Consortium de recherche et d’innovation en transport urbain au canada

Un consortium pancanadien d’entreprises, d’institutions et de groupes municipaux travaille à faire du Canada un chef de file mondial dans le domaine des technologies de transport à émissions nulles et faibles.

Pour atteindre cet objectif, le Consortium de recherche et d’innovation en transport urbain au Canada (CRITUC), dirigé par l’industrie, embauche des personnes très instruites qui se passionnent pour l’environnement et sont de bons communicateurs.

Constitué en personne morale en tant qu’organisme sans but lucratif en 2014, le CRITUC, dont le siège est à Toronto, a fait appel aux programmes de stages financés par le gouvernement pour offrir un complément aux salaires des jeunes scientifiques brillants qu’il souhaite recruter. Deux stagiaires ont été embauchés dans le cadre d’un programme de Mitacs financé par le programme de stages Horizons Sciences pour les jeunes d’Environnement et Changement climatique Canada. D’autres ont été embauchés grâce à un financement de Ressources naturelles Canada.

« Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux talents », déclare Josipa Petrunic, directrice exécutive et PDG du CRITUC. Le Consortium a embauché de nouveaux titulaires de maîtrises et de doctorats. Certains ont des diplômes multidisciplinaires qui combinent la science avec des compétences en affaires, comme la gestion de programme. Ces gens « débordent carrément d’enthousiasme », dit-elle.

« Je ne saurais trop vanter les mérites des stages », affirme Mme Petrunic, qui effectue des recherches postdoctorales sur l’innovation en matière de véhicules électriques à l’Automotive Resource Centre de l’Université McMaster, à Hamilton, en Ontario. « Nous avons pu embaucher des diplômés fidèles et dévoués qui étaient sous-employés et probablement sous-payés après leurs études supérieures. »

Joshua Goodfield, un stagiaire titulaire d’une maîtrise en sciences appliquées de l’Université Ryerson de Toronto et d’un baccalauréat en géographie et sciences de l’environnement de l’Université Queen’s, est agent de développement de projet subalterne au CRITUC. La pollution atmosphérique causée par les voitures et les autobus à Toronto le préoccupe depuis longtemps, et il est heureux de travailler au projet national de démonstration et d’intégration de véhicules intelligents du Consortium.

Maintenant qu’on lui a offert un poste permanent au CRITUC, M. Goodfield a aidé à organiser une série de forums ouverts dans différentes villes qui ont réuni des personnes intéressées par la prochaine génération de véhicules de transport collectif. Les forums ont porté sur les possibilités et les obstacles quant à l’utilisation de véhicules à faibles émissions autonomes et semi-autonomes, comme les autobus et les navettes.

M. Goodfield a également organisé les réunions bimensuelles du conseil d’administration du CRITUC, où il a appris comment les organismes sans but lucratif sont dirigés et comment les décisions complexes sont prises.

« On vit dans une bulle quand on est aux études, et on est dépassé par la réalité quand on arrive dans le vrai monde, dit-il. Les stages permettent aux organisations de prendre un risque avec des personnes qui ont peu d’expérience de travail. Ils permettent aux leaders en émergence d’acquérir les compétences dont ils ont besoin pour réussir. »

Le CRITUC a lancé un projet d’autobus pancanadien qui favorise la normalisation du « prêt à l’emploi » dans l’industrie manufacturière.

« Il est difficile d’amener des entreprises concurrentes à travailler ensemble », explique Mme Petrunic. La normalisation est toutefois essentielle pour développer une industrie et un marché d’exportation solides pour les véhicules à faibles émissions, ajoute-t-elle.

Les municipalités canadiennes sont de plus en plus favorables aux solutions à faibles émissions de carbone pour le transport collectif, dit-elle. Par exemple, la York Region Transit, qui a récemment acheté six autobus électriques pour la ville de Markham, a pour mandat d’atteindre une cible d’émissions nulles d’ici 2051. La Brampton Transit a aussi annoncé son intention de mettre en opération jusqu’à dix autobus électriques et quatre bornes de recharge aériennes pour véhicules électriques.

Le mandat du CRITUC inspire les employés, affirme Mme Petrunic. « Leur engagement est important, et on ne peut pas le forcer. Dans une jeune entreprise, chaque employé doit donner son 150 %. »

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