Résumé de la saison des cyclones tropicaux : 2015

La saison de cyclones tropicaux de 2015 dans le bassin de l 'Atlantique était légèrement inférieure à la normale en ce qui concerne le nombre de tempêtes nommées. Il y a eu 11 tempêtes nommées, dont quatre qui ont atteint le statut d 'ouragan. Ceci dit, la saison de cyclones tropicaux de 2015 a eu peu de répercussions sur le territoire canadien.

La première tempête qu 'a suivie le Centre canadien de prévision des ouragans (CCPO) était la tempête tropicale Ana; un seul message a été émis. Ce bulletin a principalement été émis afin d 'informer la population que des répercussions sur le Canada atlantique étaient improbables.

La deuxième tempête tropicale qui a nécessité un suivi du CCPO était la tempête tropicale Claudette. Les répercussions sur les aires terrestres de la tempête sur le Canada atlantique étaient minimes. Claudette a occasionné de fortes averses et des vents soufflant en rafales en deçà de la force coup de vent sur certains secteurs du sud-est de Terre-Neuve. Des vagues de houle ont touché le littoral du sud de la Nouvelle-Écosse sans répercussions importantes. Au large, des vents de force coup de vent et d 'importantes vagues se sont levés.

Les restants de la tempête post-tropicale Henri ont eu un peu de répercussions sur le sud-est de Terre-Neuve sous forme de pluie et de vents d 'est soufflant en rafales. Au large, on a signalé des vents de force coup de vent et des niveaux élevés de la mer.

La quatrième tempête préoccupante pour le Canada se trouvait à être l 'ouragan Joaquin. Même si Joaquin est passé au sud du secteur maritime en étant de force ouragan, les répercussions étaient relativement minimes. Des avertissements de coups de vent étaient en vigueur pour les régions à l 'extrême sud du secteur maritime lors du passage de Joaquin au point d 'approche le plus près. De grosses vagues de houle ont touché le littoral sud de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve.

La carte ci-dessous représente les quatre tempêtes d 'origine tropicale qui ont touché le territoire canadien en 2015.

Tempêtes d'origine tropicale affectant le territoire canadien 2015
Tempêtes d'origine tropicale affectant le territoire canadien 2015
Description longue

Quatre tempêtes d’origine tropicale ont entraîné un suivi du Centre canadien de prévision des ouragans (CCPO) en 2015. Le CCPO a émis un bulletin concernant la tempête tropicale Ana pour indiquer que la tempête aurait une incidence minime sur le Canada. La deuxième tempête tropicale qui a nécessité un suivi du CCPO a été la tempête tropicale Claudette. Cette tempête a principalement eu des répercussions maritimes avec des vents de force coup de vent et de grosses vagues au large. Toutefois, des vents soufflant en rafales sous la force coup de vent et de fortes averses ont atteint certaines parties du sud est de la péninsule d’Avalon. Claudette a également généré des vagues de houle le long du littoral sud de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve. La tempête post-tropicale Henri a entraîné des conditions similaires à Claudette à Terre-Neuve. L’ouragan Joaquin est passé au sud des secteurs maritimes du Canada. Toutefois, des vents de force coup de vent ont probablement soufflé sur l’extrême sud des Grands Bancs et de grosses vagues de houle ont atteint le littoral sud de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve.

Légende détaillée

symbole d'une dépression tropicalePosition sur la trajectoire d’une dépression tropicale

symbole d'une tempête tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête tropicale

symbole d'un ouraganPosition sur la trajectoire d’un ouragan

symbole d'une tempête post-tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête post-tropicale

On trouve ci-après un résumé des bulletins émis par le CCPO, y compris un historique des années précédentes. L’année 2015 a été l’une des années les moins actives pour le CCPO en ce qui concerne le nombre de bulletins d’information émis.

