Rapport d’inventaire des émissions de polluants atmosphériques du Canada 2022 : annexe 3

Recalculs

Le recalcul des émissions constitue une pratique essentielle pour s’assurer que les tendances en matière d’émissions de polluants atmosphériques sont à jour et cohérentes. L’Inventaire des émissions de polluants atmosphériques (IEPA) est constamment mis à jour au moyen de méthodes d’estimation améliorées, de statistiques et de coefficients d’émission actualisés et plus appropriés. Au fur et à mesure que de nouvelles informations et données sont disponibles, les estimations antérieures sont mises à jour et recalculées pour déterminer, de manière cohérente et comparable, les tendances des émissions. Voici les circonstances qui justifient une modification ou une amélioration des données et des méthodes :

Le fait, pour les installations, de présenter de nouveau leurs données déclarées antérieurement à l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) peut également mener à une révision des estimations calculées par le passé. En règle générale, ces recalculs des émissions antérieures des installations ne sont effectués que pour quelques années seulement.

En revanche, les nouvelles données sur les activités sont intégrées aux estimations internes au fur et à mesure qu’elles deviennent disponibles, et ces mises à jour se retrouvent dans les tendances dégagées en continu. Les tendances actualisées, basées sur les données à jour déclarées par les installations et sur les estimations internes, sont publiées sur une base annuelle. Ainsi, le calcul des émissions produites par l’utilisation de combustibles dans divers secteurs (commercial, résidentiel, agriculture, construction) se fonde sur les données les plus récentes sur les quantités de combustible consommé tirées de la publication annuelle de Statistique Canada Bulletin sur la disponibilité et écoulement d’énergie au Canada (BDEE) (Statistique Canada, s. d. [a]).

Les estimations internes des émissions des secteurs et sous-secteurs ci-dessous ont été recalculées pour l’édition 2021 de l’IEPA. Une brève description des recalculs et des conséquences sur les niveaux d’émission est fournie dans les tableaux A3–1 à A3–7.

Dans les tableaux A3–1 à A3–7, le terme « important » désigne les variations des niveaux d’émissions de plus de ± 10 %.

Tableau A3–1 : Recalculs pour la catégorie Minerais et industries minérales
Secteur Polluant(s) Description Répercussions sur les émissions
Roche, sable et gravier (sous Mines et carrières)

MPT, PM10, PM2,5

Une modification a été apportée à la méthodologie du modèle du sous-secteur Roche, sable et gravier, afin qu’il soit en phase avec les coefficients d’émissions du guide d’orientation 2019 du Programme concerté de surveillance et d’évaluation en Europe et de l’Agence européenne pour l’environnement (EMEP/EEA). De plus, les données sur les activités ont été mises à jour pour inclure les données de production de roche, et les données de production de sable et de gravier ont aussi été mises à jour pour inclure les plus récentes données de l’Enquête annuelle sur la production minérale de Statistique Canada dans la série chronologique. Enfin, la composante de source ponctuelle du secteur a été mise à jour pour inclure de nouvelles installations comprises dans l’INRP.

La modification a entraîné une augmentation des MPT de 174 % à 277 %. Les PM10 ont quant à elles augmenté de 164 % à 263 %, alors que les changements dans les PM2,5 varient d’une diminution de 10 % à une augmentation de 42 %.

Béton et produits connexes (sous Industrie du ciment et du béton)

MPT, PM10, PM2,5, Pb, Cd

Les estimations d’émissions internes associées au béton et aux produits connexes ont été recalculées pour un certain nombre de raisons. Tout d’abord, la consommation nationale de ciment Portland ne tenait compte, antérieurement, que de la production et des exportations; cette situation a été corrigée pour inclure également les importations. Ensuite, les données de population et les données sur les activités ont été mises à jour pour toute la série chronologique. Enfin, la source des données sur les activités de production de ciment Portland a changé : alors que les données provenaient antérieurement de l’Enquête annuelle sur le ciment de Statistique Canada, abandonnée en 2018; elles proviennent maintenant du Programme de déclaration des gaz à effet de serre d’Environnement et Changement climatique Canada pour 2019-2020.

