Rapport d’inventaire des émissions de polluants atmosphériques du Canada 2022 : annexe 2.5

A2.5 Méthodes d’estimation pour la catégorie Agriculture par secteur/sous-secteur 

Utilisation de combustibles – agriculture

Description

L’utilisation de combustibles en agriculture inclue les émissions découlant principalement de l’utilisation de sources de combustion pour le chauffage des locaux ou de l’eau et le séchage des récoltes.

Méthode d’inventaire générale

Polluants estimés :

MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxins/furans, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I(cd)p

Les émissions sont calculées pour 10 types de combustibles : gaz naturel, liquides du gaz naturel, kérosène, pétroles de chauffage, mazout léger, mazout lourd, charbon bitumineux canadien, charbon sub-bitumineux, lignite, anthracite et charbon importé.

L’utilisation totale par type de combustible et par province et territoire est multipliée par le coefficient d’émission propre à chaque polluant.

Données sur les activités

Statistique Canada (s.d.[i])

Coefficients d’émission (CE)

MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO : U.S. EPA (1998) 

(Les coefficients d’émissions sont choisis pour représenter le type général d’équipement de combustion associé à chaque type de combustible.)

MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO pour le gaz naturel : U.S. EPA (2004)

Teneur en soufre des combustibles liquides : EC (2010)

Teneur en soufre du charbon : ACE (2002)

NH3 : Battye et al. (1994) et Coe et al. (1996) 

Pb, Cd, Hg, dioxines/furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f : CARB (2005) et U.S. EPA (1998, 2003, 2004) (Les coefficients d’émissions sont choisis pour représenter le type général d’équipement de combustion associé à chaque type de combustible.)

Production animale 

Description

Le secteur Production animale englobe les émissions résultant de la volatilisation de NH3 provenant de l’azote (N) dans le fumier, les émissions de matières particulaires (PM) rejetées par les bâtiments d’élevage et l’alimentation du bétail, ainsi que les émissions de composés organiques volatils (COV) rejetés par les bâtiments d’élevage, la gestion du fumier et l’alimentation du bétail.

La volatilisation de l’ammoniac est un processus chimique qui se produit lorsque le fumier est excrété ou entreposé à l’air libre. Une fois que les animaux excrètent le fumier, celui-ci passe par différentes étapes avant l’épandage dans les champs. La volatilisation de l’ammoniac se produit à chacune des étapes de ce cycle, qui comprend la production de fumier dans les bâtiments d’élevage, le transport vers le site de stockage à long terme, le stockage et l’épandage dans les champs.

L’élevage du bétail produit des émissions de PM primaires qui proviennent du transport par voie aérienne de particules d’aliments, de fragments de plumes, de matières fécales, de débris de peau ou de squames, de déchets animaux, de spores, de bactéries, de moisissures, de fragments de litière, etc. Comme les bâtiments d’élevage doivent être équipés de systèmes de ventilation qui renouvellent l’air, une certaine quantité des PM présentes dans les bâtiments d’élevage fermés sera rejetée dans l’atmosphère par ces systèmes.

Les émissions de COV découlant de l’élevage du bétail sont le résultat de processus biologiques qui décomposent partiellement les aliments pendant leur entreposage et leur digestion, en particulier l’ensilage. Des émissions provenant du fumier excrété sont également produites à toutes les étapes du cycle de gestion du fumier. Par conséquent, les sites d’émission incluent les parcs d’ensilage, les bâtiments d’élevage, les parcs de fumier et les champs agricoles, sur lesquels le fumier est épandu ou qui sont utilisés comme pâturage.

Méthode d’inventaire générale

Polluants estimés :

MPT, PM10, PM2,5, NH3, COV

Ammoniac 

La méthode générale pour estimer le NH3 a été élaborée par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada dans le cadre d’un projet de recherche national : l’Initiative nationale d’élaboration de normes agroenvironnementales (INENA).

Des méthodes décrivant les estimations de NH3 ont été publiées pour la plupart des grandes catégories de bétail (bovin laitier, bovin non laitier, porc et volaille). Les détails sur les paramètres utilisés et les méthodes propres aux différentes catégories d’animaux sont présentés dans quelques publications (Sheppard et Bittman, 2010; Sheppard et Bittman, 2012; Sheppard et al., 2007a, 2007b, 2009a, 2009b, 2010, 2011a, 2011b, Chai et al., 2016).

Pour les industries laitière et porcine, la méthode retenue pour estimer les émissions de NH3 a été révisée pour la rendre compatible aux méthodes actuellement employées pour l’estimation des gaz à effet de serre (GES; voir l’annexe 3.4 du Rapport d’inventaire national [RIN] du Canada). Même si les coefficients d’émission précis utilisés pour estimer les émissions de NH3 n’ont pas changé, les émissions totales par tête de bétail ont progressé, ce qui serait attribuable à la fluctuation des taux d’excrétion d’azote par animal et des quantités de fumier entreposées dans divers types de systèmes de gestion du fumier au fil des ans. 

