Cultiver une plateforme d’histoires numériques : il suffit d’ajouter de l’eau et un peu d’optimisme

Nous discutons avec Crofton Steers d’Agriculture et Agroalimentaire Canada au sujet de la plateforme d’histoires numériques, Les bonnes nouvelles sont dans le pré.

Cultiver une plateforme d’histoires numériques : il suffit d’ajouter de l’eau et un peu d’optimisme

Durée : 5 minutes, 49 secondes.
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Qu’est-ce qui fait une bonne histoire? Est-ce un texte soigneusement rédigé? Une intrigue captivante? Une fin heureuse? Si vous êtes Crofton Steers, la réponse est en fait assez simple : « Une bonne histoire suit un personnage qui nous tient à cœur, qui rencontre des défis, surmonte des obstacles et, avec un peu de chance, obtient un résultat positif ou du moins, apprend une précieuse leçon pendant son parcours ».

« Je veux entendre des histoires où le héros l’emporte; des histoires édifiantes qui me donnent chaud au cœur. N’êtes-vous pas d’accord? »

Crofton est gestionnaire aux Initiatives de narration à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et s’il y a une chose qui le passionne, c’est bien de raconter une bonne histoire : « Je veux entendre des histoires où le héros l’emporte; des histoires édifiantes qui me donnent chaud au cœur. N’êtes-vous pas d’accord? » Je souris et je hoche la tête.

Répandre la bonne nouvelle

Au début de 2020, Crofton et sa petite – mais puissante – équipe de narrateurs ont commencé à réfléchir à des moyens de mieux raconter les histoires humaines à AAC, en dressant le profil du bon travail que le secteur agricole et le ministère font pour les Canadiens. Lorsque la pandémie a frappé, les plans pour les histoires futures ont été mis de côté et d’autres questions sont devenues prioritaires. Or, dès que la première vague a commencé à se dissiper, Crofton et son équipe ont dépoussiéré leurs plans initiaux : « La pandémie a vraiment mis un frein aux choses, mais j’ai réalisé que c’était aussi une opportunité : nous étions là, un ministère dans un secteur essentiel qui faisait un travail formidable pour maintenir la chaîne alimentaire en vie. Il y avait tant de belles histoires à raconter et nous voulions vraiment faire passer le mot. »

Avec l’inondation de mauvaises nouvelles dans les médias tout au long de l’année 2020, Crofton et son équipe ont senti que les gens avaient grandement besoin de bonnes nouvelles, alors ils ont dépoussiéré leurs plans originaux et les ont envisagés avec un regard neuf. Ils ont lancé une initiative de narration appelée « Les bonnes nouvelles sont dans le pré » (j’aime les bons jeux de mots, et celui-ci est de l’or), qui présente des articles sur le secteur agricole canadien, mais en mettant l’accent sur les personnes qui se cachent derrière les histoires (un peu comme ce que nous faisons à La vie en numérique). Les bonnes nouvelles sont dans le pré met en lumière un large éventail de personnes et de sujets. Par exemple, il a été question d’un chercheur du ministère qui a fait une nouvelle découverte, de la prochaine génération d’agriculteurs et de la façon dont ils apprennent à travers une pandémie, ou encore des banques alimentaires et des bénévoles de jardins communautaires qui ont reçu des fonds d’AAC et qui aident à nourrir ceux qui en ont besoin.

Qu’est-ce qui fait une bonne histoire?

« Alors qu’un article scientifique porte sur la recherche, un article dans Les bonnes nouvelles sont dans le pré porte sur le chercheur. Qui est cette personne? Qu’est-ce qui l’a motivée à faire cette recherche? Qu’en pensait-elle? »

Avant de prendre la plume (ou le clavier), Crofton et son équipe demandent : « Cette histoire fera-t-elle plaisir au lecteur? », « Contribuera-t-elle à notre histoire globale? » et « Le lecteur peut-il s’identifier à cette personne? ». Selon Crofton, c’est l’accent mis sur l’aspect humain qui fait la spécificité de l’initiative Les bonnes nouvelles sont dans le pré. Il a utilisé un exemple d’article de recherche scientifique interne sur les canneberges. À ma grande déception, il ne s’agissait pas de mettre au point la meilleure sauce aux canneberges, mais plutôt de montrer comment leurs propriétés anti-inflammatoires peuvent renforcer le système immunitaire d’un poulet : « Alors qu’un article scientifique porte sur la recherche, un article dans Les bonnes nouvelles sont dans le pré porte sur le chercheur. Qui est cette personne? Qu’est-ce qui l’a motivée à faire cette recherche? Qu’en pensait-elle? »

Les articles de Les bonnes nouvelles sont dans le pré ignorent délibérément le point principal de l’histoire pour se concentrer sur la personne et son expérience. Crofton pense que l’accent mis sur l’être humain trouve un meilleur écho auprès des gens, et en tant qu’auteur de La vie en numérique, je suis tout à fait d’accord avec lui.

« Les récits humains sont comme une cuillérée de sucre qui aide à faire passer la pilule »

« Il est important que les Canadiens comprennent comment certaines initiatives agricoles les touchent », a expliqué Crofton. « Les récits humains sont comme une cuillérée de sucre qui aide à faire passer la pilule ». Alors qu’il discutait avec passion de l’important travail d’AAC, je pouvais voir ses yeux scintiller – ou s’agissait-il tout simplement d’un pixel mort sur ma tablette? Peu importe, je ne pouvais m’empêcher d’être fasciné par sa passion pour les récits d’histoire.

« Cultiver » une plateforme

« les histoires peuvent signifier beaucoup de choses différentes pour beaucoup de gens différents, il s’agit donc vraiment de trouver une voix qui résonne à l’oreille du lecteur »

Crofton a contribué au lancement d’une communauté de pratique sur la communication narrative – qu’il copréside – au sein du gouvernement du Canada. Les bonnes nouvelles sont dans le pré n’est qu’un exemple de la manière dont les ministères modifient la façon dont ils racontent leurs histoires, tout comme le fait l’équipe de La science du récit (tout simplement) à Ressources naturelles Canada et avec laquelle j’ai eu le plaisir de m’entretenir l’année dernière. Les histoires qui mettent en lumière les personnes à l’origine des programmes montrent aux Canadiens le côté personnel de ce que nous faisons, mais comme le souligne à juste titre Crofton, « les histoires peuvent signifier beaucoup de choses différentes pour beaucoup de gens différents, il s’agit donc vraiment de trouver une voix qui résonne à l’oreille du lecteur ».

Et comme la plateforme continue de « pousser » (vous saviez qu’on en ferait allusion), Crofton espère tirer parti des différents supports pour répandre la bonne nouvelle. Tout est encore nouveau et le site officiel Les bonnes nouvelles sont dans le pré vient d’être lancé ce mois-ci, mais son objectif à long terme est de créer de l’optimisme et de l’engagement dans le secteur agricole et chez les Canadiens.

Et Crofton sait que les Canadiens sont intéressés par les histoires qu’ils ont à raconter : « Notre ministère s’occupe beaucoup de nourriture, et aux dernières nouvelles, tout le monde mange ». Et ils sont toujours en quête d’une bonne histoire.

 
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