Une jeune figure dans un espace non traditionnel : les idées d’une diplomate milléniale

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Kayla Slobodnik, Conseillère Exécutive en Politiques chez Affaires mondiales Canada

Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous entendez le terme « Affaires mondiales Canada (AMC) »?

Pour moi, la première chose qui me vient en tête, ce sont des sujets tels que la diplomatie, les relations internationales et la politique étrangère, jusqu’à ce que nous nous asseyions avec l’un des nouveaux leaders d’AMC, Kayla Slobodnik, conseillère exécutive en politiques auprès de la déléguée commerciale en chef, Sara Wilshaw, pour discuter de leur travail sur les affaires internationales.

Le Service des délégués commerciaux (SDC) au sein d’AMC soutient la croissance des entreprises canadiennes par le biais de programmes innovants et des possibilités commerciales dans plus de 160 marchés à travers le monde . Nous avons rencontré Kayla, qui nous a décrit sa vie en tant qu’ancienne déléguée commerciale devenue conseillère en politiques, travaillant dans le domaine du commerce international et surmontant les obstacles en tant que jeune femme de couleur œuvrant dans un espace de travail non conventionnel.

Une experte en la matière atypique

«  Les affaires vont au-delà des simples transactions entre producteurs et consommateurs. Pour nous, la question est de savoir comment nous pouvons améliorer les services clients et aider les entreprises hautement performantes et à fort potentiel à devenir plus agiles dans la sphère numérique en constante évolution et à réussir au sein des marchés internationaux ».

Il était immédiatement clair dès le début de l’entretien que Kayla est une jeune professionnelle incroyablement engageante, dynamique et expérimentée. Comme elle l’explique, son rôle consiste à « aider les entreprises à créer leurs plans d’affaires internationales du point de vue stratégique de les aider à se développer, à gagner du capital et à étendre leur empreinte à l’international ». Avec l’évolution continue de la sphère numérique, en particulier son avancée rapide pendant la pandémie, Kayla révèle qu’elle se concentre essentiellement sur la mise en œuvre des pratiques d’affaires internationales dans un contexte numérique. « Les affaires vont au-delà des simples transactions entre producteurs et consommateurs. Pour nous, la question est de savoir comment nous pouvons améliorer les services clients et aider les entreprises hautement performantes et à fort potentiel à devenir plus agiles dans la sphère numérique en constante évolution et à réussir au sein des marchés internationaux ». Par exemple, l’une des difficultés en ce moment est de créer des opportunités pour d’établir des relations constructives en ayant recours aux technologies numériques — en recréant une expérience qui avait lieu autrefois de manière informelle en personne, autour d’un dîner ou d’un café. C’est là où intervient le SDC : en offrant du financement, des possibilités de mentorat et un accès à des partenaires clés qui les aideront à relever les défis et à établir des relations sur leurs marchés.

La réussite sur la scène internationale va main dans la main avec le travail qu’accomplit le réseau des bureaux régionaux du SDC au pays à travers le Canada. « Ils se croisent d’une manière unique; il serait difficile d’aider les entreprises à percer les marchés internationaux sans d’abord recevoir l’appui dédié ici au pays », nous dit Kayla. Par exemple, les entreprises du secteur des technologies propres « doivent avoir l’occasion de présenter leur travail ici au Canada. Vous ne pouvez pas obtenir d’acheteur à l’étranger sans démontrer d’abord le fonctionnement du produit au niveau national ». Le SDC offre ces occasions en animant des salons professionnels, des conférences et des séminaires virtuels.

Représenter les sous-représentés

«  les femmes éprouvent de la difficulté à accéder à des capitaux, car les prêteurs ont tendance à rendre leur vie plus dur »

Nous parlons longuement des innombrables difficultés que connaissent les entrepreneurs, et Kayla souligne la réalité selon laquelle les femmes entrepreneures sont toujours confrontées à des obstacles importants. Par exemple, « les femmes éprouvent de la difficulté à accéder à des capitaux, car les prêteurs ont tendance à rendre leur vie plus dure », précise-t-elle. L’accès à des capitaux est crucial pour s’établir sur la scène internationale. C’est pourquoi le SDC offre du soutien au moyen de son programme de financement CanExport et par l’entremise de ses propres délégués commerciaux, qui facilitent les présentations aux fonds de capital de risque et aux prêteurs privés, afin de renforcer la participation sur divers marchés. Le SDC tient à soutenir les entreprises appartenant à des femmes en offrant une gamme de services qui créent des débouchés et des réseaux spécifiquement pour les femmes.

