Rapport d’inventaire des émissions de polluants atmosphériques du Canada : annexe 2 partie 7

A2.3  Recalculs

Les recalculs constituent une pratique essentielle pour s’assurer que les tendances en matière d’émissions de polluants atmosphériques sont à jour et cohérentes. Voici les circonstances qui justifient une modification ou une amélioration des données et des méthodes :

  • rectification d’erreurs détectées par les procédures de contrôle de la qualité;
  • incorporation des mises à jour sur les données sur les activités, y compris les changements des sources de données;
  • réaffectation des activités à d’autres catégories (ce qui aura une incidence sur les totaux partiels);
  • perfectionnement des méthodes et des coefficients d’émission;
  • ajout de catégories non estimées antérieurement (ce qui améliore l’exhaustivité de l’inventaire).

Le fait, pour les installations, de présenter de nouveau leurs données déclarées antérieurement à l’INRP peut également mener à une révision des estimations calculées par le passé. En règle générale, ces recalculs des émissions antérieures des installations ne sont effectués que pour quelques années seulement.

En revanche, les nouvelles données sur les activités sont intégrées aux estimations internes au fur et à mesure qu’elles deviennent disponibles, et ces mises à jour se retrouvent dans les tendances dégagées en continu. Les tendances actualisées, basées sur les données à jour déclarées par les installations et sur les estimations internes, sont publiées sur une base annuelle. Ainsi, le calcul des émissions produites par l’utilisation de combustibles dans divers secteurs (commercial, résidentiel, agricole, construction) se fonde sur les données les plus récentes sur les quantités de combustible consommé tirées de la publication annuelle de Statistique Canada Bulletin sur la disponibilité et écoulement d’énergie au Canada (Statistique Canada, BDEE, s. d.).

Les estimations internes des émissions des secteurs et sous secteurs ci-dessous ont été recalculées pour l’édition 2018 de l’IEPA. Une brève description des recalculs et des conséquences sur les niveaux d’émission est fournie dans les tableaux A2-13 à A2-19.

  • Industrie pétrolière et gazière : stockage en vrac et distribution de produits pétroliers raffinés; distribution de gaz naturel; accidents et défaillances d’équipements; élimination et traitement de déchets; production à froid de pétrole brut lourd; production de pétrole brut léger/moyen; production et traitement du gaz naturel; stockage et transport du gaz naturel; extraction et traitement in situ des sables bitumineux; stockage de produits pétroliers liquides; transport de produits pétroliers liquides; forage, entretien et essai de puits;
  • Fabrication : boulangeries; industrie du bois;
  • Transport et équipements mobiles : transport maritime; véhicules routiers; véhicules et équipements hors route;
  • Agriculture : production animale; production de cultures agricoles; utilisation de combustibles;
  • Commercial-résidentiel-institutionnel : utilisation de combustibles - commercial et institutionnel; utilisation de combustibles - construction; utilisation de combustibles - résidentiel;
  • Incinération et sources de déchets : incinérations de déchets; sites d’enfouissement;
  • Mercure dans les produits.

Dans les tableaux A2-13 à A2-19, le terme « important » désigne les variations des niveaux d’émissions de plus de ± 10 %.

