Concentrations ambiantes de particules fines

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Les particules fines (P2,5) sont constituées de minuscules particules solides et de gouttelettes liquides qui restent en suspension dans l'air. Elles sont émises directement dans l'air par les automobiles, les camions, la combustion du bois dans les foyers, l'industrie, les feux de forêt et le brûlage de déchets. Les P2,5 peuvent également se former dans l'air à la suite de réactions impliquant d'autres polluants comme les oxydes de soufre, les oxydes d'azote, les composés organiques volatils et l'ammoniac. Avec l'ozone troposphérique (O3), les P2,5 constituent l'une des deux composantes principales du smog. Lorsqu'elles pénètrent profondément dans les poumons, même en petites quantités, les P2,5 peuvent causer de graves problèmes de santé (p. ex., des maladies cardiovasculaires et respiratoires).Note de bas de page [1] Les particules fines peuvent endommager la végétation et les structures, contribuer à former le brouillard et réduire la visibilité.

Il existe deux indicateurs nationaux pour les P2,5 qui sont harmonisés avec les Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant (les Normes) de 2015.Note de bas de page [2]

  1. Un indicateur sur la concentration annuelle moyenne, fondé sur la moyenne annuelle des concentrations quotidiennes moyennes sur 24 heures de P2,5, permet de tenir compte des expositions prolongées ou répétées sur de longues périodes ou encore de l'exposition chronique.
  2. Un indicateur sur la concentration annuelle de pointe sur 24 heures, fondé sur le 98e centile des concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures de P2,5, permet de tenir compte des expositions immédiates ou des expositions aiguës à court terme.

Concentrations ambiantes de particules fines à l'échelle nationale

En 2014, la concentration annuelle moyenne de P2,5 à l'échelle nationale était de 7,7 microgrammes par mètre cube (µg/m3), soit 4 % plus élevée qu'en 2013. La concentration annuelle de pointe (98e centile) sur 24 heures de P2,5 en 2014 était de 22,4 µg/m3, soit 12 % plus élevée qu'en 2013.

Entre 2000 et 2014, les deux indicateurs étaient inférieurs aux Normes de 2015, et aucune tendance significative n'a été observée. Certains des facteurs pouvant avoir contribué aux variations de concentrations sont les changements aux conditions météorologiques qui influent sur la formation, la dispersion et le transport régional des P2,5, tout comme une variation de la pollution atmosphérique transfrontalière depuis les États-Unis, ainsi que l'introduction progressive de matériel de surveillanceNote de bas de page [3] fondé sur des technologies plus récentes.

Concentrations de particules fines, Canada, 2000 à 2014

Graphique linéaire des concentrations annuelles moyennes et de pointe à l'échelle nationale des particules fines - description longue ci-dessous.
Description longue

Le graphique linéaire montre les concentrations annuelles moyennes et de pointe (98e centile) sur 24 heures à l'échelle nationale des particules fines de 2000 à 2014. Il indique aussi deux Normes canadiennes de la qualité de l'air ambiant pour 2015 : la Norme sur 24 heures (28 microgrammes par mètre cube) pour les concentrations de pointe et la Norme annuelle (10 microgrammes par mètre cube) pour les concentrations moyennes. Entre 2000 et 2014, les deux indicateurs étaient inférieurs aux Normes de 2015, et aucune tendance significative n'a été observée.

Données du graphique
Concentrations de particules fines, Canada, 2000 à 2014
Année Concentration annuelle moyenne (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle de pointe (98e centile) sur 24 heures (microgrammes par mètre cube)
2000 6,7 19,6
2001 6,7 23,1
2002 7,3 26,3
2003 7,3 25,9
2004 6,5 23,7
2005 7,0 25,9
2006 6,3 20,5
2007 6,1 21,6
2008 6,2 20,0
2009 5,9 17,9
2010 7,1 25,6
2011 6,8 20,6
2012 6,5 19,3
2013 7,4 20,0
2014 7,7 22,4
Norme de 2015 10,0 28,0
Tendance annuelle Aucune tendance Aucune tendance

Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur de la concentration annuelle moyenne de particules fines à l'échelle nationale est fondé sur les concentrations annuelles moyennes relevées à 69 stations de suivi un peu partout au Canada. L'indicateur de la concentration annuelle de pointe (98e centile) sur 24 heures de particules fines à l'échelle nationale est fondé sur le 98e centile des concentrations quotidiennes moyennes sur 24 heures relevées à 73 stations de suivi un peu partout au Canada. Les lignes horizontales pointillées représentent les valeurs des Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant de 2015. Les Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant sont indiquées à titre d'information seulement et non à des fins d'évaluation du degré de conformité aux Normes. Entre le milieu des années 2000 et 2013, on a progressivement installé de nouveaux instruments de suivi des particules fines partout au Canada pour remplacer l'ancien matériel. Les nouveaux instruments permettent de mesurer une portion de la masse (semi-volatile) de particules fines qui ne l'était pas auparavant. En raison des différences entre les anciens et les nouveaux instruments de suivi, les concentrations mesurées avec les nouveaux instruments pourraient ne pas être directement comparables aux mesures relevées au cours d'années où l'on a utilisé d'anciens instruments.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique.

Concentrations ambiantes de particules fines à l'échelle régionale

Concentration annuelle moyenne

En 2014, les concentrations moyennes de P2,5 étaient inférieures à la Norme de 2015 pour toutes les régions. Le sud de l'Ontario présentait la plus haute concentration de P2,5, soit 8,3 µg/m3, tandis que dans le Canada atlantique cette concentration était la plus faible, soit 6,0 µg/m3. Dans le sud du Québec, la concentration annuelle moyenne de P2,5 en 2014 était de 19 % inférieure à celle de 2013, tandis que toutes les autres régions ont connu des taux de 4 % à 24 % plus élevés qu'en 2013.

Depuis 2000, les concentrations annuelles moyennes de P2,5 sont demeurées constamment sous la Norme de 2015 dans toutes les régions du Canada. Une exception s'est produite en 2011, lorsque la concentration était au-dessus de la Norme dans le sud du Québec. Des tendances de concentrations à la hausse ont été observées pour le Canada atlantique (0,10 µg/m3 par année) ainsi que la région des Prairies et nord de l'Ontario (0,18 µg/m3 par année). Une tendance à la baisse de 0,20 µg/m3 par année a été observée dans le sud de l'Ontario. Aucune tendance n'a été décelée pour le sud du Québec et la Colombie-Britannique.

Concentrations moyennes de particules fines à l'échelle régionale, Canada, 2000 à 2014

Graphique linéaire des concentrations annuelles moyennes de  particules fines à l'échelle régionale - description longue ci-dessous.
Description longue

Le graphique linéaire montre des concentrations annuelles moyennes de particules fines de 2000 à 2014 pour cinq régions du Canada : Canada atlantique, sud du Québec, sud de l'Ontario, Prairies et nord de l'Ontario, et Colombie-Britannique. Il indique aussi la Norme canadienne de qualité de l'air ambiant de 2015 pour les concentrations annuelles moyennes (10 microgrammes par mètre cube). Presque toutes les concentrations de particules fines étaient inférieures à la Norme de 2015 pour toutes les régions du Canada. Les concentrations de particules fines n'étaient supérieures à la Norme de 2015 qu'en 2011 dans le sud du Québec. Des tendances en hausse ont été observées dans le Canada atlantique ainsi que les Prairies et nord de l'Ontario, tandis qu'une tendance à la baisse a été détectée dans le sud de l'Ontario. Aucune tendance n'a été décelée pour le sud du Québec et la Colombie-Britannique.