Les méthodes employées pour les espèces mineures, comme les chevaux, les chèvres, les animaux à fourrure (visons et renards), les sangliers, les chevreuils, les wapitis, les lapins et la volaille, sont tirées de Battye et al. (1994).

Matières particulaires (MPT, PM10 et PM2,5)

Les méthodes utilisées pour les émissions de PM provenant de l’élevage du bétail ont été élaborées par Agriculture et Agroalimentaire Canada en vue d’être incluses dans le rapport du Programme national d’analyse et de rapport en matière de santé agroenvironnementale (PNARSA), publié tous les cinq ans avec le Recensement de l’agriculture. La méthode s’harmonise à celle décrite dans le guide pour l’inventaire des émissions de l’EMEP/CORINAIR (AEE, 2002), mais a recours à des coefficients d’émission propres au pays. Ces méthodes sont illustrées dans les publications de Pattey et Qiu (2012) et Pattey et al. (2015).

Composés organiques volatils (COV)

Pour tous les types de bétail à l’exception des bovins laitiers, la méthode utilisée pour estimer les émissions de COV est fondée sur la méthode de niveau 1 décrite dans le guide pour l’inventaire des émissions de polluants atmosphériques de l’AEE de 2013 (AEE, 2013).

Les émissions provenant des bovins laitiers ont été calculées à l’aide de la méthode de niveau 2 décrite dans le guide pour l’inventaire des émissions de polluants atmosphériques de l’AEE. Les paramètres propres au pays, comme la teneur en énergie brute des aliments, la teneur de l’ensilage et la quantité de temps passé à l’intérieur des bâtiments, concordent avec ceux qui sont utilisés pour calculer les émissions de GES dans le RIN, tels qu’ils sont décrits à l’annexe 3.4 de la partie II (canada.ca/inventaire-ges). 

Données sur les activités

Les estimations annuelles des populations de bovins, de moutons et de porcs sont présentées comme la moyenne simple des relevés semestriels ou trimestriels (Statistique Canada, s. d. [a], s. d. [b], s. d. [c], s. d. [d]). Ces relevés de moindre envergure sont corrigés selon les estimations des populations du Recensement de l’agriculture, qui sont réalisées tous les cinq ans, pour veiller à l’exactitude des estimations.

Les données sur les populations d’autres animaux d’élevage, comme les chevaux, les chèvres, les bisons, les lamas et les alpagas, les chevreuils et les wapitis, les sangliers, les lapins et les volailles proviennent uniquement du Recensement de l’agriculture, et les estimations annuelles des populations sont élaborées par interpolation linéaire afin d’éviter de trop grandes variations pendant les années de recensement. Lorsque les données sur les populations de certaines catégories d’animaux d’élevage n’étaient pas disponibles dans le Recensement de l’agriculture, elles ont été maintenues constantes ou ont été jugées nulles.

Les estimations relatives aux populations reproductrices de visons et de renards sont tirées du recensement annuel de Statistique Canada intitulé « Bilan des visons et renards dans les fermes d’élevage et nombre de fermes » (Statistique Canada, s. d. [e]). Les données sur les populations de lapins sont tirées de réponses au Recensement de l’agriculture fournies sur le site Web de l’Information sur le marché des viandes rouges d’AAC (AAC, 2016).

Coefficients d’émission (CE)

Ammoniac 

Les coefficients d’émission d’ammoniac des bovins non laitiers de la volaille correspondent à une moyenne pondérée d’une variété de fractions d’émissions différentes associées aux stades du cycle de production animale et de fumier. 

Les intrants pour le calcul du coefficient d’émissions sont une combinaison de données de l’Enquête sur les pratiques des fermes d’élevage (EPFE), qui définit ce que les animaux consomment et comment ils reçoivent leur nourriture durant l’année, et de paramètres génériques tirés de la littérature scientifique ou provenant d’opinions d’experts. Ces renseignements sont répartis à l’échelle du Canada par écorégion. 

Les populations animales ont été réattribuées à une matrice de bâtiments d’élevage et de systèmes de gestion du fumier en fonction de leur proportion relative dans la population agricole en général.

Les fractions de NH3 à chaque étape du cycle du fumier ont été tirées en partie du guide sur l’inventaire des émissions du EMEP/CORINAIR (AEE, 2002), et en partie d’études canadiennes. Les coefficients d’émission pondérés résultants ont été appliqués aux populations des sous-catégories d’animaux tirées des données de recensement à l’échelle spatiale de l’écorégion. 

Les modèles ayant servi au calcul des émissions de NH3 provenant de la production bovine et porcine sont décrits dans Sheppard et Bittman (2010, 2012) et Sheppard et al. (2010).

Bovins laitiers

La méthode de calcul des émissions d’ammoniac est celle dont traitent Sheppard et al. (2010), avec des modifications proposées par Chai et al. (2016) et selon les données sur les activités et la méthode énoncée pour le secteur de l’agriculture dans le RIN (ECCC, 2021). La quantité totale d’azote produite par les bovins laitiers est calculée selon la méthode de niveau 2 comme il est décrit dans les Lignes directrices 2006 du GIEC (GIEC, 2006).

