Rapport d’inventaire de carbone noir du Canada 2019

2 Émissions de carbone noir et tendances au Canada

En 2016, environ 36 kilotonne (kt) de carbone noir ont été émises au Canada en 2017 (tableau 2–1). Les émissions sont regroupées dans les catégories de sources suivantes :

  • Minerais et industries minérales;
  • Industrie pétrolière et gazière en amont;
  • Production d’électricité (services publics);
  • Fabrication;
  • Transport et équipements mobiles;
  • Agriculture;
  • Commercial-résidentiel-institutionnel.

Le transport et les équipements mobiles sont de loin les sources les plus importantes de carbone noir au Canada, représentant 20 kt, ou 54 % des émissions totales en 2017 (tableau 2–1). Les moteurs diesel mobiles, qui comprennent les véhicules routiers et hors route à moteur diesel, sont une source importante de cette catégorie, représentant 38 % (14 kt) des émissions totales. Les méthodes d’estimation pour ces catégories sont décrites à section 2.5.

Les sources commerciales, résidentielles et institutionnelles sont la deuxième plus grande source d’émissions de carbone noir au Canada, représentant 13 kt, soit 35 % des émissions totales. La combustion de bois—secteur résidentiel contribue le plus à cette catégorie, avec 12 kt d’émissions, soit 32 % des émissions totales. Le bois est un combustible abondant au Canada; on estime que 14 millions de tonnes de bois sont brûlées annuellement dans les foyers canadiens. Pour des renseignements supplémentaires sur les méthodes d’estimation, consulter la section 2.7.

Depuis 2013, les émissions de carbone noir ont diminué globalement de 8,0 kt (18 %) (figure 2–1). Cette diminution globale est due à une diminution des émissions provenant du transport et des équipements mobiles, ce qui concorde avec la tendance à la baisse des émissions de particules fines produites par ces sources.

Les émissions découlant de l’utilisation de combustibles de la catégorie Commercial, résidentiel et institutionnel sont demeurées relativement stables depuis 2013, variant de 12,6 kt à 12,7 kt (29 % à 36 % des émissions totales de carbone noir). Les émissions de la catégorie de l’industrie pétrolière et gazière en amont ont généralement augmenté de 2,5 kt en 2013 à 2,9 kt en 2017.

Pour des précisions sur chacun des secteurs, consulter la section 2.1 à section 2.7. Les améliorations apportées au présent inventaire sont décrites à la section 2.9, tandis que les améliorations à venir sont traitées à la section 3. Pour connaître les estimations provinciales et territoriales des émissions de carbone noir, consulter l’annexe D.

Tableau 2–1 : Émissions de carbone noir au Canada (2017) (tonnes)
Secteur Carbone noir Pourcentage du total
Industrie de l’aluminium 35 0,1 %
Industrie du ciment et du béton 16 0,0 %
Fonderies 0,041 0,0 %
Exploitation de mines et de carrières 481 1,3 %
Minerais et industries minérales (total) Minerais et industries minérales (total des 4 lignes précédentes)
 
531 1,5 %
Élimination et traitement de déchets 0,12 0,0 %
Torchage 1 352 3,7 %
Production à froid de pétrole brut lourd 97 0,3 %
Production de pétrole brut léger/moyen 153 0,4 %
Production et traitement de gaz naturel 530 1,5 %
Transport et stockage de gaz naturel 36 0,1 %
Distribution de gaz naturel 0,75 0,0 %
Extraction in situ des sables bitumineux 233 0,6 %
Exploitation, extraction et valorisation des sables bitumineux 462 1,3 %
Stockage de produits pétroliers liquides 2,3 0,0 %
Transport de produits pétroliers liquides 3,4 0,0 %
Forage, entretien et essais de puits 1,4 0,0 %
Industrie pétrolière et gazière en amont (total) Industrie pétrolière et gazière en amont (total des 12 lignes précédentes)
 
2 871 7,9 %
Charbon 37 0,1 %
Diesel 129 0,4 %
Gaz naturel 8,5 0,0 %
Autres (production d'électricité) 35 0,1 %
Production d'électricité (services publics) (total) Production d'électricité (services publics) (total des 4 lignes précédentes)
 
210 0,6 %
Industrie des pâtes et papiers 169 0,5 %
Industrie du bois 117 0,3 %
Fabrication (total) Fabrication (total des 2 lignes précédentes)
 
285 0,8 %
Transport aérien 704 1,9 %
Transport maritime 2 761 7,6 %
Transport sur route 6 171 17 %
Transport sur route : Diesel
5 375 15 %
Transport sur route : Essence
796 2,2 %
Transport sur route : Gaz de pétrole liquéfié
0,22 0,0 %
Transport sur route : Gaz naturel
0,61 0,0 %
Transport hors route 8 712 24 %
Transport hors route : Diesel
8 259 23 %
Transport hors route : Essence, gaz de pétrole liquéfié, gaz naturel
453 1,2 %
Transport ferroviaire 1 404 3,9 %
Transport et équipements mobiles (total) Transport et équipements mobiles (total des 11 lignes précédentes)
 