Les recalculs n’ont pas entraîné, à l’échelle nationale, de changements supérieurs à ±10 %; les effets varient de -0,02 % à 7 %, selon le polluant et l’année. À l’échelle du secteur, les effets varient d’une diminution de 7 % en 2004 à une augmentation de 15 % en 2010 pour les MPT, les PM10, les PM2,5, le Pb et le Cd.

Fonderies

MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, CO et COV

Une modification a été achevée à la méthode d’estimation des émissions issues des métaux ferreux. Les coefficients d’émissions ont été mis à jour pour correspondre aux valeurs actuellement suggérées de la compilation AP-42 de l’EPA des États-Unis, et les données nouvellement acquises sur les activités au Québec ont été incorporées.

Les recalculs ont entraîné des changements mineurs de moins de 0,1 % par année à l’échelle nationale, mais les émissions de tous les polluants touchés dans cette catégorie ont diminué sur l’ensemble de la série chronologique (1990-2020).

Tableau A3–2 : Recalculs pour la catégorie Industrie pétrolière et gazière
Secteur Polluant(s) Description Répercussions sur les émissions
Accidents et défaillances d’équipement (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) COV Les émissions issues de l’évacuation de gaz par les tubages de surface ont été recalculées pour la période de 1990 à 2019 en raison de changements méthodologiques apportés dans d’autres secteurs. Ces changements comportaient, le cas échéant, la réaffectation des émissions d’évacuation par les tubages de surface découlant d’accidents et de défaillances d’équipement au secteur de la production pétrolière et gazière d’où elles sont issues. Le recalcul a entraîné des changements importants pour les COV à l’échelle nationale, de 1990 à 2019. Les émissions ont diminué pour chacune des années, la différence la plus importante étant en 2014 :
-92 248 t (-63,7 %).
Production à froid de pétrole brut lourd (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) CO, NOx, COV, SOx, PM2,5, PM10, MPT Des recalculs ont été effectués en raison des modifications apportées à la méthodologie utilisée pour estimer les émissions attribuables à l’utilisation de combustibles, au torchage et à l’évacuation de 1990 à 2019. D’autres changements apportés à la méthode d’estimation des émissions d’évacuation de gaz par les tubages de surface, qui ont permis de les réaffecter à ce sous-secteur plutôt qu’à celui des accidents et défaillances d’équipement, ont entraîné des changements aux estimations de 1990 à 2019. Les recalculs ont entraîné, à l’échelle nationale, des changements importants aux émissions de CO en 2005
(-1 217 t, -11,1 %), aux émissions de COV de 2013 à 2019 (différence la plus importante en 2014 : -4 888 t, -20,4 %), et aux émissions de PM2,5, de PM10 et de MPT (différences les plus importantes et équivalentes en 2005 : -436 t, -78,5 %). Les émissions de SOx ont augmenté de façon importante de 1997 à 2005 (différence la plus importante en 1998 : +76 t, +16,2 %), et ont diminué de manière importante de 2013 à 2019 (différence la plus importante en 2017 : -483 t, -18,6 %). Dans le cas des émissions de NOx, les recalculs ont entraîné des diminutions de 0,2 % à 2,9 %.
Production de pétrole brut léger/moyen (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3 Des recalculs ont été effectués en raison des modifications apportées à la méthodologie utilisée pour estimer les émissions attribuables à l’utilisation de combustibles, au torchage et à l’évacuation de 2010 à 2019. D’autres changements apportés à la méthode d’estimation des émissions d’évacuation de gaz par les tubages de surface, qui ont permis de les réaffecter à ce sous-secteur plutôt qu’à celui des accidents et défaillances d’équipement, ont entraîné des changements aux estimations de 1990 à 2019.

Les recalculs ont entraîné, à l’échelle nationale, des modifications aux émissions de 1990 à 2019 pour les SOx (différence la plus importante en 2014 : +20 034 t, +153 %), les COV (différence la plus importante en 2017 : +47 835 t, +13,7 %), les MPT, les PM10 et les PM2,5 (différences les plus importantes en 1998 : +726,5 t, +15,1 %). Pour tous les autres polluants, les recalculs ont entraîné des augmentations inférieures à 10 %.

Distribution de gaz naturel (sous Industrie pétrolière et gazière en aval) CO, NOx, COV, SOx, PM2,5, PM10, MPT

Des recalculs ont eu lieu en raison des données actualisées sur les activités pour les longueurs de pipelines en 2019 (Statistique Canada, 2021).

Les recalculs n’ont pas entraîné de changements supérieurs à ±10 % à l’échelle nationale en 2019. En 2019, les émissions de CO, de NOx, de PM2,5, de PM10, de MPT ont toutes augmenté de 0,1 %, alors que les émissions of SOx ont augmenté de 0,5 %, et celles de COV ont diminué de 0,3 %.
Production et traitement du gaz naturel (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) CO, NOx, COV, SOx, MPT, PM10, PM2,5, NH3 Des recalculs ont été effectués en raison des changements méthodologiques apportés aux estimations des émissions attribuables à l’utilisation de combustibles, au torchage et à l’évacuation de 2010 à 2019. D’autres changements apportés à la méthode d’estimation des émissions d’évacuation par les tubages de surface, qui ont permis de les réaffecter à ce sous-secteur plutôt qu’à celui des accidents et défaillances d’équipement, ont entraîné des changements aux estimations de 1990 à 2019. Les recalculs ont entraîné, à l’échelle nationale, des changements aux émissions de COV de 1990 à 2019 (différence la plus importante en 2009 : +8 361 t, +14,3 %). Pour tous les autres polluants, les recalculs n’ont pas entraîné de changements supérieurs à ± 10 %.
Transport et stockage du gaz naturel (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO

Des recalculs ont été effectués en 2018 parce que les données de l’INRP ont été actualisées pour certaines installations, et en 2019 en raison des données actualisées sur les activités (Statistique Canada, 2021; Statistique Canada, s. d. [b]).

Les recalculs n’ont pas entraîné de changements supérieurs à ± 10 % pour aucun des polluants. En 2018, les émissions de CO et de NOx ont augmenté de 5,9 % et 6,2 %, respectivement. En 2019, les émissions de tous les polluants ont augmenté (augmentation la plus importante pour les SOx : 2,3 %), à l’exception des émissions de NOx, qui ont diminué de 0,6 %.
Extraction in situ des sables bitumineux (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO

Des recalculs ont été effectués en raison des changements méthodologiques apportés aux estimations des émissions attribuables au torchage et à l’évacuation de 2012 à 2019. D’autres changements apportés à la méthode d’estimation des émissions d’évacuation de gaz par les tubages de surface, qui ont permis de les réaffecter à ce sous-secteur plutôt qu’à celui des accidents et défaillances d’équipement, ont entraîné des changements aux estimations de 1990 à 2019.

Les recalculs ont entraîné des changements importants à l’échelle nationale de 2012 à 2019 pour les MPT, PM10 et PM2,5 (différence la plus importante 2017 : -419 t, -31,6 %), et de 1990 à 2019 pour les COV (différence la plus importante en 2017 : -2 303 t, -16,9 %). Pour tous les autres polluants, les recalculs n’ont pas entraîné de changements supérieurs à ±10 % (différence de moins de ±1 % pour les SOx et les NOx, différence la plus importante en 2017 pour le CO : -1 171 t, -4,2 %).
Exploitation, extraction et valorisation des sables bitumineux (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) CO, NOx, SOx, MPT, PM10, PM2,5, COV, Hg, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[1,2,3-cd] Des recalculs ont été effectués en raison de données déclarées à l’INRP mises à jour pour certaines installations en 2018 et en 2019. Les recalculs ont entraîné, à l’échelle nationale, des changements importants aux émissions de MPT (-3 636 t, -21,4 %), de PM10 (-1 549 t, -17,3 %) et de COV (-6 515 t, -13,4 %), en 2019, et aux émissions de COV (+8506 t, +22,4 %), en 2018. Pour tous les autres polluants, les recalculs ont entraîné des changements inférieurs à ±10 %.
Transport de produits pétroliers liquides (sous Industrie pétrolière et gazière en amont) COV

Des recalculs ont été effectués en 2018 et 2019 en raison des données actualisées sur les activités fournies par le ministère des Ressources naturelles et du développement de l’Énergie du Nouveau-Brunswick (NB RNDE, 2021).

Les recalculs n’ont pas entraîné de changements supérieurs à ±10 %.
Tableau A3–3 : Recalculs pour la catégorie Fabrication
Secteur/sous-secteur Polluant(s) Description Répercussions sur les émissions
Boulangeries COV Des recalculs ont été effectués de 2017 à 2019 en raison de l’utilisation de données actualisées sur la population pour ces années, ainsi que de révisions aux données sur les activités de boulangerie de 2018 et 2019. Les recalculs ont entraîné des diminutions mineures des émissions de COV de 2017 à 2019, la différence la plus importante étant de -3,2 t (-0,06 %) en 2019.
Industrie céréalière MPT, PM10, PM2,5

Des corrections aux données sur les activités relatives aux sources ponctuelles de l’INRP ont été apportées aux années ultérieures à 2015. Des corrections ont été apportées aux calculs d’estimation des émissions de sources diffuses de 2019.

Les recalculs n’ont eu aucun effet sur les émissions de 1990 à 2005, mais ont entraîné une diminution des émissions de MPT (9,1 kt, -14 %), de PM10 (5,6 kt, -29 %) et de PM2,5 (0,4 kt, -13 %) en 2019.
Tableau A3–4 : Recalculs pour la catégorie Transport et les équipements mobiles
Secteur Polluant(s) Carburant Description Répercussions sur les émissions
Transport ferroviaire B(a)p, B(b)f, B(k)f, I(cd)p, Cd, CO, dioxines et furanes, Hg, NH3, Pb, MPT, PM10, PM2,5, COV, NOx, SOx Diesel, mazout

Le modèle pour le transport ferroviaire a été mis à jour pour l’inventaire de 2022. Les données sur les activités par province ont été actualisées en fonction de la consommation de carburant dans une région donnée. Le modèle précédent s’appuyait plutôt sur la quantité de carburant fourni à une région donnée.

Les recalculs ont entraîné des changements de 2005 à 2019.

De 2005 à 2017, les recalculs ont entraîné des changements mineurs ne dépassant pas ±0,3 %.

En 2018, les recalculs ont entraîné des changements mineurs entre -1,4 % et +6,4 %.

En 2019, les recalculs ont entraîné des changements mineurs dans les émissions de :

MPT (+6 % ou +128 t),
PM10 (+6 % ou +128 t),
PM2,5 (+6 % ou +124 t),
SOx (+0 % ou +0,09 t),
COV (+4 % ou +160 t),
CO (-0 % ou -80 t),
NOx (-1 % ou -1 324 t),
NH3 (-0 % ou -0,1 t),
Pb (-6 % ou -6 kg),
Cd (-6 % ou -3,4 kg),
Hg (-6 % ou -3,4 kg),
dioxines et furanes (+0 % ou +0 g ET)
B[a]p (+6 % ou +0,35 kg),
B[b]f (+6 % ou +0,82 kg),
B[k]f (+6 % ou +0,67 kg)
I[cd]p (+6 % ou +0,35 kg).

Tableau A3–5 : Recalculs pour la catégorie Agriculture
Secteur Polluant(s) Description Répercussions sur les émissions
Production animale NH3

Des recalculs ont été effectués principalement en raison de la correction du taux d’excrétion des porcs apportée à la suite de rectificatifs aux Lignes directrices 2006 du GIEC, volume 4, chapitre 10.

Dans une moindre mesure, les émissions de NH3 ont été recalculées en raison de changements dans la répartition spatiale du bétail.
Les changements ont entraîné une diminution des émissions de NH3 de 6,8 kt (-2 %) en 1990, de 9,6 kt (-3 %) en 2005 et de 10,5 kt (-4 %) en 2019.
Production animale MPT, PM10, PM2,5 Des recalculs ont été effectués principalement en raison de l’intégration de produits actualisés d’observation de la Terre servant à dériver les données sur les activités, entraînant une réaffectation spatiale des populations de bétail, et donc des changements dans la pondération des coefficients d’émissions. Les recalculs ont entraîné des changements mineurs à toutes les années, à savoir une diminution des émissions inférieure à 0,01 %.
Production animale COV Des recalculs mineurs ont été effectués en raison d’une réaffectation spatiale des populations de bétail, entraînant des changements dans la pondération des coefficients d’émissions. Les recalculs ont entraîné une augmentation des émissions de moins de 10 tonnes (0,01 %) à toutes les années.
Production de cultures agricoles NH3

Le principal recalcul en 2019 était attribuable à une correction apportée aux données sur les activités de fertilisation fournies par Statistique Canada.

Les recalculs des émissions de NH3 ont aussi été effectués à toutes les années en raison de la révision de la valeur du paramètre FracGASm, qui est passée de 0,20 à 0,21 avec la Révision 2019 de l’édition 2006 des Lignes directrices du GIEC, et en raison de changement dans la répartition spatiale des zones cultivées.
La modification de ce paramètre a entraîné une augmentation des émissions de NH3 de 0,2 kt (+0,3 %) en 1990, de 0,3 kt (+0,3 %) en 2005, et de 4,2 kt (+2,5 %) en 2019.
Production de cultures agricoles MPT, PM10, PM2,5 Des recalculs ont été effectués principalement en raison de l’intégration de produits actualisés d’observation de la Terre aux données sur les activités d’AAC, ce qui a entraîné une réaffectation des types de cultures influençant la pondération des coefficients d’émissions.

Les recalculs effectués sont les suivants :

MPT : -36 kt (-0,5 %) en 1990, +7,8 kt (+0,2 %) en 2005, et -310 kt (-8 %) en 2019.

PM10 : -19 kt (-0,8 %) en 1990, +2,4 kt (+0,1 %) en 2005, et
-141 kt (-9 %) en 2019.

PM2,5 : -3,6 kt (-0,5 %) en 1990, +0,78 kt (+0,2 %) en 2005, et -31 kt (-8 %) en 2019.
Utilisation de combustibles – agriculture MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB Des recalculs ont été effectués parce que les données sur les activités ont été mises à jour selon une édition plus récente du BDEE. La majeure partie de la modification à cette source a été apportée en raison d’une corrélation liée à la consommation de mazout lourd en agriculture remontant à 2007, qui a fait diminuer les estimations d’émissions de la plupart des polluants. Les polluants pour lesquels les émissions ont plutôt augmenté ont été touchés par une correction apportée à la consommation de charbon en 2019.

Les recalculs n’ont pas entraîné de changements des niveaux d’émissions pour tous les polluants pour 1990.

Pour l’année 2019, les recalculs d’émissions de polluants sont les suivants :

Pb : -24 kt (-48 %)

Dioxines et furanes : 0,3 kt (540 %)

B[b]f : -0,03 kt (-34 %)

B[k]f : -0,03 kt (-34 %)

I[1,2,3-cd]p : -0,05 kt (-42 %)

HCB : 0,8 kt (valeur lorsqu’il n’y en avait aucune dans la présentation antérieure)

CO : 165 kt (17 %)

SOx : -5 400 kt (-96 %)

NOx : -990 kt (-26 %)

PM10 : -90 kt (-22 %)

Les émissions des autres polluants ont varié de moins de ±10 %.
Tableau A3–6 : Recalculs pour la catégorie Commercial-résidentiel-institutionnel
Secteur Polluant(s) Description Répercussions sur les émissions
Utilisation de combustibles – commercial et institutionnel MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB

Des recalculs ont été effectués pour la période de 1996 à 2019 parce que les données sur les activités ont été mises à jour selon une édition plus récente du BDEE, et aussi parce que certaines données qui étaient comptabilisées en double ont été retirées.

Pour 1990, les émissions d’aucun polluant n’ont connu de changement à la suite des recalculs.

Pour l’année 2019, les émissions des polluants ont varié de moins de ± 10 %, sauf celles de SOx, qui ont diminué de 11 %.
Utilisation de combustibles – construction MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB

Les données sur les activités ont été mises à jour selon une édition plus récente du BDEE.

Pour 1990, les émissions d’aucun polluant n’ont connu de changement à la suite des recalculs.

Pour l’année 2019, les émissions des polluants ont varié de moins de ± 10 %, sauf celles de dioxines et de furanes, qui ont augmenté de 16 %, celles de COV, qui ont augmenté de 12 %, et celles de SOx, qui ont diminué de 41 %.
Combustion de bois – résidentiel MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB Des recalculs ont été effectués pour 2018 et 2019 en raison de données actualisées sur les activités, issues de l’Enquête sur les ménages et l’environnement de Statistique Canada (Statistique Canada, s. d.[c]).

Pour 1990, les émissions d’aucun polluant n’ont connu de changement à la suite des recalculs.

Pour l’année 2019, les émissions de polluants ont varié entre 9 % et -30 %.
Utilisation de combustibles – résidentiel MPT, PM10, PM2,5, SOx, NOx, COV, CO, NH3, Pb, Cd, Hg, dioxines et furanes, B[a]p, B[b]f, B[k]f, I[cd]p, HCB Des recalculs ont été effectués parce que les données sur les activités ont été mises à jour selon une édition plus récente du BDEE, qui présentait des correctifs pour cette source remontant à 2013.

Pour 1990, les émissions d’aucun polluant n’ont connu de changement à la suite des recalculs.

Pour l’année 2019, les émissions de SOx ont diminué de 22 %. Les émissions des autres polluants ont varié de moins de ±10 %.
Tableau A3–7 : Recalculs pour la catégorie Incinération et les sources de déchets
Secteur Polluant(s) Description Répercussions sur les émissions
Incinération des déchets (déchets dangereux, déchets médicaux, boues d’épuration, incinération municipale et autres) PM10, PM2,5, SOx, TPM, CO, NOx, VOC, Pb, D/F, B(a)p, I(1,2,3-cd)p, B(k)f, NH3, B(b)f, Hg, Cd, HCB

La méthode d’estimation des émissions provenant de l’incinération des déchets a été entièrement mise à jour. Les modèles de sources diffuses ont été retirés pour être remplacés par des données déclarées par les installations et, lorsque nécessaire pour combler un manque de données, par des émissions modélisées à l’échelle des installations. Les émissions à l’échelle des installations s’appuient sur des coefficients d’émissions implicites lorsque c’est possible. Dans le cas contraire, on utilise plutôt des coefficients d’émissions propres à la technologie ou, en dernier recours, des coefficients d’émissions génériques. Les quantités de matières incinérées sont obtenues au moyen d’enquêtes volontaires. Dans le cas des déchets médicaux, les quantités incinérées proviennent du rapport du CCME (2006), qui sont ensuite extrapolées en fonction des tendances de variation de la population.

Les recalculs et le changement de méthode ont eu des effets variables sur les estimations des émissions issues de l’incinération des déchets. Le total global et les tendances des émissions ont tous deux changé. Les différences entre l’inventaire actuel et le précédent varient selon le polluant examiné.

Les variations, pour toutes les sous-catégories d’incinération combinées, sont indiquées ci-dessous.

1990
PM10 : -64 %, PM2,5 : -64 %,
SOx : -67 %, MPT : -44 %, CO : -85 %, NOx : +22 %, COV : -77 %, Pb : 85 %, dioxines et furanes : -69 %, B[a]p : +65 %, I[1,2,3-cd]p : -7 %, B[k]f : +9 %, NH3 : -98 %, B[b]f : +556 %, Hg : +26 %,Cd : -99 %, HCB : -82 %

2019
PM10 : +89 %, PM2,5 : +79 %, SOx : -61 %, MPT : -24 %, CO : -81 %, NOx : +24 %, COV : -47 %, Pb : -45 %, dioxines et furanes : +4 733 %, B[a]p : +100 %, I[1,2,3-cd]p : nouvellement > 0, B[k]f : nouvellement > 0, NH3 : -73 %, B[b]f : nouvellement > 0, Hg : -83 %, Cd :
-48 %, HCB : +288 %

Crématoriums CO, NOx, Hg

Les coefficients d’émissions pour le CO et le NOx ont été corrigés pour correspondre à la référence qui est maintenant utilisée, à savoir Santarsiero et al. (2005), à qui fait référence le guide d’orientation de l’EMEP/EEA. Les coefficients d’émissions de Hg provenant des tissus durant la crémation ont été mis à jour de manière à suivre la méthode utilisée par l’EPA des États-Unis (Reindl, 2012). Ainsi, il est possible de comptabiliser séparément les émissions provenant des amalgames dentaires au cours du processus de crémation. Cela est possible en incorporant les émissions de Hg des amalgames dentaires du modèle du Hg dans les produits. Lors des inventaires précédents, les estimations du modèle du Hg dans les produits n’étaient pas incluses dans l’inventaire en ce qui concerne la crémation.