Les coefficients d’émission d’ammoniac tirés de Sheppard et al. (2011a) sont exprimés en tant que fractions de l’azote total, selon les fractions d’azote-ammoniac total calculées (Chai et al., 2016), dans le but de produire des coefficients de perte d’azote ammoniacal par écorégion, relativement aux bâtiments des animaux et à l’entreposage du fumier, à l’épandage de fumier et au fumier déposé dans les pâturages, les grands parcours et les enclos.

L’information sur la gestion et l’entreposage du fumier a été tirée de Sheppard et al. (2011b) et a servi à établir les quantités de fumier produites et déversées dans les pâturages et les enclos d’exercice, tandis que l’information sur la quantité entreposée de fumier liquide et solide provenait de la publication de Statistique Canada (1996), les enquêtes sur la gestion agroenvironnementale (2001, 2006, 2011) (Statistique Canada, s. d. [f]) et l’Enquête sur les pratiques des fermes d’élevage de 2005 (Statistique Canada, 2007). Une série chronologique sur l’entreposage du fumier a été élaborée d’après la corrélation entre l’entreposage du lisier et la période de conservation du fumier dans les pâturages, selon la taille de l’exploitation agricole, afin de tenir compte des changements survenus dans les pratiques d’entreposage du fumier depuis 1990.

Les émissions provenant du fumier appliqué aux sols agricoles étaient conformes aux données de Sheppard et al. (2010), modifiées selon Chai et al. (2016).

Porcs :

La méthode de calcul des émissions d’ammoniac est celle dont traite Sheppard et al. (2010), avec des modifications pour convertir les fractions d’azote-ammoniac total en azote total. Cette méthode correspond à celle qui est utilisée pour l’industrie laitière (Chai et al., 2016) et est fondée sur les données sur les activités et la méthode énoncée pour le volet Agriculture dans le RIN (ECCC, 2021). La quantité totale d’azote produite par les porcs est calculée selon la méthode de niveau 1 des Lignes directrices 2006 du GIEC (GIEC, 2006), qui a été modifiée afin d’utiliser une série chronologique du poids des animaux pour les porcs de marché, comme il est décrit à l’annexe 3.4 du RIN.

Les coefficients d’émission tirés de Sheppard et al. (2010) sont exprimés en tant que fractions de l’azote total, selon les fractions d’azote-ammoniac total calculées (Chai et al., 2016), dans le but de produire des coefficients de perte d’azote ammoniacal par écorégion, relativement aux bâtiments des animaux, à l’entreposage du fumier et à l’épandage du fumier.

L’information sur la gestion et l’entreposage du fumier, ainsi que sur la quantité de fumier entreposé sous forme liquide et solide, a été tirée d’une série d’enquêtes sur la gestion des exploitations agricoles pour les années 1995, 2005, 2006 et 2011. Afin de tenir compte des changements à l’entreposage du fumier de 1990 à aujourd’hui, on a élaboré une série chronologique sur l’entreposage du fumier en fonction des relations entre l’entreposage du fumier liquide et la taille des exploitations agricoles. 

Matière particulaire 

Les coefficients d’émission des matières particulaires totales (MPT) provenant de la volaille sont tirés de Van Heyst (2005) et de Van Heyst et Roumeliotis (2007). Les coefficients d’émission pour le cheptel bovin et porcin sont des valeurs moyennes tirées de Takai et al. (1998) et de Seedorf (2004). Quant aux PM10 et aux PM2,5, les émissions ont été estimées à partir des coefficients d’émission de la MPT, et le résultat a été multiplié par 0,45 et 0,1 pour obtenir les coefficients d’émission pour les PM10 et les PM2,5, respectivement. 

Le poids moyen des animaux est utilisé pour convertir les coefficients d’émission sous la forme de g j-1 AU-1 en kg tête-1 an-1

Les coefficients d’émission pour les bovins ont aussi été attribués à d’autres types d’animaux en présumant que les coefficients d’émission par unité animale pour les moutons, les chèvres, les bisons, les lamas, les alpagas et les chevaux correspondaient à ceux des bovins. Le poids du corps moyen des bovins correspondait à l’information fournie par Boadi et al. (2004), les corrections apportées au poids des bovins sont conformes à la méthode énoncée dans le RIN (ECCC, 2021). Toutes les autres valeurs de poids des animaux s’accordent avec les valeurs utilisées dans ECCC (2021) pour les estimations de l’excrétion d’azote. 

À l’heure actuelle, les émissions des visons, des renards, des sangliers, des chevreuils, des wapitis ni des lapins ne sont pas estimées.

