Démonstration d’approches communautaires pratiques en matière de gestion des eaux de ruissellement

Le projet de jardin pluvial du parc nature Ojibwé.

Photo : Karen Cedar.

Financement 2014-2015 : 6 000 $, dont 2 000 $ du Fonds de durabilité des Grands Lacs

Autres contributeurs au projet : Municipalité de Windsor, Environnement et Changement climatique Canada, Office de protection de la nature de la région d’Essex, et Friends of Ojibway Prairie.

Un nouveau « jardin pluvial » dans un parc de l’ouest de Windsor, avec le soutien du fonds de durabilité des Grands Lacs, présente une approche pratique et à faible coût envers la gestion des eaux de ruissellement et l’amélioration de la santé de la rivière Détroit.

Le projet de jardin pluvial du parc nature Ojibwé - un des premiers en son genre dans le bassin hydrographique de la rivière Detroit - vise à encourager les municipalités et les propriétaires fonciers à mettre en place des caractéristiques de « développement à faible impact » afin de contribuer à la réduction des effets des eaux de ruissellement. Pendant des décennies, le bassin hydrographique de la rivière Detroit a été l’objet d’intenses activités industrielles et de développement urbain des deux côtés de la rivière. Une meilleure gestion des eaux de ruissellement en provenance des zones municipales et résidentielles contribue à l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’habitat du poisson et de la faune, et au contrôle des inondations.

Les jardins pluviaux sont des zones étroites aménagées de forme ovoïde plantées de fleurs sauvages et autre végétaux indigènes robustes. Ils sont habituellement créés dans des basses terres où l’eau serait autrement rapidement évacuée dans des égouts pluviaux. Les jardins retiennent temporairement les eaux de ruissellement et découlant de la fonte des neiges provenant des toits, des pelouses, des aires de stationnement et des routes, et réduisent ainsi le volume d’eau déversé dans les égouts pluviaux. Les jardins pluviaux empêchent également les fertilisants, les pesticides et d’autres sédiments d’entrer dans les cours d’eau en filtrant lentement l’eau à travers le sol plutôt que de lui permettre de se déverser directement dans les égouts pluviaux.

Le jardin pluvial du parc nature Ojibwé a été construit en grande partie grâce au travail de bénévoles de Friends of Ojibwé Prairie, un organisme communautaire qui se consacre à la promotion de la sensibilisation du public envers le Complexe Ojibwé Prairie, d’une superficie de 350 hectares, et l’importance biologique et historique unique du site. Une affiche d’interprétation a été installée sur le site du projet de jardin pluvial afin de renseigner les visiteurs du parc sur les jardins pluviaux et le lien entre la qualité de l’eau et l’habitat de la faune. Aussi, l’Office de protection de la nature de la région d’Essex a préparé un guide à l’intention des propriétaires fonciers sur la façon d’aménager un jardin pluvial (qui peut être consulté à l’adresse : Essex Region Conservation Authority -- en anglais seulement).

En plus des jardins pluviaux - connus sous le nom de technique de « biorétention » - d’autres outils de développement à faible impact pour gérer les déversements d’eaux de ruissellement dans les zones urbaines comprennent : les « toits verts »; les revêtements perméables comme alternatives à l’asphalte; et les additifs de terreau comme le paillis, la chaux et le gypse, pour atténuer les effets du compactage du sol sur les sites de construction résidentielle.

Pour de plus amples renseignements sur le secteur préoccupant de la rivière Detroit, consultez le site Web : Detroit River Canadian Cleanup (en anglais seulement).

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