19 752 54 %
Utilisation de combustibles 50 0,1 %
Agriculture (total) Agriculture (total de ligne précédente)
 
50 0,1 %
Utilisation de combustibles—commercial et institutionnel 887 2,4 %
Utilisation de combustibles—construction 44 0,1 %
Combustion de bois—résidentiel 11 532 32 %
Combustion de bois — résidentiel : Foyers
3 282 9,0 %
Combustion de bois — résidentiel : Fournaises
4 169 11 %
Combustion de bois — résidentiel : Poêle à bois
4 082 11 %
Utilisation de combustibles—résidentiel 146 0,4 %
Commercial-résidentiel-institutionnel (total) Commercial-résidentiel-institutionnel (total des 7 lignes précédentes)
 
12 609 35 %
Total général 36 309 100 %

Figure 2–1 : Tendances des émissions de carbone noir au Canada (2013 à 2017)

La figure 2–1 est un graphique de type aires empilées présentant les quatre principaux contributeurs aux tendances pour les émissions de carbone noir du Canada.
Description longue pour la figure 2–1

La figure 2–1 est un graphique de type aires empilées présentant les quatre principaux contributeurs aux tendances pour les émissions de carbone noir du Canada. Les quatre principaux contributeurs sont les suivants : Transport et équipements mobiles, Commercial / Résidentiel / Institutionnel, Industrie pétrolière et gazière en amont et Autres. Le tableau suivant présente les émissions en tonnes (t) pour les années 2013 à 2017.

Tendances des émissions de carbone noir au Canada (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur 2013 2014 2015 2016 2017
Autres 1 249 1 140 1 112 1 027 1 076
Industrie pétrolière et gazière en amont 2 527 2 875 2 812 2 556 2 871
Commercial / Résidentiel / Institutionnel 12 707 12 688 12 560 12 638 12 609
Transport et équipements mobiles 27 830 26 520 22 003 19 328 19 752

2.1 Minerais et industries minérales

Les sources provenant de la catégorie Minerais et industries minérales comprennent l’extraction et le traitement des ressources primaires (tableau 2–2 et figure 2–2). Aux fins du présent inventaire, les émissions de carbone noir des industries suivantes ont été prises en compte :

  • Industrie de l’aluminium;
  • Industrie du ciment et du béton;
  • Fonderies;
  • Exploitation de mines et de carrières.

La prochaine édition de l’inventaire devrait englober davantage de secteurs et mieux préciser les sources d’émissions de la catégorie Minerais et industries minérales.

Parmi toutes les activités de la catégorie Minerais et industries minérales figurant dans le présent inventaire, les émissions découlant de l’exploitation de mines et de carrières représentent la part la plus importante (1,5 % ou 0,5 kt) des émissions totales de carbone noir en 2017 (figure 2–2). Les émissions de carbone noir produites par cette activité ont augmenté de 2016 à 2017 en raison de l’utilisation accrue du diesel pour produire de l’électricité dans des mines éloignées, combinée à la fraction relativement élevée de CN/PM2,5 du diesel par rapport à d’autres combustibles. À titre d’exemple, de 2016 à 2017, une installation dans le nord a déclaré une augmentation des émissions de PM2,5 de près de 800 % ou 146 tonnes, en raison d’une augmentation importante du nombre d’heures d’activités à la centrale électrique.

Les émissions de carbone noir de la catégorie de l’aluminium ont diminué et sont stables depuis 2013, ce qui peut être attribué à la mise en œuvre du Code de pratiques pour réduire les émissions de particules fines (PM2,5) dans le secteur de l’aluminium primaire (ECCC, 2016). De 2016 à 2017, la tendance légèrement à la hausse des émissions de carbone noir produites dans l’industrie du ciment et du béton s’est poursuivie, avec une augmentation mineure de 0,9 kt due à une augmentation de la production.

Le rapport de l’Inventaire des émissions de polluants atmosphériques (IEPA) (ECCC, 2019) fournit des renseignements supplémentaires sur la préparation des estimations des émissions de PM2,5 provenant de la catégorie Minerais et industries minérales.

