Mesure du rendement en matière de recherche et développement à Environnement Canada pour 2014 : chapitre 8


Principe: Excellence

Excellence - Conserver le statut, la réputation et la productivitédu Ministère

Pourquoi mesurer cet élément?

Environnement Canada est considéré comme un chef de file mondial en matière de sciences de l’environnement. Cette réputation d’excellence est fondée sur les activités de recherche et de développement du Ministère, qui sont menées par des chercheurs et des scientifiques hautement qualifiés travaillant avec intégrité, rigueur et créativité.

Comment mesurer cet élément?

L’excellence des activités de recherche et de développement d’Environnement Canada est mesurée par le nombre de publications dans des revues évaluées par des pairs et par leur impact scientifique.

Résultats

Environnement Canada est une institution très productive qui publie chaque année environ 700 articles scientifiques évalués par des pairs.

D’après les données de 2012 de Science-Metrix, Environnement Canada se classe au deuxième rang à l’échelle nationale (derrière l’Université de la Colombie-Britannique) et occupe le vingtième rang mondial en ce qui concerne le nombre de publications en sciences de l’environnement. Dans une étude précédente, Environnement Canada s’est classé au premier rang à l’échelle nationale et au septième rang à l’échelle mondiale (Science-Metrix, 2007). Cette baisse au classement est principalement attribuable au fait que certaines autres institutions ont connu une forte augmentation du nombre de leurs publications en sciences de l’environnement, tandis que la production des publications scientifiques d’Environnement Canada est demeurée relativement stable, comme le montre la figure 14. Environnement Canada a produit environ 700 articles scientifiques évalués par des pairs par année au cours de la dernière décennie.

Figure 14 : Nombre de publications d’Environnement Canada pour la période de 2003 à 2013

Nombre de publications d’Environnement Canada pour la période de 2003 à 2013 (Voir description longue ci-dessous.)

Description longue de Figure 14

Nombre de publications d’Environnement Canada pour la période de 2003 à 2013. Environnement Canada a produit environ 700 articles scientifiques évalués par des pairs par année au cours de la dernière décennie.

Source : Données de Scopus compilées par Science-Metrix pour les années 2003 à 2009 (2012) et par Environnement Canada pour les années 2010 à 2013 (2014)

L’impact scientifique des publications d’Environnement Canada est bien au-dessus de la moyenne mondiale, selon la moyenne des citations relatives (MCR) et le facteur d’impact relatif moyen (FIRM).

Environnement Canada excelle en ce qui concerne la qualité et la quantité des publications. D’après une étude réalisée par l’Observatoire des sciences et des technologies sur 5 711 articles d’Environnement Canada de 2004 à 2013, les articles d’Environnement Canada sont cités plus souvent dans une proportion de 50 % par rapport à la moyenne mondiale (MCR de 1,5)Footnote1 et sont plus souvent publiés dans des revues ayant un impact que la moyenne mondiale (FIRMde 1,17).Footnote2 Ces données représentent une augmentation par rapport à la MCR de 1,4 présentée dans le rapport de 2009 pour les articles de 2003 à 2007.

D’après la figure 15, la MCR des publications d’Environnement Canada a diminué entre 2004 et 2009, mais a augmenté depuis. Les données actuellement disponibles ne permettent pas d’expliquer cette fluctuation apparente de l’impact scientifique. Le FIRM est demeuré relativement stable depuis 2004.

Même à leur niveau le plus bas, la MCR et le FIRM d’Environnement Canada sont bien au-dessus de la moyenne mondiale. Le maintien de cette grande qualité des publications scientifiques évaluées par des pairs d’Environnement Canada contribue à la crédibilité et la réputation de l’institution.

Figure 15 : Impact scientifique des publications d’Environnement Canada pour la période de 2004 à 2013

Impact scientifique des publications d’Environnement Canada pour la période de 2004 à 2013 (Voir description longue ci-dessous.)

Description longue de Figure 15

Environnement Canada excelle en ce qui concerne la qualité et la quantité des publications. D’après une étude réalisée par l’Observatoire des sciences et des technologies sur 5 711 articles d’Environnement Canada de 2004 à 2013, les articles d’Environnement Canada sont cités plus souvent dans une proportion de 50 % par rapport à la moyenne mondiale (MCRde 1,5) et sont plus souvent publiés dans des revues ayant un impact que la moyenne mondiale (FIRMde 1,17). Ces données représentent une augmentation par rapport à la MCR de 1,4 présentée dans le rapport de 2009 pour les articles de 2003 à 2007. D’après la figure 15, la MCR des publications d’Environnement Canada a diminué entre 2004 et 2009, mais a augmenté depuis. Les données actuellement disponibles ne permettent pas d’expliquer cette fluctuation apparente de l’impact scientifique. Le FIRM est demeuré relativement stable depuis 2004. Même à leur niveau le plus bas, la MCR et le FIRM d’Environnement Canada sont bien au-dessus de la moyenne mondiale. Le maintien de cette grande qualité des publications scientifiques évaluées par des pairs d’Environnement Canada contribue à la crédibilité et la réputation de l’institution.

