Clark Ecoscience & Sustainability Ltd.

Michael Clark travaillait dans l’industrie pétrolière dans le nord de l’Alberta en tant que chauffeur de camion quand il a entendu parler pour la première fois des changements dans la flore et la faune de la région. Les gens avec qui il parlait se demandaient où était passé le caribou. Ces commentaires le préoccupaient, et il a décidé qu’il voulait en savoir plus sur les changements climatiques et la perte de la biodiversité, des problèmes dont on discutait rarement pendant sa jeunesse, en Saskatchewan.

Dix ans plus tard, armé d’une maîtrise en biologie végétale et d’un baccalauréat en biologie environnementale de l’Université de l’Alberta, M. Clark a créé à Edmonton une entreprise de restauration des écosystèmes.

« Les diplômés en sciences allaient dans l’industrie pétrolière pour améliorer la remise en état de l’environnement, dit-il. Mais je voulais faire ce que je pouvais pour aider les plantes et les gens dans les écosystèmes urbains. Nous devons faire de notre mieux pour les enfants qui voudront profiter de ces plantes plus tard. »

Daniel Adams, un stagiaire du programme Horizons Sciences, dans une cour.

Depuis son ouverture en 2010, Clark Ecoscience & Sustainability Ltd. (CES) a embauché cinq diplômés en sciences dans le cadre du programme de stages d’ECO Canada financé par le programme de stages Horizons Sciences pour les jeunes d’Environnement et Changement climatique Canada. Les stagiaires ont contribué à la croissance lente, mais régulière de l’entreprise.

« Les stagiaires ont permis à notre entreprise de se concentrer davantage sur chaque projet et ont favorisé notre croissance avec les clients que nous avions déjà », explique M. Clark. Dans certains cas, cette expansion n’aurait pas été possible sans les contributions des stagiaires, ajoute-t-il. Cela comprend le travail effectué pour les plans d’affaires, la collecte de matériel végétal indigène utilisé pour cultiver des semis et des recherches approfondies sur la composition du sol.

Daniel Adams a étudié l’écologie de la restauration au Collège Lakeland, en Alberta. Il a un diplôme en sciences de l’environnement et de la conservation de l’Université de l’Alberta, et il fait présentement un stage de technicien de terrain à CES. En collaboration avec l’Université de l’Alberta, il étudie quelle incidence les différentes couches de charbon de bois ajoutés au sol peuvent avoir sur la biodiversité des plantes indigènes et envahissantes. Les chercheurs souhaitent également déterminer si les additifs de charbon de bois, connus sous le nom de « biocharbon », peuvent absorber les polluants dans les eaux de ruissellement des rues.

Les résultats pourraient être importants pour EPCOR Utilities Inc., qui gère les eaux usées municipales d’Edmonton. « Nous pourrions montrer les avantages du biocharbon pour les installations de gestion des eaux pluviales et comment les espèces indigènes peuvent générer une action écologique facile à engager et à gérer », explique M. Adams.

Les services fournis par CES comprennent la conservation, la restauration et la reconstruction des écosystèmes pour des clients gouvernementaux, industriels et des secteurs résidentiel et à but non lucratif. L’entreprise réalise des évaluations de sol, installe des systèmes de filtration d’eau et mène des recherches botaniques pour maximiser la restauration des écosystèmes. Elle recueille et cultive également des espèces indigènes dans des champs et une pépinière.

CES cultive environ 200 types de plantes et vend plus de 50 000 plantes par année.

Les plantes indigènes, comme les graminées, les carex et autres espèces herbacées, sont beaucoup plus difficiles à cultiver que les piliers agricoles comme le blé ou la laitue, explique M. Clark.

Le premier contrat majeur de CES était pour Melcor Developments Ltd. et visait la restauration d’un écosystème indigène dans une installation de gestion des eaux pluviales, dans le quartier de Larch Park, un codéveloppement avec Arctos & Bird Management Ltd. Le projet de Larch Park, réalisé sur les hauts plateaux du sud d’Edmonton, a commencé par l’aménagement des sols, et est en bonne voie de devenir un écosystème prairie-tremblaie et une zone humide diversifiés. L’écosystème, qui comprend plus de 100 espèces de plantes indigènes, filtre l’eau, élimine les vieux polluants agricoles et est maintenant visité par des orignaux et des hérons bleus.

M. Adams a été invité à rester à CES. Il aime son travail et dit qu’il apprend toujours de nouvelles choses sur les espèces végétales qu’il a étudiées à l’université, et sur d’autres espèces, qu’il ne connaissait pas. « J’aime travailler avec des personnes dont les vues sont semblables aux miennes et qui veulent créer un monde meilleur et durable. »

M. Adams dit qu’il a également appris beaucoup de choses sur le fonctionnement interne d’une petite entreprise dans le domaine de l’environnement, et sur la façon d’assurer l’expansion d’une entreprise dans ce marché et de communiquer l’importance du travail au public. « Le processus de développement et de mise en œuvre d’un projet de recherche m’a permis de me faire une meilleure idée de tout ce que la recherche implique et à quel point ce travail peut être exigeant, mais aussi très enrichissant », dit-il.

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