Tableau 2–2 : Émissions de PM2,5 et de carbone noir résultant de la combustion, Minerais et industries minérales (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur PM2,5
de la combustion 2013
PM2,5
de la combustion 2014
PM2,5
de la combustion 2015
PM2,5
de la combustion 2016
PM2,5
de la combustion 2017
Carbone noir
2013
Carbone noir
2014
Carbone noir
2015
Carbone noir
2016
Carbone noir
2017
Industrie de l’aluminium 2 369 2 142 1 663 1 663 1 601 51 46 36 36 35
Industrie du ciment et du béton  690  817  939  799  785 13 15 19 15 16
Fonderies 6,4 6,7 6,0 5,2 4,5 0,058 0,061 0,055 0,048 0,041
Exploitation de mines et de carrières 3 138 3 122 2 497 2 714 2 645 440 407 366 361 481
Total 6 203 6 087 5 105 5 181 5 036 504 469 421 412 531

Figure 2–2 : Émissions de carbone noir, Minerais et industries minérales (2013 à 2017)

La figure 2–2 est un graphique de type aires empilées présentant les émissions de carbone noir provenant de trois secteurs de la catégorie de sources Minerais et industries minérales.
Description longue pour la figure 2–2

La figure 2–2 est un graphique de type aires empilées présentant les émissions de carbone noir provenant de trois secteurs de la catégorie de sources Minerais et industries minérales. Les trois principaux contributeurs sont les suivants : Exploitation de mines et de carrières, Industrie de l'aluminium et Industrie du ciment et du béton. Le tableau suivant présente les émissions (t) pour les années 2013 à 2017.

Émissions de carbone noir, Minerais et industries minérales (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur 2013 2014 2015 2016 2017
Industrie de l'aluminium 51 46 36 36 35
Industrie du ciment et du béton 13 15 19 15 16
Fonderies 0,058 0,061 0,055 0,048 0,041
Exploitation de mines et de carrières 440 407 366 361 481

2.2 Industrie pétrolière et gazière en amont

Les sources de l’industrie pétrolière et gazière en amont comprennent les activités de combustion de l’industrie pétrolière et gazière en amont (tableau 2–3 et figure 2–3). Les sous-secteurs présentés ci-dessous sont compris dans la présente édition du rapport. Même si des activités de torchage sont exercées dans bon nombre des sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière en amont, le torchage est présenté à part, parce qu’il s’agit d’une source importante d’émissions de carbone noir.

  • élimination et traitement des déchets;
  • torchage;
  • production à froid de pétrole brut lourd;
  • production de pétrole brut léger/moyen;
  • production et traitement de gaz naturel;
  • transport et stockage de gaz naturel;
  • distribution de gaz naturel;
  • extraction in situ des sables bitumineux;
  • exploitation, extraction et valorisation des sables bitumineux;
  • stockage de produits pétroliers liquides;
  • transport de produits pétroliers liquides;
  • forage, entretien et essais de puits.

Les émissions de l’industrie pétrolière et gazière en amont représentent 2,9 kt ou 7,9 % des émissions totales de carbone noir en 2017. Parmi les sous-secteurs de cette industrie figurant dans le présent inventaire, le torchage est le sous-secteur qui contribuait le plus (1,4 kt ou 3,7 %) aux émissions de carbone noir en 2017 (figure 2–3). Les émissions produites par torchage sont directement associées au volume de gaz brûlés à la torche dans cette industrie. En 2017, le volume de gaz brûlés à la torche a augmenté, car les exploitants ont réduit le volume de gaz évacués. Le torchage est préféré à l’évacuation sur le plan des gaz à effet de serre, car il permet de réduire les émissions de méthane. Il permet également de réduire les émissions de composés organiques volatils autres que le méthane. Cependant, il accroît les émissions de monoxyde de carbone, de matières particulaires (et donc de carbone noir) et des oxydes d’azote (NOx).

Les deux plus grandes sources d’émissions de carbone noir de cette catégorie après le torchage sont la production et transformation du gaz naturel, qui génère 0,53 kt ou 1,5 % des émissions totales de carbone noir, et le sous-secteur Exploitation, extraction et valorisation des sables bitumineux, qui produit 0,46 kt ou 1,3 % des émissions totales de carbone noir.

Tableau 2–3 : Émissions de PM2,5 et de carbone noir résultant de la combustion, Industrie pétrolière et gazière en amont (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur PM2,5
de la combustion 2013
PM2,5
de la combustion 2014
PM2,5
de la combustion 2015
PM2,5
de la combustion 2016
PM2,5
de la combustion 2017
Carbone noir
2013
Carbone noir
2014
Carbone noir
2015
Carbone noir
2016
Carbone noir
2017
Élimination et traitement de déchets 0,30 0,34 0,33 0,30 0,30 0,12 0,13 0,13 0,12 0,12
Torchage 5 362 6 130 5 960 4 923 5 635 1 287 1 471 1 430 1 182 1 352
Production à froid de pétrole brut lourd 164 168 171 165 167 94 96 99 96 97
Production de pétrole brut léger/moyen 298 296 291 282 287 155 156 155 151 153
Production et traitement de gaz naturel 1 350 1 369 1 362 1 337 1 350 531 538 535 525 530
Transport et stockage de gaz naturel 88 83 84 92 93 34 32 32 35 36
Distribution de gaz naturel 2,1 1,9 1,9 1,9 2,0 0,82 0,74 0,71 0,72 0,75
Extraction in situ des sables bitumineux 465 501 533 540 598 181 195 208 211 233
Exploitation, extraction et valorisation des sables bitumineux 1 288 2 227 1 574 1 674 1 901 234 375 344 349 462
Stockage de produits pétroliers liquides 8,9 8,0 7,9 5,8 6,1 3,4 3,1 3,0 2,2 2,3
Transport de produits pétroliers liquides 9,7 9,9 9,9 10 8,7 3,7 3,8 3,8 3,9 3,4
Forage, entretien et essais de puits 3,9 3,8 1,7 1,2 1,9 3,0 2,9 1,3 0,89 1,4
Total 9 039 10 798 9 997 9 033 10 049 2 527 2 875 2 812 2 556 2 871