Source : Observatoire des sciences et des technologies, Web of Science (2014)

Les activités scientifiques du Ministère ont le plus d’impact lorsqu’elles ont rapport aux changements climatiques (secteur prioritaire 3) et ont le moins d’impact lorsque les secteurs prioritaires ne sont pas concernés (selon la moyenne des citations relatives).

Les articles publiés sur les contaminants et stresseurs (secteur prioritaire 1) et la météorologie (secteur prioritaire 2) ont une grande incidence; les MCR se situent au-dessus de la moyenne mondiale et de la moyenne d’Environnement Canada. La MCR  des articles publiés sur la conservation et la protection (secteur prioritaire 4) est supérieure à la moyenne mondiale, mais sous la moyenne d’Environnement Canada.

Figure 16 : Impact scientifique des publications d’Environnement Canada par secteur prioritaire (moyenne des citations relatives) pour la période de 2004 à 2013

Impact scientifique des publications d’Environnement Canada par secteur prioritaire (moyenne des citations relatives) pour la période de 2004 à 2013 (Voir description longue ci-dessous.)

Description longue de Figure 16

Impact scientifique des publications d’Environnement Canada par secteur prioritaire (moyenne des citations relatives) pour la période de 2004 à 2013. Les articles publiés sur les contaminants et stresseurs (secteur prioritaire 1) et la météorologie (secteur prioritaire 2) ont une grande incidence; les MCR se situent au-dessus de la moyenne mondiale et de la moyenne d’Environnement Canada. La MCR des articles publiés sur la conservation et la protection (secteur prioritaire 4) est supérieure à la moyenne mondiale, mais sous la moyenne d’Environnement Canada.

Source : Observatoire des sciences et des technologies, Web of Science (2014)

Comparativement aux autres institutions, les activités scientifiques d’Environnement Canada sont de calibre mondial en matière de contaminants et stresseurs (secteur prioritaire 1) et de météorologie (secteur prioritaire 2). La productivité dans les secteurs des changements climatiques (secteur prioritaire 3) et de la conservation et protection (secteur prioritaire 4) pourrait être améliorée.

La productivité, l’impact scientifique et la spécialisation d’Environnement Canada dans chacun des secteurs prioritaires ont été comparés à ceux des principales institutions nationales et internationales. La productivité a été mesurée par le nombre de publications. L’impact scientifique a été mesuré selon la MCR. La spécialisation a été mesurée à l’aide d’un indice de spécialisation, fondé sur l’intensité des publications des institutions dans un domaine particulier (p. ex., secteur prioritaire).

Figure 17 : Productivité, impact scientifique et spécialisation d’Environnement Canada par secteur prioritaire pour la période de 2004 à 2013

  Productivité - Classement au Canada Productivité - Classement mondial Impact scientifique - Classement au Canada Impact scientifique - Classement mondial Spécialisation - Classement au Canada Spécialisation - Classement mondial
Contaminants et stresseurs (secteur prioritaire 1) 1er 4e 6e 10e 1er 2e
Météorologie (secteur prioritaire 2) 1er 16e 5e 16e 2e 3e
Changements climatiques (secteur prioritaire 3) 3e s.o. 8e s.o. 2e s.o.
Conservation et protection (secteur prioritaire 4) 4e s.o. 8e s.o. 4e s.o.

Source : Observatoire des sciences et des technologies, Web of Science (2014)

Remarque : Les principales institutions canadiennes et internationales ont été déterminées selon leur productivité dans chacun des secteurs prioritaires. Un classement qui indique « s.o. » signifie qu’Environnement Canada ne figurait pas dans les 25 principales institutions les plus productives. Aucune autre comparaison n’a été effectuée.

Excellence - Suivre les normes et les processus reconnus à l’échelle internationale

Pourquoi mesurer cet élément?

En plus de son solide dossier de publications, Environnement Canada maintient son excellence en adhérant aux normes et aux processus reconnus à l’échelle internationale, ce qui garantit l’intégrité des activités scientifiques d’Environnement Canada au sein de la communauté scientifique à l’échelle mondiale.

Comment mesurer cet élément?

Le respect de ces normes par Environnement Canada a été mesuré par rapport à l’accréditation des laboratoires et des systèmes du Ministère en vertu de la Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc.et de l’Organisation internationale de normalisation (ISO), et par rapport à la contribution d’Environnement Canada pour l’établissement d’une nouvelle norme ISO.