Composés organiques volatils (COV)

Les coefficients d’émission pour tous les animaux sont tirés du Tableau 3-3 du guide pour la préparation des inventaires des émissions de polluants atmosphériques de l’AEE de 2013 (AEE, 2013). Pour les catégories d’animaux d’élevage pour lesquels différents coefficients d’émission sont proposés, le coefficient d’émissions excluant l’alimentation à base d’ensilage a été utilisé, sauf pour les bovins en parc d’engraissement, pour lesquels le coefficient d’émission incluant l’alimentation à base d’ensilage a été utilisé. Un coefficient d’émission pondéré a été calculé pour les bovins à l’aide de la fraction du temps passé à chacune des étapes de la production, selon Boadi et al. (2004).

Les coefficients d’émission pour les bovins laitiers ont été calculés pour six sources distinctes d’émissions, tel qu’il est décrit dans la méthode de niveau 2 de l’AEE. La consommation d’énergie brute, la teneur en ensilage des aliments et la quantité de temps passé à l’intérieur des bâtiments ont été calculées à partir de données propres au pays compilées pour estimer les émissions de GES (voir l’annexe 3.4 du RIN. Dans la méthode de niveau 2 de l’AEE, les émissions de NH3 sont utilisées en tant qu’indicateur pour estimer la proportion des émissions de COV attribuables aux bâtiments, à l’entreposage du fumier et à l’épandage du fumier. Les proportions ont été établies à partir des émissions de NH3 du modèle canadien de l’ammoniac, qui a été modifié pour tenir compte de l’évolution des pratiques de gestion du fumier dans le secteur des produits laitiers (voir la méthode relative à l’ammoniac). 

Épandage d’engrais inorganique (sous Production de cultures agricoles)

Description

Le sous-secteur Épandage d’engrais comprend les émissions découlant de l’épandage d’engrais azotés synthétiques pour les cultures annuelles et pérennes.

Méthode d’inventaire générale

Polluants estimés :

MPT, PM10, PM2,5, NH3

Ammoniac :

La méthode est une version simplifiée de la méthode appliquée par Sheppard et al. (2010) à un intervalle d’un an. 

Elle fait intervenir un modèle de régression conçu par Bouwman et al. (2002) avec des coefficients d’émission calculés pour le NH3, et prend en compte des paramètres les plus importants qui influent sur les émissions résultant de l’épandage d’engrais azotés synthétiques, à partir d’une méta-analyse de la littérature. 

Matières particulaires :

Méthode à l’étude.

Données sur les activités

Statistique Canada publie des données sur les types d’engrais azotés utilisés dans les exploitations agricoles (Statistique Canada, s. d. [g]). 

Superficies d’ensemencement des cultures annuelles et pérennes : Statistique Canada (s. d. [h]) 

Les propriétés du sol, dont le pH et le pouvoir d’échange cationique, sont prises en compte dans les calculs par l’utilisation de données sur le polygone de sol provenant d’une base de données à l’échelle nationale décrivant les types de sols associés aux pédopaysages.

Coefficients d’émission (CE)

Les coefficients d’émission de l’ammoniac ont été calculés à l’aide de l’équation de régression linéaire multiple de Bouwman et al. (2002). Cette méthode emploie des paramètres de régression qui diffèrent selon la nature des engrais azotés synthétiques, le mode d’application, le type de culture, le pH du sol et la capacité d’échange cationique. 

Une matrice de coefficients d’émission a été établie pour chaque combinaison de ces conditions à l’échelle du Canada. Les coefficients d’émission provinciaux et nationaux moyens sont des moyennes pondérées des proportions relatives des diverses combinaisons de types d’engrais et de pratiques d’application selon les types de sols et les différents écodistricts du pays.

Méthode pour les MPT, PM10 et PM2,5 à l’étude.

Épandage de boues d’épuration (sous Production de cultures agricoles)

Description

L’épandage de boues d’épuration (c.-à-d., de biosolides) comprend l’émission de NH3 lorsque les boues sont épandues sur des sols agricoles pour la production de cultures annuelles ou vivaces.

Méthode d’inventaire générale

Polluants estimés :

NH3

Ammoniac :

La méthode cadre bien avec les pertes de NH3 découlant de l’épandage de boues d’épuration sur les sols du RIN. Contrairement à la méthode de niveau 1 simplifiée du Guide de l’inventaire des émissions de polluants atmosphériques de l’AEE (2016) pour estimer les émissions par habitant provenant des boues d’épuration, l’utilisation de la méthode du RIN permet une cohérence entre les valeurs estimatives des polluants. La méthode prend en compte la variation démographique, mais dégage également les tendances en matière de taux d’épandage sur les sols par province et la réglementation ainsi que les caractéristiques de la matière, comme la teneur en azote (N).