Figure 2–3 : Émissions de carbone noir, Industrie pétrolière et gazière en amont (2013 à 2017)

La figure 2–3 est un graphique de type aires empilées présentant les émissions de carbone noir provenant de sept secteurs de la catégorie de sources Industrie pétrolière et gazière en amont.
Description longue pour la figure 2–3

La figure 2–3 est un graphique de type aires empilées présentant les émissions de carbone noir provenant de sept secteurs de la catégorie de sources Industrie pétrolière et gazière en amont. Les sept principaux contributeurs sont les suivants : Torchage, Production et traitement de gaz naturel, Exploitation, extraction et valorisation des sables bitumineux, Extraction in situ des sables bitumineux, Production de pétrole brut léger/moyen, Production à froid de pétrole brut lourd et Transport et stockage de gaz naturel. Le tableau suivant présente les émissions (t) pour les années 2013 à 2017.

Émissions de carbone noir, Industrie pétrolière et gazière en amont (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur 2013 2014 2015 2016 2017
Torchage 1 287 1 471 1 430 1 182 1 352
Production et traitement du gaz naturel 531 538 535 525 530
Exploitation, extraction et valorisation des sables bitumineux 234 375 344 349 462
Extraction in situ des sables bitumineux 181 195 208 211 233
Production de pétrole brut léger/moyen 155 156 155 151 153
Production à froid de pétrole brut lourd 94 96 99 96 97
Transport et stockage de gaz naturel 34 32 32 35 36
Transport de produits pétroliers liquides 3,7 3,8 3,8 3,9 3,4
Stockage de produits pétroliers liquides 3,4 3,1 3,0 2,2 2,3
Forage, entretien et essais de puits 3,0 2,9 1,3 0,89 1,4
Distribution de gaz naturel 0,82 0,74 0,71 0,72 0,75
Élimination et traitement de déchets 0,12 0,13 0,13 0,12 0,12

2.3 Production d’électricité (services publics)

Les sources de production d’électricité (services publics) comprennent la combustion du charbon, du gaz naturel et d’autres combustibles (tableau 2–4).

La production d’électricité a généré 0,21 kt ou 0,6 % des émissions totales de carbone noir en 2017 (tableau 2–4 et figure 2–3). Les émissions de carbone noir provenant de la production d’électricité sont faibles, car les grandes installations qui utilisent des combustibles solides sont équipées de dispositifs de réduction des matières particulaires. Les émissions de PM2,5 provenant de l’utilisation de combustibles liquides ou gazeux dans des chaudières ou des appareils de chauffage sont faibles. Les grandes installations fixes de production d’électricité utilisent relativement peu de diesel. Ce secteur est presque entièrement traité; les petites sources restantes (installations plus petites, notamment dans les collectivités éloignées qui ne déclarent pas leurs émissions à l’Inventaire national des rejets de polluants) seront traitées dans les prochains inventaires. Leurs émissions, même si elles sont modestes à l’échelle nationale, pourraient avoir à l’échelle régionale des impacts importants sur le réchauffement climatique et la qualité de l’air dans des régions comme le nord du Canada.

La plus grande source d’émissions de carbone noir de cette catégorie est la production d’électricité au diesel, représentant 0,13 kt (0,4 %) des émissions totales de carbone noir en 2017.

De 2013 à 2017, la tendance dans ce secteur a en grande partie été déterminée par le recours accru à l’électricité produite au moyen du diesel ainsi que par un recours moins important à l’électricité produite au moyen du charbon ou à d’autres types de production d’électricité.