Résultats

Environnement Canada soutient l’importance des normes internationales en obtenant l’accréditation de ses laboratoires par l’entremise de la Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc.

L’accréditation et la gouvernance des installations d’une institution sont des éléments importants lorsqu’on examine l’excellence de ses activités scientifiques. Environnement Canada possède actuellement 15 laboratoires accrédités par la Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc., y compris 11 laboratoires « humides » et 4 laboratoires « secs ».Footnote3L’établissment de la Direction générale des sciences et de la technologie du Ministère en 2005 a contribué à améliorer l’efficacité de la planification du capital, des investissements et de la gestion globale des actifs des laboratoires du Ministère.

L’une des façons pour Environnement Canada d’adhérer aux normes et aux processus reconnus à l’échelle internationale dans ses laboratoires est d’obtenir leur accréditation par l’entremise de la Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc., dans la mesure du possible. La Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc. est reconnue à l’échelle internationale comme un organisme d’accréditation sans but lucratif. Elle dessert les laboratoires d’essais des secteurs public et privé au Canada et à l’étranger et offre des programmes d’accréditation des laboratoires dans les domaines des essais environnementaux, alimentaires, de minéraux et de pétrole. L’accréditation par la Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc.garantit que les laboratoires d’Environnement Canada possèdent les compétences nécessaires pour effectuer des tests environnementaux qui appuient les programmes de surveillance environnementale et les règlements.

Selon le répertoire de la Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc., douze installations d’Environnement Canada sont actuellement accréditées par la Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc. (y compris des laboratoires mobiles et des laboratoires externes). Ce nombre représente une augmentation depuis le rapport de 2009 qui indiquait que neuf installations d’Environnement Canada étaient accréditées par la Canadian Association for Laboratory Accreditation Inc.

Environnement Canada contribue aux normes et aux processus scientifiques internationaux au moyen de divers forums.

Le système d’avertissement météorologique du Service météorologique du Canada est certifié conforme à la norme 9001:2008 de l’Organisation internationale de normalisation grâce à un système de gestion de la qualité. Cette norme fournit un cadre qui aide le Service météorologique du Canada à cibler et à comprendre les besoins des clients et à mettre en place des processus pour répondre à ces besoins. L’engagement à améliorer continuellement la qualité des renseignements fournis aux Canadiens constitue un élément clé de l’accréditation.

Environnement Canada ne fait pas qu’adhérer aux normes internationales, il y contribue de diverses façons.

  • Environnement Canada dirige l’élaboration d’une norme ISO sur la vérification des technologies environnementales.

Par l’entremise de la Direction générale des sciences et de la technologie, Environnement Canada gère le Programme de vérification des technologies environnementales du Canada. Ce programme propose un processus d’évaluation indépendante pour vérifier les allégations de performance associées à des technologies, à des procédés et à des produits environnementaux innovateurs. Le processus de vérification des technologies environnementales est fondé sur des principes scientifiques rigoureux, des données de qualité supérieure et des protocoles reconnus.

Afin d’harmoniser les initiatives semblables dans le monde, un intérêt s’est manifesté à l’échelle internationale pour l’élaboration d’un protocole commun de vérification des technologies environnementales. Par conséquent, le Canada dirige actuellement l’élaboration d’une norme ISO sur la vérification des technologies environnementales. Cette norme, dont la publication est prévue en 2016, facilitera la reconnaissance des technologies environnementales et de leurs capacités au sein des autorités compétentes. La reconnaissance internationale d’un protocole commun de vérification des technologies environnementales favorisera une adoption plus rapide et plus étendue des technologies afin d’aider à résoudre les enjeux environnementaux.

  • Environnement Canada élabore des méthodes d’essai biologique normalisées et contribue aux activités de validation interlaboratoires internationales.

Les méthodes d’essai biologique normalisées pour surveiller et contrôler les toxines et les contaminants sont essentielles à la protection de l’environnement canadien. Depuis 1990, Environnement Canada a publié 24 méthodes d’essai normalisées et 7 guides nationaux connexes concernant l’exécution des essais biologiques sur l’eau, les sédiments et le sol. Chaque méthode a d’abord été élaborée pour aider à combler un besoin existant ou futur de la réglementation au Canada (p. ex., la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, la Loi sur les pêches, les règlements provinciaux).

Un haut degré d’uniformité a été atteint à l’échelle nationale et internationale grâce à la collaboration des laboratoires au cours de l’élaboration de chaque méthode d’essai. Chaque méthode fait l’objet d’un processus rigoureux d’élaboration et de validation, y compris deux séries d’examens par des pairs et plusieurs séries de validations interlaboratoires. Le processus de recherche et de normalisation peut durer plusieurs années.

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