Ce n'est pas un épisode de Catfish : Amanda Bernardo est la vraie affaire

Avant de rencontrer Amanda Bernardo en personne, j’entendais souvent son nom bourdonner dans mon bureau, en grande partie grâce à son réseau impressionnant sur Twitter. Sa présence en ligne est transparente et inspirante, mais après l’avoir rencontrée en personne, je peux confirmer qu’elle n’est pas un escroc. Amanda apporte la même énergie rafraîchissante hors ligne. Alors qu’elle me dit qu’elle est hypnotisée par mon vernis à ongles jaune vif – mon appel désespéré pour que l’été se dépêche d’arriver –, je suis en revanche fascinée par sa transmission rapide des connaissances sur le monde numérique.

Amanda travaille au sein de l’équipe des ressources humaines (RH) et de la paye de la prochaine génération (ProGen), qui relève du dirigeant principal de l’information du gouvernement du Canada (GC), Alex Benay. L’équipe s’efforce de trouver une solution durable et à long terme pour les RH et la rémunération afin de remplacer le système de paye actuel, et elle a adopté un processus d’approvisionnement actif et souple pour ce faire. Qu’est-ce que cela signifie exactement? L’équipe a été chargée d’explorer le marché libre afin de déterminer ce qui est possible en termes de systèmes intégrant à la fois les RH et la rémunération. Plutôt que de réinventer la roue, leur but est de voir ce qui existe déjà et peut répondre aux besoins de la fonction publique. « Être agile avec nous signifie vérifier rigoureusement les fournisseurs et leurs compétences, pour s’assurer qu’ils sont en ligne avec ce que nous recherchons en particulier pendant que nous continuons notre exploration », précise Amanda.

Travailler à l’ère du numérique

« Fini le temps où l’on pensait “numérique” et où l’on pensait automatiquement travailler dans un service informatique. Les compétences numériques peuvent s’appliquer à tous les aspects du travail et les gens en voient la valeur. »

Je demande à Amanda comment l’ère numérique a changé sa façon de travailler. Elle réfléchit un instant à la question avant de me dire : « Fini le temps où l’on pensait “numérique” et où l’on pensait automatiquement travailler dans un service informatique. Les compétences numériques peuvent s’appliquer à tous les aspects du travail et les gens en voient la valeur », répond-elle. Pour son équipe, la vie numérique a aidé à établir une communauté de sensibilisation autour de leur initiative ProGen, en tirant parti de l’environnement en ligne pour mobiliser les fonctionnaires du pays. Contrairement aux moyens de communication traditionnels – où quelque chose est déployé avant que les gens n’en soient informés – les plateformes numériques, comme Twitter, permettent la diffusion de mises à jour en temps réel et favorisent les interactions avec les réponses en temps réel.

« Les médias sociaux ne se limitent pas au nombre d’appréciations, de commentaires, de gazouillis partagés. »

Quand il s’agit de l’utilisation efficace de Twitter, Amanda fait part d’un aperçu de sa propre expérience, « les médias sociaux ne se limitent pas au nombre d’appréciations, de commentaires, de gazouillis partagés; il ne s’agit pas seulement de ce que vous publiez, mais aussi de la façon dont vous réagissez à ce que d’autres personnes affichent, et de créer ces conversations significatives qui ne se seraient pas produites autrement». Il est vrai que la distance physique n’est plus un obstacle dans le monde numérique – là où les voyages nous limitent, le numérique ne nous limite plus. « Je n’ai pas eu l’occasion de voyager partout au Canada, mais mon réseau en ligne m’a permis d’établir des liens partout au pays », dit Amanda.

« Il est important de faire une pause et d’évaluer où en sont les gens, afin de s’assurer que tout le monde est à bord pour que nous puissions vivre numériquement en tant que collectivité. »

Cependant, bien qu’elle possède une culture numérique supérieure, Amanda fait remarquer un contrepoint important : « nous devons nous rappeler que dans l’environnement actuel, tout le monde n’est pas aussi compétent l’un que l’autre en matière de numérique. Il est important de faire une pause et d’évaluer où en sont les gens, afin de s’assurer que tout le monde est à bord pour que nous puissions vivre numériquement en tant que collectivité. Sinon, on coure le risque d’engager continuellement le même groupe de personnes qui sont déjà engagées. » À titre d’exemple, Amanda explique l’exposition des utilisateurs que son équipe a récemment mise sur pied pour recueillir les commentaires des fonctionnaires. « Nous l’avons d’abord commencé en tant qu’exposition en personne, avant de continuer numériquement et d’en élargir encore la portée. Nous devons maintenir un équilibre constant entre les deux jusqu’à ce que tout le monde ait une culture numérique », dit-elle avec confiance.

Amanda sait que nous y arriverons un jour. « C’est agréable de voir le changement de rythme que l’élément numérique a apporté au GC jusqu’à présent. L’avantage du numérique, c’est qu’il donne à tout le monde la chance de participer à la conversation ». Et c’est une bonne conversation.

 
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