Tableau 2–4 : Émissions de PM2,5 et de carbone noir résultant de la combustion, Production d’électricité (services publics) (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur PM2,5
de la combustion 2013
PM2,5
de la combustion 2014
PM2,5
de la combustion 2015
PM2,5
de la combustion 2016
PM2,5
de la combustion 2017
Carbone noir
2013
Carbone noir
2014
Carbone noir
2015
Carbone noir
2016
Carbone noir
2017
Charbon 2 205 2 468 2 327 2 182 2 197 37 42 39 37 37
Diesel 169 186 197 207 168 131 144 152 159 129
Gaz naturel 494 420 417 382 339 12 11 10 9,6 8,5
Autres (production d'électricité) 303 427 433 512 496 33 38 42 39 35
Total 3 172 3 502 3 375 3 283 3 200 213 234 244 245 210

Figure 2–4 : Émissions de carbone noir, Production d’électricité (services publics) (2013 à 2017)

La figure 2–4 est un graphique de type aires empilées présentant les émissions de carbone noir provenant de quatre secteurs de la catégorie de sources Production d’électricité (services publics).
Description longue pour la figure 2–4

La figure 2–4 est un graphique de type aires empilées présentant les émissions de carbone noir provenant de quatre secteurs de la catégorie de sources Production d’électricité (services publics). Les quatre principaux contributeurs sont les suivants : Diesel, Autres (production d’électricité), Charbon et Gaz naturel. Le tableau suivant présente les émissions (t) pour les années 2013 à 2017.

Émissions de carbone noir, Production d’électricité (services publics) (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur 2013 2014 2015 2016 2017
Charbon 37 42 39 37 37
Gaz naturel 12 11 10 9,6 8,5
Diesel 131 144 152 159 129
Autres (production d'électricité) 33 38 42 39 35

2.4 Fabrication

Les sources du sous-secteur de la fabrication comprennent les industries des pâtes et papiers et des produits du bois (tableau 2–5). En 2017, cette catégorie a contribué à raison de 0,29 kt ou 0,8 % aux émissions totales de carbone noir. Le secteur des produits du bois et celui de l’industrie des pâtes et papiers étaient responsables de 0,3 % et de 0,5 %, respectivement, des émissions de carbone noir. Bien qu’il y ait d’autres secteurs de fabrication, seuls ceux présentant des émissions élevées de PM2,5 découlant de la combustion sont pris en compte dans le présent inventaire.

La tendance à la baisse dans ce sous-secteur de 2013 à 2017 a en grande partie été déterminée par la diminution de la production dans les secteurs de l’industrie des pâtes et papiers et des produits du bois.

Tableau 2–5 : Émissions de PM2,5 et de carbone noir résultant de la combustion, Fabrication (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur PM2,5
de la combustion 2013
PM2,5
de la combustion 2014
PM2,5
de la combustion 2015
PM2,5
de la combustion 2016
PM2,5
de la combustion 2017
Carbone noir
2013
Carbone noir
2014
Carbone noir
2015
Carbone noir
2016
Carbone noir
2017
Industrie des pâtes et papiers 8 234 7 680 6 866 6 360 5 884 272 225 199 188 169
Industrie du bois 2 817 2 193 2 543 1 978 1 744 203 154 195 131 117
Total 11 051 9 873 9 408 8 337 7 628 476 379 394 319 285

2.5 Transport et équipements mobiles

Le transport et les équipements mobiles regroupent le transport par voie aérienne, le transport maritime, le transport routier le transport hors route (diesel, essence, gaz de pétrole liquéfié et gaz naturel) et le transport ferroviaire (tableau 2–6 et figure 2–5). Le transport hors route constitue une source d’émissions très diversifiée qui comprend le matériel pour pelouses et jardins, les véhicules récréatifs comme les bateaux de plaisance et les motoneiges, le matériel agricole, les appareils de construction et d’exploitation minière, ainsi que les génératrices et pompes portatives. Les moteurs diesel sur route et hors route sont régis par des normes sur les émissions de matières particulaires et sont munis de dispositifs de contrôle complexes pour réduire ces émissions. Au fur et à mesure que les nouveaux moteurs dotés de cette technologie remplaceront les anciens moteurs plus polluants, les émissions de matières particulaires devraient présenter une tendance générale à la baisse.

Le transport et les équipements mobiles sont de loin les plus importantes sources de carbone noir au Canada, représentant 20 kt ou 54 % des émissions totales en 2017 (tableau 2–1). Les moteurs diesel mobiles, qui comprennent les moteurs diesel routiers et hors route, sont une source importante d’émissions de cette catégorie, représentant 38 % (14 kt) des émissions totales. Les grandes sources de carbone noir sont celles qui émettent de grandes quantités de PM2,5 ou celles dont le rapport CN/PM2,5 est grand. Les moteurs diesel mobiles émettent d’importantes quantités de PM2,5 et présentent les rapports CN/PM2,5 les plus élevés de toutes les sources de carbone noir (tableau 2–6). Par conséquent, les moteurs diesel mobiles produisent presque toutes les émissions de cette catégorie, ou environ la moitié des émissions totales de carbone noir. Les émissions de carbone noir restantes produites par le transport et les équipements mobiles proviennent des transports aérien, maritime et ferroviaire, ainsi que des moteurs routiers et hors route autres que diesel, qui ont produit 6,1 kt ou 17 % des émissions totales de carbone noir en 2017.