Données sur les activités

Les données sur la production et la gestion de biosolides ont été extraites d’un rapport commandé par Environnement et Changement climatique Canada (Cheminfo Services Inc., 2017). L’ensemble de données a été produit au moyen d’enquêtes téléphoniques et de rapports des services municipaux de traitement des eaux usées provenant de 33 régions métropolitaines de recensement et d’organismes municipaux et de ministères provinciaux traitant de l’environnement de l’ensemble du Canada. Cette enquête était représentative de 63 % de la population canadienne desservie par des usines de traitement des eaux usées (UTEU) situées dans les régions métropolitaines du Canada (RMC). Elle ne comprenait pas la population de l’Île-du-Prince-Édouard (IPE) et des territoires canadiens. Les données ont été compilées à des intervalles de cinq ans (1990–2015). Même s’il existe certaines lacunes et incohérences dues à une gestion incomplète de l’information et à des modifications à la réglementation provinciale sur les biosolides, ces données sont la seule source connue permettant de faire une estimation quantitative des biosolides à l’échelle nationale. 

La série chronologique de données sur la production de biosolides a été produite au moyen d’une série d’étapes d’analyse. Tout d’abord, on a élaboré un modèle par habitant à l’échelle de la province pour établir une « production de biosolides de référence ». La production était supposée être directement proportionnelle à la population d’une région géographique. Des compilations à différentes échelles spatiales des estimations de la population par Statistique Canada ont été évaluées afin de mieux convenir aux données, notamment : les populations des RMC, les populations agrégées des RMC, et les populations provinciales. Selon l’analyse de régression, le modèle fondé sur la population provinciale était le plus exact étant donné la force des coefficients de corrélation. Les données produites à l’aide de cette méthode n’étaient pas significativement différentes de celles des années auxquelles les données provenaient de Cheminfo Services Inc. (2017). Par conséquent, la production annuelle provinciale de biosolides pondérée a été obtenue à l’aide du modèle linéaire. Pour l’IPE, les estimations annuelles de la production de biosolides ont été effectuées d’après l’opinion d’experts et à l’aide d’une valeur moyenne nationale par habitant (22,5 kg/personne/an). Cette analyse a permis de créer une série complète de la production de biosolides à l’échelle provinciale.

Ensuite, les taux régionaux de l’épandage de biosolides sur les sols (en tonnes sèches) ont été établis à l’aide des proportions tirées de ChemInfo Services Inc. (2017) et adaptées selon la réglementation et les restrictions des administrations fédérales, provinciales et municipales. À l’échelle fédérale, la réglementation imposée par le Conceil du Canada des Ministres de l’Environment (CCME) a été appliquée. Plus tard, les restrictions provinciales fondées sur la teneur en éléments nutritifs des biosolides et toutes les restrictions sur la fréquence d’épandage de biosolides sur les terres ont été intégrées. 

Les biosolides sont généralement soumis à diverses méthodes de digestion et de décomposition dans les usines de traitement des eaux usées (UTEU) avant d’être épandus sur les sols. Ces méthodes influent de manière importante sur la teneur en éléments nutritifs des biosolides et, donc, sur le potentiel d’émission lorsqu’ils sont épandus sur les sols. Par conséquent, à la dernière étape, on a utilisé une combinaison de résultats d’enquêtes et d’analyses de la documentation pour déterminer les principaux processus de digestion, et les valeurs estimatives de Dad et al. (2018) pour établir la teneur des biosolides en éléments nutritifs.

Coefficients d’émission (CE)

Les coefficients de perte par défaut (FracGAZm) pour l’azote organique provenant de la Révision 2019 des Lignes directrices 2006 du GIEC ont servi à quantifier les émissions de NH3.

Récoltes (sous Production de cultures agricoles)

Description

Le sous-secteur Récoltes comprend les émissions de PM dans l’atmosphère. Cette PM produite par les récoltes, que l’on appelle aussi poussière céréalière, comprend des particules de céréales et de plantes sèches, des moisissures, du pollen, des spores, de la silice, des bactéries, des champignons, des insectes et possiblement des résidus de pesticides. Ces émissions sont produites par le déplacement de véhicules sur le sol ou le traitement des matières végétales par l’équipement agricole.

Méthode d’inventaire générale

Polluants estimés :

MPT, PM10, PM2,5

Les émissions des PM provenant des récoltes sont calculées en multipliant un coefficient d’émission et un coefficient d’activité reliant les émissions à la superficie récoltée.

Données sur les activités

Les données sur les activités qui permettent d’établir les estimations des émissions de matière particulaire provenant des pratiques de travail du sol viennent principalement d’une combinaison de données du Recensement de l’agriculture et d’estimation des superficies fondées sur les analyses des données d’observation de la Terre. Les données concernant les activités dans les champs de grande culture à l’échelle d’un écodistrict, de 1990 à 2020, s’accordent avec les données déclarées dans les catégories Agriculture et Terres cultivées dont la vocation n’a pas changé, dans le secteur Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (ATCATF) du RIN (ECCC, 2021).

Coefficients d’émission (CE)

Il n’y a pas de coefficients d’émission pour les récoltes au Canada. Les coefficients d’émission des PM10 proposés par le California Air Resources Board (CARB, 2003) servent au calcul des émissions de PM attribuables à la récolte des cultures. Si les coefficients d’émission propres à certaines cultures ne figurent pas dans CARB (2003), les coefficients d’émission spécifiques attribués à certaines cultures sont basés sur une approximation de la représentation la plus rapprochée (Pattey et Qiu, 2012).