Tableau A2-13 : Recalculs pour l’Industrie pétrolière et gazière
Secteur/sous-secteur Polluant(s) Description Répercussions sur les émissions
Stockage en vrac et distribution des produits pétroliers raffinés (sous Industrie pétrolière et gazière en aval) COV Pour la période comprise entre 2013 et 2017, certaines émissions qui étaient précédemment attribuées au raffinage des produits pétroliers sont maintenant déclarées dans cette catégorie. Des changements dans la répartition des émissions ont entraîné une augmentation maximale d’environ 1,3 % des émissions pour l’année 2014.
Distribution de gaz naturel (sous Industrie pétrolière et gazière en aval) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO Des recalculs ont eu lieu entre 2003 et 2016 en conséquence des mises à jour des données déclarées à l’INRP et de l’amélioration de la répartition des données de l’INRP aux sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière. Ceci a entraîné, à l’échelle nationale, des modifications aux émissions de CO de 2003 à 2016 (différence la plus grande en 2004 : +293,0 t, +15,7 %); de NOx de 2003 à 2016 (différence la plus grande en 2004 : 46,0 t, -24,0 %); de SOx de 2015 à 2016 (différence la plus grande en 2016 : +0,1 t, +12,2 %); pour les PM10 de 2003 à 2016 (différence la plus grande en 2005 : -11,4 t, -33,8 %) et pour les MPT de 2004 à 2016 (différence la plus grande en 2010 : +0,2 t, +19,3 %). Pour les COV et les PM2,5, ces recalculs n’ont pas entraîné de changements supérieurs à ±10 %.
Accidents et défaillances d’équipement (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) COV Des recalculs ont eu lieu entre 2012 et 2016 en raison de données actualisées sur les activités (AER, AER Compliance Dashboard – Incidents, 2018; OCTNLHE, Drilling kicks and blowouts by area, 2018; Ministère de l’Économie de la Saskatchewan, Saskatchewan upstream oil and gas IRIS incident report, 2018). Les recalculs n’ont pas entraîné de changements supérieurs à ± 10 % des émissions de tout polluant pour les années en cause.
Élimination et traitement de déchets (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) COV, CO Des recalculs ont eu lieu entre 2013 et 2016 en raison de données actualisées sur les activités (AER, Upstream petroleum industry flaring and venting report, 2018; AER, VPR6800 Supply and disposition of gas (economics), 2018; Statistique Canada, Tableau 25-10-0063-01, s. d.). Les recalculs n’ont entraîné de changements supérieurs à ± 10 % pour aucun des polluants.
Production à froid de pétrole brut lourd (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) COV Des recalculs ont eu lieu entre 2013 et 2016 en raison de données actualisées sur les activités (AER, Upstream petroleum industry flaring and venting report, 2018; AER, VPR6800 Supply and disposition of gas (economics), 2018; Ministère de l’Économie de la Saskatchewan, Saskatchewan fuel, flare and vent, 2018). Les recalculs n’ont entraîné de changements supérieurs à ± 10 % pour aucun des polluants.
Production de pétrole brut léger/moyen (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3 Des recalculs ont eu lieu entre 2012 et 2016 en raison de données actualisées sur les activités. (AER, Upstream petroleum industry flaring and venting report, 2018; AER, VPR6800 Supply and disposition of gas (economics), 2018; Gouvernement de la Colombie-Britannique, 2018; Ministère de l’Économie de la Saskatchewan, Saskatchewan fuel, flare and vent, 2018). Les recalculs n’ont entraîné de changements supérieurs à ± 10 % pour aucun des polluants.
Production et traitement du gaz naturel (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) SOx Des recalculs ont eu lieu entre 2006 et 2016 en raison de mises à jour aux données déclarées à l’INRP et de l’amélioration de la répartition des données de l’INRP aux sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière. Les recalculs n’ont entraîné de changements supérieurs à ± 10 % pour aucun des polluants.
Transport et stockage du gaz naturel (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3

Des recalculs ont eu lieu entre 2002 et 2016 en raison de mises à jour aux données déclarées à l’INRP et de l’amélioration de la répartition des données de l’INRP aux sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière.

