, à moins que ne soit reçue une forte alimentation en eau. 

Prévision des niveaux d’octobre à décembre 2014 (par rapport à la moyenne à long terme)

Lac

Maximum prévu par

rapport à la moyenne

à long terme en

centimètres

Minimum prévu par

rapport à la moyenne

à long terme en

centimètres

Maximum prévu par

rapport à la moyenne

à long terme en pouces

Minimum prévu par

rapport à la moyenne

à long terme en pouces

Superior Supérieur de 28 cm Supérieur de 12 cm Supérieur de 11 po Supérieur de 4,7 po
Huron-Michigan Supérieur de 30 cm Supérieur de 7 cm Supérieur de 11,8 po Supérieur de 2,8 po
Erie Supérieur de 52 cm Inférieur de 3 cm Supérieur de 20,5 po Inférieur de 1,2 po
Ontario Supérieur de 28 cm Inférieur de 26 cm Supérieur de 28 po Inférieur de 26 po

Tableau 1 : Prévision des niveaux d'eau pour l’automne 2014 (par rapport à la moyenne à long terme)

Perspectives de United States Army Corps of Engineers et d'Environnement Canada (d’octobre à décembre 2014)

Aperçu - températures et précipitations

Le Climate Prediction Center (CPC) indique une probabilité croissante de températures inférieures à la normale pour la portion sud du bassin du lac Supérieur pour les états de l’Ohio, l’Illinois et l’Indiana, mais sinon le CPC et EC prévoient qu’il pourrait y avoir des températures supérieures ou inférieures à la normale, ou l’avoisinant, pour la période allant de janvier à mars dans l’ensemble du bassin des Grands Lacs.

Quant aux précipitations, les prévisions du CPC pour cette période laissent croire que des précipitations sous la normale seraient plus probables pour le bassin américain, alors que les prévisions d’EC ne donnent aucune indication claire pour le prochain trimestre dans le bassin canadien.

On compte 65 % des chances qu’un El Niño se forme entre le milieu de l’automne et la fin, mais il est probable qu’il soit faible s’il naît et qu’il ait peu ou pas d’impact sur les températures et les précipitations cet hiver.  En général, les hivers El Niño ont tendance à être plus chauds que la normale dans le bassin des Grands Lacs, et les conditions sont plus sèches que la normale à l’est du bassin, il y a moins de neige qu’à l’habitude et la couverture de glace est plus mince sur les lacs.

Aperçu de la couverture de glace

Pour l’hiver 2014-15, le Great Lakes Environmental Research Laboratory (GLERL) de la NOAA prévoit une couverture de glace sur les Grands Lacs d’environ 54 %, ce qui dépasse légèrement la moyenne à long terme de la couverture de glace maximale, soit de 52 %.

Prévisions concernant les couvertures de glace : modèle de régression statistique du GLERL

Contact

É-U

Samantha Borisoff : Samantha.borisoff@cornell.edu
Molly Woloszyn : mollyw@illinois.edu

 

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