Gestion de la qualité des effluents des usines de pâtes et papiers

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Le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers régit le rejet de substances nocives des usines de pâtes et papiers dans les eaux où vivent des poissons. Cet indicateur fait état des résultats qui ont été obtenus depuis le milieu des années 1980 en application du règlement.

 

Résultats

Aperçu des résultats

  • De 1985 à 2015, la qualité des effluents des usines de pâtes et papiers rejetés directement dans l'environnement s'est améliorée.
    • Les tests effectués pour déterminer la toxicité ont satisfait aux normes réglementaires 25 % du temps en 1985 et 97,6 % du temps en 2015.
    • En 1985, les tests effectués pour déterminer la demande biochimique en oxygène moyenne et les matières en suspension ont satisfait aux normes réglementaires respectivement 68 % et 60 % du temps. Les 2 tests ont satisfait aux normes 99,9 % du temps en 2015.

Pourcentage des tests réglementaires réussis par les usines de pâtes et papiers, Canada, 1985 à 2015 (années sélectionnées)

Description longue

Le diagramme de dispersion montre le pourcentage de tests ayant satisfait aux normes réglementaires en matière de toxicité, de demande biochimique en oxygène et de matières en suspension en 1985, 1996, 1998, 2000, 2002, 2003, 2008 et de 2012 à 2015 inclusivement.

Données du graphique

Pourcentage des tests réglementaires réussis par les usines de pâtes et papiers, Canada, 1985 à 2015 (années sélectionnées)

Année

Tests de toxicité réussis
(pourcentage)

Nombre total de tests de toxicité

Tests de demande biochimique en oxygène réussis
(pourcentage)

Nombre total de tests de demande biochimique en oxygène

Tests du total des matières en suspension réussis (pourcentage)

Nombre total de tests du total des matières en suspension

1985

25

n.d.

68

n.d.

60

n.d.

1996

78

2 517

97,9

37 453

99,7

45 366

1998

90,4

n.d.

99,7

n.d.

99,9

n.d.

2000

94,9

n.d.

99,8

n.d.

99,8

n.d.

2002

95,9

n.d.

99,9

n.d.

99,9

n.d.

2003

96,4

1 966

99,9

33 585

99,9

41 926

2008

97,4

1 847

99,9

20 883

99,9

35 646

2012

98,3

1 535

99,7

16 706

99,8

29 383

2013

96,2

1 540

99,9

16 851

99,8

29 012

2014

97,5

1 457

99,9

16 559

99,8

28 670

2015

97,6

1 319

99,9

15 373

99,9

27 607

Remarque : n.d. = non disponible.

Remarque : Le terme « tests de toxicité » désigne les tests de la toxicité des effluents sur les poissons. La demande biochimique en oxygène représente la quantité d'oxygène dissous nécessaire à la décomposition des matières organiques dans l'eau. Les matières en suspension comprennent toutes les particules dans l'eau qui ne passeront pas à travers un filtre. Quand la demande biochimique en oxygène et les matières en suspension augmentent, le plan d'eau commence à perdre sa capacité de faire vivre des animaux aquatiques.
Sources : Pour la période de 1985 à 2008 : Environnement Canada (2012) Rapport d'étape sur le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers. Pour la période de 2012 à 2015 : Division des produits forestiers et de la Loi sur les pêches d'Environnement et Changement climatique Canada, d'après les informations soumises par les usines de pâtes et papiers et les installations extérieures de traitement réglementées.

Complément d'information

Les pâtes sont un produit qui est obtenu à partir de bois, de plantes à fibres ou de déchets de papier. Elles peuvent être produites au moyen de processus chimiques, semi‑chimiques ou mécaniques pour décomposer les matières brutes en fibres qui seront utilisées pour fabriquer les papiers. D'importantes quantités d'eau sont utilisées pour produire les pâtes. L'industrie des pâtes et papiers se classe au deuxième rang après les municipalités pour le rejet d'eaux usées dans l'environnement au Canada. Par jour, une usine de pâte kraft type déverse de 80 000 à 130 000 mètres cubes (soit l'équivalent d'environ 3 à 5 piscines olympiques) d'effluents dans les eaux.

Les effluents sont une combinaison complexe de résidus produits dans le cadre de la production de pâtes et papiers. Ils comprennent les eaux usées provenant de l'écorçage du bois, du lavage de la pâte, du blanchiment de celle-ci ainsi que de la récupération des produits chimiques de cuisson. Avant d'être rejetés, les effluents sont traités, habituellement en 2 étapes, par traitement primaire puis secondaire. Au cours du traitement primaire, les matières en suspension sont retirées par le passage dans des clarificateurs ou des bassins de décantation, ou les 2. Au cours du traitement secondaire, des bactéries décomposent les matières biodégradables et toxiques, ce qui réduit la demande biochimique en oxygène, la toxicité et les matières en suspension qui peuvent dégrader l'habitat du poisson en aval de l'usine. Le traitement biologique secondaire est devenu commun en 1996, à la suite de l'établissement des limites réglementaires actuelles en 1992.

Le Canada est un chef de file en matière de fabrication de produits de pâtes et papiers dans le monde. En 2015, l'industrie des usines de pâte à papier, de papier et de carton employait plus de 31 000 CanadiensNote de bas de page 1  et représentait 0,2 % du produit intérieur brut du pays.Note de bas de page 2 

À propos de l'indicateur

À propos de l'indicateur

Que mesure l'indicateur

L'indicateur fait état du pourcentage des tests de détermination de la toxicité, de la demande biochimique en oxygène et des matières en suspension qui respectent les limites réglementaires pour certaines années entre 1985 et 2015.

Pourquoi cet indicateur est important

Le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers (le règlement) a été élaboré en vertu de la Loi sur les pêches en 1971 afin de régir le rejet de substances nocives dans les eaux où vivent des poissons. Le règlement est destiné à encourager les usines à modifier leurs procédés afin d'améliorer la qualité de l'eau et de protéger les poissons, leur habitat et les ressources halieutiques. Il établit des limites pour les quantités de matières en suspension et de matière exerçant une demande biochimique en oxygène, et il interdit le rejet d'effluents présentant une létalité aiguë.

Le règlement de 1971 établissait une distinction entre les usines nouvelles, agrandies, modifiées et existantes. Les usines nouvelles, agrandies et/ou modifiées étaient soumises aux limites prescrites. Dans le cas des usines déjà en activité, les limites servaient de lignes directrices n'ayant pas force de loi. En 1992, le règlement de 1971 a été actualisé de manière à en étendre la portée à toutes les usines et d'encourager à améliorer davantage la qualité des effluents selon des normes réalistes en recourant au traitement secondaire des eaux usées. Après une période de transition, toutes les usines ont été visées par le règlement en 1996. Les normes réglementaires n'ont pas changé depuis.

Quels sont les indicateurs connexes

L'indicateur sur la Gestion de la qualité des effluents des mines de métaux au Canada résume les résultats obtenus depuis que le Règlement sur les effluents des mines de métaux est entré en vigueur en 2002.

Lacs et cours d'eau vierges

Cet indicateur soutient la mesure des progrès vers l'atteinte de l'objectif à long terme de la Stratégie fédérale de développement durable 2016–2019 : Des lacs et des cours d'eau propres soutiennent la prospérité économique et le bien-être des Canadiens.

Source des données et méthodes

Sources des données et méthodes

Quelles sont les sources de données

Les données pour la période de 1985 à 2008 sont tirées du Rapport d'étape sur le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers d'Environnement Canada. Les données pour la période de 2012 à 2015 proviennent de la Division des produits forestiers et de la Loi sur les pêches d'Environnement et Changement climatique Canada.

Complément d'information

Toutes les données ont été présentées à Environnement et Changement climatique Canada par les usines de pâtes et papiers et les installations extérieures de traitement réglementées. La présentation de ces données est exigée par l'article 7 du Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers (le règlement).

Des échantillons d'effluents pour déterminer la demande biochimique en oxygène, les matières en suspension et la toxicité aiguë sont prélevés tout au long de l'année, de la façon exposée dans le règlement. Pour chaque émissaire d'effluent rejetant des effluents directement dans l'environnement :

  • des essais pour déterminer la demande biochimique en oxygène moyenne sont effectués au moins 3 fois par semaine
  • les matières en suspension sont échantillonnées quotidiennement
  • des essais pour déterminer la toxicité sont effectués au moins 1 fois par mois

Les données sur toutes les usines de pâtes et papier en activité au Canada sont utilisées. Des usines sont en activité dans toutes les provinces, sauf à l'Île-du-Prince-Édouard et en Saskatchewan. Au moment où l'indicateur a été établi, les données disponibles les plus récentes dataient de 2015.

Comment cet indicateur est calculé

L'indicateur montre le taux de conformité au règlement. Ce taux de conformité est obtenu en divisant le nombre de tests dont les résultats respectent les limites réglementaires au cours d'une année par le nombre total de tests effectués au cours d'une année donnée pour l'ensemble des usines.

Complément d'information

Les données pour les années sélectionnées (1985, 1996, 1998, 2000, 2002, 2003, 2008 et de 2012 à 2015) sont incluses pour illustrer la qualité des effluents à des moments déterminants de l'évolution du règlement et pendant la restructuration de l'industrie.

Les tests de toxicité renvoient aux tests de létalité aiguë chez la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Les tests sont effectués 1 fois par mois pour chaque émissaire d'effluent rejetant les effluents directement dans l'eau, selon la Méthode de référence SPE 1/RM/13 d'Environnement et Changement climatique Canada. On considère qu'un effluent présente une létalité aiguë si, à une concentration de 100 %, il tue plus de 50 % des truites arc-en-ciel dans une période de 96 heures.

Quelles sont les mises en garde et les limites

L'indicateur n'évalue que la qualité de l'effluent rejeté dans les eaux de surface et ne tient pas compte des eaux souterraines.

Les données sont recueillies pour certaines années, et il y a des lacunes intermittentes dans les données.

Les autres effets nocifs des effluents des usines de pâtes et papiers ne sont pris en compte par cet indicateur, parce qu'il est axé sur la surveillance en application du règlement.

Ressources

Ressources

Références

Environnement et Changement climatique Canada (2000) Méthode d'essai biologique : méthode de référence pour la détermination de la létalité aiguë d'effluents chez la truite arc-en-ciel, Méthode de référence SPE/RM/13. Série de la protection de l'environnement. Deuxième édition. Décembre 2000 (avec modifications de mai 2007). Consulté le 30 mai 2017.

Environnement Canada (2012) Rapport d'étape sur le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers. Consulté le 15 juin 2017.

Pêches et Océans Canada (2012) Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers. Consulté le 30 mai 2017.

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