L’équipe d’innovation de la DGORAL à Santé Canada : des noms de projets dignes d’un nouveau film de James Bond

Située près du parc des Rapides-Remic, à Ottawa, l’équipe d’innovation des Rapides-Remic, sous la direction de la Direction générale des opérations réglementaires et de l’application de la loi (DGORAL) à Santé Canada, a adopté ce nom parce qu’il s’harmonise bien avec sa philosophie de faire avancer les choses rapidement. Cependant, bien que le parc soit connu pour ses sculptures de pierre placées en équilibre, créées par l’artiste John Felice Ceprano, l’équipe soutient que rien n’est « gravé dans le marbre » en matière d’expérimentation.

C’est avec enthousiasme que Peter Yoon, le gestionnaire de l’équipe et un ami de longue date, s’assoit pour discuter avec moi, pour me parler des projets de son équipe ainsi que pour rattraper le temps perdu, puisque nous ne nous sommes pas vus depuis un certain temps. Il me donne des nouvelles de ses enfants et, à sa grande consternation, je lui dis qu’ils portent des noms de célébrités uniques, que j’aime bien moi-même. « Ce n’était pas mon intention, bien au contraire », soupire-t-il. Désolé, Peter.

À propos des noms de célébrités, Peter me donne un aperçu des nombreux projets en cours de l’équipe d’innovation des Rapides-Remic, dont les noms font penser à des projets « top secret » de l’agent 007. La mission? Permettre aux employés de la DGORAL à Santé Canada qui offrent des services d’expérimenter et de trouver de nouvelles façons d’améliorer ces mêmes services.

Projet Cyclops : se servir d’un œil pour mieux voir

Eh non! Il ne s’agit pas d’un gadget à un œil qui lance des rayons laser que vous a remis votre acolyte-espion génial. Cependant, le projet Cyclops convient certainement mieux à notre univers quotidien. Il s’agit d’un projet d’expérimentation qui utilise la visionique pour évaluer si une étiquette de produit est conforme à la réglementation, particulièrement dans la catégorie des produits de santé naturels. L’inspection des étiquettes telle qu’elle est effectuée actuellement est un processus très manuel qui prend de deux à quatre heures. Les inspecteurs se rendent chez le fabricant et inspectent eux-mêmes les ingrédients et les quantités de ceux-ci. Peter explique que la quantité (qui est difficile à déterminer) est très importante, car certains ingrédients peuvent être considérés comme un médicament s’ils dépassent une certaine limite. Actuellement, ces calculs sont effectués manuellement; cependant, les machines peuvent facilement détecter les ingrédients et, si ce processus laborieux pouvait être exécuté à l’aide de la technologie, l’économie de temps et d’effort humain serait exponentielle.

Projet Hummingbird : c’est un oiseau? C’est un avion? Non, c’est un drone!

La plus grande vitesse enregistrée pour le battement d’ailes du colibri (« hummingbird » en anglais) atteint 80 battements par seconde. Cependant, il est humainement impossible de se déplacer aussi rapidement et de parcourir de vastes terrains à pied. Le projet Hummingbird explore la possibilité d’utiliser des drones et la technologie aérienne sans pilote pour effectuer des inspections extérieures, et se concentre actuellement sur les champs de cannabis. Certaines fermes sont si vastes qu’il faudrait plusieurs jours à un humain pour inspecter et couvrir tout le terrain à pied – ce qu’un inspecteur devrait faire pour s’assurer que les clôtures sont conformes aux règlements et que les concentrations de toxines dans les plants sont sécuritaires. Grâce à la technologie de télédétection, les drones effectueront des analyses visuelles et spectrales de la santé d’un plant, pour veiller à ce qu’il soit propre à la consommation humaine. Le processus utilise des couleurs pour indiquer la situation au sol. Peter m’apprend que cela s’appelle une « signature spectrale ». Un plant sain aura une signature spectrale donnée, tandis qu’un plant malade en aura une différente.

Un vieux débat : l’œuf ou la poule? Innovation ou défis?

« Ce qui manque, selon moi, lorsqu’il s’agit de s’ouvrir à l’innovation et à la technologie, c’est la confiance. »

Ce n’est un secret pour personne que Santé Canada existe depuis longtemps, que ce ministère est issu de l’époque de l’industrie traditionnelle de la santé, et qu’il est guidé par la nécessité de réglementer les médicaments. Au bout d’un certain temps, le défi devient : comment nous assurer que nous sommes capables de nous adapter au changement? Peter ajoute : « Ce qui manque, selon moi, lorsqu’il s’agit de s’ouvrir à l’innovation et à la technologie, c’est la confiance. Il n’y a pas assez de confiance, non seulement envers la technologie elle-même, mais aussi envers le processus qui l’accompagne. » Une mauvaise expérience, par exemple, avec l’installation de votre ordinateur, est suffisante pour laisser une impression négative durable. « La clé est de s’assurer que les gens sont équipés pour comprendre les technologies dont on peut tirer parti », explique Peter. Pour ce faire, son équipe a adapté une façon légèrement rétrograde de s’ouvrir à la nouveauté : « Nous avons identifié ces nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle ou la chaîne de blocs, et nous les avons analysées pour voir où elles nous aideraient en établissant des liens avec nos activités. C’est un tremplin vers l’objectif ultime, où nous pouvons cerner un problème, puis le jumeler automatiquement à une solution technologique, m’explique Peter. Un processus est en place pour changer la culture et la mentalité ».

À travers tout cela, Peter est optimiste; il est passionné par son travail et son enthousiasme est manifeste lorsqu’il parle non seulement de ses projets, mais aussi de son équipe. « J’ai beaucoup de chance d’avoir un patron qui est à la fois un visionnaire et un complice », dit-il à propos de Martin Bernard, directeur de l’Innovation technologique et opérationnelle.

« Leur objectif est d’atteindre la « dextérité numérique », définie comme la capacité de tirer parti des technologies partout et chaque fois qu'il est approprié d’obtenir de meilleurs résultats opérationnels. »

« Nous avons commencé à travailler ensemble il y a deux ans, et tout ce travail serait incroyablement difficile sans l’appui de personnes comme lui et des cadres supérieurs. »

Leur objectif est d’atteindre la « dextérité numérique », définie comme la capacité de tirer parti des technologies partout et chaque fois qu'il est approprié d’obtenir de meilleurs résultats opérationnels.

« Le changement est nécessaire, car des changements se produisent en ce moment dans notre environnement immédiat et dans le monde, dont la plupart s’appuient sur la technologie, affirme Peter, et nous devons avancer dans ce sens. »

C’est précisément pour cette raison que l’équipe d’innovation des Rapides-Remic joue le rôle d’instigateur et encourage les secteurs de programme à expérimenter les possibilités. « Le changement est nécessaire, car des changements se produisent en ce moment dans notre environnement immédiat et dans le monde, dont la plupart s’appuient sur la technologie, affirme Peter, et nous devons avancer dans ce sens. »

 
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