Ceci a entraîné, à l’échelle nationale, des modifications aux émissions de CO de 2002 à 2016 (différence la plus grande en 2012 : +733,6 t, +15,6 %); de NOx de 2002 à 2016 (différence la plus grande en 2004 : +3767,0 t, 15,9 %); de COV de 2002 à 2016 (différence la plus grande en 2004 : +262 t, +20,4 %); de SOx de 2003 à 2016 (différence la plus grande en 2010 : +747,7 t, +3621,0 %); pour les PM2,5 de 2002 à 2016 (différence la plus grande en 2003 : +83,3 t, +27,4 %); pour les PM10 de 2002 à 2016 (différence la plus grande en 2016 : +25,5 t, +28,8 %); pour les MPT de 2002 à 2016 (différence la plus grande en 2011 : +84,8 t, +91,3 %). Pour le NH3, cela a entraîné un changement aux émissions à l’échelle nationale en 2016 (+0,1 t, +16,4 %).
Extraction in situ des sables bitumineux (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Cd Des recalculs ont eu lieu pour toute la série chronologique, de 1990 à 2016, en raison de mises à jour aux données déclarées à l’INRP et de l’amélioration de la répartition des données de l’INRP aux sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière. Ceci a entraîné des modifications, à l’échelle nationale, aux émissions de MPT de 1990 à 2016 (différence la plus grande en 2004 : +59,2 t, +26,7 %); de Cd de 2002 à 2005 (différence la plus grande en 2004 : +37,2 t, +284,4 %); de SOx de 2002 à 2016 (différence la plus grande en 2003 : +536,2 t, +10,4 %).
Stockage de produits pétroliers liquides (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) COV Des recalculs ont eu lieu entre 2002 et 2016 en raison de mises à jour aux données déclarées à l’INRP et à l’amélioration de la répartition des donnes de l’INRP aux sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière. Les recalculs ont entraîné des changements aux émissions de COV de 2002 à 2016 (différence la plus grande en 2005 : 2940,2 t, 150,9 %).
Transport de produits pétroliers liquides (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO Des recalculs ont eu lieu entre 2002 et 2016 en raison de mises à jour aux données déclarées à l’INRP. Ceci a entraîné, à l’échelle nationale, des changements aux émissions de PM2,5 de 2012 à 2016 (différence la plus grande en 2016 : +5,2 t, +73,9%); de PM10 de 2012 à 2016 (différence la plus grande en 2016 : +7,8 t, +96,5 %); des MPT de 2012 à 2016 (différence la plus grande en 2016 : +7,8 t, +96,5 %). Pour le SOx, ceci a entraîné des émissions de 2012 à 2016 (il n’y avait pas d’estimations d’émissions auparavant). Pour tous les autres polluants, ces recalculs n’ont pas entraîné de changements supérieurs à ±10 %.
Exploitation, extraction et valorisation des sables bitumineux (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, B[a]p, B[p]f, HCB, B[k]f, I[1,2,3-cd]p Des recalculs ont eu lieu entre 1996 et 2016 en raison de mises à jour aux données déclarées à l’INRP et de l’amélioration de la répartition des données de l’INRP aux sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière. Ceci a entraîné, à l’échelle nationale, des changements aux émissions de NH3 de 1996 à 2005 (différence la plus grande en 1998 : +674 t, +68,9 %); de Cd de 2002 à 2005 (différence la plus grande en 2004 : -16,0 t,-32,5 %); de B[b]f de 2000 à 2005 (différence la plus grande en 2005 : -0,4 t, -35,6 %); de B[k]f de 2000 à 2005 (différence la plus grande en 2005 : 0,4 t,-40,8 %); de I[1,2,3-cd]p de 2002 à 2005 (différence la plus grande -0,3 t, -29,4 %). Pour tous les autres polluants, ces recalculs d’ont pas entraîné de changements supérieurs à ±10 %.
Tableau A2-14 :  Recalculs pour la Fabrication
Secteur/sous-secteur Polluants Description Répercussions sur les émissions
Boulangeries COV Une nouvelle méthodologie d’estimation a été mise en œuvre pour que la méthodologie corresponde à celle utilisée par le gouvernement du Québec. Des données mises à jour sur la population et les activités de boulangerie ont été utilisées pour les estimations entre 1990 et 2016.

Les recalculs ont entraîné des changements importants aux niveaux d’émission (> ±10%) pour la période de 1990 à 2016.

Le recalcul des émissions a entraîné une diminution de 10,9 kt ou 69 % des émissions de COV en 2016.

Industrie du bois MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines/furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p,

Les recalculs ont eu lieu en utilisant les données actualisées des activités fournis par la Division des produits forestiers et de la Loi sur les pêches pour la période de 1990 à 2016.

Les recalculs ont entraîné des changements aux niveaux d’émission (> ±10 %) des MPT, PM10 et PM2,5 de 2006 à 2016; de NOx de 2004 à 2005; de COV pour 2005; de CO pour 2003; de Pb pour 2004; de Cd de 2003 à 2004; de dioxines/furanes de 1990 à 2008 et de 2011 à 2016; et de B[a]p de 2002 à 2004.

Tableau A2-15 :  Recalculs pour le Transport et les équipements mobiles
Secteur/sous-secteur Polluant Carburant Description Répercussions sur les émissions
Transport maritime B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, TPM, PM10, PM2,5, SOx, NOx, VOCs, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, D/F Mazout lourd, diesel marin, gazoil marin Il y a eu des mises à jour de l’Outil d’inventaire des émissions des navires (OIEN) pour l’année 2015, et une nouvelle interpolation a été effectuée pour la période de 2010 à 2014, ainsi qu’une nouvelle extrapolation jusqu’en 2016.

Ces recalculs n’ont eu aucune incidence sur les résultats de l’année 1990.

