Réduire la menace des contaminants pour l’épaulard résident du sud

Espèce emblématique de la côte pacifique du Canada, l’épaulard résident du Sud est célébré par tous les Canadiens et revêt une signification culturelle importante pour les Premières Nations côtières.

Toutefois, ces baleines sont en péril. Leur population, en déclin, est exposée à de graves menaces.

Voici les trois grandes menaces pesant sur l’épaulard résident du Sud :

En 2003, le gouvernement du Canada a désigné la population d’épaulards résidents du Sud comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En 2008, un programme de rétablissement a été publié, suivie de modifications en 2011 et 2019. Un plan d’action en 2017 a défini des mesures concrètes pour la mise en œuvre de cette stratégie. En 2018, l’épaulard résident du Sud a été évalué comme faisant face à des menaces imminentes pour sa survie. Cette évaluation a incité le gouvernement du Canada à mettre en œuvre l’Initiative de protection des baleines afin de soutenir la protection et le rétablissement de la population.

En tant que responsable fédéral de la lutte contre la pollution environnementale dans le cadre de l’Initiative de protection des baleines, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) a fait progresser la recherche, la surveillance et les mesures d’application de la loi afin de réduire l’exposition aux contaminants et de favoriser la santé et le rétablissement de cette espèce.

Les contaminants et l’épaulard résident du Sud

Les activités humaines exposent les épaulards résidents du Sud et leur proie principale, le saumon quinnat, à un large éventail de contaminants. Ces substances pénètrent dans le milieu aquatique de différentes façons, notamment par :

Certains contaminants peuvent également être transportés sur de longues distances à partir de sources éloignées.

Les épaulards résidents du Sud sont des prédateurs à longue durée de vie qui se situent au sommet du réseau trophique. Ainsi, ils sont particulièrement vulnérables aux polluants, puisque ces substances s’accumulent dans leur environnement et dans les poissons dont ils se nourrissent. Ce processus est appelé bioaccumulation. À mesure que les contaminants passent d’une espèce à une autre vers le haut du réseau trophique, leurs concentrations augmentent, un phénomène connu sous le nom de bioamplification.

Certains contaminants présents dans l’environnement peuvent nuire à la croissance, affaiblir le système immunitaire, perturber le fonctionnement du cerveau et du système nerveux, et réduire le succès reproducteur. L’effet combiné de ces expositions exerce une pression supplémentaire sur une population qui fait déjà face à d’importants défis en matière de rétablissement.

Les contaminants persistants, bioaccumulables et toxiques (PBT) suscitent une préoccupation particulière, car ils se dégradent très lentement, peuvent se déplacer sur de grandes distances et s’accumulent dans les organismes au fil du temps. Ils contribuent à l’augmentation globale des concentrations de contaminants dans l’environnement.

Le programme de rétablissement des Épaulards (Orcinus orca) populations résidentes du nord et du Sud des eaux du Pacifique (2018) présente un aperçu des principaux groupes de composés chimiques susceptibles de poser un risque pour l’épaulard résident du Sud :

En collaboration avec ses partenaires, ECCC a affiné davantage la liste de contaminants présentée ci‑dessus afin d’établir une liste mise à jour de contaminants prioritaires préoccupants pour l’espèce.

Il existe un chevauchement important entre les contaminants identifiés chez l’épaulard résident du Sud et ceux qui touchent le béluga de l’estuaire du Saint-Laurent, une autre population de baleines en voie de disparition dans les eaux canadiennes. Ces pressions communes mettent en évidence le caractère persistant de ces substances chimiques dans les écosystèmes marins.

Les mesures prises par Environnement et Changement climatique Canada pour protéger l’épaulard résident du Sud contre les contaminants

Dans le cadre de sa participation à l’Initiative de protection des baleines, ECCC a mis l’accent sur des activités ciblées de surveillance et de recherche, ainsi que sur des efforts de collaboration visant à :

Surveillance environnementale

Les activités de recherche et de surveillance menées par ECCC ont permis d’en apprendre davantage sur la façon dont les contaminants pénètrent dans les milieux aquatiques et sur les sources de cette contamination. Entre 2018 et 2026, ECCC a prélevé des échantillons d’eau douce et de sédiments afin d’analyser la présence et les concentrations de contaminants dans les rivières et les cours d’eau qui se déversent dans le fleuve Fraser et la mer des Salish, en Colombie‑Britannique. Des échantillons d’eaux usées, d’air, de sédiments marins et de lixiviats de sites d’enfouissement situés à proximité de l’habitat de l’épaulard résident du Sud ont également été recueillis et analysés en laboratoire afin de détecter la présence de contaminants.

Recherche collaborative et efforts accrus de protection pour l’épaulard résident du Sud

En 2018, ECCC a créé le Groupe de travail technique (GTT) sur les contaminants touchant l’épaulard résident du Sud. Ce groupe visait à réunir des experts et des scientifiques des gouvernements fédéral et provincial, des Premières Nations, des groupes environnementaux, de l’industrie et du milieu universitaire afin de proposer et de recommander des mesures pour faire face aux menaces imminentes que représentent les contaminants pour les épaulards résidents du Sud et pour favoriser leur rétablissement.

Parmi les faits saillants des réalisations du groupe, on compte :

De plus amples renseignements sur les trois phases des travaux complétés par le Groupe de travail technique sur les contaminants touchant l’épaulard résident du Sud sont disponibles aux pages suivantes :

Information additionnelle

Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec : enviroinfo@ec.gc.ca.

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2026-04-29