Port de Toronto : mise à jour du projet de télémesure des poissons

Un chercheur implante un transmetteur acoustique sur un poisson du port de Toronto.

Photo : Laud Matos, Environnement et Changements climatiques Canada.

Financement de 2013 à 2015 : 697 500 $, y compris 142 000 $ du Fonds de durabilité des Grands Lacs

Autres contributeurs au projet : Office de protection de la nature de la Communauté urbaine de Toronto, Pêches et Océans Canada, Université Carleton, Université de Toronto, Plan d’assainissement de Toronto, Aquatic Habitat Toronto, et Ministère des Richesses naturelles et des Forêts.

Les gestionnaires de l’habitat continuent d’enrichir leurs connaissances sur la façon dont les poissons répondent à l’habitat restauré dans le havre de Toronto, dans le cadre d’un projet continu soutenu par le Fonds de durabilité des Grands Lacs.

La réhabilitation de l’habitation des poissons et de la faune et la restauration des populations perturbées de poissons sont deux des buts principaux du Plan d’assainissement du secteur préoccupant de la Communauté urbaine de Toronto. Depuis 2010, le projet assure le suivi des mouvements relatifs aux saisons et au cycle biologique de plus de 300 poissons, y compris des grands brochets, des achigans à grande bouche, des dorés jaunes et des carpes communes. Les trois premières espèces sont d’importants poissons-gibiers indigènes, alors que la carpe non indigène peut endommager l’habitat utilisé par les autres espèces.    

Le projet utilise la télémesure acoustique des poissons pour suivre les mouvements de chaque poisson au moyen de l’implantation d’une balise pour poisson. Les balises transmettent aux récepteurs installés à l’avant-port et à l’arrière-port. Un grand nombre des récepteurs sont situés dans l’habitat restauré, comme les terres humides côtières restaurées et les baies protégées qui servent d’habitat pour l’alimentation, la croissance et la fraye.    

En évaluant la réponse d’une espèce en particulier aux efforts continus de remise en état dans le havre de Toronto, les gestionnaires de l’habitat peuvent juger de l’efficacité de mesures précises pour restaurer l’habitat et augmenter les populations. Les constatations seront appliquées dans l’ensemble des Grands Lacs afin d’aider à créer des habitats qui favorisent les populations de poissons indigènes, plutôt que les populations non indigènes.

En 2013, les gestionnaires de l’habitat ont marqué d’autres poissons pour assurer un nombre suffisant de poissons à détecter jusqu’à la fin de l’étude, dans quelques années. De plus, quelques grands brochets et achigans à grande bouche ont été marqués pour que l’on puisse comparer le mouvement et l’utilisation de l’habitat entre les alevins et les adultes.   

Une analyse préliminaire achevée en 2014 a révélé que l’achigan à grande bouche, le doré et la carpe commune, des espèces qui ont toutes tendance à privilégier les zones de végétation à des profondeurs moyennes pendant les mois d’été, utilisent fréquemment les petites baies des îles de Toronto. Le secteur de la marina à l’arrière-port a aussi été identifié comme une zone importante pour le doré. En ce qui concerne le grand brochet, il a révélé des préférences différentes en matière d’habitat, puisqu’il privilégie l’eau profonde, ce qui correspond à son rôle de prédateur en eau froide. Une analyse plus détaillée des données est en cours afin de mieux établir les secteurs clés du havre pour chaque espèce. 

Des résultats de la recherche en cours ont été présentés dans le cadre de séances d’information publiques, comme la série Lake Ontario Evenings, et de conférences scientifiques.  

Pour de plus amples renseignements sur le secteur préoccupant de la Communauté urbaine de Toronto, visitez le site suivant : Aquatic Habitat Toronto (en anglais seulement).

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