Labourage des terres (sous Production de cultures agricoles)

Description

Le sous-secteur Labourage des terres produit des émissions de PM par les perturbations mécaniques, p. ex., lors de l’ensemencement, de la préparation du lit de semence et de la culture.

Méthode d’inventaire générale

Polluants estimés :

MPT, PM10, PM2,5

Le travail du sol est le moyen courant pour les agriculteurs de préparer le sol à l’ensemencement et au désherbage. Les émissions de matière particulaire sont constituées de particules de sol qui gagnent l’atmosphère pendant le travail du sol par perturbation mécanique de la surface. 

Les émissions de matière particulaire des activités de travail du sol sont proportionnelles à la superficie travaillée. Elles dépendent en outre de la nature des pratiques et du nombre de fois que le sol est labouré par année. Les calculs en question sont décrits plus en détail dans Pattey et Qiu (2012). 

Le nombre de labours annuels dépend des pratiques. Ils sont peu nombreux par année dans le cas du travail de conservation du sol par rapport au travail classique. Ainsi, il y aura réduction des émissions de PM d’un travail du sol réduit ou d’une culture sans labour, parce que les labours seront justement moins nombreux dans l’année.

Données sur les activités

Les données sur les activités qui permettent d’établir les estimations des émissions de PM provenant des pratiques de travail du sol viennent principalement d’une combinaison de données du Recensement de l’agriculture et d’estimation des superficies fondées sur les analyses des données d’observation de la Terre. Les données concernant les activités dans les champs de grande culture, ce qui comprend les pratiques de mise en jachère et de travail du sol à l’échelle d’un écodistrict, de 1990 à 2020, concordent avec les données déclarées dans les catégories Agriculture et Terres cultivées dont la vocation n’a pas changé, dans le secteur ATCATF du RIN (ECCC, 2021). Les indicateurs de couverture du sol nous renseignent sur le nombre de labours par année selon les types de culture et les pratiques de travail du sol (Huffman et al., 2012).

Coefficients d’émission (CE)

Les coefficients d’émission des pratiques de travail du sol ont été calculés au moyen de la méthode décrite dans U.S. EPA (1985).

Érosion éolienne (sous Production de cultures agricoles)

Description

Le sous-secteur Érosion éolienne est un phénomène courant qui se produit lorsque le vent balaie les terres agricoles exposées et soulève des particules ensuite entraînées dans l’atmosphère.

Méthode d’inventaire générale

Polluants estimés :

MPT, PM10, PM2,5

Les émissions produites par l’érosion éolienne des terres agricoles ont été calculées en multipliant la superficie de terres cultivées par un coefficient d’émissions.

Données sur les activités

Les données sur les activités des estimations des émissions de matière particulaire provenant des pratiques de travail du sol viennent principalement d’une combinaison de données du Recensement de l’agriculture et d’estimation des de superficies fondées sur les analyses des données d’observation de la Terre. Les données concernant les activités sur les champs de grande culture, ce qui comprend les pratiques de mise en jachère et de travail du sol à l’échelle d’un écodistrict, de 1990 à 2020, concordent avec les données déclarées dans les catégories Agriculture et Terres cultivées dont la vocation n’a pas changé, dans le secteur ATCATF du RIN (ECCC, 2021).

Coefficients d’émission (CE)

Le calcul du coefficient d’émission des PM dues à l’érosion éolienne fait appel à l’équation de l’érosion éolienne (Woodruff et Siddoway, 1965), mais prend également en compte l’incidence des sols et du couvert végétal sur les émissions des PM (Huffman et al., 2012). Le coefficient d’émission des PM provenant des terres agricoles a été calculé au moyen de la méthode décrite dans Pattey et Qiu (2012).

Références, Annexe 2.5, Méthodes d’estimation pour la catégorie Agriculture

[AAC] Agriculture et Agroalimentaire Canada. 2016. Aperçu de l’industrie cunicole au Canada.

[ACE] Association canadienne de l’électricité. 2002. Perspectives : Understanding mercury.

[AEE] Agence européenne de l’environnement. 2002. EMEP/CORINAIR Emission Inventory Guidebook 2002, 3e édition. Rapport technique no 30. Copenhage (Danemark). UNECE/EMEP Task Force on Emissions Inventories and Projections European Environment Agency [consulté le 4 décembre 2015] (en anglais seulement).

[AEE] Agence européenne de l’environnement. 2013. EMEP/EEA Air Pollutant Emission Inventory Guidebook 2013, Technical guidance to prepare national emission inventories. Rapport technique no 12/2013. Luxembourg. Publications Office of the European Union (en anglais seulement).

[AEE] Agence européenne de l’environnement. 2016. EMEP/EEA Air Pollutant Emission Inventory Guidebook 2016, Technical guidance to prepare national emission inventories. Rapport technique no 21/2016. Luxembourg. Publications Office of the European Union (en anglais seulement).

