Confederacy of Mainland Mi’kmaq

Au cœur de la mission de la Confederacy of Mainland Mi'kmaq (CMM) se trouve un principe de durabilité appelé « Netukulimk » – en reconnaissance de la responsabilité de l’être humain dans la protection de l’environnement.

Pour aider à atteindre cet objectif, ce conseil tribal de Nouvelle-Écosse a embauché plusieurs stagiaires pour travailler dans des domaines tels que la restauration des forêts et l’amélioration de la santé aquatique du bassin versant de la baie de Fundy. Au cours des dernières années, cinq diplômés collégiaux et universitaires ont été embauchés par ECO Canada dans le cadre du programme de stages Horizons Sciences pour des jeunes financé par Environnement et Changement climatique Canada.

Angeline Gillis, directrice du département de l’environnement et des ressources naturelles de la CMM, explique que Netukulimk signifie : prendre ce dont on a besoin et laisser ce qui est requis pour l’avenir. « On nous a appris à protéger la santé et la prospérité des enfants qui naîtront sept générations après nous, comme nos ancêtres l’ont fait pour nous, dit-elle. Toute chose vivante a un rôle important à jouer. »

Le conseil tribal a été créé en 1986 pour offrir des programmes communautaires et des services consultatifs aux collectivités des Premières Nations de la Nouvelle-Écosse. L’un des programmes qu’il administre, le Mi'kmaw Conservation Group (MCG), a été créé pour régler les problèmes aquatiques qui affectent le bassin versant de la baie de Fundy.

Mme Gillis, une avocate diplômée de l’Université Dalhousie, est membre de la Première Nation d’Eskasoni, en Nouvelle-Écosse. Elle a joint la CMM en 2011, est devenue directrice de son programme environnemental deux ans plus tard, puis a élargi le mandat du programme pour inclure des enjeux tels que les changements climatiques, les déchets solides et la restauration des forêts.

Jillian Arany avec son nouvel ami. Photo : Jillian Arany

Le personnel du programme environnemental est passé de 3 à 25 personnes en quelques années seulement. Tous les stagiaires qui ont travaillé pour la CMM se sont vu offrir ou se verront offrir des emplois permanents. L’un d’eux, qui a travaillé pour le conseil pendant quelques années, est maintenant analyste des politiques en matière de pêche au Atlantic Policy Congress of First Nations Chiefs Secretariat, situé à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Le programme de stages a bien fonctionné pour la CMM, car les fonds supplémentaires ont permis au conseil d’attirer de bons candidats, dont des détenteurs de maîtrises. Les stagiaires provenaient de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de l’Ontario. Ils ont étudié notamment la biologie marine, les sciences environnementales, l’évaluation environnementale, la technologie forestière et l’exécution des mesures de conservation. Certains sont des Autochtones, d’autres non.

Les stagiaires sont encouragés à présenter leurs idées novatrices en matière de conservation. Mme Gillis affirme que « grâce à leur formation, ils sont en mesure d’intégrer les sciences occidentales aux connaissances autochtones ». Le personnel permanent de la CMM aide à l’élaboration des propositions et offre aux stagiaires des conseils sur des aspects tels que les budgets et les échéanciers.

« Nous sommes pratiquement un groupe de formation », explique Mme Gillis. Les stagiaires se voient attribuer beaucoup de responsabilités dès le départ. Ils acquièrent des compétences telles que la gestion de projets, la détermination des livrables, la planification budgétaire et la collaboration avec des organismes gouvernementaux, des conseils tribaux et des universités.

De Milton, en Ontario, Connor Howard, qui a étudié à l’Université Acadia et au Collège de technologie forestière des Maritimes à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, coordonne un programme de restauration du frêne noir. Très prisée par les Mi'kmaq pour la production d’œuvres d’artisanat, cette espèce a été dévastée par l’agrile du frêne et par les chevreuils, qui se nourrissent de son écorce.

M. Howard a parcouru la Nouvelle-Écosse pour mener des évaluations afin de déterminer où le frêne noir pousse naturellement et recueillir des graines. Son groupe a établi des plantations expérimentales sur des terres de réserve partout dans la province.

« Le stage m’a donné l’occasion de faire carrière dans un domaine qui me passionne », explique M. Howard.

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