À l’échelle nationale, les recalculs pour la période de 1990 à 2019 ont entraîné une augmentation des émissions de tous les polluants. Les émissions de CO ont augmenté de 40 % en 1990, de 40 % en 2005 et de 42 % en 2019. Celles de NOx ont augmenté de 581 % en 1990, de 582 % en 2005 et de 592 % en 2019. Quant aux émissions de Hg, elles ont augmenté de 82 % en 1990, de 82 % en 2005 et de 84 % en 2019.

Compostage (sous Traitement biologique des déchets) NH3, COV

Un examen en ligne à l’échelle des installations a été entrepris pour l’inventaire de 2022 afin de mettre à jour les quantités et les types de matières organiques acceptées, les méthodes utilisées et les contrôles mis en place (lorsque disponible). De plus, une erreur de cartographie a été trouvée dans la fonction d’affectation des COV aux provinces du modèle de sources diffuses qui a servi pour la version précédente de l’IEPA. L’erreur a été corrigée.

Des recalculs ont été effectués à la suite de l’examen à l’échelle des installations, ce qui a entraîné, à l’échelle nationale, des changements dans les émissions de NH3 qui variaient d’une diminution de 18 % à une augmentation de 12 % sur l’ensemble de la série chronologique. Dans le cas des émissions de COV, les changements variaient d’une diminution de 14 % à une augmentation de 12 % sur l’ensemble de la série chronologique. De plus, l’erreur de cartographie qui a été corrigée pour le présent inventaire a entraîné des changements relatifs plus de 100 % aux émissions de COV provinciales et territoriales sur l’ensemble de la série chronologique. Remarquez que les émissions de NH3 n’ont pas été touchées par cette correction.

Sites d’enfouissement (sous Traitement et élimination de déchets) COV

Les estimations de COV attribuables aux sites d’enfouissement sont calculées à partir des estimations d’émissions de gaz d’enfouissement. Deux erreurs ont été corrigées pour toutes les années. L’une concerne l’estimation de la quantité de déchets enfouis, qui de 1990 à 2019 comprenait les déchets incinérés. La deuxième concerne le calcul des COV à partir des volumes de méthane dans les gaz d’enfouissement plutôt que le volume total des gaz d’enfouissement.

Les rectifications ont entraîné une diminution de 12 % des émissions estimées de COV en 1990 et de 10 % en 2019 par rapport à ce qui avait été estimé antérieurement.

Références,  Annexe 3, Recalculs

[CCME] Conseil canadien des ministres de l’Environment. 2006. Review of dioxins and furans from incineration in support of a Canada-wide standard review. Rapport preparé par A.J. Chandler & Associates Ltd pour le groupe d’examen sur l’incinération des dioxines et des furanes.

[NB RNDE] Ministère des Ressources naturelles et du développement de l’Énergie du Nouveau-Brunswick. 2021. Statistiques mensuelles de la production du p étrole et du gaz. [cité le 18 octobre 2021]. [PDF]

Statistique Canada. 2021. Gas Pipeline Distance, by Province. Données non publiées.

Statistique Canada. Sans date [a]. Bulletin sur la disponibilité et écoulement d'énergie au Canada (annuel), No au catalogue : 57 003 X.

Statistique Canada. Sans date [b]. Tableau 25-10-0057-01 (anciennement CANSIM 129-0005) – Entreposage du gaz naturel canadien, Canada et provinces.

Statistique Canada. Sans date[c]. Enquête sur les ménages et l'environnement. [dernière mise à jour le 30 novembre 2020].

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