Battye R., W. Battye, C. Overcash et S. Fudge. 1994. Development and selection of ammonia emission factors. No de rapport EPA/600/R-94/190. Durham (NC).

Boadi D.A., K.H. Ominski, D.L. Fulawka et K.M. Wittenberg. 2004. Improving estimates of methane emissions associated with enteric fermentation of cattle in Canada by adopting an IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) Tier-2 methodology, Winnipeg (MB) : IPCC.

Bouwman A.F., L.J.M. Boumans et N.H. Batjes. 2002. Estimation of global NH3 volatilization loss from synthetic fertilizers and animal manure applied to arable lands and grasslands. Global Biogeochemical Cycles, 16(2):8-1–8-14.

[CARB] California Air Resources Board. 2003. Emission inventory procedural manual – Volume III: Methods for assessing area source emissions.

[CARB] California Air Resources Board. 2005. California air toxics emission factor database (en anglais seulement).

Chai L., R. Kröbel, D. MacDonald., S. Bittman, K.A. Beauchemin, H.H. Janzen, S.M. McGinn et A. Vanderzaag. 2016. An ecoregion-specific ammonia emissions inventory of Ontario dairy farming: Mitigation potential of diet and manure management practices. Atmospheric Environment, 126:1-14.

Coe D.L., H.H. Main, L.R. Chinkin, C. Loomis et J. Wilkinson. 1996. Review of current methodologies for estimating ammonia emissions, draft final report. No de rapport. STI-95310-1580-DFR. Santa Rosa (California): Sonoma Technology. Préparé pour le California Air Resources Board.

Dad K, Wahid AK, Khan AA, Anwar A, Ali M, Sarwar N, Ali S, Ahmad A, Ahmad M, Khan KA, et al. 2018. Nutritional status of different biosolids and their impact on various growth parameters of wheat (Triticum aestivum L.). Saudi Journal of Biological Sciences, 26: 1423–1428. 

[EC] Environnement Canada. 2010. Teneur en soufre des combustibles liquides. Gatineau (Québec) : Division du pétrole, du gaz et de l’énergie de remplacement.

[ECCC] Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). 2021. Rapport d’inventaire national 1990-2019 : Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada.

[GIEC] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. 2006. Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. IGES (Japon) : H.S. Eggleston, L. Buendia, K. Miwa, T. Ngara et K. Tanabe (dir. publ.). Préparé par le Programme pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.

[GIEC] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. (2019). Révision 2019 de l’édition 2006 des lignes directrices du GIEC pour les inventaires nationaux des gaz à effet de serre. Volume 4: Agriculture, Forestry and Other Land Use. Intergovernmental Panel on Climate Change. Kanagawa (Japon) (En anglais seulement)

Huffman T., D.R. Coote et M. Green. 2012. Twenty-five years of changes in soil cover on Canadian Chernozemic (Mollisol) soils, and the impact on the risk of soil degradation, Canadian Journal of Soil Science 92:471-479.

Pattey E., et Qiu G. 2012. Trends in primary particulate matter emissions from Canadian agriculture, Journal of the Air & Waste Management Association, 62 (7):737-47.

Pattey E., G. Qiu, S. Fiset, E. Ho, D. MacDonald et C. Liang. 2015. Primary particulate matter emissions and trends from Canadian agriculture, 23rd International Conference on Modelling, Monitoring and Management of Air Pollution. Valence, Espagne.

Seedorf J. 2004. An emission inventory of livestock-related bioaerosols for Lower Saxony, Germany, Atmospheric Environment, 38:6565-6581.

Sheppard SC, Bittman S. 2010. Farm survey used to guide estimates of nitrogen intake and ammonia emissions for beef cattle, including early season grazing and piosphere effects. Animal Feed Science and Technology, 167: 688–698. 

Sheppard SC, Bittman S. 2012. Farm practices as they affect NH3 emissions from beef cattle. Canadian Journal of Animal Science, 92(4): 525–543.

Sheppard SC, Bittman S, Beaulieu M, Sheppard MI. 2009a. Ecoregion and farm size differences in feed and manure nitrogen management: 1. Survey methods and results for poultry. Canadian Journal of Animal Science, 89(1): 1–19. 

Sheppard SC, Bittman S, Swift M, Beaulieu M, Sheppard M. 2011b. Ecoregion and farm size differences in dairy feed and manure nitrogen management: A survey. Canadian Journal of Animal Science, 91(3): 459–473. 

Sheppard SC, Bittman S, Swift ML, Tait J. 2010. Farm practices survey and modelling to estimate monthly NH3 emissions from swine production in 12 Ecoregions of Canada. Canadian Journal of Animal Science, 90(2): 145–158. 

Sheppard SC, Bittman S, Swift M, Tait J. 2011a. Modelling monthly NH3 emissions from dairy in 12 Ecoregions of Canada. Canadian Journal of Animal Science, 91(4): 649–661. 

Sheppard SC, Bittman S, Tait J. (2009b). Monthly NH3 emissions from poultry in 12 Ecoregions of Canada. Canadian Journal of Animal Science, 89(1): 21–35. 