Kayla parle également des programmes au sein du SDC qui soutiennent les exportateurs sous-représentés. Le SDC définit les peuples sous-représentés comme les femmes, les membres de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre, queer et bispirituelle plus (LGBTQ2+), les Canadiens racialisés, les entrepreneurs noirs et autochtones, les nouveaux Canadiens et les jeunes. Le SDC organise des missions commerciales virtuelles et facilite les présentations aux organismes en faveur de la diversité des fournisseurs qui sont conçues pour soutenir ces groupes spécifiques sans en être exclusives.

Une femme touche-à-tout

Kayla est une personne qui est ambitieuse et qui apprend facilement – deux qualités qui l’aident à mener son travail et à se rapprocher de ses objectifs professionnels ambitieux. Dans un monde idéal, son rôle impliquerait de nombreux déplacements. Avant la pandémie, elle a travaillé à San Francisco où elle a eu l’occasion d’aider des entreprises canadiennes à étendre leurs activités à l’échelle internationale par le biais du programme des Accélérateurs technologiques canadiens du SDC. Tout en étant consciente des exigences en matière de santé et de sécurité publiques, elle a hâte de pouvoir reprendre ses voyages et d’approfondir ses champs de compétences. « Je m’intéresse à la sécurité internationale et à la gestion des mesures d’urgence – soutenir les Canadiens en situation précaire – et je suis prête à adapter mes circonstances de travail afin de continuer à apprendre. »

Au début de la pandémie, Kayla était la chef adjointe des opérations pour la plus grande opération de rapatriement du Canada. Travaillant sans relâche, Kayla et son équipe diversifiée ont aidé à rapatrier plus de 50 000 Canadiens sur plus de 700 vols en l’espace de quelques mois. Il s’agissait de la première fois qu’elle travaillait avec des citoyens canadiens en situation de crise et cela a mis à l’épreuve ses compétences en gestion des problèmes. « C’était une expérience très difficile, mais incroyablement gratifiante », a dit Kayla.

Un visage jeune dans un espace non traditionnel

«  Le fait d’être une jeune femme de race noire peut entraver la provision de conseils. Les gens me jugeaient sur la base de ces facteurs »

Le fait d’être une exécutive qualifiée à l’âge de 28 ans est une réalisation qui comble de fierté pour Kayla, mais cela a également présenté des défis intéressants. « Le fait d’être une jeune femme de race noire peut entraver la provision de conseils. Les gens me jugeaient sur la base de ces facteurs, dit-elle. C’est intéressant parce que le fait d’avoir un nom de famille européen a vraiment porté ce problème à mon attention. J’ai remarqué que lorsque j’envoyais un courriel à quelqu’un qui ne m’a jamais rencontré, mon message est généralement bien accueilli. Mais parfois, les perceptions des gens peuvent changer lorsqu’ils me voient en personne ».

Ma collègue a demandé à Kayla comment elle parvient à relever ces défis. « J’ai dû devenir un peu intrépide et avoir la peau dure. Je dois vraiment me rappeler qu’il ne s’agissait pas d’une critique à mon égard, mais plutôt une perception biaisée que les gens avaient de moi », partage Kayla.

Tisser des liens à l’échelle internationale

Avec la reprise économique, les entreprises se préparent à reprendre leurs activités et à se diversifier à l’échelle mondiale. Kayla et l’équipe du SDC souhaitent aider les entreprises à faire croître leurs activités et à établir leur empreinte sur la scène internationale dans ce nouvel environnement. Vous trouverez plus de renseignements concernant le SDC d’AMC, ainsi que les programmes, les ressources et les occasions d’exportation qu’il offre, sur le site Web du SDC.


 
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