Pour estimer les émissions provenant de sources mobiles, des approches ascendantes ont été adoptées, c.-à-d. des approches qui consistent à appliquer des coefficients d’émissions propres au carburant à des données d’activité ventilées, par exemple des données sur les véhicules ou l’équipement classé par catégorie, âge, année modèle et type de carburant. Dans tous les cas, l’estimation des émissions de PM2,5 a d’abord été faite et, par la suite, les fractions CN/PM2,5 ont été appliquées. Les méthodes d’estimation des émissions de PM2,5 de sources mobiles sont décrites dans le rapport de l’IEPA (ECCC, 2019).

Tableau 2–6 : Émissions de PM2,5 et de carbone noir résultant de la combustion, Transport et équipements mobiles (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur PM2,5
de la combustion 2013
PM2,5
de la combustion 2014
PM2,5
de la combustion 2015
PM2,5
de la combustion 2016
PM2,5
de la combustion 2017
Carbone noir
2013
Carbone noir
2014
Carbone noir
2015
Carbone noir
2016
Carbone noir
2017
Transport aérien 884 862 871 889 914 681 664 671 685 704
Transport maritime 10 849 10 024 3 975 3 997 4 020 4 999 5 727 2 635 2 698 2 761
Transport sur route 14 294 13 073 11 941 11 869 11 855 7 646 6 958 6 271 6 160 6 171
Transport sur route : Diesel
10 529 9 662 8 628 8 405 8 449 6 784 6 166 5 494 5 349 5 375
Transport sur route : Essence
3 761 3 409 3 312 3 462 3 402 862 792 776 811 796
Transport sur route : Gaz de pétrole liquéfié
2,3 0,83 0,64 0,74 0,91 0,49 0,20 0,15 0,18 0,22
Transport sur route : Gaz naturel
1,1 1,0 1,0 1,5 3,0 0,21 0,20 0,20 0,30 0,61
Transport hors route 19 846 18 345 17 672 13 999 14 451 12 604 11 408 10 911 8 389 8 712
Transport hors route : Diesel
15 696 14 130 13 491 10 297 10 708 12 105 10 897 10 405 7 941 8 259
Transport hors route : Essence, gaz de pétrole liquéfié, gaz naturel
4 150 4 215 4 181 3 703 3 743 499 511 507 448 453
Transport ferroviaire 2 464 2 284 1 964 1 809 1 821 1 900 1 762 1 515 1 395 1 404
Total 48 335 44 588 36 423 32 564 33 061 27 830 26 519 22 003 19 328 19 752

Figure 2–5 : Émissions de carbone noir, Transport et équipements mobiles (2013 à 2017)

La figure 2–5 est un graphique de type aires empilées présentant les émissions de carbone noir provenant de cinq secteurs de la catégorie de sources Transport et équipements mobiles.
Description longue pour la figure 2–5

La figure 2–5 est un graphique de type aires empilées présentant les émissions de carbone noir provenant de cinq secteurs de la catégorie de sources Transport et équipements mobiles. Les cinq principaux contributeurs sont les suivants : Transport hors route, Transport sur route, Transport maritime, Transport ferroviaire et Transport aérien. Le tableau suivant présente les émissions (t) pour les années 2013 à 2017.

Émissions de carbone noir, Transport et équipements mobiles (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur 2013 2014 2015 2016 2017
Transport aérien 681 664 671 685 704
Transport maritime 4 999 5 727 2 635 2 698 2 761
Transport sur route 7 646 6 958 6 271 6 160 6 171
Transport hors route 12 604 11 408 10 911 8 389 8 712
Transport ferroviaire 1 900 1 762 1 515 1 395 1 404

2.6 Agriculture

Les sources du secteur de l’agriculture sont l’utilisation de carburants pour l’équipement non mobile, p. ex. pour sécher le grain. Elles représentent 0,05 kt ou 0,1 % des émissions totales de carbone noir produites en 2017 (tableau 2–7). Les estimations pour ces sources reposent sur la quantité et le type de carburants consommés au Canada ainsi que sur la fraction correspondante de CN/PM2,5. Pour cette catégorie, la fraction CN/PM2,5 propre à l’utilisation de carburants est moindre.

Tableau 2–7 : Émissions de PM2,5 et de carbone noir résultant de la combustion, Agriculture (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur PM2,5
de la combustion 2013
PM2,5
de la combustion 2014
PM2,5
de la combustion 2015
PM2,5
de la combustion 2016
PM2,5
de la combustion 2017
Carbone noir
2013
Carbone noir
2014
Carbone noir
2015
Carbone noir
2016
Carbone noir
2017
Utilisation de combustibles 419 438 391 390 377 56 59 52 51 50
Total 419 438 391 390 377 56 59 52 51 50

2.7 Sources commerciales, résidentielles et institutionnelles

Les sources commerciales, résidentielles et institutionnelles englobent la combustion de bois de chauffage et la combustion de combustibles fossiles dans les établissements commerciaux et institutionnels, dans les chantiers de construction et dans les maisons. La majeure partie des émissions de ces sources est due à la combustion dans de grandes chaudières commerciales relativement efficaces ou dans des foyers ou des poêles à bois résidentiels, plus petits et moins efficaces.