Sommaires des bulletins 2015 2014 2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006
Bulletins d’information sur les ouragans (WOCN3X/4X CWHX) 23 82 32 64 99 79 37 90 48 93
Nombre de tempêtes décrites dans les bulletins 4 4 2 4 8 4 2 6 4 5

Le résumé ci-dessous décrit les quatre événements d’origine tropicale qui ont eu des répercussions sur le territoire canadien en 2015.

Ana

Carte de la trajectoire de la tempête tropicale Ana
Carte de la trajectoire de la tempête tropicale Ana
Description longue

La tempête tropicale Ana est issue d’une tempête sous-tropicale qui s’est formée à partir d’une zone dépressionnaire non tropicale au nord des Bahamas tôt le 8 mai. Plus tard le même jour, Ana s’est intensifiée en tempête de 50 nœuds (95 km/h) en se déplaçant sur les eaux chaudes du Gulf Stream. Ana est devenue une tempête tropicale tôt dans la matinée du 9 mai. Toutefois, de l’air sec et le cisaillement du vent du nord-ouest ont freiné l’intensification et ont limité la majorité de la convection au côté est de la circulation. Tard le 9 mai et tôt le 10 mai, la tempête Ana a accéléré vers la côte de la Caroline du Sud tout en faiblissant peu à peu à mesure qu’elle s’avançait sur de l’eau plus froide près de la côte. Le matin du 10 mai, Ana a touché terre entre Myrtle Beach et North Myrtle Beach. Il convient de noter qu’Ana est le cyclone tropical ayant touché terre le plus tôt aux États Unis.

Après avoir touché terre, Ana a faibli en dépression tropicale pendant l’après-midi du 10 mai. La dépression tropicale Ana s’est ensuite déplacée sur l’est de la Caroline du Nord et le sud-est de la Virginie le 11 mai avant de retourner sur l’océan Atlantique en soirée. À ce moment, Ana est devenue une dépression résiduelle. Cette dépression s’est accélérée vers le nord-est et a fusionné avec un front près du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse tard le 12 mai. Les répercussions sur le territoire canadien ont été minimes. Toutefois, une légère intensification des pluies était possible sur le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. On a signalé des averses de pluie et des orages dans la soirée du 12 mai à Yarmouth.

Légende détaillée

symbole d'une dépression tropicalePosition sur la trajectoire d’une dépression tropicale

symbole d'une tempête tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête tropicale

symbole d'un ouraganPosition sur la trajectoire d’un ouragan

symbole d'une tempête post-tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête post-tropicale

Image satellite dans le spectre visible d’Ana un peu avant qu’il touche terre en Caroline du Sud

Image satellite dans le spectre visible d’Ana un peu avant qu’il touche terre en Caroline du Sud

Historique et situation synoptique de la tempête

La tempête tropicale Ana s'est formée en tempête sous-tropicale à partir d'une dépression non tropicale au nord des Bahamas le 8 mai. Après avoir été classée comme une tempête sous-tropicale, à 00 h UTC, le 8 mai, la tempête Ana s'est intensifiée pour atteindre 50 nœuds (95 km/h) tout en se déplaçant sur les eaux chaudes du Gulf Stream. Ana est devenue une tempête tropicale tôt dans la matinée du 9 mai. De l'air sec et le cisaillement du vent du nord-ouest le 9 mai a freiné l'intensification et limité la majorité de la convection du côté est de la circulation. Tard le 9 mai et tôt le 10 mai, la tempête Ana a accéléré vers la côte de la Caroline du Sud tout en faiblissant peu à peu à mesure qu'elle s'avançait sur de l'eau plus froide près de la côte. À 10 h UTC, le 10 mai, Ana a touché terre entre Myrtle Beach et North Myrtle Beach. Il convient de noter qu'Ana est le cyclone tropical ayant touché terre le plus tôt aux États-Unis.

Après avoir touché terre, Ana s'est affaiblie et a été rétrogradée au statut de dépression tropicale pendant l'après-midi du 10 mai. La dépression tropicale Ana s'est ensuite déplacée sur l'est de la Caroline du Nord et le sud-est de la Virginie le 11 mai avant de se retrouver de nouveau sur l'océan Atlantique avant 00 h UTC le 12 mai. À ce moment, Ana est devenue une dépression résiduelle. Cette dépression s'est accélérée vers le nord-est et a fusionné avec un front près du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse tard le 12 mai. Les répercussions sur le territoire canadien étaient minimes.

Conditions et répercussions

Les répercussions étaient minimes; une légère augmentation des pluies était possible sur le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. On a signalé des averses de pluie et des orages dans la soirée du 12 mai à Yarmouth.

Avertissements et bulletins d'information

Tôt dans le processus de prévisions, tout indiquait qu'Ana se dirigerait vers le Canada atlantique sous forme de dépression tropicale ou tempête post-tropicale. Même si les prévisionnistes étaient sûrs que les répercussions d'Ana sur le Canada atlantique ne seraient pas importantes, il existait un peu d'incertitude relativement à l'organisation du système à mesure qu'il approcherait du Canada atlantique.

Le défi pour le CCPO était de déterminer si Ana allait demeurer ou non une entité pouvant causer de la pluie sur la Nouvelle-Écosse. Puisque le NHC avait prévu qu'Ana se dirigerait vers le Canada atlantique sous la forme d'une dépression tropicale ou d'une tempête post-tropicale, le CCPO a émis un bulletin d'informations sur Ana pour informer les intervenants que les répercussions sur le territoire canadien seraient minimes.

Efforts de coordination et de communication

Très peu de coordination a été nécessaire pour cette tempête.

Claudette

Carte de la trajectoire de la tempête tropicale Claudette
Carte de la trajectoire de la tempête tropicale Claudette
Description longue

La tempête tropicale Claudette s’est formée à partir d’une dépression de surface au large de la côte de la Caroline. Une dépression tropicale s’est formée très tôt le 13 juillet lorsque l’activité orageuse s’est intensifiée près du centre de cette dépression sur le Gulf Stream. La dépression s’est formée à environ 410 km à l’est-nord-est du cap Hatteras, en Caroline du Nord. En milieu de matinée le 13 juillet, la dépression s’était rapidement intensifiée pour devenir la tempête tropicale Claudette. Claudette s’est dirigée vers le nord-est à l’avant d’un creux et a atteint son intensité maximale de 45 nœuds (85 km/h) en après-midi le 13 juillet avec une pression centrale de 1 003 mb.

Le 14 juillet, Claudette a commencé à faiblir et, avant la soirée, la tempête était devenue une dépression résiduelle. Plus tard dans la journée, la dépression résiduelle a été absorbée par un front au sud de Terre-Neuve.

Sur les terres, Claudette a produit de fortes averses et des vents soufflant en rafales sur le sud-est de Terre-Neuve. De plus, de la pluie et du brouillard causés par les vestiges de Claudette ont provoqué l’annulation de vols dans le sud-est de Terre-Neuve.

Au large, les répercussions ont été notamment des vents de force coup de vent et des vagues de 5 mètres, lesquelles ont atteint une hauteur maximale de 9 mètres. En juillet, des vents de force coup de vent et de grosses vagues ne sont pas chose très commune dans le Canada atlantique. Aussi, les navigateurs ont-ils dû être particulièrement prudents en raison de Claudette, surtout sur certaines parties des eaux les plus au sud du talus.

Lectures de trajectoire diffusées par le Centre canadien de prévision des ouragans :

Tempête tropicale Claudette no 3

13 juillet 2015, 21:00 HAA, vitesse du vent de 85 km/h (38,8° N/66,0° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

14 juillet 2015, 03:00 HAA, vitesse du vent de 85 km/h (39,4° N/64,3° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

14 juillet 2015, 09:00 HAA, vitesse du vent de 75 km/h (40,7° N/62,6° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

14 juillet 2015, 15:00 HAA, vitesse du vent de 65 km/h (41,9° N/60,5° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

14 juillet 2015, 21:00 HAA, vitesse du vent de 75 km/h (43,3° N/59,1° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

15 juillet 2015, 03:00 HAA, vitesse du vent de 65 km/h (44,8° N/56,9° W).
État : Tempête post-tropicale, comme l’indique le symbole de tempête post-tropicale le long de la ligne de trajectoire en noir.

15 juillet 2015, 09:00 HAA, vitesse du vent de 55 km/h (46,2° N/55,7° W).
État : Tempête post-tropicale, comme l’indique le symbole de tempête post-tropicale le long de la ligne de trajectoire en noir.

Légende détaillée

symbole d'une dépression tropicalePosition sur la trajectoire d’une dépression tropicale

symbole d'une tempête tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête tropicale

symbole d'un ouraganPosition sur la trajectoire d’un ouragan

symbole d'une tempête post-tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête post-tropicale

Image satellite de Claudette à l’est de la côte Est

Image satellite de Claudette à l’est de la côte Est

Historique et situation synoptique de la tempête

La tempête tropicale Claudette s'est formée à partir d'une dépression de surface au large de la côte de la Caroline. Une dépression tropicale s'est formée avant 6 h UTC le 13 juillet alors que l'activité orageuse s'est intensifiée près du centre de cette dépression sur le Gulf Stream. La dépression s'est formée à environ 410 km à l'est-nord-est du cap Hatteras, en Caroline du Nord. À 12 h UTC ce jour-là, la dépression s'est intensifiée rapidement pour devenir la tempête tropicale Claudette. Claudette s'est dirigée vers le nord-est à l'avant d'un creux et a atteint son intensité maximale de 45 nœuds (85 km/h) à 18 h UTC le 13 juillet alors que la pression centrale était de 1 003 mb.

Le 14 juillet, Claudette a commencé à faiblir et à 00 h UTC, le 15 juillet, la tempête est devenue une dépression résiduelle. Plus tard dans la journée, la dépression résiduelle a été absorbée par un front au sud de Terre-Neuve.

Conditions

Des vents de force coup de vent ont soufflé sur les eaux de l'extrême est du secteur maritime des Maritimes. Toutefois, les vents ont faibli sous la force coup de vent avant que Claudette atteigne Terre-Neuve et le secteur maritime de Terre-Neuve. La hauteur des vagues au large était importante en raison probablement de la résonance des vagues.

Les hauteurs de vague suivantes ont été enregistrées par des bouées extracôtières :

Bouée 44258 (port d'Halifax) : 1,5 mètre (pic des vagues 2,4)
Bouée 44137 (talus Scotian Est) : 2,7 mètres (pic des vagues 4,6)
Bouée 44141 (cône Laurentien) : 5,2 mètres (pic des vagues 7,2)
Bouée 44139 (banc Banquereau) : 4,6 mètres (pic des vagues 9,4)
Bouée 44251 (banc Nickerson) : 1,9 mètre (pic des vagues 3,4)

Répercussions

Les principales répercussions de Claudette sur les terres étaient de fortes averses et des vents soufflant en rafales sur le sud-est de Terre-Neuve. De plus, de la pluie et du brouillard causés par les restes de Claudette ont provoqué l'annulation de vols dans le sud-est de Terre-Neuve.

Au large, les répercussions comprennent des vents de force coup de vent et des vagues de 5 mètres, dont le pic a atteint 9 mètres. En juillet, des vents de force coup de vent et des vagues importantes ne sont pas très communs dans le Canada atlantique. Ainsi, les navigateurs ont dû être plus prudents en raison de Claudette, tout particulièrement sur certaines parties les plus au sud des eaux du talus.

Avertissements et bulletins d'information

Le CCPO a diffusé huit bulletins d'information concernant cette tempête. Aucune veille ni aucun avertissement de tempête tropicale n'ont été nécessaires. Des avertissements de coups de vent ont été émis pour une partie du sud-est des secteurs maritimes des Maritimes.

Efforts de coordination et de communication

Le CCPO, le Centre de prévision des intempéries de la Région de l'Atlantique (CPIRA) et le Bureau météorologique de Terre-Neuve-et-Labrador (BMTNL) ont travaillé étroitement ensemble.

Le National Hurricane Center (NHC) et le CCPO ont aussi collaboré au début en raison de la soudaine formation et intensification de Claudette.

Henri

Carte de la trajectoire de la tempête tropicale Henri
Carte de la trajectoire de la tempête tropicale Henri
Description longue

La tempête tropicale Henri s’est formée au sud-est des Bermudes le 9 septembre. Au début, la tempête s’est dirigée lentement vers le nord, puis elle a accéléré vers le nord le 10 septembre. En raison d’un cisaillement accru d’ouest, Henri n’a réussi qu’à atteindre une intensité maximale de 45 nœuds (85 km/h) le 10 septembre.

Le 11 septembre, un creux en altitude a causé une dégradation de la circulation de la tempête Henri, qui est alors devenue post-tropicale. Tôt dans la matinée du 12 septembre, Henri avait perdu son centre et elle a fusionné plus tard avec une dépression non tropicale.

La tempête post-tropicale Henri a produit de la pluie et des vents soufflant en rafales sur une partie de l’est de la péninsule d’Avalon. Les quantités de pluie reçues ont été de 25 mm ou moins.

Des vents de force coup de vent ont été signalés sur les Grands Bancs au passage de la dépression résiduelle d’Henri. Un navire a signalé des vagues de 3,5 mètres à l’est d’Henri. Les bouées extracôtières ancrées ont enregistré des vagues variant de 2 à 3 mètres ainsi que des pics de vagues entre 4 et 5 mètres.

Lectures de trajectoire diffusées par le Centre canadien de prévision des ouragans :

Tempête tropicale Henri no 8

10 septembre 2015, 03:00 HAA, vitesse du vent de 65 km/h (31,5° N/60,7° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

10 septembre 2015, 09:00 HAA, vitesse du vent de 75 km/h (31,5° N/61,0° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

10 septembre 2015, 15:00 HAA, vitesse du vent de 75 km/h (33,0° N/60,8° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

10 septembre 2015, 21:00 HAA, vitesse du vent de 75 km/h (34,5° N/60,8° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

11 septembre 2015, 03:00 HAA, vitesse du vent de 65 km/h (35,7° N/60,5° W).
État : Tempête tropicale, comme l’indique le symbole de tempête tropicale le long de la ligne de trajectoire en bleu.

11 septembre 2015, 09:00 HAA, vitesse du vent de 65 km/h (37,5° N/60,1° W).
État : Tempête post-tropicale, comme l’indique le symbole de tempête post-tropicale le long de la ligne de trajectoire en noir.

11 septembre 2015, 15:00 HAA, vitesse du vent de 65 km/h (39,4° N/58,5° W).
État : Tempête post-tropicale, comme l’indique le symbole de tempête post-tropicale le long de la ligne de trajectoire en noir.

11 septembre 2015, 21:00 HAA, vitesse du vent de 65 km/h (41,2° N/57,7° W).
État : Tempête post-tropicale, comme l’indique le symbole de tempête post-tropicale le long de la ligne de trajectoire en noir.

12 septembre 2015, 03:00 HAA, vitesse du vent de 75 km/h (43,7° N/54,9° W).
État : Tempête post-tropicale, comme l’indique le symbole de tempête post-tropicale le long de la ligne de trajectoire en noir.

Légende détaillée

symbole d'une dépression tropicalePosition sur la trajectoire d’une dépression tropicale

symbole d'une tempête tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête tropicale

symbole d'un ouraganPosition sur la trajectoire d’un ouragan

symbole d'une tempête post-tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête post-tropicale

Image satellite d’Henri à l’est des Bermudes

Image satellite d’Henri à l’est des Bermudes

Historique et situation synoptique de la tempête

La tempête tropicale Henri s'est formée au sud-est des Bermudes le 9 septembre. La tempête s'est dirigée lentement vers le nord au début, puis s'est accélérée vers le nord le 10 septembre. En raison du cisaillement accru d'ouest, Henri n'a réussi qu'à atteindre une intensité maximale de 45 nœuds (85 km/h) le 10 septembre.

Le 11 septembre, un creux en altitude a détérioré la circulation d'Henri. Tôt dans la matinée du 12 septembre, Henri avait perdu son centre et a fusionné plus tard avec une dépression non tropicale.

Conditions

De la pluie et des vents soufflant en rafales ont eu lieu sur l'est de la péninsule d'Avalon. Les quantités de pluie reçues étaient de 25 mm ou moins.

Des vents de force coup de vent ont été signalés sur les Grands Bancs au moment où la dépression résiduelle d'Henri a traversé la région. Un navire a signalé des vagues de 3,5 mètres à l'est d'Henri. Les bouées extracôtières ancrées ont enregistré des vagues variant de 2 à 3 mètres ainsi que des pics de vagues entre 4 et 5 mètres.

Les hauteurs de vague suivantes ont été enregistrées par des bouées extracôtières :

Bouée 44137 (talus Scotian Est) : 2,1 mètres (pic des vagues 3,8)
Bouée 44141 (cône Laurentien) : 2,7 mètres (pic des vagues 5,2)
Bouée 44139 (banc Banquereau) : 2,7 mètres (pic des vagues 4,2)
Bouée 44251 (banc Nickerson) : 2,7 mètres (pic des vagues 4,8)

Répercussions

La dépression résiduelle de la tempête tropicale Henri a eu des répercussions relativement minimales. Les navigateurs devaient être conscients des vents de forts à force coup de vent ainsi que des niveaux élevés de la mer au large.

Avertissements et bulletins d'information

Des avertissements de coups de vent ont été émis pour le sud de la côte Est de Terre-Neuve et pour le secteur le plus au nord des Grands Bancs.

Efforts de coordination et de communication

Le CCPO a coordonné les messages et les avertissements de coups de vent avec le BMTNL pendant l'événement.

Joaquin

Carte de la trajectoire de la tempête tropicale Joaquin
Carte de la trajectoire de la tempête tropicale Joaquin
Description longue

L’ouragan Joaquin s’est formé à partir d’une dépression non tropicale pour devenir une dépression tropicale le 28 septembre. Le 29 septembre, le cyclone s’est intensifié rapidement pour devenir l’ouragan Joaquin le 30 septembre, puis un ouragan de catégorie 3 le 1er octobre. Joaquin a lentement traversé les Bahamas le 1er et le 2 octobre en y semant la dévastation. Le 3 octobre, Joaquin s’est mis à accélérer pour quitter les Bahamas. Vers midi le 4 octobre, Joaquin a atteint son intensité maximale de 135 nœuds (250 km/h).

L’ouragan Joaquin a ensuite commencé à faiblir et à virer vers le nord-nord-est plus tard le 4 octobre et, en soirée, il est passé à 55 NM (105 km) à l’ouest-nord-ouest des Bermudes avec une force de catégorie 2. Joaquin a ensuite viré vers le nord-est, puis vers l’est-nord-est à la périphérie d’une crête à l’est tout en faiblissant peu à peu. Le 7 octobre, Joaquin a faibli en deçà de la force ouragan alors qu’il était situé bien au sud-est des Grands Bancs, soit à environ 1 370 km au sud-est du cap Race.

De grosses vagues de houle ont touché le littoral sud de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve. Selon les données enregistrées par les bouées, ces vagues de houle atteignaient près de 2 mètres avec une amplitude maximale de près de 4 mètres. Des vents de force coup de vent ont probablement soufflé sur l’extrême sud des eaux du talus Scotian au large de la Nouvelle-Écosse ainsi que sur l’extrême sud des Grands Bancs. La bouée du cône Laurentien a enregistré une rafale de 35 nœuds. Toutefois, au sud de cette bouée, les vents dans les secteurs maritimes les plus au sud étaient certainement plus forts et soutenus à la force coup de vent.

Les répercussions sur le territoire canadien ont été de grosses vagues de houle le long des côtes de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve faisant face au sud ainsi que des vents de force coup de vent dans les secteurs maritimes à l’extrême sud. Toutefois, si l’ouragan Joaquin s’était formé pendant l’été, les répercussions auraient été beaucoup plus importantes en raison d’une plus grande sensibilité à l’action des vagues côtières. Des courants d’arrachement étaient presque certainement présents. De grosses vagues et des courants d’arrachement auraient présenté un danger pour les nageurs.

Le CCPO n’a pas préparé ses propres cartes de trajectoires prévues pour Joaquin et le bureau du CCPO n’a pas été en service à temps plein. Les prévisionnistes du Canada atlantique ont déterminé que les bulletins de prévisions réguliers du Centre de prévision des intempéries de la Région de l’Atlantique et du Bureau météorologique de Terre-Neuve-et-Labrador informeraient suffisamment le public et les collectivités marines au sujet des répercussions de Joaquin. Aini, il n’a pas été nécessaire d’assigner du personnel du CCPO. Cette décision a été prise en partie en raison de la climatologie des vents et des vagues dans le Canada atlantique au mois d’octobre.

Légende détaillée

symbole d'une dépression tropicalePosition sur la trajectoire d’une dépression tropicale

symbole d'une tempête tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête tropicale

symbole d'un ouraganPosition sur la trajectoire d’un ouragan

symbole d'une tempête post-tropicalePosition sur la trajectoire d’une tempête post-tropicale

Image satellite de Joaquin se dirigeant au sud du Canada atlantique

Image satellite de Joaquin se dirigeant au sud du Canada atlantique

Historique et situation synoptique de la tempête

L'ouragan Joaquin s'est formé à partir d'une dépression non tropicale pour devenir une dépression tropicale le 28 septembre. Le 29 septembre, le cyclone s'est rapidement intensifié, est devenu l'ouragan Joaquin le 30 septembre et est devenu de catégorie 3 le 1er octobre. Joaquin a traversé lentement les Bahamas les 1er et 2 octobre, ce qui les a dévastés. Le 3 octobre, Joaquin s'est mis à accélérer pour quitter les Bahamas. L'ouragan a atteint son intensité maximale de 135 nœuds (250 km/h) le 4 octobre à 16 h UTC.

Joaquin a ensuite commencé à faiblir et à virer au nord-nord-est plus tard le 4 octobre et, à 00 h UTC le 5 octobre, l'ouragan est passé à 55 milles nautiques (105 km) à l'ouest-nord-ouest des Bermudes à titre d'ouragan de catégorie 2. Par la suite, Joaquin a viré au nord-est, puis à l'est-nord-est à la périphérie d'une crête à l'est tout en faiblissant peu à peu. Le 7 octobre, Joaquin a perdu son statut d'ouragan alors qu'il était situé bien au sud-est des Grands Bancs, soit à environ 1 370 km au sud-est du cap Race.

Conditions

De grosses vagues de houle ont touché le littoral sud de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve. Ces vagues ont presque atteint 2 mètres alors que le pic des vagues était de presque 4 mètres, comme il est démontré dans le tableau des données de bouées ci-dessous. Autrement, l'ouragan Joaquin n'a pas touché les régions terrestres du Canada atlantique.

Des vents de force coup de vent ont probablement soufflé sur l'extrême sud des eaux du talus Scotian au large de la Nouvelle-Écosse ainsi que sur l'extrême sud des Grands Bancs. La bouée du cône Laurentien a signalé une rafale à 35 nœuds. Toutefois, au sud de cette bouée, les vents dans les secteurs maritimes les plus au sud étaient certainement plus forts et devaient être de force coup de vent.

Les hauteurs de vague suivantes ont été enregistrées par des bouées extracôtières :

Bouée 44258 (port d'Halifax) : 2,1 mètres (pic des vagues 3,7)
Bouée 44137 (talus Scotian Est) : 3,6 mètres (pic des vagues 6,2)
Bouée 44141 (cône Laurentien) : 4,1 mètres (pic des vagues 6,6)
Bouée 44139 (banc Banquereau) : 3,5 mètres (pic des vagues 5,6)
Bouée 44251 (banc Nickerson) : 2,1 mètres (pic des vagues 4,4)

Répercussions

L'étendue des répercussions sur le territoire canadien s'est limitée à de grosses vagues de houle le long du littoral faisant face au sud de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve ainsi qu'à des vents de force coup de vent sur l'extrême sud des secteurs maritimes. Toutefois, si l'ouragan Joaquin s'était formé pendant l'été, les répercussions auraient été beaucoup plus importantes en raison d'une plus grande sensibilité à l'action des vagues côtières. Des courants d'arrachement étaient presque certainement présents. De grosses vagues et des courants d'arrachement auraient représenté un danger pour les nageurs.

Avertissements et bulletins d'information

Le 2 octobre, le CCPO a publié deux bulletins d'information pour cette tempête. Ces bulletins ont indiqué que la trajectoire prévue pour l'ouragan Joaquin était très incertaine et ils contenaient deux scénarios. Le premier scénario indiquait que Joaquin interagirait fortement avec un creux situé à l'ouest de l'ouragan et qu'il se dirigerait vers le nord-ouest pour toucher terre sur la côte Est des États-Unis. Le deuxième scénario indiquait que Joaquin interagirait moins avec le creux et se dirigerait vers le nord-est pour s'éloigner de la côte Est et bien au sud du Canada atlantique. Le 2 octobre, le deuxième scénario devenait de plus en plus probable. Ainsi, les deux bulletins émis par le CCPO indiquaient qu'une telle trajectoire aurait peu de répercussions sur les régions terrestres du Canada et que des bulletins subséquents ne seraient pas nécessaires de la part du CCPO.

L'ouragan Joaquin représentait un défi majeur en matière de prévisions pour le NHC et pour les prévisionnistes au Canada atlantique, y compris le prévisionniste en chef du CCPO. Comme préalablement mentionné, il existait deux scénarios distincts relativement à la trajectoire de Joaquin. Si l'ouragan Joaquin avait touché terre aux États-Unis, l'humidité de la tempête aurait pu causer de la pluie dans le sud de l'Ontario et du Québec, où de fortes pluies antérieures avaient déjà saturé la terre d'eau. Toutefois, si Joaquin devait s'éloigner de la côte Est des États-Unis et passer bien au sud du Canada atlantique, les répercussions sur les régions terrestres canadiennes seraient limitées à de grosses vagues de houle sur les côtes.

L'ouragan Joaquin a finalement suivi le deuxième scénario en tournant vers le nord-est dans l'océan Atlantique. Lorsque les prévisionnistes ont su quel scénario Joaquin allait adopter, ils étaient dorénavant certains quant aux répercussions qu'aurait Joaquin. Les répercussions sur le territoire terrestre canadien se limiteraient à de grosses vagues de houle sur les côtes faisant face au sud de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve. Les répercussions pour les eaux extracôtières canadiennes se limiteraient à des vents de force coup de vent sur l'extrême sud des secteurs maritimes.

Ainsi, les prévisionnistes au Canada atlantique ont décidé que des bulletins de prévisions réguliers ainsi que le personnel du CCPO ne seraient pas nécessaires; les produits de prévision normaux du CPIRA et du BMTNL informeraient suffisamment le public et les collectivités marines au sujet des répercussions de Joaquin. Cette décision a été prise en raison de la climatologie des vents et des vagues dans le Canada atlantique pour le mois d'octobre.

Efforts de coordination et de communication

Il y a eu une coordination considérable entre la direction du CCPO, du CPIRA et du BMTNL au sujet de Joaquin. Cette coordination était fondée sur les conditions prévues pour le sud des secteurs maritimes et les côtes faisant face au sud. De plus, toutes les parties étaient impliquées dans la décision de ne pas émettre de bulletins réguliers au sujet de ce système de la part du CCPO. Joaquin a généré une couverture médiatique modérée au Canada en raison de ses importantes répercussions dans les Caraïbes.

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