Données du graphique
Concentrations moyennes de particules fines à l'échelle régionale, Canada, 2000 à 2014
Année Concentration annuelle moyenne du Canada atlantique (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle moyenne du sud du Québec (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle moyenne du sud de l'Ontario (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle moyenne des Prairies et nord de l'Ontario (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle moyenne de la Colombie-Britannique (microgrammes par mètre cube)
2000 4,6 7,2 8,5 4,5 6,3
2001 5,0 8,6 8,4 4,8 5,9
2002 4,8 9,7 8,5 5,8 6,6
2003 5,0 9,8 8,1 5,5 6,8
2004 4,2 8,5 7,4 4,7 6,4
2005 4,5 9,6 8,6 4,4 5,8
2006 4,4 7,8 7,1 4,9 5,8
2007 4,3 7,7 7,2 4,5 5,2
2008 4,8 9,7 6,5 4,7 5,3
2009 5,8 10,0 5,4 4,8 5,4
2010 5,2 9,9 5,8 8,6 6,4
2011 6,1 10,1 6,0 8,7 5,1
2012 5,0 9,7 5,9 7,2 5,4
2013 5,7 10,0 8,0 6,9 5,9
2014 6,0 8,1 8,3 7,4 7,3
Norme de 2015 10,0 10,0 10,0 10,0 10,0
Tendance annuelle 0,10 Aucune tendance -0,20 0,18 Aucune tendance

Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur de concentration annuelle moyenne de particules fines est fondé sur les concentrations annuelles moyennes relevées à 6 stations de suivi dans le Canada atlantique, 10 dans le sud du Québec, 25 dans le sud de l'Ontario, 14 dans les Prairies et nord de l'Ontario et 14 en Colombie-Britannique. La ligne horizontale pointillée représente la valeur de la norme annuelle des Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant de 2015. La Norme canadienne de qualité de l'air ambiant est indiquée à titre d'information seulement et non à des fins d'évaluation du degré de conformité à la Norme. Entre le milieu des années 2000 et 2013, on a progressivement installé de nouveaux instruments de suivi des particules fines partout au Canada pour remplacer l'ancien matériel. Les nouveaux instruments permettent de mesurer une portion de la masse (semi-volatile) de particules fines qui ne l'était pas auparavant. En raison des différences entre les anciens et les nouveaux instruments de suivi, les concentrations mesurées avec les nouveaux instruments pourraient ne pas être directement comparables aux mesures relevées au cours d'années où l'on a utilisé d'anciens instruments.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique.

Concentration annuelle de pointe (98e centile) sur 24 heures

En 2014, les concentrations annuelles de pointe (98e percentile) de P2,5Note de bas de page [3] sur 24 heures dans chaque région étaient inférieures à la Norme de 2015. La concentration la plus élevée a été observée dans la région des Prairies et nord de l'Ontario, 25,6 µg/m3 en 2014 ou 22 % supérieure aux relevés de 2013. Elle était suivie de près par la Colombie-Britannique,Note de bas de page [4] avec 24,8 µg/m3 ou 53 % supérieure aux relevés de 2013. Le Canada atlantique a présenté la concentration annuelle de pointe de P2,5 la plus faible, soit 13,8 µg/m3 en 2014 ou 16 % inférieure aux relevés de 2013.

Depuis 2000, toutes les concentrations annuelles de pointe de P2,5 pour le Canada atlantique, la région des Prairies et nord de l'Ontario et la Colombie-Britannique étaient inférieures à la Norme de 2015, sauf dans le cas de la Colombie-Britannique en 2010 et dans celui de la région des Prairies et nord de l'Ontario en 2011. En ce qui concerne ces deux exceptions, les concentrations étaient supérieures à la Norme, principalement à cause des feux de forêt. Le sud du Québec a présenté des concentrations inférieures à la Norme de 2015 pour 53 % des années qui ont fait l'objet d'un relevé, y compris 2014, l'année la plus récente. Dans le sud de l'Ontario,Note de bas de page [5] les concentrations ont baissé sous la Norme en 2006 et sont demeurées inférieures à la Norme depuis ce temps.

Aucune tendance n'a été décelée pour le Canada atlantique, le sud du Québec et la Colombie-Britannique. Une tendance à la baisse de 0,95 µg/m3 par année a été observée dans le sud de l'Ontario, tandis qu'une tendance à la hausse a été détectée dans la région des Prairies et nord de l'Ontario (0,63 µg/m3 par année).

Concentrations de pointe de particules fines à l'échelle régionale, Canada, 2000 à 2014

Graphique linéaire des concentrations de pointe de particules fines à l'échelle régionale - description longue ci-dessous.
Description longue

Le graphique linéaire montre les concentrations de pointe (98e centile) sur 24 heures de particules fines de 2000 à 2014 pour cinq régions du Canada : Canada atlantique, sud du Québec, sud de l'Ontario, Prairies et nord de l'Ontario, et Colombie-Britannique. Il montre aussi la Norme sur 24 heures (28 microgrammes par mètre cube) pour les concentrations de pointe des Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant de 2015. Toutes les concentrations de particules fines pour le Canada atlantique, la région des Prairies et nord de l'Ontario et la Colombie-Britannique étaient inférieures à la Norme de 2015, sauf dans le cas de la Colombie-Britannique en 2010 et dans celui de la région des Prairies et nord de l'Ontario en 2011. Le sud du Québec a présenté des concentrations de particules fines inférieures à la Norme pour 53 % des années qui ont fait l'objet d'un relevé, y compris l'année la plus récente. Dans le sud de l'Ontario, les concentrations annuelles de pointe ont baissé sous la Norme en 2006 et sont demeurées inférieures à la Norme. Entre 2000 et 2014, aucune tendance n'a été décelée pour le Canada atlantique, le sud du Québec et la Colombie-Britannique. Une tendance à la baisse a été observée dans le sud de l'Ontario, et une tendance à la hausse dans la région des Prairies et nord de l'Ontario.

Données du graphique
Concentrations de pointe de particules fines à l'échelle régionale, Canada, 2000 à 2014
Année Concentration annuelle de pointe (98e centile) du Canada atlantique (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle de pointe (98e centile) du sud du Québec (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle de pointe (98e centile) du sud de l'Ontario (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle de pointe (98e centile) des Prairies et nord de l'Ontario (microgrammes par mètre cube) Concentration annuelle de pointe (98e centile) de la Colombie-Britannique (microgrammes par mètre cube)
2000 13,0 21,3 25,3 12,8 17,6
2001 20,1 29,9 29,8 14,1 17,2
2002 18,9 35,2 31,9 18,3 19,9
2003 16,0 37,3 28,4 17,4 24,5
2004 13,8 27,4 30,5 16,4 19,5
2005 15,6 39,5 33,4 13,3 17,1
2006 14,8 23,9 23,7 15,7 18,0
2007 16,5 24,3 27,7 13,5 16,9
2008 15,0 28,9 21,4 14,4 16,4
2009 16,2 29,3 15,1 14,0 18,5
2010 15,2 29,1 21,2 27,3 33,9
2011 17,6 25,8 18,3 30,7 14,8
2012 13,1 27,8 17,3 20,6 17,9
2013 16,5 25,4 20,3 21,0 16,2
2014 13,8 21,3 22,0 25,6 24,8
Norme de 2015 28,0 28,0 28,0 28,0 28,0
Tendance annuelle Aucune tendance Aucune tendance -0,95 0,63 Aucune tendance

Comment cet indicateur est calculé

Note : L'indicateur de concentration annuelle de pointe (98e centile) sur 24 heures de particules fines est fondé sur la moyenne du 98e centile des concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures, relevées à 6 stations de suivi dans le Canada atlantique, 12 dans le sud du Québec, 27 dans le sud de l'Ontario, 14 dans les Prairies et nord de l'Ontario et 14 en Colombie-Britannique. La ligne horizontale pointillée représente la valeur de la norme sur 24 heures des Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant de 2015. La Norme canadienne de qualité de l'air ambiant est indiquée à titre d'information seulement et non à des fins d'évaluation du degré de conformité à la Norme. Entre le milieu des années 2000 et 2013, on a progressivement installé de nouveaux instruments de suivi des particules fines partout au Canada pour remplacer l'ancien matériel. Les nouveaux instruments permettent de mesurer une portion de la masse (semi-volatile) de particules fines qui ne l'était pas auparavant. En raison des différences entre les anciens et les nouveaux instruments de suivi, les concentrations mesurées avec les nouveaux instruments pourraient ne pas être directement comparables aux mesures relevées au cours d'années où l'on a utilisé d'anciens instruments.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2016) Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique.

Concentrations ambiantes de particules fines aux stations de suivi

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de suivi partout au Canada. Les Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement fournissent ces renseignements par l'entremise d'une carte interactive en ligne. Avec la carte interactive, il est possible d'obtenir des détails sur les concentrations moyennes de P2,5 et les concentrations de pointe de P2,5 propres à chaque station de suivi.

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