Centre d’études nordiques de Churchill

Des stages subventionnés par le gouvernement fédéral ont donné une touche internationale au Centre d’études nordiques de Churchill, situé dans le nord du Manitoba. Les stagiaires travaillent ici en recherche scientifique et en éducation, mais leur expérience comprend aussi des études en Europe et en Australie. Une ancienne stagiaire actuellement employée au Centre de façon permanente avait également une expérience internationale.

Situé près de la baie d’Hudson, à la limite sud de l’Arctique, cette installation de recherche très respectée a embauché des stagiaires avec le soutien du programme pour jeunes professionnels d’ECO Canada (financé par le programme de stages Horizons Sciences pour les jeunes d’Environnement et Changement climatique Canada).

« Les stagiaires posent beaucoup de questions très intéressantes et apportent de nouvelles perspectives à notre organisation », explique LeeAnn Fishback, coordonnatrice scientifique, qui travaille au Centre depuis 2002. Les stages donnent aux jeunes diplômés en sciences une chance de savoir s’ils aiment travailler dans le Nord. « Vivre dans une petite collectivité éloignée accessible par avion peut être difficile pour beaucoup de gens », explique-t-elle.

Fiona Le Taro à l’intérieur d’un igloo, en train de donner un coup de main pour installer des blocs de neige. Photo : Centre d’études nordiques de Churchill

Mme Fishback, qui est aussi professeure de géographie auxiliaire à l’Université de Winnipeg, aime la neige et les sports d’hiver depuis son enfance, qu’elle a passée dans une ferme laitière dans le sud-ouest de l’Ontario. Par chance, ses études supérieures à l’Université Western Ontario l’ont emmenée dans l’Extrême-Arctique, mais de telles occasions sont plutôt rares.

Le travail du Centre élargit les horizons des jeunes chercheurs, explique Mme Fishback, une géochimiste environnementale dont la recherche se concentre sur la chimie des lacs et des étangs d’eau douce. « Les stagiaires ont de bonnes connaissances de la faune, mais ici, ils découvrent différentes composantes de l’écosystème », dit-elle. Par exemple, ils étudient les accumulations de neige, la qualité des eaux intérieures, l’écologie du Nord, les tourbières, les limites forestières et la formation de la glace de lac.

L’ancienne stagiaire Fiona LeTaro, embauchée de façon permanente par le Centre, est titulaire d’une maîtrise en écologie comportementale de l’Université de Bourgogne, à Dijon, en France, où elle a étudié les oiseaux chanteurs des Caraïbes. Elle a également réalisé un projet de recherche sur les papillons, en partenariat avec l’Université de Guelph, en Ontario.

Tomas Taylor, un étudiant postdoctoral de l’Université Laval, a terminé une maîtrise en toxicologie environnementale à l’Université norvégienne de sciences et de technologie et a mené des recherches sur le terrain dans le Svalbard, un archipel norvégien situé dans l’océan Arctique.

Alexandra Windsor, une biologiste de la faune qui possède une maîtrise en zoologie de l’Université Western Australia, à Perth, en Australie, s’intéresse beaucoup à la logistique de la recherche. En Australie, son travail portait surtout sur les tortues en voie d’extinction et les effets des changements climatiques sur leur taux de survie. Aujourd’hui, elle participe à un projet qui étudie les effets des changements climatiques sur les populations d’ours polaires.

« Le plus grand avantage de travailler au Centre est toute l’expérience pratique qu’on acquiert sur le terrain », déclare Mme Windsor. « C’est difficile d’obtenir de l’expérience sur le terrain en dehors de l’université pour faire avancer sa carrière. »

Le Centre est vu comme un pilier économique de la collectivité, et il accueille chaque année environ 150 chercheurs de diverses institutions et disciplines. Les études portent entre autres sur l’environnement naturel, les sciences sociales, le développement économique, le tourisme et la santé communautaire.

Les stagiaires doivent être motivés et capables de s’adapter, car les exigences de l’éducation et de la recherche changent constamment, explique Mme Fishback. Ils reçoivent une formation pratique dans un environnement inhabituel et profitent de possibilités de mentorat par le personnel et les chercheurs invités. « Je leur demande de faire plein de choses folles tous les jours, dit Mme Fishback. Ils ne s’ennuient jamais. »

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