Sheppard SC, Bittman S, Tait J, Sommer SG, Webb J. 2007a. Sensitivity analysis of alternative model structures for an indicator of ammonia emissions from agriculture. Canadian Journal of Soil Science, 87 (Special Issue): 129–139. 

Sheppard SC, De Jong R, Sheppard MI, Bittman S, Beaulieu MS. 2007b. Estimation of ammonia emission episodes for a national inventory using a farmer survey and probable number of field working days. Canadian Journal of Soil Science, 87(3): 301–313. 

Statistique Canada. s. d. (a). Tableau 32-10-0130-01 (anciennement CANSIM 003-0032) : Nombre de bovins, selon la classe et le type d’exploitation agricole, (base de données). [Données mises à jour le 23 août 2021].

Statistique Canada. s. d. (b). Tableau 32-10-0129-01 (anciennement CANSIM 003-0031) : Moutons et agneaux, nombre dans les fermes, (base de données). [Données mises à jour le 23 août 2021].

Statistique Canada. s. d. (c). Tableau 32-10-0145-01 (anciennement CANSIM 003-0100) : Statistiques de porcs, nombre de porcs dans les fermes à la fin d’une période semestrielle, (base de données). [Données mises à jour le 23 août 2021].

Statistique Canada. s. d. (d). Tableau 32-10-0290-01 (anciennement CANSIM 003-0004) : Statistiques de porcs, nombre de porcs dans les fermes à la fin d’une période semestrielle, (base de données) [Données mises à jour le 8 mai 2017; consulté en juillet 2016].

Statistique Canada. s. d. (e). Tableau 32-10-0116-01 (anciennement CANSIM 003-0015) : Bilan des visons et renards dans les fermes d’élevage et nombre de fermes, (base de données) [Données mises à jour le 28 octobre 2021; consulté le 10 août 2016].

Statistique Canada. s. d. (f). Enquête sur la gestion agroenvironnementale (EGA), Ottawa (Ontario), Statistique Canada [Données mises à jour le 7 février 2013].

Statistique Canada. s. d. (g). Tableau 32-10-0038-01 (anciennement CANSIM 001-0068) : Expéditions d’engrais vers le marché agricole canadien et les marchés d’exportation, selon le type de produit et la campagne de fertilisation, données cumulatives (x 1 000), (base de données).

Statistique Canada. s. d. (h). Tableau 32-10-0359-01 (anciennement CANSIM 001-0017) : Estimation de la superficie, du rendement, de la production, du prix moyen à la ferme et de la valeur totale à la ferme des principales grandes cultures, en unités métriques et impériales, (base de données).

Statistique Canada. s. d. (i). Bulletin sur la disponibilité et écoulement d’énergie au Canada (annuel), no au catalogue : 57 003 X.

Statistique Canada. 1996. Enquête sur la gestion des intrants agricoles (1995). [Données mises à jour le 31 juillet 1996]. Ottawa (Ontario), Statistique Canada.

Statistique Canada. 2007. Enquête sur les pratiques des fermes d’élevage (2005). [Données mises à jour le 7 décembre 2007]., Ottawa (Ontario). Statistique Canada.

Takai H., S. Pedersen, J.O. Johnsen, J.H.M. Metz, P.W.G. Groot Koerkamp, G.H. Uenk, V.R. Phillips, M.R. Holden, R.W. Sneath, J.L. Short, R.P. White, J. Hartung, J. Seedorf, M. Schröder, K.H. Linkert et C.M. Wathes. 1998. Concentrations and emissions of airborne dust in livestock buildings in Northern Europe, Journal of Agricultural Engineering Research, 70 (1):59-77. 

[U.S. EPA] United States Environmental Protection Agency. 1995. Compilation of air pollutant emission factors, 5th Edition. Research Triangle (North Carolina). Office of Air Quality Planning and Standards (en anglais seulement).

[U.S. EPA] United States Environmental Protection Agency. 1998. Compilation of air pollutant emission factors, volume I: Stationary point and area sources, 5th Edition. Research Triangle Park (North Carolina). Office of Air Quality Planning and Standards (en anglais seulement).

[U.S. EPA] United States Environmental Protection Agency. 2003. Draft dioxin reassessment.

[U.S. EPA] United States Environmental Protection Agency. 2004. WebFIRE. Factor information retrieval (FIRE) data system, clearinghouse for inventories & emission factors (base de données) (en anglais seulement).

Van Heyst B.J. 2005. Final report: Evaluation of emission factors for the improvement of the estimation methodology for particulate matter from agricultural poultry industry. No de rapport K2361-04-0116. Guelph (Ont.): Université de Guelph. 

Van Heyst, B.J., et T.S. Roumeliotis. 2007. Size fractionated particulate matter emissions from a broiler house in southern Ontario, Canada. Science of the Total Environment, 383:174-182.

Woodruff, N.P., et F.H. Siddoway. 1965. A wind erosion equation, Soil Science Society of American Journal, 29(5):602-608.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :