Création d'une une réserve d’habitat du poisson dans les îles et le port de Toronto

Un nouvel hectare de milieu humide sur les îles de Toronto.

Photo : © Environnement et Changements climatiques Canada.

Financement 2012-2013 : 140 000 $ au total, dont 40 000 $ du Fonds de durabilité des Grands Lacs

Autres contributeurs au projet : l’Office de la protection de la nature de Toronto et de la région, la Ville de Toronto, Waterfront Toronto, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Pêches et Océans Canada, et l’Administration portuaire de Toronto.

La création d’un nouvel hectare de milieu humide sur les îles de Toronto avec l’aide du Fonds de durabilité des Grands Lacs est la première étape d’un plan novateur visant à favoriser la restauration de nombreux autres hectares de milieux humides et d’habitats aquatiques dans le secteur riverain de Toronto, le long des berges du lac Ontario et de ses affluents.

Plus de deux cents ans de développement agricole et urbain ont considérablement modifié les berges dans ce secteur qui est devenu la zone la plus densément urbanisée du Canada. Environ 680 hectares de milieux humides côtiers - habitat privilégié du poisson et des espèces sauvages - ont été perdus dans la région de Toronto, ce qui a considérablement diminué l’abondance et la diversité des espèces aquatiques. Cependant, ces problèmes n’appartiennent pas seulement au passé; l’urbanisation rapide du secteur riverain de Toronto continue à fragmenter et à isoler les milieux humides et l’habitat aquatique.

C’est là qu’intervient le Toronto Island Wetland Implementation Project. Il a pour objectif à plus long terme la création de 75 hectares de nouvel habitat de milieux humides, objectif défini dans le plan d’assainissement pour la région de Toronto. 

En 2012, la dernière de trois petites zones de milieu humide isolées situées sur les îles de Toronto a été creusée et rattachée aux deux autres pour créer une seule zone de milieu humide autour de végétaux matures. On a en outre planté de la végétation sur le rivage ainsi que des graines de plantes aquatiques indigènes. Cela a permis de renouveler et de restaurer l’habitat de fraie, d’alevinage et d’alimentation pour les espèces de poissons d’eau chaude et d’eau froide dans la région du port de Toronto, y compris le grand brochet, l’achigan à grande bouche et l’achigan à petite bouche, ainsi que l’habitat des amphibiens, des reptiles et des oiseaux. 

Le projet représente également un début pour la mise en œuvre d’une « réserve d’habitat du poisson » durable pour le secteur riverain et le port de Toronto. Selon la Loisur les pêches, les promoteurs dont les projets sont susceptibles d’avoir une incidence sur le poisson et son habitat sont tenus de compenser toute perte inévitable d’habitat. Une « réserve d’habitat » permettra d’instaurer un habitat privilégié à l’avance - en réserve - en prévision des répercussions de futurs projets. Les promoteurs ont ensuite la possibilité d’acquérir des crédits auprès de la réserve d’habitat. La réserve peut ainsi soutenir la création d’un habitat prioritaire tout en répondant aux besoins des projets futurs.

Le projet constitue une initiative lancée dans le cadre de la stratégie de restauration de l’habitat aquatique du secteur riverain de Toronto instaurée par les autorités fédérales, provinciales et municipales afin de mettre en place un secteur riverain et une zone portuaire écologiquement sains et diversifiés. 

Pour en savoir plus sur le secteur préoccupant de la communauté urbaine de Toronto, veuillez consulter le site à l’adresse suivante : Toronto and Region Remedial Action Plan (en anglais seulement).

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