Les recalculs de l’année 2016 ont entraîné des changements importants des émissions de B[a]p (+103 % ou +10 kg), B[b]f (+103 % ou +19 kg), B[k]f (+103 % ou +10 kg), I[1,2,3-cd]p (+103 % ou +19 kg), MPT (-17 % ou -940 t), PM10 (-17 % ou -900 t), PM2,5 (-17 % ou -830 t), SOx (-36 % ou -4,9 kt), NOx (-7 % ou -14 kt), COV (+13 % ou +0,95 kt), CO (-11 % ou -2,4 kt), NH3 (-10 % ou -30 t), Pb (+103 % ou +290 kg), Cd (-66 % ou -65 kg), Hg ( 76 % ou -1,7 kg) et D/F (+103 % ou +10 kg).

Véhicules routiers (comprennent les secteurs suivants : véhicules lourds au diesel, véhicules lourds à essence, véhicules lourds au GPL/GN, camions légers au diesel, véhicules légers au diesel, camions légers à essence, véhicules légers à essence, véhicules légers à GPL/GN, camions légers à GPL/GN, motos, usure des pneus et des garnitures de frein) Tous Tous les carburants de transport

En raison de l’interrelation entre le secteur routier et le secteur hors route concernant la façon dont l’utilisation totale du combustible est normalisée en fonction du Bulletin sur la disponibilité et écoulement de l’énergie (BDEE), tous les changements apportés à la méthodologie à quelque aspect du secteur routier ou hors route aura des répercussions sur les deux secteurs. Par rapport à la déclaration de 2018, les changements à la méthodologie ont été mis en œuvre pour le secteur routier et le secteur hors route pour la déclaration de 2019.

Changement aux heures d’utilisation présumées pour les motoneiges pour toutes les années et pour toutes les provinces et tous les territoires (ECCC, Off-road Equipment Analysis - Snowmobiles, 2018)

Changement à l’estimation du nombre de véhicules/moteurs hors route au diesel utilisés dans l’exploitation des sables bitumineux (ECCC, Off-road Equipment Analysis - Oil Sands Mining Equipment, 2018)

Changement à l’estimation du nombre de véhicules hors route dans tous les territoires pour toutes les années.

Changement dans la version du BDEE utilisée pour la normalisation.

Les recalculs n’ont pas eu d’incidence importante sur les résultats des années 1990 ou 2016.
Véhicules et équipements hors route Tous Tous les carburants de transport

En raison de l’interrelation entre le secteur routier et le secteur hors route concernant la façon dont l’utilisation totale du combustible est normalisée en fonction du Bulletin sur la disponibilité et écoulement de l’énergie (BDEE), tous les changements apportés à la méthodologie à quelque aspect du secteur routier ou hors route aura des répercussions sur les deux secteurs. Par rapport à la déclaration de 2018, les changements à la méthodologie ont été mis en œuvre pour le secteur routier et le secteur hors route pour la déclaration de 2019;

Changement aux heures d’utilisation présumées pour les motoneiges pour toutes les années et pour toutes les provinces et tous les territoires (ECCC, Off-road Equipment Analysis - Snowmobiles, 2018)

Changement à l’estimation du nombre de véhicules/moteurs hors route au diesel utilisés dans l’exploitation des sables bitumineux (ECCC, Off-road Equipment Analysis - Oil Sands Mining Equipment, 2018)

Changement à l’estimation du nombre de véhicules hors route dans tous les territoires pour toutes les années.

Changement dans la version du BDEE utilisée pour la normalisation.

Le résultat net des changements de méthodologie a des répercussions sur tous les polluants tant que pour le secteur routier que le secteur hors route, pour toutes les années. Toutefois les changements ne sont pas grands à l’échelle nationale; en effet, seuls les COV des véhicules hors route accusent un changement supérieur à 10% durant les années civiles 1990 et 2016, relativement aux estimations de la présentation pour 2018 pour ces mêmes années civiles pour les véhicules hors route. La présentation pour 2019 montre une diminution de 10,2 % (93 kt) des COV provenant des véhicules hors route durant l’année civile 1990, par rapport à la présentation pour 2018. De même, la présentation pour 2019 montre une diminution de 17,9 % (28 kt) des COV provenant des véhicules hors route durant l’année civile 2016, par rapport à la présentation pour 2018.

Tableau A2-16 :  Recalculs pour l’Agriculture
Secteur/sous-secteur Polluants Description Répercussions sur les émissions
Production animale NH3 La méthode servant à estimer les émissions d’ammoniac produites par les porcs a été mise à jour. La méthode précédente faisait appel à des coefficients d’émission par tête de bétail qui étaient fixes au fil du temps, variant seulement d’une région à l’autre. Selon la méthode révisée, des coefficients de perte d’ammoniac pour une série chronologique variable s’appliquent aux estimations de l’excrétion d’azote attribuable aux porcs et aux changements des pratiques de gestion du fumier, qui évoluent au fil du temps. Les estimations d’émissions de NH3 réagissent désormais aux changements dans l’excrétion d’azote résultant des changements dans le poids des animaux, et des changements dans les pratiques d’entreposage du fumier au fil du temps. Les émissions de NH3 ont diminué légèrement, de 9,1 kt (-3 %) en 1990, de 15 kt (-4 %) en 2005, et de 17 kt (-6 %) en 2016.
Production animale MPT, PM10, PM2,5 L’intégration des données du recensement de l’agriculture de 2016 et des mises à jour aux enquêtes annuelles de Statistique Canada ont entraîné des changements aux données sur les activités qui ont eu des répercussions sur les populations d’animaux d’élevage et la répartition des animaux sur le paysage. Les recalculs n’ont entraîné de changements dans les niveaux d’émission supérieurs à 10 % pour aucun des polluants en 1990, 2005 ou 2016.
Production animale COV La méthodologie d’estimation des émissions des composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) pour les bovins laitiers a été mis à jour, passant d’une méthode de niveau 1 à une méthode de niveau 2. La nouvelle méthodologie incorpore les répercussions, sur les émissions de COV, des pratiques d’alimentation, en particulier le contenu de l’ensilage dans l’alimentation, ainsi que des changements apportés aux pratiques de gestion du fumier. Les émissions de COV produits par le bétail a augmenté de 9,5 kt (+10 %) en 1990, de 12 kt (+11 %) en 2005, et de 17 kt (+17 %) en 2016.
Production de cultures agricoles NH3 Les changements dans la répartition des taux d’excrétion d’azote dans les déjections des porcs, et les mises à jour aux données sur le bétail et les activités liées aux cultures provenant du recensement de l’agriculture de 2016 et des enquêtes annuelles de Statistique Canada ont entraîné une nouvelle répartition de divers engrais synthétiques à base d’azote entre les écodistricts, d’une part, et les cultures vivaces et annuelles, d’autre part.

Les recalculs n’ont entraîné de changements dans les niveaux d’émission supérieurs à 10 % pour aucun des polluants en 1990, 2005 ou 2016.

Production de cultures agricoles MPT, PM10, PM2,5 L’intégration des données du recensement de l’agriculture de 2016 et des mises à jour aux enquêtes annuelles de Statistique Canada ont entraîné des changements aux données sur les activités, dont les zones cultivées et les pratiques de travail du sol.

Les recalculs n’ont entraîné de changements dans les niveaux d’émission supérieurs à 10 % pour aucun des polluants en 1990 ou 2005.

En 2016, les émissions de MPT ont augmenté de 676 kt (+22 %), celles de PM10 ont augmenté de 258 kt (+20 %), et celles de PM2,5 ont augmenté de 67 kt (+22 %)

Utilisation de combustibles MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB

Les données sur les activités ont été mises à jour selon une édition plus récente du BDEEC.

Les recalculs n’ont pas entraîné de changements des niveaux d’émissionspour tous les polluants pour 1990.

Pour l’année 2016, les recalculs ont entraîné les changements suivants dans les émissions : 12 % pour le NOx, 28 % pour le Pb, 35 % pour les COV, 45 % pour le Hg, 47 % pour le CO, 52 % pour les PM10, 56 % pour les PM2,5, et 87 % pour les MPT.. Les émissions des polluants restants ont varié de moins de ± 10 % en 2016.

Tableau A2-17 :  Recalculs pour Commercial-résidentiel-institutionnel
Secteur/sous-secteur Polluants Description Répercussions sur les émissions
Utilisation de combustibles—commercial et institutionnel

MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB

Les données sur les activités ont été mises à jour selon une édition plus récente du BDEEC.

Pour 1990, les recalculs n’ont entraîné de changements des niveaux d’émissions supérieurs à 10 % pour aucun des polluants.

Pour l’année 2016, les émissions de SOx ont diminué de 24 %, celles de D/F ont diminué de 46 % et, en raison de changements à l’utilisation de combustibles, les émissions de HCB sont estimées à zéro en 2016. Les émissions des polluants restants ont varié de moins de ± 10 % en 2016.

Utilisation de combustibles—construction MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB

Les données sur les activités ont été mises à jour selon une édition plus récente du BDEEC.

