Évaluer les outils de travail en matière d’accessibilité

Évaluer les outils de travail en matière d’accessibilité

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Sara Minaeian
Sara Minaeian

« Nos politiques actuelles exigent seulement que nos sites Web externes soient accessibles aux personnes handicapées, mais nous voulons nous assurer que tout ce que le GC acquiert et déploie, qu’il s’agisse d’un logiciel, d’un contenu ou d’une application, est accessible, peu importe à qui il s’adresse. »

Sara Minaeian est extrêmement passionnée par ce qu’elle fait, et pour cause. À peine trois ans depuis la fin de ses études universitaires, Sara fait partie d’une équipe interministérielle qui est l’une des premières au monde à évaluer les outils d’accessibilité du gouvernement et la façon dont ils servent ceux qui en ont besoin à grande échelle. Objectifs du CV : c’est fait.

Sara fait partie de l’équipe chargée du service et de l’accessibilité au sein Bureau du dirigeant principal de l’information (BDPI) du Secrétariat du Conseil du Trésor. Dans le cadre de ses fonctions, elle a mis sur pied un groupe de travail composé de plus de 30 fonctionnaires de partout au gouvernement du Canada (GC) afin de cerner et empêcher les obstacles à l’accessibilité des technologies de l’information et des communications. Elle et son équipe recueillent des données sur les technologies utilisées par les fonctionnaires fédéraux au sein du GC. Selon Sara, « Nos politiques actuelles exigent seulement que nos sites Web externes soient accessibles aux personnes handicapées, mais nous voulons nous assurer que tout ce que le GC acquiert et déploie, qu’il s’agisse d’un logiciel, d’un contenu ou d’une application, est accessible, peu importe à qui il s’adresse ». Elle attribue les progrès du groupe de travail à la solide collaboration entre son coprésident de Services partagés Canada et les huit ministères et organismes qui en font partie.

Impossible de travailler sans les outils

« Si nous voulons que davantage de personnes handicapées se joignent à la fonction publique, nous devons nous assurer de réduire les obstacles et de veiller à ce qu’elles disposent des bons outils dès le départ pour qu’un plus grand nombre d’entre elles soient incitées à faire partie de la fonction publique. »

L’équipe recueille des données dans l’ensemble du GC pour connaître les outils utilisés par les employés. Son objectif est de s’assurer que les outils sont accessibles et permettent aux employés de réaliser leur travail de manière adéquate. C’est un objectif important, qui passionne beaucoup Sara et l’équipe.

Selon Sara, « Une personne handicapée qui veut travailler au GC, mais en est incapable parce qu’elle n’a pas les outils appropriés pour effectuer son travail, peut vivre des moments très difficiles ». Sara a tenu à marteler ce point important : « Si nous voulons que davantage de personnes handicapées se joignent à la fonction publique, nous devons nous assurer de réduire les obstacles et de veiller à ce qu’elles disposent des bons outils dès le départ pour qu’un plus grand nombre d’entre elles soient incitées à faire partie de la fonction publique. Nous voulons être proactifs plutôt que réactifs à leurs besoins ». Je vais prendre « diversité et inclusion pour 500 », s’il vous plaît.

L’équipe chargée du service et de l’accessibilité du BDPI, avec la contribution du groupe de travail, est en train d’élaborer une norme pour l’accessibilité des technologies de l’information et des communications. Sara a expliqué qu’il existe des bases de données sur les technologies utilisées au sein du GC, mais que très peu mesurent l’accessibilité de ces technologies. « Nous n’avons pas assez d’information, c’est pourquoi nous devons systématiquement collecter d’autres données. Un ensemble plus complet de données signifie que nous pourrons cerner où sont les lacunes, et une fois que nous savons où elles se trouvent, nous pouvons améliorer l’accessibilité pour les fonctionnaires handicapés. Le fait d’avoir plus de fonctionnaires adéquatement outillés par défaut se traduit par de meilleurs services pour tous les Canadiens. »

Un travail de pointe en matière d’accessibilité

Dans le cadre de son travail, l’équipe s’est penchée sur les pratiques exemplaires du monde entier pour éclairer son approche. Voir ce que d’autres pays font dans ce domaine a été une grande expérience d’apprentissage pour l’équipe, et cela lui a également ouvert les yeux : « Ce que nous avons appris, c’est que le travail qu’effectue le GC est unique au monde, dans le sens où nous adoptons une approche globale pour mesurer les progrès réalisés en matière d’accessibilité des technologies de l’information et de communication dans le contexte de la fonction publique. Nous sommes également les seuls à réunir divers intervenants de toutes les collectivités (de l’informatique, des politiques, de l’accessibilité, des programmes et de la prestation de services) pour créer ensemble les fruits de ce projet », explique Sara.

Tenir le pointage

« L’objectif est de faire en sorte que toutes les technologies de l’information et de communication du GC puissent être utilisées de manière indépendante par les employés dès le départ, quelles que soient leurs capacités. »

L’équipe a rédigé un rapport sur ses conclusions et a commencé à travailler sur une carte de pointage pour les technologies de l’information et de communication que les ministères peuvent utiliser pour évaluer l’accessibilité de leurs outils et les comparer aux autres. Au fur et à mesure que Sara et l’équipe développeront les critères, elles seront en mesure de créer un fil narratif sur le type de changements organisationnels nécessaires pour mieux intégrer l’accessibilité dans le ministère. L’équipe prévoit de mettre cette approche à l’essai au cours de l’année à venir.

Tenter le tout pour le tout

Ce travail est à la fois guidé et motivé par Rien sans nous : Stratégie sur l’accessibilité au sein de la fonction publique du Canada, qui vise à faire du Canada la fonction publique la plus accessible et la plus inclusive au monde. Plus j’écoutais Sara, plus je croyais que cet objectif était réalisable. « Changer la culture autour de quoi que ce soit est un défi. Nous devons trouver des moyens d’intégrer l’accessibilité à notre travail quotidien, comme le sont les langues officielles et la protection de la vie privée. L’objectif est de faire en sorte que toutes les technologies de l’information et de communication du GC puissent être utilisées de manière indépendante par les employés dès le départ, quelles que soient leurs capacités. »

Sara a toutefois tenu à souligner que toute cette initiative est un travail d’équipe : « Rien de ce travail n’aurait été possible sans la formidable collaboration entre mes collègues de partout au GC, ainsi que nos partenariats avec Services partagés Canada, Statistique Canada et le Bureau de l’accessibilité de la fonction publique ».

Prêcher par l’exemple

Tout ce travail se résume essentiellement à l’idée de prêcher par l’exemple. En tant que fonction publique, nous ne pouvons pas créer un Canada véritablement accessible sans nous assurer que nous mettons en pratique ce que nous prêchons. Le travail de Sara et d’autres personnes au sein du GC contribue à combler ce fossé.

Son enthousiasme est un témoignage de la passion des jeunes fonctionnaires. Après seulement trois années de carrière au sein du GC, elle contribue à un changement de génération dans l’accessibilité de la fonction publique et elle est reconnue pour cela. Je ne peux qu’imaginer l’impact qu’elle aura dans trois autres années.

 
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