Parmi les sources commerciales, résidentielles et institutionnelles, la combustion de bois de chauffage représente la plus grande part (11,5 kt ou 32 %) des émissions de carbone noir en 2017 (tableau 2–8) Les émissions provenant de la combustion de bois de chauffage sont réparties selon les catégories suivantes :

  • foyers;
  • chaudières;
  • poêles à bois.

La quantité de bois brûlé dans chaque type de dispositif de combustion à bois (poêles à bois, chaudières et foyers résidentiels) est déterminante dans le total des émissions provenant de la combustion de bois de chauffage. Les chaudières à bois produisent la plus grande concentration d’émissions de carbone noir et de PM2,5.

La deuxième plus grande source d’émissions de carbone noir de ce sous-secteur est la combustion de combustibles dans les établissements commerciaux et institutionnels, qui représente 0,9 kt ou 2,4 % des émissions totales de carbone noir.

Dans l’ensemble, la combustion de combustibles autres que le bois dans cette catégorie représente 1,1 kt ou 3,0 % des émissions totales de carbone noir en 2017. Les estimations pour ces sources reposent sur le type et la quantité de combustibles consommés au Canada, ainsi que sur la fraction CN/PM2,5 correspondante pour chaque catégorie.

Tableau 2–8 : Émissions de PM2,5 et de carbone noir résultant de la combustion, Sources commerciales, résidentielles et institutionnelles (2013 à 2017) (tonnes)
Secteur PM2,5
de la combustion 2013
PM2,5
de la combustion 2014
PM2,5
de la combustion 2015
PM2,5
de la combustion 2016
PM2,5
de la combustion 2017
Carbone noir
2013
Carbone noir
2014
Carbone noir
2015
Carbone noir
2016
Carbone noir
2017
Utilisation de combustibles — commercial et institutionnel 2 252 2 396 2 280 2 282 2 375 829 882 842 852 887
Utilisation de combustibles — construction 117 116 117 120 122 42 41 41 43 44
Combustion de bois — résidentiel 164 707 163 566 162 465 163 258 162 191 11 679 11 601 11 525 11 606 11 532
Combustion de bois — résidentiel : Foyers
60 577 60 000 59 433 59 365 58 821 3 380 3 347 3 316 3 312 3 282
Combustion de bois — résidentiel : Fournaises
30 290 30 106 29 934 30 380 30 208 4 180 4 155 4 131 4 192 4 169
Combustion de bois — résidentiel : Poêle à bois
73 840 73 460 73 098 73 513 73 161 4 120 4 098 4 078 4 101 4 082
Utilisation de combustibles — résidentiel 2 406 2 526 2 362 2 119 2 243 157 165 152 136 146
Total 169 481 168 604 167 224 167 780 166 930 12 707 12 688 12 560 12 638 12 609

2.8 Utilisation des émissions déclarées par les installations

Seules les émissions de PM2,5 découlant de la combustion contiennent une quantité importante de carbone noir. Dans l’IEPA, les estimations de PM2,5 sont calculées à partir de sources de données diverses, notamment des estimations d’émissions fournies par les installations canadiennes à l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP). Dans le cas des sources qui ne sont pas toutes visées par les estimations de PM2,5 déclarées à l’INRP, les émissions de PM2,5 sont quantifiées à l’aide des données, des statistiques et des coefficients d’émissions pour les différentes activités. Aux fins du présent inventaire, les émissions découlant des sous-secteurs Fabrication, Production d’électricité ainsi que Minerais et industries minérales sont estimées à partir des données des installations. Les estimations pour l’industrie pétrolière et gazière en amont reposent sur les données déclarées par les installations combinées avec les résultats d’une étude indépendante. Les émissions provenant de la combustion de combustibles dans les secteurs agricole, de la construction et résidentiel (bois et autres) sont estimées d’après les données sur la consommation de combustibles et les technologies de combustion. Quant à la combustion de combustibles dans le secteur commercial, elle est estimée à l’aide d’une combinaison de données fournies par les installations et d’autres sources.

Les émissions de PM2,5 par les cheminées, telles que déclarées par les installations, forment la base de l’estimation des émissions de carbone noir. Pour chaque cheminée, le ou les coefficients de spéciation adéquats aux émissions de PM2,5 dues à la combustion (annexe B) ont été appliqués. Ensuite, les émissions à l’échelle des installations, puis à l’échelle des secteurs, ont été additionnées.

2.9 Nouveaux calculs et exhaustivité

À mesure que de nouvelles données et méthodes sont disponibles, les estimations des émissions figurant dans les versions antérieures de l’inventaire sont recalculées. Cette édition 2019 de l’inventaire de carbone noir a été conçue en bonne partie à l’aide des mêmes méthodes que celles de l’édition précédente (tableau 2–9).