Pour 1990, les recalculs n’ont entraîné de changements des niveaux d’émissions supérieurs à 10 % pour aucun des polluants.

Pour l’année 2016, les changements suivants ont été observés : D/F, -27 %; COV, -24 %; NOx, -17 %; CO, -16 %; NH3, -15 %, B[a]p, -11 %; et PM2,5, -10 %.. Les émissions des polluants restants ont varié de moins de ± 10 % en 2016

Utilisation de combustibles—secteur résidentiel MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB Les données sur les activités ont été mises à jour selon une édition plus récente du BDEEC, et davantage de données détaillées du BDEEC ont été intégrées.

Pour 1990, les recalculs n’ont entraîné de changements des niveaux d’émissions pour aucun des polluants.

Pour l’année 2016, les émissions de HCB ont augmenté de 12 % . Les émissions des polluants restants ont varié de moins de ± 10 % en 2016.

Tableau A2-18 :  Recalculs pour l’Incinération et les sources de déchets
Secteur/sous-secteur Polluants Description Répercussions sur les émissions
Incinération des déchets   Cd, CO, D/F, Hg, NH3, NOx, Pb, PM10, PM2,5, SOx, MPT, COV

Parmi les changements qui ont eu une incidence sur les émissions estimées, mentionnons une mise à jour des données sur les activités d’incinération des boues d’épuration pour la série chronologique complète de 1990 à 2016, d’après l’information recueillie dans les enquêtes sur l’incinération des déchets d’ECCC.)

Les recalculs n’ont entraîné aucun changement important des niveaux d’émission pour l’incinération des déchets.

Sites d’enfouissement (sous Traitement et élimination de déchets)

COV, MPT, PM10, PM2,5

La quantité de déchets déposés dans des sites d’enfouissement a été ajustée dans la série chronologique à partir des meilleures données disponibles sur l’élimination des déchets. De plus, les données relatives au captage des gaz d’enfouissement ont été mises à jour et des corrections ont été apportées dans la série chronologique. Les recalculs n’ont entraîné de changement supérieur à +/- 10 % pour aucun des polluants dans les années 1990 ou 2016.
Tableau A2-19 :  Recalculs pour le Mercure dans les produits
Secteur/sous-secteur Polluants Description Répercussions sur les émissions
Minerais et industries minérales Hg Les méthodologies d’estimation pour le mercure dans les produits ont été mises à jour pour 2009 et les années suivantes. De plus, des recalculs ont eu lieu pour la période de 2009 à 2008 (s’il y avait lieu) selon les nouvelles méthodologies. Il est à noter que les émissions de Hg du mercure dans les produits sont rapprochées avec les émissions de sources ponctuelles avant leur publication.

En 1990, les émissions de Hg ont diminué : -36 % ou -323 kg. En 2016, les émissions de Hg ont diminué : -45 % ou -173 kg.

Fabrication Hg Les méthodologies d’estimation pour le mercure dans les produits ont été mises à jour pour 2009 et les années suivantes. Pour ce secteur, il n’y a pas eu de recalculs pour la période de 1990 à 2008. Il est à noter que les émissions de Hg du mercure dans les produits sont rapprochées avec les émissions de sources ponctuelles avant leur publication.

Les recalculs n’ont pas été faits pour 1990. En 2016, les émissions de Hg ont diminué, de -16 % ou -3 kg.

Commercial-résidentiel-institutionnel Hg

Les méthodologies d’estimation pour le mercure dans les produits ont été mises à jour pour 2009 et les années suivantes. De plus, des recalculs ont eu lieu pour la période de 2009 à 2008 (s’il y avait lieu) selon les nouvelles méthodologies. Il est à noter que les émissions de Hg du mercure dans les produits sont rapprochées avec les émissions de sources ponctuelles avant leur publication.

En 1990, les émissions de Hg ont augmenté de 32 % ou 206 kg. En 2016, les émissions de Hg ont diminué de -17 % ou -61 kg.

Incinération et sources de déchets Hg Les méthodologies d’estimation pour le mercure dans les produits ont été mises à jour pour 2009 et les années suivantes. De plus, des recalculs ont eu lieu pour la période de 2009 à 2008 (s’il y avait lieu) selon les nouvelles méthodologies. Il est à noter que les émissions de Hg du mercure dans les produits sont rapprochées avec les émissions de sources ponctuelles avant leur publication. En 1990, les émissions de Hg ont changé de moins ±10 % ou 160 kg. En 2016, les émissions Hg ont diminué : -82 % or -821 kg.
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