Un hommage aux femmes fortes

par : une fonctionnaire pas comme les autres | | Partagez

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En l’honneur du Mois de l’histoire des femmes, nous avons discuté avec deux féroces leaders du Service numérique canadien (SNC), qui ont communiqué leurs perspectives sur le travail dans la sphère du numérique, la valeur d’un effectif diversifié et la force que contribuent les femmes autonomes.

Clementine Hahn et Leila Sayah Sparks
Clementine Hahn et
Leila Sayah Sparks

Le mois d’octobre est le Mois de l’histoire des femmes au Canada, l’occasion de rendre hommage aux femmes qui nous entourent et de célébrer celles qui font ou ont fait une impression durable dans notre pays. En honneur de ce mois spécial, nous tenions à attirer l’attention sur quelques femmes qui travaillent au sein du gouvernement du Canada (GC). Je vous présente Leila Sayah Sparks, chef d’Alerte COVID et Clementine Hahn, gestionnaire de produits pour Notification du Service numérique canadien (SNC).

Par coïncidence, les deux femmes sont nées en France (y’a rien là). Et donc, même si j’aurais aimé tenir notre discussion en personne dans un café pittoresque de Paris en vue de la tour Eiffel, bodum à la main, je suppose qu’un clavardage virtuel sur ma tablette, avec vue sur l’allée de mon voisin avec un café Keurig tiède en main doit faire l’affaire.

Changer la culture

Leila et Clementine se sont jointes au SNC à des moments différents; mais c’est l’intérêt commun dans le numérique qui les a attirées toutes les deux à l’organisation. En particulier, la façon dont le GC pourrait utiliser le numérique pour mieux servir les Canadiens, pas seulement par souci de la technologie, mais pour aider à rendre les services plus accessibles, permettre davantage de recherches et mettre l’accent sur une conception axée sur l’utilisateur.

Le SNC est une organisation assez nouvelle, lancé il y a à peine quatre ans, dans le but d’aider le GC à améliorer sa prestation de services aux Canadiens. Au fil des années, le SNC a établi des partenariats avec beaucoup de ministères afin de fournir des conseils et des commentaires sur la façon dont ils peuvent améliorer leurs services, qu’il s’agisse de la convivialité, l’accessibilité et l’établissement d’un approvisionnement efficace pour les services. C’est au moyen de ces partenariats que le SNC a établi des relations solides dans l’ensemble du GC et a pu démontrer son expertise numérique – non seulement en donnant des conseils, mais aussi en autonomisant des équipes pour qu’elles renforcent leurs propres capacités.

«  Il ne s’agit pas d’être les héros et de faire le travail. Il s’agit d’un changement de culture graduel, en montrant aux autres qu’on peut y arriver et de les aider à y arriver par eux-mêmes. »

Questionnée sur la valeur d’une organisation comme le SCN pour le GC, Leila répond : « Il ne s’agit pas d’être les héros et de faire le travail. Il s’agit d’un changement de culture graduel, en montrant aux autres qu’on peut y arriver et de les aider à y arriver par eux-mêmes. » À cela, Clementine ajoute : « Le GC, évidemment, a beaucoup de processus, beaucoup de surveillance et beaucoup de méfiance par défaut, ce qui est logique, puisque vous représentez le public canadien; la responsabilisation doit donc être primordiale. C’est pourquoi il est difficile d’être les premiers à faire quelque chose de différent et à établir un précédent, surtout lorsqu’il y a si longtemps qu’on fait les choses d’une certaine manière. Mais c’est justement que tente faire le SNC; il souhaite établir ces précédents, dans une petite échelle, et de les reproduire continuellement, en mettant en évidence qu’il est possible de le faire. »

La force réside dans nos différences

Alors que nous poursuivons la conversation, je me suis informée de l’importance des femmes et de la représentation diversifiée dans des rôles numériques et technologiques. Leila a répondu : « Lorsque vous établissez votre équipe ou que vous vous entourez de personnes qui vous ressemblent, ce que l’on appelle un biais d’affinité, cela exerce une influence sur votre façon de bâtir votre produit. Il est toujours important d’avoir une représentation féminine et la diversité, mais particulièrement au sein du GC, car nous sommes ici pour représenter les Canadiens. Et les Canadiens sont tous différents, avec différents niveaux de connaissances, arrière-plans culturels et expériences de vie. Lorsque nous veillons à ce que nos propres équipes soient diversifiées, nous pouvons créer des produits qui représentent les utilisateurs. »

Clementine ajoute à cette idée :  « La norme dans notre société est la suivante : ce sont principalement des hommes blancs qui sont en charge. Le problème cependant, c’est qu’ils ne pensent qu’à eux et qu’ils ne tiennent compte que de leurs besoins. Sans d’autres personnes dans la pièce, avec des expériences différentes ou qui traitent des biais ou de l’oppression, personne ne pourra traiter de ces enjeux et créer de manière à en tenir compte. Si nous n’avons que les mêmes personnes autour de la table, qu’en est-il des autres dans le monde? Si personne à la table n’a de besoins en matière d’accessibilité et que vous finissez par bâtir un produit qu’une personne ne peut pas utiliser à cause des limitations en matière d’accessibilité, qu’arrive-t-il? » Et je suis absolument d’accord – lorsqu’il y a un manque de représentation, il est difficile de prendre des décisions inclusives et représentatives de chacun.

J’ai demandé si elles avaient quelque chose à dire aux autres femmes qui travaillent au GC. Leila répond « En tant que femmes dans le monde numérique, ou comme femmes dans des rôles de leadership, on se retrouve souvent à essayer de veiller à se faire entendre. On dirait que votre titre ne suffit pas pour justifier votre expertise. N’ayez jamais peur de parler ou d’occuper un espace qui vous appartient autant qu’à vos homologues de sexe masculin. » Ajoutant à cette déclaration, Clementine affirme : « Lorsqu’on travaille dans le monde numérique, il faut être à l’aise de soulever les erreurs souvent, parce que vous répétez continuellement et le but de l’itération est de corriger quelque chose; il faut donc être à l’aise d’aborder ouvertement ce qu’il faut corriger. »

Quatre filles et un jean : La sororité du GC

« Les femmes ne sont pas votre concurrence, elles sont vos alliées. Il y a de la place pour tout le monde à la table, et cette sororité contribue à notre force collective. »

Avant de conclure notre discussion, j’ai demandé aux femmes si elles avaient un mot d’encouragement pour celles qui lisent cet article. Clementine nous laisse avec ceci : « Les femmes ne sont pas votre concurrence, elles sont vos alliées. Il y a de la place pour tout le monde à la table, et cette sororité contribue à notre force collective. » Leila acquiesce et ajoute, « Il y a beaucoup de femmes qui ont surmonté les mêmes défis que vous, trouvez-les, entourez-vous de celles-ci et écoutez-les. Les femmes vous aideront à atteindre votre objectif. Même si les défis pour les femmes dans le milieu de travail deviennent parfois difficiles, et que vous commencez peut-être à vous remettre en question, vous devez croire en vous et saisir ce que vous voulez. » Et cela me fait sourire. Nous adorons les reines de la motivation.

J’ai lu quelque part que « Les femmes autonomes autonomisent les femmes. » Et c’est exactement ce que font Clementine et Leila. Elles font une véritable impression durable au GC, et je ne pourrais pas être plus fière de travailler auprès de femmes comme celles-ci.


 
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