Il est difficile d’évaluer quantitativement l’exhaustivité de l’inventaire, parce que les analyses détaillées de toutes les sources n’ont pas encore été effectuées. Il est estimé que les sources visées par le présent inventaire représentent la majeure partie des émissions anthropiques de carbone noir au Canada, puisque les sources de combustion les plus importantes, de même que celles pour lesquelles il existe peu de dispositifs de réduction des émissions de PM2,5, sont prises en compte. Les tableaux qui suivent donnent une idée de tous les secteurs visés; des mesures seront prises pour améliorer cette couverture dans les prochains inventaires.

Tableau 2–9 : Résumé des changements ou des améliorations méthodologiques
Secteur Description Impacts sur les émissions
Transport et équipements mobiles

De nouveaux calculs ont été effectués dans le secteur maritime ainsi que des mises à jour mineures relativement aux émissions de véhicules routiers et hors route. La principale mise à jour a été apportée à l'Outil d’inventaire des émissions des navires (OIEN) utilisé pour calculer les émissions de MP, qui comprenaient une nouvelle interpolation pour 2013 et 2014, et une extrapolation pour l'année 2016. Les changements liés aux véhicules routiers et hors route comprennent des changements dans les heures d'utilisation pour les motoneiges, les changements dans le nombre estimé de véhicules ou de moteurs au diesel utilisés dans le secteur des sables bitumineux et un changement dans la version du Bulletin sur la disponibilité et écoulement d'énergie (BDEE) de Statistique Canada utilisée pour harmoniser les estimations avec les bilans énergétiques nationaux.

Les changements le secteur du transport et des équipements mobiles sont les suivants : augmentations de 1 582 tonnes (6 %) en 2013, de 1 903 tonnes (8 %) en 2014, de 182 tonnes (3 %) en 2015 et de 595 tonnes (3 %) en 2016; la plupart des changements sont survenus dans le secteur maritime.

Fabrication

De nouveaux calculs ont été effectués dans le secteur de l'industrie des pâtes et papiers et dans le secteur des produits du bois en raison de la réattribution des émissions déclarées par des installations dans ces secteurs.

Les changements dans le secteur de la fabrication sont les suivants : une diminution de 17 tonnes (3 %) en 2013, une augmentation de 1 tonne (0,3 %) en 2014, une diminution de 6 tonnes (2 %) en 2015 et une diminution de 10 tonnes (3 %) en 2016 en raison de la réattribution des émissions déclarées par des installations dans le secteur de l'industrie des pâtes et papiers et dans le secteur des produits du bois.

2.10 Sources d’incertitudes

Une source importante d’incertitudes associée aux inventaires sur le carbone noir est les incohérences retrouvées entre les définitions et les mesures de carbone noir (Bond et al., 2013). En effet, les scientifiques suivent différentes méthodes pour mesurer les émissions de particules de carbone noir à la source et dans l’atmosphère. Par conséquent, les quantités mesurées ne sont pas rigoureusement comparables.

Bien qu’elle ne soit pas quantifiée, l’incertitude concernant les estimations de carbone noir dans le présent inventaire découle principalement de l’incertitude relative aux fractions CN/PM2,5. Il existe une grande variabilité sur le plan de la taille des échantillons de mesures utilisés pour calculer ces fractions; les mêmes fractions peuvent, par défaut, être appliquées à plusieurs technologies différentes. Par exemple, pour les carburants de turbomoteurs dans les avions à réaction, la fraction CN/PM2,5 du diesel est utilisée parce que leur fraction CN/PM2,5 est inconnue. De la même façon, une seule fraction CN/PM2,5 est appliquée à tous les appareils résidentiels de combustion du bois, à l’exception des chaudières à bois (annexe C, tableau C–1). L’amélioration des fractions CN/PM2,5 repose sur de nouvelles mesures. Il a fallu faire appel à des connaissances techniques et au jugement fondé sur des renseignements accessibles limités (comme le nom des cheminées) pour attribuer une fraction à chaque secteur et type d’équipement, avec une précision variable.

L’incertitude est élevée lorsqu’il s’agit de déterminer la proportion des émissions de PM2,5 qui découle des émissions provenant de la combustion dans les sources industrielles. La principale source de données pour estimer les émissions de PM2,5 de nombreuses sources industrielles est l’INRP, auquel les émissions sont déclarées par les installations, par cheminée, ou comme une valeur globale de l’installation dans son ensemble, sans distinction entre les émissions causées par la combustion et les autres. Pour certains secteurs (comme l’aluminium, les pâtes et papiers et les industries du ciment et du béton), les émissions de PM2,5 sont supposées découler de la combustion lorsque les émissions de CO et de NOx provenant de la même cheminée sont déclarées. Cette hypothèse contribue à l’incertitude globale.

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